Assimil — French With Ease (3rd Generation)
Première leçon : « Comment allez-vous ? »
— Bonjour Jeanne, comment allez-vous ?
— Bien, et vous ?
— Ça va très bien, merci.
— Je vous présente ma fille, Chloé.
— Bonjour, Chloé. Comment ça va ?
Assimil — French With Ease (3rd Generation)
Deuxième leçon : « Le café »
— Monsieur, madame, vous désirez ?
— Deux cafés et deux croissants, s’il vous plaît.
— Non, je préfère une tartine beurrée pour le petit-déjeuner.
— Donc, deux expressos, un croissant et une tartine ?
— Oui, c’est ça. Le croissant est pour moi et la tartine pour elle.
Assimil — French With Ease (3rd Generation)
Troisième leçon : « Présentations »
— Je me présente : je m’appelle Sophie Mercier.
— Et voici mon ami Loïc Le Gall. Il est breton.
— Et vous, êtes-vous bretonne aussi ?
— Pas du tout, je suis de Nîmes, dans le Midi de la France.
— Mais maintenant nous sommes parisiens.
Assimil — French With Ease (3rd Generation)
Quatrième leçon : « L’heure »
— Pardon, est-ce que vous avez l’heure ?
— Je n’ai pas de montre mais je pense qu’il est midi dix.
— Mais comment le savez-vous ?
— Parce que j’ai rendez-vous avec ma femme à midi ...
— ... et elle a toujours dix minutes de retard !
Assimil — French With Ease (3rd Generation)
Cinquième leçon : « Je cherche le métro »
— Excusez-moi, je cherche le métro Saint-Michel.
— Désolée, madame, je ne suis pas d’ici.
— Mais attendez une minute, j’ai un plan de la ville.
— Voilà : traversez le boulevard et tournez à gauche à la fontaine.
— Merci beaucoup pour votre aide !
Assimil — French With Ease (3rd Generation)
Sixième leçon : « À l’hôtel »
— Bonsoir monsieur, bonsoir madame. Bienvenue à l’Hôtel Molière.
— Bonsoir, nous avons une chambre réservée pour deux nuits.
— Quel est votre nom, s’il vous plaît ?
— Je m’appelle Bailly : B-A-I deux L-Y. Alain.
— Absolument : une grande chambre avec un grand lit et une salle de bains.
— C’est au quatrième étage. Voici la clé.
— Où sont vos bagages ?
Assimil — French With Ease (3rd Generation)
Septième leçon : « Dialogue de révision »
— Bonjour Chloé, comment allez-vous ?
— Ça va très bien merci.
— Et vous ?
— Très bien. Est-ce que vous avez l’heure ?
— Désolée, je n’ai pas de montre.
— Mais je pense qu’il est midi.
— Comment le savez-vous ?
— Parce que j’ai rendez-vous avec ma fille et elle a toujours cinq minutes de retard.
— Merci beaucoup pour votre aide.
Assimil — French With Ease (3rd Generation)
Huitième leçon : « Une visite »
— Bonjour mademoiselle, est-ce que votre père est à la maison ?
— Non, monsieur ; il est au bureau aujourd’hui.
— À quelle heure est-ce qu’il rentre après le travail ?
— Oh, pas avant huit heures normalement.
— Vous voulez l’adresse de son bureau ?
— Oui, s’il vous plaît.
— Attendez un moment, je cherche mon carnet d’adresses.
— Voilà. Sept rue Marbeuf, dans le huitième.
— Merci beaucoup, mademoiselle. Au revoir.
— De rien, monsieur. Au revoir.
Assimil — French With Ease (3rd Generation)
Neuvième leçon : « À la mairie »
— Ce monsieur s’appelle Jérôme Laforge et cette dame est sa femme.
— Ils sont à la mairie pour demander une nouvelle carte d’identité pour leur fils.
— Quel âge a cet enfant ?
— Il a huit ans, monsieur.
— Et il s’appelle Laforge ? Est-ce que c’est votre enfant ?
— Oui, monsieur.
— Bien. Et il habite chez vous ?
— Mais évidemment, avec moi et sa mère !
Assimil — French With Ease (3rd Generation)
Dixième leçon : « C’est très simple ! »
— D’accord. Je fais mon travail, c’est tout.
— Est-ce que vous avez le formulaire B-52 ?
— Oui monsieur, nous l’avons.
— Et l’imprimé A-65 ?
— Ça aussi, nous l’avons.
— Ah bon ? Mais est-ce que vous avez son passeport ?
— Bien sûr. Nous avons même sa photo.
— Très bien. Alors je vous fais la carte. Voilà.
— Réglez à la caisse, s’il vous plaît.
— Zut ! Je ne trouve pas mon portefeuille !
Assimil — French With Ease (3rd Generation)
Onzième leçon : « Au marché (Première partie) »
— Pourquoi allons-nous au marché ? Il est trop cher.
— Parce que tous les placards sont vides !
— Nous avons besoin de tout : de fruits et de légumes, mais aussi de pain, de fromage, de
beurre, de crème, de jambon, et...
— Bon, je comprends. Il n’y a rien à manger. Allons-y.
— Bonjour madame. Qu’est-ce que je peux faire pour vous ?
— Je vais acheter une livre de cerises, un kilo de pommes, trois cents grammes de champignons,
s’ils ne sont pas trop chers, quelques bananes, deux kilos de pommes de terre et un peu de lait
frais.
Assimil — French With Ease (3rd Generation)
Douzième leçon : « Au marché (Deuxième partie) »
— Et avec ceci ? Vous voulez des fraises, peut-être ?
— Est-ce que je peux les goûter ?
— Allez-y. N’hésitez pas ! Toutes mes fraises sont bio.
— Mm, c’est vrai, elles sont vraiment délicieuses. Elles sont à combien ?
— Le prix ? Elles ne sont pas chères. Seulement quinze euros le kilo.
— Non, c’est trop cher. J’ai tout ce que je veux pour l’instant.
— Alors, ça vous fait vingt-six euros soixante s’il vous plaît.
— Voilà trente.
— Et voici votre monnaie. Bonne journée.
Assimil — French With Ease (3rd Generation)
Treizième leçon : « Un cadeau »
— Louise, Lucas ! Venez voir mon cadeau d’anniversaire !
— Qu’est-ce que c’est ?
— Vous ne savez pas ?
— C’est un nouveau téléphone.
— Il fait absolument tout.
— Vous pouvez envoyer des messages, commander un repas, payer vos courses, écouter la
musique, regarder des vidéos... et vous pouvez même parler à quelqu’un.
— Est-ce que je peux l’essayer ?
— Non, malheureusement. Ce n’est pas possible.
— Il ne marche pas ?
— Je ne connais pas le code secret.
Assimil — French With Ease (3rd Generation)
Quatorzième leçon : « Dialogue de révision »
— Bonjour. Qu’est-ce que je peux faire pour vous ?
— Est-ce que votre père est à la maison aujourd’hui ?
— Non, il est au bureau toute la journée.
— Il rentre avant sept heures normalement.
— Est-ce que vous avez besoin de son adresse ?
— Non merci, je la connais.
— Voici son cadeau d’anniversaire.
— Qu’est que c’est ?
— C’est un téléphone qui fait absolument tout.
— Très bien. Merci beaucoup !
Assimil — French With Ease (3rd Generation)
Quinzième leçon : « Un tour dans Paris (Première partie) »
— Bonjour mesdames, bonjour mesdemoiselles, bonjour messieurs.
— Mon nom est Michèle Laroche et je suis votre guide ce matin.
— Nous traversons actuellement la place de la Concorde.
— Devant vous, vous pouvez voir le Louvre et, à droite, la Tour Eiffel.
— S’il vous plaît madame, où sont... ?
— Un instant. Laissez-moi terminer, s’il vous plaît.
— Mais c’est très important : je ne peux pas attendre cet après-midi.
— Eh bien, qu’est-ce que vous voulez savoir ?
— Où sont les toilettes ?
Assimil — French With Ease (3rd Generation)
Seizième leçon : « Un tour dans Paris (Deuxième partie) »
— Comparé à d’autres capitales, comme Moscou ou Pékin, Paris n’est pas très grand.
— Mais la région parisienne, c’est-à-dire la ville et sa banlieue, est grande comme Londres.
— On l’appelle La Ville Lumière, avec ses grands monuments et ses longues avenues, ses
grandes églises et ses vieilles rues.
— Regardez là-bas : ce bâtiment superbe est l’Opéra, construit par le grand architecte Charles
Garnier.
— Derrière, vous avez les grands magasins, et, en face, on voit le Café de la Paix.
— C’est un bon endroit pour une photo, et la lumière est bonne aujourd’hui.
— Vous pouvez faire beaucoup de belles images.
— Si vous voulez, vous pouvez descendre du bus ici, à côté de l’arrêt.
Assimil — French With Ease (3rd Generation)
Dix-septième leçon : « Quels sont vos projets ? »
— Dites-moi, quels sont vos projets pour demain ?
— Il y a une nouvelle exposition à La Piscine que j’ai très envie de voir.
— Vous voulez venir avec moi ?
— Je ne suis pas sûr : je dois aller chez le médecin cet après-midi.
— À quelle heure est votre rendez-vous ?
— Assez tard : vers seize ou dix-sept heures. Ça ne laisse pas beaucoup de temps.
— Mais on peut y aller aujourd’hui si vous voulez.
— Pourquoi pas ? Quelle heure est-il maintenant ?
— Il est presque treize heures : très précisément, midi quarante-cinq.
— Donc nous avons le temps : l’expo ferme à dix-huit heures.
— Quelles sont les choses à voir ? Et quel est le titre de cette exposition ?
« Le Sujet, l’objet et l’eau ». Très profond, mais pas très clair !
Assimil — French With Ease (3rd Generation)
Dix-huitième leçon : « Prenons rendez-vous avec le banquier »
— Bonjour Monsieur Castille. Nous voulons prendre un rendez-vous avec vous.
— Est-ce que vous pouvez venir le mardi vingt-deux mars ?
— Je suis libre entre neuf heures et onze heures, ou plus tard dans la journée.
— Non, nous sommes pris toute la semaine, du lundi vingt et un au vendredi vingt-cinq.
— Avez-vous une autre date ? En mai, par exemple ?
— Je regrette : mai n’est pas possible, à cause des ponts.
— Je ne peux pas vous voir avant le mercredi trente juin. Mon emploi du temps est très chargé.
— Mais nous, nous sommes en voyage en juin et juillet.
— Moi, je suis en vacances au mois d’août. Je prends l’avion le jeudi douze pour aller aux États-
Unis.
— Septembre est hors de question à cause de la rentrée scolaire.
— Et en octobre j’ai déjà trois conférences et un stage de formation. Novembre ?
— Ce n’est pas un bon mois : mes parents passent trois semaines chez nous.
— Attendez : je peux vous proposer le samedi vingt-cinq décembre ou le dimanche vingt-six.
— Mon agenda est enfin vide !
Assimil — French With Ease (3rd Generation)
Dix-neuvième leçon : « Un bel endroit pour une fête »
— Hôtel Sacré Cœur. Comment est-ce que je peux vous aider ?
— J’organise une fête pour mon anniversaire et je veux louer une salle.
— Pour combien de personnes ?
— Une trentaine : il y a la famille, la belle-famille, des copains.
— Je veux quelque chose de beau et pas trop cher.
— C’est pour quand, cette fête ? Pas à la fin de l’année, j’espère ?
— Nous fermons entre Noël et le Nouvel An.
— Pas de problème : c’est pour la soirée du trente juin, jusqu’à minuit.
— Voyons : j’ai une belle salle pour une cinquantaine de personnes.
— C’est un bel endroit pour une fête.
— Ça coûte combien ? Je n’ai pas un gros budget.
— Alors j’ai quelque chose de plus petit et moins cher : le placard à balais : c’est gratuit !
Assimil — French With Ease (3rd Generation)
Vingtième leçon : « Un monde idéal »
— Le sujet de l’émission Carte blanche cette semaine est « Un monde idéal ».
— Nous avons posé la question suivante aux ambassadeurs de quatre pays : le Japon, l’Inde, les
États-Unis et la France.
« Que voulez-vous pour Noël, Monsieur l’Ambassadeur ? »
— Voici leurs réponses, dans l’ordre.
— L’ambassadeur japonais veut « du bonheur, de la paix et des droits humains ».
— Son collègue indien veut « de la santé et de l’éducation pour tout le monde ».
— L’Américain veut « des emplois, de l’argent et du bien-être » pour son pays.
— Mais la réponse de l’ambassadeur français est la plus intéressante.
— Ah bon ? Qu’est-ce qu’il veut ?
« Des chocolats, du vin blanc et de la crème fraîche. »
— Ce n’est pas vrai ! Il est honnête, au moins !
Assimil — French With Ease (3rd Generation)
Vingt et unième leçon : « Dialogue de révision »
— Je veux descendre du bus à la place de la Concorde.
— C’est un bel endroit pour faire une belle photo de ce beau bâtiment et, en face, de cette
grande église.
— Mais nous n’avons pas beaucoup de temps.
— Pourquoi ? Quelle heure est-il maintenant ?
— Il est déjà cinq heures et quart, presque cinq heures et demie.
— Dix-sept heures quinze ! Ce n’est pas vrai !
— Nous devons attendre demain matin, je pense.
— Nous avons la soirée libre.
— Qu’est-ce que vous voulez faire maintenant ?
— On peut aller regarder la Tour Eiffel : c’est gratuit !
Assimil — French With Ease (3rd Generation)
Vingt-deuxième leçon : « Réfléchissez, choisissez, jouez »
— Je n’aime pas les jeux de hasard, parce qu’ils sont tous risqués. Et vous ?
— Je suis comme vous. Mais il y a un jeu que j’aime bien.
— Vraiment ? Lequel ? Les machines à sous ?
— Mais non ! Ce sont les courses de chevaux.
— Je regarde tous les journaux spécialisés, surtout un journal intitulé Mille gagnants, et j’établis
une petite liste.
— Je réfléchis pendant quelques secondes, et quand je suis prêt, je choisis le cheval qui a une
bonne chance de finir en premier.
— Puis je remplis la grille de jeu... et je croise les doigts.
— Au fait, comment est-ce que vous choisissez vos chevaux ?
— Qu’est-ce que vous espérez ?
— Je suis comme tous les joueurs ; nous avons tous la même idée : gagner beaucoup d’argent et
devenir très riche.
— Au fait, est-ce que vous pouvez me prêter cinquante euros ?
— Je n’ai pas un sou.
Assimil — French With Ease (3rd Generation)
Vingt-troisième leçon : « Comment réussir au loto »
— Bonjour, qu’est-ce que je vous sers ?
— Je veux un café crème, un croque-monsieur et deux billets de loto, s’il vous plaît.
— Vous pouvez jouer au loto en ligne, vous savez. C’est très simple.
— Et il n’y a pas de queues au comptoir, comme ce matin.
— Je sais, mais je préfère venir ici : l’ambiance est sympa.
— Je saisis l’occasion pour quitter mon appartement et voir d’autres gens.
— J’ai des clients qui viennent jouer tous les jours.
— Dites-moi : avez-vous un secret pour le loto ?
— Tout à fait. Je joue toujours les mêmes numéros : tous ceux finissant par quatre, plus le
soixante-deux, le quarante-trois, le dix-sept, et le cinquante-cinq, ma date de naissance : le vingt-
trois, douze, soixante-neuf, et, évidemment, le treize, mon chiffre préféré.
— Avec ça, vous réussissez à gagner ? Je vous applaudis !
— Non, pas vraiment, mais j’investis pour l’avenir. Je vais gagner un de ces jours !
Assimil — French With Ease (3rd Generation)
Vingt-quatrième leçon : « Je ne vais pas bien du tout »
— Asseyez-vous, mademoiselle. Qu’est-ce qui ne va pas ?
— Je ne vais pas bien du tout, docteur.
— J’ai mal à la tête, mal aux oreilles et mal au genou droit, et j’ai aussi de la fièvre. Est-ce que
c’est grave ?
— En effet, vous avez l’air fatiguée. Vous n’êtes pas en forme.
— Je vais prendre votre température. Mm, vous avez trente-huit.
— C’est un peu élevé. Maintenant, ouvrez la bouche. Fermez.
— Je vais vérifier votre tension et écouter votre cœur. Respirez.
— Vous avez une bonne vieille grippe, c’est tout.
— Je vous donne trois médicaments, que vous devez prendre pendant huit jours.
— D’abord, un sirop. Vous le prenez trois fois par jour : le matin, le midi et le soir.
— Ensuite, des comprimés. Il faut les avaler avec un grand verre d’eau.
— Et enfin, il y a une gélule par jour. Vous la prenez avant le dîner.
— Voici votre ordonnance et une feuille de maladie.
Assimil — French With Ease (3rd Generation)
Vingt-cinquième leçon : « Déjeunons ensemble »
— Il est déjà midi ! J’ai faim, et vous ?
— Un petit peu, mais je vous accompagne avec plaisir.
— Je connais plusieurs restaurants dans le quartier : il y a une pizzéria près d’ici, une crêperie
dans la rue à gauche, ou une brasserie à droite de l’église.
— Laquelle est-ce que vous préférez ?
— Ça m’est égal. Et vous ?
— La crêperie : elle est excellente et pas chère. Ça vous dit ?
— Où est-ce que c’est ? J’espère que ce n’est pas trop loin.
— Je suis assez pressé parce que j’ai un rendez-vous à quatorze heures.
— Non, elle est à trois cents mètres d’ici. À seulement cinq minutes à pied.
— On va tout droit puis à droite et ensuite c’est la troisième rue à gauche.
— Mais je viens de penser à quelque chose : elle est fermée le lundi.
— Allons à la brasserie, alors. Mais faisons vite.
Assimil — French With Ease (3rd Generation)
Vingt-sixième leçon : « Déjeunons ensemble (suite) »
— Avez-vous une table pour deux s’il vous plaît ?
— Si vous voulez bien me suivre. Est-ce que cette table vous convient ?
— Non. Je veux être près de la fenêtre parce que j’ai chaud.
— Asseyez-vous ici. Je vous apporte le menu et la carte des vins.
— J’arrive tout de suite... Alors, vous êtes prêts ?
— Quel menu prenez-vous : celui à vingt euros ou celui à quarante ?
— Le menu à vingt. Quel est le plat du jour ? Sinon, quelles sont les spécialités ?
— Il n’y en a pas. Je vous conseille de prendre l’entrecôte ou le saumon froid.
— Dans ce cas, deux entrecôtes s’il vous plaît.
— Quelle cuisson pour la viande, et avec quels légumes ?
— Saignante pour tous les deux, avec des frites.
— Voulez-vous boire quelque chose ? Du vin ou de la bière ?
— Juste une bouteille d’eau minérale. Nous avons soif.
— L’addition s’il vous plaît. Est-ce que le service est compris ?
— Oui, mais pas le pourboire.
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Vingt-septième leçon : « « Hôtel complet »«
— Quels hôtels sont situés à proximité de l’aéroport ?
— Mon vol part très tôt le samedi matin et je n’ai pas envie de le rater.
— Pourquoi ne pas faire une recherche sur Internet ?
— Bonne idée ! Je me connecte.
— Il y a un hôtel trois étoiles juste à côté du terminal et un autre à deux kilomètres.
— Regardons celui qui est le plus près. Il s’appelle l’Hôtel des voyageurs.
— Voici une chambre supérieure : qu’est-ce que vous en pensez ?
— Je préfère celles au premier étage : elles ont l’air plus confortables.
— Celle qui est à côté de l’ascenseur est moins chère que les autres, mais je parie qu’elle est plus
bruyante.
— Celles au rez-de-chaussée sont petites, à mon avis, mais les équipements sont identiques à
ceux des chambres supérieures et les tarifs ne sont pas les mêmes. C’est beaucoup moins cher.
— Est-ce qu’il y a des chambres disponibles pour le vendredi soir ?
— Mince alors ! Tout est complet. Je vais regarder le deuxième hôtel.
Assimil — French With Ease (3rd Generation)
Vingt-huitième leçon : « Dialogue de révision »
— André joue à la loterie chaque semaine pour devenir très riche.
— Il me dit qu’il lit le journal et réfléchit pendant quelques minutes.
— Ensuite il choisit ses numéros - mais ce sont toujours les mêmes !
— Et vous, comment est-ce que vous les choisissez ?
— Je joue les dates des anniversaires : celui de ma femme - je ne l’oublie pas - et ceux de mes
deux fils.
— Je choisis aussi des dates de mariage : celui de ma fille et celui de ma mère.
— Attendez : je finis de remplir la grille de jeu. Voilà.
— Maintenant j’ai faim et j’ai soif : allons déjeuner ensemble.
— Je connais une bonne pizzéria et aussi un restaurant breton dans le quartier : lequel préférez-
vous ?
— Ça m’est égal. Disons celui qui ne me donne pas mal au ventre.
— Je suis tout à fait d’accord avec vous.
Assimil — French With Ease (3rd Generation)
Vingt-neuvième leçon : « Comment vas-tu ? »
— Salut, Louis ! Comment vas-tu ?
— Je vais très bien. Et toi, Manon ? La forme ?
— Ça va, merci. Qu’est-ce que tu fais ici ?
— Mes courses. Je cherche une pâtisserie pour acheter une tarte ou un gâteau.
— Les Mercier viennent dîner ce soir et je sais que Clément adore les pâtisseries.
— Je dois aussi trouver un cadeau à leur offrir parce que c’est leur anniversaire de mariage
samedi prochain.
— Mais je n’ai pas d’idées précises. Je ne connais pas leurs goûts.
— Est-ce que tu sais où je peux acheter quelque chose d’original ?
— Il y a un centre commercial là-bas, près du bureau de poste. Tu le vois ?
— Dedans, tu as une superbe pâtisserie qui vend des tartes délicieuses pour le dessert, et des
gâteaux délicieux avec des noix, des morceaux de chocolat et de la chantilly.
— Excellente idée ! Je sais que nos amis sont très gourmands.
— Et pour le cadeau, qu’est-ce tu penses d’un tableau ?
— Plutôt des tisanes, pour faciliter la digestion !
Assimil — French With Ease (3rd Generation)
Trentième leçon : « J’ai un truc à te demander... »
— Excuse-moi un instant, Juliette. Je dois répondre au téléphone.
— Allô ? Ah, c’est toi, Antoine. Je t’entends très mal.
— Je perds le signal. Attends, ne quitte pas.
— Reste où tu es. Je vais descendre au premier étage.
— Tu sais que nous sommes au milieu de la campagne, sans antenne de téléphone !
— Voilà : est-ce que tu entends ma voix ? Je mets le haut-parleur.
— Oui, c’est bien. J’ai un truc à te demander, Stéphane.
— Vas-y. Qu’est-ce que je peux faire pour toi ?
— Peux-tu me prêter ton aspirateur ? J’en ai besoin pour nettoyer ma piscine.
— Le magasin dans notre village n’en vend pas.
— Je promets de ne pas le perdre ! Tu peux me faire confiance.
— Écoute, je veux bien mais ça ne dépend pas entièrement de moi.
— Je vais demander à Juliette si elle en a besoin. [...]
— Bon, c’est d’accord si tu nous le rends avant la fin de la semaine.
— Merci. Je te le rends après-demain. À tout à l’heure.
Assimil — French With Ease (3rd Generation)
Trente et unième leçon : « J’en ai besoin rapidement »
— Que puis-je faire pour vous, madame ?
— Est-ce que vous avez des bouilloires électriques ?
— J’en ai deux : celle-ci, à moins de cent euros, et celle-là, qui est à quatre cents euros.
— Mais c’est hors de prix ! Elle est en argent ?
— Bien sûr que non. C’est un appareil très sophistiqué : il est même connecté à Internet !
— Tout le monde en parle, et j’en vends beaucoup.
— Mais celle à cent euros marche très bien aussi, je vous assure.
— Est-ce que vous en êtes sûr ?
— Oui, j’en suis certain. Tous mes clients en sont contents, enfin, presque tous...
— Bon, d’accord. Donnez-moi celle à quatre cents.
— Excellent choix. Je regarde sur mon ordinateur...
— Ah, excusez-moi : nous n’en avons plus.
— Vous en avez besoin aujourd’hui ? Sinon, je peux en commander une pour demain.
— Non, j’en ai vraiment besoin rapidement. Tant pis. Merci pour votre aide.
— Je vous en prie. Merci de votre visite.
Assimil — French With Ease (3rd Generation)
Trente-deuxième leçon : « Je ne peux plus continuer comme ça »
— Pourquoi est-ce que vous êtes si fatigué quand vous rentrez chez vous le soir ?
— Mon travail est vraiment épuisant, vous savez.
— Je suis responsable d’une équipe d’une dizaine de personnes dans le service commercial d’une
petite entreprise, Gagner Plus.
— Je connais cette société. Qu’est-ce que vous y faites ?
— Nous répondons aux mails des clients : nous en recevons des centaines chaque jour.
— En principe, nous devons les lire systématiquement, mais ce n’est pas toujours possible.
— Bien sûr, nous ne pouvons pas répondre à chacun d’entre eux, même si nous faisons de notre
mieux.
— Nous savons que nous faisons quelque chose de très important.
— Je ne refuse jamais d’aider mes collègues : je jette un coup d’œil à leur travail et je leur donne
un coup de main quand je peux.
— À la fin de la journée, j’ai mal aux yeux et souvent des maux de tête.
— Je ne peux plus regarder la télé, même quand il y a quelque chose qui me plaît.
— Demain je vais voir le directeur et lui dire que je ne peux plus continuer comme ça.
— Ah, vous n’êtes pas au courant ? Vous ne pouvez plus lui parler : il vient de démissionner - à
cause de la fatigue.
Assimil — French With Ease (3rd Generation)
Trente-troisième leçon : « Je n’ai rien dans ma garde-robe »
— Ah, c’est toi, Margot. Entre et assieds-toi.
— Je ne vous dérange pas ? Je peux revenir si vous voulez.
— Tu ne nous déranges pas du tout. Qu’est-ce que tu veux ?
— J’ai besoin d’une nouvelle robe d’été : aidez-moi à la choisir.
— Tu en as besoin, ou tu en as envie ? Ce n’est pas la même chose !
— Je sais bien, mais quelle importance ? Je veux en acheter une.
— Je n’ai rien dans ma garde-robe. Tous mes vêtements sont vieux.
— Bien, regardons en ligne. Tu connais ce site, [Link] ?
« Choisissez parmi des milliers de modèles pour trouver le vêtement de vos rêves ».
— C’est génial. Tu trouves tout : des robes, des jupes, des pulls, des manteaux.
— Ce n’est pas vraiment bon marché mais les prix sont raisonnables.
— Regarde : ce chemisier est joli, n’est-ce pas ? Il existe en rouge, en bleu et en orange.
— Je cherche une robe verte, noire ou bleue, pas un chemisier orange ou jaune !
— Et celle-là ? Qu’est-ce que tu en penses ? C’est très chic.
— Non, je ne vois rien qui m’intéresse. Mais merci quand même ! À demain.
Assimil — French With Ease (3rd Generation)
Trente-quatrième leçon : « Les randonneurs »
— Je ne cours plus parce que j’ai trop mal aux genoux - je souffre énormément, mais je ne peux
pas rester sans rien faire.
— Cette année, je fais une marche de soixante-dix kilomètres entre les villes de Colmar et
Strasbourg, en Alsace.
— Je pars bien avant le soleil de midi, et j’arrive le lendemain vers vingt heures.
— Je m’arrête à mi-chemin, près de Sélestat, pour manger et dormir.
— J’y passe la nuit et repars après le petit-déjeuner.
— Vous faites cette randonnée tout seul, ou avec d’autres gens ?
— Avec des copains. Ils l’organisent quatre fois par an, y compris en automne et en hiver.
— Le temps est souvent pluvieux et il peut faire très froid, mais ce n’est pas grave.
— Tu veux dire qu’il pleut ou il neige tout le temps ? Moi, je ne mets pas le nez dehors.
— Oui, mais la pluie ne me gêne pas, et je ne sens pas le froid.
— Moi, mon moment préféré, c’est l’arrivée. On va tout de suite au café.
— Le patron ouvre la porte et nous dit :
« C’est moi qui offre la tournée : qu’est-ce que je vous sers ? ».
Assimil — French With Ease (3rd Generation)
Trente-cinquième leçon : « Dialogue de révision »
— Demain est l’anniversaire de ma sœur et elle organise une fête.
— Je vais acheter des cadeaux. Et je vais aussi prendre quelques gâteaux.
— Est-ce qu’on peut venir avec toi, s’il te plaît ?
— Bien sûr, mais mettez vos manteaux : il fait froid dehors.
— Tu vas à quelle pâtisserie ?
— Celle à côté de la poste. C’est celle que je préfère.
— Mais leurs gâteaux sont hors de prix ! Chacun coûte au moins trente euros.
— Tant pis : c’est son anniversaire et je vais lui acheter un truc sympa.
— Voici les gâteaux : je prends celui-ci, aux fraises, celui-là, au chocolat, et aussi quelques
sandwichs pour notre déjeuner.
— Les sandwichs sont là-bas, monsieur. Ceux-ci sont très bons, et ceux-là aussi. En fait, tout est
bon chez nous.
— Où sont les sandwichs au jambon ? Je ne les vois pas.
— Il n’y en a plus. Mais je peux en commander si vous voulez.
Assimil — French With Ease (3rd Generation)
Trente-sixième leçon : « J’espère que je n’ai rien oublié… »
— Ça y est. J’ai commandé le taxi. On peut partir à l’aéroport dans cinq minutes.
— Est-ce que tu as fermé toutes les fenêtres et tous les volets ?
— Oui, j’ai tout vérifié, même le grenier. Tout est verrouillé.
— J’ai vidé le réfrigérateur et le congélateur tout à l’heure et j’ai fermé la porte de la cave.
— Est-ce que tu as vidé les poubelles de la cuisine et la salle de bains ?
— Mais oui ! Et la corbeille à papier. Ne t’inquiète pas.
— Est-ce que tu as caché mes bagues et mes colliers ?
— J’ai fait tout ce que tu m’as demandé.
— Hier, j’ai fait aussi des copies de nos passeports et déposé tout sur notre coffre en ligne.
— J’ai demandé à notre voisine de vérifier notre boîte à lettres et de la vider de temps en temps.
— Moi, j’ai changé les draps, nettoyé la cuisine et lavé la vaisselle.
— J’ai arrosé les plantes et débranché le four et tous les autres appareils électriques.
— Heureusement, j’ai pensé à tout et je n’ai rien oublié.
— Bonjour, vos passeports et billets d’avion, s’il vous plaît.
— Oh non ! J’ai laissé mon sac à main sur la table du salon !
Assimil — French With Ease (3rd Generation)
Trente-septième leçon : « J’ai réfléchi à la question du loyer... »
— Ça fait deux mois que je cherche un appartement à louer.
— As-tu trouvé quelque chose ?
— Pas encore. C’est plus compliqué que ça, et ce n’est pas fini !
— J’ai cherché d’abord dans l’arrondissement où j’ai grandi, mais sans succès.
— Ensuite, j’ai élargi mes recherches, et j’ai aussi contacté un agent immobilier.
— J’ai n’a pas réussi à le joindre par téléphone, mais j’ai rempli le formulaire sur son site et j’ai
fourni tous les renseignements nécessaires.
— Il m’a rappelée le lendemain et nous avons choisi plusieurs propriétés à visiter.
— Et alors ? Tu as trouvé ton bonheur ?
— Il y a deux apparts dans mes moyens : l’un est plus petit que l’autre mais il est aussi plus cher
parce qu’il donne sur une cour intérieure très calme.
— L’autre, au premier étage, est moins intéressant : il est plus grand mais aussi plus bruyant.
— Il y en a un troisième, le plus spacieux, au dernier étage. Il est plus grand que tous les autres et
beaucoup plus joli, avec une énorme terrasse tout autour et rien au-dessus.
— Mais, malheureusement, le loyer est prohibitif. Il est plus élevé que mon salaire mensuel.
— Eh oui, mon amie ! C’est difficile mais il faut vivre au-dessous de ses moyens.
— Mais je peux t’aider, peut-être.
— En effet, j’ai réfléchi sérieusement à la question : est-ce que tu peux garantir mon loyer... ?
Assimil — French With Ease (3rd Generation)
Trente-huitième leçon : « C’est de la part de qui ? »
— Bonjour, j’essaie de joindre Alain Bolland. Est-il au bureau aujourd’hui ?
— Je ne sais pas, je vais vérifier. C’est de la part de qui ?
— Dites-lui que Madame Lacroix veut lui parler.
— Je l’ai rencontré au Salon de l’automobile et j’ai pris sa carte de visite.
— J’ai appris qu’il est le nouveau directeur commercial pour l’Île de France.
— Il m’a dit de l’appeler en début de semaine pour organiser une visite de vos locaux.
— Je vous mets en attente. Ne quittez pas je vous prie.
— Je regrette, mais son poste ne répond pas. Il doit être à l’extérieur.
— Je ne suis pas surpris parce que nous avons plein de travail en ce moment et l’agenda de
Monsieur Bolland est plein.
— Voulez-vous laisser un message ?
— Pouvez-vous lui demander de me recontacter plus tard dans la journée ?
— Entendu. Il a vos coordonnées, je présume ?
— Normalement oui, mais je vais vous donner un numéro où il peut me trouver à tout moment.
— C’est le 07 28 91 12. Attendez, excusez-moi, c’est le 02 à la fin.
— Si je ne réponds pas c’est parce que je suis en réunion.
— J’ai compris. Je lui laisse votre message. Au revoir et merci de votre appel.
— Un grand merci pour votre coopération.
Assimil — French With Ease (3rd Generation)
Trente-neuvième leçon : « Le septième art »
— La France possède une longue tradition cinématographique, et le « septième art » est bien
vivant aujourd’hui.
— Malgré toutes les plateformes de diffusion et tous les autres supports disponibles, beaucoup
de gens vont deux ou trois fois par semaine au cinéma.
— Et les metteurs en scène et comédiens français sont très appréciés par le public.
— Le choix de films est énorme - comédies, aventures, policiers, dessins animés, et cætera.
— Naturellement, il y a aussi beaucoup de films étrangers dans les « salles obscures », qu’on peut
voir en version originale ou en version française (c’est-à-dire doublés).
— Deux rendez-vous annuels sont indispensables pour les cinéphiles : le festival de Cannes avec
sa Palme d’Or, et la soirée des Césars ; ces prix récompensent le meilleur du cinéma de l’année,
notamment le meilleur film et le meilleur scénario.
— La semaine dernière, des millions d’amateurs en ont suivi la cérémonie de clôture.
— Ils ont vu la maîtresse et le maître de cérémonie présenter les prix aux gagnants.
— Et maintenant, le moment que nous attendons tous : le César du meilleur metteur en scène.
— Cette année il est attribué à... Michel Bonnaud pour « Commencez sans moi ».
— Essayant de rester décontracté, le gagnant répond :
— Merci, je n’ai jamais reçu un prix de la mise en scène.
— Mais je suis étonné car je n’ai pas tourné un seul film depuis vingt ans.
— C’est justement pour ça que le jury vous donne cette récompense, mon cher Michel !
Assimil — French With Ease (3rd Generation)
Quarantième leçon : « Tu es si impatient ! »
— Tu veux venir avec moi au ciné ce soir ? Il y a plein de nouveautés à voir cette semaine.
— Où est-ce que j’ai mis le guide des spectacles ? Je l’ai perdu ? Non, le voici.
— Regarde : « L’Etranger du nord », c’est le dernier film avec l’acteur russe que tu aimes bien.
— Bof, j’ai vu la bande-annonce. Je déteste les films d’action et, en réalité, je n’aime pas trop cet
acteur.
— Fais un effort ! Bois ton café et aide-moi à choisir quelque chose.
— Je l’ai bu. En fait, j’en ai déjà pris trois ce matin. As-tu une autre proposition de film ?
« Le Vieux port ». L’action a lieu dans le sud de la France. J’ai entendu de bonnes critiques.
— Ah non, il est nul ce film ! Autre chose ?
— Une comédie musicale ? Non, ce n’est pas vraiment ton truc.
— Si, si. J’en ai vu une - « Entre l’est et l’ouest » -, et elle m’a plu.
— À quelle heure sont les séances au multiplexe du centre commercial ?
— Dans quelle salle passe le film ? Il y en a une douzaine.
— Il faut d’abord faire la queue ici pour avoir le tarif étudiant.
— Comment, tu n’as pas pris les billets à la billetterie en ligne ?
— Non, je suis bête. Je n’y ai pas pensé.
— J’ai horreur d’attendre. Allons prendre un verre quelque part.
Assimil — French With Ease (3rd Generation)
Quarante et unième leçon : « Un accueil désagréable »
— Allô, bonjour. Je suis bien au restaurant « La Fleur d’Argent » ?
— Oui monsieur. Vous y êtes.
— J’essaie de vous joindre depuis deux jours. Ça sonne toujours occupé.
— J’en suis conscient. Mais depuis que nous sommes dans le guide touristique, le téléphone
n’arrête pas de sonner et nous sommes complets presque tous les soirs.
— Vous pouvez toujours essayer de réserver avec l’application [Link]. C’est plus sûr.
— Oui, je connais cette appli, mais je préfère avoir une voix humaine au bout du fil.
— Comme vous voulez. Combien êtes-vous et à quelle heure souhaitez-vous dîner ?
— Vers vingt heures trente, pour quatre couverts. À la terrasse si possible.
— Huit heures et demie, dites-vous ? Oui, il me reste une petite table pour quatre.
— Mais à l’intérieur, car toutes les tables dehors sont prises. Cela vous convient-il ?
— Si vous n’avez rien d’autre.
— Alors je note. C’est à quel nom ?
— Ferré, comme le chanteur. Mais rassurez-vous : je ne chanterai pas.
— Très drôle... J’ai besoin d’un numéro de portable ainsi que les détails de votre carte bancaire,
pour éviter une annulation de dernière minute.
— Vous voulez aussi mon chéquier, ou mes empreintes digitales peut-être ?
— C’est bien ça. Vous pouvez me les envoyer par texto.
Assimil — French With Ease (3rd Generation)
Quarante-deuxième leçon : « Dialogue de révision »
— Est-ce que vous avez vidé la corbeille à papier ce matin ?
— Oui. Pourquoi ? Avez-vous perdu quelque chose ?
— Je ne trouve pas mon chéquier, mais je l’ai peut-être oublié à la maison ce matin.
— Je suis sûr que je l’ai vu quelque part. Sur votre bureau, peut-être ?
— Non, j’ai regardé mais il n’y est pas. Mais où est-ce que je l’ai mis ?
— Mais attendez, je suis bête ! Je l’ai laissé à l’accueil tout à l’heure.
— Heureusement que vous l’avez trouvé !
— J’ai oublié de vous que dire que Cécile Durieux, la comédienne, a appelé tout à l’heure.
— Ah bon ? Je suis étonné. Qu’est-ce qu’elle veut ?
— Elle dit qu’elle essaie de vous joindre depuis quelques jours.
— Depuis mardi dernier, précisément. Elle a laissé plusieurs messages.
— Pouvez-vous la rappeler ? Son numéro est le 07 70 80 90.
Assimil — French With Ease (3rd Generation)
Quarante-troisième leçon : « Le foot féminin »
— J’ai trouvé cet article, sur [Link], qui peut t’intéresser.
« Manuel Alonso est nommé entraîneur de l’équipe nationale de football féminine, succédant à
Madame Manon Bardouin, qui est partie à la retraite après une carrière bien remplie.
— Il est né en Espagne en mille neuf cent quatrevingt-dix-neuf. Ses parents sont morts dans un
accident de la route.
— Peu de temps après, Manuel est venu vivre avec son oncle et sa tante dans le sud de la France.
— Il est allé au lycée à Nice et, ensuite, est monté à Paris pour faire des études à l’université.
— Il est entré à la faculté de droit, où il est devenu un fan de sports d’équipe.
— Un soir, il est allé voir un match international féminin entre les Pays-Bas et l’Allemagne.
— Le jeu lui a vraiment plu et il a pris la décision de travailler comme entraîneur dans ce sport en
Europe. »
— Est-ce qu’il est rentré en Espagne ?
— Non, il est retourné à la fac pour étudier la gestion sportive. L’article continue :
« Manuel est sorti trois ans plus tard, avec son diplôme en poche et plusieurs offres d’emploi.
— Il est allé travailler avec l’équipe de Rennes, où il est resté longtemps.
— Après cette expérience, il est passé d’un club à un autre pendant quelque temps avant d’être
nommé au poste d’entraîneur officiel de l’équipe féminine de Bordeaux.
— Il est arrivé au bon moment. L’équipe est montée très vite en haut du classement, et le
directeur lui a demandé de rester. »
— Mais alors, pour quelle raison ? Pourquoi choisir un entraîneur et pas une entraîneuse ?
— Bonne question ! Je ne peux pas l’expliquer facilement.
— Personne ne le sait vraiment.
Assimil — French With Ease (3rd Generation)
Quarante-quatrième leçon : « Perturbations dans les transports... »
— Si vous n’avez pas un titre de transport électronique, madame, vous pouvez acheter votre
billet dans le distributeur automatique au bout du quai.
— Merci, mais il m’en faut deux : un aller simple pour moi et un aller-retour pour mon cousin.
— Dans ce cas, la billetterie est là-bas, vers les consignes et les Objets trouvés.
— Vous voyez les deux files d’attente devant les guichets ?
— Prenez celle de gauche : elle avance plus vite que l’autre... enfin, moins lentement.
— C’est bon, Jules, j’ai les billets. Je vais les composter.
— Fais attention à ne pas les mettre dans le mauvais sens dans la machine !
— C’est énervant ! On affiche partout « Le compostage est obligatoire », mais toutes les
machines sont hors service et je n’ai pas pu valider les billets.
— À ce moment-là, il faut le signaler au contrôleur à bord du train.
— Veux-tu de l’aide pour porter ton sac ? Il a l’air très lourd.
— Non merci, il est grand mais en réalité il est assez léger.
— Attends une minute, je regarde le tableau d’affichage des trains de grandes lignes :
« Circulation perturbée : Nancy : Train en panne ; Colmar : Retard ; Mulhouse : Annulé ».
— Il n’y a même pas de trains omnibus ! C’est toujours la même chose et j’en ai marre !
— À chaque fois il y a des soucis avec ces lignes, vrai ou faux ?
— Je suis d’accord, mais il vaut mieux prendre notre mal en patience.
— Il n’en est pas question. Je vais plutôt prendre le car !
Assimil — French With Ease (3rd Generation)
Quarante-cinquième leçon : « Il n’y a pas de métiers inutiles »
— On m’a invitée aujourd’hui pour vous parler des réseaux sociaux professionnels.
— Bien entendu, le monde du travail a changé considérablement depuis vingt ans.
— Mon père, que j’admire, a travaillé toute sa vie dans la même usine, alors que mon frère, qui a
vingt-cinq ans, a déjà changé plusieurs fois d’entreprise.
— De nos jours, on peut devenir avocat, ingénieur, journaliste, comptable ou programmeur,
mais aussi boucher, coiffeur, cuisinier ou plombier : il n’y a pas de métiers inutiles.
— Je veux vous parler de ce que je sais faire, plutôt que de ce que je voudrais faire.
— Je suis conceptrice multimédia et consultante, un métier qui demande une excellente
formation, et pas mal de connaissances techniques.
— Ce que j’apprécie le plus dans mon travail c’est qu’il m’offre la possibilité de rencontrer des
gens aussi passionnés que moi.
— Ce qui est difficile est qu’on est toujours en train de voyager : en avion, en train, parfois en
bateau ; on n’arrête pas de bouger ! Nous ne pouvons pas prendre de congés, et nous ne passons
jamais assez de temps dans les villes que nous visitons, ce qui est dommage.
— Mais, bon, c’est comme ça. Et les choses changent tellement vite !
— Que faites-vous maintenant, madame ? Toujours le même métier ?
— Non, je suis entre deux emplois. Ce qui veut dire que je suis au chômage.
Assimil — French With Ease (3rd Generation)
Quarante-sixième leçon : « Depuis, je n’ai aucune nouvelle »
— J’ai perdu mon mari, monsieur l’agent. Il a disparu.
— Quand l’avez-vous vu pour la dernière fois ?
— Hier matin. Nous sommes partis ensemble pour faire les courses.
— Moi, je suis allée à l’hypermarché près du Boulevard périphérique et lui est allé à la
boulangerie.
— Et depuis, je n’ai aucune nouvelle, même pas un petit coup de téléphone.
— Pouvez-vous décrire votre époux, s’il vous plaît ?
— Il a une quarantaine d’années, mince et assez grand ; environ un mètre quatre-vingt-cinq.
— Un visage carré avec des cheveux bruns, longs et raides, et des lunettes noires.
— Comment est-il habillé ? En costume ? En jean ?
— Il porte un pantalon gris et une chemise à manches courtes, une écharpe et une veste en cuir
marron.
— Oh, et des chaussures noires et des chaussettes assorties.
— Voilà une description vraiment détaillée, meilleure qu’une photographie !
— Je peux faire mieux : j’ai un petit film sur mon téléphone. Vous voulez le voir ?
— Non, ce n’est pas la peine. Vous le décrivez très bien. Mieux que moi !
— J’ai l’habitude de le perdre : il déteste faire du shopping et il disparaît une fois sur deux.
— Mais cette-fois-ci je suis vraiment inquiète car il avait une grande valise dans une main et un
billet d’avion dans l’autre.
— Aucun souci : nous allons faire de notre mieux pour le retrouver.
Assimil — French With Ease (3rd Generation)
Quarante-septième leçon : « Un déménagement »
— J’ai un service à te demander : peux-tu nous aider à déménager samedi et dimanche
prochains ?
— Je vais aussi demander à Stéphane et à Olivier : plus on est nombreux, plus on s’amuse.
— Tu vas leur demander de travailler un samedi ? Bonne chance ! Ce sont de gros paresseux.
— Tu pourrais éventuellement parler à Didier, mon beau-frère : il a une entreprise de
déménagement.
— Est-ce que tu peux lui parler, toi ? Je ne le connais pas. Tu penses qu’il peut le faire
gratuitement ?
— J’en doute, car ses affaires vont mal, mais je peux toujours essayer. Je te tiens au courant.
— Mon beau-frère est d’accord pour t’aider. Je lui ai dit que tu es un de mes meilleurs amis.
— En plus, il est aimable : il te facture seulement la location du camion et une demi-journée de
travail.
— En gros, cela te fait quelques centaines d’euros, au lieu de mille ou plus, son tarif normal.
— Il est très bien, ce Didier ! C’est très gentil de sa part. Tu peux le remercier ?
— Tu peux lui dire toi-même : il arrive dans une heure et demie avec un collègue. On va les
attendre.
— Maintenant, au boulot. Tout ce qui est gros et lourd va dans le camion de Didier : le canapé,
les fauteuils, les lits, les armoires, la machine à laver, le lave-vaisselle et la cuisinière.
— Le reste - la vaisselle, les tableaux, la télé, le linge, les rideaux, les cartons dans l’escalier et les
piles de bouquins contre le mur - on le prend avec nous dans la camionnette. Je vais la chercher
tout de suite.
— Bon courage à tout le monde : on a une longue journée devant nous.
— Plus vite on finit, plus vite on peut se coucher.
Assimil — French With Ease (3rd Generation)
Quarante-huitième leçon : « Ça ne me dit rien »
— Comme il fait chaud aujourd’hui, nous allons pique-niquer dans la forêt de Fontainebleau.
— Honnêtement, un pique-nique ne me dit rien. C’est tellement inconfortable.
— On est mal assis par terre et on mange mal : les chips, les salades de riz dégoûtantes, des
sandwichs de poulet sans goût, les bananes trop mûres - et des fourmis et des guêpes partout.
— Et puis on a du mal à manger proprement, avec les assiettes en papier, les gobelets en carton,
les fourchettes en plastique et les couteaux qui ne coupent rien.
— Bref, je ne supporte pas les pique-niques.
— Mais ce n’est pas vraiment une mauvaise idée, tu sais. Au contraire.
— D’abord, c’est nous qui allons préparer la nourriture, avec de bons produits sains.
— Ensuite, pas de problème de confort. Regarde ceci : c’est notre nouveau panier à pique-nique.
— Mais ce n’est pas un panier, c’est un sac à dos !
— Oui, mais c’est un sac à dos de luxe ! Il y a tout ce qu’il faut pour faire de vrais repas.
— Des couverts en métal, des assiettes en porcelaine, et des verres à vin et à eau.
— Et regarde cela. Qu’est-ce que tu en penses ?
— Qu’est-ce que c’est ?
— C’est un sac spécifique pour les bouteilles de vin blanc. Sophistiqué, non ?
— On a aussi quatre chaises pliantes, une table basse et une vraie couverture.
— Mais attends, qu’est ce qui se passe ? La pluie commence à tomber.
— Oh, il pleut. Quel dommage ! Pas de pique-nique aujourd’hui...
Assimil — French With Ease (3rd Generation)
Quarante-neuvième leçon : « Dialogue de révision »
— Quel est le monument le plus visité de France ?
— Nous avons cherché sur Internet, mais il y a pas mal de réponses différentes, ce qui nous fait
penser que notre question est mal posée.
— En effet, ce n’est pas la bonne question. Vous n’avez pas assez réfléchi.
— Ce qu’il faut chercher est « quel est le monument le plus visité cette année ? ».
— Regardez l’écran : « Le Louvre reçoit plus de visiteurs que la Tour Eiffel »
— Et juste en-dessous « Le monument préféré des Français est le Château de Fontainebleau ».
— Je suis aussi surprise que vous par Fontainebleau. À mon avis, c’est certainement le Louvre.
— Moi, le musée que j’aime le plus est Orsay. Il a la meilleure collection de tableaux
impressionnistes du monde.
— Peut-être, mais le Louvre est plus grand et plus intéressant. Plus je le visite, plus je le trouve
superbe.
— Et la Tour Eiffel ? À mon avis, c’est elle qui reçoit le plus grand nombre de visiteurs. Même
moi, j’y suis allé !
— Eh non, désolée. J’ai trouvé les dernières informations qui circulent. Le gagnant est... Le
Louvre !
— Bien sûr. Nous, les Français, nous apprécions les artistes plutôt que les ingénieurs.
— Pensez ce que vous voulez, Michel, mais la raison est plus simple : le billet d’entrée du musée
est moins cher que celui du monument.
Assimil — French With Ease (3rd Generation)
Cinquantième leçon : « Je m’ennuie... »
— Que faites-vous dans la vie ?
— Je m’ennuie. Tous les jours, sans exception, je fais exactement la même chose.
— Je me réveille à la même heure et je me connecte à Internet pour lire les messages dans ma
boîte de réception.
— Si j’ai vraiment envie, j’écoute les informations à la radio - je me méfie des journaux télévisés
car je trouve qu’ils se trompent constamment et, de toute façon, les infos me dépriment.
— Moins on les écoute, plus on est tranquille.
— De temps à autre, je lis un magazine sur ma tablette, mais je le finis en cinq minutes.
— Au bout d’un quart d’heure, je me lève très lentement - je ne me dépêche pas - puis je vais
dans la salle de bains, où je me rase, me lave et me brosse les dents.
— Ensuite je m’habille et me prépare à partir au travail, en centre-ville.
— J’y vais en voiture, jamais en bus ou en métro, et j’y suis en vingt minutes.
— En arrivant, je m’installe dans mon bureau et ferme la porte à clé.
— Je fais semblant de travailler, mais j’essaie surtout de ne pas m’endormir.
— Le travail, c’est dur, vous savez. Je me demande si je suis fait pour ça.
— C’est très stressant de ne rien faire. Je dois me détendre autant que possible.
— Mon médecin m’a conseillé de ne pas m’énerver et de me reposer quand je peux.
— Mais vous vous amusez quand même un peu ? En fait, quel métier faites-vous ?
— Je suis Président-directeur général d’une des entreprises de mon père.
— Ça ne m’étonne pas !
Assimil — French With Ease (3rd Generation)
Cinquante et unième leçon : « Hâtez-vous lentement ! »
— Tout le monde est là ? Non, il manque Brice. Où est-il ?
— Toujours au lit, mais ne l’attendons pas. Tu sais très bien qu’il ne se lève jamais avant midi.
— Dépêchons-nous ! Nous perdons du temps.
— La pièce commence dans vingt minutes et nous allons manquer le début.
— On n’est pas encore prêts et le théâtre n’est pas tout près. Comment faire ?
— Il est trop tard pour y aller en transports en commun, donc on va prendre la voiture.
— Nous y serons en dix minutes si nous partons dans deux minutes.
— Tu plaisantes ! On n’a pas le droit de se garer dans les rues autour du centre.
— Ne vous inquiétez pas : c’est facile comme tout.
— Je m’arrête dix secondes dans une place de livraison mais je n’arrête pas le moteur.
— Vous descendez vite et je vais garer la voiture dans le parking public qui se trouve du côté
droit du tribunal.
— Pendant ce temps, vous achetez les billets et on se retrouve dans le foyer.
— Bon, on y va. Bougez-vous !
— Euh, attendez un instant. Il y a un petit problème.
— Qu’est ce qui se passe ? Nous allons être en retard !
— Je ne trouve pas mes clés de voiture.
— Je ne me souviens pas où je les ai mises. Elles ne sont pas dans ma poche, ni dans le tiroir du
meuble en bas de l’escalier, où je les mets d’habitude.
— Pourquoi souris-tu ?
— Parce qu’elles sont dans ta main, idiot ! Vite, dépêche-toi. En route !
Assimil — French With Ease (3rd Generation)
Cinquante-deuxième leçon : « Nous nous sommes bien amusés ! »
— J’ai accepté de répondre à un sondage sur « les attentes des Français dans le domaine de
l’audiovisuel ».
— Voulez-vous participer ou, au moins, donner votre point de vue sur cette première question :
« Quelle est votre série préférée, celle qui vous a fait rire ou pleurer le plus ? »
— La mienne est l’émission d’humour « Puissance faible ».
— Et la tienne, Mathilde ? La vôtre, Léon et Adèle ?
— Moi, je ne suis pas fan de séries. Je préfère les magazines et les documentaires.
— Et vous deux, vous préférez les divertissements ou les débats politiques ?
— Ni l’un ni l’autre. Nous regardons la télévision pour nous distraire, pas pour nous instruire !
— C’est vrai mais j’ai quand même un faible pour les concours de cuisine.
— Pour moi, la meilleure émission de tous les temps est « Bon appétit ! ».
— Vous vous en souvenez ? Avec Maïka, la présentatrice célèbre, celle avec l’accent basque.
— La femme maladroite qui s’est coupé la main plusieurs fois en faisant la cuisine ?
— C’est bien elle. En fait, elle s’est coupée une fois seulement, mais tout le monde s’en souvient.
— L’émission s’est arrêtée il y a dix ans après huit saisons. Je l’ai regardée du début à la fin, et je
ne me suis jamais ennuyée un seul instant. Chère Maïka, vous me manquez !
— Oui, nous nous sommes bien amusés, à l’époque. Maintenant, tout est en ligne.
— Je vais écrire ça sur la feuille de réponse.
— Zut, mon stylo ne marche plus. Prête-moi le tien, s’il te plaît Mathilde.
— Tu peux prendre le nôtre si tu veux. C’est amusant, ce petit jeu ! Continuons.
Assimil — French With Ease (3rd Generation)
Cinquante-troisième leçon : « Je ne ferai plus jamais ça ! »
— Je ferai mes courses comme d’habitude au marché ce vendredi.
— J’achèterai des produits frais, du poisson et de la charcuterie - du pâté et du saucisson.
— Je prendrai aussi des fruits : des pêches, des abricots, et des raisins s’il y en a.
— Mais pour les produits du quotidien, j’essaierai de passer une commande en ligne.
— Dans le rayon épicerie, il me faut des conserves, du sel, du poivre et de la moutarde.
— J’ai besoin de jus de fruits, de farine, de pâtes, mais aussi de papier toilette et de dentifrice.
— Et aussi l’huile d’olive. J’en ajouterai à mon panier si elle est en promotion cette semaine.
— Voilà, je valide la commande et je règle mes achats.
— Finalement, c’est simple comme bonjour !
— Bonjour madame, on vient vous livrer les courses que vous avez commandées ce matin.
— Où est-ce qu’on les met ? Il y a quatre cartons en tout.
— Posez-les sur la table contre le frigo dans la cuisine si vous voulez bien.
— C’est à gauche tout au fond du couloir.
— Voulez-vous de l’aide pour vider les cartons ?
— D’abord je vais vérifier que tout est là.
— Mais ce ne sont pas les articles que j’ai sélectionnés sur le site !
— En plus, vous m’avez livré un paquet de lessive et un bocal de cornichons !
— Je n’ai commandé aucun des deux. Vous allez tout rapporter.
— Je ne ferai plus jamais mes courses à distance : j’irai au magasin et je parlerai avec un être
humain.
— Ce ne sera pas évident car il y aura beaucoup de monde aujourd’hui.
Assimil — French With Ease (3rd Generation)
Cinquante-quatrième leçon : « Votez pour moi : vous ne le regretterez pas... »
— Les élections législatives auront lieu dans quelques mois et nous aurons sans doute un
nouveau gouvernement.
— Les deux partis de centre-gauche feront cause commune contre la droite et présenteront un
seul candidat, qui ne sera pas un politique professionnel.
— Ils tiendront un grand meeting à Grenoble ce week-end-ci. Est-ce que vous viendrez ?
— Non, nous ne viendrons pas. Je ne serai pas en France et Romain ne pourra pas se libérer.
— En tout cas, le fameux candidat ne dira rien d’original. C’est toujours la même chanson.
— En es-tu sûre ? Qui sait ? Il nous surprendra peut-être quand il parlera ce soir.
— J’en suis sûre et certaine, et c’est ça qui me rend triste !
— Alors, contre qui vas-tu t’abstenir cette fois-ci ?
« Français, Françaises, mes chers compatriotes, rassurez-vous : je ne serai pas long.
— Je ne parlerai pas pendant des heures pour ne rien dire.
— Je ne promettrai pas une solution miracle pour résoudre les problèmes du pays.
— Mais c’est mon devoir de dire la vérité : mon adversaire ne sera ni de droite, ni de gauche :
mon adversaire sera l’argent et la corruption qui l’accompagne.
— Vous n’aurez jamais à douter de mon intégrité, je vous le jure.
— Maintenant, vous savez que vous devrez faire le bon choix, pour vous et votre portefeuille,
euh, votre pays.
— La situation est urgente et vous ne pourrez plus dire : « Ça ne me concerne pas ».
— Vous n’aurez qu’un choix à faire : voter pour moi.
— Le capitalisme, c’est l’exploitation de l’Homme par l’Homme, mais ma philosophie, c’est le
contraire ! »
Assimil — French With Ease (3rd Generation)
Cinquante-cinquième leçon : « Mais c’est horrible, ton film ! »
— J’ai vu « La Mort atroce » hier. Je te le conseille vraiment.
— Il a battu les records d’audience pour un film d’épouvante.
— Où l’as-tu vu ? En vidéo ?
— Non, à côté de chez moi il y a un complexe multisalles qui vient d’ouvrir.
— La programmation est variée, les salles sont spacieuses, et on y vend de très bonnes glaces !
— De quoi parle le film ?
— L’action se passe à Annecy, où j’ai passé toutes mes vacances quand j’étais petite.
— L’une des vedettes est Jeanne Morteau, un monstre sacré du cinéma.
— Elle m’amuse bien avec ses airs de grande dame ! Mais quelle actrice !
— C’est l’histoire d’un vieux couple qui, en apparence, s’entend à merveille.
— Ils habitent dans un hameau qui se trouve tout près d’un vieil immeuble.
— Ils pensent que ce bâtiment est abandonné, mais les apparences peuvent tromper...
— Un jour, la femme est seule à la maison lorsqu’elle entend des bruits étranges dehors.
— Elle sort dans la cour, où elle trouve des dizaines d’oiseaux morts par terre.
— Elle croit d’abord que c’est son chat qui les a tués.
— Mais elle se trompe ! Soudain elle voit son mari avec une énorme hache à la main.
— Elle se bat avec lui mais il est beaucoup plus fort et il la bat à coups de bâton.
— Mais c’est horrible ! Qu’est ce qui se passe ensuite ?
— Je ne sais pas parce que je me suis cachée sous la table jusqu’à la fin.
— Néanmoins, je me suis amusée comme une gosse et j’ai adoré le film.
— Du moins, la première moitié...
Assimil — French With Ease (3rd Generation)
Cinquante-sixième leçon : « Dialogue de révision »
— Comment va Hélène ? Est-ce qu’elle est toujours en Allemagne ?
— Non, elle est rentrée il y a six semaines et elle travaille maintenant à Grenoble.
— Ça se passe bien pour elle ? Elle s’amuse, j’espère ?
— Non, elle s’ennuie parce qu’il n’y a pas assez à faire au boulot.
— Hier, elle s’est connectée à Internet pour faire ses courses en ligne !
— Pas comme moi, alors ! Je n’ai pas le temps de m’ennuyer.
— Je me suis levée à cinq heures ce matin pour aller au bureau.
— Je ne me suis même pas douchée parce que je n’avais pas assez de temps.
— J’ai pris la voiture pour arriver plus vite mais, en arrivant, je me suis arrêtée devant l’immeuble
et j’ai vu que la porte était fermée à clé.
— Je n’ai même pas arrêté le moteur.
— Qu’as-tu fait ?
— Je suis repartie très en colère.
Assimil — French With Ease (3rd Generation)
Cinquante-septième leçon : « Vive les Bretons ! »
— Comment ça se fait que vous parlez tous les deux le breton ?
— L’explication est simple. Nous avons vécu à Vannes pendant dix ans quand nous étions plus
jeunes.
— J’enseignais au collège et mon mari travaillait dans une entreprise de construction navale.
— Beaucoup de gens autour de nous parlaient cette langue, ce qui nous a motivé à l’apprendre.
— Est-ce que c’était difficile à maîtriser ?
— Nous avions beaucoup de chance parce que nous habitions un quartier de la ville où les
commerçants avaient presque tous le breton comme première langue, donc nous étions obligés
de le parler, rien que pour acheter du pain !
— À propos, saviez-vous que le verbe « baragouiner » était d’origine bretonne ?
— C’est vrai ? Je ne le savais pas. Vous m’apprenez quelque chose !
— Autrefois, beaucoup de Bretons montaient à Paris pour trouver du travail.
— Le voyage était très long et ils arrivaient souvent affamés.
— Ils entraient dans le premier café qu’ils trouvaient et commandaient du pain et du vin. Mais ils
ne parlaient que le breton, donc ils demandaient du bara et du guin - et personne ne les
comprenait.
« Que disent ces Bretons ? On n’y comprend rien », disaient les Parisiens.
« Ils baragouinent ! ». Et voilà d’où vient ce mot.
— Elle est absolument fascinante, ton histoire. Je ne la connaissais pas.
— Pourtant j’allais souvent en Bretagne avec mes parents quand j’étais petit.
— J’aimais bien la région, mais il pleuvait tout le temps et on ne sortait presque jamais de la
maison.
— Il pleuvait sans doute, mais au moins en été la pluie bretonne est plus chaude.
Assimil — French With Ease (3rd Generation)
Cinquante-huitème leçon : « Un grincheu X»
— Allons à Auxerre ce week-end, puisque mardi est férié.
— Nous pourrons faire le pont du premier novembre et passer quatre jours complets.
— Ça sera chouette, non ? Un peu de ciel bleu, ça nous changera les idées.
— Tu n’as pas l’air enthousiaste. Qu’est-ce qu’il y a ?
— D’abord, qu’est-ce qu’il y a à voir à Auxerre ? C’est une ville comme une autre.
— Mais il y a plein de choses à visiter : regarde dans le guide de voyage :
« La vieille ville, la Tour de l’Horloge, l’abbaye, les beaux hôtels particuliers, et des maisons à
pans de bois sont parmi les sites incontournables à apprécier ».
— Ça vaut la peine, je t’assure. Tu ne le regretteras pas.
— À vrai dire, j’ai la flemme de quitter la maison, surtout pour un long week-end.
— D’abord, il faudra partir au petit matin car la plupart des Parisiens seront sur la route, et il y
aura un monde fou.
— La dernière fois que je suis allé en Bourgogne, j’ai mis une demi-journée à faire cinquante
kilomètres !
— Je suis resté coincé dans les embouteillages pendant quatre heures et demie, et ce n’était
pourtant pas un jour férié.
— Pire, il faisait un froid de canard et il tombait des cordes.
— Selon la météo, il fera beau, chaud et ensoleillé toute la semaine.
— Peut-être bien, mais les hôtels seront complets ou ruineux, et je n’ai pas les moyens de jeter
l’argent par les fenêtres.
— J’abandonne ! Tu es têtu comme une mule.
Assimil — French With Ease (3rd Generation)
Cinquante-neuvième leçon : « Il ne gagnait (presque) jamais »
— Quand mon père était jeune, les moyens de communication que nous avons aujourd’hui
n’existaient pas.
— S’il voulait contacter un parent ou un ami, il devait écrire une lettre ou, en cas d’urgence,
envoyer un télégramme...
— Un quoi ? Je pensais qu’un télégramme était un journal breton !
— Non, imbécile, les télégrammes permettaient ... Laisse tomber, tu n’étais même pas né.
— Je disais donc que papa ne pouvait jamais s’attendre à une réponse instantanée.
— Il ne pouvait pas non plus obtenir une information immédiatement.
— Comme c’est affreux ! Il n’avait pas le téléphone ? Ça existait alors, non ?
— Bien sûr, mais les appels coûtaient très cher donc on ne téléphonait que rarement.
— Si j’ai bien compris, les forfaits illimités n’existaient pas encore ?
— C’est ça. Et on utilisait des pigeons voyageurs pour communiquer. Non, je plaisante.
— À cette époque, papa jouait au Tiercé toutes les semaines.
— Comme lui et maman vivaient loin du village voisin, il prenait son vélo pour aller au PMU.
— Il ne gagnait jamais mais ça l’amusait de jouer et il aimait bien se balader à la campagne.
— Je suis sûr que tes parents espéraient toucher le gros lot.
— C’est possible mais j’en doute. Malheureusement, mon père choisissait ses chevaux au hasard.
— Il lançait des dés ou jouait à pile ou face, c’est pourquoi il perdait toujours.
— Enfin, presque toujours. Une nuit, pendant qu’il dormait, il a fait un rêve...
— Le lendemain, il ne se souvenait pas exactement du nom du gagnant mais pensait qu’il
s’appelait « Fortune ».
— Mais ce jour-là il pleuvait tellement fort que papa n’a pas pu aller au village.
— Et heureusement, car il n’y avait pas de « Fortune ».
— C’est la semaine suivante que « Bonne Fortune » a remporté la course et papa a touché... une
petite fortune !
Assimil — French With Ease (3rd Generation)
Soixantième leçon : « Le voisinage est de plus en plus dangereux ! »
— L’incendie a commencé peu après la fermeture du bar, aux environs de minuit.
— Que faisiez-vous à ce moment-là ? Étiez-vous dans les environs ?
— Non, je n’y étais plus. Je rentrais chez moi à pied et je n’ai rien vu du tout.
— J’ai quelque chose à vous dire, monsieur le brigadier...
— Un peu de patience, madame, s’il vous plait. Et vous monsieur ? Qu’avez-vous vu ?
— Je sortais de la bouche du métro lorsque j’ai aperçu un grand nuage de fumée.
— Je pensais d’abord que c’était du brouillard car le temps était maussade et il bruinait depuis
peu.
— Mais je me suis rendu compte que l’immeuble à l’angle du l’avenue brûlait.
— J’ai pris mon téléphone pour appeler les secours mais quelqu’un l’avait déjà fait.
— Les pompiers ont mis peu de temps à venir - moins de trois minutes, pas plus.
— En tout cas, ils sont arrivés juste à temps car le toit était complétement en flammes.
— Mais laissez-moi parler ! Saviez-vous que le voisinage était de plus en plus dangereux ?
— Peu importe. Continuez, monsieur. Combien y avait-il de camions, plus ou moins ?
— Au début il y en avait peu - trois ou quatre je crois, pas plus -, mais d’autres sont arrivés peu
de temps après. J’en ai vu plus d’une dizaine, environ.
— Ils sont arrivés pendant que l’immeuble continuait à brûler de plus en plus fort.
— Les équipages ont réalisé un travail formidable.
— S’il vous plait, j’attends depuis longtemps. Écoutez-moi et, après, je ne dirai plus rien.
— Encore vous ! Mais que voulez-vous ?
— Je voulais vous prévenir que pendant que vous parliez avec ces gens quelqu’un a volé votre
voiture, celle qui était garée là-bas.
— Et quand aviez-vous l’intention de m’en parler ? Plus tard, peut-être ?
Assimil — French With Ease (3rd Generation)
Soixante et unième leçon : « La célébrité ne me dit pas grand-chose »
— Mon invitée est la photojournaliste Isabelle Rossi, pour son nouveau livre « L’Histoire en
images ».
— Bonjour, Isabelle. Pouvez-vous raconter à nos auditeurs comment vous avez choisi votre
carrière ?
— Avec plaisir. Je suis née il y a soixante-dix ans à Ajaccio dans une famille plutôt modeste.
— Je savais très jeune que je voulais devenir peintre et que, pour ça, il fallait quitter la Corse,
m’installer en Métropole, et fréquenter des gens avec les mêmes intérêts que les miens.
— C’était dur au début car j’étais plutôt timide et je ne connaissais pas grand monde.
— Mais petit à petit je me suis fait des amis et aussi j’ai fait la connaissance d’autres gens comme
moi.
— Mais vous avez laissé tomber assez vite la peinture. Pourquoi cette décision ?
— Je me suis rendu compte que, en définitive, je n’étais pas si douée que ça.
— En revanche, j’avais un don pour la photographie, pas des paysages ou la mode, mais plutôt
pour, à la fois des portraits et des scènes de la vie ordinaire.
— Cependant il y avait peu de femmes photographes professionnelles à ce moment-là ; et, pour
réussir, j’ai dû surmonter des obstacles et apprendre à ne jamais baisser les bras.
— J’ai enfin trouvé ma voie - et mon bonheur - en devenant photographe de rue.
— J’adorais flâner à travers la ville, le matin de bonne heure, quand la journée commençait, et
prendre en photo les gens qui s’occupaient de leurs affaires et vivaient leur vie.
— Il fallait leur demander la permission d’être photographiés mais la plupart d’entre eux disaient
oui.
— Certains refusaient, souvent par timidité, et je savais que ça ne valait pas la peine d’insister.
— Mais vous avez réussi brillamment et vous êtes devenue très vite célèbre.
— Vous savez, la célébrité ne me dit pas grandchose. En fait ça m’énerve, car une belle photo
vaut mieux qu’un long discours ou le succès médiatique.
Assimil — French With Ease (3rd Generation)
Soixante-deuxième leçon : « J’ai mis le doigt sur ton problème... »
— On m’a dit « Apprends à coder et les entreprises t’accueilleront les bras ouverts ! ».
« Elle font les yeux doux aux informaticiens qui ont les dents longues. »
— J’ai eu un coup de cœur pour le métier de programmateur - eh oui, ça arrive - et j’ai fait la
sourde oreille à ceux qui me déconseillaient de poursuivre.
— J’ai commencé une formation mais j’ai vite appris que ce n’était pas si évident que ça.
— Si certains concepts sont simples, d’autres me passent au-dessus de la tête.
— Je me creuse la tête pour essayer de comprendre, mais c’est souvent impossible et je
m’arrache les cheveux.
— J’ai envie de prendre mes jambes à mon cou et fuir l’école, mais j’ai peur de mettre les pieds
dans le plat parce que mon prof est très sympa.
— Par contre, les autres étudiants ne lèvent pas le petit doigt pour m’aider.
— Je pourrais serrer les dents et leur demander de l’aide, mais l’idée me fait froid dans le dos.
— Si seulement quelqu’un voulait me donner un coup de main...
— Doucement ! Ne te casse pas la tête.
— Je te conseille de changer ton fusil d’épaule et d’essayer une approche différente.
— D’abord il faut mettre un peu d’huile de coude, travailler davantage, mais en utilisant des
nouveaux outils pédagogiques pour surmonter les difficultés.
— On pense souvent qu’ils coûtent les yeux de la tête mais c’est faux !
— Tu peux même en avoir certains à l’œil. Mais il faut les utiliser.
— Oh, quelle barbe ! J’en ai marre d’étudier continuellement.
— C’est décourageant, peut-être, mais fais ce que je te dis maintenant.
— Tu seras bientôt diplômé et tu pourras dormir sur tes deux oreilles.
Assimil — French With Ease (3rd Generation)
Soixante-troisième leçon : « Dialogue de révision »
— Nous avons vécu en Bretagne quand nous étions jeunes.
— Jacques enseignait le français et moi, je travaillais dans le tourisme.
— Vous comprenez le breton, alors ?
— Non, je n’y comprends rien. Pourtant, j’ai essayé de l’apprendre quand j’y habitais.
— J’aimais beaucoup cette région, même s’il faisait souvent un froid de canard !
— Les gens étaient très sympathiques : ils nous ont accueillis les bras ouverts, même s’ils n’ont
pas levé le petit doigt pour nous aider avec leur langue !
— J’ai commencé à prendre des leçons, mais j’ai laissé tomber au bout de quelques mois.
— Il fallait continuer ! Il ne faut jamais baisser les bras.
— Non, ça ne valait pas la peine parce que je savais que nous n’allions rester que deux ou trois
années.
— En fait, nous avons dû revenir à Paris au bout d’un an. Ensuite, nous sommes repartis en
Corse.
— J’ai eu tout de suite un coup de cœur pour l’Île de Beauté : c’est un des plus beaux endroits du
monde.
Assimil — French With Ease (3rd Generation)
Soixante-quatrième leçon : « Je crains le pire... »
— Entrez, entrez monsieur. Est-ce que je peux vous renseigner ?
— Il me faut des vacances parce que je suis épuisé. Qu’est-ce que vous pouvez me proposer ?
— Tout dépend : combien de temps pouvez-vous partir ? À quelles conditions et à quel
moment ?
— Si vous partez avant le mois de juillet, normalement vous serez tranquille, mais si vous
attendez les grandes vacances, ça sera réellement l’enfer.
— Tout est bondé en cette période, les prix grimpent et les températures aussi.
— Les moments les plus agréables sont soit début-juin soit fin-septembre.
— Ce sont les moments où il y a le moins de monde. Pour moi, ce sont les plus beaux mois.
— Et quel est le pire mois de l’année, d’après vous : juillet ou août ?
— Ils sont aussi mauvais l’un que l’autre, mais je pense qu’août est pire que juillet.
— S’il fait beau, les plages sont saturées de touristes, et s’il fait mauvais on ne peut pas se
baigner.
— Pour éviter ça, si vous avez envie, vous pourrez essayer quelque chose de plus original.
— Par exemple, vous pourrez faire de la plongée sous-marine dans le Var, ou bien de la
randonnée à cheval dans le Massif central. C’est merveilleux à cette période de l’année.
— Non, aucun des deux ne me tente. Je ne sais pas nager, je ne sais pas monter à cheval, et je
n’ai pas envie de prendre des cours non plus.
— J’ai une autre possibilité, qui est très reposante, très confortable mais pas donnée.
— Une semaine dans un grand hôtel, Le Domaine des Dieux, sur la Côte d’Azur.
— C’est un des plus beaux palaces de la région.
— Il y a une offre de dernière minute avec une réduction exceptionnelle de deux pour cent.
— Et c’est combien ? Je crains le pire...
— La formule tout compris est à dix mille euros, hors taxes pour quatre jours en demi-pension.
— Mm, je vois. Et des cours de plongée, ça serait combien ?
Assimil — French With Ease (3rd Generation)
Soixante-cinquième leçon : « Cent pour cent des gagnants ont tenté leur chance ! »
— Voici une bonne occasion de partir en vacances gratuitement !
— La bibliothèque municipale organise un jeu-concours avec un tirage au sort des billets
gagnants.
— Si tu gagnais le premier prix, tu pourrais passer une semaine aux sports d’hiver.
— J’irais tous les ans à la montagne si je pouvais. Pas toi ?
— Je n’y suis jamais allée, et je dois dire que ça ne m’attire pas vraiment.
— J’aurais besoin d’équipements spéciaux et je suppose qu’ils me coûteraient une fortune.
— Pas nécessairement : on peut soit les acheter, soit les louer, et la location serait beaucoup
moins chère.
— Si tu voulais, tu pourrais demander à Amir et Yasmine s’ils accepteraient de te prêter le
nécessaire.
— Je suis sûr qu’ils diraient oui. De quoi d’autre aurais-tu besoin ?
— Tout, absolument tout. Il me faudrait une combinaison, des gants, des chaussures...
— Je vois ce que tu veux dire ! Te faut-il autre chose ?
— Si j’allais dans une station à la mode, comme celles en Suisse, il me faudrait au moins un
nouveau tailleur ainsi qu’un ensemble décontracté pour l’après-ski.
— Je devrais me renseigner pour la tenue vestimentaire, d’ailleurs.
— Penses-tu que les stations françaises sont aussi huppées que les stations suisses ?
— Elles sont pareilles, je crois. Elles sont toutes fréquentées par les mêmes millionnaires !
— Et si tu allais ailleurs ? Si tu avais la possibilité, où choisirais-tu d’aller ?
— Je n’en sais rien. Qu’est-ce que tu me conseillerais, toi ?
— Je serais prête à aller n’importe où.
— Si j’étais toi, je choisirais une petite station quelque part dans les Pyrénées.
— Mais, avant de faire tous ces projets, tu devrais acheter un billet pour le jeu...
Assimil — French With Ease (3rd Generation)
Soixante-sixième leçon : « Président d’un jour »
— Les élèves d’un lycée lyonnais sont invités à participer au débat sur le climat à l’Assemblée
nationale, avec, comme thème, « Que feriez-vous si vous étiez Président de la République ? »
« Mesdames et messieurs les députés, j’invite Mademoiselle Noura Bouris à prendre la parole.
— Alors, Noura, si vous étiez présidente, que feriez-vous pour combattre le changement
climatique ?
— Est-ce qu’il serait possible, à votre avis, de prendre rapidement des mesures efficaces ?
— Nous croyons que oui, et il faudrait en effet agir vite car nous sommes tous en danger.
— Que feriez-vous ? Interdiriez-vous à tous les véhicules à essence et diesel de rouler en ville ?
— Je n’interdirais pas les petits véhicules utilitaires car les artisans ont besoin de se déplacer,
mais je ne permettrais pas aux camions de livraison de circuler pendant la journée.
— Et que feriez-vous pour approvisionner les magasins ? Interdiriez-vous n’importe quel
camion à n’importe quelle heure, n’importe où dans la ville ? Ça ne serait pas très pratique.
— Peut-être, mais je n’aimerais pas que mes enfants respirent constamment de l’air pollué.
— Tout le monde est contre les voitures particulières, mais elles sont un mal nécessaire, non ?
— Nous ne sommes pas contre les voitures, monsieur, mais contre le réchauffement planétaire.
— Tous les véhicules polluent mais certains sont pires que d’autres, et de loin.
— Et, au bout d’un certain temps, les résultats seront catastrophiques.
— Il faut à tout prix réduire notre empreinte carbone.
— N’importe quoi ! Si nous savions comment éliminer les gaz à effet de serre, nous l’aurions fait
il y a longtemps.
— Nous avons la nette impression que vous ne nous écoutez pas.
— Mais si, mais si, ma petite. Sinon, nous ne vous aurions pas invités aujourd’hui.
— Maintenant, deux autocars attendent dehors pour vous ramener à la maison.
— C’est bien ce que nous pensions ! Vous ne nous prenez pas au sérieux.
Assimil — French With Ease (3rd Generation)
Soixante-septième leçon : « L’encre la plus pâle... »
— Madame Claudie Marchand est rentrée à la maison lundi dernier après avoir passé un mois à
l’hôpital.
— Claudie est toujours coincée dans son appartement au douzième étage, la pauvre.
— Comment ça ?
— L’ascenseur est tombé en panne il y a trois semaines et il ne marche toujours pas.
— C’est pénible - surtout pour elle, qui n’est pas sortie de chez elle depuis trois jours.
— Quand je suis rentré hier, je suis monté la voir pour savoir si elle avait besoin de quelque
chose.
— J’ai rentré ses plantes, qui étaient sur le balcon depuis un mois et demi, et j’ai descendu sa
poubelle.
— J’ai même sorti son petit chien pour le promener.
— Moi, je suis passée la voir ce matin. J’ai monté quelques courses et son courrier.
— Après, j’ai passé l’aspirateur, fait un peu de ménage et rangé le désordre.
— Magali, sa voisine du dessus, est descendue la voir et elles ont bavardé pendant une bonne
heure.
— Je suis sûr que, à son âge, Claudie n’a pas d’ordinateur.
— Sinon, elle aurait pu entrer sa liste de courses dans une appli et demander à être livrée à
domicile.
— Tu serais surpris ! Madame Marchand est très bien équipée pour une sénior.
— La première fois que je suis allée chez elle, je suis entrée dans une petite pièce à côté de la
cuisine et j’ai vu qu’elle avait un nouveau portable, une imprimante, et même une connexion
Internet.
— Le problème, c’est qu’après un mois à l’hôpital, Claudie a oublié ses identifiants.
— Je suis retournée avant-hier et j’ai regardé partout, sur les étagères, dans ses classeurs et ses
boîtes de rangement, mais je n’ai rien trouvé.
— En dernier ressort, j’ai retourné son tapis de souris.
— Bingo ! Les codes et les mots de passe étaient collés là-dessous.
— Comme on dit : « L’encre la plus pâle vaut mieux que la meilleure mémoire » !
Assimil — French With Ease (3rd Generation)
Soixante-huitème leçon : « La visite de la petite-fille »
— Salut Papy, salut Mamie. Ça fait longtemps que je ne vous ai pas vus !
— Vous allez bien tous les deux ? En tout cas, vous avez bonne mine.
— Bonjour ma petite ! C’est très gentil de nous rendre visite.
— Ton grand-père et moi sommes tous les deux contents.
— On te voit si peu ces jours-ci : tu dois être très occupée.
— Oui, je fais un tas de choses et je cours à droite et à gauche, comme toujours, mais dès que j’ai
un moment, je viens vous voir, vous le savez bien.
— Mais tu viens toujours seule : tu n’as pas un amoureux ? Un petit-ami ? Ou même une petite-
amie ?
— Tu sais bien que tu peux nous présenter qui que ce soit : nous sommes des vieux jeunes !
— Mamie, je t’en prie ! Chaque chose en son temps.
— J’ai une blague à te raconter : « Un muet dit à un sourd qu’un aveugle les espionne, en se
cachant derrière les cheveux d’un chauve » . C’est drôle, non ?
— Papy, comment te dire... ? Je ne suis pas morte de rire.
— Tu devrais savoir que notre vocabulaire a changé depuis que toi et Mamie étiez jeunes.
— Par exemple, on ne dit plus un aveugle mais un « non-voyant » ; et « un malentendant » est
plus juste que « un sourd », tu comprends ?
— Bon, changeons de sujet : comment vas-tu rentrer à Paris ?
— Une amie m’a déposée ici en voiture mais je vais rentrer en train.
— Je crois qu’il y en a un vers dix-huit heures. Avez-vous un horaire ?
— Oui il circule toutes les heures dès treize heures. Je t’amènerai à la gare.
— Merci, je reviendrai dès que possible, c’est promis. Au fait, peux-tu me prêter vingt euros ?
— Je suis temporairement sans ressources. Autrement dit, fauchée.
Assimil — French With Ease (3rd Generation)
Soixante-neuvième leçon : « « Les animaux ne mentent pas... »«
— As-tu le temps de manger un morceau avec moi ce midi ?
— Je devais déjeuner avec mon fils, mais il m’a posé un lapin.
— Je pense qu’il a d’autres chats à fouetter que de sortir avec son vieux papa.
— Ça serait avec le plus grand plaisir !
— Il y a quelques jours, j’étais malade comme un chien.
— J’avais une fièvre de cheval et plein de courbatures.
— Je commençais à avoir le cafard parce que j’étais clouée au lit depuis une semaine.
— Dehors, il faisait toujours gris et moche - un vrai temps de chien.
— Je m’ennuyais comme un rat mort et j’avais un appétit d’oiseau.
— Julien, mon voisin du dessous, venait parfois me rendre visite, mais il est bavard comme une
pie et j’avais juste envie de dormir comme un loir.
— Mais depuis deux jours, je vais mieux et je commence tout doucement à reprendre du poil de
la bête
— Surtout, j’ai une faim de loup !
— Je passe du coq à l’âne, mais savais-tu que Patrice a trouvé un nouveau boulot ?
— Il est malin comme un singe, celui-là !
— Il a l’air doux comme un agneau, mais il est vachement ambitieux. Qu’est-ce qu’il va faire ?
— Tu ne devineras jamais. Vas-y : essaie !
— Je sais qu’il court toujours plusieurs lièvres à la fois et il peut tout faire.
— Bijoutier ? Chirurgien ? Éboueur ? Chauffeur de taxi ? Jardinier ?
— Non ? Alors je donne ma langue au chat ! Dis-le-moi s’il te plaît.
— Il va être vétérinaire, et il est heureux comme un poisson dans l’eau.
Assimil — French With Ease (3rd Generation)
Soixante-dixième leçon : « Dialogue de révision »
— Salut Gérard, ça fait longtemps ! Comment vas-tu ?
— Ça va mieux, merci. J’étais malade comme un chien toute la semaine dernière, mais je
reprends du poil de la bête depuis quelques jours.
— Maintenant, ma femme et moi aimerions beaucoup aller quelque part en vacances.
— D’après mon fils, nous devrions tous aller dans le sud, quelque part où il ferait meilleur.
— C’est vrai que si vous alliez dans le Midi, vous trouveriez peut-être du soleil.
— Qu’est-ce que tu me conseillerais ?
— Quels sont les endroits les plus agréables pour passer une semaine ?
— Si tu vas dans le Vaucluse, vers Avignon, tu pourrais avoir du beau temps.
— Mais dès que tu descendras vers la côte, tu trouveras certainement ce que tu cherches.
— La température de la mer est agréable, donc vous pourriez vous baigner n’importe quand.
— Ce n’est pas la peine : je ne sais pas nager. Et ma femme n’aimerait pas la plage en hiver.
— Dans ce cas, pourquoi ne pas aller à la montagne ?
— Mais qu’est-ce que je ferais s’il n’y avait pas de neige, ou s’il faisait un temps de chien ?
— Je m’ennuierais comme un rat mort ! Finalement, on ferait mieux de rester chez nous.
Assimil — French With Ease (3rd Generation)
Soixante et onzième leçon : « « La Dame de Fer »«
— Écoutons le commentaire sur ce nouvel audioguide touristique qu’on m’a recommandé.
« La Tour Eiffel, le monument emblématique de Paris, est construite à la fin du dix-neuvième
siècle.
— Aujourd’hui, elle est visitée par à peu près sept millions de visiteurs, bon an, mal an.
— Mais peu connaissent la vraie histoire de la Dame de Fer, comme on l’appelle
affectueusement.
— D’abord, elle n’est pas conçue par Gustave Eiffel lui-même mais par deux de ses collègues.
— Inspirée par deux ingénieurs américains, elle est d’abord baptisée « La tour de trois cents
mètres » et construite en deux ans pour l’Exposition universelle de mil huit cent quatre-vingt-
neuf.
— La tour n’est pas destinée à durer plus de vingt ans, mais l’Histoire en décide autrement.
— Comme elle est utilisée non seulement pour la météorologie mais aussi pour la téléphonie, la
décision est prise de ne pas la démolir.
— La Tour Eiffel est restée le monument le plus élevé du monde pendant quarante ans mais, à
l’époque, elle n’est pas appréciée par tout le monde.
— Beaucoup de gens la trouvent laide, et elle est vivement critiquée par des écrivains et d’autres
artistes.
— Rira bien qui rira le dernier, car elle est déjà plus que centenaire !
— Depuis qu’elle est ouverte, la Tour a reçu plus de deux cent cinquante millions de visiteurs !
— Elle est même « vendue » dans les années mil neuf cent vingt par un escroc à un entrepreneur
naïf, qui pense faire une bonne affaire en l’achetant pour récupérer la ferraille !
— Plus récemment, elle est convoitée par une jeune femme, qui l’épouse et adopte son nom !
— Même si des copies ont été construites par d’autres villes dans le monde, il n’y qu’une seule
Tour Eiffel.
— Alors « gigantesque cheminée d’usine » ou magnifique symbole dont la France est fière ?
— La réponse est donnée d’avance par des millions de touristes qui viennent chaque année
rendre hommage à la belle Dame de Fer. »
Assimil — French With Ease (3rd Generation)
Soixante-douzième leçon : « Ça ne se fait pas ! »
— Éric Camus nous quitte à la fin du mois et nous allons organiser un pot de départ avec tous
ses amis pour lui souhaiter bonne chance dans les années à venir.
— Depuis combien de temps est-ce qu’il gère le service ? On me dit qu’il est là depuis des
lustres.
— Il ne faut pas exagérer. Éric nous a rejoints il y a une dizaine d’années.
— Auparavant, il était salarié dans une compagnie d’assurances en province, mais on lui a fait
comprendre qu’il n’aurait pas d’avancement parce qu’il était trop jeune.
— C’est un de ses amis qui a mentionné notre entreprise : Éric a postulé et on l’a embauché
aussitôt.
— On dit qu’il est très apprécié de ses collègues. Est-ce vrai ?
— Oui, Éric est aimé par tous ceux qui ont travaillé avec lui, surtout les chefs d’équipe.
— Il est toujours de bonne humeur et ne se dispute jamais avec personne ; il sait écouter et
prendre des décisions. Il a fait de grandes choses pour cette société.
— Pour le pot, à quel moment allez-vous le faire ? En fin de journée ?
— Il est préférable de le faire à midi : comme ça il y aura plus de monde.
— Qu’allez-vous faire : l’organiser vous-mêmes ou faire appel à quelqu’un ?
— C’est nous qui allons tout préparer, à part le buffet, qui a été commandé chez un traiteur.
— Des petits fours salés et sucrés seront livrés vers onze heures, onze heures trente au plus tard.
— Tout se mange froid, donc il n’y a pas besoin de cuisine.
— Et c’est vous qui achetez le cadeau de départ ?
— Non, c’est un autre collègue qui s’en charge, mais il sera choisi par un comité de quatre
personnes, et un discours sera prononcé lors du buffet.
— Et il se fera en anglais. Après tout, nous sommes une entreprise moderne et dynamique.
— Ah non, ça ne se fait pas ! Ici, on parle français, monsieur.
Assimil — French With Ease (3rd Generation)
Soixante-treizième leçon : « Je n’en peux plus ! »
— Mais qu’est-ce que tu as ? On dirait que ça ne va pas fort.
— Effectivement. J’en peux plus. J’en ai plein le dos.
— Avant-hier, je me réveille en pleine nuit en mauvais état avec une rage de dents et je n’ai rien
dans l’armoire à pharmacie pour soulager la douleur.
— J’ai dû attendre le matin pour appeler mon dentiste, mais j’avais oublié que son cabinet est
fermé le week-end.
— Tout comme la pharmacie du coin. Ce sont tous des fainéants !
— J’ai voulu prendre le métro pour aller aux urgences, mais il était en grève.
— J’ai réussi à trouver un taxi mais on a été pris dans les bouchons pendant une heure.
— À l’hôpital, les urgences étaient débordées et ils m’ont fait patienter pendant trois heures.
— Trois heures ? C’est pas possible ! Quelle galère !
— Après, ils m’ont cassé les pieds parce que je n’avais pas ma carte d’assurance maladie.
— Pour couronner le tout, j’ai été soigné par un stagiaire, pas un vrai dentiste, et j’ai toujours
mal.
— C’est dingue ! Quelle histoire de fou.
— Tout est comme ça maintenant, et il y en a marre.
— N’importe qui fait n’importe quoi, n’importe comment - c’est toujours pareil.
— Rien ne marche comme il faut : tout est sens dessus dessous, et ça m’énerve.
— Et quand tu le fais remarquer aux gens, ils te répondent « Ah bon ? Nous, on ne peut pas se
plaindre. »
— Qu’est-ce qu’ils sont fatigants ! Même toi, tu commences à me fatiguer !
— Qu’est-ce que je pourrais faire pour te remonter le moral ? T’inviter à dîner ?
— Ne t’en fais pas. C’est vrai que j’en ai ras le bol, mais tu connais les Français : nous ne
sommes heureux que lorsque nous nous plaignons.
Assimil — French With Ease (3rd Generation)
Soixante-quatorzième leçon : « Les soldes »
— Ce sont les soldes en janvier, et ça tombe bien parce que j’ai grand besoin d’un nouveau
chapeau.
— Ah bon ? Tu es vraiment courageuse d’aller à la chasse aux bonnes affaires.
— Ce n’est pas une question de courage. Il y a des bons plans à saisir partout.
— Si tu voulais, tu pourrais m’accompagner. Ça me ferait plaisir.
— Qui sait ? Peut-être que tu trouveras ces caleçons que tu cherchais.
— Je hais les centres commerciaux, tu le sais bien. C’est la pagaille à tous les étages !
— Et les grands magasins sont pires car il y a toujours la foule.
— Quant aux boutiques de mode, n’en parlons pas. On peut à peine respirer, tellement il y a de
monde.
— Arrête de râler tout le temps et viens avec moi.
— Bonjour madame, bonjour monsieur. Vous cherchez quelque chose ? Puis-je vous aider ?
— Merci, mais pas pour l’instant. Nous ne faisons que regarder.
— Toi, peut-être. Mais moi, je suis à la recherche de mon chapeau et, éventuellement, de bottes.
— Et pourquoi pas un nouveau manteau pendant que tu y es ?
— J’ai justement ce qu’il vous faut, madame. Par ici, s’il vous plait.
— J’hésite entre cette parka et cet imperméable. Lequel des deux me va le mieux ?
— Prenez l’imperméable. Il est bien à votre taille, il tombe bien, et il vous va à merveille.
— Est-ce qu’il me va vraiment ? Je ne suis pas folle de la couleur. L’avez-vous en gris clair ?
— Non, mais il se trouve que ce modèle est soldé à moins soixante pour cent aujourd’hui.
— Je le prends ! Et toi, Paul : ne veux-tu pas cette belle casquette, décorée de plumes...
— Il n’en est pas question ! Où se trouve le rayon bricolage ?
Assimil — French With Ease (3rd Generation)
Soixante-quinzième leçon : « Le Prix « Accord majeur »«
— Bienvenue à l’émission qui récompense tous les talents de toutes les musiques.
— Nous avons l’immense plaisir d’accueillir le célèbre chanteur Alain Poupon qui entame sa
toute dernière tournée après une carrière longue de quatre décennies.
— Il recevra le prix « Accord majeur », décerné à un musicien ou une musicienne d’exception
pour l’ensemble de sa carrière.
— Bonsoir Alain, et merci d’être venu. Vous avez eu une vie fabuleuse, n’est-ce pas ?
— Vous avez même dit dans une interview que personne n’avait accompli autant de choses que
vous.
— Je doute d’avoir dit exactement ça, mais je n’ai jamais douté de mon talent.
— Je m’en doutais ! Vous avez eu une carrière passionnante, et très mouvementée.
— Ça vous pouvez le dire ! J’ai fait un tas de choses que je n’aurais jamais imaginées avant de
devenir chanteur, mais j’ai toujours été très apprécié.
— À l’école, j’avais beaucoup de succès et plein de potes.
— Il faut dire que j’étais très fort dans toutes les matières, pas seulement la musique.
— J’ai quitté le lycée à seize ans parce qu’on ne pouvait plus rien m’apprendre.
— Ensuite, j’ai touché à tout. J’ai bossé dans une librairie, puis comme maçon, et électricien.
— Enfin j’ai rencontré le guitariste Charlot, avec qui j’ai entamé ma brillante carrière.
— J’ai d’abord été pianiste et trompettiste avant de me mettre à chanter.
— Vous saviez faire tout ça ? Mais vous étiez surdoué !
— J’étais bien obligé ! Vous savez, il faut avoir confiance en soi et en son talent et je n’en ai
jamais douté. Je dois avouer que je suis confiant de nature.
— Qui suis-je pour vous contredire ? Et maintenant, notre Questionnaire de Proust :
« Quelle qualité appréciez-vous le plus chez les gens ? »
— La modestie. Il faut aimer les autres comme soi-même.
Assimil — French With Ease (3rd Generation)
Soixante-seizième leçon : « « Culture générale » : le jeu radiophonique »
— Cette semaine nous sommes dans le beau village de Montluc, avec deux candidats : Marthe et
Lucien.
— Mais d’abord, une petite précision car une erreur s’est glissée dans notre dernière émission.
— Des dizaines de mails nous ont été envoyés pour préciser que Napoléon est né en Corse.
— On a donc répondu brillamment à notre question. C’est nous qui ne sommes pas brillants !
— Maintenant, place au jeu ! Marthe, on commence avec vous. Allez, c’est parti !
— Quel tableau, qui mesure soixante mètres de large et dix mètres de haut, est la plus grande
fresque du monde ?
— Que c’est difficile ! Je ne m’y connais pas en art mais je vais tenter le coup : est-ce la
Joconde ?
— Bonne tentative mais, non. Celle-ci ne mesure que quatre-vingts centimètres de hauteur et un
peu plus de cinquante de longueur.
— La bonne réponse sera donnée à la fin de l’émission. Lucien, c’est à votre tour.
— Quel est le fleuve le plus profond de France, qui prend sa source en Suisse ?
— Euh...je l’ai sur le bout de la langue...
— On se dépêche s’il vous plait !
— Vous n’êtes pas très patient !
— Au contraire, j’attends patiemment depuis deux minutes mais votre temps est écoulé.
— C’est une question fréquente dans ce type de jeux : on la pose fréquemment.
— Et quand on y réfléchit, la réponse est évidente : c’est le Rhône, évidemment !
— Qui a écrit Les Misérables et a créé quelques-uns des personnages les plus mémorables de
notre littérature ?
— Mm... Ça me dit quelque chose. Est-ce un auteur récent ?
— Non, il n’a rien écrit récemment car il est mort depuis presque un siècle et demi.
— Pour moi, la réponse est évidente mais pas pour vous évidemment : c’était Victor Hugo.
— On va recommencer l’émission la semaine prochaine avec deux candidats un peu plus
cultivés.
— Au revoir et à bientôt !
Assimil — French With Ease (3rd Generation)
Soixante-dix-septième leçon : « Dialogue de révision »
— Pourquoi es-tu de mauvaise humeur ? On dirait que ça ne va pas fort.
— Je n’en peux plus. Avant-hier, j’ai bossé toute la journée jusqu’à vingt-deux heures, mais je n’ai
pas pu rentrer chez moi en voiture parce que l’autoroute a été fermée.
— Finalement, j’ai dû rentrer à la maison à pied. Quelle galère !
— On a fermé l’autoroute ? Mais pourquoi ?
— Je n’en sais rien. Tu me casses les pieds avec tes questions !
— La décision a été prise de la fermer pendant plusieurs jours. C’est tout.
— On nous annonce qu’il est « vivement recommandé de prendre les transports en commun ».
— Au fait, la route est en mauvais état et il faut la réparer.
— Il paraît qu’ils ont fait appel à une entreprise étrangère pour faire les travaux.
— En tout cas, rien ne marche comme il faut et il est impossible de circuler normalement.
— Ça tombe mal car je suis débordée cette semaine.
— C’est la pagaille dans les transports en commun, qui sont en grève.
— Je vais être obligée de me mettre au vélo.
— Je m’en doutais ! C’est pour ça que tu es d’une humeur de chien.
Assimil — French With Ease (3rd Generation)
Soixante-dix-huitième leçon : « « Les voyages forment la jeunesse »«
— Vous avez des projets pour le pont de l’Ascension ? Je suis à la recherche d’inspiration.
— Nous allons rendre visite à mes neveux et ma nièce à Nîmes, enfin pas à Nîmes même, mais
juste à côté.
— Vous y allez avec les enfants, j’imagine. Quelle chance ils ont !
— Non, pas cette fois-ci.
— Nous le leur avons proposé mais ils n’étaient pas très chauds.
— Ils sont difficiles, vos gamins. Moi, je sauterais sur l’occasion de visiter la Provence.
— Je ne leur en veux pas. On les y a souvent emmenés quand ils étaient jeunes.
— Ils s’y sont beaucoup amusés.
— Mais maintenant ils préfèrent s’amuser avec les copains plutôt que de rester avec leurs
parents !
— Et pourtant, les voyages forment la jeunesse, dit-on.
— Je le leur ai dit mais ils n’en ont rien à faire et je n’arrive pas à les convaincre.
— Ils me disent qu’ils ont peur de s’embêter avec les vieux, qu’ils trouvent trop ennuyeux.
— Je leur réponds que c’est dans les vieux pots qu’on fait la meilleure soupe.
— Qu’importe. Ce sont eux les perdants dans l’histoire.
— Revenons à notre sujet. Vu que vous serez dans la région nîmoise, est-ce que vous pouvez
m’acheter du miel de lavande et des herbes de Provence ?
— Bien sûr, on en rapporte aussi pour Alex et Théo. Nous leur en avons promis.
— Et si vous voyez un beau vase en céramique avec un motif de cigales dessus le souvenir
touristique par excellence -, vous pouvez me le prendre ?
— Oui, je connais une boutique qui en vend : nous y en avons déjà acheté pour d’autres amis.
— Mais vu les prix, ça risque de te revenir cher, tu sais.
— Alors je vais te faire un chèque tout de suite.
— Ne me le donne pas maintenant ; donne-le moi à la fin du mois.
Assimil — French With Ease (3rd Generation)
Soixante-dix-neuvième leçon : « Il faut que je trouve une bonne excuse... »
— Allô, c’est toi, Thomas ? Je suis content que tu sois là.
— Il faut que je te parle, et il faut que tu sois franc avec moi. Je ne te dérange pas ?
— Non, non. Je suis heureux que tu m’appelles, Martin. C’est à quel sujet ?
— C’est à propos d’Alexis, l’associé de mon père.
— Il veut que je l’aide à peindre son salon et sa salle à manger.
— Et alors ? Qu’est-ce qui t’en empêche ? Tu es bien peintre professionnel, non ?
— Oui, c’est vrai, mais tu connais Alexis : il est aussi exigeant que maniaque.
— Par exemple, il aimerait que je sois là à l’aube et que je passe toute la journée avec lui.
— Il faut que j’apporte le matériel - pinceaux, rouleaux, couteaux et tout et tout - mais aussi que
j’amène mon employé pour faire les plafonds et les endroits les plus délicats.
— Et, quand on aura terminé, il faudra sans doute que j’emporte les déchets à la déchetterie !
— En résumé, je ne sais pas quoi lui dire. Je ne veux pas qu’il soit fâché contre moi.
— Tu permets que je sois tout à fait honnête et que je te donne un bon conseil ?
— Il suffit de le regarder droit dans les yeux et lui dire, gentiment mais fermement :
« Je préfère que vous trouviez quelqu’un d’autre, Alexis. »
— À défaut, il vaudrait mieux que tu ne sois pas disponible ce jour-là, que toi et ton apprenti,
vous soyez sur un autre chantier. ou, au pire, que vous soyez malades tous les deux. Rien de trop
grave, bien sûr, mais des épidémies de rougeole ou de scarlatine sont bien utiles dans des cas
pareils !
— N’empêche, j’ai peur qu’il soit vexé quand même.
— Il ne t’en voudra pas. Il sera triste que tu ne puisses pas l’aider, c’est tout.
— Et comment le sais-tu ?
— Parce qu’il m’a posé exactement la même question hier et je lui ai donné exactement la même
excuse.
Assimil — French With Ease (3rd Generation)
Quatre-vingtième leçon : « « Notre action ne dépend que de vous. »«
— Les syndicalistes de l’SSP, le Syndicat des services publics, ont déposé un préavis de grève
pour la fin janvier.
— Ils réclament des augmentations de salaire, mais leurs exigences vont au-delà de la seule
question salariale et des négociations sur les conditions d’accès aux congés maladie.
— Le SSP exige que ces réclamations soient entendues par le gouvernement et le patronat dans
le cadre de la réduction du temps de travail.
— Pour l’instant, la grogne est limitée à une trentaine de grandes entreprises mais elle pourrait
devenir un mouvement massif touchant plusieurs secteurs, y compris la sidérurgie et
l’agroalimentaire.
— Ce matin, un des leaders syndicaux a prononcé un discours devant ses militants.
— Camarades, notre action ne dépend que de vous !
— Il faut que nous élargissions et durcissions le mouvement pour qu’il ne faiblisse pas dans les
semaines à venir.
— En matière de congés maladie, il est flagrant que les employeurs nous imposent deux poids,
deux mesures.
— Si un ouvrier oublie de faire quelque chose, il est paresseux ; mais si son patron l’oublie, c’est
simplement parce qu’il est trop occupé.
— Il est dommage que vous n’ayez pas la reconnaissance que vous méritez.
— Supposez que vous ayez la grippe et que vous choisissiez de ne pas aller au boulot pour ne
pas incommoder vos camarades. Qu’est ce qui va se passer ?
— Le patron ne va pas attendre que vous finissiez votre traitement et que vous soyez guéri ; il va
exiger que vous reveniez travailler dans les plus brefs délais ! Quelle honte !
— Car si c’est lui qui est malade, ses collègues vont insister pour qu’il obéisse au médecin du
travail, et qu’il y réfléchisse à deux fois avant de revenir au bureau.
— Cela démontre bien que tous les hommes sont égaux, mais que certains sont plus égaux que
d’autres !
Assimil — French With Ease (3rd Generation)
Quatre-vingt-unième leçon : « La réaction des patrons »
— Le Groupement des employeurs et de l’emploi s’est réuni hier à Lille pour discuter des
demandes des grévistes.
— Voici un extrait du compte-rendu de la réunion qui s’est déroulée pendant plus de quatre
heures :
— Bien que nous fassions tous les efforts nécessaires, mes amis, nous sommes dans un dialogue
de sourds.
— Nous nous sommes fait attaquer par les médias qui nous désignent comme les méchants.
— C’est ridicule, bien entendu. Il n’empêche que nous devons d’être très attentifs.
— Leur déléguée du personnel, Inès Laurent, est très adroite et, de plus, c’est une négociatrice
expérimentée.
— Il n’est pas certain qu’elle attende la fin des pourparlers avant de déclencher un grand
mouvement social.
— Quoi qu’il en soit, ses idées gagnent du terrain et on doit être sur le qui-vive.
— Je suis d’accord. Il faut qu’on fasse très attention car tout peut arriver.
— Il est peu probable que Madame Laurent comprenne notre stratégie ou qu’elle connaisse
notre vraie position.
— En revanche, il est tout à fait probable qu’elle suspendra les négociations si elle n’obtient pas
ce qu’elle veut.
— De toutes les façons, les délégués du personnel en général nous en veulent à tous.
— Ce qui est sûr c’est que nous ne pouvons pas nous tourner les pouces en attendant que le
problème se règle tout seul.
— Au contraire, il faut patienter jusqu’à ce que Laurent soumette un document avec ses
propositions.
— Si elle ne le fait pas dans un délai de quarante-huit heures, nous aurons le droit de rompre les
négociations sans préavis.
— Disons d’ici à vendredi ? Pourvu que nous soyons tous du même avis, je préparerai un
communiqué de presse, comme prévu et on le publiera plus tard.
— Avant que tu finisses, Yann, j’ai une anecdote qui illustre le genre d’individus à qui nous
avons affaire.
— Un jeune homme, fraîchement sorti d’une école de commerce, me sollicite pour un poste de
commercial et me demande le salaire.
— Je lui propose le salaire minimum pour commencer, en lui disant qu’il serait augmenté de
manière conséquente au bout de sa période d’essai de six mois.
— Vous savez ce qu’il m’a répondu ?
« D’accord, dans ce cas je reviendrai dans vingt-quatre semaines ».
— C’est inadmissible, sans doute, mais c’est logique.
Assimil — French With Ease (3rd Generation)
Quatre-vingt-troisième leçon : « Du beurre dans les épinards... »
— Bon réveil à toutes et à tous. Merci de votre fidélité.
— C’est un plaisir de vous retrouver sur nos antennes chères auditrices et chers auditeurs.
— Comme tous les jours, nous sommes en direct dès le petit matin, avec ma coéquipière
Mireille.
— Guy vous attend au standard pour notre jeu : « Complétez l’expression ».
— Il faut que vous sachiez que, personne n’ayant gagné cette semaine, la cagnotte s’élève
dorénavant à mille euros.
— De quoi mettre du beurre dans les épinards, quoi ! Eh oui, le sujet de la semaine, c’est la
nourriture !
— Donc vous avez du pain sur la planche ce matin. J’espère que vous avez la pêche.
— Bon, je m’arrête là. Je ne vais pas en faire tout un fromage.
— Non, mais ça suffit Fabrice. Arrête de faire l’andouille.
— Tu vois, c’est contagieux ! Bon, puisque tu insistes, je vais être sérieux.
— Notre premier candidat ce matin s’appelle Olivier, qui habite à Montpellier.
— Salut, Olivier. Quel aliment trouve-t-on dans une expression qui veut dire « partager
équitablement quelque chose » ?
— Par exemple : « Pendant longtemps je ne pouvais pas me décider puis, tout à coup, j’ai ... »
— Celle-là, je la connais. C’est une poire. « J’ai coupé la poire en deu X». C’est-à-dire, je l’ai
partagée.
— Bravo ! Mais vous n’êtes pas sorti de l’auberge, si je puis dire, car les questions deviennent de
plus en plus dures.
— Par exemple : on dit de quelqu’un qui s’évanouit qu’il ou elle tombe dans un fruit ou un
légume. Lequel ?
— Ah, ça m’est complétement sorti de la tête. Je vais donner une réponse au hasard : les choux ?
— Mais non ! Si vous êtes dans les choux, vous êtes dans une mauvaise situation.
— Quelqu’un qui perd connaissance tombe dans les... ? Allez, c’est une spécialité de la
Normandie. Toujours pas ?
— Les pommes ! On dit qu’il tombe dans les pommes. Il faut que vous alliez plus souvent en
vacances dans le nord.
— Allez, un petit effort mon cher Olivier. Sinon, vous n’allez pas gagner un radis... Désolé.
— Nous reviendrons après une courte page de publicité. À tout de suite.
Assimil — French With Ease (3rd Generation)
Quatre-vingt-quatrième leçon : « Dialogue de révision »
— Je vous appelle à propos des travaux de peinture que vous nous avez commandés.
— Je crains une mauvaise nouvelle... Dites-la-moi.
— Personne ne vous a prévenue ? Je pensais que mon collègue avait appelé.
— Non, personne ne m’a appelée. De quoi s’agit-il ?
— Bon, il n’est pas certain que nous puissions venir la semaine prochaine.
— Je suis dans les choux car j’ai deux ouvriers qui sont malades et personne pour les remplacer.
— Je veux que vous sachiez que je ferai tout pour venir, comme prévu, mais il faut que vous
soyez prête à reporter le rendez-vous.
— Eh bien, vu que je n’ai pas le choix. Que me proposez-vous comme nouvelle date ?
— Je suis désolé de ne pas pouvoir être plus précis, mais ça ne dépend pas que de moi.
— Je vais faire appel à un collègue, mais il est sur un autre chantier en ce moment.
— Quand il aura terminé, peut-il se libérer rapidement ?
— Je ne sais pas quoi vous dire. Il n’est pas certain que son chantier soit terminé d’ici à la fin de
la semaine.
— Je sens que nous ne sommes pas sortis de l’auberge !
Assimil — French With Ease (3rd Generation)
Quatre-vingt-cinquième leçon : « Comment ça, je massacre le français ? »
— Tu sors par ce temps, Michel ? Tu ne vois pas qu’il fait un froid glacial ?
— Et ils annoncent à nouveau de gros orages pour tout à l’heure.
— Il est où ton pardessus ? Et, de toute façon, où tu vas à cette heure-ci ?
— Pourquoi tu veux savoir ? Ce ne sont pas tes oignons, mon frère.
— C’est quoi ton problème ? Pourquoi tu es si grognon ce matin ?
— Je vais à ma banque, si tu veux savoir. Ça te va comme explication ?
— On m’appelé et on m’a demandé de passer à l’agence au plus vite.
— Il paraît que mon compte est à découvert. Je suis tombé des nues quand je l’ai appris.
— Ils t’ont appelé quand ? C’est quand le rendez-vous ?
— Tu pars à quelle heure ? Ton conseiller de clientèle sera là-bas, au rendez-vous ?
— Tu poses toutes ces questions pourquoi ? Tu mets ton nez partout.
— Tu ne sais pas qu’il ne faut pas être curieux et se mêler des affaires des autres ?
— Bon, assez discuté. Quelle heure il est ? Il faut que je file.
— Arrêtez, vous deux, pour l’amour du ciel ! Où avez-vous appris le français ?
— Je vous écoute depuis cinq minutes, et vous massacrez la langue de Molière !
— On doit dire « Où allez-vous ? » ou « Quand est ton rendez-vous ? « .
— De même, on ne dit pas « Il est arrivé quand ? mais « Quand est-il arrivé ? ».
— Et « À quelle-heure pars-tu ? » est dix fois plus élégant que « Tu pars à quelle heure ? »
— Pour en revenir à toi, Michel. Pourquoi tu vas - euh... vas-tu à la banque ?
— C’est-à-dire que j’ai emprunté ta carte de crédit et je me suis acheté quelques petit trucs...
— Tu as dépensé combien, espèce de petit voyou ? Pardon : combien as-tu dépensé, mon frère
adoré ?
— Occupe-toi de tes affaires. Je veux dire : La curiosité est un vilain défaut, cher ami.
— Vilain défaut ? Et comment !
Assimil — French With Ease (3rd Generation)
Quatre-vingt-sixième leçon : « Un entretien avec un chasseur de têtes »
— Nous sommes à la recherche d’un responsable du commerce international qui s’occupera plus
particulièrement des pays voisins de la France.
— La Suisse est un des marchés que nous essayons de pénétrer depuis très longtemps.
— En fait, c’est le marché le plus difficile que nous ayons connu jusqu’à présent.
— La personne à qui nous confierons le poste sera quelqu’un d’exceptionnel - une femme ou un
homme dont les compétences techniques sont reconnues et dont nous pouvons être sûrs.
— Nous n’avons pas encore finalisé le profil de ce poste ni le périmètre dont le nouveau
directeur sera responsable car cela dépendra en partie de la personne que nous trouverons ou qui
nous sera présentée par votre cabinet.
— Il se peut que ce soit quelqu’un en interne, qui travaille dans le groupe, mais ce n’est pas la
piste que nous privilégions pour l’instant.
— En tout état de cause, il ou elle aura une excellente expression écrite et orale, une parfaite
connaissance des marchés français, suisse et belge et de leurs différentes langues, ainsi que de la
rigueur, une vision stratégique, et, surtout, l’esprit cartésien.
— C’est pour cette raison que nous avons besoin de vos services, dont on nous dit le plus grand
bien.
— Le recrutement en ligne a ses limites, dont vous êtes certainement au courant.
— Je vous remercie de votre confiance, dont nous nous montrerons dignes, je vous le promets.
— Nous saurons dénicher la personne dont vous avez besoin, celui ou celle qui correspondra au
mieux à vos exigences.
— Nous avons plusieurs possibilités, dont un Belge. Mais je pense connaître LE candidat qu’il
vous faut.
— Il s’agit d’une femme ayant une grande expérience à l’export et dont les qualités sont
reconnues par tous ses collègues.
— Je la connais personnellement. Je peux vous affirmer qu’elle pourra fidéliser les clients,
accroître les ventes et développer votre groupe, dont l’activité est en pleine croissance.
— Parmi ses nombreux atouts, elle est trilingue et, surtout, elle est suisse.
— Il me la faut ! Qui est-ce, cette perle rare, et quand pouvez-vous me la présenter ?
— Rien de plus facile : elle est assise en face de vous en ce moment !
Assimil — French With Ease (3rd Generation)
Quatre-vingt-septième leçon : « Le commissaire Périer mène l’enquête »
— Mes chers collègues, j’ai la nette impression que la guerre froide vient de se réchauffer.
— Un agent secret travaillant pour les services de sécurité de nos ennemis a été trouvé sans vie
sur les marches du Trocadéro.
— Tu veux dire qu’on a descendu un de leurs espions ? C’est super !
— Pas si vite. L’histoire est plus compliquée qu’il ne paraît.
— L’homme qu’on a retrouvé mort était un agent double, un des nôtres, qui avait obtenu des
renseignements à propos d’une arme secrète redoutable, capable de contaminer les réserves d’eau
potable de nos plus grandes agglomérations.
— Antoine était sur le point de nous transmettre ces informations vitales quand...
— C’est honteux ! Voilà quelqu’un qui a risqué sa peau en travaillant dans l’ombre, et nous
étions incapables de le protéger.
— Taisez-vous, Lucas ! Vous ne connaissez pas le fin mot de l’histoire. Antoine a été trahi par
quelqu’un de chez nous.
— Qui oserait faire une chose pareille ?
— C’est justement ce qu’on va essayer de savoir. Vous pouvez compter sur moi.
— Je ne lâcherai pas l’enquête tant qu’on n’aura pas mis la main sur le tueur et le commanditaire
du meurtre.
— Est-ce qu’on sait au moins comment est mort notre collègue ? Abattu ? Poignardé ?
— Selon toute vraisemblance, il a été empoisonné.
— Sur le lieu du crime, il flottait comme une drôle d’odeur - on aurait dit des amandes amères.
— Tout laisse à penser qu’il a bu quelque chose, probablement une tisane, avec son assassin,
inconscient du danger qui le menaçait.
— Il a disparu de la circulation, jusqu’à ce qu’on trouve le cadavre.
— Avant de me lancer à la recherche du meurtrier, vous devez savoir que vous êtes tous des
suspects.
— Je veux que vous sachiez que je n’épargnerai personne dans mon enquête et que le coupable
n’ira pas en prison.
— Comment ? Vous allez le laisser filer ?
— Surtout pas ! Mais les accidents malheureux sont si vite arrivés, vous savez...
Assimil — French With Ease (3rd Generation)
Quatre-vingt-huitième leçon : « Le commissaire Périer mène l’enquête (suite) »
— Qui qu’il soit, où qu’il se cache, et quoi qu’il fasse pour s’échapper on le retrouvera, ce
flingueur, quelle que soit sa vraie identité.
— Il fera sans doute une gaffe. Et, là, je lui mettrai personnellement trois balles dans le corps.
— Vous êtes avec moi, les gars ? Je ne veux pas faire le sale boulot tout seul.
— Carrément ! Mais Gaëtan a quelque chose à nous dire, il me semble.
— C’est exact. Un mec vient me voir hier et me dit qu’il a un tuyau sur l’assassinat d’Antoine.
— Je crois qu’il bosse pour une boîte plus ou moins réglo qui revend des bagnoles d’occasion.
— Je lui demande combien il veut et il me répond qu’il va me faire une fleur, qu’il ne veut pas de
fric parce qu’Antoine était un de ses potes.
— D’après lui, les services secrets ont démasqué notre homme et découvert son secret.
— Il était fichu, le pauvre Antoine. Il ne portait même pas de flingue pour se défendre.
— Ce type avec qui tu as causé, il était comment ?
— Grand, costaud et mal fringué, pas très propre, avec une vraie gueule de bandit.
— Ça se voyait qu’il n’était pas un enfant de chœur, si tu vois ce que je veux dire.
— C’est bizarre, tu ne trouves pas ? Pourquoi il n’est pas allé voir les flics directement ?
— Je suis d’accord que c’est une histoire dingue, et ce type est carrément louche, mais ça ne veut
pas dire pour autant qu’il raconte des salades.
— C’est clair, et c’est le seul renseignement plus ou moins fiable que nous ayons reçu jusqu’à
présent, la meilleure piste que nous puissions suivre. Mais aussi, peut-être, le plus gros mensonge
qui soit.
— N’empêche, il faut y aller carrément, coûte que coûte. La tâche est difficile, mais je m’en fiche.
— J’en ferai mon affaire, patron. Je suis l’unique personne qui connaisse notre indic.
— Si tu insistes, mais sois prudent. Il ne faut pas que tu boives une infusion avec lui !
Assimil — French With Ease (3rd Generation)
Quatre-vingt-neuvième leçon : « Il faut le faire ! »
— Oh là là, pourquoi est-ce que tu fais cette tête ? Qu’est qu’il t’arrive, ma pauvre amie ?
— Je devais partir hier aux sports d’hiver avec une bande de copains.
— On allait faire la fête - et peut être un peu de sport - dans un super chalet au pied des pistes.
— J’avais fait les valises, préparé mes affaires de ski et commandé un taxi pour cinq heures - il
n’est pas question de faire la grasse matinée quand on est en vacances à la neige !
— Je quittais la maison quand j’ai reçu un message du bureau disant que ma présence était
demandée.
— J’avais fait le point avec mes collègues la veille, mais ils m’ont quand même fait venir aux
aurores.
— Du coup, j’ai dû faire une croix sur les vacances. Voilà pourquoi je fais la tête.
— Mais à vrai dire, ça me soulage un petit peu aussi car je devais partir avec Gaspard et Noé.
— Partir avec ces deux-là, ensemble ? Il faut le faire !
— Gaspard s’est fait connaître pour son esprit de compétition bien développé.
— Pour ne pas dire esprit agressif ! Quand il est en compétition, celui-là, il ne fait pas de cadeau !
— D’ailleurs, il s’est fait un certain nombre d’ennemis à cause de ça.
— Mais il sait aussi se faire respecter. Gaspard est ami avec toutes les stars du sport, à qui il fait
la bise.
— Comment se fait-il qu’il soit devenu un si bon skieur ? Il a dû se faire aider par quelqu’un,
non ?
— Non, il s’est fait tout seul, sans entraîneur, sans équipe et sans sponsor.
— Et Noé ?
— Il me fait de la peine, celui-là : c’est un désastre ambulant.
— On lui a souvent dit de faire gaffe mais il n’en fait qu’à sa tête.
— L’année dernière, il n’a fait que quelques mètres avant de tomber et se fracturer les deux bras.
— Il a dû se faire secourir par hélicoptère.
— Cela dit, il a visiblement fait des progrès car l’année d’avant, il s’était cassé la cheville en
descendant du train à la station de ski.
Assimil — French With Ease (3rd Generation)
Quatre-vingt-dixième leçon : « « Le » ou « la » ? - Les deux ! »
— Vous n’ignorez certainement pas qu’il peut être compliqué d’apprendre le genre des noms,
surtout ceux qui peuvent être et masculin et féminin.
— Du coup, j’ai préparé un petit jeu pour vous aider, si ça vous convient.
— Ça me va. Mais cela ne veut pas dire pour autant que je retiendrai tout !
— Allons-y. La critique du film faite par le critique du Monde n’était pas tendre. Elle était assez
méchante !
— Quand Bruno a appris que le tableau était un faux, il était tellement furieux qu’il l’a déchiqueté
avec une faux.
— Tout le monde a entendu parler du Tour de France et de la Tour Eiffel, même ceux qui ne
sont jamais venus dans l’Hexagone.
— Les experts ont annoncé une vague de chaleur cet été, sans préciser quand. Comme
d’habitude, ils sont restés dans le vague.
— Mélangez un peu de cette vase avec de l’eau du ruisseau et mettez-la dans un vase avec vos
plantes.
— Ayant volé une somme importante d’argent, le voleur a fait un petit somme dans sa voiture.
C’est comme ça qu’il a été arrêté !
— J’ai appris ce matin que son frère a un nouveau poste. Il travaille maintenant à la poste du
village.
— J’ai abîmé ma nouvelle poêle à frire en la posant sur un poêle trop chaud.
— Aussitôt son mémoire terminé, l’étudiante a tout oublié. Sa mémoire lui a fait défaut.
— D’après ce livre de cuisine, il faut une livre de haricots verts et une livre et demie de petits
pois.
— Tu t’y prends comme un manche ! Tu as enfilé le pied dans la manche de ta chemise.
— Suivre la mode peut s’avérer très fatigant. Ce n’est pas un mode de vie pour les vieux !
— Le voile de la mariée était tellement volumineux qu’on aurait dit une voile de bateau.
— Pour fabriquer ce petit bronze, le sculpteur a utilisé la coquille d’une moule comme un moule.
— Je voudrais un crème et un chocolat chaud, avec de la crème chantilly servie à part.
— Le prof a un physique de jeune premier mais il est connu pour ses recherches portant sur la
physique théorique.
— Merci, tout est très clair !
— J’ai un petit quelque chose pour vous remercier, mais j’ai une chose à faire avant de vous le
donner : vous embrasser et vous donner plein de bises.
— Quel délice... je veux dire : quelles délices !
Assimil — French With Ease (3rd Generation)
Quatre-vingt-onzième leçon : « Dialogue de révision »
— C’est quoi votre problème ? Pourquoi vous faites cette tête ?
— Je suis de mauvaise humeur parce que mon assistant a démissionné il y a un mois.
— Mes collègues et moi cherchons quelqu’un dont les compétences soient reconnues.
— Mais ça s’avère bien plus compliqué qu’il n’y paraît. J’avais trois candidats, dont un seul était
intéressant.
— J’ai voulu faire venir le type pour un entretien mais il avait déjà été embauché.
— J’avais une autre piste, un jeune dont m’a parlé un copain.
— C’était un drôle de type, assez sympa, mais j’avais l’impression qu’il n’en ferait qu’à sa tête si je
le prenais.
— De plus, l’expérience lui faisait défaut. Pouvez-vous m’aider ?
— Je peux faire venir quelqu’un que je connais bien, le type le plus intelligent que je connaisse,
qui saura analyser vos besoins.
— Ça ne veut pas dire pour autant qu’on trouvera tout de suite la perle rare mais au moins c’est
un bon début.
— Nous en ferons notre affaire et nous ne lâcherons pas tant qu’on n’aura pas trouvé la bonne
personne.
— Super ! Du coup, quand vous aurez trouvé quelqu’un, mes collègues feront la fête.
Assimil — French With Ease (3rd Generation)
Quatre-vingt-douzième leçon : « Un magazine littéraire »
— Un grand merci d’être venue sur le plateau de « Virgules » pour parler de votre dernier livre :
« Une réputation injuste, une vie écourtée », dans lequel vous superposez deux Marie-
Antoinette : une princesse inconstante et dépensière et une femme courageuse et sous-estimée.
Je suis tenté de vous demander : pourquoi un livre de plus - qui n’est pas un roman - sur un
personnage qui a déjà fait couler énormément d’encre ?
— N’est-ce pas un peu irréaliste d’essayer de rétablir la réputation d’un personnage si
controversé ?
— Bien au contraire. On ne cesse de revisiter l’histoire de notre pays, nous, les historiens, et de
réexaminer la vie de celles et ceux qui en étaient les acteurs principaux.
— Dans le cas de Marie-Antoinette, on a souvent essayé de défaire et de refaire la réputation de
celle que l’on traitait de « Madame Déficit ».
— Je crois sincèrement qu’elle a été maltraitée par ces historiens, dont la plupart sont des
hommes.
— Je pensais qu’il fallait la réévaluer d’un point de vue féministe, non pas comme une femme
irresponsable et écervelée mais comme un personnage fort, en avance sur son temps - et
injustement méprisée.
— Sa réputation est entachée depuis des siècles par un certain nombre de légendes dont la
fameuse « Qu’ils mangent de la brioche », une phrase qu’elle n’a jamais prononcée.
— Mais, en lisant votre ouvrage, on a l’impression d’avoir affaire à une sainte. Je cite :
« Elle passa son enfance en Autriche, une fille heureuse qui fit le bonheur de sa famille. »
« Elle épousa le Dauphin, devenant une épouse irréprochable et une excellente mère. » On dirait
un ange !
— Mais dans l’avant-propos, j’écris « Elle fut au cœur de nombreux scandales, et elle dépensa
des sommes faramineuses en robes et bijoux.
— Ainsi, elle fut tour à tour adorée et haïe, mais elle était tenue éloignée du monde des
hommes. »
— Savez-vous quels ont été ses derniers mots ?
— Euh, « Vive le Roi ! » ? « Que Dieu bénisse la France ! » ? Quelque chose de ce genre ?
— Vous n’y êtes pas du tout. Écoutez bien : Ayant marché par mégarde sur le pied de son
bourreau, elle le regarda doucement et lui dit « Excusezmoi, Monsieur, je ne l’ai pas fait exprès ».
— Peut-on dire vraiment que celle qui a écrit dans son testament « Que mon fils ne cherche
jamais à venger notre mort », peut-on vraiment dire que cette femme n’était qu’une tête de
linotte ?
— Vous avez sans doute raison, mais connaissant le sort réservé à Marie-Antoinette, à votre
place, j’éviterais le mot « tête »...
Assimil — French With Ease (3rd Generation)
Quatre-vingt-treizième leçon : « Un cours d’histoire : « Le jour de gloire est arrivé ! »«
— »Le quatorze juillet mil sept cent quatre-vingt-neuf marqua un tournant majeur dans l’histoire
de France.
— En effet, la prise de la Bastille annonça la fin de la monarchie et les débuts de la République.
— Mais qu’en fut-il vraiment ? Que se passa-t-il exactement en ce « jour de gloire » ?
— Combien de misérables prisonniers furent libérés de ce lieu morne par ces révolutionnaires de
fortune ?
— Le récit est palpitant, même si le bilan de la libération n’est pas à la hauteur du mythe.
— En juillet de cette année fatidique, Louis Seize subissait les pressions de la toute nouvelle
Assemblée nationale.
— Le roi fit semblant d’accepter leurs exigences, mais en réalité, il fit venir les troupes à Paris et
les concentra tout autour de la capitale.
— Les Parisiens s’inquiétèrent de la situation, et l’agitation grandit de minute en minute, d’heure
en heure.
— Le douze juillet une émeute éclata dans la ville et de violents combats firent rage.
— Peu à peu, les citoyens descendirent dans la rue, assoiffés de liberté et de justice.
— La foule grossit, les voix s’élevèrent de plus en plus fort, les citoyens prirent les armes.
— Les armes, soit, mais il manquait des munitions ! Où en trouver ? Dans une forteresse,
forcément !
— Alors s’éleva le cri « À la Bastille, citoyens ! La liberté ou la mort ! », et, comme un seul
homme, la foule se dirigea vers l’effroyable prison, déterminée à en faire tomber ses murs
sinistres.
— En débouchant de la rue Saint-Antoine, les révoltés marquèrent un temps d’arrêt, tant
l’édifice était menaçant, mais la colère et la passion l’emportèrent et toute la fureur du peuple se
concentra sur ce symbole de leur oppression.
— Cependant, la Bastille ne fut pas prise, elle se rendit ; et les révolutionnaires - car il s’agit bien
d’une révolution, pas d’une révolte - ne tuèrent qu’un seul homme.
— Ainsi, notre Fête nationale ne commémore ni la violence ni la haine, mais la France libérée
des traîtres et des menteurs de l’Ancien régime.
— Au fait, au moment de la prise, le donjon funeste ne contenait qu’une petite poignée de
prisonniers ! »
Assimil — French With Ease (3rd Generation)
Quatre-vingt-quatorzième leçon : « Les inconvénients du travail à domicile »
— Au secours ! Qu’est-ce que j’ai fichu ?
— Je faisais des tableaux tranquillement avec mon tableur quand je me suis arrêté pour chercher
à manger à la cuisine.
— Au retour, je me suis remis devant l’écran, et patatras ! Panne totale.
— Maintenant, rien ne marche : ni l’ordinateur, ni le wifi, ni le clavier, ni la prise, rien de rien.
— Aïe ! C’est embêtant. Mais tu aurais dû faire plus attention - ou plus de ménage : t’as vu le
fouillis dans ton bureau ?
— Mais par où commencer le rangement quand tout est sens dessus dessous ?
— C’est pas vrai ! Il y a juste un petit peu de désordre, c’est tout, deux ou trois choses de travers.
— Je l’aurais rangé hier si j’avais eu le temps mais je travaillais contre la montre.
— À ta place, j’aurais fait le ménage tous les jours. Comme ça tu n’aurais pas eu ce problème.
— Comment tu vas faire pour t’en sortir ? Tu n’es ni électricien, ni réparateur informatique.
— J’ai tenté de contacter le service d’assistance en ligne mais l’attente était interminable.
— Tu aurais pu demander à Driss, c’est un as de l’ordinateur. Il aurait remis tout en ordre en
moins de deux.
— Mais il est parti ce matin à Toulouse pour assister à un atelier.
— Zut ! Si j’avais su, je l’aurais appelé sur le champ mais je pensais qu’il était toujours dans le
coin.
— Je suis certain qu’il serait venu tout de suite si je lui avais demandé. Il est très serviable.
— Quand même, il aurait pu me dire qu’il partait et qu’il n’était pas disponible !
— Là, tu te livres à ton passe-temps favori : te plaindre après coup. Sniff !
— Et toi, tu me critiques toujours : « T’aurais dû faire ci, tu n’aurais pas dû faire ça », et patati et
patata.
— Peut-être bien, mais j’aurais été contente si tu m’avais appelée. J’aurais pu t’aider.
— Comment cela ? Toi non plus, tu n’es pas un crack de l’informatique, que je sache.
— Peut-être pas, et je n’aurais pas su réparer l’équipement. Mais j’ai de bons yeux et je sais
regarder.
— Ta machine est débranchée : tu as dû te prendre les pieds bêtement dans le cordon
d’alimentation.
Assimil — French With Ease (3rd Generation)
Quatre-vingt-quinzième leçon : « Le JT du soir »
— Bonsoir à tous et bienvenue. Voici les principaux titres de l’actualité de ce soir.
— Un cambriolage a eu lieu hier aux alentours de minuit dans un palace de la Côte d’Azur : un
collier de perles rares a été dérobé dans le coffre-fort d’une suite de cet hôtel luxueux, qui
accueille le gratin international pendant le festival du cinéma.
— Une série de vols de bijoux avait déjà défrayé la chronique l’été dernier, et ce même hôtel
avait été le théâtre d’un casse record très médiatisé.
— Vous vous en souvenez peut-être : plusieurs centaines de milliers d’euros en diamants ont été
volés, sous les yeux sidérés du personnel et des clients, par des hommes armés, qui ont disparu
dans la nature.
— Concernant l’incident d’hier, un porte-parole précise que la police ne dispose d’aucun indice à
ce stade, mais que plusieurs pistes sont envisagées. Une enquête a été ouverte par le parquet de
Nice.
— Les activités vont reprendre à l’usine Dol après une semaine à l’arrêt à cause de
dysfonctionnements techniques.
— D’après un employé : « Nous répétons depuis des mois qu’il y a un problème au niveau du
refroidissement, mais on n’a rien voulu entendre. J’aimerais connaître le fond de leur pensée !
— Maintenant on admet du bout des lèvres qu’il y a effectivement « un souci » - mais c’est un
peu tardif. »
— Le Salon de l’Agriculture - « la plus grande ferme de France » - ouvre ses portes au public à
partir de lundi.
— Veaux, vaches, moutons, cochons et taureaux seront au rendez-vous, pour la plus grande joie
des visiteurs, grands et petits.
— Alors que le nombre d’agriculteurs ne cesse de diminuer et que les prévisions sont
pessimistes, le secteur du bio montre de nombreux signes de dynamisme, d’après les
organisateurs.
— Place à la culture. Koffi Wemba - retenez son nom - est la nouvelle vedette de la scène
musicale francophone.
— Son dernier clip, Je me débrouille, dévoilé hier, a déjà été visionné près de deux millions de
fois.
— On perçoit un sourire malicieux dans le regard du musicien lorsqu’il confie : « Je ne suis pas
encore une star, mais j’ai de l’espoir ».
— Nous aimerions tous pouvoir nous débrouiller comme lui !
— Flash de dernière minute : Un carambolage vient de se produire sur l’autoroute en direction
de Nice.
— D’après la gendarmerie, il y aurait plusieurs victimes, dont deux seraient dans un état grave.
— Nous vous tiendrons informés. Restez à l’antenne pour notre émission-débat : Aux Quatre
coins de l’Hexagone.
Assimil — French With Ease (3rd Generation)
Quatre-vingt-seizième leçon : « Une émission-débat : « Réinventons le rire »«
— Peut-on rire de tout ? C’est le sujet de notre débat ce soir, avec deux invités : un psychiatre et
un jeune humoriste.
— Mm... je sens qu’on va bien rigoler. Mon petit doigt me dit que ce type est aussi drôle qu’une
feuille d’impôts !
— Voyez-vous, mon jeune ami, c’est toute la différence entre le monde du spectacle et le monde
des arts.
— Un film, on peut le voir et puis le revoir à l’infini, sans qu’il perde sa fraîcheur.
— Mais une histoire drôle, une plaisanterie, une boutade - appelez-la comme vous voudrez - est
périmée dès qu’on l’entend et ne supporte pas la répétition. Il faut renouveler constamment.
— Désolé de te contredire, mais tu t’es enfermé dans ton petit monde, qui, lui, est fermé à
double tour.
— Une bonne blague doit faire rire et réfléchir en même temps, tu vois.
— Je ne vous ai pas autorisé à me tutoyer, jeune homme. Un peu de politesse, je vous prie.
— La jeunesse est une belle chose ; quel crime de la laisser gâcher par les jeunes !
— Tu empoches une prime à chaque fois que tu recycles les bons vieux gags ?
— Ne perdons pas de vue notre thème. Peut-on - doit-on - trouver de l’humour dans tout ?
— La grossesse, la vieillesse, la richesse : ne faudrait-il pas plutôt de la gentillesse et de la
tendresse ?
— Faut-il s’affoler si quelqu’un plaisante sur des étrangers, par exemple ?
— On se permet de taquiner les Lillois, les Alsaciens, les Toulousains, ou les Marseillais.
— Alors pourquoi pas des gens plus lointains ? Ce n’est pas de la méchanceté, c’est de la
rigolade.
— Non : vous rhabillez de vieux préjugés avec des mots nouveaux, monsieur.
— Et je te dis qu’il faut se fier à ses instincts et se méfier comme de la peste des idées reçues.
— L’humour adoucit les mœurs et allège notre quotidien grisâtre je te - je vous - le garantis.
— Notre débat touche à sa fin, messieurs, et nous ne disposons pas de suffisamment d’éléments
pour arriver à une conclusion ferme et définitive, mais...
— Si si. Tu sais ce qu’on dit : on peut rire de tout - mais pas avec tout le monde.
Assimil — French With Ease (3rd Generation)
Quatre-vingt-dix-septième leçon : « En plein dans le mille ! »
— Aurélien Fauré dirige une jeune pousse normande spécialisée dans l’équipement automobile,
qui a mis au point un dispositif pour remplacer les pneus classiques par un coussin d’air.
Reportage.
— Au début, nous avons travaillé sans filet car le projet était innovant et nous n’avions qu’une
vision partielle du produit.
— Jusqu’en juin dernier, ayant fait un vrai parcours sans faute, nous avions le vent en poupe.
— N’avez-vous pas placé la barre trop haut, en cherchant à remplacer quelque chose d’aussi
rudimentaire qu’un pneumatique ?
— Au départ nous avons voulu brûler les étapes pour coiffer nos concurrents au poteau.
— Nous avions le nez dans le guidon, si bien que nous avons failli déclarer forfait au bout de six
mois, car les choses se sont compliquées. Je pensais alors que nous avions fait un faux départ.
— J’étais même prêt à jeter l’éponge car le projet devenait de plus en plus coûteux.
— Mais mes équipes ont refusé de changer de cap : chaque fois que je leur disais qu’il fallait tout
arrêter, ils m’ont renvoyé dans les cordes.
— Je me rends compte maintenant qu’ils ont reculé pour mieux sauter.
— Vous avez soumis un prototype au Fonds régional de capital-investissement, n’est-ce pas ?
— Oui. Mais il a botté en touche, sous prétexte que les fonds nécessaires n’étaient plus
disponibles car un autre projet similaire était plus avancé que le nôtre.
— Ça alors ! Qu’avez-vous fait ?
— Rebelote. Nous avons modifié légèrement le dossier et l’avons présenté à nouveau, mais cette
fois-ci au Ministère de l’innovation.
— Là, nous avons visé en plein dans le mille ! Le ministre ne pouvait pas rester sur le banc sans
rien faire.
— Maintenant que nos résultats initiaux sont convaincants, la balle est dans leur camp.
— Et je suis sûr que nous allons tirer notre épingle du jeu. C’est la dernière ligne droite !
— Alors ça, c’est formidable !
— On a failli vous mettre KO, mais vous avez encaissé les coups. Chapeau !
Assimil — French With Ease (3rd Generation)
Quatre-vingt-dix-huitième leçon : « Dialogue de révision »
— Qu’est-ce qu’il y a, Driss ? Tu as l’air complètement KO. Ça ne va pas ?
— Si si, mais tout est sens dessus dessous en ce moment. J’ai le nez dans le guidon depuis cinq
jours parce j’écris un article sur les Dauphins.
— Cette équipe de foot dont le capitaine, Dulong, a disparu dans la nature en 1980 ?
— Je m’en souviens bien. C’est une histoire qui a défrayé la chronique à l’époque.
— C’est vrai, elle a fait couler beaucoup d’encre mais, d’après moi, on n’a jamais su toute la
vérité.
— J’ai n’a pas réussi à parler avec Dulong, ou, plutôt, il a exigé une somme faramineuse pour une
interview.
— Mais son ancien agent, Jacques Cartier, lui, a donné son accord tout de suite. Bingo !
— Je pensais qu’il allait accepter du bout des lèvres, mais pas du tout ! Il en avait très envie.
J’aurais dû m’en méfier, tant il était enthousiaste.
— Je lui posais des questions vachement précises mais, à chaque fois, il bottait en touche. Il me
racontait la vérité, soit. Mais sa vérité à lui !
— Tu aurais dû me demander de t’accompagner. « Au secours ! J’ai besoin d’aide ! »
— Je serais venue tout de suite. Avec des mecs comme ça, c’est toujours le plus fort qui
l’emporte.
Assimil — French With Ease (3rd Generation)
Quatre-vingt-dix-neuvième leçon : « Incroyable mais vrai... »
— Tu aurais pu me faire signe ou me texter : c’est la moindre des choses, entre amis.
— Ça fait des semaines que tu devais m’appeler mais tu n’as pas fait le moindre effort.
— Bon, passons. Quoi de neuf ? Qu’est-ce que tu deviens ?
— Moi et mes associés travaillons depuis des mois sur quelque chose d’hyper-sensible.
— Quel genre de chose ? Pas le projet dont tu m’as parlé dernièrement ?
— Non, pas celui-là. Un autre, qui n’a rien à voir avec ça.
— Dès que nous aurons finalisé les derniers détails, et quand j’aurai complété le dossier, je
pourrai t’en parler plus longuement. Pour l’instant, je ne peux te donner que les grandes lignes.
— Vas-y ! Je suis tout ouïe.
— Te souviens-tu du concours Concevons la ville de demain dont tout le monde parle depuis un
an ?
— Bien sûr que je m’en souviens ! Et alors ?
— Disons que nous avons un certain avantage par rapport à nos concurrents.
— Nous avons tout pensé dans les moindres détails, contrairement à eux.
— Certains ont misé sur l’informatique - les logiciels et les technologies numériques - ainsi que
les solutions haut débit.
— Ils envisagent l’avenir sans billets ni pièces de monnaie : que de l’argent virtuel.
— D’autres portent leur attention sur une question et une seule : la circulation automobile.
— Ils pensent que la solution miracle serait d’interdire tous les véhicules, qu’ils soient particuliers
ou professionnels, et d’obliger tout le monde de se déplacer autrement, ou à pied, ou par les
transports collectifs.
— Un des grands avantages, disent-ils, est qu’il n’y aura plus d’accidents de la route.
— Et aussi, il n’y aura plus de PV !
— J’ai le sentiment que tu ne prends pas la chose au sérieux.
— Mais si, je te taquinais. Que propose ton équipe ?
— Nous avons une solution radicale pour s’attaquer aussi bien à la circulation qu’à la pollution :
nous allons construire les villes à la campagne, où l’air est plus pur.
— N100 : Centième leçon : « La langue française
— Nous voici à la fin du livre, mais pas à la fin du voyage.
— Pour assurer votre réussite, vous devez continuer à lire, parler, écouter et écrire le plus
possible.
— À propos de voyages, vous pouvez désormais profiter de vos connaissances en faisant un tour
du monde francophone.
— Vous serez le bienvenu non seulement en Suisse, en Belgique et au Luxembourg mais partout
où l’on parle le français.
— Bien sûr, vous trouverez des différences d’accent et de vocabulaire relatif à des spécificités
culturelles.
— Au Canada, par exemple, vous pourrez faire vos emplettes chez un dépanneur, manger un
chien-chaud ou encore conduire votre char.
— En Afrique francophone, « un alphabète » est une personne qui sait lire et écrire et « un
taxieur » vous conduira à votre destination - mais pas avant d’avoir fait le plein à une
« essencerie ».
— Des mots de diverses origines ont toujours enrichi notre vocabulaire : de « arobase » à
« vasistas » en passant par « le caoutchouc », « le goudron » ou encore « le paquebot » le français
est riche, varié et très accueillant.
— C’est aussi une langue précise et nuancée, forte de son héritage de langue diplomatique :
« Ce qui n’est pas clair n’est pas français », disait un grand auteur.
— Et puis il y a la Francophonie, un « pays sans frontières » où des centaines de millions de gens
partagent leur passion pour cette belle langue.
— Maintenant, vous aussi, vous faites partie de cette communauté francophone, composée de
femmes et d’hommes qui peuvent se permettre de déclarer :
« Ma patrie, c’est la langue française ! »