TOMOGRAPHIE
A POSITON
TEP Tomographie à Emission de Positons
PET Positron Emission Tomography
PETSCAN Positron Emission Tomography
SCANner
Principe:
La TEP fait ainsi partie, au même titre que la
scintigraphie, des examens de Médecine Nucléaire car elle
utilise des produits radioactifs lors de sa réalisation.
Les isotopes utilisés sont de demi-vie très courte
(T½ ~ min à T½~ h).
Lors de leur désintégration radioactive, ils émettront
un positon (l'anti-particule de l'électron).
Le positon, après un parcours de 1 à 3 millimètres
dans la matière, rencontrera un électron.
Principe:
De cette rencontre matière-antimatière, résultera une
réaction d'annihilation, les deux particules disparaîtront en
donnant naissance à deux photons g.
Les deux photons sont émis en direction
diamétralement opposée (180°) avec une énergie constante
de 511keV.
Le TEP ne détectera pas directement le positon mais
les deux photons émis lors de son annihilation.
Le principe du TEP repose sur la détection
simultanée (détection en coïncidence) de ces deux photons.
Cyclotron
Isotopes
Annihilation
Radio pharmaceutiques
Coïncidence
Le tomographe
Corrections
Reconstruction tomographique
Images
Multimodalité
Production des isotopes
émetteurs des positons
cyclotron
aimant
dés
cible
faisceau
cyclotron
source
aimant
dés
Tension
alternative
cible
faisceau
Cyclotron médical(Baby cyclotron)
Isotopes
isotopes émetteurs de positons
désintégration période(T1/2) rendement(%) Emax(keV)
F18→ O18 109.8m 97 633.5
9 8
6C
11 → 5B11 20.38m 99.8 960.5
8O
15 → 7N15 122s 99.9 1731.9
7N
13 → 6C13 9.96m 100 1198.4
31Ga
68 → 30Zn68 68.1m 89 1899.1
Cu64 → Ni64 12.7h 19 653.1
29 28
Distribution énergétique des positons
F18
C11
N13
O18
Eb+(MeV)
Parcours des b+:
Isotope Emax(MeV) parcours(mm)
18F 0.64 0.22
11C 0.96 0.28
15O 1.73 1.35
radio-pharmaceutique:
18
9F fluorodéoxyglucose
11
6C déoxyglucose
O15 oxygène (gaz)
8
C11 dioxyde de carbone
6
15
8O dioxyde de carbone
18
9F fluorodéoxyglucose
Synthèse et marquage
Annihilation
annihilation
g Eg = 0.511 MeV
e+
e- 180° annihilation
source
g Eg = 0.511 MeV
Coïncidence
schéma du comptage en coïncidence
HT HT
annihilation
PM C C PM
180°
A A
Circuit
N1 de N2
coïncidence
N1 N1
NC
Echelle Echelle
de Echelle de
comptage de comptage
comptage
circuit de coïncidence
Un circuit de coïncidence est un analyseur de temps
à canal unique. Un signal définit le moment de départ t0 de
l’analyse de durée t (temps de résolution en coïncidence).
Si une deuxième impulsion arrive pendant
l’intervalle (t0 , t0 + t) le circuit délivre une impulsion dite de
coïncidence. Le temps de résolution t est de l’ordre de ~ ns.
Circuit de Circuit de
S1(t0) coïncidence S2(t) S1(t0) coïncidence S2(t)
(t) (t)
si t - t0 < t → SC =1 si t - t0 > t → SC = 0
Time of flight
S1
temps
t - t0 < t t SC
S2
S1
t - t0 > t t
S2
coïncidences
annihilations
D1 D2
g1 g2
source de bruit de fond
gBf
(g1 g2) coïncidence « vraie »
(g1 g2)
coïncidences « fortuites »
(g1 gBf)
Tomographe à
Emission de Positons
(TEP)
TEP dédié (N détecteurs en coïncidence)
CDET(gamma caméra à double(ou triple) tête en coïncidence)
TEP dédié (N détecteurs M coïncidences)
couronne de détecteurs
patient
Circuit de
coïncidences
annihilations
2 g de 511keV
TEP dédié (N détecteurs M coïncidences)
vue de face
Coïncidences entre les
détecteurs de la couronne.
TEP dédié (N détecteurs M coïncidences)
vue de profil
Coïncidences entre les
détecteurs des couronnes.
TEP dédié (N détecteurs M coïncidences)
ligne de coïncidence
annihilation
coïncidence « vraie »
TEP dédié (N détecteurs M coïncidences)
ligne de coïncidence
annihilation
diffusion Compton
coïncidence fortuite « des diffusés »
TEP dédié (N détecteurs M coïncidences)
ligne de coïncidence
deux annihilations distinctes
coïncidence fortuite « vraie »
NT = coïncidence totale
NC = coïncidence « vraie »
NR = coïncidence fortuite « vraie » (random)
ND = coïncidence fortuite « des diffusés »
NT = NC + NR + ND
photomultiplicateurs
Assemblage de cristaux de GSO de 4*6*20mm
Orthosilicate de germanium
photomultiplicateurs
Assemblage de cristaux de GSO de 4*6*20mm
photomultiplicateurs
cristaux GSO
Scintillateurs:
Scintillateur r(g/cm3) Ir Te(ns) l(nm)
r…densité
Ir.. intensité relative
Te…temps d’émission
l…longueur d’onde
Schéma détecteur :
face profil
PMs
cristaux
GSO
Protection en plomb
Diminution de la contribution des sources externes dans le
champ de vision.
champ de vue axiale(z)
champ de vue radiale(xy)
champ de vision
Résolution spatiale :
Elles est composée de la résolution spatiale
intrinsèque RI et la contribution du détecteur RD.
2 2
RS = RI + RD
Résolution spatiale intrinsèque RI
Parcours des b+: Isotope Emax(MeV) parcours(mm)
18F 0.64 0.22
11C 0.96 0.28
15O 1.73 1.35
R
Sphère d’annihilation :
R = parcours b+
Résolution spatiale intrinsèque RI
R L’annihilation a lieu dans cette
sphère de rayon R égal au parcours des b+.
La résolution spatiale intrinsèque RI est la mesure de
l’étendue de la sphère d’annihilation.
Résolution spatiale détecteur RD
champ de vision en
coïncidence
RD minimum
détecteurs
champ de vision
totale
Statif
Laser de
positionnement (détecteur)
lit d’examen
Corrections
Les images obtenues en TEP résultent d'un comptage des
coïncidences détectées.
Du fait des phénomènes physiques (diffusion Compton
et atténuation) et des caractéristiques de l'appareillage
(événements aléatoires et résolution spatiale), les projections
ne correspondent pas à la totalité des événements émis dans la
ligne de réponse.
Ces pertes d'information sont variables en fonction de la
position des sources dans le champ de vue et au sein du patient.
Elles empêchent la comparaison des fixations mesurées
en ces différentes positions. D’où la nécessité des corrections.
Correction des fortuites
La contamination due aux coïncidences fortuites est estimée par :
- les coïncidences fortuites peuvent être directement mesurées dans
une fenêtre temporelle décalée . Cette technique est la plus largement
utilisée, et présente l'avantage de mesurer la distribution spatiale des
coïncidences aléatoires ;
- par calcul elles peuvent être estimées à partir du nombre total de
photons détectés par chaque détecteur. Dans ce cas, on utilise la
relation : NF = 2tN1N2
Correction des diffusées
Coïncidences diffusées(Compton)
Outre un changement dans la direction d'incidence du
photon, la diffusion Compton d'un photon se traduit par une perte
d'énergie. Une partie de ces coïncidences que l'on appelle
coïncidences diffusées est éliminée en n'acceptant que les photons
dont l'énergie, estimée par le détecteur, est compatible avec 511 keV.
Malheureusement, la discrimination entre photons diffusés et
photons non diffusés est difficile, du fait de la médiocre résolution
en énergie des détecteurs à scintillation (15 à 20 % typiquement
pour les systèmes commerciaux actuels).
On distingue trois catégories parmi les techniques de
correction de l’effet de diffusées:
Le premier type de techniques utilise l'information en
énergie en combinant des données acquises dans au moins deux
fenêtres en énergie .
D'autres méthodes se basent sur un calcul statistique de la
distribution du diffusé pour un patient donné (simulations Monte
Carlo). Ces méthodes sont assez précises, l'information sur les
diffusées provenant de sources radioactives en dehors du champ de
vue des détecteurs est prise en compte.
Reconstruction
tomographique
Lignes de projection en coïncidence :
photomultiplicateurs
Détecteurs
+
guide de lumière
lignes de réponse
Rétro projection:
Suivant les lignes de réponse
nous allons rétro projeter les valeurs
de comptages en coïncidence.
coupe transverse
Images
oncologie
oncologie
Multimodalité
La localisation anatomique précise des hyperfixations n'est
pas évidente sur les images TEP, par manque de références
anatomiques, seules les structures fixant le traceur étant
visualisées.
Les images obtenues avec la TDM ou l'IRM fournissent de
manière très précise la localisation des structures anatomiques.
Ces deux images sont complémentaires et, mises en
correspondance ou fusionnées, elles permettent d'exploiter au
mieux l'apport de chaque type d'imagerie.
La première approche se base sur des techniques de
recalage d'images, qui permettent l'analyse corrélée de données
mesurées sur des appareils indépendants.
Le recalage des images cérébrales est d'utilisation
courante et ne pose pas de difficulté majeure, du fait que les
structures sont rigides et sans déformation importante .
En revanche, au niveau du thorax et de l'abdomen, ces
caractéristiques ne sont plus vérifiées
Pour s'affranchir des méthodes de recalage, on utilise un
seul appareil TEP/TDM (PET-CT) pour la réalisation de ces deux
acquisitions.
La correction d'atténuation se base sur l‘acquisition TDM,
qui est réalisé beaucoup plus rapidement que les acquisitions de
transmission mesurées avec des sources radioactives.
La fusion des images TEP et TDM permet une excellente
localisation anatomique des foyers fixant les vecteurs émetteur de
positons .
Multimodalité
scanner TEP TEP+scanner
FIN