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La France, en tant que puissance maritime, contrôle la deuxième zone économique exclusive mondiale et possède des atouts maritimes significatifs, mais fait face à des défis de compétitivité de ses ports et à des revendications territoriales. Bien que la France ait des ressources maritimes abondantes et des secteurs économiques liés à la mer, son trafic maritime et sa marine restent modestes par rapport à d'autres grandes puissances. Pour renforcer sa position, la France doit améliorer la compétitivité de ses ports et développer son économie bleue tout en défendant ses intérêts géostratégiques.

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La France, en tant que puissance maritime, contrôle la deuxième zone économique exclusive mondiale et possède des atouts maritimes significatifs, mais fait face à des défis de compétitivité de ses ports et à des revendications territoriales. Bien que la France ait des ressources maritimes abondantes et des secteurs économiques liés à la mer, son trafic maritime et sa marine restent modestes par rapport à d'autres grandes puissances. Pour renforcer sa position, la France doit améliorer la compétitivité de ses ports et développer son économie bleue tout en défendant ses intérêts géostratégiques.

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THÈME 1 : MERS ET OCEANS AU CŒUR DE LA

MONDIALISATION

LA FRANCE, PUISSANCE MARITIME ?

Introduction

La France métropolitaine et ultramarine, du fait de ses départements et territoires


d’outre-mer, contrôle la deuxième zone économique exclusive mondiale et s’affirme encore
comme une puissance maritime malgré la perte de compétitivité de ses ports. Les mers et océans
demeurent pour la France, des enjeux à la fois économiques, environnementaux et
géostratégiques.

Problématique : dans quelle mesure les espaces maritimes contribuent-ils à la puissance


de la France ?

I. La puissance maritime de la France.

A. Les atouts maritimes de la France.


LS p.103

-un immense espace maritime : la France dispose d’importants territoires maritimes. La


France métropolitaine constitue un atout majeur par les multiples façades littorales (7000 km
de littoral, outre-mer compris) qu’elle offre sur l’océan Atlantique, la Manche la mer du Nord
et la mer Méditerranée. Si les terres émergées françaises ne représentent que 0,45 % des terres
mondiales, la France par sa zone économique exclusive est le deuxième espace maritime
mondial (plus de 10M km2) juste après les États-Unis.
L’outre-mer est au cœur de la puissance maritime française, c’est l’héritage de son ancien
empire colonial dans les trois océans de la planète. La France possède de nombreuses iles dans
trois océans et au moindre îlot peut correspondre une ZEE de 200 milles marins de rayon. Les
2 km2 de Clipperton (revendiqués par le Mexique) offrent ainsi un espace maritime de 435 000
km² et aux 126 îles de la Polynésie française correspondent 4,8 M km2 d’océan. La France est
ainsi une puissance maritime régionale dans le Pacifique (la Polynésie française, la Nouvelle-
Calédonie, Wallis-et-Futuna, Clipperton), dans l’Atlantique (Guyane Martinique, Guadeloupe,
Saint-Barthélemy, Saint-Martin, Saint-Pierre et Miquelon) et dans l’océan Indien (la Réunion,
Mayotte, les terres australes et antarctiques françaises). Les façades maritimes en métropole et
l’ouverture sur trois océans sont des atouts puissants dans un contexte de mondialisation.
LSp.107 doc3
LS p.96 doc1

1
LS p.105 doc3

La France a demandé des extensions de sa ZEE, là où le plateau continental se poursuit c’est le


projet Extraplac. (Programme national de préparations d’extension du plateau continental
juridique donc de la ZEE auprès de l’ONU.)
En 2015, l’ONU lui a accordé l’exploitation du sol et du sous-sol marin sur 579 000 km2
(Guyane, Antilles, ouest de la Nouvelle-Calédonie, Kerguelen), d’autres dossiers sont à l’étude
pour un million de km2 supplémentaire (Polynésie). La souveraineté française est parfois
disputée, particulièrement pour les îlots peu ou pas habités. Les Comores, Madagascar, et
Maurice revendiquent certaines des îles Eparses; le Mexique revendique Clipperton, et le
Vanuatu revendique les îlots Matthew et Hunter. Les nombreuses ressources associées
représentent de puissants enjeux économiques.
Cependant si la Nouvelle-Calédonie accède à l’indépendance, la France perdrait 14% de son
domaine maritime. Enfin ce vaste domaine maritime est très dispersé et éloigné de la métropole,
l’exploitation des richesses en sera d’autant plus délicate et coûteuse.

L’immensité de ces espaces maritimes constitue un atout pour la France. Elle bénéficie d’une
implantation stratégique sur les routes maritimes les plus fréquentées du monde (le rail de
Ouessant en Manche, le canal du Mozambique) profitant ainsi à ses activités marchandes (66
ports français de commerce maritime) ou de défense (10 bases navales françaises). Les eaux
françaises fournissent d’importantes ressources pour la pêche, l’aquaculture marine et
l’exploitation des fonds marins

- un espace aux multiples ressources : les espaces maritimes français recèlent de ressources
énergétiques et minérales. Les recherches d’hydrocarbures offshore sont en cours au large des
îles Éparses. Le vent ou la houle offre un potentiel pour les énergies marines renouvelables. La
présence de ressources minérales semble prometteuse comme les nodules polymétalliques à
Clipperton. La richesse de la biodiversité notamment en ressources halieutiques est un atout.
Certaines zones sont encore très poissonneuses en métropole comme le golfe de Gascogne ou
en outre-mer (Saint-Pierre-et-Miquelon). La France possède aussi le plus grand champ d’algues
d’Europe en mer d’Iroise, les plus importantes populations au monde de manchots royaux dans
l’archipel Crozet et la deuxième plus grande barrière récifale (1600 km en Nouvelle-Calédonie)
et 20 % des atolls coralliens du monde (Polynésie).

Un quart des eaux françaises sont couvertes par 564 aires marines protégées. L’exploitation
des ressources y est encadrée (interdiction de certains outils de pêche, missions d’exploration
scientifique…). En Méditerranée, le parc naturel marin du golfe du Lion s’étend sur plus de 100
km de côte. Le parc de la mer de corail de Nouvelle-Calédonie 1,3 M km2 et la réserve des
TAAF (Terres Australes et Antarctiques Françaises) 0,6 M km2 classée au patrimoine mondial
de l’Unesco sont parmi les plus vastes zones protégées au monde. Une telle politique de
protection est aussi un élément de soft power qui fait rayonner l’image de la France dans le
monde.

2
B. Des acteurs qui participent à la puissance maritime française

La France est active dans le domaine de la connaissance du milieu océanique, des fonds marins
et leurs ressources grâce à l’imagerie des satellites lancé par Ariane, au service hydrographique
de la Marine (SHOM) et aux navires océanographiques de l’Ifremer = institut français de
recherche pour l’exploitation de la mer qui a pour mission la connaissance, l’exploitation
durable et la protection des océans. D’ailleurs l’Ifremer dispose du Nautile, un des rares sous-
marins capables de plonger à 6000m. Par ailleurs la France participe à des projets internationaux
comme Copernicus (programme européen de surveillance de la planète (océans, sols,
atmosphère…).

L’économie maritime (pêche, agroalimentaire, chimie, pétrole, construction navale etc…) ne


représente que 2% de l’emploi national (500 000 personnes).
La France est le premier producteur européen de biotechnologie marine (chimie, cosmétique,
pharmacie). La France est au quatrième rang pour les meilleures universités océanographiques
au monde (les États-Unis ne sont que 14e, l’Australie troisième).

La France est forte de plusieurs secteurs d’activité économique piloté par des puissants
acteurs :
- l’armement : Naval Group est le premier groupe européen de système naval de défense qui
produit et exporte des navires de surface et des sous-marins.
LSp.109 doc1
La construction navale : les chantiers navals de Saint-Nazaire (Chantiers de l’Atlantique) se
sont spécialisés dans la construction de paquebots géants grâce à un savoir-faire que peu de
pays possèdent. Et que la Chine pourtant leader ds ce domaine n’a pas encore acquis. La France
est aussi chef de file mondial de la production de voiliers avec le groupe Bénéteau.
LS p.91 doc3 et 4
- Le transport maritime :la CMA CGM est le quatrième armateur mondial dont le siège est à
Marseille compte 750 agences ds le monde.
- Le pétrole offshore avec Total pour l’exploitation des gisements et les groupes Bourbon
(actuellement en liquidation), Technip, CGG Veritas pour les services parapétroliers. Mais
actuellement ces groupes sont en difficulté financière.

C. Mais cette puissance présente des retards et des faiblesses.

- La France n’a historiquement jamais perçu la mer comme un des fondements majeurs
de sa puissance c’est d’abord une puissance continentale, contrairement au Royaume-Uni
traditionnellement tourné vers le grand large. De fait la marine française n’est que la septième
du monde, très loin des marines étatsunienne et chinoise.

- La France a un trafic maritime modeste dont le total cumulé est inférieur à celui du port de
Rotterdam ; un conteneur sur deux à destination de la France ne passe pas par un Terminal

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français (40% des I° frcses passent par Anvers, Rotterdam) ; dans l’outre-mer les ports peinent
à s’insérer dans leur environnement régional. De même la flotte de commerce sous pavillon
français ne figure qu’au 30ème rang mondial en 2018. !!!

LS p.90 doc2

- Les ports français sont secondaires en Europe et peu compétitifs ds les échanges
mondiaux. La France occupe le huitième rang européen pour le trafic de conteneurs (5 millions
de conteneurs manutentionnés). Les ports français échangent avec tous les continents et
principalement avec des ports européens (36 % du trafic). Les sept grands ports maritimes
(GPM) rassemblent 76 % du trafic métropolitain. Le Havre, 1er port français, n’est que 11ème
en Europe et 67ème ds le monde !!! Port-Réunion, Pointe-à-Pitre, Fort- de France et Nouméa se
classent parmi les 10 premiers ports à conteneurs français. (en tout 11 GPM) ; ces ports sont
tous des plateformes multimodales
Les facteurs de ce manque de compétitivité sont nombreux. La France a peu développé son
trafic de conteneurs. Un conteneur sur deux à destination de la France ne passe pas par un des
ports français. Ces derniers ont été confrontés depuis plusieurs décennies au sous-
investissement, à la complexité administrative, à la mauvaise connexion avec l’arrière-pays
(hinterland) ou à des voies fluviales navigables. Cela est dû aussi à leur localisation souvent
périphérique par rapport aux routes maritimes majeures et à la mégalopole européenne et enfin
de la concurrence d’autres ports européens plus compétitifs.

LSp.101 doc1
Malgré l’étendue de ses ZEE, de la France importe 3,5 fois plus de produits de la mer qu’elle
n’en exporte en valeur. Très souvent l’absence d’organisation de la filière entraîne une
surexploitation des eaux côtières plus accessibles aux pêcheurs artisanaux alors que le large est
presque abandonné.

- autres éléments de fragilité : comme déjà vu plus haut le domaine maritime français fait
l’objet de multiples revendications de pays voisins comme l’île Maurice qui revendique l’île
Tromelin ou Madagascar qui revendique les îles Eparses ; le domaine maritime est aussi menacé
de régression avec la possibilité de l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie et enfin la France
heurte à la pêche illégale dans les eaux de la Réunion ou encore à la limitation de l’accès aux
eaux britanniques suite au Brexit, donc l’accès aux ressources halieutiques devient de plus
difficile.

Dia14
- Les énergies marines renouvelables ne représentent que 0,1 % de la production électrique
française, alors que la France était pionnière avec l’usine marémotrice de la Rance en 1966.
Début 2020 aucun parc éolien n’est en exploitation, seules deux turbines sont en
expérimentation au large des côtes bretonnes et la filière de l’hydrolien marin est délaissé.
Facteurs de ce délaissement : Techniquement c’est très complexe à mettre en place,
deuxièmement les financements de recherche au secteur énergétique ont été souvent alloués au
secteur pétrolier et nucléaire, troisièmement ces nouvelles infrastructures font l’objet de recours

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juridiques qui émanent d’acteurs très variés (pêcheurs, résidents secondaires, associations
écologiques).

II. La France, une puissance maritime qui veut s’affirmer

A. Des enjeux économiques importants.

LS p.101 doc4
- les activités liées à la mer = 355 000 emplois et un chiffre d’affaires = 3% du PIB (transports,
ind navale, pêche, ressources énergétiques…). Quant à la pêche et l’aquaculture, elles font vivre
plus de 30 000 personnes et toute une filière de transformation, essentiellement sur la Manche
(Boulogne) et la côte atlantique (ports de Lorient, de Guilvinec, bassins ostréicoles de Marennes
d’Oléron ou d’Arcachon…). En outre-mer, ce secteur est essentiel pour l’emploi mais les
volumes pêchés ne reflètent pas la taille de la ZEE, sauf exception, comme ds les TAAF (pêche
à la légine, un poisson cher pour lequel des quotas ont été fixés.).

Dia15
- La France se doit de développer son économie bleue mais l’exploitation des richesses
maritimes de la France est très peu engagée ; les délais sont très longs pour la mise en œuvre
des dispositifs d’exploitation car les investissements sont très lourds, la volonté politique
inconstante, les conflits d’usage fréquents. Néanmoins les biotechnologies bleues constituent
un secteur économique émergent, reposant sur un forte capacité d’innovation : la France est en
bonne position aux côtés des EU, de l’Australie, du Japon et du Canada. La France favorise la
création de clusters maritimes qui allient recherches scientifiques, nouvelles technologies et
industries. Ainsi le cluster Neopolia (Pays de la Loire) qui rassemble plus de 220 partenaires
autour de la thématique des transports (conception de cargos à voiles afin de réduire l’empreinte
carbone), ou la Surf Valley (côte Aquitaine de Hossegor à St Jean-de-Luz, intérêt des grandes
marques pour le surf, équipements sportifs et de vêtements+ RetD = 4000 emplois, 400
entreprises, CA de 1,8 Milliards d’euros))

LS p.104 doc2
- tourisme balnéaire et tourisme de croisière renforcent l’attractivité des littoraux., un des
aspects du soft power. Les 5500 km de côtes métropolitaines comptent de nombreuses stations
balnéaires, surtout en Méditerranée (cote du Languedoc et Côte d’Azur) mais aussi sur la côte
atlantique. Pour le tourisme de croisière, la France est au 4ème rang européen (5M de croisiéristes
par an) en grande partie grâce aux destinations ultramarines : Nouméa, fort de France, Papeete
et Pointe-à-Pitre profitent du dynamisme de cette activité ds le Pacifique et les Caraïbes. En
métropole, le secteur est porté par Marseille, 1er port de croisière français et 4ème en Europe,
mais aussi de plus petits ports comme Sète. Ce sont cependant à 84% des ports d’escale, qui
engrangent moins de recettes que les ports d’embarquement. Cela peut s’expliquer par
l’absence de grandes Cies de croisières en France (à part Ponant, spécialisée ds le luxe)

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-Améliorer la compétitivité des ports est un enjeu économique important, en tentant
d’améliorer les dessertes fluviale et ferroviaire en accélérant la gestion des flux via un système
d’information portuaire unique et ainsi mieux relier les différents acteurs entre eux. = smart
port. De grands projets de modernisation des espaces portuaires et littoraux français sont portés
par l’Etat, avec des collectivités territoriales :
- projet Neptune à Dunkerque
- port 2000 au Havre
- 4XL à Marseille-Fos

B. Des enjeux géostratégiques : défendre les intérêts français ?

Les routes maritimes ont une importance stratégique (énergétique, économique, souveraineté)
qui exige le maintien d’une sûreté.

LS p.107 doc1, p.88


La France appuie sur sa puissance navale sur ses bases navales ultramarines ou non, pour
sécuriser ses approvisionnements et lutter comme contre les entraves à la libre circulation. La
Marine nationale utilise les bases des territoires de l’outre-mer ainsi que des points d’appui
alliés (Dakar, Djibouti point stratégique sur Bab-El-Mandeb par lequel transite la quasi-totalité
du trafic commercial entre l’Asie et l’Europe, Abou Dhabi). La France est l’un des rares pays
au monde qui dispose d’un outil naval permettant tout à la fois d’opérer sous la mer, à la surface
et dans les airs, et de projeter des forces à terre pour défendre ses intérêts vitaux et stratégiques
et elle est un des cinq pays dotés d’une force de dissuasion nucléaire océanique (un porte-avion
à propulsion nucléaire Le Charles de Gaulle, et 4 sous-marins nucléaires lanceurs d’engins
(SNLE) dont un est toujours en patrouille). Mais la baisse des effectifs de la marine nationale
(-20% en 10 ans), l’absence d’un second porte-avions et la diminution de navires de combat
limitent les capacités de la France alors qu’elle cherche à jouer un rôle plus important sur les
mers et océans.

Les enjeux stratégiques concernent aussi la sécurité des réseaux (les câbles sous-marins)
et des échanges Cela justifie sa participation à des opérations maritimes communautaires ou
internationales visant à lutter contre la piraterie (opération Atalante) et le terrorisme à proximité
des routes maritimes majeures, contre le narcotrafic ds les Caraïbes, la pêche illégale en
Guyane.

L’état continue d’assurer son rôle ds le domaine militaire avec le financement du complexe
militaro-industriel tournés vers la mer (Brest, Cherbourg, Toulon). Des technopôles spécialisées
ds l’ingénierie marine ou les télécommunications (Brest-Iroise, Lorient-Technopole, Toulon
Mer Méditerranée) confortent cette ambition d’innovation.
La puissance navale de la France et le maintien de sa souveraineté sur son domaine maritime
constituent des enjeux de puissance majeure. Les droits que lui confère sa ZEE sont les
fondements de sa lutte contre les trafics illicites de drogue ou de migration clandestine. La
France souhaite préserver l’intégrité de son domaine maritime face aux revendications des pays
voisins comme Madagascar ou Maurice.

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C. Les enjeux environnementaux.

-La lutte contre la surpêche (au moins 27 % des stocks français sont surpêchés) dépend
beaucoup des zones : la pêche du bar en mer d’Iroise est plus durable que la pêche au chalut en
mer du Nord. Mettre en place des quotas de pêche permettant de renouveler le stock de poisson
et ce au niveau européen

- l’espace maritime français est fortement pollué, que ce soit avec en métropole, ou en
outremer avec l’activité nucléaire (qui a pris fin en Polynésie en 1996), le dynamitage des
coraux. La France a souvent été touchée par de graves marées noires (Erika 1999). Et donc
joue un rôle important ds les progrès de la sécurité maritime ds le cadre de l’UE et de
l’organisation maritime internationale.
La lutte contre la pollution prend de l’ampleur et les dégazages au large des côtes atlantiques
ont chuté grâce à la surveillance et aux lourdes des amendes, mais les fumées des navires posent
toujours problème même si certains ports comme Marseille prévoient des branchements
électriques pour les navires à quai des zones.

- La France développe des plans d’actions pour répondre aux enjeux environnementaux
marins. Elle agit contre les effets des changements climatiques sur les océans et définit des
aires marines protégées (23% des eaux françaises). La France est le quatrième pays du monde
par l’étendue de ses récifs coralliens (10% des récifs mondiaux) et c’est l’un des pays fondateurs
de l’International Coral Reef Initiative, (ICRI) visant à ralentir la dégradation de ses
écosystèmes marins riches de nombreuses ressources halieutiques. Mais, rapidement crées et
sans grands moyens pour leur gestion, ces espaces protégés sont inégalement ancrés ds le
territoire et acceptés par tous les acteurs.

Conclusion

La puissance maritime française repose d’abord sur un vaste domaine maritime qui lui
permet d’exprimer sa puissance militaire, économique et environnementale. Toutefois cette
puissance n’est pas sans limite, que cela soit d’un point de vue politique ou économique. La
France valorise donc sa puissance maritime par tous les moyens dont elle dispose mais la
volonté politique est parfois inconstante.

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