REPUBLIQUE DU CAMEROUN REPUBLIC OF CAMEROON
PAIX – TRAVAIL – PATRIE PEACE – WORK – FATHERLAND
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MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT MINISTRY OF HIGHER EDUCATION
SUPERIEURE
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INSTITUT SUPERIEURE DE HIGHER INSTITUT OF MANAGEMENT
MANAGEMENT ET DE AND ENTREPRENEURSHIP
L’ENTREPRENEURIAT
EXPOSE DE DROIT
REPRESSION SUR LA CONTREFACON
INFORMATIQUE ET LA CYBERCRIMINALITE
Rédigé présenté par l’étudiant :
MILOL BAYEGUI SAMUEL CLOONEY
Sous l’encadrement académique de :
[Link]
Année académique 2022 / 2023
SOMMAIRE
milol bayegui samuel I
INTRODUCTION
La plupart de nous, utilisons beaucoup d’outils informatique qui comme des imprimantes
des logiciels, des caméras et bien d’autre éléments. Cependant les constructeurs de ces
outils offrent une garantie d’un certain niveau de sécurité ; mais la plupart de ces outils ou
des éléments comme des réseaux se font attaquer par des cybers attaques ayant des
objectifs divers comme par exemple entrainé le disfonctionnement de ces systèmes
informatiques. Nous pouvons aussi constater que certain de ces œuvres ou outils
informatique ne sont pas souvent d’origine cet-à-dire qu’ils ont été contrefaites. Due à
l’adage << nemo censutus ignoraré legem>>, nous allons nous attarder sur le cas du
Cameroun. Ainsi nous allons parler dans cet exposé de la répression sur les actes de
contrefaçon informatique et aussi sur les actes de cyber attaque. De ce fait nous allons nous
appuyer sur 2 lois camerounaise :
- Loi N°2000/011 du 19 décembre 2000
- Loi N°2010/012 du 21 décembre 2010
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CHAPITRE I :
REPRESSION SUR LA CYBERCRIMINALITE
Loi d’appui : N°2010/012
PART 1 : DISPOSITION DU DROIT PROCESSUEL
Article 52.-
(1) En cas d’infraction cybernétique, les Officiers de Police Judiciaire à compétence générale
et les agents habilités de l’Agence, procèdent aux enquêtes conformément aux dispositions
du Code de Procédure Pénale.
(2) Avant leur entrée en fonction, les agents habilités de l’Agence prêtent serment, devant le
Tribunal de Première Instance compétent, selon la formule suivante : « Je jure de remplir
loyalement mes fonctions et d’observer en tout les devoirs qu’elles m’imposent, de garder
secrètes les informations dont j’ai eu connaissance à l’occasion ou dans l’exercice de mes
fonctions ».
(3) Les Officiers de Police Judiciaire et les agents habilités de l’Agence peuvent, lors des
investigations, accéder aux moyens de transport, à tout local à usage professionnel, à
l'exclusion des domiciles privés, en vue de rechercher, de constater les infractions, de
demander la communication de tous les documents professionnels et en prendre copie,
recueillir, sur convocation ou sur place, les renseignements et justifications.
Article 53.-
(1) Les perquisitions en matière de cybercriminalité sont susceptibles de porter sur des
données qui peuvent être des supports physiques ou des copies réalisées en présence des
personnes qui assistent à la perquisition.
(2) Lorsqu’une copie des données saisies a été faite, celle-ci peut être détruite sur
instruction du Procureur de la République pour des raisons de sécurité.
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(3) Sur accord du Procureur de la République, seuls seront gardés sous scellé par l’Officier
de Police Judiciaire, les objets, documents et données utilisées à la manifestation de la
vérité.
(4) Les personnes présentes lors de la perquisition peuvent être réquisitionnées de fournir
les renseignements sur les objets, documents et données saisis.
Article 54.- Les perquisitions et les saisies sont effectuées conformément aux dispositions
du Code de Procédure Pénale en tenant compte du dépérissement des preuves.
Article 55.-
(1) Lorsqu'il apparaît que les données saisies ou obtenues au cours de l'enquête ou de
l'instruction ont fait l'objet d'opérations de transformation empêchant d'accéder en clair ou
sont de nature à compromettre les informations qu’elles contiennent, le Procureur de la
République, le Juge d'Instruction ou la juridiction de jugement peuvent réquisitionner toute
personne physique ou morale qualifiée, en vue d'effectuer les opérations techniques
permettant d'obtenir la version en clair desdites données.
(2) Lorsqu’un moyen de cryptographie a été utilisé, les autorités judiciaires peuvent exiger la
convention secrète de déchiffrement du cryptogramme.
Article 56.- La réquisition prévue à l’article 50 ci-dessus peut être faite à tout expert. Dans
ce cas, son exécution est faite conformément aux dispositions du Code de procédure pénale
relatives à la commission d’expert.
Article 57.-
(1) Les autorités judiciaires camerounaises peuvent donner commission rogatoire tant
nationale qu’internationale, à toute personne morale ou physique pour rechercher les
éléments constitutifs des infractions de cybercriminalité, dont au moins l’un des éléments
constitutifs a été commis sur le territoire camerounais ou dont l’un des auteurs ou complices
se trouve dans ledit territoire.
(2) Sous réserve des règles de réciprocité entre le Cameroun et les pays étrangers liés par un
accord de coopération judiciaire, les commissions rogatoires sont exécutées conformément
aux dispositions du Code de Procédure Pénale.
Article 58.-
(1) Les personnes physiques ou morales qui fournissent des prestations de cryptographie
visant à assurer une fonction de confidentialité, sont tenues de remettre aux Officiers de
Police Judiciaire ou aux agents habilités de l’Agence, sur leur demande, les conventions
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permettant le déchiffrement des données transformées au moyen des prestations qu'elles
ont fournies.
(2) Les Officiers de Police Judiciaire et agents habilités de l’Agence peuvent demander aux
fournisseurs des prestations visés à l’alinéa 1 ci-dessus de mettre eux-mêmes en œuvre ces
conventions, sauf si ceux-ci démontrent qu'ils ne sont pas en mesure de satisfaire à de telles
réquisitions.
Article 59.-
(1) Lorsque les nécessités de l'enquête ou de l'instruction le justifient, l'audition ou
l'interrogatoire d'une personne et/ou la confrontation entre plusieurs personnes, peuvent
être effectuées en plusieurs points du territoire national se trouvant reliés par des moyens
de communications électroniques garantissant la confidentialité de la transmission. Il est
dressé, dans chacun des lieux, un Procès-verbal des opérations qui y ont été effectuées. Ces
opérations peuvent faire l’objet d’enregistrement audiovisuel et/ou sonore.
(2) Lorsque les circonstances l’exigent, l’interprétation peut être faite au cours d’une
audition, d’un interrogatoire ou d’une confrontation par des moyens de communications
électroniques.
(3) Les dispositions du présent article sont également applicables pour l'exécution
simultanée, sur un point du territoire national et sur un point situé à l'extérieur, des
demandes d'entraide émanant des autorités judiciaires étrangères ou des actes d'entraide
réalisés à l'étranger sur demande des autorités judiciaires camerounaises. (4) Les modalités
d'application du présent article sont définies par voie réglementaire.
PART 2 : DES INFRACTIONS ET SANCTIONS
Article 61.-
(1) Sont punis d’un emprisonnement de trois (03) mois à trois (03) ans et d’une amende de
20.000 (vingt mille) à 100.000 (cent mille) F CFA, les personnels de l’Agence et les experts
des personnes morales chargés des audits qui révèlent sans autorisation, des informations
confidentielles dont ils ont eu connaissance à l’occasion d’un audit de sécurité.
(2) Est puni d’un emprisonnement de trois (03) mois à quatre (04) ans, le refus de déférer
aux convocations des agents habilités de l’Agence.
(3) Est puni d’un emprisonnement de un (01) à cinq (05) ans et d’une amende de 100.000
(cent mille) à 1.000.000 (un million) F CFA ou de l’une de ces deux peines seulement, celui
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qui, par quelque moyen que ce soit, fait obstacle, incite à résister ou à empêcher le
déroulement des audits de sécurité prévus au présent article ou refuse de fournir les
informations ou documents y afférents.
Article 62.-
(1) Est puni d’un emprisonnement de un (01) à cinq (05) ans et d’une amende de 200.000
(deux cent mille) à 2.000.000 (deux millions) F CFA, celui qui présente aux personnes
mentionnées aux articles 33 et 34 ci-dessus, un contenu ou une activité comme étant illicite
dans le but d'en obtenir le retrait ou d'en faire cesser la diffusion, alors qu'elle sait cette
information inexacte.
(2) Le directeur de la publication est tenu d'insérer, sous peine d'une amende de 100.000
(cent mille) à 2.000.000 (deux millions) F CFA, dans les quarante huit (48) heures de leur
réception, les réponses de toute personne désignée dans le service de communications
électroniques.
Article 63.-
(1) Est puni d’un emprisonnement de un (01) à cinq (05) ans et d’une amende de 40.000
(quarante mille) à 4.000.000 (quatre millions) F CFA, le dirigeant de droit ou de fait d’une
personne morale exerçant l’activité définie aux articles 33 et 34 de la présente loi, qui n’a
pas conservé les éléments d'information visés aux articles 25 et 29 ci-dessus.
(2) Est passible des mêmes peines, le dirigeant de droit ou de fait d’une personne morale
exerçant l'activité définie aux articles 37 et 38 qui ne respecte pas les prescriptions prévues
auxdits articles.
Article 64.-
(1) Les personnes morales sont pénalement responsables des infractions commises, pour
leur compte, par leurs organes dirigeants.
(2) La responsabilité pénale des personnes morales n'exclut pas celle des personnes
physiques auteurs ou complices des mêmes faits.
(3) Les peines encourues par les personnes morales sont des amendes de 5.000.000 (cinq
millions) à 50.000.000 (cinquante millions) F CFA.
(4) Nonobstant la peine prévue à l’alinéa 3 ci-dessus, l’une des peines accessoires suivantes
peut également être prononcée à l’encontre des personnes morales :
- la dissolution lorsqu'il s'agit d'un crime ou d'un délit puni en ce qui concerne les personnes
physiques d'une peine d'emprisonnement supérieure ou égale à trois (03) ans et que la
personne morale a été détournée de son objet pour servir de support à la commission des
faits incriminés ;
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- l'interdiction, à titre définitif ou pour une durée de cinq ans au moins, d'exercer
directement ou indirectement une ou plusieurs activités professionnelles ou sociales ;
- la fermeture temporaire pour une durée de cinq (05) ans au moins, dans les conditions
prévues par l'article 34 du Code Pénal, des établissements ou de l'un ou de plusieurs des
établissements de l'entreprise ayant servi à commettre les faits incriminés ;
- l'exclusion des marchés publics à titre définitif ou pour une durée de cinq (05) ans au
moins ; - l’interdiction, à titre définitif ou pour une durée de cinq (05) ans au moins, de faire
appel public à l'épargne ;
- l'interdiction, pour une durée de cinq (05) ans au moins, d'émettre des chèques autres que
ceux qui permettent le retrait de fonds par le tireur auprès du tiré ou ceux qui sont certifiés
ou d'utiliser des cartes de paiement ; - la confiscation de la chose qui a servi ou était
destinée à commettre l'infraction ou de la chose qui en est le produit ;
- la publication ou la diffusion de la décision prononcée soit par la presse écrite, soit par tout
moyen de communication au public par voie électronique.
Article 65.-
(1) Est puni d’un emprisonnement de cinq (05) à dix (10) ans et d’une amende de 5.000.000
(cinq millions) à 10.000.000 (dix millions) F CFA ou de l’une de ces deux peines seulement,
celui qui effectue, sans droit ni autorisation, l’interception par des moyens techniques, de
données lors des transmissions ou non, à destination, en provenance ou à l’intérieur ou non
d’un réseau de communications électroniques, d’un système d’information ou d’un
équipement terminal.
(2) Est puni des peines prévues à l’alinéa 1 ci-dessus, tout accès non autorisé, à l’ensemble
ou à une partie d’un réseau de communications électroniques ou d’un système
d’information ou d’un équipement terminal.
(3) Les peines prévues à l’alinéa 1 ci-dessus sont doublées, en cas d’accès illicite portant
atteinte à l’intégrité, la confidentialité, la disponibilité du réseau de communications
électroniques ou du système d’information.
(4) Est puni des mêmes peines prévues à l’alinéa 1 ci-dessus, celui qui, sans droit, permet
l’accès dans un réseau de communications électroniques ou dans un système d’information
par défi intellectuel.
Article 66.-
(1) Est puni d’un emprisonnement de deux (02) à cinq (05) ans et d’une amende de
1.000.000 (un million) à 2.000.000 (deux millions) F CFA ou de l’une de ces deux peines
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seulement, celui qui entraîne la perturbation ou l’interruption du fonctionnement d’un
réseau de communications électroniques ou d’un équipement terminal, en introduisant,
transmettant, endommageant, effaçant, détériorant, modifiant, supprimant ou rendant
inaccessibles les données.
(2) Sont passibles des mêmes peines prévues à l’alinéa 1 ci-dessus, les personnes qui font
usage d’un logiciel trompeur ou indésirable en vue d’effectuer des opérations sur un
équipement terminal d’un utilisateur sans en informer au préalable celui-ci de la nature
exacte des opérations que ledit logiciel est susceptible d’endommager.
(3) Est puni des mêmes peines prévues à alinéa 1 ci-dessus, celui qui, à l’aide d’un logiciel
potentiellement indésirable collecte, tente de collecter ou facilite l’une de ces opérations
pour accéder aux informations de l’opérateur ou du fournisseur d’un réseau ou de service
électronique afin de commettre des infractions.
Article 67.- Constitue une atteinte à l’intégrité d’un réseau de communications
électroniques ou d’un système d’information et punie des peines prévues à l’article 66,
alinéa 1 ci-dessus, le fait de provoquer une perturbation grave ou une interruption de
fonctionnement d’un réseau de communications électroniques d’un équipement terminal
par l’introduction, la transmission, la modification, la suppression, l’altération des données.
Article 68.-
(1) Est puni d’un emprisonnement de cinq (05) à dix (10) ans et d’une amende de 10.000.000
(dix millions) à 50.000.000 (cinquante millions) F CFA ou de l’une de ces deux peines
seulement, celui qui accède ou se maintient, frauduleusement, dans tout ou partie d'un
réseau de communications électroniques ou d’un système d’information en transmettant,
endommageant, provoquant une perturbation grave ou une interruption du fonctionnement
dudit système ou dudit réseau.
(2) Les peines prévues à l’alinéa 1 ci-dessus sont doublées s’il en est résulté, soit la
suppression ou la modification des données contenues dans le système d’information, soit
une altération de son fonctionnement
Article 69.- Est puni d’un emprisonnement de cinq (05) à dix (10) ans et d’une amende de
10.000.000 (dix millions) à 100.000.000 (cent millions) F CFA ou de l’une de ces deux peines
seulement, celui qui accède sans droit, et en violation des mesures de sécurité, à l’ensemble
ou à une partie d’un réseau de communications électroniques, d’un système d’information
ou d’un équipement terminal, afin d’obtenir des informations ou des données, en relation
avec un système d’information connecté à un autre système d’information.
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Article 70.- Est puni d’une amende de 1.000.000 (un million) à 5.000.000 (cinq millions) F
CFA, celui qui provoque par saturation, l’attaque d’une ressource de réseau de
communications électroniques ou d’un système d’information dans le but de l’effondrer en
empêchant la réalisation des services attendus.
Article 71.- Est puni d’un emprisonnement de deux (02) à cinq (05) ans et d’une amende
de 1.000.000 (un million) à 25.000.000 (vingt cinq millions) F CFA, celui qui introduit sans
droit, des données dans un système d’information ou dans un réseau de communications
électroniques en vue de supprimer ou de modifier les données qui en sont contenues.
Article 72.- Est puni des peines prévues par l’article 66 ci-dessus celui qui, de quelque
manière que ce soit, sans droit, introduit, altère, efface, ou supprime, afin d’obtenir un
bénéfice économique, les données électroniques, de manière à causer un préjudice
patrimonial à autrui.
Article 73.-
(1) Est puni d’un emprisonnement deux (02) à dix (10) ans et d’une amende de 25.000.000
(vingt cinq millions) à 50.000.000 (cinquante millions) F CFA, ou de l’une de ces deux peines
seulement, celui qui, par la voie d’un système d’information ou dans un réseau de
communications contrefait, falsifie une carte de paiement, de crédit, ou de retrait ou fait
usage ou tente de faire usage en connaissance de cause, d’une carte de paiement, de crédit
ou de retrait contrefaite ou falsifiée.
(2) Est puni des peines prévues à l’alinéa 1 ci-dessus, quiconque, en connaissance de cause,
accepte de recevoir par voie de communications électroniques, un règlement au moyen
d'une carte de paiement, de crédit ou de retrait contrefaite ou falsifiée.
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CHAPITRE II :
REPRESSION SUR LA CONTREFACON
Loi d’appui :N°2000/011
PART 1 : DISPOSITION DU DROIT PROCESSUEL
1. “œuvre originale”, celle qui dans ses éléments caractéristiques ou dans l’expression, se
distingue des œuvres antérieures;
2. “œuvre de collaboration”, celle dont la création est issue du concours de deux ou
plusieurs auteurs, que ce concours puisse être individualisé ou non;
3. “œuvre composite”, celle à laquelle est incorporée une œuvre préexistante sans la
collaboration de l’auteur de cette dernière ;
4. “œuvre audiovisuelle”, celle constituée d’une série animée d’images liées entre elles,
sonorisées ou non ;
5. “œuvre posthume”, celle rendue accessible au public après le décès de l’auteur ;
6. “œuvre anonyme”, celle qui ne porte pas le nom de son auteur;
7. “œuvre pseudonyme”, celle qui désigne l’auteur par un nom fictif;
8. “œuvre du domaine public”, celle dont la période de protection a expiré;
9. “œuvre inspirée du folklore”, celle composée à partir d’éléments empruntés au
patrimoine culturel traditionnel national;
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10. “folklore”, l’ensemble des productions d’éléments caractéristiques du patrimoine
culturel traditionnel développé et perpétué par une communauté ou par des individus
reconnus comme répondant aux attentes de cette communauté, comprenant notamment
les contes populaires, les danses et spectacles populaires ainsi que les expressions
artistiques, les rituels et les productions d’art populaire;
11. “programme d’ordinateur”, ou “logiciel”, l’ensemble d’instructions qui commandent à
l’ordinateur l’exécution de certaines tâches;
12. “base de données” ou “banque de données”, le recueil d’œuvres, de données ou
d’autres éléments systématisés de manière à pouvoir être recherchés et traités à l’aide d’un
ordinateur;
13. “œuvre de commande”, celle créée pour le compte d’une personne physique ou morale
dénommée commanditaire, moyennant rémunération;
14. “œuvre collective”, celle créée par plusieurs auteurs à l’initiative et sous la responsabilité
d’une personne physique ou morale qui la publie sous son nom, et dans laquelle les
contributions des auteurs qui ont participé à la création de l’œuvre se fondent dans
l’ensemble de l’œuvre, sans qu’il soit possible d’identifier isolément la contribution de
chacun des auteurs dans cet ensemble;
PART 2 : DROIT D’AUTEUR : éléments protégées d’une œuvre
3. — 1) Sont protégées par la présente loi, toutes les œuvres du domaine littéraire ou
artistique, quels qu’en soient le mode, la valeur, le genre ou la destination de l’expression,
notamment :
a) les œuvres littéraires, y compris les programmes d’ordinateur ;
d) les œuvres audiovisuelles ;
j) les œuvres photographiques auxquelles sont assimilées les œuvres exprimées par un
procédé analogue à la photographie.
2) Le droit d’auteur porte sur l’expression par laquelle les idées sont décrites, expliquées, illustrées.
Il s’étend aux éléments caractéristiques des ouvrages, tel le plan d’une œuvre littéraire dans la
mesure où il est matériellement lié à l’expression.
3) Seuls sont protégés par la présente loi les expressions ou les éléments caractéristiques originaux
qui résultent d’une création.
4) Ne sont pas protégés par le droit d’auteur :
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a) les idées en elles-mêmes;
b) les lois, les décisions de justice et autres textes officiels, ainsi que leurs traductions officielles; c) les
armoiries, les décorations, les signes monétaires et autres signes officiels.
4. — 1) L’œuvre s’entend aussi bien sous sa forme première que dérivée, ou composite.
2) Outre les œuvres citées à l’article 3 ci-dessus, sont notamment protégées comme œuvres
composites, sans préjudice des droits d’auteur sur l’œuvre préexistante :
a) les traductions, adaptations, arrangements ou autres modifications d’œuvres littéraires ou
artistiques;
b) les recueils d’œuvres, y compris ceux d’expressions du folklore ou de simple faits ou données, tels
que les encyclopédies, les anthologies, les compilations de données, qu’elles soient reproduites sur
support exploitable par machine ou sur toute autre forme qui, par le choix ou la disposition des
matières, constituent des œuvres originales; c) les œuvres inspirées du folklore.
5. — 1) Le folklore appartient à titre originaire au patrimoine culturel national.
2) Est libre la représentation ou la fixation directe ou indirecte du folklore à des fins privées.
3) la représentation ou la fixation directe ou indirecte en vue de son exploitation lucrative est
subordonnée à l’autorisation préalable de l’administration en charge de la culture, moyennant
paiement d’une redevance dont le montant est fixé par voie réglementaire suivant les conditions en
usage dans chacune des catégories de création considérée.
4) La somme perçue est reversée dans un compte de soutien à la politique culturelle.
6. — 1) Le titre d’une œuvre est protégé comme l’œuvre elle-même dès lors qu’il présente un
caractère original.
2) Nul ne peut, même si l’œuvre n’est plus protégée, utiliser son titre pour désigner une œuvre du
même genre au cas où cette utilisation serait de nature à créer une confusion dans l’esprit du public.
7. — 1) L’auteur est la personne physique qui a créé une œuvre littéraire ou artistique. Est
également auteur, la personne physique qui a conçu une œuvre et a déclenché la réalisation par un
procédé automatique.
2) L’auteur d’une œuvre protégée en vertu de la présente loi est le premier titulaire du droit
d’auteur sur ladite œuvre.
3) L’œuvre est réputée créée indépendamment de toute divulgation, du seul fait de la réalisation
personnelle, même inachevée, de la conception. Est assimilée à l’œuvre créée l’œuvre
photographique ou toute autre œuvre issue d’une réalisation à l’aide d’un procédé automatique.
4) Sauf preuve contraire, est auteur celui ou ceux sous le nom ou pseudonyme desquels l’œuvre est
déclarée à l’organisme de gestion collective compétente ou est publiée.
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8. — 1) Les coauteurs sont les premiers cotitulaires du droit d’auteur sur l’œuvre de collaboration.
Cependant, sauf stipulation contraire entre les coauteurs, si une œuvre de collaboration peut être
divisée en parties indépendantes, chaque coauteur est libre d’exploiter la partie indépendante qu’il a
créée tout en demeurant cotitulaire des droits attachés à l’œuvre de collaboration considérée
comme un tout. Toutefois, cette exploitation ne doit pas porter préjudice à celle de l’œuvre
commune.
2) Les coauteurs doivent exercer leurs droits d’un commun accord. Le coauteur qui prend l’initiative
d’agir en justice pour la défense de ses droits patrimoniaux est tenu, à peine d’irrecevabilité de sa
demande, de mettre en cause ses coauteurs.
3) La mise à jour des éléments de l’œuvre due à l’un des coauteurs ne peut être faite sans son
consentement ou sans mise en demeure d’avoir à la faire s’il s’y refuse.
4) Le coauteur qui a volontairement laissé exploiter l’œuvre de collaboration sans rien réclamer a
ainsi renoncé à tirer profit de cette exploitation, mais peut exercer pour l’avenir des droits de
coauteurs.
5) Sauf convention contraire, les bénéfices résultant de l’exploitation de l’œuvre reviennent à
chaque coauteur proportionnellement à sa contribution dans la création.
6) L’œuvre de collaboration fait l’objet d’une convention de collaboration. En cas de désaccord, il
appartient à la juridiction compétente de statuer.
7) Nonobstant les droits découlant pour le coauteur de sa contribution à l’œuvre de collaboration,
les autres coauteurs d’un commun accord, peuvent faire terminer une contribution que ce coauteur
n’a pas achevée par suite de refus ou d’un cas de force majeure.
8) L’œuvre de collaboration est réputée achevée lorsque la version définitive a été établie d’un
commun accord entre les coauteurs. Pour les œuvres de collaboration qui constituent des œuvres de
commande, la version définitive doit avoir été établie d’un commun accord entre les coauteurs et le
commanditaire.
PART 3 : INFRACTIONS ET SANCTIONS
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PART 3-1 : INFRACTIONS SELON LA LOI N°2010 /012
80. Est constitutive de contrefaçon :
a) toute exploitation d’une œuvre littéraire ou artistique faite en violation de la présente loi,
par représentation, reproduction, transformation ou distribution par quelque moyen que ce
soit;
b) toute reproduction, communication au public ou mise à la disposition du public par
vente, échange, location d’une interprétation, d’un phonogramme, d’un vidéogramme,
réalisées sans l’autorisation lorsqu’elle est exigée, de l’artiste-interprète, du producteur de
phonogramme ou de vidéogramme, ou de l’entreprise de communication audiovisuelle;
c) toute atteinte au droit moral, par violation du droit de divulgation, du droit à la paternité
ou du droit au respect d’une œuvre littéraire ou artistique ;
81. — 1) Est assimilé à la contrefaçon :
a) l’importation, l’exportation, la vente ou la mise en vente des objets contrefaisants;
b) l’importation ou l’exportation de phonogrammes ou vidéogrammes réalisées sans autorisation
lorsqu’elle est exigée, de l’artiste-interprète ou du producteur de phonogrammes ou de
vidéogrammes;
c) le fait de fabriquer sciemment ou d’importer en vue de la vente ou de la location, ou d’installer un
équipement, matériel, dispositif ou instrument conçu en tout ou partie pour capter frauduleusement
des programmes télédiffusés lorsque ces programmes sont réservés à un public déterminé qui y
accède moyennant une rémunération versée à son opérateur ou à ses ayants droit ou ayants cause;
d) la neutralisation frauduleuse des mesures techniques efficaces dont les titulaires de droits
d’auteur et de droits voisins se servent pour la protection de leur production contre les actes non
autorisés;
e) le fait de laisser reproduire ou de représenter dans son établissement de façon irrégulière les
productions protégées en vertu de la présente loi;
f) le défaut de versement ou le retard injustifié de versement d’une rémunération prévue par la
présente loi;
g) le fait d’accomplir les actes suivants, en sachant ou, pour les sanctions civiles, en ayant de justes
raisons de croire que cet acte va entraîner, permettre, faciliter ou dissimuler une atteinte à un droit
prévu par la présente loi : — supprimer ou modifier sans y être habilité, toute information relative au
régime des droits se présentant sous forme électronique; — distribuer, importer aux fins de
distribution, communiquer au public sans y être habilité, des originaux ou des exemplaires d’œuvres,
d’interprétations, de vidéogrammes, de phonogrammes, de programmes, en sachant que les
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informations relatives au régime des droits se présentant sous forme électronique ont été
supprimées ou modifiées sans autorisation.
2) Par “information sur le régime des droits”, il faut entendre des informations qui permettent
d’identifier l’œuvre, l’interprétation, le vidéogramme, le phonogramme ou le programme, ou les
informations sur les conditions et modalités d’utilisation de ces productions et tout numéro ou code
représentant ces informations lorsque l’un de ces éléments d’information est joint à l’exemplaire
d’une production ou est lié à la communication d’une production au public
PART 3-2 : SANCTIONS SELON LA LOI N°2010 /012
82. — 1) Les infractions visées aux articles 80 et 81 sont punies d’un emprisonnement de cinq (5)
ans à dix (10) ans et d’une amende de 500 000 à 10 000 000 de Francs CFA ou de l’une de ces deux
peines seulement.
2) Les peines prévues au présent article sont doublées lorsque l’auteur de l’infraction est le
cocontractant du titulaire du droit violé.
83. Les infractions aux dispositions de l’article 20 ci-dessus peuvent entraîner une condamnation
solidaire à des dommages et intérêts par le tribunal au profit des bénéficiaires du droit de suite, de
l’acquéreur, du vendeur et de la personne chargée de procéder à la vente aux enchères publiques.
84. — 1) En tout état de cause, le tribunal peut ordonner la confiscation des exemplaires
contrefaisants, du matériel ayant servi à la commission de l’infraction, de même que les recettes
qu’elle aurait procurées au contrevenant.
2) Le matériel utilisé par le contrefacteur et les exemplaires contrefaisants peuvent être détruits.
3) La juridiction peut ordonner la publication de la décision dans les conditions prévues à l’article 33
du Code pénal.
85. — 1) Lorsque leurs droits sont violés ou menacés de l’être, les personnes physiques ou morales
ou leurs ayants droit ou ayants cause, titulaires des droits visés par la présente loi, peuvent requérir
un officier de police judiciaire ou un huissier de justice pour constater les infractions et, au besoin,
saisir, sur autorisation du Procureur de la République ou du juge compétent, les exemplaires
contrefaisants, les exemplaires et les objets importés illicitement et le matériel résultant, ayant servi
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ou devant servir à une représentation ou à une reproduction, installés pour de tels agissements
prohibés.
2) Le président du tribunal civil compétent peut également, par ordonnance sur requête, décider
de :
a) la suspension de toute fabrication en cours tendant à la reproduction illicite d’une œuvre;
b) la suspension des représentations ou des exécutions publiques illicites;
c) la saisie même les jours non ouvrables ou en dehors des heures légales, des exemplaires
constituant une reproduction illicite de l’œuvre, déjà fabriqués ou en cours de fabrication, des
recettes réalisées ainsi que des exemplaires contrefaisants;
d) la saisie du matériel ayant servi à la fabrication; e) la saisie des recettes provenant de toute
exploitation effectuée en violation des droits d’auteur ou des droits voisins.
86. — 1) Dans les quinze jours de la date du procès-verbal de saisie, le saisi ou le tiers saisi
peut demander au président du tribunal d’en cantonner les effets, ou encore d’autoriser la
reprise de fabrication ou celle des représentations, sous l’autorité d’un administrateur
constitué séquestre, à qui appartiendront les produits de cette fabrication ou de cette
exploitation.
2) Le président du tribunal statuant en référé peut, s’il fait droit à une demande du saisi ou
du tiers saisi, ordonner à la charge du demandeur la consignation d’une somme effectuée à
la garantie des dommages et intérêts auxquels l’auteur pourrait prétendre.
87. Faute pour le saisissant de saisir la juridiction compétente dans les quinze jours de la
saisie, mainlevée de cette saisie peut être ordonnée, à la demande du saisi ou du tiers saisi,
par le président du tribunal statuant en référé.
88. Lorsque les produits d’exploitation revenant au titulaire du droit d’auteur et de droits
voisins font l’objet d’une saisie-attribution, le président du tribunal civil compétent peut
ordonner le versement à l’auteur, à titre alimentaire, d’une certaine somme ou d’une
quotité déterminée des sommes saisies.
89. Lorsque, par des marchandises qui viennent d’être dédouanées, une partie porte
atteinte au droit d’auteur ou aux droits voisins, le président du tribunal peut lui ordonner de
cesser la violation.
90. — 1) Lorsque le titulaire du droit d’auteur ou de droits voisins soupçonne l’importation
ou l’exportation imminente de marchandises qui violent ses droits, il peut demander au
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ministre en charge des douanes ou au président du tribunal de faire suspendre par les
autorités douanières la mise en libre circulation desdites marchandises.
2) Le demandeur devra, à l’appui de sa demande, fournir une description des marchandises
et prouver l’atteinte en vertu de la loi du pays d’importation ou de la présente loi.
3) Afin de permettre au demandeur d’engager et justifier son action en justice,
l’administration des douanes devra lui fournir toutes les informations relatives aux
marchandises retenues, nonobstant les dispositions du code des douanes relatives au secret
professionnel. Le transporteur, le transitaire, le déclarant, l’acconier ou toute autre
personne est astreinte à la même obligation.
4) Le juge ou le ministre peut exiger une caution au demandeur.
5) L’importateur ou l’exportateur et le demandeur sont informés de la suspension dans les
cinq jours qui suivent la décision.
6) Dix (10) jours après que le demandeur ait été informé de la suspension, si les autorités
douanières ignorent qu’une personne autre que le défendeur n’a pas saisi la juridiction
compétente quant au fond, ou si l’autorité compétente a prolongé la suspension, celle-ci
sera levée.
PART 4 : CHAMPS D’APPLICATION DE LA LOI
92. Les œuvres, les interprétations, les phonogrammes, les vidéogrammes et les
programmes des camerounais sont protégés par la présente loi. En cas de cotitularité, il
suffit que l’un des titulaires soit Camerounais.
93. — 1) Les étrangers jouissent au Cameroun du droit d’auteur ou de droits voisins dont ils
sont titulaires, sous la condition que la loi de l’État dont ils sont les nationaux ou sur le
territoire duquel ils ont leur domicile, leur siège social ou un établissement protège les droits
des camerounais.
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2) Le droit d’auteur et les droits voisins dont jouissent les étrangers sont protégés
conformément à la présente loi.
94. Les dispositions de la présente loi relative à la protection des œuvres littéraires et
artistiques, aux interprétations, phonogrammes, vidéogrammes et programmes s’appliquent
aux œuvres qui ont droit à la protection en vertu d’un traité international auquel le
Cameroun est parti.
CONCLUSION GENERALE
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BIBLIOGRAPHIE
Sites web :
- Loi N°2000/011 du 19 décembre 2000 portant sur les droits d’auteur
- Loi N°2010/012 du 21 décembre 2010 portant sur la cybercriminalité
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