Evaluation QCM
Evaluation QCM
Promoteur
Jacques Grégoire
Accompagnateurs
Charles Van Haverbeke, Matthieu Van Pachterbeke
Les questions traitées dans la partie empirique ont pour origine un constat. Dans
l’échantillon étudié, composé de 680 examens QCM (146.800 copies d’étudiants),
68,6% des examens font appel à un barème de pénalisation des mauvaises réponses.
Pour ces examens, le taux de réussite est en moyenne inférieur de 10% à celui des
examens qui ne pénalisent pas les réponses fausses. L’étude réalisée s’attache dès lors
à apporter des éléments de réponse à la question suivante: la pénalisation des
mauvaises réponses est-elle associée à un indice de discrimination plus élevé?
Les analyses menées ont permis de faire un certain nombre de constats quant à la
capacité de discrimination d’un test et au degré de pénalité. Les conclusions
principales sont les suivantes. Tout d’abord, les examens avec pénalité ne discriminent
pas davantage les étudiants que les examens sans pénalité. Ensuite, les examens
comportant une faible pénalité de -0,20 point pour mauvaise réponse possèdent une
capacité de discrimination plus élevée que les autres examens. La question de la
pénalité a également été analysée sous l’angle de l’espérance de gain par item. Elle
consiste en une estimation du score que produirait une réponse au hasard en prenant
en compte le nombre d’options et la valeur du score attribué pour chaque option.
L’analyse de l’espérance de gain par item montre que les examens où cette valeur est
modérée (entre 0,04 et 0,11) discriminent davantage que les autres examens. Enfin, en
ce qui concerne le taux de réussite, il tend à augmenter lorsque la qualité de l’examen
diminue (capacité de discrimination ou de fidélité).
Table des matières
Introduction 3
1. L’évaluation 8
3.1 La validité 23
3.2 La fidélité 25
3.3 La sensibilité 26
1
II. SECONDE PARTIE: RECHERCHE EMPIRIQUE 31
1. Objet de la recherche 31
1.1 Questionnement 31
1.2 Hypothèses 32
2. Aspects méthodologiques 38
l’indice de discrimination ?
et l’indice de discrimination ?
Discussion 73
Conclusion 79
Bibliographie 81
Annexes 91
2
Introduction
Dans un mouvement mondial d’étude de la qualité des établissements
universitaires, les institutions sont tenues de rendre compte de la qualité des
enseignements dans des rapports d’auto-évaluation et d’évaluation externe (Gilles,
2001). La qualité des examens universitaires constitue dès lors un enjeu de taille.
3
Sur le sujet des QCM, la littérature aborde deux facteurs fondamentaux relatifs à
la qualité des tests de ce type. Le premier facteur concerne la formulation de l’énoncé
qui décrit la question ou le problème posé ; également nommé « item ». En matière de
formulation des items, la littérature énonce les bonnes pratiques (De Landsheere,
1971 ; Bernard & Fontaine, 1982 ; Morissette, 2005) dans le but de s’assurer que
l’ambiguïté d’un item provienne uniquement d’une ambiguïté interne c’est-à-dire liée
à l’ignorance du répondant (Morissette, 2005). Un item bien construit s’adresse
clairement à l’étudiant, dans un langage à sa portée. Il vérifie la compétence de
l’étudiant à résoudre le problème présenté et ne comporte pas d’ambiguïté externe
(lacune dans la façon de présenter l’item sur le questionnaire) au problème telle que,
par exemple, un terme mal choisi ou une formulation équivoque qui nécessiterait une
capacité d’analyse sémantique ou grammaticale (Morissette, 2005).
Le choix de ce sujet de mémoire est guidé par trois enjeux principaux. Comme
nous l’avons mentionné précédemment, le premier enjeu, à un niveau institutionnel,
est celui de la « démarche qualité » en ce qui concerne l’enseignement. Ensuite, le
second enjeu se situe au niveau du professeur qui enseigne à l’université. Au cours de
4
son enseignement, quelles décisions peut-il prendre pour améliorer la qualité de ses
actions pédagogiques et par là les apprentissages des étudiants? Les évaluations ont en
effet une fonction formative pour l’enseignant. En fournissant des informations sur les
faiblesses des étudiants, elles permettent au professeur d’adapter sa matière et ses
interventions pédagogiques (Morissette, 2005). Enfin, pour l’étudiant, son avenir
socio-professionnel est en jeu. À ce sujet, De Landsheere (1971, p.37) rejoint les
considérations de Passeron et parle d’effets irréversibles de la certification scolaire
pour expliquer le fait que « Une fois obtenu, un titre scolaire suit l’individu toute sa
vie, lui assure grosso modo son grade dans la hiérarchie professionnelle, son niveau
de rémunération et le pouvoir qu’il détiendra ».
Nous avons analysé cette question de la pénalisation sur les données que nous
avons récoltées. Ainsi, une première analyse effectuée sur la banque de données des
examens QCM réalisés via le service EVA permet d’observer que le taux de réussite
moyen pour les examens qui comportent des pénalités est de dix pourcents moins élevé
que celui des examens sans pénalisation. Il est à noter qu’à l’UCL, 68,6 pourcents des
examens traités via ce service font appel à un barème de pénalité. Il paraît donc
intéressant d’approfondir la question des effets de la pénalisation des réponses
erronées.
5
Ce mémoire cherche à alimenter le débat au sujet de la pénalisation en analysant
les liens entre le barème de pénalisation, l’indice de discrimination et le taux de
réussite des étudiants. L’étude des tests QCM réalisés au cours de huit sessions
d’examens s’attache à apporter des éléments de réponse à la question suivante:
la pénalisation des mauvaises réponses est-elle associée à un indice de discrimination
plus élevé ?
Partant de cet objectif, la partie théorique de ce travail s’appuie sur les travaux des
champs de la théorie classique des tests et de la docimologie (étude de la qualité des
examens) et s’articule en trois sections. La première section aborde les notions en lien
avec l’évaluation. La seconde s’intéresse à l’évaluation par examen QCM. La dernière
section est consacrée à l’introduction des concepts liés à la qualité d’une évaluation.
Suite au travail empirique réalisé, la discussion aura pour objet une prise du recul
sur la méthodologie de recherche adoptée, sur les résultats observés ainsi que sur les
pistes d’analyses ultérieures entrevues. Les résultats statistiques seront ainsi parcourus
afin de mettre en lumière d’une part les aspects importants qui n’ont pas pu être
approfondis et d’autre part la compréhension globale qui en résulte au niveau de la
méthodologie d’évaluation en éducation.
6
I. PREMIERE PARTIE: CADRE THEORIQUE
La littérature de cette partie explicite les concepts centraux qui seront mobilisés
dans la partie empirique pour répondre aux questions étudiées. Le cadre théorique
introduit tout d’abord la notion d’évaluation, sa place dans l’enseignement ainsi que
les principes essentiels à respecter lors de sa conception. Il présente ensuite une
modalité particulière d’évaluation: l’examen QCM. Les différents types de questions
à choix multiple et les réflexions à prendre en compte avant l’administration d’un tel
examen sont alors abordés. Le travail d’étude des différents concepts se prolonge par
la présentation du processus d’évaluation en trois étapes majeures (Morissette, 2005).
La théorie classique des tests, dont les fondements théoriques ont été initiés par
Spearman en 1907, sert de référence à ce mémoire. Comparativement aux autres
modèles, les postulats de base de la théorie classique sont plus aisés à satisfaire et
permettent de répondre à de nombreuses situations (Laveault & Grégoire, 1997). La
théorie classique présente quatre caractéristiques fondamentales d’un examen: la
validité, la fidélité, la discrimination et la facilité (Laveault & Grégoire, 1997). Ces
quatre critères répondent à des questions relatives à la qualité d’une évaluation
pédagogique. Vient ensuite l’analyse des résultats, dernière étape du processus
d’évaluation, qui aboutit à la décision de la réussite ou de l’échec de l’étudiant.
La partie théorique se termine par l’exposé d’un sujet qui fait controverse entre les
auteurs. Malgré les nombreux travaux dans le domaine, le débat entre chercheurs
autour de la pénalisation des mauvaises réponses pour corriger le choix au hasard est
toujours d’actualité. Les divergences de points de vue entre les auteurs seront mises en
lumière afin de situer les points de désaccord.
7
1. L’évaluation
La littérature présentée ici s’intéresse à l’évaluation en posant la question de sa
définition, de sa fonction. Elle présente également les trois étapes majeures du
processus d’évaluation.
Mettre au point une évaluation valide et de qualité est une démarche complexe.
Piéron (1963) a participé aux premiers travaux qui ont mis en lumière une série de
biais présents dans les évaluations. C’est à lui que l’on doit la création du terme
« docimologie » qui désigne la science des examens. Les biais peuvent provenir de la
modalité d’évaluation choisie (QCM, question à réponse ouverte longue, examen oral,
etc.), du correcteur (expérience, personnalité, etc.) ou encore de la copie (lisibilité,
qualité de l’expression écrite, longueur du texte, etc.) (Detroz, 2012). Pour ne citer que
quelques exemples d’effets subjectifs scientifiquement démontrés, nous pouvons citer
9
les désaccords entre notateurs sur un même travail d’étudiant, la variation des notes
lorsqu’un même correcteur juge un même travail à différents intervalles de temps, la
tendance d’un enseignant à reproduire une courbe gaussienne1 des résultats quel que
soit le groupe d’étudiants (loi de Posthumus), la tendance des correcteurs novices à
être plus sévères que les correcteurs expérimentés, etc. (Detroz, 2012). Par ailleurs, il
a été démontré que la place de la copie dans la pile d’examens à corriger pouvait
produire un effet d’ordre ou de contraste (Bonniol cité par Abernot, 1996). L’effet de
contraste est la tendance des correcteurs à noter une copie en lui attribuant une note
qui tend à s’opposer avec celle de la copie précédente. Et l’effet d’ordre a pour
conséquence l’attribution de notes plus sévères au fur et à mesure de l’avancement de
la correction des copies.
1
Courbe en forme de cloche représentant la distribution des résultats.
2
Le concept de dimension est défini par Morissette (2005, p.101) de la façon suivante: « L’ensemble
des tâches qui sont autant de manifestations observables et mesurables correspondant au contenu à
apprendre et qui, en conséquence, sont susceptibles de faire partie de l’examen. ».
10
en effet le droit d’adapter la note sous réserve qu’il soit tout à fait au clair sur ce qu’il
fait (De Landsheere, 1971).
La construction d’un examen est un travail complexe qui passe par plusieurs
phases. De Landsheere (1971) en présente les principales étapes :
« 1. Définir l’objet et les objectifs ;
2. Rédiger les questions ;
3. Standardiser la présentation, l’administration et la correction ;
4. Étalonner ;
5. Éprouver la fidélité de l’examen ;
6. Établir la validité. »
Ces phases sont reprises dans le schéma de la Figure 1 ci-dessous3 (De Landsheere,
1971, p. 51).
3
Adapté par De Landsheere (1971) d’après Examinations Bulletin n°3, 1964, p. 33.
11
Figure 1: Phases de la construction d’un examen (De Landsheere, 1971)
12
distinguent. Les objectifs généraux se rapportent aux compétences et les objectifs
spécifiques font référence aux comportements observables qui manifestent la maîtrise
de ces compétences (Morissette, 2005). Les auteurs suggèrent de se référer à des
classifications hiérarchisées des objectifs (De Landsheere, 1971 ; Laveault &
Grégoire, 1997 ; Morissette, 2005). Parmi celles-ci, la taxonomie des objectifs
pédagogiques de Bloom (1956) classe les objectifs pédagogiques en trois domaines:
savoirs cognitifs, savoir-faire et savoir-être. L’intérêt de ce type de taxonomie est que
l’enseignant qui s’y réfère est incité à prendre en compte les différents niveaux
cognitifs et dès lors, d’augmenter le niveau de son enseignement progressivement. En
théorie, l’étudiant accède graduellement des échelons inférieurs de savoirs cognitifs
aux échelons supérieurs de la taxonomie (De Landsheere, 1971, p. 58) :
« 1. Connaître de mémoire.
2. Comprendre.
3. Appliquer.
4. Analyser.
5. Synthétiser.
6. Évaluer. »
En somme, comme toute autre forme d’évaluation, les QCM peuvent remplir
différentes fonctions: diagnostique, normative, formative ou certificative. Ce mémoire
s’intéresse à l’évaluation certificative par QCM. La section qui suit s’attache dès lors
à définir la notion de question à choix multiple, à situer sa place dans l’évaluation ainsi
que ses avantages et inconvénients.
13
2. L’évaluation par QCM
Pour faire suite à la présentation des concepts en lien avec l’évaluation, cette
section a pour objet de situer les particularités de l’évaluation par questionnaire à choix
multiple. Comment l’examen QCM se définit-il? Quels sont les différents types de
questions à choix multiple? À quoi faut-il être attentif lorsqu’on administre un examen
QCM? Et enfin, quels sont les points de discorde entre les auteurs sur la question de la
pénalisation des mauvaises réponses ?
L’un des avantages considérable du questionnaire à choix multiple est qu’il s’agit
d’une forme d’examen qui permet une analyse de sa qualité sur la base d’indicateurs
statistiques. Ce n’est pas le seul avantage. Selon Leclercq (1986), le recours à un
questionnaire à choix multiple pour évaluer les acquis des étudiants permet
d’interroger sur une large partie de la matière enseignée et d’évaluer de grandes
cohortes d’étudiants tout en assurant une correction simplifiée, rapide et objective. De
plus, le questionnaire à choix multiple permet de donner un feedback rapide aux
étudiants (Bouvy & Warnier, 2011).
14
Toutefois, le questionnaire à choix multiple comporte également ses limites. En
effet, il ne peut mesurer tous les types d’apprentissages (Leclercq, 1986). D’autres
inconvénients tels que la difficulté de conception et de mise en œuvre logistique
peuvent aussi être mis en avant. À cela s’ajoute le fait que les QCM présentent des
solutions erronées qui risquent de fixer des erreurs dans la mémoire des étudiants, en
particulier en début d’apprentissage (Gilles, 2001 ; Leclercq, 1986). Un autre
inconvénient tient à la tentation de poser des questions de détails. Dans ce cas, on ne
respecte pas une règle fondamentale de la mesure étant donné que les items ne
constituent pas un échantillon représentatif de l’ensemble des tâches du domaine
(Morissette, 2005).
15
éléments pertinents et leur mise en relation afin d’en dégager une conclusion. La
figure 2 ci-dessous synthétise les niveaux cognitifs qui peuvent être évalués par QCM.
Figure 2: Document de synthèse sur les QCM (Bouvy & Warnier, 2011)
4
Définition de la métacognition de Gombert: «Domaine qui regroupe (1) les connaissances
introspectives conscientes qu’un individu particulier a de ses propres états et processus cognitifs (2)
les capacités que cet individu a de délibérément contrôler et planifier ses propres processus cognitifs
en vue de la réalisation d’un but ou d’un objectif déterminé. » (cité par Leclercq & Poumay, 2003, p.3).
16
de résoudre le problème des réponses au hasard présent dans les examens de type
QCM, ils permettent néanmoins de l’éviter selon Leclercq (2006).
► Ambiguïté: est-ce vrai en toutes circonstances ou faux dans tous les cas ?
Figure 3: Exemple d’item de type vrai/faux qui suscite l’ambigüité (Bouvy & Warnier,
2011).
De façon générale, lorsqu’une seule solution correcte est présentée parmi les
solutions, on parle de QCM simple à réponse unique tandis que l’on parle de question
à réponses multiples (QRM) lorsque plus d’une solution peut être correcte parmi les
solutions proposées. Le nombre de réponses attendues est indiqué ou non. Leclercq
(1986) propose également une autre forme de QCM: les QCM SGI ou QCM avec
solutions générales implicites. Pour chaque QCM, en plus des solutions proposées,
l’étudiant doit prendre en considération des solutions générales qui peuvent être par
exemple « aucune proposition correcte », « toutes les propositions sont correctes » ou
« données insuffisantes ».
17
Les QCM SGI sont toutefois contestés par Jacobs (2004) ainsi que par Bernard
et Fontaine (1982). Dans le cas où toutes les solutions sont correctes, il ne s’agit dès
lors pas de leurres réels étant donné qu’il suffit à l’étudiant de repérer au moins une
proposition fausse pour exclure ce type de solution générale implicite. De plus,
l’étudiant peut déduire la solution à sélectionner simplement en identifiant au moins
deux réponses correctes (Bernard & Fontaine, 1982). Il en va de même lorsque toutes
les solutions sont erronées. On ne vérifie pas que l’étudiant connaît la réponse correcte
mais uniquement s’il est en mesure d’identifier les réponses incorrectes (Bernard &
Fontaine, 1982).
18
De plus, il est préférable que les questions de même type soient regroupées au
sein du questionnaire (Berthiaume & Rege Colet, 2013). Cela évite à l’étudiant de
devoir trop souvent changer sa technique de réponse (Morissette, 2005). En outre, pour
éviter de créer un blocage chez l’étudiant qui commencerait l’examen par des items
trop complexes, les items les plus faciles peuvent être placés en début d’examen.
Concernant le temps alloué aux étudiants pour réaliser les tâches de l’examen,
Morissette (2005) suggère d’une part de proposer un grand nombre d’items sachant
que cela augmente la fidélité de l’examen et d’autre part de ne pas excéder trois heures
d’examens. Selon lui, 90% des étudiants doivent pouvoir terminer l’examen dans le
temps imparti. Il précise également que l’objectif est d’évaluer non la vitesse de
réponse mais bien l’atteinte des objectifs pédagogiques.
Si l’on remonte aux débuts des débats au sujet de la pénalité, un premier type de
pénalisation régulièrement appliqué était celui calculé sur la base de la probabilité
mathématique de fournir une bonne réponse en répondant au hasard. À chaque item
qui comporte k propositions, l’étudiant a 1/k chances de fournir la solution correcte
19
grâce au hasard. McCall (1920) a ensuite proposé d’exercer une pénalité de -1/(k-1)
mais West (1923) conteste ce procédé car il ne correspond pas à l’activité mentale d’un
sujet face à un QCM ; celui-ci répondant rarement totalement au hasard.
20
jugement. Ils omettent plus de questions et obtiennent des notes plus faibles que celles
des autres étudiants, leur habileté à répondre étant égale ». Bernard et Fontaine
(1982) considèrent que la pénalisation revêt un enjeu de taille pour l’étudiant qui
réussit ou échoue à l’examen et proposent d’abandonner la pénalisation pour lui
préférer d’autres solutions telles qu’augmenter par exemple le nombre d’options de
réponse. Par ailleurs, Laveault et Grégoire (1997) soulignent que la pénalisation
encourage les étudiants à préférer l’omission plutôt que d’opter pour le choix au
hasard. De plus, ils observent que les étudiants les plus faibles ne privilégient pas
systématiquement le choix au hasard et obtiennent ainsi fréquemment des résultats
inférieurs à ceux qu’ils auraient pu obtenir par la stratégie du choix aléatoire.
Morissette (2005) rejoint cet avis et considère que la pénalisation produit plus
de désavantages que d’avantages et peut même se révéler injuste pour certains
étudiants. En effet, en cas de pénalisation, les personnes évaluées conservent leur
position relative au sein du groupe d’étudiants mais les notes sont globalement
diminuées ce qui peut conduire à l’effet suivant: « Une telle situation, surtout lorsque
l’interprétation des résultats est basée sur la position dans le groupe, interprétation
fréquente dans la mesure du rendement scolaire, n’ajoute donc aucun élément
nouveau d’information. Les étudiants peuvent même se décourager devant des
résultats diminués inutilement, injustement dans certains cas (lorsque l’étudiant n’a
effectivement pas deviné ses réponses) » (Morissette, 2005, p.278).
Par ailleurs, un autre élément est à prendre en considération pour éviter que
certains étudiants devinent des bonnes réponses sans connaissance réelle de la matière.
Lorsqu’un enseignant choisit de recourir à un examen par questionnaire à choix
multiple, la maîtrise du domaine visé et des techniques de conception des items est
21
indispensable. Certains étudiants développent en effet une capacité à exploiter les vices
de construction des items pour deviner les bonnes réponses. Cette capacité, appelée
« capacité de divination » ou « test wiseness » en anglais, consiste à utiliser les
caractéristiques et les éléments du test pour obtenir un score plus élevé que leur niveau
réel de connaissance (Laveault & Grégoire, 1997). Rodgers et Yang (1996) soulignent
qu’il en résulte un problème d’équité. Les auteurs citent plusieurs recherches qui ont
démontré l’importance de ce phénomène. Selon une étude, les étudiants ont la
possibilité de deviner les réponses dans septante-cinq pourcents des tests (Hugues et
al. cités par Rodgers & Yang, 1997). Deux autres études estiment que les réponses
pouvant être devinées seraient de quarante-trois pourcents à quatre-vingt pourcents
(Rogers & Bateson ; Rogers & Wilson cités par Rodgers & Yang, 1997).
L’entraînement et le développement de la capacité de « divination » n’est cependant
pas suffisante pour obtenir un score élevé, les connaissances partielles interviennent
également selon Rogers et Bateson (cités par Rodgers & Yang, 1997). Le raisonnement
déductif appliqué par l’étudiant est lié aux connaissances de la matière. Les étudiants
entraînés à la « divination » mobilisent mieux leurs connaissances et éliminent plus
efficacement les leurres (Rodgers & Yang, 1997).
Dans le cas des examens QCM analysés dans ce travail, le logiciel utilisé par
le service EVA fournit le calcul des indices de qualité des examens: la fidélité, la
discrimination et la facilité. Le travail d’interprétation des résultats statistiques de la
partie pratique nécessite de comprendre les indicateurs de qualité d’un test. Ce sont
ces indices que la section suivante présente.
22
la facilité. Cette section explique ces principaux indicateurs statistiques5 qui
permettent d’analyser et d’évaluer la qualité des données recueillies pour mesurer le
rendement scolaire des étudiants.
3.1 La validité
La validité est la qualité la plus importante d’un test (Laveault & Grégoire, 1997).
Legendre (cité par Bernier & Pietrulewicz, 1997, p. 179) définit la validité comme « la
capacité d’un instrument à mesurer réellement ce qu’il doit mesurer, selon l’utilisation
que l’on veut en faire ». Dans le cas d’un examen QCM, la validité est donc un critère
qui mesure la cohérence de l’épreuve par rapport aux objectifs d’apprentissage à
évaluer. Elle cherche à savoir si l’épreuve mesure bien ce qu’elle prétend mesurer
(Bernard et Fontaine, 1982). Un examen n’est pas valide en soi mais bien dans une
situation particulière. De ce fait, c’est sur l’interprétation et l’usage spécifique qui est
réalisé sur la base des scores obtenus à l’examen que porte la validité (Morissette,
2005). En d’autres termes, la validité questionne la pertinence de l’inférence6 faite à
partir des résultats à l’examen (Laveault & Grégoire, 1997).
5
Pour faciliter la compréhension du lecteur, la dernière annexe synthétise la signification des variables
principales (annexe 8). Ce tableau au format A3 peut rester déplié tout en permettant la lecture du
mémoire.
6
L’inférence est une « Opération intellectuelle par laquelle on passe d’une vérité à une autre vérité,
jugée telle en raison de son lien avec la première. La déduction est une inférence. » (Le Petit Larousse
Illustré, 1993).
23
atteint un objectif pédagogique et ceux qui ne l’ont pas atteint. » (Morissette, 2005,
p.127). Cinq à dix items par objectif spécifique devraient permettre de respecter la
représentativité des items (Morissette, 2005).
Parmi les facteurs qui réduisent la validité d’interprétation des résultats à un test,
Bernard et Fontaine (1982) identifient deux facteurs particulièrement fréquents.
Lorsque les tâches demandées lors de l’examen ne requièrent pas d’être réalisées dans
un laps de temps déterminé, le facteur temps, lorsqu’il est trop court, introduit une
variable non pertinente: la vitesse d’exécution. Le second facteur relève de la
complexité du langage présent dans la formulation des items. Cela a pour effet
d’introduire une variable non pertinente: la connaissance de la langue.
Les auteurs soulignent que la variance des résultats est importante en théorie
classique des scores pour différencier entre eux les individus (Laveault & Grégoire,
1997). Sans variance, donc sans différence entre les personnes, les critères de validité
et de fidélité perdent leur utilité (Laveault & Grégoire, 1997). En outre, sans mesure
précise, c’est-à-dire sans fidélité, toute discussion sur la validité devient inutile c’est
pourquoi nous allons nous intéresser à une autre qualité fondamentale d’une épreuve:
la fidélité.
24
3.2 La fidélité
Le concept de fidélité pose la question suivante: obtiendrait-on des résultats
sensiblement identiques si l’examen était administré plusieurs fois dans les mêmes
conditions? (Bernard et Fontaine, 1982). La fidélité est liée à la constance des résultats
et renseigne sur l’écart existant entre la note obtenue par l’étudiant et sa note vraie
(Grégoire, 1990). En effet, le score observé est toujours égal à la somme du score vrai
et des sources d’erreur de mesure (Bernard et Fontaine, 1982).
25
accroît sa fidélité à condition que les items soient homogènes et mesurent la même
chose. Ebel (1969) propose un tableau7 d’estimation du nombre d’options et d’items
selon le degré de fidélité théorique que l’on cherche à atteindre (0,70 ou 0,80 ou etc.).
Une fidélité théorique de 0,70 peut par exemple correspondre à 50 items de 4 options.
La fidélité cherche donc à estimer si les items sont suffisamment homogènes pour
former un ensemble cohérent qui justifie qu’on les additionne en un score total
(Laveault & Grégoire, 1997). Ce n’est par exemple pas le cas pour un item qui covarie
négativement avec les autres items car il réduit la cohérence interne de l’examen.
Le second facteur qui affecte la fidélité est l’étendue des résultats. Plus
l’étendue des résultats est importante, plus le coefficient de fidélité est élevé (Bernard
et Fontaine, 1982). En effet, des écarts importants entre les résultats individuels
réduisent le risque que l’ordre entre les étudiants soit différent entre plusieurs
administrations du test. Le coefficient de fidélité d’un examen est ainsi lié à son
coefficient de discrimination. Ce coefficient est expliqué dans la partie suivante.
3.3 La sensibilité
Le troisième critère, celui de la sensibilité, a pour objet de situer les individus
dans l’ensemble d’une distribution (Therer, 1999). La sensibilité d’un examen est donc
sa capacité à discriminer les individus. L’indice de discrimination renseigne sur la
compétence des étudiants et varie entre - 1 et 1. L’indice de discrimination d’un item
permet de distinguer les sujets forts des sujets faibles par le calcul d’une corrélation
entre la performance de l’étudiant à chaque item et sa performance aux autres items de
l’examen. Ainsi, un item est considéré comme valide si sa discrimination coïncide
avec celle de l’examen. Un item auquel tous les sujets forts réussissent et tous les sujets
faibles échouent démontrerait une discrimination parfaite (Morissette, 2005). Par
contre, des items trop faciles ou trop difficiles où tous les étudiants réussissent ou
échouent diminuent la capacité de discrimination d’une épreuve (Laveault & Grégoire,
1997). L’indice de discrimination permet aussi de repérer les items qui discriminent
peu voire négativement et qui nécessitent une analyse plus approfondie (Laveault &
Grégoire, 1997).
7
Annexe 1: Tableau du nombre d’options et d’items selon la fidélité théorique (Ebel, 1969).
26
valeur arbitraire ; elle ne constitue cependant pas un consensus entre tous les auteurs.
Les items peuvent être classés selon la valeur de cet indice. Les bons items ont un
indice de discrimination de minimum 0,40, les items moyens ont un indice entre 0,30
et 0,39, les items faibles ont un indice entre 0,20 et 0,29 et les mauvais items ont un
indice inférieur à 0,20 (Ebel & Frisbie cités par McCowan & McCowan, 1999).
La valeur de l’indice de facilité est comprise entre 0 (item réussi par peu
d’individus) et 1 (item réussi par un grand nombre d’individus). Plus le nombre
d’étudiant qui a répondu correctement à l’item est élevé, plus l’indice est proche de 1
(Laveault & Grégoire, 1997). Un indice élevé correspond donc à un examen facile et
un indice faible à un examen difficile. La valeur espérée de cet indice dépend des
objectifs de l’examen (Morissette, 2005). Dans le cas d’une épreuve de concours visant
à sélectionner les meilleurs individus, l’indice de facilité sera assez bas. Par contre,
dans le cas d’un examen qui vérifie que les étudiants ont atteint les objectifs minimaux
d’un cours, l’indice de facilité sera plus proche de 1. Dans la situation de mesure du
rendement scolaire par évaluation certificative, l’indice de facilité sera le plus souvent
moyen et servira à fournir un classement des étudiants (Morissette, 2005). En effet, les
items de facilité moyenne (Corrected P autour de 0,50) représentent une catégorie
27
d’items importants dans l’évaluation pédagogique car ils discriminent les sujets faibles
des sujets forts (Laveault & Grégoire, 1997). D’autres catégories d’items sont
également intéressantes. Par exemple, un item très facile placé en début de test peut
mettre à l’aise l’étudiant et permettre de repérer les étudiants très faibles. De même,
un item très difficile permet de distinguer les étudiants forts des étudiants très forts.
Un autre avantage de l’étude des indices statistiques est leur utilité pour
optimiser l’instrument de mesure (l’examen) en sélectionnant les items les plus
pertinents c’est-à-dire qui remplissent le mieux leur rôle par rapport aux objectifs de
l’évaluation (Laveault & Grégoire, 1997).
29
30
II. SECONDE PARTIE: RECHERCHE EMPIRIQUE
La partie théorique a mis en exergue que la qualité de conception des items est
cruciale et détermine la valeur de l’instrument de mesure. Par ailleurs, la théorie
classique des tests a permis d’exposer des techniques statistiques qui évaluent la
qualité des items afin de repérer d’éventuels défauts de conception.
1. Objet de la recherche
1.1 Questionnement
Pour rappeler brièvement le contexte, le service d’Evaluation en appui à la
qualité de l’enseignement et de la formation (EVA) de l’Université catholique de
Louvain a fait l’acquisition d’un logiciel de conception et correction automatisées
d’examens QCM en 2011. Ce logiciel intitulé Contest est fourni par la société privée
Consilium. Les examens QCM traités à l’aide de celui-ci ont servi à constituer une
banque de données de plus de sept cents cours. Ces cours ont fait l’objet d’une
évaluation certificative qui a eu lieu entre la session de janvier 2012 et la session de
juin 2015.
31
Comme nous l’avons vu précédemment, la question de la pénalisation ne fait
pas consensus entre les auteurs. Au niveau des pratiques des professeurs constatées en
termes d’examens QCM, le recours au barème de pénalisation pour les réponses
erronées est fréquent. L’étude des données récoltées via Contest indique qu’en
moyenne 68,6% des examens y ont recours. Les données montrent également un taux
de réussite moyen inférieur de 10% pour les examens comportant une pénalisation.
Ces résultats soulèvent des questions. D’abord, comment expliquer cette différence de
taux de réussite entre les examens qui comportent ou non une pénalité? Ensuite, les
propriétés métriques des QCM permettent-elles d’identifier des éléments qui
favorisent la capacité de discrimination d’un examen ?
La question qui sert de fil conducteur aux analyses statistiques est la suivante:
la pénalisation des mauvaises réponses est-elle associée à un indice de discrimination
plus élevé? Ce questionnement sur la capacité de discrimination est étudié à travers
trois questions principales :
- Existe-t-il un lien entre le degré de pénalisation et l’indice de discrimination ?
- Existe-t-il un lien entre l’espérance de gain par item et l’indice de
discrimination ?
- Que montre l’analyse des examens qui possèdent des indices élevés en termes
de fidélité et de discrimination ?
La section qui suit traduit chacune de ces questions en hypothèses qui feront
l’objet d’analyses statistiques.
1.2 Hypothèses
Première question: Existe-t-il un lien entre le degré de pénalisation et l’indice de
discrimination ?
Cette question a pour objectif de comparer les examens selon leur degré de
pénalité (-1,00, -0,50, etc.) pour observer si l’un de ces groupes discrimine davantage
les étudiants. Chaque groupe d’examens correspond à un degré de pénalité différent.
32
Les sept groupes8 de degrés de pénalité sont les suivants :
- pénalité de -1,00 point
- pénalité de -0,50 point
- pénalité de -0,33 point
- pénalité de -0,25 point
- pénalité de -0,20 point
- pénalité de -0,07 point à -0,08 point
- pénalité de 0,00 point (c’est-à-dire sans pénalité)
L’objectif est d’examiner s’il y a un lien significatif entre les groupes « degré
de pénalité » (-0,50, -0,20, etc.) et l’indice de discrimination. Si c’est le cas,
l’hypothèse H0 pourra être rejetée.
H0: Il n’y a pas de différence entre les moyennes des groupes de degrés de pénalité
sur l’échelle de l’indice de discrimination.
H1: Au moins une des moyennes est différente des autres entre les groupes de degrés
de pénalité sur l’échelle de l’indice de discrimination.
La première question est approfondie par l’étude d’une sous-question qui réduit
l’analyse à deux groupes: les examens qui comportent ou non une pénalisation des
mauvaises réponses. Un premier groupe est constitué des examens du « groupe de
pénalité 0,00 », c’est-à-dire les examens qui ne pénalisent pas les mauvaises réponses.
Les autres examens font partie du second groupe.
Le but est d’examiner si les examens avec pénalité discriminent davantage que
les examens sans pénalité. Voici les sous-hypothèses qui découlent de cette question.
H0: La moyenne du groupe des examens « avec pénalité » n’est pas différente de la
moyenne du groupe des examens « sans pénalité » sur l’échelle de l’indice de
discrimination.
8
Les groupes sont constitués de façon à ce que chaque échantillon contienne un minimum de 30
examens QCM. Seul un groupe contient un échantillon plus petit mais est tout de même conservé pour
les analyses. En effet, les résultats statistiques pour ce groupe (« Pénalité de -0,07 à -0,08 ») sont
intéressants à comparer avec ceux du « groupe -0,20 ».
33
H1b: La moyenne du groupe des examens « avec pénalité » est différente de la
moyenne du groupe des examens « sans pénalité » sur l’échelle de l’indice de
discrimination.
Seconde question: Existe-t-il un lien entre l’espérance de gain par item et l’indice de
discrimination ?
Lorsque l’indice d’espérance de gain est négatif, le risque de perte de score est
important. Un indice positif indique quant à lui une probabilité de gain en score. La
figure 5 qui suite montre deux exemples de calcul de l’espérance de gain.
9
L’espérance de gain est étudiée ici uniquement pour les examens où le nombre d’options, la valeur
d’une bonne réponse et d’une mauvaise réponse sont les mêmes pour tous les items du questionnaire.
10
Ce calcul de l’espérance de gain vaut uniquement pour les items où une seule réponse est attendue.
34
ExpectedGain_ByItem
___________________________________________
Nb_Option
Troisième question: Que montre l’analyse des examens qui possèdent des indices
élevés en termes de fidélité et de discrimination ?
C’est également la capacité de discrimination d’un examen qui est testée dans
la dernière question. L’objectif est d’évaluer si l’indice de discrimination est lié
significativement au taux de réussite aux examens.
11
Les groupes sont constitués de façon à ce que chaque échantillon contienne minimum 30 examens
QCM.
35
Pour tenter de répondre à la dernière question, sept groupes12 sont créés afin de répartir
les examens QCM selon leur capacité de discrimination (Item Rest Correlation, Rir):
- indice de discrimination inférieur à 0,10
- indice de discrimination entre 0,10 et 0,14
- indice de discrimination entre 0,15 et 0,19
- indice de discrimination entre 0,20 et 0,24
- indice de discrimination entre 0,25 et 0,29
- indice de discrimination entre 0,30 et 0,34
- indice de discrimination supérieur à 0,34
Ces trois questions ont pour rôle de guider les analyses empiriques. Toutefois,
la démarche de recherche est avant tout hypothético-déductive. Ainsi, chacune de ces
questions pourra se décliner en plusieurs sous-hypothèses selon les nouvelles
questions soulevées par les résultats obtenus. Les variables qui interviennent dans les
questions principales sont: l’indice de discrimination (Rir), le degré de pénalisation
(- 0,50, -1,00, etc.), l’espérance de gain et le taux de réussite. Toutefois, la démarche
d’analyse s’attachera également à mentionner certains liens avec d’autres variables.
L’objectif est de travailler de façon exploratoire pour d’une part, répondre aux
questions centrales et d’autre part, comprendre l’intervention des autres variables dans
le système analysé.
12
Les groupes sont constitués de façon à ce que chaque échantillon contienne minimum 30 examens
QCM.
36
Le choix des variables secondaires13 qui apparaîtront dans les résultats tient
aux liens qu’elles permettront de faire avec les connaissances issues de la littérature.
Dans le cas précis des données qui sont étudiées dans ce mémoire, il paraît en effet
intéressant de voir dans quelle mesure les observations ou recommandations des
auteurs apparaissent lors des analyses. Autrement dit, ces variables secondaires visent
à ce que la compréhension des résultats des hypothèses centrales soit complétée d’une
vue de l’ensemble des variables en jeu. Les variables principales seront donc mises en
perspective avec des variables secondaires: l’alpha de Cronbach (indice de fidélité), le
Corrected P (indice de facilité), le nombre d’items, le nombre d’options, la taille du
test (nombre d’items multiplié par le nombre d’options selon la formule de Grier,
1975) et le taux d’items non répondus.
13
Le terme « variables secondaires » est à prendre au sens de variables indirectement liées aux quatre
questions principales (non dans le sens de variable de moindre importance pour l’analyse).
14
Annexe 1: Tableau du nombre d’options et d’items selon la fidélité théorique (Ebel, 1969).
37
2. Aspects méthodologiques
Le système logiciel Contest (Consilium) est un outil de conception et de
correction automatique de grilles QCM. Les enseignants qui passent par le service
EVA ne transmettent pas les questionnaires contenant les intitulés des items et des
options de réponses. Ils communiquent uniquement les caractéristiques de leur examen
QCM: le sigle du cours, l’intitulé du cours, le nombre d’items, le nombre d’options,
les bonnes réponses et le barème de pondération. C’est sur la base de ces informations
que la grille QCM est conçue et corrigée à l’aide du logiciel.
Lors de la collecte des données, pour éviter une retranscription fastidieuse des
informations issues des rapports fournis par Contest avec les risques d’erreurs que cela
comporte, j’ai opté pour la conception d’un outil logiciel d’extraction automatique des
données des rapports Contest. Quelques variables ont cependant nécessité un encodage
manuel.
38
2.3 Échantillon et variables
Dans un premier temps, les données aberrantes ont été supprimées:
- 26 QCM pour lesquels moins de 30 étudiants ont présenté l’examen ;
- 2 QCM dont l’indice de fidélité (alpha de Cronbach) est inférieur ou égal à
0,10 ;
- 3 QCM dont l’indice de discrimination est négatif et les items de l’examen
mélangent des questions à choix multiple et des questions à réponses multiples.
Après élimination des données aberrantes, l’échantillon porte sur 680 examens
QCM réalisés au cours de huit sessions d’examens. Cela représente 146.800 copies
d’examen. Pour chaque examen, trente informations (ou variables) ont été récoltées.
Elles sont listées ci-dessous en deux catégories: les variables qui apportent des
informations sur la qualité des examens et les variables qui fournissent des
informations quantitatives.
15
Pour faciliter la compréhension du lecteur, la dernière annexe synthétise la signification des
variables principales (annexe 8). Ce tableau au format A3 peut rester déplié tout en permettant la
lecture du mémoire. En outre, les formules pour le calcul des indicateurs statistiques se trouvent en
annexe 2.
39
le nombre d’items « non répondus », c’est-à-dire où ni leurre, ni réponse
correcte n’a été coché, le taux moyen d’items « non répondus »16;
- le nombre d’étudiants qui ont présenté l’examen, réussi l’examen, échoué à
l’examen et le taux de réussite ;
- les barèmes de pondération c’est-à-dire le score pour une bonne réponse, pour
une mauvaise réponse, pour un item laissé sans coche et pour une case
abstention ;
- le ratio de la valeur d’une bonne réponse par rapport à la valeur d’une mauvaise
réponse. La figure 6 explique le calcul de ce ratio.
Ratio = ScoreBonneRéponse
valeur absolue du ScoreMauvaiseRéponse
Exemple 1: Si une bonne réponse vaut +4 et une mauvaise vaut -1, ce ratio
sera de 4.
Exemple 2: Si une bonne réponse vaut +1 et une mauvaise vaut -0,75, ce ratio
est de 1,33.
Figure 6: Exemples de calcul du ratio bonne réponse/mauvaise réponse pour
un item
16
Le taux moyen des items « non répondus » n’est pas calculé pour les examens où un ou plusieurs
items ont été exclus (annulés).
40
Exploration globale des données
Avant de passer aux analyses visant à répondre aux trois questions principales,
cette section présente quelques informations descriptives afin d’avoir un premier
regard global sur l’ensemble des données. Une série de tests de Pearson donne une vue
des corrélations entre les variables et aide à mieux comprendre la façon dont les
variables sont liées entre elles.
descriptives montrent que les pratiques des professeurs tendent à évoluer. L’indice de
discrimination (Rir) moyen qui était de 0,23 en 2012 a augmenté et s’élève à 0,24 en
2015. Le graphique 1 ci-dessous illustre ce résultat. L’indice de fidélité (Alpha de
Cronbach) a également augmenté et est passé de 0,64 en 2012 à 0,67 en 2015. C’est
durant l’année 2013 que ces deux indices sont les plus élevés. Cela pourrait s’expliquer
par un effet des formations aux examens QCM que le service EVA a proposé aux
enseignants au début de l’année académique 2012-2013.
42
Exploration globale des données
Pour se faire une première idée des liens entre les variables, la figure 7 qui suit
reprend les résultats significatifs d’une série de corrélations de Pearson effectuée sur
les examens QCM avec pénalité.
43
Exploration globale des données
Pour résumer la figure 7, les corrélations les plus fortes entre deux variables sont:
- la relation est très forte et positive entre l’indice de facilité (Corrected P), et le
taux de réussite (r=0,880 ; p<0,001***). Pour rappel, un examen facile aura un
indice de facilité proche de 1 alors qu’un examen difficile aura un indice proche
de 0. Comme nous aurions pu nous y attendre, le test de Pearson permet
d’observer qu’un indice de facilité élevé (examen facile, qui tend vers 1) est
associé à un taux de réussite élevé ;
- en ce qui concerne la relation entre l’indice de facilité et le taux moyen d’items
non répondus, la relation est d’intensité moyenne et négative (r=-0,429 ;
17
La figure 7 reprend uniquement les corrélations significatives pour les examens avec pénalité.
44
Exploration globale des données
p<0,001***). Cela signifie qu’un indice de facilité élevé (examen facile, qui
tend vers 1) est associé à un taux moyen d’items non répondus faible ;
- le taux d’items non répondus a une relation négative forte (r=-0,562 ;
p<0,01**) avec le barème de pénalisation (-0,50, -0,25, etc.). Plus la
pénalisation est forte, plus le taux d’items non répondus tend à augmenter. Le
taux d’items non répondus a également une relation négative d’intensité
moyenne avec le taux de réussite (r=-0,487 ; p<0,01**) ainsi qu’avec
l’espérance de gain par item (r=-0,411 ; p<0,01**). Un taux d’items non
répondus élevé est donc associé à un faible taux de réussite et à une espérance
de gain faible ;
- entre le taux de réussite et l’indice de discrimination d’un examen, la relation
est d’intensité moyenne et négative (r=-0,206, p<0,001***). Ce qui signifie
que lorsque l’indice de discrimination s’accroît, le taux de réussite tend à
diminuer. Mais inversement, cela signifie également que lorsque l’indice de
discrimination diminue, le taux de réussite tend à augmenter. Ce dernier constat
est interpellant et fera dès lors l’objet d’une analyse plus approfondie lors des
tests statistiques de la troisième question ;
- la relation est positive et forte entre l’indice de fidélité (Alpha de Cronbach) et
l’indice de discrimination (r=0,693 ; p<0,001***). Un indice de fidélité élevé
est donc associé à un indice de discrimination élevé ;
- entre la taille du test et l’indice de fidélité, la relation est également forte et
positive (r=0,553 ; p<0,001***) signifiant qu’un indice de fidélité élevé est
associé à une taille de test importante. Entre la taille du test et l’indice de
discrimination, la relation est positive et faible (r=0,151 ; p<0,01**). Le
graphique 2 ci-dessous illustre l’indice de discrimination moyen en fonction
de la taille du test.
45
Exploration globale des données
À présent que nous avons une première idée des données et des relations entre
elles, passons aux hypothèses en lien avec la capacité de discrimination d’un examen.
46
Q1: Existe-t-il un lien entre le degré de pénalisation et l’indice de discrimination ?
18
Les examens où le degré de pénalité n’est pas identique pour tous les items sont exclus.
19
Il s’agit ici du mode pour les degrés de pénalité des examens avec pénalisation. Lorsqu’il y a une
pénalisation des mauvaises réponses, le barème le plus fréquent est donc -0,50.
20
Les données descriptives détaillées de tous les degrés de pénalité sont reprises en annexe 3.
21
Pour ces examens, le nombre d'options varie entre 2 et 5 options et 29% des examens proposent 3
options de réponse.
47
Q1: Existe-t-il un lien entre le degré de pénalisation et l’indice de discrimination ?
22
Pour ces examens, le nombre d'options varie entre 3 et 7 options et 44% des examens proposent
5 options de réponse.
48
Q1: Existe-t-il un lien entre le degré de pénalisation et l’indice de discrimination ?
49
Q1: Existe-t-il un lien entre le degré de pénalisation et l’indice de discrimination ?
Graphique 5: Taux moyen d’items non répondus en fonction des groupes de pénalité
Test ANOVA I
Tableau 3: Résultats ANOVA I sur les groupes de degrés de pénalité
50
Q1: Existe-t-il un lien entre le degré de pénalisation et l’indice de discrimination ?
23
Le tableau des résultats du test post-hoc de Bonferroni se trouve en annexe 4.
51
Q1: Existe-t-il un lien entre le degré de pénalisation et l’indice de discrimination ?
52
Q1: Existe-t-il un lien entre le degré de pénalisation et l’indice de discrimination ?
24
Les résultats du test de Bonferroni se trouvent en annexe 5.
53
Sous-question1: Existe-t-il un lien entre la présence d’une pénalisation et l’indice de discrimination ?
Cette question a pour objectif de comparer les examens avec pénalité aux
examens sans pénalité pour observer si l’un de ces deux groupes discrimine davantage
les étudiants. Deux groupes d’examens sont donc constitués 25 dans le but de les
comparer sur l’échelle de l’indice de discrimination: le groupe des examens « avec
pénalité » et le groupe des examens « sans pénalité ». Le tableau 6 ci-dessous indique
que le groupe des examens « avec pénalité » est constitué de 458 examens QCM et le
groupe des examens « sans pénalité » est constitué de 209 examens QCM. Les
examens QCM avec pénalité représentent donc 68,6% des examens QCM.
Pour les examens « avec pénalité », le taux de réussite est en moyenne 10%
plus faible et le taux d’items non répondus par examen est en moyenne 14% plus élevé.
L’indice de facilité moyen un peu plus élevé de ce groupe montre que ce sont des
examens légèrement plus faciles que dans le groupe d’examens « sans pénalité ».
25
Les examens qui comprennent à la fois des items qui pénalisent les mauvaises réponses et d’autres
qui ne les pénalisent pas sont exclus des deux groupes étudiés.
54
Sous-question1: Existe-t-il un lien entre la présence d’une pénalisation et l’indice de discrimination ?
Taux Espérance
Alpha Corrected items non Taux de de
Rir Cronbach P répondus réussite gain
Avec N 458 458 458 409 458 193
pénalité Mean ,23 ,65 ,50 17,46 56,95 ,02
Std. Dev. ,08 ,16 ,15 6,45 25,11 ,15
Median ,24 ,68 ,51 17,47 59,30 ,00
Min -,11 ,05 ,11 ,00 ,00 -,50
Max ,44 ,94 ,84 38,41 100,00 ,81
Sans N 209 209 209 182 209 85
pénalité Mean ,23 ,68 ,46 3,65 67,36 ,29
Std. Dev. ,10 ,18 ,16 6,32 22,79 ,20
Median ,24 ,70 ,48 ,53 69,51 ,25
Min -,05 ,09 -,13 ,00 1,23 ,06
Max ,65 ,98 ,87 28,48 100,00 1,00
55
Sous-question1: Existe-t-il un lien entre la présence d’une pénalisation et l’indice de discrimination ?
56
Sous-question1: Existe-t-il un lien entre la présence d’une pénalisation et l’indice de discrimination ?
Taux de réussite
Il y a une différence significative sur l'échelle du taux de réussite entre les
tendances centrales des deux groupes d’examens QCM: avec ou sans pénalité
(Z=- 4,291 ; p<0,001***). La tendance centrale des QCM avec pénalité
(moyenne=56,95) est inférieure à la tendance centrale des QCM sans pénalité
(moyenne=67,36).
Jusqu’ici, les analyses ont indiqué que les examens qui recourent à un barème
de pénalisation ne discriminent pas davantage les étudiants. L’étude des degrés de
pénalité a d’abord montré que le « groupe de -0,20 » discrimine davantage les
étudiants que les autres groupes. Les données descriptives ont quant à elles indiqué
que les caractéristiques de ces examens correspondaient aux recommandations de la
littérature, favorisant ainsi la capacité de discrimination de l’examen. Cependant, cette
capacité de discrimination élevée pourrait également être liée au fait que ces examens
recourent à une faible pénalité. Pour approfondir cette hypothèse, la seconde question
examine l’indice de discrimination en rapport avec une variable qui tient compte non
seulement du barème de pondération mais également du nombre d’options. Il s’agit de
l’espérance de gain.
57
Q2: Existe-t-il un lien entre l’espérance de gain et l’indice de discrimination ?
26
La figure 4 du point « 1.1 Hypothèses » explique le calcul de l’espérance de gain.
27
Les examens qui n’ont pas des caractéristiques homogènes (nombre d’options, barème de
pondération, type de réponse attendue unique ou multiple) pour tous les items ou qui comportent
une case abstention explicite en plus des options de réponses sont exclus de l’analyse.
58
Q2: Existe-t-il un lien entre l’espérance de gain et l’indice de discrimination ?
Tableau 9: Résultats ANOVA I pour les groupes d’espérance de gain sur le Rir
Somme des
Rir carrés ddl Carré moyen F Sig. Eta²
Tableau 10: Test de Bonferroni pour les groupes d’espérance de gain sur le Rir
(I) ExpectedGain (J) ExpectedGain Mean Difference (I-J) Std. Error Sig.
< 0,04 entre 0,04 et 0,11 -,04219* ,01416 ,009
> 0,11 ,01184 ,01191 ,963
entre 0,04 < 0,04 ,04219* ,01416 ,009
et 0,11 > 0,11 ,05403* ,01380 ,000
< 0,04 -,01184 ,01191 ,963
> 0,11 entre 0,04 et 0,11 -,05403* ,01380 ,000
28
Le test de Levene est non significatif.
59
Q2: Existe-t-il un lien entre l’espérance de gain et l’indice de discrimination ?
Pour situer ces différences de moyennes entre les groupes, le test de Bonferroni
présenté dans le tableau 10 apporte des informations complémentaires. Le test montre
que le groupe « espérance de gain entre 0,04 et 0,11 » se distingue significativement
des deux autres groupes. L’indice de discrimination de ce groupe est en moyenne
supérieur de 0,04 à celui du groupe « espérance de gain <0,04 » et il est en moyenne
supérieur de 0,05 à celui du groupe « espérance de gain >0,11 ».
Puisque c’est pour le groupe « espérance de gain entre 0,04 et 0,11 » que la
moyenne de l’indice de discrimination est la plus élevée, une espérance de gain par
item inférieure à 0,04 n’est donc pas associée à une meilleure discrimination. Ci-après,
le tableau 11 présente quelques exemples de barèmes de pondération qui
correspondent à une espérance de gain qui se situe entre 0,04 et 0,11.
60
Q3: Que montre l’analyse des examens qui possèdent des indices élevés en termes de fidélité et de
discrimination ?
3.3 Question 3: Que montre l’analyse des examens qui possèdent des
indices élevés en termes de fidélité et de discrimination ?
61
Q3: Que montre l’analyse des examens qui possèdent des indices élevés en termes de fidélité et de
discrimination ?
Tableau 12a: Données descriptives des examens avec pénalité du groupe « faible
qualité »
Alpha Corrected Taux items non Taille Taux Espérance de
Rir Cronbach P répondus test réussite gain
N 126 126 126 121 85 126 53
Mean ,1370 ,4755 ,5049 16,8003 95,99 62,2947 ,0381
[Link]. ,05671 ,14243 ,16625 6,38415 53,568 26,56812 ,16941
Min -,11 ,05 ,13 ,15 18 7,14 -,50
Max ,19 ,69 ,84 29,25 275 100,00 ,25
Tableau 12b: Données descriptives des examens avec pénalité du groupe « haute
qualité »
Alpha Corrected Taux items non Taille Taux Espérance de
Rir Cronbach P répondus test réussite gain
N 169 169 169 142 134 169 81
Mean ,2915 ,7865 ,5128 17,4812 170,34 56,9854 -,0242
[Link]. ,05333 ,05638 ,13716 6,55728 81,418 22,78679 ,14311
Min ,20 ,70 ,19 ,04 57 8,33 -,50
Max ,44 ,94 ,80 35,61 480 97,89 ,81
À la lecture des tableaux 12a et 12b, nous constatons que les examens avec
pénalité de « haute qualité » ont une moyenne en taille de test nettement plus élevée
que ceux de « faible qualité ». Comme le tableau29 d’Ebel (1969) le suggère, une taille
de test élevée est associée à un indicateur de fidélité élevé. Les moyennes des tableaux
indiquent que les examens « haute qualité » sont un peu plus faciles et ont cependant
un taux de réussite plus faible de 5%. Nous allons nous intéresser maintenant aux
examens sans pénalité pour étudier si le constat est similaire.
29
Annexe 1: Tableau du nombre d’options et d’items selon la fidélité théorique (Ebel, 1969).
62
Q3: Que montre l’analyse des examens qui possèdent des indices élevés en termes de fidélité et de
discrimination ?
réussite des examens « faible qualité » est de 13% supérieur à celui des examens
« haute qualité ». Il est cependant intéressant de noter que l’indice de facilité des
examens sans pénalité de « haute qualité » est plus bas que pour les autres examens:
ceux sans pénalité de « faible qualité » et ceux avec pénalité (de « faible qualité » et
de « haute qualité »).
Tableau 13a: Données descriptives des examens sans pénalité du groupe « faible
qualité »
Alpha Corrected Taux items non Taille Taux Espérance
Rir Cronbach P répondus du test réussite de gain
N 68 68 68 59 24 68 22
Mean ,1325 ,5138 ,4910 2,3231 92,75 75,1253 ,3106
[Link]. ,05583 ,12640 ,18346 5,68434 36,669 21,95798 ,12221
Min -,05 ,09 -,13 ,01 40 25,00 ,20
Max ,19 ,69 ,87 24,72 160 100,00 ,50
Tableau 13b: Données descriptives des examens sans pénalité du groupe « haute
qualité »
Alpha Corrected Taux items non Taille Taux Espérance
Rir Cronbach P répondus du test réussite de gain
N 101 101 101 86 44 101 37
Mean ,2961 ,8257 ,4395 4,7953 222,05 61,7161 ,2930
[Link]. ,08150 ,07053 ,14578 6,99008 115,721 24,03130 ,23363
Min ,20 ,70 -,10 ,00 39 1,23 ,06
Max ,65 ,98 ,79 28,48 500 100,00 1,00
63
Q3: Que montre l’analyse des examens qui possèdent des indices élevés en termes de fidélité et de
discrimination ?
ANOVA I
Le test d’analyse de la variance30 à un facteur permet de tester si au moins une
des moyennes des groupes de niveaux de discrimination diffère des autres sur l’échelle
du taux de réussite ainsi que sur l’échelle de l’indice de facilité.
30
Le test de Levene est non significatif.
64
Q3: Que montre l’analyse des examens qui possèdent des indices élevés en termes de fidélité et de
discrimination ?
31
Le tableau des résultats du test post-hoc de Bonferroni de la troisième question se trouve en
annexe 6.
65
Q3: Que montre l’analyse des examens qui possèdent des indices élevés en termes de fidélité et de
discrimination ?
Les résultats vont dans le même sens que ceux obtenus à l’aide des corrélations
de Pearson. Un indice de discrimination faible est donc associé à un taux de réussite
plus élevé. Cela suppose qu’un indice de discrimination faible est lié à un taux de
réussite plus élevé quel que soit le niveau réel de compétence des étudiants.
66
Q3: Que montre l’analyse des examens qui possèdent des indices élevés en termes de fidélité et de
discrimination ?
ANOVA I
Tableau 17: Résultats ANOVA I sur les groupes « Alpha de Cronbach »
Somme des Eta²
Carrés ddl Carré moyen F Sig.
Taux de réussite Between Groups 7797,686 4 1949,421 3,141 ,014 0,02
Within Groups 418932,590 675 620,641
Total 426730,275 679
67
Q3: Que montre l’analyse des examens qui possèdent des indices élevés en termes de fidélité et de
discrimination ?
Les résultats montrent qu’un indice de fidélité (Alpha de Cronbach) faible est
associé à un taux de réussite plus élevé comparativement aux examens qui possèdent
un indice de fidélité élevé. Cela suggère que si ces étudiants venaient à repasser le
même examen dans les mêmes conditions, ils auraient des résultats sensiblement
différents. Selon le test de Bonferroni32, un examen dont l’indice de fidélité est
inférieur à 0,40 a en moyenne 12% de réussite en plus qu'un examen dont la fidélité
est d’au moins 0,60. Les analyses menées pour répondre à cette dernière question
concluent à un taux de réussite qui tend à être plus élevé lorsque les indices de
discrimination ou fidélité des examens sont faibles.
Les tests statistiques effectués pour répondre aux trois hypothèses principales
de ce mémoire ont permis de faire un certain nombre de constats quant à la capacité
de discrimination d’un test. Les conclusions principales sont les suivantes. Tout
d’abord, la capacité de discrimination d’un examen QCM n’est pas liée à la présence
d’une pénalité. Ensuite, au niveau des données recueillies, les examens comportant
une pénalisation de -0,20 pour pénaliser les mauvaises réponses possèdent une capacité
de discrimination plus élevée que les autres degrés de pénalité. L’analyse des
caractéristiques de ces examens a également montré que ce groupe d’examens
combine davantage de propriétés recommandées par la littérature. Enfin, en ce qui
concerne le taux de réussite, les tests statistiques ont montré qu’il tendait à augmenter
lorsque la capacité de discrimination ou de fidélité de l’examen diminuait.
32
Les résultats du test de Bonferroni sur les groupes « alpha de Cronbach » se trouvent en annexe 7.
68
Conclusions des recherches empiriques
La première question que les tests statistiques examinent concerne les degrés
de pénalité (-0,50, -0,20, etc.). Existe-t-il un lien entre le degré de pénalisation et
l’indice de discrimination? Les examens sont répartis en sept groupes de degrés de
pénalité. Les tests statistiques indiquent une différence significative entre les
moyennes de ces groupes quant à leur capacité de discrimination. Ainsi, 4,8% de la
variance de l’indice de discrimination sont expliqués par le degré de pénalité. Au
niveau de cette capacité de discrimination, les groupes de pénalité -0,20 et -0,25 se
démarquent des autres groupes avec un indice plus élevé. Et c’est le groupe de pénalité
de -0,20 qui possède la moyenne la plus élevée en termes de discrimination. Au niveau
de l’indice de facilité, le groupe de pénalité de -0,33 correspond à des examens QCM
plus faciles comparativement aux autres groupes de pénalité.
Les examens comportant une pénalité de -0,20 ont ensuite été analysés pour
tenter de comprendre les raisons pour lesquelles ces examens QCM possèdent une
capacité de discrimination plus élevée. Les observations montrent que ce groupe
d’examens QCM rejoint les recommandations de la littérature sur plusieurs aspects:
un indice de discrimination de minimum 0,20, un indice de fidélité de minimum 0,70
et une taille de test élevée. En effet, ces examens ont un indice de discrimination moyen
de 0,27 avec un faible écart-type, un indice de fidélité moyen de 0,70 et une taille de
test moyenne de 178, ce qui est nettement plus élevé que pour les autres groupes de
69
Conclusions des recherches empiriques
pénalité. Une pénalisation des mauvaises réponses plus forte que -0,20 n’est donc
pas associée à une meilleure discrimination.
70
Conclusions des recherches empiriques
examens de « faible qualité »33 et les examens de « haute qualité »34. Les examens qui
composent le premier groupe ont un indice de fidélité inférieur à 0,70 et un indice de
discrimination inférieur à 0,20. Les autres examens font partie du groupe « haute
qualité ». D’une part, les données descriptives des examens avec pénalité « haute
qualité » montrent qu’ils ont en moyenne 43,90 items, 4,73 options par item et une
taille de test de 186,69. D’autre part, les données descriptives des examens avec
pénalité « faible qualité » indiquent qu’ils sont légèrement plus faciles et ont un
taux de réussite de 5% plus élevé.
Selon une démarche similaire à ce qui a été réalisé pour les examens avec
pénalité, les examens sans pénalité sont répartis en deux groupes pour observer leurs
caractéristiques respectives: les examens « faible qualité » et les examens « haute
qualité ». Pour les examens sans pénalité, le taux de réussite moyen des examens
« haute qualité » est en moyenne de 13% plus faible que celui des examens « faible
qualité ». Il importe de noter que ces examens sans pénalité de « faible qualité » sont
moins faciles que les examens sans pénalité de « faible qualité » ou que les examens
avec pénalité (qu’ils soient de « faible qualité » ou de « haute qualité »).
Les tests ayant montré une relation très forte entre l’indice de discrimination et
l’indice de fidélité, les résultats au sujet de l’indice de discrimination amènent à se
demander si le taux de réussite augmente également lorsque l’indice de fidélité de
l’examen tend à diminuer. Pour répondre à cette question, les examens sont répartis en
cinq groupes selon leur niveau de fidélité. Les tests indiquent qu’un indice de fidélité
33
Les examens de « faible qualité » ont un indice de discrimination inférieur à 0,20 et un indice de
fidélité inférieur à 0,70.
34
Les examens de « haute qualité » ont un indice de discrimination de minimum 0,20 et un indice de
fidélité de minimum 0,70.
71
Conclusions des recherches empiriques
72
Discussion
Dans cette section, nous cherchons à prendre de la distance et à interroger
divers aspects du travail. Tout d’abord, nous questionnons les choix méthodologiques
qui ont été posés au cours de ce mémoire et les principales limites de la recherche.
Ensuite, nous parcourons les résultats pour souligner certaines observations et les
nouvelles questions et pistes de recherche sur lesquels elles débouchent.
Précisons encore une fois que la formulation des items est ici une variable
inconnue. Cet aspect ne constitue pas l’objet de l’étude. Dans le cadre de ce mémoire,
ce sont les propriétés métriques des examens et des items qui nous intéressent ; le but
étant de mieux comprendre la façon dont ils fonctionnent selon les diverses situations
d’examen.
73
En ce qui concerne les investigations statistiques, une première considération
issue des résultats concerne la préparation à l’examen. Une grande diversité de
pratiques de la part des enseignants en matière d’examen QCM a pu être observée. Les
étudiants se trouvent face à des examens qui se présentent sous des formes parfois très
différentes. Rappelons que l’objectif de l’évaluation certificative est de discriminer à
bon escient les étudiants qui ont atteint ou non les objectifs pédagogiques visés. Il en
résulte que les étudiants sont certainement dans de meilleures conditions pour
démontrer leurs connaissances lorsque l’enseignant leur a permis de se préparer au
type particulier de questionnaire à choix multiple qu’il leur proposera le jour de
l’examen. Placer les étudiants dans les meilleures conditions pour passer leur examen
nous semble essentiel pour ne pas introduire de variable qui influencerait les résultats
et augmenterait l’erreur de mesure.
74
pour l’espérance de gain. Cette variable était au centre de la seconde question: existe-
t-il un lien entre l’espérance de gain par item et l’indice de discrimination?
Lorsque les examens sont peu fidèles, nous constatons que le taux de réussite
tend à augmenter. En effet, un examen dont l’indice de fidélité est inférieur à 0,40 a
un taux de réussite moyen supérieur de 12% à un examen dont la fidélité est d’au moins
0,60. Un indice de fidélité faible qui est associé à un taux de réussite des étudiants plus
élevé suggère que si ces étudiants venaient à repasser le même examen dans les mêmes
conditions, ils auraient des résultats sensiblement différents. La mesure réalisée par
l’examen QCM est dans ce cas peu précise et nous pouvons émettre l’hypothèse que
certains étudiants ont réussi en partie aléatoirement.
Les analyses montrent ainsi que les indices de fidélité et de discrimination sont
fortement corrélés et qu’ils entretiennent le même type de lien avec le taux de réussite:
une faible qualité est liée à un taux de réussite plus élevé.
35
La « capacité de divination » ou « test wiseness » en anglais, consiste en l’utilisation des
caractéristiques et des éléments d’un test pour obtenir un score plus élevé que le niveau réel de
connaissance (Laveault & Grégoire, 1997)
76
l’évaluation des connaissances. Parmi celles-ci nous pourrions évoquer plusieurs
variables personnelles. Ces variables non cognitives interviendraient dans l’évaluation
et augmenteraient l’erreur de mesure. Il pourrait par exemple s’agir d’émotions de type
anxiété, du sentiment de compétence, de la tendance à prendre ou non des risques en
cas d’incertitude sur la réponse correcte ou encore de la capacité d’un individu à
calculer s’il a stratégiquement intérêt à prendre le risque de répondre selon l’espérance
de gain que représente l’item. Ce type de variables non pertinentes aurait pour effet de
diminuer la précision de la mesure c’est-à-dire la fidélité du test. La validité du test
s’en trouve également diminuée puisqu’elle porte sur sa capacité à mesurer les
connaissances et non sur une mesure de ce type de variables personnelles aux individus
évalués. Cela rejoint l’idée de certains auteurs qui soulignent que la pénalisation
introduit d’autres facteurs que la connaissance tels que la personnalité par exemple
(Bernard & Fontaine, 1982). Dès lors, même en ayant recours aux meilleurs items,
utiliser des critères qui « intimident » l’étudiant peut produire un effet non désiré. Dans
ce cas, on ne met probablement pas l’étudiant dans les meilleures conditions le jour de
l’examen de sorte qu’il puisse montrer son niveau réel de maîtrise de la matière.
La banque des données récoltées comporte des variables qui n’ont pas été
étudiées dans le cadre de ce travail. De nombreuses autres pistes et hypothèses
pourraient faire l’objet d’analyses ultérieures. Ces analyses pourraient être
longitudinales et interroger l’évolution de la qualité des questionnaires à choix
multiple à l’UCL. Elles pourraient également questionner des cas particuliers qui
pourraient faire l’objet d’une analyse plus approfondie. Il serait par exemple
intéressant de considérer un examen QCM qui comporte 10 items vrai/faux suivis de
10 items à 4 options avec un barème de pondération identique pour les 20 items (un
score de +1,00 pour une bonne réponse et de -0,50 pour une mauvaise réponse).
Quelles différences au niveau des indicateurs statistiques peut-on observer entre ces
deux groupes d’items? De nombreuses autres pistes sont ouvertes: une étude des
questionnaires à choix multiple réalisés via les MOOCs (Massive Open Online
Course), une étude de l’impact de l’accompagnement des enseignants au niveau de
l’analyse d’items en session d’examen, une étude des effets de l’homogénéité (mêmes
caractéristiques pour tous les items) ou non d’un examen QCM, etc. Un examen non
homogène demande à l’étudiant de changer souvent sa stratégie de réponse
(Morissette, 2005) et est peut-être davantage source d’erreurs non liées à la
connaissance. Bernard et Fontaine (1982) évoquent par exemple des erreurs de
transcription des coches sur la grille de réponses.
77
Par ailleurs, De Landsheere (1971) considère qu’à l’université, un examen ne
peut se limiter à un test QCM. La question du poids de l’évaluation QCM par rapport
à l’évaluation totale pourrait également faire l’objet d’une étude. Il serait peut-être
aussi intéressant d’examiner si la pénalisation des mauvaises réponses entraîne une
absence de réponse aux items qui se situent plutôt en fin d’examen, l’étudiant estimant
avoir atteint le seuil de réussite.
78
Conclusion
Ce mémoire s’est intéressé à l’évaluation par examen QCM. Il visait à
comprendre les effets de la pénalisation des mauvaises réponses en lien avec la
capacité de discrimination et le taux de réussite à un examen. En 2011, l’Université
catholique de Louvain a fait l’acquisition d’un logiciel de conception et correction
automatisées d’examens QCM. Ce logiciel a permis de constituer une banque de
données de plus de 700 cours qui ont fait l’objet d’une évaluation certificative.
Les analyses empiriques se sont centrées sur quatre variables principales qui
ont fait l’objet de trois questions centrales: le barème de pénalisation, l’espérance de
gain par item, l’indice de discrimination et le taux de réussite. L’objectif était d’établir
s’il existait des liens significatifs entre ces éléments.
Les analyses menées ont permis de faire un certain nombre de constats quant à
la capacité de discrimination d’un test. Les conclusions principales sont les suivantes.
Tout d’abord, la capacité de discrimination d’un examen QCM n’est pas liée à la
présence d’une pénalité. Au niveau des données recueillies, les examens comportant
une faible pénalisation de -0,20 point pour mauvaise réponse possèdent une capacité
de discrimination plus élevée que les autres degrés de pénalité (-1,00, -0,50, etc.).
L’analyse des caractéristiques de ces examens a également montré que ce groupe
d’examens combine davantage de propriétés recommandées par la littérature. L’étude
de l’espérance de gain a montré que le groupe d’examens où l’espérance de gain se
situe entre 0,04 et 0,11 discrimine davantage que les autres groupes. Enfin, en ce qui
concerne le taux de réussite, les tests statistiques ont montré qu’il tendait à augmenter
lorsque la capacité de discrimination ou de fidélité de l’examen diminuait.
79
80
Bibliographie
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85
86
Tables des figures, graphiques et tableaux
Figures Page
Figure 2: Document de synthèse sur les QCM (Bouvy & Warnier, 2011) 16
17
Figure 3: Exemple d’item de type vrai/faux qui suscite l’ambigüité (Bouvy
& Warnier, 2011)
Figure 4: Calcul de l’espérance de gain pour un item 34
87
Graphiques Page
46
Graphique 2: Indice de fidélité moyen en fonction du groupe « taille du
test »
Graphique 3: Indice de discrimination moyen en fonction des groupes de 49
pénalité
Graphique 4: Indice de facilité moyen en fonction des groupes de pénalité 49
88
Tableaux Page
42
Tableau 1: Pratiques des enseignants en matière d’examens QCM
48
Tableau 2a: Données descriptives des 7 groupes de degrés de pénalité
89
63
Tableau 13a: Données descriptives des examens sans pénalité du groupe
« faible qualité »
63
Tableau 13b: Données descriptives des examens sans pénalité du groupe
« haute qualité »
64
Tableau 14: Données descriptives des 7 groupes de niveaux de
discrimination
64
Tableau 15: Résultats ANOVA I sur les groupes de niveaux de
discrimination
67
Tableau 16: Données descriptives des 5 groupes « Alpha de Cronbach »
67
Tableau 17: Résultats ANOVA I sur les groupes « Alpha de Cronbach »
90
Annexes
91
92
Annexe 1: Tableau du nombre d’options et d’items pour une fidélité théorique
donnée (Ebel, 1969)
Fidélité du test
4 30 37 50 75 150
nécessaire
5 27 34 45 67 135
pour
6 25 31 42 63 126
7 24 30 40 60 120 obtenir
8 23 29 39 58 115 une fidélité
9 22 28 37 56 112 donnée
93
94
Annexe 2: Formules de calcul des indicateurs statistiques
95
96
Expected gain by item
97
98
Annexe 3: Données descriptives détaillées de tous les degrés de pénalité (question 1)
99
-,30 N 2 2 2 2 2
Mean ,3150 ,6850 ,4300 17,2938 45,0900
Std. Deviation ,03536 ,21920 ,16971 1,89010 33,14917
Minimum ,29 ,53 ,31 15,96 21,65
Maximum ,34 ,84 ,55 18,63 68,53
-,25 N 95 95 95 82 79 95
Mean ,2654 ,6664 ,4565 18,3229 121,23 49,7051
Std. Deviation ,08427 ,13400 ,14242 6,96669 60,199 25,08331
Minimum -,03 ,13 ,15 ,15 40 5,53
Maximum ,43 ,88 ,79 37,94 308 97,17
-,20 N 36 36 36 34 28 36
Mean ,2700 ,7092 ,4347 19,6855 178,00 44,3589
Std. Deviation ,06625 ,12313 ,10956 5,57318 75,862 21,92442
Minimum ,11 ,41 ,26 3,57 48 4,05
Maximum ,38 ,88 ,71 35,48 350 88,57
-,17 N 3 3 3 2 3 3
Mean ,2200 ,6267 ,4367 23,8994 209,33 36,0167
Std. Deviation ,01000 ,17926 ,16862 2,76478 131,230 33,41964
Minimum ,21 ,42 ,32 21,94 120 8,33
Maximum ,23 ,74 ,63 25,85 360 73,14
-,16 N 4 4 4 4 3 4
Mean ,2300 ,6475 ,5000 12,0402 289,00 50,5650
Std. Deviation ,04690 ,13817 ,20607 11,62063 165,961 33,37837
Minimum ,17 ,46 ,29 ,08 180 17,87
100
Maximum ,28 ,79 ,76 26,44 480 96,42
-,15 N 1 1 1 1 1 1
Mean ,2700 ,5800 ,7700 7,3514 70,00 90,2700
Std. Deviation . . . . . .
Minimum ,27 ,58 ,77 7,35 70 90,27
Maximum ,27 ,58 ,77 7,35 70 90,27
-,14 N 2 2 2 2 2 2
Mean ,2100 ,4600 ,6250 10,2745 99,00 73,3050
Std. Deviation ,01414 ,02828 ,16263 4,08817 12,728 20,48488
Minimum ,20 ,44 ,51 7,38 90 58,82
Maximum ,22 ,48 ,74 13,17 108 87,79
-,13 N 1 1 1 1 1 1
Mean ,1700 ,5000 ,6300 7,5088 80,00 80,3500
Std. Deviation . . . . . .
Minimum ,17 ,50 ,63 7,51 80 80,35
Maximum ,17 ,50 ,63 7,51 80 80,35
-,10 N 4 4 4 4 3 4
Mean ,2200 ,5950 ,6150 6,1740 169,33 80,7475
Std. Deviation ,09899 ,28965 ,08021 3,98365 126,259 13,09547
Minimum ,13 ,32 ,50 ,99 48 63,57
Maximum ,32 ,86 ,67 10,56 300 94,09
-,08 N 1 1 1 1 1 1
Mean ,2800 ,7800 ,3600 20,6918 120,00 31,4500
Std. Deviation . . . . . .
101
Minimum ,28 ,78 ,36 20,69 120 31,45
Maximum ,28 ,78 ,36 20,69 120 31,45
,00 N 209 209 209 182 95 209
Mean ,2349 ,6797 ,4641 3,6478 157,85 67,3617
Std. Deviation ,10012 ,17707 ,15742 6,32479 113,690 22,79004
Minimum -,05 ,09 -,13 ,00 20 1,23
Maximum ,65 ,98 ,87 28,48 500 100,00
Total N 619 619 619 549 411 619
Mean ,2345 ,6610 ,4941 13,0065 135,92 61,4910
Std. Deviation ,09036 ,16660 ,15235 9,26246 88,369 24,37751
Minimum -,11 ,05 -,13 ,00 18 1,23
Maximum ,65 ,98 ,87 38,41 500 100,00
102
Annexe 4: Résultats du test de Bonferroni pour l'indice de discrimination par groupe
de pénalité (question 1)
Mean Difference
(I) False_Code (J) False_Code (I-J) Std. Error Sig.
-1,00 -0,50 -,02297 ,01385 1,000
-0,33 -,03929 ,01874 ,767
*
-0,25 -,06755 ,01506 ,000
-0,20 -,07218* ,01905 ,003
-0,17 -> -0,08 -,02718 ,02524 1,000
0,00 -,03706 ,01347 ,128
-0,50 -1,00 ,02297 ,01385 1,000
-0,33 -,01631 ,01600 1,000
-0,25 -,04458* ,01146 ,002
-0,20 -,04921 ,01636 ,057
-0,17 -> -0,08 -,00421 ,02327 1,000
0,00 -,01409 ,00927 1,000
-0,33 -1,00 ,03929 ,01874 ,767
-0,50 ,01631 ,01600 1,000
-0,25 -,02826 ,01706 1,000
-0,20 -,03289 ,02067 1,000
-0,17 -> -0,08 ,01211 ,02648 1,000
0,00 ,00222 ,01567 1,000
*
-0,25 -1,00 ,06755 ,01506 ,000
*
-0,50 ,04458 ,01146 ,002
-0,33 ,02826 ,01706 1,000
-0,20 -,00463 ,01739 1,000
-0,17 -> -0,08 ,04037 ,02401 1,000
0,00 ,03049 ,01100 ,120
-0,20 -1,00 ,07218* ,01905 ,003
-0,50 ,04921 ,01636 ,057
-0,33 ,03289 ,02067 1,000
-0,25 ,00463 ,01739 1,000
-0,17 -> -0,08 ,04500 ,02670 1,000
0,00 ,03512 ,01603 ,607
-0,17 -> -0,08 -1,00 ,02718 ,02524 1,000
-0,50 ,00421 ,02327 1,000
-0,33 -,01211 ,02648 1,000
-0,25 -,04037 ,02401 1,000
-0,20 -,04500 ,02670 1,000
0,00 -,00988 ,02305 1,000
103
0,00 -1,00 ,03706 ,01347 ,128
-0,50 ,01409 ,00927 1,000
-0,33 -,00222 ,01567 1,000
-0,25 -,03049 ,01100 ,120
-0,20 -,03512 ,01603 ,607
-0,17 -> -0,08 ,00988 ,02305 1,000
104
Annexe 5: Résultats du test de Bonferroni par groupe de pénalité pour les variables
secondaires (question 1)
Mean
(I) (J) Difference Std.
Dependent Variable False_Code False_Code (I-J) Error Sig.
Corrected P -1,00 -0,50 ,02329 ,02303 1,000
-0,33 -,01271 ,03118 1,000
*
-0,25 ,09366 ,02504 ,004
-0,20 ,11546* ,03169 ,006
-0,17 ->
,00143 ,04198 1,000
- 0,08
0,00 ,08607* ,02240 ,003
-0,50 -1,00 -,02329 ,02303 1,000
-0,33 -,03600 ,02661 1,000
*
-0,25 ,07036 ,01906 ,005
-0,20 ,09217* ,02720 ,016
-0,17 ->
-,02186 ,03871 1,000
- 0,08
0,00 ,06278* ,01542 ,001
-0,33 -1,00 ,01271 ,03118 1,000
-0,50 ,03600 ,02661 1,000
*
-0,25 ,10637 ,02837 ,004
-0,20 ,12817* ,03437 ,004
-0,17 ->
,01414 ,04405 1,000
- 0,08
0,00 ,09878* ,02606 ,003
*
-0,25 -1,00 -,09366 ,02504 ,004
-0,50 -,07036* ,01906 ,005
*
-0,33 -,10637 ,02837 ,004
-0,20 ,02180 ,02893 1,000
-0,17 ->
-,09222 ,03994 ,447
- 0,08
0,00 -,00759 ,01829 1,000
105
-0,20 -1,00 -,11546* ,03169 ,006
*
-0,50 -,09217 ,02720 ,016
-0,33 -,12817* ,03437 ,004
-0,25 -,02180 ,02893 1,000
-0,17 ->
-,11403 ,04441 ,220
- 0,08
0,00 -,02939 ,02667 1,000
-0,17 -> - -1,00 -,00143 ,04198 1,000
0,08 -0,50 ,02186 ,03871 1,000
-0,33 -,01414 ,04405 1,000
-0,25 ,09222 ,03994 ,447
-0,20 ,11403 ,04441 ,220
0,00 ,08464 ,03834 ,581
0,00 -1,00 -,08607* ,02240 ,003
*
-0,50 -,06278 ,01542 ,001
-0,33 -,09878* ,02606 ,003
-0,25 ,00759 ,01829 1,000
-0,20 ,02939 ,02667 1,000
-0,17 ->
-,08464 ,03834 ,581
- 0,08
AverageRate_NoAnswer -1,00 -0,50 2,81169 1,05715 ,169
-0,33 4,21064 1,40088 ,058
-0,25 1,48320 1,15472 1,000
-0,20 ,12065 1,42423 1,000
-0,17 ->
8,02238* 1,87948 ,000
- 0,08
0,00 16,15833* 1,03096 ,000
-0,50 -1,00 -2,81169 1,05715 ,169
-0,33 1,39895 1,18234 1,000
-0,25 -1,32849 ,87683 1,000
-0,20 -2,69104 1,20991 ,558
-0,17 ->
5,21069 1,72276 ,055
- 0,08
0,00 13,34664* ,70592 ,000
-0,33 -1,00 -4,21064 1,40088 ,058
-0,50 -1,39895 1,18234 1,000
-0,25 -2,72744 1,27033 ,677
-0,20 -4,08999 1,51947 ,154
-0,17 ->
3,81174 1,95264 1,000
- 0,08
0,00 11,94769* 1,15898 ,000
106
-0,25 -1,00 -1,48320 1,15472 1,000
-0,50 1,32849 ,87683 1,000
-0,33 2,72744 1,27033 ,677
-0,20 -1,36255 1,29603 1,000
-0,17 ->
6,53918* 1,78429 ,006
- 0,08
0,00 14,67513* ,84507 ,000
-0,20 -1,00 -,12065 1,42423 1,000
-0,50 2,69104 1,20991 ,558
-0,33 4,08999 1,51947 ,154
-0,25 1,36255 1,29603 1,000
-0,17 ->
7,90173* 1,96945 ,001
- 0,08
0,00 16,03768* 1,18709 ,000
*
-0,17 -> -1,00 -8,02238 1,87948 ,000
- 0,08 -0,50 -5,21069 1,72276 ,055
-0,33 -3,81174 1,95264 1,000
-0,25 -6,53918* 1,78429 ,006
*
-0,20 -7,90173 1,96945 ,001
0,00 8,13596* 1,70681 ,000
*
0,00 -1,00 -16,15833 1,03096 ,000
-0,50 -13,34664* ,70592 ,000
*
-0,33 -11,94769 1,15898 ,000
-0,25 -14,67513* ,84507 ,000
*
-0,20 -16,03768 1,18709 ,000
-0,17 ->
-8,13596* 1,70681 ,000
- 0,08
107
108
Annexe 6: Tableau des résultats du test post-hoc de Bonferroni sur le taux de réussite
entre les groupes de niveau de discrimination (question 3)
(I) Rir_Group (J) Rir_Group Mean Difference (I-J) Std. Error Sig.
Rir: -0,11 -> 0,09 Rir: 0,10 -> 0,14 -1,61185 5,22431 1,000
Rir: 0,10 -> 0,14 Rir: -0,11 -> 0,09 1,61185 5,22431 1,000
Rir: 0,15 -> 0,19 Rir: -0,11 -> 0,09 -5,57957 4,76097 1,000
Rir: 0,20 -> 0,24 Rir: -0,11 -> 0,09 -10,74910 4,66601 ,452
109
Rir: 0,25 -> 0,29 Rir: -0,11 -> 0,09 -14,15626 4,64652 ,050
Rir: 0,30 -> 0,34 Rir: -0,11 -> 0,09 -14,24193 4,91309 ,081
Rir: >= 0,35 Rir: -0,11 -> 0,09 -16,17929* 5,23906 ,044
* =p ≤ 0,05
110
Annexe 7: Tableau des résultats du test post-hoc de Bonferroni sur le taux de
réussite entre les groupes de niveau de fidélité (question 3)
* =p ≤ 0,05
111
112
Annexe 8: Tableau de synthèse de la signification des variables principales
Variable Signification
Valeur entre 0 et 1
Valeur seuil proposée par Nunnally et Bernstein (1994): 0,70
Valeur entre -1 et 1
Valeur seuil proposée par Ebel et Frisbie (1986): 0,20
113
114
115
Place Cardinal Mercier, 10 bte L3.05.01, 1348 Louvain-la-Neuve, Belgique [Link]/fopa