Cours CGI
Cours CGI
3. Prévision budgétaire
1. Prévision des ventes
2. Prévision des approvisionnements
3. Optimisation de la production
4. Coût de la qualité
4. Contrôle et pilotage
1. Elaboration des tableaux de bord
2. Analyse des écarts
3. Prise de décision
Y. CHATER 24/10/2024
Introduction Générale
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Présentation du contrôle de gestion industrielle
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Présentation du contrôle de gestion industrielle
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• structure,
• culture,
• environnement.
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Présentation du contrôle de gestion industrielle
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Stratégie de l’entreprise
Réalisations
Corrections
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Présentation du contrôle de gestion industrielle
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Présentation du contrôle de gestion industrielle
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Présentation du contrôle de gestion industrielle
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Présentation du contrôle de gestion industrielle
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Présentation du contrôle de gestion industrielle
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Présentation du contrôle de gestion industrielle
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• Pour comprendre les choix réalisés : vendre tel produit plutôt qu’un
autre, vendre tel produit à tel prix, diminuer tel coût…
• Pour suivre les actions : la mise en place des budgets et d’un suivi des
écarts entre l’activité réalisée et le budget permet de comprendre les
actions correctrices mises en place.
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Présentation du contrôle de gestion industrielle
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La définition des charges et des coûts
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DÉFINITION
Une charge est une consommation de ressources qui vient diminuer le
résultat. Un produit correspond à un enrichissement qui, au contraire,
augmente le résultat.
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La définition des charges et des coûts
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DÉFINITION
Une charge est directe si elle peut être facilement reliée à un objet de
coût. Une charge est indirecte s’il n’est pas possible de l’associer
facilement à un objet de coût.
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La définition des charges et des coûts
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La définition des charges et des coûts
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Une charge est fixe lorsque son montant ne varie pas en fonction du
niveau de l’activité. Une charge est variable lorsque son montant
varie en fonction du niveau de l’activité.
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La définition des charges et des coûts
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La définition des charges et des coûts
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La définition des charges et des coûts
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La définition des charges et des coûts
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La définition des charges et des coûts
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La définition des charges et des coûts
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La définition des charges et des coûts
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Typologie des coûts
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Typologie des coûts
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Typologie des coûts
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Les coûts partiels
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N.B. :
Certaines charges comprennent une partie fixe et une partie variable (ex.
le salaire des vendeurs peut comprendre une partie fixe et une
commission variable) : on parle de charges « semi-variables ». Dans les
calculs il faut les scinder en deux parties et rattacher la partie fixe aux
charges fixes et la partie variable aux charges variables.
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Les coûts partiels
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Exemple :
- un circuit touristique est vendu 350 € par participant.
- les coûts fixes sont de 2 000 € (coût du bus de 20 places, du chauffeur et du
guide)
- les coûts variables sont de 210 € par participant (repas et hébergement)
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Les coûts partiels
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Les coûts partiels
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Les coûts partiels
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Remarque :
Le calcul du seuil de rentabilité repose sur des hypothèses fortement
simplifiées. Dans la réalité, les CF et CV ne sont pas des droites
continues : les CF forment une droite discontinue et les CV une
courbe. Il est donc possible d’avoir plusieurs seuils de rentabilité
… ou même aucun.
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Les coûts partiels
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Selon cette méthode, seules les charges variables sont réparties entre les
différents produits. Chaque produit dégage une marge sur coût variable
calculée par différence entre le prix de vente du produit et son coût variable.
Cette marge doit couvrir les charges fixes de l’entreprise et permettre à celle-ci
de dégager un bénéfice.
résultat = Σ MSCV – CF
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Les coûts partiels
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Lorsque la MSCV est positive, des analyses plus poussées et spécifiques sont
nécessaires.
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Typologie des coûts
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Typologie des coûts
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LES COUTS COMPLETS : METHODE DES CENTRES
D’ANALYSE
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LES COUTS COMPLETS : METHODE DES CENTRES
D’ANALYSE
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LES COUTS COMPLETS : METHODE DES CENTRES
D’ANALYSE
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LES COUTS COMPLETS : METHODE DES CENTRES
D’ANALYSE
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CENTRES AUXILIAIRES ET PRESTATIONS CROISEES
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C’est le cas par exemple du coût du service « gestion des ressources humaines » :
- il n’existe pas de clé de répartition pertinente pour répartir son coût entre les
différents produits (la main d’œuvre directe ne représente souvent qu’une
faible part des effectifs d’une entreprise)
- il est aisé de répartir son coût entre les différents services de l’entreprise au
prorata de leurs effectifs.
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CENTRES AUXILIAIRES ET PRESTATIONS CROISEES
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- les centres principaux dont les charges sont imputées aux produits en
fonction des unités d’œuvre
- les centres auxiliaires dont les charges sont transférées aux centres
principaux.
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CENTRES AUXILIAIRES ET PRESTATIONS CROISEES
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CENTRES AUXILIAIRES ET PRESTATIONS CROISEES
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CENTRES AUXILIAIRES ET PRESTATIONS CROISEES
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Exemple :
Il faut donc commencer par résoudre le problème des prestations croisées. Cette
résolution peut se faire de deux façons : soit de façon itérative, soit en posant
un système d’équations.
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CENTRES AUXILIAIRES ET PRESTATIONS CROISEES
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Cette méthode consiste à vider alternativement les centres auxiliaires jusqu’à ce que les
montants restant à transférer soient négligeables.
Dans l’exemple précédent, si on vide à nouveau le centre maintenance, on transfère 80 €
(= 5% * 1 600) au centre transport.
On vide alors à nouveau le centre transport en transférant 8 € au centre maintenance (10%
* 80).
On vide alors à nouveau le centre maintenance en transférant 0,4 € au centre transport (5%
* 8).
Il est possible de s’arrêter à cette étape car le montant résiduel (à 0,40 €) est négligeable.
Au total, les montants suivants auront transité dans les centres auxiliaires :
- centre « maintenance » : 20 000 + 1 600 + 8 = 21 608 €
- centre « transport » : 15 000 + 1 000 + 80 = 16 080 €
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CENTRES AUXILIAIRES ET PRESTATIONS CROISEES
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LES COUTS COMPLETS : METHODE DES CENTRES
D’ANALYSE
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LES COUTS COMPLETS : METHODE DES CENTRES
D’ANALYSE
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LES COUTS COMPLETS : METHODE DES CENTRES
D’ANALYSE
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Exemple d’activités :
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LES COUTS COMPLETS : METHODE DES CENTRES
D’ANALYSE
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LES COUTS COMPLETS : METHODE DES CENTRES
D’ANALYSE
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Exemple d’inducteurs :
Activité Inducteur
On peut ensuite regrouper les activités qui ont le même inducteur et calculer ainsi
le coût de chaque inducteur : coût inducteur = ressources consommées / volume
de l’inducteur.
On impute ensuite les charges indirectes aux produits en fonction des inducteurs
(de la même façon qu’avec les unités d’œuvre).
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LA PRISE EN COMPTE DES STOCKS
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Une matière peut avoir été achetée sur une période mais utilisée en production sur
la période suivante et commercialisée la période d’après. Il faut donc imputer
au coût du produit :
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LA PRISE EN COMPTE DES STOCKS
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LA PRISE EN COMPTE DES STOCKS
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Pour passer du coût des matières achetées au coût des matières consommées, on
utilise les comptes de stock de matière première :
Coût du stock initial + coût des matières achetées = coût des matières
consommées + Coût du stock final
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LA PRISE EN COMPTE DES STOCKS
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LA PRISE EN COMPTE DES STOCKS
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LA PRISE EN COMPTE DES STOCKS
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M
Achats 700 kg à 10 € / kg
Stock Initial 350 kg à 12 € / kg
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LA PRISE EN COMPTE DES STOCKS
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Pour calculer le coût de revient des produits A vendus il faut procéder par étapes :
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LA PRISE EN COMPTE DES STOCKS
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Etape n°1 :
coût d’achat = prix d’achat + frais d’approvisionnement (de la période) = 700 *10
+ 3 500 = 10 500 €
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LA PRISE EN COMPTE DES STOCKS
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Etape n°2 :
Puis nous valorisons les mouvements du stock de matière M en appliquant la
méthode du CMUP :
Stock initial = 350 kg * 12 € = 4 200 €
Entrées en stock = 700 kg * 15 € = 10 500 €
➔CMUP = (4 200 + 10 500) / (350 + 700) = 14 €/kg
Sorties :
- pour A : 200 kg à 14 €/kg = 2 800 €
- pour B : 600 kg à 14 €/kg = 8 400 €
Stock final : 250 kg à 14 €/kg = 3 500 €
Vérification : SI + entrées = SF + sorties 4 200 + 10 500 = 2 800 + 8 400 +
3500 = 14 700 €
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LA PRISE EN COMPTE DES STOCKS
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Etape n°3 :
= 13 200 €
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LA PRISE EN COMPTE DES STOCKS
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Etape n°4 :
Puis nous valorisons les mouvements du stock de produits A en appliquant la
méthode du CMUP :
Stock initial = 40 * 40 € = 1 600 €
Entrées en stock = 200 * 66 € = 13 200 €
➔ CMUP = (1 600 + 13 200) / (40 + 200) = 61.7 €/pièce
Sorties = 180 * 61.7 = 11 106 €
Stock final : 60 * 61.7 = 3 702 €
Vérification : SI + entrées = SF + sorties 1 600 + 13 200 = 11 106 + 3 702 =
14 800 €
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LA PRISE EN COMPTE DES STOCKS
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Etape n°5 :
Nous pouvons à présent calculer le coût de revient des produits A vendus :
Coût de revient = coût de production + part charges indirectes de distribution
= 11 106 + 2 000 * 180 / (180+320) = 11 826 € pour 180 unités
Coût de revient unitaire = 11 826 / 180 = 65.7 €
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LA PRISE EN COMPTE DES STOCKS
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Dans la partie précédente, nous avons supposé que tous les produits avaient le
même stade d’achèvement, ce qui nous permettait d’obtenir le coût unitaire par
une simple division.
Toutefois, dans la réalité la fin d’une période comptable ne coïncide pas
nécessairement avec l’achèvement de tous les produits et il faut alors tenir
compte des en-cours de production :
Coût des produits achevés sur la période = coût des en-cours de début de
période + coût de production de la période – coût en-cours de fin de
période
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LA PRISE EN COMPTE DES STOCKS
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LA PRISE EN COMPTE DES STOCKS
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On considère ainsi que le coût d’une unité de produit en-cours est égal à x % du
coût d’une unité de produit fini.
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LA PRISE EN COMPTE DES STOCKS
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Exemple
Une verrerie qui fabrique du verre au mètre :
- charges de production = 63 000 €
- production = 3 500 m2 de verre terminé
- en-cours de début de période : 122 m2 valorisés à 1 429 €
- en-cours de fin de période : 150 m2
- coefficient d’équivalence : 0,7
Pour calculer le coût de production des 3 500 m2 de verre terminé, il faut tout
d’abord calculer la production en équivalent m2 finis :
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LA PRISE EN COMPTE DES STOCKS
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LA PRISE EN COMPTE DES PRODUITS JOINTS
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LA PRISE EN COMPTE DES PRODUITS JOINTS
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On distingue :
- le produit principal,
- les déchets et les rebuts dont la valeur marchande est très faible.
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LA PRISE EN COMPTE DES PRODUITS JOINTS
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Dans tous les cas, le coût de production est commun à tous les
produits joints et toute répartition d’un coût joint entre les
produits sera inévitablement arbitraire. Elle reste toutefois
nécessaire, ne serait-ce que pour valoriser les stocks au bilan
comptable.
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LA PRISE EN COMPTE DES PRODUITS JOINTS
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LA PRISE EN COMPTE DES PRODUITS JOINTS
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Exemple :
Une entreprise fabrique des transformateurs, cette production générant
également des chutes de tôle vendues à un ferrailleur :
- production de la période : 1 200 transformateurs et 300 kg de chutes de
tôle
- coût total de production = 13 500 €
- prix de vente des transformateurs : 20 € pièce
- prix de vente des chutes de tôle : 0,80 € / kg
- charges de distribution = 10 % du prix de vente
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LA PRISE EN COMPTE DES PRODUITS JOINTS
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LA PRISE EN COMPTE DES PRODUITS JOINTS
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LA PRISE EN COMPTE DES PRODUITS JOINTS
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TRAITEMENT DES
CHARGES FIXES
TECHNIQUE DE
L’IMPUTATION
RATIONNELLE
TECHNIQUE DE L’IMPUTATION RATIONNELLE
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TECHNIQUE DE L’IMPUTATION RATIONNELLE
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Exemple
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TECHNIQUE DE L’IMPUTATION RATIONNELLE
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TECHNIQUE DE L’IMPUTATION RATIONNELLE
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TECHNIQUE DE L’IMPUTATION RATIONNELLE
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Ainsi, dans l’exemple précédent, on n’imputera que 30% des charges fixes au coût
des nuitées, les 70% restant étant clairement identifiés comme le coût de la sous-
activité, c’est-à-dire le gaspillage lié à la sous-utilisation de la capacité productive.
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TECHNIQUE DE L’IMPUTATION RATIONNELLE
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TECHNIQUE DE L’IMPUTATION RATIONNELLE
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- l’activité habituelle,
- l’activité pour laquelle les investissements ont été réalisés et le personnel a été
embauché,
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TECHNIQUE DE L’IMPUTATION RATIONNELLE
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TECHNIQUE DE L’IMPUTATION RATIONNELLE
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TECHNIQUE DE L’IMPUTATION RATIONNELLE
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Le coût d’un produit est obtenu en additionnant les charges variables et les
charges fixes imputées rationnellement, c’est-à-dire ajustées par le coefficient
d’IR.
La deuxième formule montre que l’imputation rationnelle rend les coûts fixes
proportionnels au volume d’activité. Elle les « variabilise ».
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TECHNIQUE DE L’IMPUTATION RATIONNELLE
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TECHNIQUE DE L’IMPUTATION RATIONNELLE
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TECHNIQUE DE L’IMPUTATION RATIONNELLE
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TECHNIQUE DE L’IMPUTATION RATIONNELLE
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TECHNIQUE DE L’IMPUTATION RATIONNELLE
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Une autre façon de calculer l’écart sur niveau d’activité est de considérer qu’il
correspond au montant unitaire des charges fixes qui n’a pas pu être imputé en
raison des variations de niveau d’activité :
Différence sur niveau d’activité = charges fixes réelles unitaires * (AN – AR)
- écart = CF réelles unitaires * (AN – AR) = 100 000 / 1 500 * (1 500 – 450)
= 70 000 €
Y. CHATER 24/10/2024
LA GESTION BUDGETAIRE
La gestion budgétaire consiste à établir des budgets et à comparer périodiquement les réalisations
avec les données budgétées afin de mettre en place des actions correctives si nécessaire. Elle
permet :
- de prévoir les moyens nécessaires à leur mise en œuvre (trésorerie, capacité de production) ;
De plus, elle permet une gestion décentralisée en rendant possible la délégation des pouvoirs :
chaque responsable de centre se voir allouer des ressources et des objectifs à respecter tout en
étant libre des moyens employés.
Y. CHATER 24/10/2024
La démarche Prévisionnelle
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Y. CHATER 24/10/2024
La démarche Prévisionnelle
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La démarche Prévisionnelle
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Les budgets sont à la fois des instruments de prévision et de coordination entre les
unités décentralisées et des aides à la délégation des décisions et à la motivation
des décideurs.
Y. CHATER 24/10/2024
La démarche Prévisionnelle
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Parmi les budgets, on distingue ceux qui dépendent du niveau d’activité (budgets
opérationnels : ventes, productions, approvisionnements) et ceux qui sont
indépendants du niveau d’activité à court terme (investissement, frais généraux).
Seuls les budgets opérationnels seront étudiés dans le cadre de ce cours !
- une phase de prévision qui prend en compte les objectifs de l’entreprise, les
contraintes internes et externes, les données des budgets situés en amont ;
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La gestion budgétaire des ventes
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La gestion budgétaire des ventes
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- tendance principale
La tendance principale peut être mise en évidence par plusieurs méthodes. Parfois,
une simple représentation graphique suffit, sinon il faut recourir à des
techniques de lissage pour la faire apparaître (moyennes mobiles par exemple).
Le plus souvent, la tendance principale sera représentée par une droite d’équation
y=ax+b où y représente le volume des ventes et x le temps passé. Pour trouver
la valeur des coefficients a et b, la méthode la plus simple est celle de la droite
de Mayer.
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La gestion budgétaire des ventes
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La gestion budgétaire des ventes
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On regroupe, d’une part les trois premières années, et d’autre part les trois suivantes :
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La gestion budgétaire des ventes
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y1 = a x1 + b 631 = 2a + b a = 167
y2 = a x2 + b 1131 = 5a + b b = 298
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La gestion budgétaire des ventes
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NB : selon la phase du cycle de vie du produit, l’ajustement pourra se faire non pas
par une fonction linéaire mais par une fonction exponentielle. Dans ce cas, il
suffit de remplacer les valeurs observées par leur logarithme afin de retrouver
une fonction linéaire.
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La gestion budgétaire des ventes
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La gestion budgétaire des ventes
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- coefficients saisonniers
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La gestion budgétaire des ventes
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Astuce :
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La gestion budgétaire des ventes
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Répartition en trimestres :
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La gestion budgétaire des ventes
120
Les principaux outils d’étude de conjoncture sont les indices précurseurs et les
enquêtes de conjoncture.
Elles sont complétées par des études sectorielles : études de marché, suivi d’un
panel de consommateurs, mise en place d’un marché-test, …
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La gestion budgétaire des ventes
121
Il faut également tenir les réactions des clients et des concurrents aux actions
commerciales de l’entreprise :
- impact de la publicité,
Ainsi, le budget des ventes est le plus souvent élaboré après une série d’allers-
retours entre les services commerciaux et le contrôleur de gestion.
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La gestion budgétaire des ventes
122
Le budget des ventes doit être ventilé par produit et/ou par région afin de pouvoir
être utilisé par les différents niveaux de la force de vente.
Il doit également être ventilé sur l’année selon une périodicité pertinente. La
périodicité mensuelle est le plus souvent adoptée car elle permet de déboucher
sur des prévisions de trésorerie exploitables. Toutefois une périodicité plus
longue (le trimestre par exemple) peut être préférée pour des raisons de coût.
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La gestion budgétaire des ventes
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Le budget des ventes peut être établi en termes de volume, de chiffre d’affaires ou
de marge. Un budget en volume a l’avantage d’être facile à établir et à exploiter
mais il n’incite pas nécessairement les vendeurs à agir dans l’intérêt de
l’entreprise. En effet, ceux-ci peuvent être tentés d’accorder des remises trop
importantes pour gonfler le volume de leurs ventes. Inversement, un budget
établi en terme de marge fait coïncider l’intérêt des vendeurs avec celui de
l’entreprise mais est plus complexe à établir.
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La gestion budgétaire des ventes
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- du coût de la publicité ;
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La gestion budgétaire des ventes
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Le contrôle budgétaire des ventes
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Selon la façon dont le budget a été établi, l’analyse des écarts portera sur le
montant du chiffre d’affaires ou de la marge sur coût standard. La méthode est
identique dans les deux cas.
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Le contrôle budgétaire des ventes
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Le contrôle budgétaire des ventes
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Cette différence a deux origines : d’une part les quantités vendues sont supérieures
aux prévisions, d’autre part le prix de vente réel est également supérieur à celui
qui était prévu.
On distingue ainsi :
Y. CHATER 24/10/2024
Le contrôle budgétaire des ventes
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Représentation graphique :
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Le contrôle budgétaire des ventes
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En désignant :
- par Pr, le prix unitaire réel (ou la marge unitaire réelle)
- par Qr, les quantités réelles
- par Pp, le prix unitaire prévu (ou la marge unitaire prévue)
- par Qp, les quantités prévues
On obtient les formules suivantes (à retenir !)
Ecart = CA réel – CA prévisionnel = Pr * Qr - Pp * Qp
dont : écart sur quantités = (Qr - Qp) * Pp
écart sur prix = (Pr - Pp) * Qr
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Le contrôle budgétaire des ventes
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Le contrôle budgétaire des ventes
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L’analyse peut être menée produit par produit, selon la méthode étudiée
précédemment, ou globalement. Dans ce cas, une troisième source d’écart doit
être prise en compte : la composition des ventes.
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Le contrôle budgétaire des ventes
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Le contrôle budgétaire des ventes
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Le contrôle budgétaire des ventes
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Si on souhaite mener l’analyse des écarts au niveau global, on peut mesurer l’écart
sur quantités de la même façon que précédemment :
L’écart sur marge unitaire doit être décomposé pour faire apparaître l’impact de la
composition des ventes. Pour cela, on recalcule la marge prévue pour tenir
compte de la composition réelle des ventes :
Y. CHATER 24/10/2024
Le contrôle budgétaire des ventes
137
Cet écart est négatif car la composition des ventes a évolué de façon défavorable à
la société : les prévisions ont été dépassées pour le produit « Dalhia » à faible
marge (51% des ventes réelles contre 43% prévu) alors qu’elles n’ont pas été
atteintes pour le produit « Lilas » à forte marge (14% des ventes réelles contre
22% prévu).
Y. CHATER 24/10/2024
Le contrôle budgétaire des ventes
138
Une fois l’impact de la composition des ventes isolé, on peut calculer l’impact sur
marge unitaire en comparant la marge réelle et la marge calculée précédemment
qui neutralise l’impact de la composition des ventes :
Cet écart est positif car la marge unitaire réelle de chaque produit est supérieure à
celle prévue.
Y. CHATER 24/10/2024
Le contrôle budgétaire des ventes
139
En désignant :
- par Pr, le prix unitaire réel (ou la marge unitaire réelle)
- par Qr, les quantités réelles
- par Pp, le prix unitaire prévu (ou la marge unitaire prévue)
- par Qp, les quantités prévues
- par Pcompo, le prix (ou la marge unitaire) moyen prévu corrigé de la composition
réelle des ventes
On obtient les formules suivantes (à retenir !)
Ecart = marge réelle – marge prévisionnelle = Pr * Qr - Pp * Qp
dont : écart sur quantités = (Qr - Qp) * Pp
écart sur composition des ventes = (Pcompo - Pp) * Qr
écart sur prix = (Pr - Pcompo) * Qr
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L’analyse des écarts sur budget de production
140
Après avoir calculé le coût réel et le coût prévu (standard) d’une production, il est
utile d’analyser l’écart constaté entre ces deux valeurs afin d’en comprendre les
causes.
1. Ecart sur volume et écart économique
La première étape de cette analyse consiste à mettre en évidence la part de l’écart
due au volume de production et celle liée au coût unitaire des produits.
Ainsi, si on désigne par Cs le coût standard unitaire d’un produit et par Qs le
volume de production prévu, le coût standard de la production prévue (CS)
s’élève à : CS = Qs* Cs
De même, le coût constaté de la production réelle (CR) s’élève à : CR = Qr* Cr
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L’analyse des écarts sur budget de production
141
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L’analyse des écarts sur budget de production
143
2. Analyse de l’écart économique
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L’analyse des écarts sur budget de production
144
Pour chaque élément de coût direct (matière première, MOD, …) l’écart peut être
- écart sur coût = (coût unitaire réel – coût unitaire standard) * quantité réelle
standard
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L’analyse des écarts sur budget de production
146
Exemple :
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L’analyse des écarts sur budget de production
147
Exemple :
L’écart sur coût de production s’élève à 152 € (favorable) et peut être décomposé
comme suit :
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L’analyse des écarts sur budget de production
148
Exemple :
- écart sur coût = (1,1 – 1) * 2,1 = 0,21 € pièce, soit 168 € pour les 800 pièces
fabriquées (défavorable)
- écart sur quantités = (2, 1 – 2) * 1 = 0,10 € pièce, soit 80 € pour les 800 pièces
fabriquées (défavorable)
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L’analyse des écarts sur budget de production
149
L’effet volume se calcule de façon classique et est appelé « écart sur rendement » :
Ecart sur rendement = (quantité réelle d’UO – quantité préétablie d’UO) * coût
unitaire standard
L’effet coût se décompose en écart sur activité et en écart sur frais (ou écart sur
budget).
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L’analyse des écarts sur budget de production
150
Si on note :
flexible)
Ar = activité réelle
réelle)
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L’analyse des écarts sur budget de production
151
On obtient :
- écart sur rendement = (Ar – Ap) * Cs
- écart sur frais = (Cr – Cs AR) * Ar
- écart sur activité = (Cs AR- Cs) * Ar
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L’analyse des écarts sur budget de production
152
Son budget pour un mois donné a été établi à 50 000 euros (dont 20 000 de charges fixes)
pour une production de 200 A et 200 B, soit 1 000 UO budgétées au coût unitaire de 50
euros.
- charges totales : 49 400 euros (dont 20 000 fixes et 29 400 variables) pour 950 heures-
machines.
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L’analyse des écarts sur budget de production
153
Exemple (suite) :
On a donc : coût standard = 50 000 euros = 1 000 * 50
coût préétabli = 43 000 euros = (250*2 + 120 *3) * 50 = 860 * 50
coût réel = 49 400 euros = 950 * 52
➔ Ecart sur volume = 43 000 – 50 000 = - 7 000 euros
➔ Ecart économique = 49 400 – 43 000 = 6 400 euros
- sous-écart sur rendement = (950 – 860) * 50 = 4 500 euros
- sous-écart sur activité = (51,0526 - 50) * 950 = 1 000 euros
- sous-écart sur frais = (52 – 51,0526) * 950 = 900
Avec 51,0526 = (20 000 + 30 000 * 950/1000) / 950
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L’analyse des écarts sur budget de production
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L’analyse des écarts sur budget de production
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L’analyse des écarts sur budget de production
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L'écart économique sur M1 s'explique uniquement par un écart sur coût défavorable,
le coût réel de la matière est plus élevé que celui prévu. Les raisons peuvent être
multiples :
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L’analyse des écarts sur budget de production
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L’analyse des écarts sur budget de production
158
L'écart économique (rendement) sur MOD s'explique par un écart sur nombre
d'heures favorables : le personnel a été plus efficace que prévu, en raison de sa
grande compétence, d'une matière de bonne qualité et / ou encore de machines bien
entretenues.
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L’analyse des écarts sur budget de production
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L’analyse des écarts sur budget de production
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L’analyse des écarts sur budget de production
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L’analyse des écarts sur budget de production
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Les en-cours de production sont, très souvent, évalués à un coût préétabli, même
lorsqu'il s'agit de déterminer le coût réel d'une production. Le coût préétabli des
en-cours de production est dérivé du coût préétabli d'un produit terminé, par
l'application de cœfficients d'équivalence.
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L’analyse des écarts sur budget de production
163
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L’analyse des écarts sur budget de production
164
Exemple (suite)
Le coût préétabli d'un lave-vaisselle Luxe en cours de fabrication repose souvent sur la
convention selon laquelle l'en-cours incorpore 100% du coût des matières et 50% des
autres charges.
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L’analyse des écarts sur budget de production
165
- Soit en comparant les charges réelles et les charges préétablies supportées pendant la
période.
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L’analyse des écarts sur budget de production
166
Ecart sur les produits terminés de la période N = charges réelles de la période N + coût
préétabli de l'en-cours initial - coût préétabli de l'en-cours final - coût préétabli des Pdts
terminés
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L’analyse des écarts sur budget de production
167
Exemple 2
Les charges réelles du mois de novembre (6 080 000 au total) et la production terminée du
modèle luxe (8 000 lave-vaisselle).
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L’analyse des écarts sur budget de production
168
Exemple 2 (suite)
L'écart sur coût des lave –vaisselle luxe terminés en novembre se calcule comme suit =
Plus le coût préétabli de l'en-cours initial (700 x 200) : ……………….……….…....…. + 140 000
Moins le coût préétabli de l'en-cours final (700x 300) : …..……………..……….…… - (210 000)
Coût réel des 8 000 lave-vaisselle terminés en novembre …...…………………….…..= 6 010 000
Moins le coût préétabli des 8 000 lave-vaisselle terminés en novembre (800 x 8 000)
………………………………………………………………………………....…...-(6 400 000)
Ecart sur coût des 8 000 lave-vaisselle terminés en novembre (favorable) ………...(-390 000)
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L’analyse des écarts sur budget de production
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Exemple 3 : vérifions que la deuxième relation donne le même écart que la relation
précédente.
Ecart sur charges supportés dans le mois : ……...….......…….. = - 390 000 FAV
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L’analyse des écarts sur budget de production
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L’analyse des écarts sur budget de production
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Charges directes
Matières et fournitures
- Tôle 415000 7,60 ? ? ? ? ? ?
- Pompes 8 002 192 ? ? ? ? ? ?
MOD
- Ouvriers spécialisés 24 000 21,60
- Ouvriers 13 500 34 ? ? ? ? ? ?
professionnels ? ? ? ? ? ?
Charges indirectes
-Centre emboutissage 4 072 28 ? ? ? ? ? ?
- Centre montage 21 000 14,20 ? ? ? ? ? ?
? ? ? ?
Total
?
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L’analyse des écarts sur budget de production
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Charges directes
Matières et fournitures
- Tôle 415000 7,60 3 154 000 405000 8 3240000 86000
- Pompes 8 002 192 1 536 384 8 100 200 1620000 83616
MOD
- Ouvriers spécialisés 24 000 21,60 518 400 28175 20 563 500 45 100
- Ouvriers 13 500 34 459 000 16 100 36 579 600 120 600
professionnels
Charges indirectes
-Centre emboutissage 4 072 28 114 016 4 025 27,20 109 480 4536 59 200
- Centre montage 21 000 14,20 298 200 24 150 14,80 357 420
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L’analyse des écarts sur budget de production
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Exemple
supposons que la fabrication des lave-vaisselle modèle luxe comporte un stockage
intermédiaire entre l'atelier d'emboutissage et l'atelier de montage.
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L’analyse des écarts sur budget de production
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L’analyse des écarts sur budget de production
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L’analyse des écarts sur budget de production
177
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L’analyse des écarts sur budget de production
178
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L’analyse des écarts sur budget de production
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Nous remarquons que le prix unitaire inscrit dans la colonne du coût réel (479,60
DH) est, en fait, le coût unitaire préétabli du produit intermédiaire. L'écart
défavorable de 959 DH représente le coût préétabli des deux lave-vaisselle
emboutis (479,60 x 2) qui ont été consommés en excédent.
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Questions ?
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