Equa Diff
Equa Diff
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Analyse 2
A. Bir-Jmel 1 / 35
Équations différentielles du premier ordre Équation différentielle linéaire du second ordre à coefficients constants
Plan
A. Bir-Jmel 2 / 35
Équations différentielles du premier ordre Équation différentielle linéaire du second ordre à coefficients constants
Équations différentielles
II Équations du premier
différentielles linéairesordre
du premier ordre
Dans les sections suivantes K désigne l’ensemble R ou C, I est un intervalle de R.
Dans tout le chapitre I désignera un intervalle de R non vide et non réduit à un
II.1 et
point, Définitions
K désigne l’un des ensembles R ou C.
Définition Équation linéaire du premier ordre
Une équation différentielle scalaire linéaire d’ordre 1 est une équation différentielle d’incon-
nue y : I → K de la forme :
( E) : ∀t ∈ I, a(t)y0 (t) + b(t)y(t) = c(t)
qu’on note plus simplement
a(t)y0 + b(t)y = c(t)
où a, b, c : I → K sont trois fonctions définies et continues sur un intervalle I de R et y : I →
K une fonction dérivable inconnue. De plus, on suppose que a n’est pas la fonction nulle. On
appelle équation homogène associé à ( E) l’équation différentielle :
( H ) : ∀t ∈ I, a(t)y0 + b(t)y = 0
On appelle la fonction c le second membre de l’équation ( E).
Remarque Si c est la fonction nulle, on dit alors que l’équation différentielle est homogène.
Dans ce cours, nous étudierons principalement les équations différentielles linéaire du premier
ordre de la forme :
( E) : y0 + α(t)y = β(t)
avec α et β deux fonctions définies et continues sur I. L’équation homogène est alors :
( H ) : y0 + α(t)y = 0
Par la suite, toutes les définitions de ce cours seront données pour ce type d’équations.
Définition
On appelle solution sur I de (E ) toute fonction f définie et dérivable sur I à
valeurs dans K tel que :
Remarque :
Si la fonction α est la fonction nulle sur I, alors l’équation (E ) revient à :
∀t ∈ I, y ′ = β(t)
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Équations différentielles du premier ordre y 0 (t) + Équation
a(t)y(t) différentielle
= b(t) (E)
linéaire du second ordre à coefficients constants
On dit que f est solution sur I de (E) si f est dérivable sur I et si pour tout t ∈ I, f 0 (t)+a(t)f (t) = b(t).
Remarques.
Soit f une solution de (E) sur I, f est donc dérivable sur I. Elle est en fait de classe C 1 sur I puisque
f 0 (t) = β(t) − α(t)f (t) qui est par hypothèse continue sur I.
Si on a une équation différentielle de la forme α(t)y 0 (t) + β(t)y(t) = γ(t), on peut la ramener à la forme
précédente (dite normalisée) en divisant par α(t). Il faut en revanche se placer sur un intervalle où la
fonction α ne s’annule pas.
La tension U aux bornes d’un condensateur de capacité C en série avec une résistance R et un générateur de
force électromotrice E(t) vérifie l’équation différentielle :
RCU 0 + U = E(t).
L’intensité I dans un circuit RL constitué d’une résistance R, d’une bobine d’inductance L et d’un générateur
de force électromotrice E(t) vérifie l’équation différentielle :
LI 0 + RI = E(t).
La proportion y de carbone 14 dans le carbone total des êtres vivants est constante. Après la mort, elle
diminue de 1/8000 par an et vérifie donc l’équation différentielle suivante (où le temps est exprimé en années) :
1
y0 + y = 0.
8000
On peut ainsi dater la mort d’un être vivant grâce à cette relation (datation au carbone 14).
Proposition
Structure de l’ensemble des solutions de (H)
L’ensemble SH des solutions de l’équation homogène (H) associé à (E ) est
dit stable par combinaison linéaire, c’est-à-dire si f1 ∈ SH et f2 ∈ SH alors
pour tout couple (λ, µ) d’éléments de K, λf1 + µf2 ∈ SH .
Structure des solutions de (E )
Si fE est une solution particulière de l’équation différentielle (E ) et si SH
est l’ensemble des solutions de (H), alors l’ensemble des solutions de (E )
est :
{fE + g, g ∈ SH }
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Équations différentielles du premier ordre Équation différentielle linéaire du second ordre à coefficients constants
Proposition
Pour toute fonction continue a : I → K, les solutions de y ′ + a(t)y = 0 sont :
t 7→ y (t) = λe −A(t)
Remarques
Il n’y a qu’une solution qui s’annule : la fonction nulle.
Si fH est une solution non nulle de (H), l’ensemble des solutions est alors
SH = {t 7→ λf0 (t), λ ∈ K}
De plus, si ce n’est pas la fonction nulle, la solution ne s’annule pas sur I.
Toutes les
R solutions de (E0 ) sont donc colinéaires, proportionnelles à
− a(t)dt
t 7→ e . On dit alors que l’ensemble des solutions est une droite
vectorielle, ou d’une autre manière que S0 est de dimension un.
A. Bir-Jmel 7 / 35
Équations différentielles du premier ordre Équation différentielle linéaire du second ordre à coefficients constants
t 7→ y(t) = λe−A(t)
Cette équation est une équation différentielle linéaire d’ordre un, homogène (ou sans second membre), non
normalisée. Comme sin ne s’annule pas sur I, on peut la normalisée : cette équation équivaut donc à
cos t
y0 − y = 0.
sin t
Une primitive de t 7→ − cos t
sin t est donnée par t 7→ − ln(|sin(t)|) sur I. On en déduit que les solutions de l’équation
sont de la forme :
t 7→ λeln(sin(t)) = λ sin t avec λ ∈ R.
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Équations différentielles du premier ordre Équation différentielle linéaire du second ordre à coefficients constants
A. Bir-Jmel 9 / 35
Équations différentielles du premier ordre Équation différentielle linéaire du second ordre à coefficients constants
Soit (E) : y + a(t)y = b(t) une équation différentielle linéaire du premier ordre avec a, b : I → K
0
continues.
Alors toute solution de (E) s’obtient en ajoutant à une solution particulière yP de (E) une solution
de l’équation homogène associée (E0 ).
Ainsi l’ensemble S des solutions de (E) satisfait :
S = yp + S0 .
Remarque.
Pour obtenir l’ensemble des solutions de (E), il faudra donc déterminer une solution particulière de (E),
et lui ajouter l’ensemble des solutions de (E0 ) (dont on a vu la forme).
L’ensemble
R
S est donc la somme d’un point yp et de l’ensemble des des fonctions proportionnelles à
t 7→ e− a(u)du . On dit alors que S est une droite affine.
Il s’agit d’une équation différentielle linéaire d’ordre 1 à coefficients continus non constants, avec second membre.
On montre que l’équation homogène associée a pour solution générale x 7→ λe− arctan x , λ ∈ R. La fonction
7 1 + λe− arctan x ,
constante égale à 1 est solution particulière évidente, donc la solution générale de (E) est x →
λ ∈ R.
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Équations différentielles du premier ordre Équation différentielle linéaire du second ordre à coefficients constants
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Plan
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Équations différentielles du premier ordre Équation différentielle linéaire du second ordre à coefficients constants
Équations différentielles
II Équations du premier
différentielles linéairesordre
du premier ordre
Dans les sections suivantes K désigne l’ensemble R ou C, I est un intervalle de R.
Dans tout le chapitre I désignera un intervalle de R non vide et non réduit à un
II.1 et
point, Définitions
K désigne l’un des ensembles R ou C.
Définition Équation linéaire du premier ordre
Une équation différentielle scalaire linéaire d’ordre 1 est une équation différentielle d’incon-
nue y : I → K de la forme :
( E) : ∀t ∈ I, a(t)y0 (t) + b(t)y(t) = c(t)
qu’on note plus simplement
a(t)y0 + b(t)y = c(t)
où a, b, c : I → K sont trois fonctions définies et continues sur un intervalle I de R et y : I →
K une fonction dérivable inconnue. De plus, on suppose que a n’est pas la fonction nulle. On
appelle équation homogène associé à ( E) l’équation différentielle :
( H ) : ∀t ∈ I, a(t)y0 + b(t)y = 0
On appelle la fonction c le second membre de l’équation ( E).
Remarque Si c est la fonction nulle, on dit alors que l’équation différentielle est homogène.
Dans ce cours, nous étudierons principalement les équations différentielles linéaire du premier
ordre de la forme :
( E) : y0 + α(t)y = β(t)
avec α et β deux fonctions définies et continues sur I. L’équation homogène est alors :
( H ) : y0 + α(t)y = 0
Par la suite, toutes les définitions de ce cours seront données pour ce type d’équations.
Définition
On appelle solution sur I de (E ) toute fonction f définie et dérivable sur I à
valeurs dans K tel que :
Remarque :
Si la fonction α est la fonction nulle sur I, alors l’équation (E ) revient à :
∀t ∈ I, y ′ = β(t)
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Équations différentielles du premier ordre y 0 (t) + Équation
a(t)y(t) différentielle
= b(t) (E)
linéaire du second ordre à coefficients constants
On dit que f est solution sur I de (E) si f est dérivable sur I et si pour tout t ∈ I, f 0 (t)+a(t)f (t) = b(t).
Remarques.
Soit f une solution de (E) sur I, f est donc dérivable sur I. Elle est en fait de classe C 1 sur I puisque
f 0 (t) = β(t) − α(t)f (t) qui est par hypothèse continue sur I.
Si on a une équation différentielle de la forme α(t)y 0 (t) + β(t)y(t) = γ(t), on peut la ramener à la forme
précédente (dite normalisée) en divisant par α(t). Il faut en revanche se placer sur un intervalle où la
fonction α ne s’annule pas.
La tension U aux bornes d’un condensateur de capacité C en série avec une résistance R et un générateur de
force électromotrice E(t) vérifie l’équation différentielle :
RCU 0 + U = E(t).
L’intensité I dans un circuit RL constitué d’une résistance R, d’une bobine d’inductance L et d’un générateur
de force électromotrice E(t) vérifie l’équation différentielle :
LI 0 + RI = E(t).
La proportion y de carbone 14 dans le carbone total des êtres vivants est constante. Après la mort, elle
diminue de 1/8000 par an et vérifie donc l’équation différentielle suivante (où le temps est exprimé en années) :
1
y0 + y = 0.
8000
On peut ainsi dater la mort d’un être vivant grâce à cette relation (datation au carbone 14).
Proposition
Structure de l’ensemble des solutions de (H)
L’ensemble SH des solutions de l’équation homogène (H) associé à (E ) est
dit stable par combinaison linéaire, c’est-à-dire si f1 ∈ SH et f2 ∈ SH alors
pour tout couple (λ, µ) d’éléments de K, λf1 + µf2 ∈ SH .
Structure des solutions de (E )
Si fE est une solution particulière de l’équation différentielle (E ) et si SH
est l’ensemble des solutions de (H), alors l’ensemble des solutions de (E )
est :
{fE + g, g ∈ SH }
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Équations différentielles du premier ordre Équation différentielle linéaire du second ordre à coefficients constants
Proposition
Pour toute fonction continue a : I → K, les solutions de y ′ + a(t)y = 0 sont :
t 7→ y (t) = λe −A(t)
Remarques
Il n’y a qu’une solution qui s’annule : la fonction nulle.
Si fH est une solution non nulle de (H), l’ensemble des solutions est alors
SH = {t 7→ λf0 (t), λ ∈ K}
De plus, si ce n’est pas la fonction nulle, la solution ne s’annule pas sur I.
Toutes les
R solutions de (E0 ) sont donc colinéaires, proportionnelles à
− a(t)dt
t 7→ e . On dit alors que l’ensemble des solutions est une droite
vectorielle, ou d’une autre manière que S0 est de dimension un.
A. Bir-Jmel 7 / 35
Équations différentielles du premier ordre Équation différentielle linéaire du second ordre à coefficients constants
t 7→ y(t) = λe−A(t)
Cette équation est une équation différentielle linéaire d’ordre un, homogène (ou sans second membre), non
normalisée. Comme sin ne s’annule pas sur I, on peut la normalisée : cette équation équivaut donc à
cos t
y0 − y = 0.
sin t
Une primitive de t 7→ − cos t
sin t est donnée par t 7→ − ln(|sin(t)|) sur I. On en déduit que les solutions de l’équation
sont de la forme :
t 7→ λeln(sin(t)) = λ sin t avec λ ∈ R.
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Équations différentielles du premier ordre Équation différentielle linéaire du second ordre à coefficients constants
A. Bir-Jmel 9 / 35
Équations différentielles du premier ordre Équation différentielle linéaire du second ordre à coefficients constants
Soit (E) : y + a(t)y = b(t) une équation différentielle linéaire du premier ordre avec a, b : I → K
0
continues.
Alors toute solution de (E) s’obtient en ajoutant à une solution particulière yP de (E) une solution
de l’équation homogène associée (E0 ).
Ainsi l’ensemble S des solutions de (E) satisfait :
S = yp + S0 .
Remarque.
Pour obtenir l’ensemble des solutions de (E), il faudra donc déterminer une solution particulière de (E),
et lui ajouter l’ensemble des solutions de (E0 ) (dont on a vu la forme).
L’ensemble
R
S est donc la somme d’un point yp et de l’ensemble des des fonctions proportionnelles à
t 7→ e− a(u)du . On dit alors que S est une droite affine.
Il s’agit d’une équation différentielle linéaire d’ordre 1 à coefficients continus non constants, avec second membre.
On montre que l’équation homogène associée a pour solution générale x 7→ λe− arctan x , λ ∈ R. La fonction
7 1 + λe− arctan x ,
constante égale à 1 est solution particulière évidente, donc la solution générale de (E) est x →
λ ∈ R.
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Équations différentielles du premier ordre Équation différentielle linéaire du second ordre à coefficients constants
(λf1 + µf2 )0 + a(t)(λf1 + µf2 ) = λ(f10 + a(t)f1 ) + µ(f20 + a(t)f2 ) = λb1 + µb2 .
I Cette proposition peut être utile dans la pratique : pour résoudre une équation différentielle linéaire, on peut
éventuellement scinder le second membre afin de se ramener à plusieurs équations différentielles dont les second
membres seront plus simples à traiter.
Pour Propriété
pouvoir utiliser leparticulière
6 (Solution principe avecde superposition, on découpe le second membre
second membre exponentielle-polynôme)
en plusieurs fonctions pour lesquels l’on peut trouver facilement une solution
On considère un nombre a ∈ K, une fonction polynomiale P à coefficients dans K et l’équation
particulière.
différentielle linéaire :
A. Bir-Jmel 0 λt 11 / 35
0
(λfordre
Équations différentielles du premier 1 + µf2 ) + a(t)(λf1 + µf2 ) = λ(f10 + a(t)f
Équation µ(f20 + a(t)f
1 ) +différentielle 2) =
linéaire du λb1 + µb
second 2 . à coefficients constants
ordre
I Cette proposition peut être utile dans la pratique : pour résoudre une équation différentielle linéaire, on peut
éventuellement scinder le second membre afin de se ramener à plusieurs équations différentielles dont les second
membres seront plus simples à traiter.
Alors l’équation (E) a au moins une solution particulière de la forme t → eλt tm Q(t) où Q est une
fonction polynomiales à coefficients dans K telle que deg(Q) = deg(P ) et :
m = 0 si λ + a 6= 0.
m = 1 si λ + a = 0.
Soit y 0 (t) + a(t)y(t) = b(t) une équation différentielle linéaire du premier ordre.
Les solutions de l’équation homogène sont du type t 7→ λe−A(t) où λ est une constante.
Les solutions de l’équation complète sont du type t 7→ λ(t)e−A(t) où λ est de classe C 1 sur I.
A. Bir-Jmel 12 / 35
Équations différentielles du premier ordre Équation différentielle linéaire du second ordre à coefficients constants
eit
Exemple La fonction f : t → est solution sur R de l’équation différentielle :
1+i
y0 + y = eit
cos(t) + sin(t)
On en déduit que <e( f ) : t 7→ est solution de
2
0
y + y = cos(t)
sin(t) − cos(t)
et que Im( f ) : t 7→ est solution de
2
y0 + y = sin(t)
A. Bir-Jmel 14 / 35
Équations différentielles du premier ordre Équation différentielle linéaire du second ordre à coefficients constants
A. Bir-Jmel 15 / 35
Équations différentielles du premier ordre Équation différentielle linéaire du second ordre à coefficients constants
2
Exemple : Résolvons (E) : y ′ + 2ty = e t−t .
L’équation sans second membre associée à (E) est (E0 ) : y ′ + 2ty = 0.
La fonction a : t 7→ 2t est continue sur R et possède donc une primitive sur R
donnée, par exemple, par A : t 7→ t 2 . les solutions de (E0 ) sont les fonctions :
R R
−→
φα : 2
t 7−→ αe −t
où α ∈ R.
Utilisons la méthode de variation de la constante pour déterminer une solution
particulière de (E).
2
Cette solution est de la forme t 7→ ce −t où c est une primitive de
t−t 2 t 2
t 7→ b(t)e A(t)
=e e = e sur R.
t
2 2
Une telle primitive est t 7→ e t . Par conséquent t 7→ e t e −t = e t−t est une
solution particulière de (E) et les solutions de (E) sont de la forme :
2
t 7→ e t + α e −t
où α ∈ R.
A. Bir-Jmel 16 / 35
Équations différentielles du premier ordre Équation différentielle linéaire du second ordre à coefficients constants
I On utilisera donc la méthode suivante, due à Lagrange, pour résoudre pratiquement l’équation différentielle
y 0 (t) + a(t)y(t) = b(t) :
On résout l’équation homogène y 0 + a(t)y = 0 : les solutions sont t 7→ λ exp(−A(t)) où λ ∈ K est une
constante quelconque et A une primitive de a.
On résout l’équation complète y 0 (t) + a(t)y(t) = b(t) en cherchant une solution particulière sous la forme
t 7→ λ(t) exp(−A(t)), où λ est une fonction de classe C 1 sur I.
Exercice
Résoudre l’équation différentielle :
y0 + 3t2 y = 2t + 3t4
A. Bir-Jmel 17 / 35
Équations différentielles du premier ordre Équation différentielle linéaire du second ordre à coefficients constants
Propriété
Pour (t0 , y0 ) ∈ I × K, le problème de Cauchy associé à la condition initiale y(t0 ) = y0 admet une
unique solution sur I.
Remarque. On a montré en particulier dans la preuve de ce résultat que toute solution de (E) est bien de la
A. Bir-Jmel −A(t) 18 / 35
Équations différentielles du premier ordre Équation différentielle linéaire du second ordre à coefficients constants
√
Exemple. Résoudre y ′ − 2x1 y = x sur I = R∗+ , avec pour condition initiale
y (1) = 1.
Il s’agit d’une équation linéaire du première ordre à coefficient continus sur I.
La solution générale
de√son équation homogène associée est donc
x 7→ λ exp 21 ln x = λ x , λ ∈ R.
Par la méthode de la variation de la constante,
√ on cherche une solution
particulière de (E ) sous la forme x 7→ λ(x√ ) x√
, avec λ dérivable sur I. En
reportant dans l’équation, il vient λ′ (x ) x = x donc λ′ (x ) = √ 1 puis on peut
prendre λ : x 7→ x et une solution particulière de (E
√ ) est x →
7 x x.
La solution générale de (E ) est donc x 7→ (λ + x ) x , λ ∈ R.
Pour trouver l’unique solution du problème considéré, il faut résoudre
l’équation (λ + 1) =√1 i.e. λ = 0. Ainsi la solution du problème de Cauchy
considéré est x 7→ x x .
A. Bir-Jmel 19 / 35
Z t
Équations différentielles du premier ordre Équation
A(u)différentielle linéaire du second ordre à coefficients constants
eA(t) y(t) − eA(t0 ) y0 = e f (u)du.
t0
Propriété
(1) Une seule courbe intégrale définie sur I passe par tout point (t0 , y0 ) ∈ I × R.
Preuve. Le premier point est une reformulation du résultat précédent. Montrons le deuxième point : supposons
que deux courbes intégrales se coupent en M0 (t0 , y0 ). Notons y1 et y2 les solutions de (E) sur I correspondantes.
Elles sont donc toutes deux solutions du même problème de Cauchy :
(
(E)
y(t0 ) = y0
Remarque. La seule solution de (E0 ) : y 0 + a(t)y = 0 telle que y(t0 ) = 0 est la fonction nulle. En effet, la
fonction nulle est solution de (E0 ). Et par la proposition précédente, c’est l’unique solution telle que y(t0 ) = 0.
En particulier, la seule solution de (E0 ) qui s’annule est la fonction nulle.
6
A. Bir-Jmel 20 / 35
Équations différentielles du premier ordre Équation différentielle linéaire du second ordre à coefficients constants
Exercice
A. Bir-Jmel 21 / 35
stants
Équations différentielles du premier ordre Équation différentielle linéaire du second ordre à coefficients constants
ay 00 + by 0 + cy = f (t) (E)
La fonction f s’appelle le second membre. On appelle solution sur I de (E) toute fonction y : I → K
deux fois dérivable sur I telle que :
La courbe représentative d’une solution y sur I est alors appelée courbe intégrale sur I.
Remarque. Soit y une solution de (E) sur I, alors f est de classe C 2 sur I. En effet, elle est supposée deux
fois dérivable sur I. De plus f 00 est continue sur I puisque y 00 (t) = a1 f (t) − ab y 0 (t) − ac y(t).
L’intensité I dans un circuit LC constitué d’un condensateur de capacité R et d’une bobine d’inductance L
vérifie l’équation différentielle :
1
I 00 + I = 0.
LC
La fonction f s’appelle le second membre. On appelle solution sur I de (E) toute fonction y : I → K
Résolutiondeux
defoisl’équation homogène
dérivable sur I telle que :
La courbe représentative d’une solution y sur I est alors appelée courbe intégrale sur I.
Définition.
Soient I un intervalle de R, a, b, c ∈ K (a 6= 0), et f : I → K une fonction continue. On considère l’équation
différentielle linéaire suivante :
ay 00 + by 0 + cy = f (t) (E)
On appelle équation différentielle homogène (sans second membre) associée à (E) l’équation :
ay 00 + by 0 + cy = 0. (E0 )
Propriété
L’ensemble des solutions S0 de (E0 ) est stable par combinaison linéaire, c’est à dire :
∀λ, µ ∈ K, ∀f, g ∈ S0 , λf + µg ∈ S0 .
Définition.
On appelle équation caractéristique associée à (E) l’équation ar2 + br + c = 0 d’inconnue r ∈ C.
A. Bir-Jmel 22 / 35
Équations différentielles du premier ordre Équation différentielle linéaire du second ordre à coefficients constants
Proposition
Si fE est une solution de (E ) et si S0 désigne l’ensemble des solutions de (E0 ).
Alors l’ensemble SE des solutions de ( E ) peut s’écrire de la forme :
SE = {fE + g, g ∈ S0 }
Remarque Comme dans le cas précédent, on pourra dire plus tard que S0 a
une structure d’espace vectoriel et SE une structure d’espace affine (nous
verrons qu’il est non vide).
Comme pour l’ordre 1, résoudre une équation différentielle linéaire du second
ordre revient donc à résoudre l’équation homogène associée et à trouver une
solution particulière.
A. Bir-Jmel 23 / 35
Équations différentielles du premier ordre Équation différentielle linéaire du second ordre à coefficients constants
Définition
On appelle équation caractéristique associée à (E ) l’équation ar 2 + br + c = 0
d’inconnue r ∈ C.
Proposition
Pour r ∈ K, la fonction t 7→ e rt est solution de (E0 ) sur R si et seulement si
ar 2 + br + c = 0.
Preuve Soit r ∈ C. On a :
φr est solution de (E)
⇒ aφ′′r + bφ′r + cφr = 0
⇒∀t ∈ I, ar 2 e rt + bre rt + ce rt = 0
ar 2 + br + c e rt = 0
⇒∀t ∈ I,
⇒ar 2 + br + c = 0 car la fonction exponentielle ne s’annule jamais
A. Bir-Jmel 24 / 35
Équations différentielles du premier ordre Équation différentielle linéaire du second ordre à coefficients constants
Remarque
A. Bir-Jmel 25 / 35
Équations différentielles du premier ordre Équation différentielle linéaire du second ordre à coefficients constants
ay 00 + by 0 + c = 0 (E0 )
Preuve. Soit r une solution de l’équation caractéristique (qui existe toujours sur C). La fonction t 7→ ert e
solution de (E0 ) sur R.
Posons maintenant y(t) = u(t)ert avec u une fonction de classe C 2 sur R. On montre alors que y est solution
(E0 ) sur R si et seulement si u est solution de l’équation :
A. Bir-Jmel 00 0 2 26 / 35
Si ∆ = 0 : l’équation caractéristique admet une racine double r = − 2a ∈ C. Les solutions
Équations différentielles du premier ordre Équation différentielle linéaire du second ordre à coefficients constants
complexes de (E0 ) sur R sont les fonctions de la forme t 7→ (λ + µt)ert , (λ, µ) ∈ C2 .
n o
S0 = t ∈ R 7→ (λ + µt)ert ; (λ, µ) ∈ C2 .
Preuve. Soit r une solution de l’équation caractéristique (qui existe toujours sur C). La fonction t 7→ ert est
solution de (E0 ) sur R.
Posons maintenant y(t) = u(t)ert avec u une fonction de classe C 2 sur R. On montre alors que y est solution de
(E0 ) sur R si et seulement si u est solution de l’équation :
A. Bir-Jmel 27 / 35
Équations différentielles du premier ordre Équation différentielle linéaire du second ordre à coefficients constants
ay 00 + by 0 + c = 0 (E0 )
2
Soit ∆ = b − 4ac le discriminant de l’équation caractéristique.
Si ∆ > 0 : l’équation caractéristique admet deux racines réelles distinctes r et r0 . Les solutions
0
de (E0 ) sont alors les fonctions de la forme : t 7→ λert + µer t , (λ, µ) ∈ R2 .
Si ∆ < 0 : l’équation caractéristique admet deux solutions complexes non réelles α ± iβ, (avec
(α, β) ∈ R2 ). La solution générale de (E) est x 7→ eαx (λ cos(βx) + µ sin(βx)), (λ, µ) ∈ R2 .
Remarque. Comme vu dans le chapitre précédente, le troisième point peut se réécrire sous la forme x 7→
eαx (A cos(βx + φ)), avec (A, φ) ∈ R2 .
Preuve. Notons d’abord que les solutions à valeurs réelles de cette équation sont des solutions à valeurs
complexes caractérisées par le fait qu’elles sont égales à leur conjugué). On a donc selon le signe du discriminant
:
si ∆ > 0, l’équation caractéristique a deux racines distinctes r < r0 . Les solutions complexes sont les
A. Bir-Jmel fonctions de la forme : 0 28 / 35
Équations différentielles
Remarque. du premier
Comme ordre
vu Équationpoint
dans le chapitre précédente, le troisième différentielle
peut linéaire du second
se réécrire sousordre à coefficients
la forme x 7→ constants
eαx (A cos(βx + φ)), avec (A, φ) ∈ R2 .
Preuve. Notons d’abord que les solutions à valeurs réelles de cette équation sont des solutions à valeurs
complexes caractérisées par le fait qu’elles sont égales à leur conjugué). On a donc selon le signe du discriminant
:
si ∆ > 0, l’équation caractéristique a deux racines distinctes r < r0 . Les solutions complexes sont les
fonctions de la forme : 0
t 7→ λert + µer t
avec (λ, µ) ∈ C2 . Ces solutions sont réelles si pour tout t ∈ R
0 0
λert + µer t = λ̄ert + µ̄er t
t 7→ λe(α+iβ)t + µe(α−iβ)t
A. Bir-Jmel 29 / 35
Équations différentielles du premier ordre Équation différentielle linéaire du second ordre à coefficients constants
Exemple.
A. Bir-Jmel 30 / 35
Équations différentielles du premier ordre Équation différentielle linéaire du second ordre à coefficients constants
ay 00 + by 0 + cy = f (t) (E)
Alors toute solution de (E) s’obtient en ajoutant à une solution particulière yP de (E) une solution
de l’équation homogène associée (E0 ). Ainsi l’ensemble S des solutions de (E) satisfait :
S = yp + S0 .
Remarque.
Pour obtenir l’ensemble des solutions de (E), il faudra donc déterminer une solution particulière de (E),
et lui ajouter l’ensemble des solutions de (E0 ) (dont on a vu la forme).
L’ensemble S est donc la somme d’un point yp et de combinaisons linéaires de deux fonctions non propor-
tionnelles. On dit alors que S est un plan affine.
Propriété (Principe de superposition)
Si y1 est solution sur I de (E1 ), y2 est solution sur I de (E2 ), alors pour tout λ, µ ∈ K, λy1 + µy2
est solution sur I de :
ay 00 + by 0 + cy = λf1 + µf2 .
A. Bir-Jmel 31 / 35
Équations différentielles du premier ordre Équation différentielle linéaire du second ordre à coefficients constants
Preuve.
On considère des nombres a, b, c, λ ∈ K (où a 6= 0), une fonction polynomiale P à coefficients dans
K et l’équation différentielle linéaire :
Alors l’équation (E) a au moins une solution particulière de la forme t 7→ eλt tm Q(t) où Q est une
fonction polynomiales à coefficients dans K telle que deg(Q) = deg(P ) et :
m = 0 si λ n’est pas racine du polynôme caractéristique,
12
A. Bir-Jmel 32 / 35
Équations différentielles du premier ordre Équation différentielle linéaire du second ordre à coefficients constants
Exemple
xex = (4ax2 + 4bx + 8ax + 4b + 2a)e2x − 3(2ax2 + 2bx + 2ax + b)e2x + 2(ax2 + bx)e2x = 2axe2x + (b + 2a)e2x
1
donc 2a = 1 et b + 2a = 0 par unicité des coefficients d’un polynôme, i.e. a = 2 et b = −1.
Une solution particulière est donc x 7→ ( 12 x2 − x)e 2x
et la solution générale de (E) est x 7→ ( 12 x2 − x)e2x +
λe2x + µex , (λ, µ) ∈ R2 .
ay 00 + by 0 + cy = f (t). (E)
A. Bir-Jmel 0 2 33 / 35
Équations différentielles du premier ordre Équation différentielle linéaire du second ordre à coefficients constants
Proposition
Exercice 7.70:
A. Bir-Jmel Résoudre l’équation différentielle (sans calcul) : 34 / 35
Équations différentielles
Une solutiondu premier ordre
particulière est donc x 7→ ( 12 x2 − x)e2x etÉquation différentielle
la solution linéaire
générale dedu(E)
second
estordre
x 7→ ( 12 x2 − x)e
à coefficients constants
2x
+
λe2x + µex , (λ, µ) ∈ R2 .
ay 00 + by 0 + cy = f (t). (E)
Le problème de Cauchy associé à un triplet (t0 , y0 , y00 ) ∈ I × K2 est la recherche des solutions de (E)
vérifiant les deux conditions initiales y(t0 ) = y0 , y 0 (t0 ) = y00 .
Propriété
Pour (t0 , y0 , y00 ) ∈ I × K2 , le problème de Cauchy associé aux conditions initiales y(t0 ) = y0 , y0 (t0 ) =
y00 admet une solution unique sur I.
Propriété
ay 00 + by 0 + cy = f(t). (E)
(1) Une seule courbe intégrale définie sur I passe par le point M0 (t0, y0 ) de I × R avec une tangente
de pente donnée y00 ∈ R en ce point.
(2) Deux telles courbes intégrales distinctes ne peuvent se couper dans I × R avec une tangente
commune.
A. Bir-Jmel 35 / 35
Équations différentielles du premier ordre Équation différentielle linéaire du second ordre à coefficients constants
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Analyse 2
A. Bir-Jmel 1 / 35
Équations différentielles du premier ordre Équation différentielle linéaire du second ordre à coefficients constants
Exemple
xex = (4ax2 + 4bx + 8ax + 4b + 2a)e2x − 3(2ax2 + 2bx + 2ax + b)e2x + 2(ax2 + bx)e2x = 2axe2x + (b + 2a)e2x
1
donc 2a = 1 et b + 2a = 0 par unicité des coefficients d’un polynôme, i.e. a = 2 et b = −1.
Une solution particulière est donc x 7→ ( 12 x2 − x)e 2x
et la solution générale de (E) est x 7→ ( 12 x2 − x)e2x +
λe2x + µex , (λ, µ) ∈ R2 .
ay 00 + by 0 + cy = f (t). (E)
A. Bir-Jmel 0 2 33 / 35
Équations différentielles du premier ordre Équation différentielle linéaire du second ordre à coefficients constants Variation de la constante (MVC)
a y ′′ + b y ′ + c y = 0, (a ̸= 0, a, b, c ∈ R).
a y ′′ + b y ′ + c y = f (x ).
Notion de solution :
Une solution de l’homogène est une fonction y (x ) (deux fois dérivable)
vérifiant a y ′′ + b y ′ + c y = 0 pour tout x .
Pour la non homogène, on cherche une fonction y (x ) telle que
a y ′′ + b y ′ + c y = f (x ).
A. Bir-Jmel 36 / 49
Équations différentielles du premier ordre Équation différentielle linéaire du second ordre à coefficients constants Variation de la constante (MVC)
a y ′′ + b y ′ + c y = 0
c1 y1 (x ) + c2 y2 (x ) = 0 (∀x ) =⇒ c1 = 0, c2 = 0.
Remarque
Le choix du SFS n’est pas unique. Tout couple (y1 , y2 ) indépendant permet de
décrire toutes les solutions homogènes.
A. Bir-Jmel 37 / 49
Équations différentielles du premier ordre Équation différentielle linéaire du second ordre à coefficients constants Variation de la constante (MVC)
a λ2 + b λ + c = 0.
Le discriminant est
∆ = b 2 − 4 a c.
y1 (x ) = e λ1 x , y2 (x ) = e λ2 x .
y1 (x ) = e λ0 x , y2 (x ) = x e λ0 x .
y1 (x ) = e αx cos(βx ), y2 (x ) = e αx sin(βx ).
A. Bir-Jmel 38 / 49
Équations différentielles du premier ordre Équation différentielle linéaire du second ordre à coefficients constants Variation de la constante (MVC)
Wronskien et non-annulation
Le Wronskien
y1 (x ) y2 (x )
W (y1 , y2 )(x ) = = y1 (x ) y2′ (x ) − y2 (x ) y1′ (x ).
y1′ (x ) y2′ (x )
Propriétés :
S’il existe un x0 tel que W (y1 , y2 )(x0 ) ̸= 0, alors W (y1 , y2 )(x ) ̸= 0 pour
tout x .
Pour l’EDL2 à coefficients constants, on trouve que W (y1 , y2 )(x ) est de la
forme Ke −a x (constante × exponentielle).
Deux solutions y1 , y2 forment un SFS ⇐⇒ leur Wronskien est ̸= 0 (pour
tout x ).
En particulier
Dans les trois cas (∆ > 0, ∆ = 0, ∆ < 0) présentés, le Wronskien des
solutions fondamentales est toujours non nul, preuve qu’elles sont linéairement
indépendantes.
A. Bir-Jmel 39 / 49
Équations différentielles du premier ordre Équation différentielle linéaire du second ordre à coefficients constants Variation de la constante (MVC)
Wronskien et non-annulation
e λ1 x e λ2 x
W (y1 , y2 )(x ) = = e (λ1 +λ2 )x (λ2 − λ1 ).
λ1 e λ1 x λ2 e λ2 x
Cas 2 : ∆ = 0, λ0 (racine double) y1 (x ) = e λ0 x , y2 (x ) = x e λ0 x .
e λ0 x x e λ0 x
W (y1 , y2 )(x ) =
λ0 e λ0 x e λ0 x
+ x λ0 e λ0 x
1 x
= e 2λ0 x = e 2λ0 x 1 · (1 + x λ0 ) − x · λ0 = e 2λ0 x .
λ0 1 + x λ0
e αx cos(βx ) e αx sin(βx )
W (y1 , y2 )(x ) = αx αx
e (α cos(βx ) − β sin(βx )) e (α sin(βx ) + β cos(βx ))
cos(βx ) sin(βx )
= e 2αx = e 2αx β,
α cos(βx ) − β sin(βx ) α sin(βx ) + β cos(βx )
Condition de variation :
u1′ (x ) y1 (x ) + u2′ (x ) y2 (x ) = 0,
qui simplifie le calcul de la dérivée seconde.
A. Bir-Jmel 41 / 49
Équations différentielles du premier ordre Équation différentielle linéaire du second ordre à coefficients constants Variation de la constante (MVC)
Dérivation :
A. Bir-Jmel 42 / 49
Équations différentielles du premier ordre Équation différentielle linéaire du second ordre à coefficients constants Variation de la constante (MVC)
Exemple : Résoudre
a y ′′ + b y ′ + c y = f (x ).
1 Équation caractéristique : a λ2 + b λ + c = 0.
2 Déterminer les racines (λ1 , λ2 ) ⇒ formes de y1 , y2 .
3 Solution homogène : yh (x ) = C1 y1 (x ) + C2 y2 (x ).
4 Wronskien : W (y1 , y2 )(x ) ̸= 0.
5 Méthode de la variation de la constante : yp (x ) =
u1 (x ) y1 (x ) + u2 (x ) y2 (x ).
6 Système de Cramer pour u1′ (x ), u2′ (x ) ⇒ intégration.
7 Solution générale : ygén (x ) = yh (x ) + yp (x ).
A. Bir-Jmel 44 / 49
Équations différentielles du premier ordre Équation différentielle linéaire du second ordre à coefficients constants Variation de la constante (MVC)
Exemple : Résolution de y ′′ + 2y ′ − 3y = x e 2x
y ′′ + 2y ′ − 3y = 0 ⇐⇒ r 2 + 2r − 3 = 0 =⇒ r = 1 ou r = −3.
Solution homogène :
yh (x ) = C1 e x + C2 e −3x .
yp (x ) = u1 (x ) e x + u2 (x ) e −3x .
Condition (variation) :
A. Bir-Jmel 45 / 49
Équations différentielles du premier ordre Équation différentielle linéaire du second ordre à coefficients constants Variation de la constante (MVC)
3. Calcul du Wronskien :
ex e −3x
W (y1 , y2 )(x ) = = − 4 e x e −3x = − 4 e −2x .
ex −3 e −3x
y (x ) = yh (x ) + yp (x ) = C1 e x + C2 e −3x + x e 2x − e 2x .
1 6
5 25
A. Bir-Jmel 46 / 49
Équations différentielles du premier ordre Équation différentielle linéaire du second ordre à coefficients constants Variation de la constante (MVC)
ex
Exemple : y ′′ − 2y ′ + y = x (pour x > 0)
y ′′ − 2y ′ + y = 0 ⇐⇒ r 2 − 2r + 1 = 0 =⇒ (r − 1)2 = 0 ⇒ r = 1 (double).
yh (x ) = C1 e x + C2 x e x .
On choisit donc
y1 (x ) = e x , y2 (x ) = x e x .
2. Variation de la constante :
On cherche une solution particulière
yp (x ) = u1 (x ) y1 (x ) + u2 (x ) y2 (x ) = u1 (x ) e x + u2 (x ) x e x ,
avec la condition
u1′ (x ) e x + u2′ (x ) x e x
= 0
pour faciliter le calcul de yp′′ .
A. Bir-Jmel 47 / 49
Équations différentielles du premier ordre Équation différentielle linéaire du second ordre à coefficients constants Variation de la constante (MVC)
3. Wronskien :
ex x ex
W (y1 , y2 )(x ) = = e x · (e x + xe x ) − e x · (xe x ) = e 2x .
ex e + x ex
x
A. Bir-Jmel 48 / 49
Équations différentielles du premier ordre Équation différentielle linéaire du second ordre à coefficients constants Variation de la constante (MVC)
6. Solution particulière :
yp (x ) = u1 (x ) e x + u2 (x ) x e x = − x e x + x e x = x e x ln x − 1 .
ln x
7. Solution générale :
ygén (x ) = yh (x ) + yp (x ) = C1 e x + C2 x e x + x e x ln x − 1 .
A. Bir-Jmel 49 / 49