COURS 1 – Mardi 16/09/25
INTRODUCTION
Le droit économique est un droit évolutif, qui bouge souvent.
Le droit économique vient du droit commercial initialement (code Napoléon).
Cela ne concernait que les actes de commerce.
Aujourd’hui on est passé de la notion de « commerçant » à la notion « d’entreprise »
Une entreprise peut être une personne physique, comme une personne morale, et peut être également
une association (une ASBL est une entreprise).
Au départ, vision très corporatiste.
Si papa menuisier, on deviendra menuisier. Si on veut devenir autre chose, c’est compliqué. Il faut
racheter des parts dans une autre corporation.
Il y avait donc des « barrières » pour entrer sur le marché d’une autre corporation.
Il y a un sens positif et négatif à cette abolition des régimes corporatifs.
Une des spécificités du droit économique c’est qu’il n’y a pas QUE des normes écrites, il y a
également une importances des normes et des coutumes. Il y a des principes généraux, et puis des
usages - dans certains secteurs (ex : le monde agricole).
Souvent, on est fixé rapidement devant le tribunal de l’entreprise, contrairement au tribunal de
première instance.
Plusieurs sources de droits :
1. La législation (au niveau national et international)
2. Jurisprudence : toutes les décisions qui émanent des cours et tribunaux
3. La doctrine (juristes qui sont auteurs d’articles ou de livres sur un sujet en particulier)
4. Usages et coutumes : le destinataire de l’usage ou de la coutume est convaincu que s’il ne respecte
pas l’usage ou la coutume il y aura une sanction à la clé. Il y a donc 2 éléments : un élément moral (la
sanction) et un élément objectif (une répétition dans le temps).
Les 3 premières sources sont écrites, la 4ème source est non-écrite.
En Belgique on ne peut pas faire n’importe quoi : on doit respecter le droit européen et le droit
international.
TITRE I
La notion d’entreprise : Article 1 du CDE
Les entités fédérées ne sont pas des entreprises.
Sortie dimona ? d’imona ?
Curateurs ?
TITRE II
- Le juge de paix c’est un juge de proximité : il va s’occuper des « petits » litiges (max 5000 euros) +
compétences exclusives (baux)
- Tribunal de police section pénale : le procureur du roi nous poursuit et demande une sanction
(infraction excès de vitesse, état d’ivresse,…)
- Tribunal de police section civile : pas d’infraction mais un dommage qui a été causé par qqu (ex :
qqu qui a fait un accident tout seul pcq il y avait une mauvaise signalisation)
- Tribunal de première instance : sup à 5000 euros
quand pas content d’une décision du juge de paix ou du tribunal de police section civile, on fait appel
devant le tribunal de 1ère instance. Min 2500 euros pour pouvoir aller en appel.
Civil
Famille (divorce, séparation,..)
Correctionnel (vol, trafic de stup)
Application des peines
Juge des saisies : « service après-vente des juges ». Pb d’interprétation ou décision abusive
- Tribunal de l’entreprise : les litiges entre entreprises, ou entre une entreprise et un particulier
uniquement si c’est le particulier qui fait la demande devant le tribunal, réorganisation judiciaires,
faillites, rachat forcé de part,
Action en cessation : lorsque nous avons des pratiques commerciales déloyales ou ?
La chambre des entreprises en difficulté
- Tribunal du travail : uniquement s'occuper de 2 aspects : litiges entre employeurs et employés, droits
social (cpas, mutuelles), règlement collectif de dettes
- Cours d’appel
- Cour de cassation : là pour analyser si la cour d’appel ou la cour du travail a bien fait une juste
interprétation de la loi.
- Cour d’assises : pour les crimes les + graves (assassinat,…)
Tribunal de l’entreprise
- Un magistrat (= juge) professionnel (concrètement il y en a plusieurs) : le président de division (le
grand chef), les magistrats sont mobiles mnt, il donne un jugement, va trancher.
- Les juges consulaires : les juges issus de la société civile, mais on va leur donner des noms différents
en fonction de leur « casquette ».
- Le greffier qui sert à prendre des notes durant l’audience
- Le procureur du roi : là pour donner son avis, également pour tous les dossiers qui concernent les
interdictions professionnels, les demandes d’effacement (de dettes) – peut faire une requête contre
cette demande
Lancer une citation : acte introductif de procédure. On dit ce qu’on reproche à l’autre.
On paie un huissier qui amène la citation à la partie accusée.
Sinon, une requête moins cher que la citation.
Possibilité de faire une requête conjointe. Porter litige devant le juge et il tranche.
Le greffe nous donne une date d’audience.
Si l’autre partie ne se présente pas : … par défaut.
Si 2 parties présentes : remise ou calendrier de procédure.
Toutes preuves : cela peut même être des messages « non officiels », virements,…
Une facture non contestée est une facture acceptée. Le silence est une acceptation (en matière de
facture).
Un paiement partiel est également une acceptation de facture.
COURS 2 – Mardi 23/09/25
Une entreprise va effectuer une prestation et va produire une facture. Envoi par courrier ou par mail. Si
la facture est acceptée par l’autre partie, c’est la « reine » de la preuve, et les sommes reprises dans
cette facture sont dues par l’autre partie.
Paiement partiel d’une facture = acceptation
Silence circonstanciel de la facture = acceptation
Un délai ? Le code ne dit rien à cet égard, juste d’un silence circonstancier. Si on a une facture et
qu’on ne dit rien, puis qu’on a un premier rappel et qu’on ne dit toujours rien, cela est compté comme
un silence circonstancier.
La comptabilité est également un mode de preuve.
Une fois qu’elle est publiée et qu’elle a été accepté par l’assemblée générale, elle fait foi contre la
société et contre ses administrateurs.
Le magistrat put demander à chaque partie des pièces justificatives, dont la comptabilité.
Il y a plusieurs modes alternatifs de règlement
1. La médiation : processus volontaire. Les 2 parties sont d’accord. On va aller voir un
médiateur, qui va être payé par les 2 parties, et on va suivre un protocole de médiation. On va
établir un lieu de rencontre, le tarif pour le médiateur, la langue de la médiation,… Le
médiateur va donner des directives, il peut aussi décider de rencontrer tout le monde et puis de
faire des apartés.
Ça peut soit être dans une institution de médiation, soit le tribunal qui va suggérer d’aller en
médiation et qui va désigner un médiateur. Soit à l’initiative des parties directement soit du
tribunal. Mais si c’est du tribunal, les 2 parties doivent quand même être d’accord toutes les 2.
Une partie peut arrêter à tout moment du processus de médiation.
2. Le droit collaboratif : avec des avocats. Ça permet de se passer d’un tiers (le médiateur) et de
travailler avec des avocats qui sont formés et qui suivent un protocole précis.
3. La négociation : c’est une des première mission des avocats. Ça peut être juste entre les
avocats, mais ça reste confidentiel. Ça permet de dire des choses qui ne seront pas toujours
dites devant un tribunal.
4. La conciliation : le mode alternatif qui a le vent en poupe (surtout à Namur), c’est très simple,
c’est devenu un réflexe, sauf pour les dossiers très urgent. C’est un magistrat qui va intervenir.
Celui-ci est spécifiquement formé à la conciliation. Souvent la négociation a déjà été essayée
avant. Une demande au greffe du tribunal de l’entreprise. Le tribunal va fixer une audience, et
celle-ci sera publique. Il y aura une décision de justice à l’issue de la conciliation. C’est une
procédure gratuite. On ne paie que nos frais d’avocats (si on décide d’y aller avec un avocat,
possible d’y aller seul).
5. L’arbitrage : les parties font tout ce qu’elles veulent. Elles choisissent toutes les règles. Il y
aura à la fin une sentence arbitrale. Un avantage est que les parties vont pouvoir travailler en
toute discrétion. Gros désavantage : ça coûte extrêmement cher. Les arbitres sont reconnus
donc demande un gros tarif. Il faut louer les lieux des rdv. Plus ça dure longtemps, plus ça va
revenir cher aux parties. Ce sont donc des procédures qui sont généralement rapides. C’est de
la « justice privée ».
TITRE III
Contrat de vente :
- Consensuel : suffit d’être d’accord sur la chose et le prix
- Synallagmatique : il y a un croisement de droits et obligations entre les parties
- Civil ou commercial : commercial c’est si une des 2 parties est professionnel, civil par ex sur
vinted (entre particulier)
- À titre onéreux :
Le consentement : pour pouvoir faire un contrat de façon générale, il faut que les parties aient donné
leur consentement. Elles doivent donc être en capacité de donner leur consentement. Le consentement
ne doit pas être vicier.
Vice de consentement = erreur, violence, et le dol.
Le consentement doit aussi être libre et éclairé.
L’objet de la vente : il faut qu’on puisse définir cet objet. Ça n’empêche pas de vendre des choses
futures (ex : des pommes pas encore mûres, mais on sait qu’elles le seront). Il doit être déterminé et
déterminable.
L’objet de la vente doit être licite.
Clause suspensive : si la condition suspensive ne se réalise pas, la vente n’existera plus.
Le prix : ça doit être un prix sérieux. On ne peut pas vendre un objet qui sera ,de façon flagrante, trop
bas face à sa valeur.
Avec ces éléments, le contrats de vente existe.
Les obligations du vendeur :
- De l’information : le vendeur doit donner toute les informations nécessaires pour que
l’acheteur donne son consentement libre et éclairé.
- De délivrance : le vendeur est obligé de délivrer l’objet ce sur quoi on s’est accordé, pas un
autre.
- La garantie d’éviction : le vendeur est le propriétaire du bien , va vendre l’objet. Il doit
garantir à l’acheteurs la jouissance paisible. C’est donc la garantie de l’acheteur de la
jouissance paisible.
- La garantie des vices cachés : il faut qu’il y ait un défaut tellement important qu’il rend défaut
à l’usage. (ex : la mérule). Les professionnel partent avec une balle dans le pied et sont
présumés de mauvaise foi.
Les obligations de l’acheteur : il doit payer le prix. L’acheteur est obligé de retirer la chose (inverse de
l’obligation de délivrance du vendeur).
Le bail commercial
C’est un contrat de location, mais qui est dévolu à un but de commerce. On va mettre en location un
bien, ou une partie, immobilier, dans le but d’y mettre un commerce. Le locataire va payer un loyer.
Bail de minimum 9 ans. Ce contrat de bail est renouvelable. Ce délai est là pour protéger le locataire.
Résiliation ; mettre fin au contrat de bail. Peut mettre fin au bail à chaque triéna (tous les 3 ans). Le
locataire doit prévenir 6 mois à l’avance, et le bailleur doit prévenir 1 an à l’avance.
Résolution : devant le tribunal. Ça ouvre éventuellement la porte à des dommages et intérêts, ce qui
n’est pas le cas d’une résiliation.
Il est possible de faire des contrats de courte durée, décret du 15 mars 2018.
S’il n’y a pas de contact client, il n’y a pas de bail commercial, mais plutôt un contrat de location de
bureau.
Idéalement, il y a un certain formalisme à avoir, même si ce n’est pas une obligation. En revanche s’il
y a bien un contrat, celui-ci doit être enregistré.
Si une des parties décède, cela ne signifie pas que c’est une fin de contrat. Ce sont les descendants qui
reprennent le contrat, à la place du locataire ou du bailleur.
COURS 3 – Mardi 30/09/25
Arrivés page 37 – section 8
Le locataire doit avoir une autorisation de la part du bailleur pour faire les transformations, et
idéalement une autorisation écrite. Le montant de ces travaux ne doit pas excéder le montant de 3 ans
de loyer, et on ne peut pas toucher à la structure (ex : murs porteurs), ni à l’esthétique du bâtiment.
Le locataire va envoyer ses projets au bailleur (généralement par courrier recommandé), et le bailleur
va y répondre positivement ou négativement, mais si c’est négativement il doit justifier les motifs de la
raison de son opposition. Le bailleur a 30 jours pour répondre à partir de la réception du courrier
recommandé.
En cours des travaux, le bailleur a le droit de venir voir le chantier et l’avancement. Le bailleur peut
également exiger que le locataire se souscrive à une assurance spécifique.
CHAPITRE 3 : la cession-vente et la mise en gage de fonds de commerce
C’est quoi un fonds de commerce ? c’est une universalité : c’est à la fois matériel et immatériel. Un
ensemble de biens et de droits qui sont liés économiquement.
Le commerce dispose d’un seul patrimoine dont le fonds de commerce n’a qu’une seule composante.
Un fonds de commerce c’est souvent lié à un commerçant, que cette personne soit physique ou morale.
Ex : le fonds de commerce d’un avocat ce sont certes les bureaux etc., mais surtout les clients. La
clientèle est volatile et ce n’est donc pas toujours évidemment de la compter. Faire attention en terme
de valorisation.
Le fonds de commerce a donc une nature mobilière et une nature incorporelle (la clientèle, la
réputation,..).
Les banques vont prendre un gage sur le fonds de commerce. Le gage passe au-dessus de la loi
hypothécaire. La banque va passer au-dessus de tous les créanciers car il y a un gage, et le gage est
plus haut que le privilège. S’il y a plusieurs créanciers gagistes, c’est le « premier » inscrit qui passera
d’abord, et ainsi de suite.
Un fonds de commerce peu inclure des dettes, mais c’est très rare.
La cession-vente du fonds de commerce : c’est un contrat qui opère un transfert entre vifs. Une vente
de fonds de commerce doit être un contrat écrit. Il y aura des annexes au contrat de vente de fonds de
commerce pour attester qu’il n’y a pas de « casserole ».
On n’est pas obligé de céder, on peut louer un fonds de commerce.
La garantie d’éviction :
La mise en gage du fonds de commerce :
Notification aux autres créanciers gagistes.
Si le concerné ne se présente pas, on a le droit concrètement de venir chercher les choses.
CHAPITRE 4 : les contrats relatifs à la distribution
Ce sont des contrats entre entreprises qui ne sont pas au même niveau Contrats verticaux
Le contrat de concession de vente : il y a un concédant et des concessionnaires.
Concédant et concessionnaires doivent être des entreprises.
Le concédant va réserver le droit de vendre à un ou plusieurs concessionnaires.
La concession de vente ne porte que sur des produits. C’est un contrat consensuel, on se met d’accord
ensemble sur les modalités.
Rupture du contrat :
- Résolution unilatérale du contrat si manquement grave d’une des parties atterrira devant les
tribunaux
- Résolution unilatérale avec un préavis (que l’on peut modaliser contractuellement, pour autant
que ce préavis soit raisonnable)
Juste indemnité
Indemnité compensatoire de préavis si le préavis n’est pas suffisant.
Indemnité complémentaire équitable : si dommage non couvert par l’indemnité compensatoire de
préavis.
Le contrat d’agence :
Durée : liberté contractuelle. Si CDI, pas obligé d’avoir un écrit mais c’est mieux. Si CDD, obligé
d’avoir un écrit.
Dissolution : par courrier recommandé. Le congé débute 3 jours après l’expédition du courrier. Préavis
d’un mois si c’est la première année, et puis on augmente d’un mois en fonction du nombre d’années.
Max 6 mois. Il faut notifier le congé ET le motif du congé, sinon on paie une indemnité (c’est la
rémunération en cours pendant le préavis).
Indemnité d’éviction : pour l’argent commercial. Ça sert à équilibrer les choses lorsqu’il y a une perte
de clientèle.
Rémunération pour l’agent commercial :une somme fixe ou ?
Le contrat de franchise : le franchiseur apporte au franchisé qqc de ?
On cède au franchisé la marque, tout ce qui fait que ‘enseigne fonctionne bien. Le franchisé va payer
une rémunération au franchiseur.
Protection de la partie la plus faible du contrat (le franchisé).
C’est un contrat synallagmatique. C’est un contrat entre 2 entreprises, à titre onéreux.
Le franchiseur fourni tout, et le franchisé doit respecter les règles du franchiseur et doit payer un droit
d’entrée, et puis une redevance.
Le contrat de commission :
Le commissionnaire va intervenir en son nom personnel, et pas au nom du commettant. Le
commissionnaire va conclure un contrat à son nom à lui, contre rémunération. C’est quand le
commettant ne veut pas apparaitre dans la relation avec le tiers. (Souvent dans le marché de l’art).
La conséquence : on a un contrat qui est conclu directement avec le commissionnaire et pas avec le
commettant, mais il faut que l’identité soit révélée à un moment, sinon l’opération juridique ne s’acte
pas et le commissionnaire est toujours propriétaire de ce qu’il a acheté. Le tiers doit être au courant
que le commissionnaire représente X.
Le contrat de courtage : notre courtier va mettre en relation deux ou plusieurs personnes. Il y a du
courtage d’assurance, courtage en travaux,…
COURS 4 – Mardi 07/10/25
Un contrat de leasing est bien un contrat de location d’un bien mobilier. Il n’y a pas d’achat.
Le propriétaire reste donc celui qui propose le leasing du bien, le leaser.
Ce seront des contrats un peu « sur mesure », fait pour des investissements.
Leasing et renting sont différents. Le renting est de la location avec en vue d’acheter à la fin, tandis
que le leasing est de la location pure.
Le leasing porte sur des biens matériels, MAIS il y a des sociétés qui passent par le leasing même pour
des sites internet. Pourtant l’arrêté royal stipule bien que le leasing n’est pas prévu pour des services.
Dans le contrat du leasing, la durée du leasing doit y être présente, ainsi que le prix pour amortir le
bien.
TITRE IV : FACTURE – LE PAIEMENT ET LE FINANCEMENT
Le bon de commande : la vente existe mais la livraison est différée. En général nous payons un
acompte.
Il y a des spécificités pour les bons de commandes des voitures.
TITRE V : LES PRATIQUES DU MARCHÉ ET LA PROTECTION DU CONSOMMATEUR
Entreprise = toute personne ou moral qui poursuit de manière durable un but économique, y compris
en association.
Consommateur = toute personne physique qui agit à des fins qui n’entrent pas dans le cadre de
l’activité commerciale.
Pratiques déloyales : entre 2 entreprises ou entre 1 entreprise et 1 consommateur.
Les pratiques déloyales sont des actes illicites.
Les ventes promotionnelles :
L’annonce de réduction de prix doit être effective et non trompeuse, sinon possibles sanctions par des
fonctionnaires du SPF économies.
TITRE VI : E-COMMERCE
L’idée de la vente à distance c’est que l’acquéreur et le vendeur ne sont pas en présence l’un de l’autre
ou alors l’achat ne se fait pas dans le commerce.
Les entreprises ont tout inérêt d’avoir dans leur bon de commabde ou sur leur site internet avant que
les clients ne passent commandes tout un layus avec le résumé de la commande et les informations
nécessaires.
COURS 5 – Mardi 14/10/25
TITRE VII : PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE
Dès l’instant où il y a l’empreinte de l’auteur, c’est considéré comme original.
La simple idée, si elle n’est pas matérialisée, n’est pas protégée.
Tous les droits de propriété industriel et matériel sont limités par leur territorialité.
Les droits voisins c’est tous les droits qui vont tourner autour d’une œuvre. Par exemple pour une
chanson, il y l’écriture des paroles ainsi que de la musique, alors le chanteur (si ce n’est pas lui
l’auteur de la musique et des paroles) aura un droit d’interprétation (sauf si c’est un auteur-
compositeur-interprète). La protection dure toute la vie de l’auteur, et lorsqu’il décède les protection
passe aux héritiers, et durant 70 ans après le décès de l’auteur.
Pour les droits voisins, le délais après le décès sera de 25 ans.
Obtentions végétales : protection d’une nouveauté (ex : une nouvelle sorte de rose).
Le brevet : c’est un droit qui va être négatif. Il protège une invention.
Une invention ce n’est pas une découverte, ce n’est pas une formule mathématiques, ce n’est pas une
simple constatation scientifique, il faut aller plus loin.
Le brevet nous donne un droit exclusif d’empêcher des tiers de faire des copies de mon invention.
Conditions pour avoir un brevet :
- Ça doit être une invention
- Ca doit être susceptible d’application industrielle, ça doit pouvoir être dupliquer
industriellement
- Ca doit être nouveau
- Ca doit être issu de l’activité inventive de l’inventeur, ça ne doit pas sembler évident pour
l’homme du métier (l’homme du métier ce n’est donc pas l’inventeur, mais c’est celui qui va
se servir de l’invention, à qui on destine l’utilisation de l’invention)
- On ne peut pas créer d’invention qui vont être licite : ne va pas faire de dommages à
l’environnement, qui ne viole pas les règles juridiques ou morales, une invention permise et
conforme à la loi
Il existe un registre européen des brevets.
L’abrégé c’est la description de l’invention en bref.
La description c’est l’explication complète de ce qu’est l’invention.
Qui est le titulaire du brevet : c’est la société déposante qui est titulaire du droit.
Quels sont les droits conférés par le brevets ?
Droit négatif qu’..
Exceptions :
- Utilisation privée
- À des fins de recherches scientifiques
- Les préparations en pharmacie
- L’exception de l’épuisement : le titulaire du brevet ne peut pas suivre ou poursuivre le produit
x. Une fois mis sur le marché, l’objet peut être revendu, et le brevet est épuisé sur l’objet en
question.
La marque :
Conditions :
- Avoir une marque avoir un caractère distinctif, et non descriptif (par exemple les coiffeurs
avec le mot hair ou coupe dans leur nom de salon, ça décrit ce que c’est)
- La marque doit être licite et disponible (pas coca cola par ex, c’est déjà pris).
- La marque doit être susceptible d’être représentée dans le registre
Dessins et modèles :
On protège pièce par pièce. Par ex dans la mode on ne protège pas la collection, on va protéger la robe
1, la robe 2, …
TITRE VIII : CRÉDIT À LA CONSOMMATION
Si le consommateur rencontre des difficultés avec le remboursement, il peut demander des facilités de
paiements au prêteur, par courrier recommandé. Si pas de réponse ou refus de facilité de paiement, le
consommateur peut aller devant le juge de paix, et demander à nouveau des facilités de paiements –
des termes et délais différents de ce qui avait été convenu à la base. Le juge peut décider de réduire le
montant auquel le consommateur s’était engagé, mais ne peut jamais annuler la dette entière.
Généralement quand on a un crédit à la consommation, on va pas se contenter d’avoir le patrimoine du
consommateur, mais on va essayer de récupérer ce qu’on avait prêté au consommateur.
La garantie/caution est là si jamais le débiteur principal ne paie.
Si le consommateur ne rembourse pas, alors le prêteur peut mettre en demeure de codébiteur ou la
caution par recommandation, et sa garantie sera activée.
Attention, syllabus mal expliqué concernant les entreprises dans ce chapitre car c’est
principalement à titre privé normalement, se renseigner.
TITRE IX : LA PROCÉDURE DE RÉORGANISATION JUDICIAIRE (= PRJ)
- La réorganisation judiciaire par accord amiable : pas un accord avec tout le monder, on
choisit les créanciers.
- La réorganisation judiciaire par accord collectif : là je vais devoir mettre sur la table tous
mes créanciers, donc ceux avec qui j’ai des problèmes de paiements et ceux avec qui je n’en ai
pas. Ils seront donc tous au courant de mes difficultés, et je dois m’assurer qu’ils seront tous
ok avec moi. (en général au bord de la faillite)
- La réorganisation judiciaire par transfert sous autorité de justice : il y a une entreprise
tierce qui va racheter l’entreprise en difficulté.
On dépose d’abord une requête en indiquant ce qu’on veut comme PRJ.
On va devoir justifier pq et lister les créanciers.
On va devoir donner dans cette requête des pistes de solutions de ce qu’on va faire (ex : on va se
séparer d’une partie du personnel, on délocalise au Maroc pcq ça coûte moins cher,..).
On va ensuite donner des perspectives d’avenir.
COURS 6 – Mardi 20/10/25
TITRE X : LA FAILLITE
Il faut que les 2 conditions de fond soient respectées pour que la faillite soit déclarée.
À partir du moment où on respecte les étalements de paiements, on est pas en situation de faillite.
Le tribunal est saisi soit sur aveu soit sur citation.
Le jugement de la faillite est rendu le jour-même ou le lendemain, ça va très vite.
Juge consulaire = juge en général
Juge commissaire = juge désigné dans le cadre de la faillite
Les créanciers ont 30 jours pour déclarer leurs créances à partir du document déclaratif de la faillite.
Un aveu tardif de faillite est une infraction pénale.
Le faillit = le débiteur.
Les effets de la faillite :
Le concours - On ne peut pas privilégier un créancier à un autre, ils doivent tous être sur le
même pied d’égalité
Le dessaisissement
Suspension des poursuites individuelles - Un créancier ne va plus pouvoir lancer de saisie
postérieurement à la faillite, à l’exception d’une saisie qui a été initiée avant.
Droit pénal
Effets de la faillite sur les créanciers : la détermination du passif
Les contrats en cours
TITRE XI : CADRE JUDICIAIRE ET EXTRAJUDICIAIRE POUR ENTREPRISES EN
DIFFICULTÉ
Examen blanc 2 cours avant l’examen, et correction de l’examen + question au dernier cours.
Examen le 20/01
Correction + questions réponses le 06/01.
Examen blanc le 16/12.
COURS 7 – Mardi 04/11/25
Voir casus réalisés
COURS 7 – Mardi 18/11/25
Exemple de contrats
DIP = document d’information précontractuelle
Pour les faillites : on commence par devoir complémenter un pv de descente.
On clôture une faillite avec le document « clôture sommaire » - quand on n’a pas de sous
Reprises des casus