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Equa Diff Corr

Le document traite des équations différentielles et présente plusieurs exercices avec leurs solutions, abordant des concepts tels que les matrices exponentielles, les matrices antisymétriques, et les systèmes d'équations différentielles linéaires. Il démontre des propriétés mathématiques comme la relation entre le déterminant et l'exponentielle d'une matrice, ainsi que les conditions pour que les solutions d'un système soient bornées. Enfin, il explore des théorèmes comme celui de Floquet et des propriétés des matrices nilpotentes.

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Equations différentielles

Marwen Abdouli
MP
[Link]@[Link]

25 janvier 2026

1
IPEST ABDOULI.M

Exercice 1

Si A ∈ Mn (C), montrer que det eA = etr A .

Solution

A est semblable à une matrice triangulaire supérieure de la forme


 
λ1 ∗

 ... 

0 λn

exp(A) est alors semblable à une matrice de la forme


 
exp(λ1 ) ∗′

 ... 

0 exp(λn )

d’où la relation.

Exercice 2

Soit A ∈ Mn (R). Montrer que eA ∈ R[A].

Solution

R[A] est un sous-espace vectoriel de l’espace de dimension finie Mn (R), c’est donc un
espace fermé. eA étant la limite d’une suite d’éléments de R[A], on peut affirmer que
eA ∈ R[A].

Exercice 3

Sur E = Rn [X], on note D l’endomorphisme de dérivation et T l’endomorphisme de


translation définis par

D(P ) = P ′ (X) et T (P (X)) = P (X + 1)

Établir
exp(D) = T

Solution

2
IPEST ABDOULI.M

Par la formule de Taylor adaptée aux polynômes


n
X P (k) (a)
P (a + t) = tk
k=0
k!

En déduit que l’égalité polynomiale


n
X P (k) (X)
P (X + 1) = 1k
k=0
k!

car les deux polynômes sont égaux pour une infinité de valeurs a.
On en déduit
n n
X 1 k X P (k) (X)
exp(D)(P ) = D (P ) = = P (X + 1)
k=0
k! k=0
k!

Exercice 4

Soit T une matrice réelle carrée d’ordre n antisymétrique.


Établir que la matrice exp(T ) est orthogonale.

Solution

Par continuité de l’application linéaire de transposition, on justifie


t
exp(T ) = exp(t T )

Par suite
t
exp(T ) exp(T ) = exp(−T ) exp(T )
Or T et −T commutent donc

exp(−T ) exp(T ) = exp(−T + T ) = In

et on conclut.

Exercice 5

On munit Rn de sa structure euclidienne canonique et on identifie L(Rn ) avec Mn (R).


Soit A ∈ Mn (R). Montrer que les assertions suivantes sont équivalentes :
(i) la matrice A est antisymétrique ;
(ii) chaque solution Y du système différentiel Y ′ = AY est de norme constante.

3
IPEST ABDOULI.M

Solution

Soit Y une solution du système différentiel Y ′ = AY .


La norme de Y s’obtient en calculant t Y Y .
On a
(t Y Y )′ = t Y ′ Y + t Y Y ′ = t Y ( t A + A)Y
Ainsi si A est antisymétrique, (t Y Y )′ = 0 et donc Y est de norme constante.
Inversement, si chaque solution du système différentiel est de norme constante alors pour
tout Y0 ∈ Rn ,
t
Y0 (t A + A)Y0 = 0
Par suite 0 est la seule valeur propre de l’endomorphisme symétrique t A + A et, puisque
celui-ci est diagonalisable, on obtient
t
A+A=0

La matrice A est donc antisymétrique.

Exercice 6

Soit A ∈ M2n (R) une matrice vérifiant

A2 + I2n = O2n

Exprimer la solution générale de l’équation matricielle

X ′ (t) = AX(t)

Solution

L’équation étudiée est une équation différentielle linéaire d’ordre 1 à coefficient constant.
Sa solution générale peut être exprimée par une exponentielle

X(t) = exp(tA)X(0)

avec
+∞ k
X t
exp(tA) = Ak
k=0
k!

Or A2 = −I2n donc, en séparant les termes d’indices pairs de ceux d’indices impairs de
cette série absolument convergente
+∞ +∞
X (−1)p X (−1)p 2p+1
exp(tA) = t2p I2n + t A = cos(t)I2n + sin(t)A
p=0
(2p)! p=0
(2p + 1)!

4
IPEST ABDOULI.M

Ainsi la solution générale de l’équation étudiée est

X(t) = cos(t)X(0) + sin(t)AX(0)

Exercice 7: Théorème de Floquet

On considère le système différentiel linéaire dans Rn :

(E) : X ′ (t) = M (t)X(t)

où M : R −→ Mn (C) est T -périodique.


Montrer que l’équation (E) admet une solution non nulle X vérifiant :

∀t ∈ R, X(t + T ) = λX(t)

avec λ ∈ C.

Solution

Soient S l’espace vectoriel des solutions de (E) et φ : S −→ S telle que φ(X)(t) =


X(t + T ). On vérifie facilement que φ est linéaire et elle envoie S vers S. Comme
dim S < ∞, φ admet au moins une valeur propre λ ∈ C.
Tout vecteur propre X associé à λ vérifie alors : ∀t ∈ R, X(t + T ) = X(t).

Exercice 8

Soient I un intervalle réel contenant 0, et A ∈ GLn (C) une matrice inversible. On


suppose qu’il existe une application de classe C 1 :

X : I −→ Mn (C), t 7→ X(t)

telle que :
X ′ (t) = AX(t)

∀t ∈ I,
X(0) = In
Montrer que X(t) ∈ GLn (C) pour tout t ∈ I.

Solution

Si, pour tout t ∈ I, X(t) ∈ GLn (C), alors en posant Y = X −1 on a Y X = In et


(Y X)′ = Y ′ X + Y X ′ = 0. D’où, Y ′ X = −Y AX et pour tout t ∈ I :
 ′
Y (t) = −Y A
Y (0) = In

5
IPEST ABDOULI.M

Revenons maintenant à la résolution de l’exercice. Soit Y la solution de


 ′
Y = −Y A
Y (0) = In

Alors
(Y X)(0) = In et (Y X)′ = Y ′ X + Y X ′ = −Y AX + Y AX = 0
Donc, pour tout t ∈ I on a : Y (t)X(t) = In . Par conséquent, Y (t) et X(t) sont éléments
de GLn (C) pour tout t ∈ I.

Exercice 9

1. Soit N ∈ Mn (C) nilpotente d’indice p. Montrer que (In , N, N 2 , . . . , N p−1 ) est


une famille libre.
Exprimer
et(λIn +N )
2. Soit A ∈ Mn (C) ayant pour unique valeur propre λ ∈ C. Montrer que N =
A − λIn est nilpotente.
Montrer que les solutions du système différentiel X ′ = AX sont toutes bornées
sur R si, et seulement si, λ est imaginaire pur et A = λIn .
3. Soit A ∈ Mn (C) de polynôme caractéristique

(X − λ1 )n1 . . . (X − λm )nm

les λk étant deux à deux distincts. Soit f l’endomorphisme de Cn canoniquement


associé à A. Montrer que

Cn = ⊕m
k=1 ker(f − λk IdCn )
nk

En déduire l’existence d’une base de Cn dans laquelle la matrice de f est diagonale


par blocs.
4. Avec les notations de 3). Montrer que les solutions de X ′ = AX sont bornées si,
et seulement si, les λk sont imaginaires purs et que A est diagonalisable.

Solution

1. Supposons
λ0 In + λ1 N + . . . + λp−1 N p−1 = On
En multipliant par N p−1 on obtient λ0 N p−1 = On . Or N p−1 ̸= On donc λ0 = 0.
On montre de même successivement que λ1 = 0, . . . , λp−1 = 0.
On conclut que la famille (In , N, . . . , N p−1 ) est libre.

6
IPEST ABDOULI.M

Puisque λIn et N commutent, on a

t2 2 tp−1
 
t(λIn +N ) tλIn tN λt t p−1
e =e e =e In + N + N + . . . + N
1! 2! (p − 1)!

2. Le polynôme caractéristique de A est scindé dans C[X] et possède une unique


racine λ, on a donc
χA (X) = (X − λ)n
En vertu du théorème de Cayley Hamilton

N n = (A − λIn )n = On

La matrice N s’avère donc nilpotente.


Les solutions du système différentiel X ′ = AX sont les fonctions

t 7−→ X(t) = etA X(0) = eλt .etN X(0)

Si N est nulle et λ ∈ iR, il est clair que toutes les solutions sont bornées.
Inversement, supposons les solutions toutes bornées. En choisissant X(0) ∈ ker N \
{On }, la solution
t 7→ etA X(0) = eλt X(0)
est bornée sur R et nécessairement λ ∈ iR.
/ ker N p−1 . La solution
Notons p l’indice de nilpotence de N et choisissons X(0) ∈

t 7→ eλt etN X(0)

est bornée avec eλt = 1, la fonction

tp−1
t 7→ X(0) + tN X(0) + . . . + N p−1 X(0)
(p − 1)!

est elle aussi bornée. Or N p−1 X(0) ̸= 0 et donc cette solution ne peut pas être
bornée si p − 1 > 0.
On en déduit p = 1 puis N = On .
3. Les polynômes (X − λk )nk sont deux à deux premiers entre eux. Par le théorème
de Cayley Hamilton et le lemme de décomposition des noyaux, on obtient

C n = ⊕m
k=1 ker(f − λk IdCn )
nk

Une base adaptée à cette décomposition fournit une représentation matricielle ∆


de f diagonale par blocs. Plus précisément, les blocs diagonaux sont de la forme

λIdnk + Nk avec Nknk = Onk

7
IPEST ABDOULI.M

4. La matrice A est semblable à ∆ et on peut donc écrire

A = P ∆P −1 avec P inversible

Les solutions de l’équation X ′ = AX correspondent aux solutions de l’équation


Y ′ = ∆Y via Y = P −1 X.
Les solutions de X ′ = AX seront bornées si, et seulement si, celles de Y ′ = ∆Y le
sont. En raisonnant par blocs et en exploitant le résultat du 2), on peut affirmer
que les solutions de X ′ = AX sont bornées sur R si, et seulement si, les λk sont
imaginaires purs et les Nk tous nuls (ce qui revient à dire que A est diagonalisable).

Exercice 10

Soit A une matrice non inversible de Mn (R) et t 7→ X(t) une solution du système
différentiel X ′ = AX. Montrer que les valeurs prises par la fonction t 7→ X(t) sont
incluses dans un hyperplan affine.

Solution

Puisque la matrice A n’est pas inversible, son rang est strictement inférieur à n et il
existe donc un hyperplan H contenant l’image de A. Soit ax1 + . . . + an xn = 0 une
équation de cet hyperplan. Puisque les vecteur X ′ (t) sont des valeurs prises par A,
celles-ci appartiennent à l’hyperplan précédent et donc

a1 x′1 (t) + . . . + an x′n (t) = 0

On en déduit
(a1 x1 (t) + . . . + an xn (t))′ = 0
et donc
a1 x1 (t) + . . . + an xn (t) = C te

Exercice 11

On étudie l’équation différentielle définie sur R

(E) : y (n) + an−1 (x)y (n−1) + . . . + a1 (x)y ′ + a0 (x)y = 0

avec a0 , a1 , . . . , an−1 des fonctions continues de R dans R.


Soit x0 un réel. Montrer qu’il existe α > 0 tel que les solutions non nulles de l’équation
(E) s’annulent au plus n − 1 fois dans l’intervalle [x0 − α, x0 + α].

Solution

Par l’absurde, supposons qu’au contraire un tel α n’existe pas. En prenant α = 1/p > 0
avec p ∈ N∗ , on peut introduire une fonction yp non nulle, solution de l’équation (E) et

8
IPEST ABDOULI.M

s’annulant au moins n fois dans l’intervalle Ip = [x0 − 1/p, x0 + 1/p].


Notons S l’espace des solutions de l’équation (E). C’est un espace de dimension finie
que l’on peut normer, par exemple, par la norme N définie sur S par

N (f ) = sup |f | + sup |f ′ | + . . . + sup |f (n−1) |


[x0 −1,x0 +1] [x0 −1,x0 +1] [x0 −1,x0 +1]

Cette norme a pour intérêt de traduire sur le segment [x0 − 1, x0 + 1] la convergence


uniforme d’une suite de fonctions ainsi que de la suite des dérivées jusqu’à l’ordre n − 1.
Quitte à considérer la fonction yp /N (yp ) au lieu de yp , on peut supposer les fonctions
yp toutes de norme 1. La suite des fonctions (yp ) est alors une suite bornée de l’espace
de dimension finie S. Par le théorème de Bolzano-Weierstrass, on peut en extraire une
suite convergente (yφ(p) ). La limite de celle-ci est une fonction y∞ , non nulle et solution
de (E).
De plus, par construction, la suite de fonctions (yφ(p) ) converge uniformément vers y∞
ainsi que ses dérivées jusqu’à l’ordre n − 1 vers les dérivées respectives de y∞ .
Par les annulations des fonctions (yφ(p) ), on peut introduire une suite (xφ(p) ) convergeant
vers x0 avec yφ(p) (xφ(p) ) = 0. Par convergence uniforme, on obtient à la limite y∞ (x0 ) = 0.

Par application du théorème de Rolle, la fonction yφ(p) s’annule au moins n − 1 fois sur

l’intervalle Iφ(p) . On peut reprendre le raisonnement au-dessus et affirmer aussi y∞ (x0 ) =
0.
(k)
Plus généralement, pour 1 ≤ k ≤ n − 1, la fonction yφ(p) s’annule au moins n − k fois
(k)
sur l’intervalle Iφ(p) ce qui permet d’obtenir y∞ = 0.
La fonction y∞ est alors solution du problème de Cauchy constitué de l’équation (E) et
des conditions initiales

y(x0 ) = y ′ (x0 ) = . . . = y (n−1) (x0 ) = 0

Or la fonction nulle est la seule solution de ce problème de Cauchy. C’est absurde car
y∞ n’est pas la fonction nulle.

Exercice 12
 
0 1
On pose A = . Soit S l’ensemble des fonctions X : R −→ M2,1 (R) de classe
−1 0
C 1 et telles que
∀t ∈ R, X ′ (t) = AX(t)
 
cos t
1. Montrer que V : t 7→ appartient à S.
− sin t
2. (a) Soit X ∈ S. Montrer que AX ∈ S.
(b) En déduire une base de S.
3. (a) Soit X ∈ S. Montrer que X est bornée sur R.
(b) Soient P ∈ M2 (R) inversible et M ∈ M2 (R) telles que A = P M P −1 .

9
IPEST ABDOULI.M

Soit Y : R −→ M2,1 (R) de classe C 1 sur R et telle que Y ′ = M Y . Montrer


que Y est bornée sur R.
4. On introduit sur M2,1 (R) le produit scalaire défini par (X|Z) = X T Z et on note
∥.∥ la norme euclidienne associée.
Soit b : R −→ R continue et intégrable sur R. Soit X : R −→ M2,1 (R) de classe
C 1 et telle que
∀t ∈ R, X ′ (t) = (A + b(t)I2 )X(t)
Soit f : t 7→ ∥X(t)∥2 . Montrer que f est de classe C 1 sur R et vérifie

∀t ∈ R, f ′ (t) = 2b(t)f (t)

5. Montrer que la fonction X de la question précédente est bornée.

Solution

1. Evident.
2. (a) Comme X ∈ S, X ′ = AX. Comme l’application U ∈ M2,1 (R) 7→ AU est
linéaire, AX est de classe C 1 et (AX)′ = AX ′ = A(AX). Ainsi AX ∈ S.
 
− sin
(b) D’après la question précédente, AV = ∈ S. Soit (λ, µ) ∈ R2 tel que
− cos
λV + µAV = 0. En évaluant en 0, on obtient λ = µ = 0. Ainsi (V, AV ) est
libre. Comme dim S = 2, (V, AV ) est une base de S.
3. (a) V et AV sont clairement bornées sur R. Comme (V, AV ) est une base de S,
X ∈ S est une combinaison linéaire des deux applications bornées V et AV .
Ainsi X est bornée sur R.
(b) Posons X = P Y . Comme expliqué précédemment, X est de classe C 1 et
X ′ = P Y ′ . Alors

X ′ = P Y ′ = P M Y = P M P −1 X = AX

D’après la question précédente, X est bornée sur R. Comme l’application U ∈


M2,1 (R) 7→ P −1 U est un endomorphisme d’un espace vectoriel de dimension
finie, elle est continue et il existe donc C ∈ R+ tel que ∀U ∈ M2,1 (R),
N (P −1 U ) ≤ CN (U ) où N désigne une norme sur M2,1 (R). Notamment,

∀t ∈ R, N (Y (t)) = N (P −1 X(t)) ≤ CN (X(t))

Comme X est bornée sur R, Y l’est également.


4. Le produit scalaire est bilinéaire et X est de classe C 1 sur R donc f : t 7→

10
IPEST ABDOULI.M

(X(t)|X(t)) est également de classe C 1 sur R. De plus, ∀t ∈ R,

f ′ (t) = (X ′ (t)|X(t)) + (X(t)|X ′ (t))


= 2(X(t)|X ′ (t)) = 2X(t)T X ′ (t)
= 2X(t)T (A + b(t)I2 )X(t)
= 2X(t)T AX(t) + 2b(t)f (t)

Or la matrice A est antisymétrique donc pour tout U ∈ M2,1 (R), en remarquant


que U T AU est un scalaire,

U T AU = (U T AU )T = U T AT U = −U T AU

puis U T AU = 0. Finalement, on obtient bien

∀t ∈ R, f ′ (t) = 2b(t)f (t)


Z t
5. Posons B : t ∈ R 7→ b(u) du. D’après le théorème fondamental de l’analyse,
0
B est une primitive de b de sorte que f (t) = Z Z +∞ tout t ∈
f (0) exp(2B(t)) pour
0
R. Comme b est intégrable sur R, les intégrales |b(u)| du et |b(u)| du
−∞ 0
convergent et, par inégalité triangulaire,
Z t Z +∞
∀t ∈ R+ , |B(t)| ≤ |b(u)| du ≤ |b(u)| du
0 0
Z 0 Z 0
∀t ∈ R− , |B(t)| ≤ |b(u)| du ≤ |b(u)| du
t −∞

La fonction B est donc bornée. Par conséquent, f est bornée puis X également.

Exercice 13: Equation fonctionnelle matricielle

Déterminer les applications M : R −→ Mn (R) dérivables en 0 vérifiant :

∀(s, t) ∈ R2 , M (s + t) = M (s)M (t)

Solution

Soit M une telle application. Tout d’abord,

M (0) = M (0 + 0) = M (0)2

Donc M (0) est une matrice de projecteur.

11
IPEST ABDOULI.M

De plus, pour (t, h) ∈ R × R∗ :

M (t + h) − M (t) (M (h) − M (0))M (t)


= −→ M ′ (0)M (t)
h h h→0

Donc M est dérivable sur R et pour tout t ∈ R, M ′ (t) = M ′ (0)M (t) pour tout t ∈ R.
De même,
M (t + h) − M (t) M (t)(M (h) − M (0))
= −→ M (t)M ′ (0)
h h h→0

Donc pour tout t ∈ R, M ′ (t) = M (t)M ′ (0).


Posons A = M ′ (0) et considérons alors l’application N : t 7→ M (t) exp(−tA). Comme le
produit matriciel est bilinéaire, N est également dérivable sur R et

∀t ∈ R, N ′ (t) = M ′ (t) exp(−tA) − M (t)A exp(−tA) = 0

On en déduit que N est constante égale à N (0) = M (0). Par conséquent, M (t) =
M (0) exp(tA) pour tout t ∈ R.
Ce qui précède montre également que M (t) et A commutent pour tout t ∈ R. No-
tamment M (0) et A commutent.

Réciproquement, soit A ∈ Mn (R) et M0 ∈ Mn (R) une matrice de projecteur com-


mutant avec A. Par conséquent, M0 et exp(tA) commutent pour tout t ∈ R. Posons
M : t 7→ M0 exp(tA).

∀(s, t) ∈ R2 , M (s)M (t) = M0 exp(sA)M0 exp(tA)


= M 2 exp(sA) exp(tA)
= M0 exp((s + t)A) = M (s + t)

Finalement, les applications recherchées sont les applications t 7→ M0 exp(tA) avec A ∈


Mn (R) et M0 ∈ Mn (R) une matrice de projecteur commutant avec A.

Exercice 14: Mines-Ponts MP

Soit A ∈ Mn (R) telle que tr(A) > 0, et x : R −→ Mn,1 (R) de classe C 1 , telle que
∀t ∈ R, x′ (t) = Ax(t) et lim x(t) = 0.
t→+∞
Montrer qu’il existe une forme linéaire non nulle ℓ, telle que ∀t ∈ R, ℓ(x(t)) = 0.

Solution

Supposons que AT possède nécessairement une valeur propre λ strictement positive.


Notons u un vecteur propre associé. Posons φ(t) = uT x(t). Comme ℓ : y ∈ Mn,1 (R) 7→
uT y est une forme linéaire, φ est également de classe C 1 et

∀t ∈ R, φ′ (t) = uT x′ (t) = uT Ax(t) = (AT u)T x(t) = λuT x(t) = λφ(t)

12
IPEST ABDOULI.M

Ainsi φ(t) = φ(0)eλt pour tout t ∈ R. Mais comme lim x(t) = 0, lim φ(t) = 0. On ne
t→+∞ t→+∞
peut avoir φ(0) ̸= 0 sinon lim φ(t) = ±∞ puisque λ > 0. Ainsi φ(0) = 0 puis φ(t) = 0
t→+∞
pour tout t ∈ R, ou encore ℓ(x(t)) = 0 pour tout t ∈ R.

Si AT ne possède aucune valeur propre strictement positive, on peut néanmoins affir-


mer que AT possède une valeur propre complexe λ non réelle de partie réelle strictement
positive car tr(AT ) = tr(A) > 0. On note à nouveau u un vecteur propre associé.
Comme précédemment, φ(t) = φ(0)eλt pour tout t ∈ R. A nouveau, lim φ(t) = 0 car
t→+∞
lim x(t) = 0. Si φ(0) ̸= 0,
t→+∞
|φ(0)|eRe(λ)t −→ +∞
t→+∞

donc φ(0) = 0 puis φ(t) = 0 pour tout t ∈ R. On ne peut plus poser λ : y 7→ uT y car λ
serait alors à valeurs dans C et ne serait pas une forme linéaire sur Mn,1 (R). Néanmoins,
il existe (v, w) ∈ Mn,1 (R)2 tel que u = v + iw. Comme uT x(t) = 0 pour tout t ∈ R et
que x est à valeurs dans Mn,1 (R), v T x(t) = wT x(t) = 0 pour tout t ∈ R. On peut donc
poser au choix λ : y 7→ v T y ou λ : y 7→ wT y.

Exercice 15: Lemme de Gronwall

1. Soit f : [0, T ] −→ R une application dérivable telle que

∀x ∈ [0, T ], f ′ (x) ≤ a(x)f (x) + b(x)

où a, b : [0, T ] −→ R+ sont des fonctions continues. Montrer que


Z x   Z x 
∀x ∈ [0, T ], f (x) ≤ exp a(t) dt × f (0) + b(t) dt
0 0

2. Une application.
Soit f : [0, T ] −→ R+ une application continue. On suppose qu’il existe c1 , c2 ≥ 0
tels que Z x
∀x ∈ [0, T ], f (x) ≤ c1 + c2 f (t) dt
0
Montrer que
∀x ∈ [0, T ], f (x) ≤ c1 (1 + c2 xec2 x )

Solution

13
IPEST ABDOULI.M

1. D’après les hypothèses, on a pour tout x ∈ [0, T ] :


  Z x ′  Z x 
f (x) exp − a(t) dt = exp − a(t) dt × (f ′ (x) − a(x)f (x))
0
 Z0 x 
≤ exp − a(t) dt × b(x)
0

Par conséquent
 Z x  Z x  Z s 
f (x) exp − a(t) dt ≤ f (0) + exp − a(t) dt b(s) ds
0 0 0
Z x
≤ f (0) + b(s) ds
0

et donc
Z x   Z x 
∀x ∈ [0, T ], f (x) ≤ exp a(t) dt × f (0) + b(t) dt
0 0
Z x
2. Soit F (x) = f (t) dt, alors on a
0

∀x ∈ [0, T ], F ′ (x) ≤ c1 + c2 F (x)

D’où, d’après la question précédente, on déduit que

F (x) ≤ (F (0) + c1 x)ec2 x = c1 xec2 x

D’après les hypothèses, on conclut donc que :

f (x) ≤ c1 + c2 F (x) ≤ c1 (1 + c2 xec2 x )

Exercice 16: Mines-Ponts MP

Soit q ∈ C 0 (R+ , R+ ). On considère l’équation différentielle y ′′ + qy = 0. On suppose que


q est non constamment nulle au voisinage de +∞ et que l’on dispose d’une solution y
y′
strictement positive sur R+ et on pose f = .
y
1. Trouver une équation différentielle vérifiée par f .
2. Montrer que f ne s’annule pas sur R+ .
3. Montrer que f est décroissante sur R+ puis qu’elle y est strictement positive.
Z +∞  
1
4. Montrer que q est intégrable sur R+ et que q = O
x x→+∞ x

14
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Solution

y ′′ y ′2
1. On a f ′ = − 2 = −q − f 2 . f vérifie donc f 2 + f ′ = −q.
y y
2. Supposons que f s’annule. Il existe donc x0 ∈ R tel que f (x0 ) = 0. On en
déduit y ′ (x0 ) = 0. Comme y ′′ = −qy ≤ 0, y est concave sur R+ . On a donc
y(x) ≤ y ′ (x0 )(x − x0 ) + y(x0 ) = y(x0 ). Supposons qu’il existe x1 > x0 tel que
y(x1 ) < y(x0 ). D’après l’inégalité des pentes,

y(x) − y(x0 ) y(x1 ) − y(x0 )


∀x ≥ x1 , ≤
x − x0 x1 − x0
y(x1 ) − y(x0 )
ou encore, en posant c = <0
x1 − x0
y(x) ≤ c(x − x0 ) + y(x0 )

On en déduirait que lim y = −∞, ce qui contredirait la stricte positivité de y sur


+∞
R+ . On en déduit par l’absurde que y(x1 ) = y(x0 ) pour tout x1 ∈]x0 , +∞[.
Ainsi y est constante sur [x0 , +∞[ puis qy = −y ′′ = 0 sur [x0 , +∞[ et enfin,
comme y ne s’annule pas, q est nulle sur [x0 , +∞[, ce qui contredit l’énoncé. f ne
s’annule donc pas.
3. Puisque f ′ = −q − f 2 et que q est à valeurs positives, f ′ est négative sur R+ : f
est donc décroissante sur R+ .
Comme
 ′ f ne s’annule pas, l’équation différentielle f 
2
+ f ′ = −q peut se réécrire

1 1
= q + 1. Comme q est positive, on a donc ≥ 1. L’inégalité des ac-
f f
1 1
croissements finis donne alors − ≥ x pour tout x ∈ R+ . On en déduit
f (x) f (0)
1
notamment que lim = +∞ et donc que lim f (x) = 0. Comme f est
x→+∞ f (x) x→+∞
décroissante sur R+ , f est positive sur R. Comme f ne s’annule pas, elle est en
fait strictement positive sur R+ .
1 1
4. On a vu à la question précédente que − ≥ x pour tout x ∈ R+ . On en
f (x) f (0)  
1 1
déduit que 0 < f (x) < pour x ∈ R+ . Ainsi f (x) = O puis
  1/f (0) + x x→+∞ x
2 1
f (x) = O . Notamment f 2 est intégrable sur R+ . De plus, comme f ′
x→+∞ x2
est négative, on a pour tout x ∈ R+ ,
Z x Z x

|f (x)| dx = − f ′ (x) dx = f (0) − f (x) −→ f (0)
0 0 x→+∞

15
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car on a montré que f est de limite nulle en 0. Ceci prouve que f ′ est intégrable
sur R+ . Enfin, q = −f 2 − f ′ est intégrable sur R+ comme combinaison linéaire
de fonctions intégrables sur cet intervalle.
 Z +∞  
2 1 2 1
Comme f (x) = O 2
, on a f = O par intégration d’une
x→+∞ x x x→+∞ x
relation
Z +∞ de domination. Enfin
  puisque f a une limite nulle en +∞,
1
f ′ = f (x) = O . Puisque q = −f 2 − f ′ , on en déduit que
Zx +∞
x→+∞
  x
1
q = O .
x x→+∞ x

Exercice 17: ENS MP

Soient q une application continue périodique non identiquement nulle de R dans R+ et f


une solution de l’équation différentielle y ′′ + qy = 0. Montrer que f s’annule une infinité
de fois sur R+ .

Solution

Il suffit de montrer que f s’annule au moins une fois sur tout intervalle du type [A, +∞[.
En effet, pour A = 0, on trouve que f s’annule au moins une fois sur R+ . Si on suppose
que f ne s’annule qu’un nombre fini de fois sur R+ , disons n fois, et en notant x1 , . . . , xn
les zéros de f sur R+ , on aboutit à une contradiction en choisissant A> max xi .
1≤i≤n
Soit donc A ∈ R. Supposons que f ne s’annule pas sur [A, +∞[. Quitte à changer f en
−f qui est aussi solution de l’équation différentielle y ′′ + qy = 0, on peut supposer f > 0
sur [A, +∞[.
Comme q est non identique nulle et positive, il existe a ∈ R tel que q(a) > 0. Posons
q(a)
c= . Par continuité de q, il existe α > 0 tel que q ≥ c > 0 sur [a − α, a + α]. On
2
T
peut supposer α ≤ où T est une période de q. Comme q est périodique et positive,
2
on a alors pour tout k ∈ N
Z A+(k+1)T
q(t) dt ≥ 2αc
A+kT

Supposons que f ≥ 0 sur [A, +∞[. Alors f est croissante sur [A, +∞[ et donc f ≥
f (A) > 0 sur [A, +∞[. On a alors pour n ∈ N
Z A+nT
′ ′
f (A + nT ) = f (A) − q(t)f (t) dt
A
Z A+nT

≥ f (A) − f (A) q(t) dt
A
≥ f ′ (A) − 2nαcf (A)

16
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Comme αcf (A) > 0, on obtient que f ′ (A + nT ) −→ −∞, ce qui contredit notre hy-
n→+∞
pothèse selon laquelle f ′ ≥ 0 sur [A, +∞[. Ainsi il existe B ≥ A tel que f ′ (B) < 0.
Or f ′′ = −qf ≤ 0 sur [A, +∞[ donc f ′ est décroissante sur [A, +∞[. En particulier,
f ′ ≤ f ′ (B) < 0 sur [B, +∞[. Pour x ≥ B, on a donc
Z x
f (x) = f (B) + f ′ (t) dt ≤ f (B) + f ′ (B)(x − B)
B

Puisque f ′ (B) < 0, f (x) −→ −∞, ce qui contredit notre hypothèse suivant laquelle
x→+∞
f > 0 sur [A, +∞[. On en déduit donc que f s’annule sur [A, +∞[.

Exercice 18

Soit q : R −→ R+ une fonction continue non nulle.


Montrer que toute solution sur R de l’équation différentielle y ′′ + q(x)y = 0 s’annule.

Solution

Par l’absurde :
S’il existe y une solution sur R de y ′′ + q(x)y = 0 qui ne s’annule pas.
Deux cas sont possibles : y est positive ou y est négative.
Si y est positive alors y ′′ ≤ 0.
La fonction y est donc concave et sa courbe représentative est en dessous de chacune de
ses tangentes.
Si y possède une tangente de pente non nulle, y prend des valeurs négatives, exclu.
Par suite y est nécessairement constante et alors y ′′ = 0 puis q(x)y(x) = 0 implique que
y s’annule. Absurde.
Si y est négative, le même raisonnement permet de conclure.

Exercice 19

Soient p, q : [0, 1] −→ R continue et l’équation différentielle définie sur [0, 1] suivante

y ′′ + p(t)y ′ + q(t)y = 0

Montrer que si une solution possède une infinité de racines alors celle-ci est la fonction
nulle.

Solution

Soit y une solution de l’équation étudiée possédant une infinité de racines dans [0, 1].
Nous allons montrer qu’il existe a ∈ [0, 1] vérifiant y(a) = y ′ (a) = 0.
Il est possible de former une suite (xn ) de racines deux à deux distinctes de la fonction
y. Puisque la suite (xn ) est une suite d’éléments du compact [0, 1], elle possède une
suite extraite convergente que nous noterons encore (xn ). Ainsi on obtient une suite

17
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d’éléments deux à deux distincts de [0, 1] vérifiant

xn −→ a ∈ [0, 1], et ∀n ∈ N, y(xn ) = 0

Par continuité de la fonction y, on obtient y(a) = 0.


Par application du théorème de Rolle entre xn et xn+1 (qui sont distincts) il existe cn
compris entre xn et xn+1 vérifiant y ′ (cn ) = 0. Par encadrement cn −→ a et par continuité
de y ′ , on obtient y ′ (a) = 0.
Finalement y apparaı̂t comme solution du problème de Cauchy
 ′′
y + p(t)y ′ + q(t)y = 0
y(a) = y ′ (a) = 0

Or la fonction nulle est aussi évidemment solution.


Par unicité de la solution sur [0, 1] à ce problème de Cauchy, on peut conclure que y est
la fonction nulle.

Exercice 20: X MP

Soit f une fonction de classe C 1 sur R telle que lim f (x) + f ′ (x) = 0. Montrer que
x→+∞
lim f (x) = 0.
x→+∞

Solution

Remarquons que f est solution de l’équation différentielle y ′ + y = g avec g = f ′ + f . Les


solutions de l’équation différentielle homogène sont les fonctions x 7→ λe−x avec λ ∈ R.
On applique alors la méthode de variation de la constante. La fonction x 7→ φ(x)e−x où
φ est une fonction dérivable sur R est solution de y ′ +y ′
Z = g si et seulement si φ (x)e =
−x
x
g(x) pour tout x ∈ R. On peut donc choisir φ(x) = et g(t) dt pour tout x ∈ R. Une
0 Z x
−x

solution particulière de y +y = g est donc la fonction x 7→ e et g(t) dt. Les solutions
Z x 0
′ −x −x t
de y +y = g sont donc les fonctions x 7→ λe + e e g(t) dt. Puisque f est solution
0 Z x
−x −x
de cette équation différentielle, il existe λ ∈ R telle que f (x) = λe + e et g(t) dt
0
pour tout x ∈ R. Z x
−x −x
Puisque lim e = 0, il s’agit de prouver que lim e et g(t) dt = 0.
x→+∞ x→+∞ 0
Par hypothèse, lim g(t) = 0 donc et g(t) = o(e ). Puisque t 7→ et est positive et que
t
t→+∞ t→+∞
Z +∞
et dt diverge, on obtient par intégration de relation de comparaison,
0
Z x Z x 
t t
e g(t) dt = = o e dt
0 x→+∞ 0

18
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Z x
Or et dt = ex − 1 ∼ ex donc
0 x→+∞

Z x
et g(t) dt = = o (ex )
0 x→+∞

puis Z x
−x
e et g(t) dt = o (1)
0 x→+∞

Ainsi Z x
−x
lim e et g(t) dt = 0
x→+∞ 0

puis lim f (x) = 0


x→+∞

Exercice 21: X MP

Soit f et g deux fonctions continues de R −→ R et telles que :

f ≥ 1 et lim g(x) = 0
x→+∞

Montrer que toute solution de l’équation

(E) : y ′ + f y = g

tend vers 0 en +∞.

Solution

On est en présence d’une équation linéaire d’ordre 1. La solution générale de l’équation


homogène est donnée par
Z x
−F (x)
y : x 7−→ λe , λ ∈ R avec F (x) = f (t) dt
0

La méthode la variation de la constante donne λ′ (x)e−F (x) = g(x), donc


Z x
λ(x) = g(t)eF (t) dt
0

Finalement, la solution générale de l’équation (E) est donnée par :


Z x 
y 7−→ g(t)e F (t)
dt + λ e−F (x) , λ ∈ R
0

19
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Les hypothèses de l’exercice f ≥ 1 et lim g(x) = 0 se traduisent par :


x→+∞
Z x
∀x ≥ 0, F (x) ≥ 1 dt ≥ x
0

et
∀ε > 0, ∃α > 0 : x ≥ α ⇒ |g(x)| ≤ ε
D’où, on a :
lim λe−F (x) = 0
x→+∞

Soit ε > 0 fixé. Comme


Z x Z x Z α Z x
F (t) F (t) F (t)
g(t)e dt ≤ g(t)e dt ≤ g(t)e dt + g(t)eF (t) dt
0 0 0 α

alors sur [0, α] on a |g(t)| ≤ sup |g(t)| et par conséquent


t∈[0,α]

Z α
−F (x)
lim e g(t)eF (t) dt = 0
x→+∞ 0

Maintenant, on a clairement
Z t Z x Z x Z x
F (t) − F (x) = f (u) du − f (u) du = − f (u) du ≤ − 1 du = t − x
0 0 t t

Donc on a : Z x Z x
F (t)
g(t)e dt ≤ ε eF (t) dt
α α
et
Z x Z x Z x
F (t) −F (x) F (t)−F (x)
g(t)e dt e ≤ε e dt ≤ ε et−x dt
0 α α
−x x α −x x
= εe (e − e ) ≤ εe e = ε

En conclusion, on a montré que lim y(x) = 0.


x→+∞

Exercice 22

1. Déterminer les vecteurs propres de l’endomorphisme


 ∞ ∗
C (R+ ) −→ C ∞ (R∗+ )
φ:
y 7−→ (x 7→ xy ′ (x))

20
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2. Résoudre sur R∗+ l’équation différentielle

x2 y ′′ + xy ′ − α2 y = 0

Solution

1. On se donne λ ∈ R et on résout xy ′ = λy sur R∗+ . L’ensemble des solutions est


Vect(fλ ) avec fλ : x 7→ xλ . Ainsi tout réel λ est valeur propre de φ et fλ en est
un vecteur propre associé.
2. On montre aisément par récurrence que toute solution est de classe C ∞ sur R∗+ .
L’équation différentielle équivaut donc à φ2 (y) = α2 y. L’ensemble des solutions
est ker(φ − α2 IdE ) en notant E = C ∞ (R∗+ ). Remarquons que X 2 − α2 = (X −
α)(X + α) et que X − α et X + α sont premiers entre eux si α ̸= 0. Dans ce cas,
d’après le lemme des noyaux,

ker(φ2 − α2 IdE ) = ker(φ − αIdE ) ⊕ ker(φ + αIdE ) = Eα ⊕ E−α = Vect(fα , f−α )

Dans le cas où α = 0, on peut tout simplement remarquer que l’équation à


1
résoudre équivaut à y ′′ + y ′ = 0. Or les solutions de l’équation différentielle
x
′ 1 λ 1
z + z = 0 sont les fonctions x 7→ donc les solutions de y ′′ + y ′ = 0 sont
x x x
les primitives de ces dernières solutions, à savoir les fonctions x 7→ λ ln x + µ avec
(λ, µ) ∈ R2.

Exercice 23

1. Soit n ∈ N. Résoudre l’équation différentielle y ′′ + y = cos(nt).


2. Soit an une série absolument convergente. Résoudre l’équation différentielle
X
y ′′ + y = an cos(nt)
n∈N

Solution

1. L’ensemble des solutions de l’équation homogène est Vect(cos, sin). Si n ≥ 1,


1
t 7→ cos(nt) est une solution particulière de l’équation avec second membre.
1 − n2
Si n = 1, on passe en complexe. On cherche une solution de y ′′ + y = eit .
Comme i est solution de l’équation caractéristique, on recherche une solution
1
de la forme ateit et on trouve a = . Ainsi une solution de y ′′ + y = cos t est
  2i
1 it 1
t 7→ Re te = t sin t.
2i 2

21
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2. On pose
+∞
a1 X an
f : t 7→ a0 + t sin t + cos(nt)
2 n=2
1 − n2
an
Si on pose fn : t 7→ 2
cos(nt) pour n ≥ 2. Les fn sont de classe C 2 sur R.
1−n
|an |
• Pour tout t ∈ R, |fn (t)| ≤ 2 = o(|an |) .
n − 1 n→+∞
n|an |
• Pour tout t ∈ R, |fn′ (t)| ≤ 2 = o(|an |).
n − 1 n→+∞
n2 |an |
• Pour tout t ∈ R, |fn′′ (t)| ≤ 2 = O(|an |).
P P ′ P ′′ n − 1 n→+∞
Ainsi fn , fn et fn convergent Pnormalement
P ′ sur R (en fait, on a seulement
besoin de la convergence simple de fn et fn ).
2
On en déduit que f est de classe C sur R et que sa dérivée seconde s’obtient
en dérivant terme à terme. D’après X la première question, f est bien solution de
′′
l’équation différentielle y + y = an cos(nt). On en déduit que l’ensemble des
n∈N
solutions est f + Vect(sin, cos).

Exercice 24
1
Montrer que l’équation différentielle y ′ − y = où x > 0, possède une unique solution
x
y0 bornée au voisinage de +∞.

Solution
1
L’équation différentielle y ′ − y = est linéaire et ses solutions sur ]0, +∞[ sont données
x
par Z x −t   Z +∞ −t 
x e te x e
y(x) = e dt + C =e α− dt = yα (x)
1 t x t
e−t
avec α ∈ R car t 7→ est intégrable sur [1, +∞[.
t
• Si α ̸= 0, yα n’est pas bornée car
 Z +∞ −t 
e
lim α − dt = α
x→+∞ x t

• Si α = 0, on fait le changement de variables u = t − x, alors on obtient


Z +∞ −t Z +∞ −u
x e e
y0 (x) = −e dt = − du
x t 0 u+x

22
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D’où +∞
e−u
Z
1
− du ≤ y0 (x) ≤ 0 ⇐⇒ − ≤ y0 (x) ≤ 0
0 x x
On a lim y0 (x) = 0, donc y0 est bornée au voisinage de +∞. En conclusion, y0
x→+∞
est l’unique solution bornée au voisinage de +∞.

Exercice 25: X MP

1. Résoudre sur R∗+ par variation des constantes l’équation différentielle

1
y ′′ + y =
x
2. En déduire une expression de
Z +∞
dt
f (x) = e−tx
0 1 + t2
valable pour x > 0.
3. Calculer Z +∞
sin t
dt
0 t

Solution

1. C’est une équation différentielle linéaire d’ordre à 2 à coefficients constants de


solution homogène
y = A cos x + B sin x
La méthode de variation des constantes propose une solution particulière de la
forme
y(x) = A(x) cos x + B(x) sin x
avec A et B fonctions dérivables solutions du système

A′ (x) cos x + B ′ (x) sin x = 0




−A′ (x) sin x + B ′ (x) cos x = 1/x

En faisant cos(x) × (1) − sin(x) × (2), on détermine A′ (x) et B ′ (x) s’obtient de


façon analogue  ′
A (x) = − sin x/x
B ′ (x) = cos x/x
On peut alors proposer
Z +∞ Z +∞
sin t cos t
A(x) = dt et B(x) = − dt
x t x t

23
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où les intégrales introduites ont le bon goût de converger...


La solution générale de l’équation différentielle est alors
Z +∞ Z +∞
sin t cos t
y(x) = A cos x + B sin x + cos x dt − sin x dt
x t x t

2. Posons u(x, t) = e−tx /(1 + t2 ) définie sur R+ × [0, +∞[.


x 7→ u(x, t) est continue sur R+ pour chaque t ∈ [0, +∞[.
t 7→ u(x, t) est continue par morceaux sur [0, +∞[ pour chaque x ∈ R+ et
1
|u(x, t)| ≤ = φ(t)
1 + t2
avec φ intégrable sur [0, +∞[. Par domination f est définie et continue sur
[0, +∞[.
De plus, x 7→ u(x, t) est deux fois dérivable sur R+ pour chaque t ∈ [0, +∞[ avec

∂u −te−tx ∂ 2u t2 e−tx
(x, t) = et (x, t) =
∂x 1 + t2 ∂x2 1 + t2

La dérivée partielle ∂u
∂x
est continue par morceaux et intégrable sur [0, +∞[. La
∂2u
dérivée partielle ∂x2 est continue en x et continue par morceaux en t.
Soit [a, b] ⊂]0, +∞[. On a

∂ 2u t2 e−ax
∀(x, t) ∈ [a, b] × [0, +∞[, (x, t) ≤ ≤ e−at = φ(t)
∂x2 1 + t2

avec φ intégrable. Par domination sur tout segment, f est de classe C 2 sur ]0, +∞[
et Z +∞
′′ t2
f (x) = e−tx dt
0 1 + t2
On vérifie alors Z +∞
′′ 1
f (x) + f (x) = e−tx dt =
0 x
de sorte que f est solution sur R∗+ de l’équation différentielle

1
y ′′ + y =
x
Ainsi, il existe A, B ∈ R tels que
Z +∞ Z +∞
sin t cos t
f (x) = A cos x + B sin x + cos x dt − sin x dt
x t x t

24
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On observe Z +∞
1
0 ≤ f (x) ≤ e−tx dt =
0 x
donc par encadrement f −→ 0 ce qui entraı̂ne A = B = 0.
x→+∞
Ainsi Z +∞ Z +∞
sin t cos t
∀x > 0, f (x) = cos x dt − sin x dt
x t x t
Séparément, on calcule f (0)
Z +∞
dt π
f (0) = 2
= [arctan t]+∞
0 =
0 1+t 2

3. Par convergence de l’intégrale, quand x → 0+


Z +∞ Z +∞
sin t sin t
dt −→ dt
x t 0 t
De plus
Z +∞ Z +∞ Z 1 Z 1
cos t cos t cos t cos t
dt = dt + dt = C te + dt
x t 1 t x t x t
avec Z 1 Z 1
cos t 1
dt ≤ dt = − ln x
x t x t
donc Z +∞
cos t
sin x dt −→ 0
x t
Ainsi en passant à la limite en 0 l’expression précédente de f (x), on obtient
Z +∞
sin t π
dt =
0 t 2

Exercice 26: Avec série entière

On considère l’équation
(E) : (1 − x)y ′ − y = g
où g :] − 1, 1[−→ R est donnée.
1. Résoudre l’équation homogène associée.
2. On suppose que la fonction g est développable en série entière
+∞
X
g(x) = bn x n
n=0

25
IPEST ABDOULI.M

de rayon de convergence R ≥ 1.
Montrer que (E) admet au moins une solution développable en série entière en 0,
+∞
X
y(x) = an x n
n=0

de rayon de convergence R′ ≥ 1 et exprimer les an en fonction de bn pour tout


n ∈ N.

Solution

1. C’est une équation différentielle linéaire. La solution générale homogène est


λ
y(x) =
1−x

2. On peut trouver une solution particulière par la méthode de la variation des


constantes de la forme
λ(x)
y(x) =
1−x
avec λ fonction dérivable vérifiant
λ′ (x)
(1 − x) = g(x) i.e λ′ (x) = g(x)
1−x
Par intégration de série entière de rayon de convergence R ≥ 1
+∞
X bn−1
λ(x) = xn
n=1
n

On obtient alors la solution particulière (pour x ∈] − 1, 1[)


+∞ +∞ +∞
1 X bn−1 n X n X bn−1 n
y(x) = x = x x
1 − x n=1 n n=0 n=1
n

Par produit de Cauchy de séries absolument convergentes, on obtient


n
+∞ X
X bk−1
y(x) = xn
n=0 k=1
k

Cette solution est développable en série entière avec un rayon de convergence R′


au moins égal à 1 (car la série converge assurément sur ] − 1, 1[ par les calculs qui
précèdent).

26
IPEST ABDOULI.M

Exercice 27: Avec série entière

1. Déterminer les séries entières solutions au voisinage de 0 de l’équation différentielle

y ′′ + 2xy ′ + 2y = 0

2. Exprimer parmi celles-ci, celles dont la somme est une fonction paire.

Solution

1. Analyse
P : n
Soit an x une série entière de rayon de convergence R > 0 et de somme S.
La fonction S est solution sur ] − R, R[ de l’équation différentielle. Sur ] − R, R[,
+∞
X
S ′′ (x) + 2xS ′ (x) + 2S(x) = ((n + 2)(n + 1)an+2 + 2(n + 1)an )xn
n=0

Par conséquent, S est solution de l’équation différentielle

y ′′ + 2xy ′ + 2y = 0

si, et seulement si,


−2
∀n ∈ N, an+2 = an
n+2
ce qui donne
(−1)p (−1)p 4p p!
a2p = a0 et a2p+1 = a1
p! (2p + 1)!
Synthèse
P : n
Soit an x la série entière déterminée par les coefficients précédemment pro-
posés.
Une telle série entière est de rayon de convergence R = +∞ car a2p = O(1/p!) et
a2p+1 = O(4p /p!).
De plus par les calculs ci-dessus elle est solution de l’équation différentielle pro-
posée sur R.
2. Les solutions paires sont obtenue pour a2p+1 = 0. Cela donne
2
∀x ∈ R, S(x) = a0 e−x

Exercice 28: Avec série entière

1. Résoudre sur R l’équation

(1 + t2 )y ′′ (t) + 4ty ′ (t) + 2y(t) = 0

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en recherchant les séries entières solutions.


2. Résoudre ensuite
1
(1 + t2 )y ′′ (t) + 4ty ′ (t) + 2y(t) =
1 + t2

Solution
+∞
X
1. Soit y(t) = an tn une série entière solution de rayon de convergence R > 0.
n=0
Sur ] − R, R[, la fonction y est de classe C ∞ et
+∞
X +∞
X +∞
X
n ′ n−1 ′′
y(t) = an t , y (t) = nan t , y (t) = n(n − 1)an tn−2
n=0 n=0 n=0

de sorte que
+∞
X
2 ′′ ′
(1 + t )y (t) + 4ty (t) + 2y(t) = (n + 2)(n + 1)(an+2 + an )tn
n=0

Par unicité des coefficients d’un développement en série entière, la fonction y est
solution de l’équation étudiée sur ] − R, R[ si, et seulement si,

∀n ∈ N, an+2 = −an

ce qui donne
∀p ∈ N, a2p = (−1)p a0 et a2p+1 = (−1)p a1
et on obtient
+∞ +∞
X X a0 + a1 t
y(t) = a0 (−1)p t2p + a1 (−1)p t2p+1 =
p=0 p=0
1 + t2

Puisque la série entière écrite est de rayon de convergence R ≥ 1, on peut assurer


que les fonctions proposées sont solutions sur ] − 1, 1[ à l’équation étudiée. Cela
fournit un système fondamental de solutions sur ] − 1, 1[ qu’il suffit de réinjecter
dans l’équation pour affirmer que ces fonctions forment aussi un système fonda-
mental de solution sur R
. Puisque l’espace des solutions de cette équation homogène est de dimension 2,
on peut conclure que la solution générale est
λ + µt
y(t) =
1 + t2

28
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2. La méthode de variation des constantes nous amène à recherche une solution


particulière
λ(t) + µ(t)t
y(t) =
1 + t2
avec λ et µ fonctions dérivables solution du système

λ′ (t) µ′ (t)t


 + =0
1 + t2 1 + t2
2tλ′ (t) µ′ (t)(1 − t2 ) 1
 −
 + =
2
(1 + t ) 2 (1 + t )2 2 (1 + t2 )2
t 1
On obtient λ′ (t) = − 2
et µ′ (t) = puis
1+t 1 + t2

t arctan t − ln 1 + t2
y(t) =
1 + t2
Cette solution particulière permet ensuite d’exprimer la solution générale.

Exercice 29: Zéros des solutions d’une équation différentielle d’ordre 2

1. Soient I = [a, b] ⊂ R un intervalle non trivial ; α, β deux fonctions continues


de I −→ R, et f : I −→ C une solution non identiquement nulle de l’équation
différentielle :
y ′′ + αy ′ + βy = 0
Montrer que l’ensemble des zéros dans I de la fonction f est fini.
2. Soient I ⊂ R un intervalle non réduit à un point et f, g deux fonctions dérivables
de I −→ C∗ . Montrer que

f′ g′
= sur I ⇐⇒ ∃γ ∈ C : f = γg
f g

3. Soient a ∈ I ⊂ R ; f : I −→ C∗ une fonction continûment dérivable, et θ0 ∈ R un


réel tel que f (a) = |f (a)|eiθ0 . Montrer qu’il existe une unique fonction θ : I −→ R
telle que
∀x ∈ I, θ(a) = θ0 et f (x) = |f (x)|eiθ(x)
4. Dans cette question on suppose que α : [a, +∞[−→ R∗+ est une fonction continue
où a ∈ R, et f : I −→ R une solution non identiquement nulle de l’équation
différentielle y ′′ + αy = 0. On note r la fonction définie sur I par :
p
∀x ∈ I, r(x) = f (x)2 + f ′ (x)2

(a) Montrer que la fonction r est à valeurs strictement positives continûment


dérivable sur I.

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(b) Montrer qu’il existe une fonction θ : I −→ R continûment dérivable et stric-


tement décroissante telle que :

f (x) = r(x) cos(θ(x)), f ′ (x) = r(x) sin(θ(x))

(c) On suppose dans cette question et la suivante que la fonction α est minorée
sur I par une constante λ > 0. Montrer que θ est une bijection de I sur
] − ∞, θ(a)].
(d) Montrer que l’ensemble des zéros de la fonction f dans l’intervalle I forme
une suite infinie strictement croissante de réels qui tend vers l’infini.
5. Application : équation de Bessel
Soit p un entier naturel, on s’intéresse dans cette question aux zéros d’une solution
non identiquement nulle de l’équation de Bessel d’indice p :

(E) : x2 y ′′ + xy ′ + (x2 − p2 )y = 0

(a) Soit f une solution réelle non identiquement nulle sur I =]0, +∞[ de (E) et
g la fonction définie sur I par :

g(x) = xf (x), ∀x ∈ I

Montrer que g est solution sur I d’une équation différentielle de la forme


y ′′ + αy = 0 où la fonction α est à déterminer.
X 1
(b) Montrer que la série entière xk a un rayon de convergence infini
k≥0
k!(p + k)!
et que la fonction Jp définie par
+∞
X (−1)k
Jp (x) = x2k+p
k=0
22k+p k!(p + k)!

est solution sur R de l’équation différentielle (E).


(c) Montrer que l’ensemble des zéros dans R+ de la fonction Jp forme une suite
de réels qui est strictement croissante à partir d’un certain rang et qui tend
vers l’infini.

Solution
1.

Exercice 30

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Solution

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