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Introduction I

L'exposé analyse l'organisation de l'espace urbain de Niamey, la capitale du Niger, en se concentrant sur sa structure administrative, la découpe en communes et les dynamiques d'urbanisation. Il aborde également les défis tels que la ségrégation spatiale, l'expansion urbaine et l'organisation des transports. En conclusion, le document souligne l'importance de comprendre ces éléments pour appréhender la croissance et les fonctions de la ville.

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Introduction I

L'exposé analyse l'organisation de l'espace urbain de Niamey, la capitale du Niger, en se concentrant sur sa structure administrative, la découpe en communes et les dynamiques d'urbanisation. Il aborde également les défis tels que la ségrégation spatiale, l'expansion urbaine et l'organisation des transports. En conclusion, le document souligne l'importance de comprendre ces éléments pour appréhender la croissance et les fonctions de la ville.

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ORGANISATION DE LA COOPÉRATION ISLAMIQUE

UNIVERSITÉ ISLAMIQUE AU NIGER


FACULTÉ D’ÉCONOMIE ET DES SCIENCES DE L’ADMINISTRATION
OPTION : ADMINISTRATION GÉNÉRALE (4ème année)

EXPOSÉ D’AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE


Thème : Analyse de l'espace urbain : cas de la ville de Niamey (aspect
organisationnel).

Membres du groupe :
Ibrahim Chitou Abdoul Karim - 516
Boukar Ali Amadou - 513
Idi Adamou Abdoul Ghany - 407
Laouli Souley Kouato Souley - 428
Hassan Ardo Ido Nabil - 396
Chehou Mahamane Adama - 081
Kabirou Kané Abdoul Razak – 422
Chargé du cours :
Alka Ider Abdoul Hamid – 511
Dr Ousseini Halidou
Nassirou Sabo Yacouba - 453
Plan d’exposé :

Introduction

1. Définitions des concepts


1.1. Structure administrative et organisation de l’espace
1.2. La découpe administrative
1.3. Les centres historiques et les quartiers de la ville
2. L’organisation des quartiers résidentiels et fonctionnels
2.1. Les dynamiques et les défis de l’urbanisation
2.2. L’expansion urbaine et l’étalement de la ville
2.3. La ségrégation spatiale et les inégalités
2.4. L’organisation des transports et les flux

Conclusion

Bibliographie

1
Table des matières
INTRODUCTION : ..................................................................................................................................... 3
1. Définitions des concepts :................................................................................................................ 3
1.1. Structure administrative et organisation de l'espace : ............................................................ 6
1.2. La découpe administrative de la ville de Niamey .................................................................... 7
1.3. Centres historiques et les quartiers de la ville :....................................................................... 8
2. L'organisation des quartiers résidentiels et fonctionnels : .......................................................... 9
2.1. Les dynamiques spatiales et les défis de l’urbanisation : ...................................................... 10
2.2. L’expansion urbaine et l’étalement de la ville de Niamey : ................................................... 10
2.3. La ségrégation spatiale et les inégalités : cas de la ville de Niamey : .................................... 12
2.4. Organisation des transports et des flux : ............................................................................... 12
Conclusion : ........................................................................................................................................... 13
Bibliographie :.................................................................................................................................... 15

2
INTRODUCTION :
Située au cœur du Sahel, sur les rives du fleuve Niger, Niamey est non
seulement la capitale politique et administrative du Niger, mais également son principal
centre économique, culturel et administratif. En 2023, la population est estimée à
1.449.801habitants selon l’Institut National de la Statistique. Niamey est constituée en
communauté urbaine depuis le 24 novembre 1988, et comporte 5 communes.

D’un point de vue historique, le quartier Mouarey est le centre de la ville de Niamey.
La région de Niamey est habitée depuis très longtemps par des populations voltaïques
comme les Gourmantchés. Cependant les fondateurs du village de Niamey seraient
des Maouris, venus de Matankari vers la fin du XIXe siècle. Ils se seraient installés sur
une île appelée Neni Goungou face au Niamey actuel, avant de venir s'implanter sur
la rive gauche du Niger. Avec l'arrivée et la domination française la ville se met à
prospérer. Niamey est alors le chef-lieu du cercle de Zarma qui comprendra les régions
comprises entre le fleuve et le Dallol Bosso. Niamey devient la capitale du Niger le
28 décembre 1926, remplaçant Zinder. Géographiquement, la ville de Niamey est
située à 13°31 de latitude Nord et 2°6 de longitude Est. D’une superficie de 255 km²,
elle est construite sur deux plateaux surplombant le fleuve Niger, à 218 m d’altitude.

À cet effet, une interrogation se pose : « L’organisation spatiale de Niamey reflète-t-


elle sa croissance urbaine, ses fonctions administratives et les défis liés à son
urbanisation ?

Dans le travail qui suivra, nous allons dans un premier temps analyser les structures
administratives et la division de la ville, puis décrire la ségrégation spatiale selon les
fonctions et enfin aborder les dynamiques d’extension urbaine.

1. Définitions des concepts :


Urbanisation :

Selon le géographe Pierre George (1970), l’urbanisation est le processus de


concentration des populations, des activités et des richesses dans les villes, et de
transformation des modes de vie qui en résulte. » ;

3
D’après François Moriconi-Ebrard (1993) : « L’urbanisation correspond à la
croissance du nombre, de la taille et du poids des villes dans l’ensemble de la
population et de l’espace d’un pays ou d’une région. » ;

L’ONU-Habitat dans son rapport de 2020 dit que L’urbanisation est le processus par
lequel une proportion croissante de la population totale vit dans des zones urbaines,
entraînant des changements économiques, sociaux et environnementaux profonds.

Croissance Urbaine :

Pierre George (1964) : La croissance urbaine est l’augmentation de la population


d’une ville, résultant à la fois de l’accroissement naturel et des apports migratoires. Il
met l’accent sur les composantes démographiques (naissances, migrations) de la
croissance des villes

La croissance urbaine, selon l’ONU-Habitat, est l'augmentation de la population en


ville, accompagnée d'une expansion spatiale (étalement), d'une densification
(augmentation de la densité de population) et de changements dans l'utilisation des
terres, elle est souvent le résultat de l’urbanisation et de l’industrialisation, mais aussi
de migrations vers les zones urbaines pour l’emploi ou l’éducation.

François Moriconi-Ebrard (1993) : La croissance urbaine est le processus par lequel


les unités urbaines augmentent leur population et leur superficie, modifiant ainsi les
structures spatiales.

Périurbanisation :

Pierre George (1970 : La périurbanisation correspond à l’extension des villes au-delà


de leurs limites administratives, englobant progressivement les campagnes voisines
et transformant leur mode de vie.

François Moriconi-Ebrard (1993) : La périurbanisation désigne la diffusion de l’habitat


urbain dans l’espace rural, créant des espaces mixtes où coexistent des
caractéristiques urbaines et rurales.

ONU-Habitat : La périurbanisation est l’expansion des zones urbaines dans les


espaces ruraux environnants, caractérisée par un mélange d’usages du sol et une
forte dépendance fonctionnelle au centre urbain.

Congestion routière :

4
Anthony Downs (1962), économiste américain, auteur de “Stuck in Traffic” :

La congestion routière est une situation dans laquelle la demande de circulation


dépasse la capacité de la route, entraînant un ralentissement général et une perte
d’efficacité du système de transport.

Ortúzar et Willumsen (2001), auteurs du manuel de planification des transports :

La congestion routière survient lorsque le volume de trafic est suffisamment élevé


pour provoquer une baisse significative de la vitesse moyenne, augmentant les
temps de parcours et la variabilité des déplacements.

Selon l’Organisation de Coopération de Développent Economique (OCDE, 2018), La


congestion désigne la situation où la demande de déplacement dépasse la capacité
du réseau routier, entraînant une baisse de la vitesse, une irrégularité des temps de
trajet et une dégradation du confort de circulation.

Agglomération :

Pierre George (1970) : L’agglomération est un ensemble de constructions


rapprochées formant un tissu urbain continu, résultant du regroupement de la
population et des activités sur un espace restreint.

François Moriconi-Ebrard (1993) : L’agglomération urbaine est un espace bâti continu


où la distance entre les habitations ne dépasse pas 200 mètres, et qui comprend au
moins 2 000 habitants.

ONU-Habitat (2020) : Une agglomération urbaine est un espace continu regroupant


des zones bâties et densément peuplées, formant un tout fonctionnel autour d’un
centre urbain principal.

Tissu Urbain :

Pierre George (1970) : Le tissu urbain est la disposition des constructions, des voies
et des espaces publics qui forment l’organisation spatiale de la ville.

François Moriconi-Ebrard (1993) : Le tissu urbain est l’agencement continu des


constructions et des infrastructures dans l’espace bâti d’une agglomération.

5
ONU-Habitat (2016) : Le tissu urbain désigne la structure spatiale de la ville,
comprenant les bâtiments, les rues, les espaces ouverts et les réseaux, qui
déterminent la qualité et la fonctionnalité du cadre urbain.

Zone :

Pierre George (1970) : Une zone est une portion d’espace homogène par certains
caractères naturels, économiques ou humains, délimitée pour l’étude ou
l’aménagement.

Paul Claval (1981) : La zone est un espace défini par la prédominance d’une fonction
ou d’une activité particulière, qui lui confère une cohérence interne. Il insiste sur le
rôle fonctionnel (zone industrielle, résidentielle, agricole, etc.)

ONU-Habitat (2020) : Le terme “zone” désigne une portion d’espace urbain ou rural
définie par une fonction dominante (résidentielle, industrielle, commerciale) ou par un
objectif de planification.

Lotissement :

Pierre George (1970 : Le lotissement est une opération d’aménagement consistant à


diviser un terrain en parcelles destinées à la construction, généralement dans le
cadre de l’extension urbaine. Il met en avant la fonction spatiale du lotissement dans
la croissance urbaine.

François Moriconi-Ebrard (1993) : Le lotissement est une forme planifiée


d’urbanisation qui organise l’espace bâti selon des parcelles de superficie et de
fonction déterminées. Il met l’accent sur la planification et la structure spatiale.

ONU-Habitat (2020) : Le lotissement est un processus d’aménagement foncier par


lequel un terrain est subdivisé en parcelles destinées à la construction, souvent
accompagné d’équipements et d’infrastructures de base.

1.1. Structure administrative et organisation de l'espace :


La compréhension de l'organisation de l'espace niaméen passe impérativement par
l'analyse de son architecture administrative. Cette structure est le cadre formel à
travers lequel s'exercent la planification, la gestion et la fourniture des services urbains.

6
1.2. La découpe administrative de la ville de Niamey
La ville de Niamey est subdivisée en cinq 5 communes qui sont :

Commune I – située à l’est de la ville (quartiers comme Goudelvo, Saga, etc… voir ci-
dessous)

Commune II – partie centrale de Niamey (quartiers comme Boukoki, Cité Caisse, etc…
voir ci-dessous)

Commune III – vers le centre-ouest (quartiers comme Yantala, Gaweye, etc… voir ci-
dessous)

Commune IV – à l’ouest de la ville (quartiers comme Gamkalley, Haro Banda, etc…


voir ci-dessous)

Commune V – au sud-ouest (quartiers comme Karadjé, Kirkissoye, etc… voir ci-


dessous)

Chacune de ces communes a son propre maire et conseil municipal, mais elles
dépendent toutes du Gouvernorat de Niamey, qui coordonne l’ensemble de la capitale.

7
1.3. Centres historiques et les quartiers de la ville :
Niamey compte des quartiers historiques et des zones résidentielles développées
autour de la colonisation, notamment sur le "Terminus" (anciennement "ville blanche")
et des zones plus populaires comme Boukoki, Yantala, Goudel, et Kalley.

Yantala : Situé sur la rive gauche, c'est un quartier historique et l'un des plus anciens
de la ville.

Figure 1 : Quartier de Yantala Bas en 1970

Goudel : Un autre quartier historique avec une longue histoire, qui est désormais
rattaché à la commune I.

Le Plateau : Il est le centre administratif de la ville où se trouvent les Ministères et


d'autres services de l'État.

Kalley : Il s'agit d'un quartier historique qui se trouve sur la rive gauche du fleuve Niger,
avec une histoire qui remonte à l'époque pré-coloniale.

8
2. L'organisation des quartiers résidentiels et fonctionnels :
La ville de Niamey est composée des quartiers résidentiels et fonctionnels :

Plateau : Un quartier résidentiel aéré et bien équipé, historiquement habité par la


population européenne et des cadres nigériens. On y trouve des villas cossues et de
nombreux services administratifs et de santé.

Koira Kano : Un quartier en pleine expansion, décrit comme huppé, autrefois


composé de champs pour l'élevage. Il est situé près de la centrale d'électricité. Nigelec.
De nos jours, Koira Kano abrite beaucoup de fonctionnaires internationaux, d’expatriés
et d’Ambassades, ce qui en fait une zone assez riche et luxueuse.

Boukoki: Un quartier historiquement dense, composé de plusieurs sous-quartiers


(Boukoki I, II, III, IV). Il est considéré comme l'un des quartiers les plus pauvres et les
plus peuplés de la ville.

Cité Fayçal : Un quartier résidentiel dense, souvent associé aux quartiers


traditionnels, qui est situé en zone péricentrale. De plus, il est considéré comme l'un
des principaux centres d'affaires et de commerces de Niamey, et abrite de nombreux
hôtels et restaurants.

Niamey 2000 : C'est l'un des quartiers les plus récents qui a été développé dans les
années 2000, avec des lotissements planifiés et une administration moderne.

Quartiers mixtes : Des zones comme le Couronne Nord, Dar Es Salaam, et certains
quartiers des communes comme Niamey IV, qui sont des zones de résidence
intermédiaire avec un tissu urbain mixte.

Villages urbains annexés : Des localités comme les villages


de Saga et Gamkallé ont été annexées à la ville, contribuant à l'extension de son tissu
urbain.

9
2.1. Les dynamiques spatiales et les défis de l’urbanisation :
Ils se manifestent par une expansion urbaine et l’étalement de la ville, la ségrégation
spatiale et les inégalités ainsi par l’organisation des transports et des flux.

2.2. L’expansion urbaine et l’étalement de la ville de Niamey :


La définition actuelle de l'étalement urbain est la connotation négative de la « tâche
urbaine » que l'on appelait autrefois l'expansion urbaine, et qui s'appelle aux Etats-
Unis « urban sprawl ». En clair, l'étalement urbain se définit comme le processus de
croissance périphérique d'une agglomération. Il est la forme d'évolution spatiale qui
marque la plupart des villes d'Afrique notamment celles de l'espace sahélien (Niamey,
Ouagadougou, Bamako, etc.). Niamey, avec ses 1,8 million d’habitants en 2024 et
une croissance démographique parmi les plus rapides d’Afrique, fait face à une
expansion anarchique préoccupante. Les quartiers périphériques, comme Niamey
2000, souffrent d’un morcellement illégal des terres publiques, tandis que les
inondations saisonnières, exacerbées par un réseau d’assainissement obsolète,
menacent gravement les populations. L'étalement urbain doit être perçu comme un
enjeu environnemental majeur, du fait de sa conséquence sur la consommation de
l'espace et d'énergie. Il est d'autant plus difficile à vivre pour les ménages niaméens
que le développement des réseaux (eau, électricité, transport, voirie) et des
infrastructures qu'il nécessite dans les quartiers récents, ne suivent pas. De plus,
Niamey est une ville piétonne dans laquelle les habitants auraient du mal à supporter
l'allongement des distances. Par ailleurs, malgré l'étalement de la ville, la crise du
logement persiste puisque les lotissements effrénés qui repoussent sans cesse le front
urbain, ne servent qu'à produire de parcelles dont la mise en valeur attend bien
longtemps avant d'être effective.

10
Figure 2: Image Google Maps de Cité Diaspora, 2025

Figure 3: Image Google Maps de Niamey2000, 2025

11
2.3. La ségrégation spatiale et les inégalités : cas de la ville de
Niamey :
La ségrégation spatiale désigne la répartition inégale des groupes sociaux dans
l’espace urbain. Elle se manifeste lorsque certaines catégories de la population, en
fonction de leurs revenus, de leur statut social ou de leur origine, se concentrent dans
des quartiers spécifiques. Cette situation engendre des inégalités dans l’accès aux
infrastructures, aux services publics et aux opportunités économiques.

À Niamey, capitale du Niger, la ségrégation spatiale est de plus en plus visible. Les
quartiers centraux comme Plateau, Goudel, Yantala Haut ou Terminus abritent les
populations les plus aisées, disposant de logements modernes, d’un bon réseau
routier, d’écoles de qualité et d’un accès régulier à l’électricité et à l’eau potable. En
revanche, les quartiers périphériques tels que Saga, Gamkalley, Koubia ou Talladjé
sont majoritairement peuplés par des ménages à faibles revenus. Ces zones sont
souvent mal desservies par les services urbains, connaissent des problèmes
d’assainissement, d’inondation et de transport.

Cette organisation de l’espace urbain traduit une injustice territoriale : les populations
défavorisées sont reléguées loin du centre et des lieux d’emploi, tandis que les plus
riches profitent d’un cadre de vie confortable. La ségrégation spatiale contribue ainsi
à renforcer les inégalités sociales, à freiner la cohésion urbaine et à créer un sentiment
d’exclusion chez une partie des habitants.

Pour réduire ces inégalités, il est nécessaire que les autorités publiques mettent en
place des politiques d’aménagement équilibrées : construction d’infrastructures dans
les quartiers périphériques, amélioration des transports, accès équitable à l’eau, à
l’électricité et à l’éducation. Une telle politique favoriserait une ville plus inclusive et
plus harmonieuse, où chaque citoyen pourrait bénéficier des mêmes conditions de vie,
quel que soit son lieu de résidence.

2.4. Organisation des transports et des flux :


La ville de Niamey, capitale politique et centre économique du Niger, connaît depuis
plusieurs décennies une croissance démographique et spatiale rapide. Cette
dynamique urbaine entraîne une augmentation importante des besoins en mobilité,
tant pour les personnes que pour les marchandises. L’organisation des transports et

12
des flux constitue ainsi un enjeu majeur pour assurer la fluidité des déplacements,
soutenir l’activité économique et améliorer la qualité de vie des habitants.

Le système de transport à Niamey repose essentiellement sur un réseau routier avec


une forte prédominance du transport terrestre. Celui-ci regroupe différents modes de
déplacements : transports publics (bus, taxis-ville, taxis-motos appelés « kabu-kabu
»), transports privés (motos, véhicules personnels) ainsi que les transports de
marchandises. Malgré les efforts d’aménagement (construction de routes,
échangeurs, ponts), la ville fait face à des défis importants : congestion du trafic,
insuffisance de transports en commun organisés, insécurité routière, embouteillages
aux heures de pointe et mauvaise répartition des infrastructures entre centre-ville et
périphérie.

La circulation des flux humains et économiques se structure autour de grands axes


reliant le centre administratif et commercial aux quartiers périphériques, ainsi qu’aux
principaux pôles stratégiques tels que les marchés (Grand Marché, Katako, Djamadji,
Harobanda), la gare routière, l’aéroport Diori Hamani, le Port fluvial de Niamey et les
zones industrielles. Cette concentration des échanges créé des nœuds de flux souvent
saturés.

Conclusion :
En définitive, l’analyse de l’espace urbain de Niamey sous l’aspect organisationnel
révèle une ville en pleine mutation, où cohabitent modernité et désordre spatial.

L’organisation de l’espace, longtemps marquée par une croissance spontanée et peu


maîtrisée, fait aujourd’hui face à des défis majeurs : étalement non planifié,
insuffisance des infrastructures, pression démographique et inégalités spatiales.
Toutefois, les efforts récents des autorités locales et nationales à travers la planification
urbaine, les programmes de modernisation et la décentralisation traduisent une
volonté réelle de structurer durablement la capitale.

Ainsi, pour que Niamey devienne une ville équilibrée, fonctionnelle et inclusive, il est
essentiel de renforcer la planification urbaine participative, d’intégrer les périphéries
dans les politiques d’aménagement, et de promouvoir une gouvernance urbaine
fondée sur la durabilité et l’équité sociale. Niamey se trouve donc à la croisée des

13
chemins : entre le risque d’un désordre spatial accentué et l’opportunité d’une
organisation urbaine harmonieuse au service de tous ses habitants.

14
Bibliographie :
A. Ouvrages :

Pierre George (1970), « Dictionnaire de la Géographie », Presses Universitaires de


France (PUF)

Pierre George (1964), « Géographie Sociale du Monde », Presses Universitaires de


France (PUF)

François Moriconi-Ebrard, (1993) « l’Urbanisation du monde depuis 1950 », Anthropos

Anthony Downs (2001), « Stuck In Traffic », Brooklyn Institution Press

Ortúzar et Willumsen (2001), « Manuel de Planification des Transports » (Modelling


Transport), publié par John Wiley & Sons

Paul Claval (1981), « Essai d’Urbanologie », publié chez Litec, dans la collection
‘Géographie économique et sociale’

B. Webographie :
• [Link]
• [Link]
[Link]

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