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Exposee Sous Le Theme: Le Soleil Des Independance D'Amadou Kourouma

Le document présente une exposition sur 'Les Soleils des indépendances' d'Ahmadou Kourouma, explorant la biographie de l'auteur, le résumé de l'œuvre, l'analyse des personnages, des thèmes et du style. Le roman illustre la crise sociale des Malinkés après la colonisation française, à travers le personnage de Fama Doumbouya, un prince déchu cherchant à retrouver son identité dans une Afrique en mutation. Kourouma, par son écriture, dénonce les abus de pouvoir et la corruption qui ont suivi les indépendances, tout en mettant en lumière les traditions et croyances africaines.

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Le document présente une exposition sur 'Les Soleils des indépendances' d'Ahmadou Kourouma, explorant la biographie de l'auteur, le résumé de l'œuvre, l'analyse des personnages, des thèmes et du style. Le roman illustre la crise sociale des Malinkés après la colonisation française, à travers le personnage de Fama Doumbouya, un prince déchu cherchant à retrouver son identité dans une Afrique en mutation. Kourouma, par son écriture, dénonce les abus de pouvoir et la corruption qui ont suivi les indépendances, tout en mettant en lumière les traditions et croyances africaines.

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EXPOSEE SOUS LE THEME : LE SOLEIL DES INDEPENDANCE

D’AMADOU KOUROUMA

PLANS

Introduction :

I . Présention de l’auteur :

1). Biographie.

2). Bibliographie .

II . Résumé et composition de l’œuvre :

III . Etudes des Personnages :

1). Personnage Principale .

2). Personnage Secondaire.

IV. Etudes thématique de l’œuvre :

V. Le Style

VI . Cadre Spatio-temporel

conclusion :

NOMS DES EXPOSANTS

AWA KEITA BOUSSO THIAM

FATOU MENDY NDIAYE MOUSTAPHA NDIAYE KL

NDEYE ASTOU THIAM MOUSTAPHA NDIAYE DK

FATOU DRAME YAKHYA SOW

BAYE SALL GORGUI DIALLO

INTRODUCTION
Les Soleil des indépendances" d'Ahmadou Kourouma, roman phare de la
littérature africaine, illustre la crise sociale des Malinkés, jadis puissants avant
la colonisation française. L'œuvre, imprégnée d'éléments autobiographiques,
reflète la réalité historique et sociale avec une profondeur remarquable.
Kourouma, lui-même prince Malinké, offre une perspective unique sur les
enjeux de la société africaine. Son influence a laissé une empreinte durable
dans l'histoire littéraire, faisant de son premier roman un classique enseigné
dans les programmes éducatifs à travers plusieurs pays, soulignant ainsi son
rôle majeur dans l'évolution du roman africain.

I . Présentation de l’auteur:

1). Biographie :

Ahmadou Kourouma est né en 1927 à Boundiali mais il passe son enfance en


guinée plus précisément à Togobala. Cette localité constitue d’ailleurs une
partie de son espace romanesque. Il fait ses premières humanités dans son
village natal avant de rejoindre l’Ecole Supérieure de Bingerville. A 20 ans il est
reçu au concours d’entée à l’Ecole Supérieure de Bamako. Malheureusement, il
sera expulsé à la suite de manifestation d’étudiants et renvoyé dans son pays
d’origine, la Côte d’Ivoire. Il y est enrôlé de force dans l’armée comme tirailleur
sénégalais. Mais son refus de participer à des répressions lui vaut d’être
emprisonné et dégradé. Il est envoyé d’office en Indochine et au retour il
travaille pour une banque parisienne en 1959. Ainsi de 1960 à 1970 il parcourt
le trajet Paris Alger pour remplir sa mission. Il est mort en 2003 à Lyon.

2). Bibliographie :

Les œuvres d'Ahmadou Kourouma couvrent un large éventail de genres


littéraires, reflétant sa polyvalence et son engagement envers la narration
africaine. Dans le domaine du théâtre, il a produit "Tougnantigui ou le Diseur
de vérité", une pièce qui a été reprise en 1996 et éditée en 1998 chez Acoria.

En ce qui concerne ses romans, Kourouma est surtout connu pour "Les soleils
des Indépendances", publié en 1968, qui a été suivi par une série d'autres
œuvres influentes, notamment "Monnè, outrages et défis" (1990), "En
attendant le vote des bêtes sauvages" (1994), "Allah n’est pas obligé" (2000), et
"Quand on refuse on dit non" (2004), tous publiés chez Seuil. Parallèlement à
ses contributions à la littérature adulte, Kourouma a également écrit plusieurs
livres pour enfants, offrant des récits captivants qui mettent en lumière la
richesse de la culture africaine. Parmi eux figurent "Yacouba, chasseur africain"
(1998), "Le griot, homme de parole" (2000), "Le chasseur, héros africain"
(2000), "Le forgeron, homme de savoir" (2000), et "Prince, suzerain actif"
(2000), tous témoignant de son talent pour captiver un jeune public tout en
transmettant des valeurs culturelles importantes.

II . Résumé et composions de l’œuvre

Le roman évoque la tragédie d’un homme ancré dans le passé et qui se cherche
dans une Afrique nouvelle : Fama Doumbouya. Il est né prince, héritier légitime
de son royaume. Mais malheureusement il sera détrôné par la colonisation et
soumis, avec ses sujets, à la domination des blancs. Ainsi, animé par le désir de
se libérer et de reconquérir son trône, il investit toute sa fortune pendant la
lutte pour les indépendances. Au lendemain de la libération du continent, Fama
fut oublié dans le partage des pouvoirs et voit ses anciens compagnons de parti
investir son cousin Lansina comme roi. Il se ruine et se confine dans la misère
comme un « charognard » qui cherche sa pitance dans les cérémonies. Mieux
le prince commerçant chute de son piédestal pour devenir un prince mendiant.
Il se voit humilier par des gens de caste. Ce qui est véritablement renversement
de situation qui annonce la dislocation des structures traditionnelles africaines.

Cependant, à la suite de la mort du cousin Lansina, il retourne à Togobal pour


redécouvrir son royaume natal et ses rares survivants. Il hésite de prendre les
reines d’un pouvoir presque en lambeaux et retourne en ville avec Mariam
comme seconde épouse. Sa maison devient dès lors un enfer bouillant à cause
des empoignades entre Mariam et Salimata la première. Accusé de complot,
Fama sera emprisonné et torturé ; Il est libéré vieilli et déçu. Abattu par cette
énième humiliation il décide de retrouver Togabala une dernière fois mais il ne
reverra plus son royaume ; ses dernières illusions s’envolent avec son dernier
voyage. Le roman est composé de trois parties qui comportent chacune une
boutade qui renferme la teneur du discours. La structure du texte laisse
apparaître toute l’histoire de Fama à travers la narration. La description des
lieux est facilitée par les différents déplacements et voyages du personnage
principal. Ces pérégrinations sont souvent accompagnées de réminiscences ou
de méditations qui réconcilient les éléments disparates de la narration, de
l’espace et du temps.

III. Etude des Personnages:

[Link]:

Fama : Il est le héros du récit. Il est très grand et très noir. Il a les dents
blanches et les gestes d'un prince. Bien qu'il soit réduit à rien, il reste toutefois
fidèle aux traditions de sa tribu et continue à porter les costumes d'antan. En
malinké, son nom signifie « roi » ou « chef ». Il est le dernier et légitime
descendant du prince de Horodougou. Il est devenu un mendiant, un «
charognard » comme on le dit, lui qui était élevé dans la richesse. La stérilité de
sa femme Salimata met fin à son espoir d’avoir un héritier. Ce vieil homme
solitaire et déchu va invoquer la mort qui viendra le trouver dans la dignité.

[Link]:

Salimata : Salimata est une femme sans limite dans la bonté du cœur. Elle a les
dents régulières, très blanches et une peau d'ébène. Elle provoque le désir. Le
fait que son mari ait une autre femme sous son toit la rend hystérique. Les
années passées n'ont en rien affaibli son charme et sa beauté. Elle reste
toujours la femme droite, pure courageuse et belle. Sa vie fut bouleversée par
son excision et son viol. Et même, elle a failli être violée une deuxième fois par
un autre marabout, Abdoulaye. Déçue par la vie elle quittera son mari sachant
qu’elle ne pouvait apporter la paix à celui-ci.

Tiécoura : C’est le féticheur. C’est dans sa case que Salimata a été introduite
après sa fameuse hémorragie lors de l’excision. Tiécoura est un marabout
féticheur, à l'air effrayant, répugnant et sauvage. Il restera dans l’imaginaire de
Salimata. Aussi refusera-t-elle son premier mari à cause de lui. « Son regard
ressemble à celui du buffle noir de savane et ses cheveux tressés sont chargés
d'amulettes et hantés par une nuée de mouches qui provoquent la nausée et
l'horreur. Il a le nez élargi, avec des narines séparées par des rigoles
profondes».

Tiémoko : C’est le frère de Baffi, et deuxième mari de Salimata. « Tiémoko,


ressemblait comme les empreintes d’un même fauve » à son frère Baffi, donc à
Tiécoura aussi. Tiémoko était un chasseur de profession. Il avait toujours « la
bouche encombrée d’injures et de menaces ».Il brandissait en toute occasion le

couteau ou le fusil. Il avait l’habitude de séquestrer Salimata.

Baffi : Il fut le premier mari de Salimata. Cet homme « puait un Tiécoura


séjourné et réchauffé ».Baffi avait tenté de violer Salimata lorsque cette
dernière n’a pas voulu se livrer à lui lors de leur nuit nuptiale. Cette attitude de
Baffi, témoigne encore de sa brutalité et de sa sauvagerie.

Abdoulaye : C’était un marabout renommé, « Longtemps avant de le voir,


Salimata avait entendu parler du marabout sorcier Hadj Abdoulaye ». Il
essaiera d’abuser de cette dernière, et reçut d’elle un coup qu’il n’oubliera pas.

Mariam : Elle n’apparaît pas beaucoup dans le texte. Elle est souvent évoquée
par les autres personnages. Inconsciente, irresponsable et agissant surtout par
réflexe au début, elle s’affirme de plus en plus et provoque même ouvertement
Fama oubliant le deuil. Seconde épouse de Fama, elle est la cause de l'hystérie
de Salimata. Elle est belle, ensorcelante, la femme parfaite pour le reste des
jours d'un homme. Dans ses yeux vifs, on peut lire la tendresse et le
tempérament. Elle est bien plus belle et séduisante que Salimata. Elle affiche
toujours un petit sourire. Balla et Diamourou : ce sont les deux personnages
historiques et symboliques du roman. Ils incarnent en effet les valeurs
culturelles et se considèrent comme les « gardiens du temples ». Mais c’est
surtout le premier qui assure et assume ce rôle légendaire de mémoire de la
tradition orale et de l’histoire des Doumbouya. Or, le second est versé dans
l’art de la chasse et des sciences occultes. Ils ont usé de leur pouvoir pour
convaincre Fama de rester à Togobala mais en vain.

(Suite)

1. La ville et le village :

La description de la ville laisse transparaître la volonté d’opposer


symboliquement la condition des Noirs et celle des Blancs. D’un côté, nous
avons l’opulence, des bâtiments en bétons, de l’autre la pauvreté des cases. Le
village de Togobala constitue pour Fama le lieu des survivances des coutumes
et des traditions, le lieu du souvenir et du retour aux sources. Mais durant cette
période des indépendances, le village n’offre pas d’espoir ni de perspective,
aussi Fama préférera retourner en ville. Ce qui rend la capitale absolument
homogène, c'est son universalité, comme dans Ville cruelle de Ezza Boto, ou
dans Le Vieux Nègre et la médaille de Ferdinand Oyono, ou encore même dans
Cercle des Tropiques de Alioum Fantouré... Elle symbolise la capitale de toutes
les colonies devenues indépendantes. Si ce n'est pas la violence qui y règne
constamment (la grogne du peuple accompagnée de sa répression), c'est la
précarité (elle qui pousse Fama à ce qu'on peut considérer comme une vie de
charognard : se nourrir des restes d'un mort pour survivre), l'insalubrité (à
chaque sortie de Fama), la démagogie (la carte d'identité), la rapacité (le vol
des biens de Salimata)... On peut même oser dire que le romancier s'est inspiré
de sa propre vie d'alors, sous le prétexte du regard porté par Fama sur les
malheureux événements dont il a été témoin, qu'il en soit acteur ou victimaire.
Cependant, cette vie chaotique est à l'opposé de l'atmosphère tranquille qui
règne dans Togobala. C'est le seul endroit où Fama trouve de la quiétude, la
promesse d'une félicité, un moment de méditation et le rehaussement de son
statut précaire. Cet espace symbolise le retour aux sources, la vie d'avant les
indépendances, le respect voué aux cultes. C'est pourquoi d'ailleurs Fama a
décidé d'y retourner, malgré l'interdiction formelle et prophétique de son griot,
pour finir ses jours dans une absolue sérénité à laquelle un mort a droit.

2. La stérilité :

La stérilité est brossée dans le texte à travers le couple Salimata- Fama, mais
cette idée dépasse le couple et s’étend à la tribu, au pays, au monde malinké.
Elle symbolise l’improductivité et l’incapacité à assurer la relève et la
conservation d’une certaine espèce.

IV. Etudes thématique de l’œuvre :

3. Les traditions et les croyances :

La nuit est présentée comme chargée de mystère, et les hommes sont attentifs
aux comportements des animaux. La mort est considérée comme un passage
dans l’invisible. Les exigences morales sont aussi évoquées, la paternité, la
solidarité, l’hospitalité mais aussi le devoir de procréer qui concerne aussi bien
l’homme que la femme.

4. La religion :
L’Islam et les pratiques animistes se côtoient, se chevauchent quand il s’agit de
conjurer un mauvais sort ou de demander une faveur à Dieu ou aux puissances
occultes de l’au-delà. C’est ce qui explique la présence de Balla et de Tiécoura à
côté des pieux Diamourou et Fama. La synthèse est quand bien même réalisée
par Fama.

5. L’excision :

L’épreuve délicate et douloureuse est à la base de toutes les souffrances de


Salimata. Dans sa description, le narrateur relate à la fois les questions, les
significations, l’atmosphère et la personnalité de celle qui opère sans oublier
les chants traditionnels et les lamentations des exciseuses.

6. Les indépendances :

Dénoncer les pouvoirs, est l’une des intentions de Kourouma en écrivant son
roman : « je pense qu’on peut critiquer sans outrance… on peut dire un tas de
choses sans s’attirer les foudres de la censure » déclare t-il en 1970. Les
détournements de fonds et les prévarications sont les premiers abus évoqués
dans le récit. La corruption est d’ailleurs un mal endémique et on voit le
Président utiliser tout naturellement ce moyen pour assurer sa tranquillité. Un
autre moyen de passion est la censure. Puis vient le temps des exactions (actes
de violence) et spoliations (action de déposséder, de dépouiller) des violences
et humiliations qu’on tente d’exercer sur Fama. Il s’agit bien d’une
dénonciation des abus et des tares et, par là un ressentiment et une certaine
cassure. On sent une émotion et une révolte toute humaine devant les
souffrances et les injustices. Le roman dit la déception des malinkés à cause des
prestiges politiques perdues durant la colonisation. C’est ainsi l’apparition
d’une nouvelle classe politique qui rejette la classe politique traditionnelle ;
c’est le régime des fils esclaves.

(Suite)

7. La bâtardise :L’idée de bâtardise parcourt tout le roman, on la retrouve dans


le délire final de Fama comme dernière insulte. Elle prend cette signification
variée qui se ramène à l’idée d’authenticité et de légitimité que Fama porte en
lui.

8- Le soleil :
Parmi les significations variées qu’il revêt, le soleil peut traduire tout d’abord
un tourment (violente douleur physique ou morale) ou exprimer le caractère
pénible d’une situation. Dés le début du roman, l’auteur joue sur un
Malinkisme avec l’expression « les soleils » qui désigne une période. Le soleil
sert à identifier les nouveaux pouvoirs ou les réalités de l’époque nouvelle.
Fama reprend cette image pour désigner les gouvernements.

9. Le climat.

C'est, en quelque sorte, l'atmosphère météorologique qui règne dans le roman


telle que les précipitations, le vent, la température, la saison... Étonnamment,
ce climat géophysique (au sens propre) est toujours en parfaite conformité
avec l'atmosphère morale, la condition de vie (au sens figuré) qui, en elle-
même justement, donne vie à l'œuvre. Par exemple, c'est lorsqu'il pleuvait (de
fortes précipitations) que le héros peste contre ses ennemis lors des funérailles
qu'il quitte sans aucune civilité ; c'est lorsqu'il faisait du vent que Salimata se
voit dépouillée de tous ses biens au marché ; c'est en période de forte canicule
(chaleur suffocante) que Fama fut incarcéré ; enfin, que la saison corresponde à
la sécheresse ou à l'hivernage, rien n'augure de bons auspices, d'amont en aval.
Donc le climat est un facteur déterminant dans la thématique du roman : on y
suffoque dans une totale désolation.

10. La nuit et le jour.

Même l'alternance entre la nuit et le jour suscite cette constante remarque


chez le lecteur. Les seules périodes de moindre mal du jour et de la nuit ne se
passent à aucun moment dans la capitale mais quelque peu à Togobala, encore
que même dans ce soi-disant ''havre de paix'', si ce ne sont pas les poux et les
punaises qui rendent très inconfortable le lit aménagé pour Fama, ce sont les
plus noires pensées auxquelles le héros est en proie jusqu'à en perdre le
sommeil. En un mot, pendant le jour, le mal, le malheur, la terreur,... sont
visibles ; pendant la nuit, ces démons refont surface dans les esprits et
deviennent aussi bien belliqueux, imaginaires que presque palpables.

(Suite1)

11- La mort :
L’idée et la réalité de la mort sont un autre élément de l’atmosphère du roman.
Chacune des deux premières parties s’ouvre sur une mort et la troisième se
clôt sur celle du héros. Le thème de la mort est donc fréquent dans le roman. Il
contribue à préparer le lecteur à la disparition du héros et suggère la fin de
l’époque qu’il représente. Ce thème de la mort est relayé dans le roman par le
thème de la stérilité qui est une «mort irrémédiable » et celui de la bâtardise
qui est une « mort de la légitimité et de la dignité »..

1. Le registre de langue

En pliant la langue française aux exigences de la pensée et des structures


linguistiques des Malinkés, Kourouma a donné à son récit une vigueur et un
relief saisissant. Tandis que les uns criaient au scandale, d’autres étaient
séduits par l’originalité de l’auteur. Dès lors, il devient adéquat de comparer le
récit dans l’univers malinké : « Je n’arrivai pas à exprimer Fama de l’intérieur et
c’est alors que j’ai essayé de le trouver dans le style malinké. Je réfléchissais en
Malinké, je me mettais dans la peau de Fama pour présenter la chose », dit
Ahmadou Kourouma. En effet, l’auteur a volontairement tordu le cou à la
langue française pour mieux ressortir ses idées. C’est ce qui explique la
prédominance d’expressions typiquement malinké dans l’œuvre. Et le nombre
de métaphore, d’images et formules purement malinkés confèrent au roman sa
couleur locale et son originalité.

2. Les tonalités

En majeure partie, le ton utilisé est didactique puisse que l’auteur essaie à
travers les affirmations de Fama convaincre le lecteur sur une thèse, un point
de vue, une opinion personnelle.

(Suite2)

V. Style

Le cadre spatial se limite à : la République des Ebènes, Horodougou, la ville


blanche (des Blancs), le quartier des Nègres, le marché, la Mosquée des
Dioulas, le cimetière. Le temps correspond au lendemain des Indépendances en
Afrique. L’auteur va le préciser à travers le passage suivant : « Les
Indépendances et le parti unique ont destitué, honni et réduit le cousin Lacina
à quelque chose qui ne vaut pas plus que les chiures d’un charognard ». (Page
23).

CONCLUSION

En conclusion, Les soleils des Indépendances est une œuvre synthétisant les
maux de l’Afrique indépendante. Si elle se focalise sur un seul personnage,
c’est parce qu’en lui, l’on perçoit la véritable figure noire meurtrie par les
Indépendances. Dès lors, l’on déduit dès que les Indépendances n’ont fait que
ruiner l’Afrique dont la République des Ebènes. Au-delà, il faudrait que cette
œuvre ait une portée historique.

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