Equa Diff Corr
Equa Diff Corr
Marwen Abdouli
MP
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25 janvier 2026
1
IPEST ABDOULI.M
Exercice 1
Solution
d’où la relation.
Exercice 2
Solution
R[A] est un sous-espace vectoriel de l’espace de dimension finie Mn (R), c’est donc un
espace fermé. eA étant la limite d’une suite d’éléments de R[A], on peut affirmer que
eA ∈ R[A].
Exercice 3
Établir
exp(D) = T
Solution
2
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car les deux polynômes sont égaux pour une infinité de valeurs a.
On en déduit
n n
X 1 k X P (k) (X)
exp(D)(P ) = D (P ) = = P (X + 1)
k=0
k! k=0
k!
Exercice 4
Solution
Par suite
t
exp(T ) exp(T ) = exp(−T ) exp(T )
Or T et −T commutent donc
et on conclut.
Exercice 5
3
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Solution
Exercice 6
A2 + I2n = O2n
X ′ (t) = AX(t)
Solution
L’équation étudiée est une équation différentielle linéaire d’ordre 1 à coefficient constant.
Sa solution générale peut être exprimée par une exponentielle
X(t) = exp(tA)X(0)
avec
+∞ k
X t
exp(tA) = Ak
k=0
k!
Or A2 = −I2n donc, en séparant les termes d’indices pairs de ceux d’indices impairs de
cette série absolument convergente
+∞ +∞
X (−1)p X (−1)p 2p+1
exp(tA) = t2p I2n + t A = cos(t)I2n + sin(t)A
p=0
(2p)! p=0
(2p + 1)!
4
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∀t ∈ R, X(t + T ) = λX(t)
avec λ ∈ C.
Solution
Exercice 8
X : I −→ Mn (C), t 7→ X(t)
telle que :
X ′ (t) = AX(t)
∀t ∈ I,
X(0) = In
Montrer que X(t) ∈ GLn (C) pour tout t ∈ I.
Solution
5
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Alors
(Y X)(0) = In et (Y X)′ = Y ′ X + Y X ′ = −Y AX + Y AX = 0
Donc, pour tout t ∈ I on a : Y (t)X(t) = In . Par conséquent, Y (t) et X(t) sont éléments
de GLn (C) pour tout t ∈ I.
Exercice 9
(X − λ1 )n1 . . . (X − λm )nm
Cn = ⊕m
k=1 ker(f − λk IdCn )
nk
Solution
1. Supposons
λ0 In + λ1 N + . . . + λp−1 N p−1 = On
En multipliant par N p−1 on obtient λ0 N p−1 = On . Or N p−1 ̸= On donc λ0 = 0.
On montre de même successivement que λ1 = 0, . . . , λp−1 = 0.
On conclut que la famille (In , N, . . . , N p−1 ) est libre.
6
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t2 2 tp−1
t(λIn +N ) tλIn tN λt t p−1
e =e e =e In + N + N + . . . + N
1! 2! (p − 1)!
N n = (A − λIn )n = On
Si N est nulle et λ ∈ iR, il est clair que toutes les solutions sont bornées.
Inversement, supposons les solutions toutes bornées. En choisissant X(0) ∈ ker N \
{On }, la solution
t 7→ etA X(0) = eλt X(0)
est bornée sur R et nécessairement λ ∈ iR.
/ ker N p−1 . La solution
Notons p l’indice de nilpotence de N et choisissons X(0) ∈
tp−1
t 7→ X(0) + tN X(0) + . . . + N p−1 X(0)
(p − 1)!
est elle aussi bornée. Or N p−1 X(0) ̸= 0 et donc cette solution ne peut pas être
bornée si p − 1 > 0.
On en déduit p = 1 puis N = On .
3. Les polynômes (X − λk )nk sont deux à deux premiers entre eux. Par le théorème
de Cayley Hamilton et le lemme de décomposition des noyaux, on obtient
C n = ⊕m
k=1 ker(f − λk IdCn )
nk
7
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A = P ∆P −1 avec P inversible
Exercice 10
Soit A une matrice non inversible de Mn (R) et t 7→ X(t) une solution du système
différentiel X ′ = AX. Montrer que les valeurs prises par la fonction t 7→ X(t) sont
incluses dans un hyperplan affine.
Solution
Puisque la matrice A n’est pas inversible, son rang est strictement inférieur à n et il
existe donc un hyperplan H contenant l’image de A. Soit ax1 + . . . + an xn = 0 une
équation de cet hyperplan. Puisque les vecteur X ′ (t) sont des valeurs prises par A,
celles-ci appartiennent à l’hyperplan précédent et donc
On en déduit
(a1 x1 (t) + . . . + an xn (t))′ = 0
et donc
a1 x1 (t) + . . . + an xn (t) = C te
Exercice 11
Solution
Par l’absurde, supposons qu’au contraire un tel α n’existe pas. En prenant α = 1/p > 0
avec p ∈ N∗ , on peut introduire une fonction yp non nulle, solution de l’équation (E) et
8
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Or la fonction nulle est la seule solution de ce problème de Cauchy. C’est absurde car
y∞ n’est pas la fonction nulle.
Exercice 12
0 1
On pose A = . Soit S l’ensemble des fonctions X : R −→ M2,1 (R) de classe
−1 0
C 1 et telles que
∀t ∈ R, X ′ (t) = AX(t)
cos t
1. Montrer que V : t 7→ appartient à S.
− sin t
2. (a) Soit X ∈ S. Montrer que AX ∈ S.
(b) En déduire une base de S.
3. (a) Soit X ∈ S. Montrer que X est bornée sur R.
(b) Soient P ∈ M2 (R) inversible et M ∈ M2 (R) telles que A = P M P −1 .
9
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Solution
1. Evident.
2. (a) Comme X ∈ S, X ′ = AX. Comme l’application U ∈ M2,1 (R) 7→ AU est
linéaire, AX est de classe C 1 et (AX)′ = AX ′ = A(AX). Ainsi AX ∈ S.
− sin
(b) D’après la question précédente, AV = ∈ S. Soit (λ, µ) ∈ R2 tel que
− cos
λV + µAV = 0. En évaluant en 0, on obtient λ = µ = 0. Ainsi (V, AV ) est
libre. Comme dim S = 2, (V, AV ) est une base de S.
3. (a) V et AV sont clairement bornées sur R. Comme (V, AV ) est une base de S,
X ∈ S est une combinaison linéaire des deux applications bornées V et AV .
Ainsi X est bornée sur R.
(b) Posons X = P Y . Comme expliqué précédemment, X est de classe C 1 et
X ′ = P Y ′ . Alors
X ′ = P Y ′ = P M Y = P M P −1 X = AX
10
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U T AU = (U T AU )T = U T AT U = −U T AU
La fonction B est donc bornée. Par conséquent, f est bornée puis X également.
Solution
M (0) = M (0 + 0) = M (0)2
11
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Donc M est dérivable sur R et pour tout t ∈ R, M ′ (t) = M ′ (0)M (t) pour tout t ∈ R.
De même,
M (t + h) − M (t) M (t)(M (h) − M (0))
= −→ M (t)M ′ (0)
h h h→0
On en déduit que N est constante égale à N (0) = M (0). Par conséquent, M (t) =
M (0) exp(tA) pour tout t ∈ R.
Ce qui précède montre également que M (t) et A commutent pour tout t ∈ R. No-
tamment M (0) et A commutent.
Soit A ∈ Mn (R) telle que tr(A) > 0, et x : R −→ Mn,1 (R) de classe C 1 , telle que
∀t ∈ R, x′ (t) = Ax(t) et lim x(t) = 0.
t→+∞
Montrer qu’il existe une forme linéaire non nulle ℓ, telle que ∀t ∈ R, ℓ(x(t)) = 0.
Solution
12
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Ainsi φ(t) = φ(0)eλt pour tout t ∈ R. Mais comme lim x(t) = 0, lim φ(t) = 0. On ne
t→+∞ t→+∞
peut avoir φ(0) ̸= 0 sinon lim φ(t) = ±∞ puisque λ > 0. Ainsi φ(0) = 0 puis φ(t) = 0
t→+∞
pour tout t ∈ R, ou encore ℓ(x(t)) = 0 pour tout t ∈ R.
donc φ(0) = 0 puis φ(t) = 0 pour tout t ∈ R. On ne peut plus poser λ : y 7→ uT y car λ
serait alors à valeurs dans C et ne serait pas une forme linéaire sur Mn,1 (R). Néanmoins,
il existe (v, w) ∈ Mn,1 (R)2 tel que u = v + iw. Comme uT x(t) = 0 pour tout t ∈ R et
que x est à valeurs dans Mn,1 (R), v T x(t) = wT x(t) = 0 pour tout t ∈ R. On peut donc
poser au choix λ : y 7→ v T y ou λ : y 7→ wT y.
2. Une application.
Soit f : [0, T ] −→ R+ une application continue. On suppose qu’il existe c1 , c2 ≥ 0
tels que Z x
∀x ∈ [0, T ], f (x) ≤ c1 + c2 f (t) dt
0
Montrer que
∀x ∈ [0, T ], f (x) ≤ c1 (1 + c2 xec2 x )
Solution
13
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Par conséquent
Z x Z x Z s
f (x) exp − a(t) dt ≤ f (0) + exp − a(t) dt b(s) ds
0 0 0
Z x
≤ f (0) + b(s) ds
0
et donc
Z x Z x
∀x ∈ [0, T ], f (x) ≤ exp a(t) dt × f (0) + b(t) dt
0 0
Z x
2. Soit F (x) = f (t) dt, alors on a
0
14
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Solution
y ′′ y ′2
1. On a f ′ = − 2 = −q − f 2 . f vérifie donc f 2 + f ′ = −q.
y y
2. Supposons que f s’annule. Il existe donc x0 ∈ R tel que f (x0 ) = 0. On en
déduit y ′ (x0 ) = 0. Comme y ′′ = −qy ≤ 0, y est concave sur R+ . On a donc
y(x) ≤ y ′ (x0 )(x − x0 ) + y(x0 ) = y(x0 ). Supposons qu’il existe x1 > x0 tel que
y(x1 ) < y(x0 ). D’après l’inégalité des pentes,
15
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car on a montré que f est de limite nulle en 0. Ceci prouve que f ′ est intégrable
sur R+ . Enfin, q = −f 2 − f ′ est intégrable sur R+ comme combinaison linéaire
de fonctions intégrables sur cet intervalle.
Z +∞
2 1 2 1
Comme f (x) = O 2
, on a f = O par intégration d’une
x→+∞ x x x→+∞ x
relation
Z +∞ de domination. Enfin
puisque f a une limite nulle en +∞,
1
f ′ = f (x) = O . Puisque q = −f 2 − f ′ , on en déduit que
Zx +∞
x→+∞
x
1
q = O .
x x→+∞ x
Solution
Il suffit de montrer que f s’annule au moins une fois sur tout intervalle du type [A, +∞[.
En effet, pour A = 0, on trouve que f s’annule au moins une fois sur R+ . Si on suppose
que f ne s’annule qu’un nombre fini de fois sur R+ , disons n fois, et en notant x1 , . . . , xn
les zéros de f sur R+ , on aboutit à une contradiction en choisissant A> max xi .
1≤i≤n
Soit donc A ∈ R. Supposons que f ne s’annule pas sur [A, +∞[. Quitte à changer f en
−f qui est aussi solution de l’équation différentielle y ′′ + qy = 0, on peut supposer f > 0
sur [A, +∞[.
Comme q est non identique nulle et positive, il existe a ∈ R tel que q(a) > 0. Posons
q(a)
c= . Par continuité de q, il existe α > 0 tel que q ≥ c > 0 sur [a − α, a + α]. On
2
T
peut supposer α ≤ où T est une période de q. Comme q est périodique et positive,
2
on a alors pour tout k ∈ N
Z A+(k+1)T
q(t) dt ≥ 2αc
A+kT
′
Supposons que f ≥ 0 sur [A, +∞[. Alors f est croissante sur [A, +∞[ et donc f ≥
f (A) > 0 sur [A, +∞[. On a alors pour n ∈ N
Z A+nT
′ ′
f (A + nT ) = f (A) − q(t)f (t) dt
A
Z A+nT
′
≥ f (A) − f (A) q(t) dt
A
≥ f ′ (A) − 2nαcf (A)
16
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Comme αcf (A) > 0, on obtient que f ′ (A + nT ) −→ −∞, ce qui contredit notre hy-
n→+∞
pothèse selon laquelle f ′ ≥ 0 sur [A, +∞[. Ainsi il existe B ≥ A tel que f ′ (B) < 0.
Or f ′′ = −qf ≤ 0 sur [A, +∞[ donc f ′ est décroissante sur [A, +∞[. En particulier,
f ′ ≤ f ′ (B) < 0 sur [B, +∞[. Pour x ≥ B, on a donc
Z x
f (x) = f (B) + f ′ (t) dt ≤ f (B) + f ′ (B)(x − B)
B
Puisque f ′ (B) < 0, f (x) −→ −∞, ce qui contredit notre hypothèse suivant laquelle
x→+∞
f > 0 sur [A, +∞[. On en déduit donc que f s’annule sur [A, +∞[.
Exercice 18
Solution
Par l’absurde :
S’il existe y une solution sur R de y ′′ + q(x)y = 0 qui ne s’annule pas.
Deux cas sont possibles : y est positive ou y est négative.
Si y est positive alors y ′′ ≤ 0.
La fonction y est donc concave et sa courbe représentative est en dessous de chacune de
ses tangentes.
Si y possède une tangente de pente non nulle, y prend des valeurs négatives, exclu.
Par suite y est nécessairement constante et alors y ′′ = 0 puis q(x)y(x) = 0 implique que
y s’annule. Absurde.
Si y est négative, le même raisonnement permet de conclure.
Exercice 19
y ′′ + p(t)y ′ + q(t)y = 0
Montrer que si une solution possède une infinité de racines alors celle-ci est la fonction
nulle.
Solution
Soit y une solution de l’équation étudiée possédant une infinité de racines dans [0, 1].
Nous allons montrer qu’il existe a ∈ [0, 1] vérifiant y(a) = y ′ (a) = 0.
Il est possible de former une suite (xn ) de racines deux à deux distinctes de la fonction
y. Puisque la suite (xn ) est une suite d’éléments du compact [0, 1], elle possède une
suite extraite convergente que nous noterons encore (xn ). Ainsi on obtient une suite
17
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Exercice 20: X MP
Soit f une fonction de classe C 1 sur R telle que lim f (x) + f ′ (x) = 0. Montrer que
x→+∞
lim f (x) = 0.
x→+∞
Solution
18
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Z x
Or et dt = ex − 1 ∼ ex donc
0 x→+∞
Z x
et g(t) dt = = o (ex )
0 x→+∞
puis Z x
−x
e et g(t) dt = o (1)
0 x→+∞
Ainsi Z x
−x
lim e et g(t) dt = 0
x→+∞ 0
Exercice 21: X MP
f ≥ 1 et lim g(x) = 0
x→+∞
(E) : y ′ + f y = g
Solution
19
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et
∀ε > 0, ∃α > 0 : x ≥ α ⇒ |g(x)| ≤ ε
D’où, on a :
lim λe−F (x) = 0
x→+∞
Z α
−F (x)
lim e g(t)eF (t) dt = 0
x→+∞ 0
Maintenant, on a clairement
Z t Z x Z x Z x
F (t) − F (x) = f (u) du − f (u) du = − f (u) du ≤ − 1 du = t − x
0 0 t t
Donc on a : Z x Z x
F (t)
g(t)e dt ≤ ε eF (t) dt
α α
et
Z x Z x Z x
F (t) −F (x) F (t)−F (x)
g(t)e dt e ≤ε e dt ≤ ε et−x dt
0 α α
−x x α −x x
= εe (e − e ) ≤ εe e = ε
Exercice 22
20
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x2 y ′′ + xy ′ − α2 y = 0
Solution
Exercice 23
Solution
21
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2. On pose
+∞
a1 X an
f : t 7→ a0 + t sin t + cos(nt)
2 n=2
1 − n2
an
Si on pose fn : t 7→ 2
cos(nt) pour n ≥ 2. Les fn sont de classe C 2 sur R.
1−n
|an |
• Pour tout t ∈ R, |fn (t)| ≤ 2 = o(|an |) .
n − 1 n→+∞
n|an |
• Pour tout t ∈ R, |fn′ (t)| ≤ 2 = o(|an |).
n − 1 n→+∞
n2 |an |
• Pour tout t ∈ R, |fn′′ (t)| ≤ 2 = O(|an |).
P P ′ P ′′ n − 1 n→+∞
Ainsi fn , fn et fn convergent Pnormalement
P ′ sur R (en fait, on a seulement
besoin de la convergence simple de fn et fn ).
2
On en déduit que f est de classe C sur R et que sa dérivée seconde s’obtient
en dérivant terme à terme. D’après X la première question, f est bien solution de
′′
l’équation différentielle y + y = an cos(nt). On en déduit que l’ensemble des
n∈N
solutions est f + Vect(sin, cos).
Exercice 24
1
Montrer que l’équation différentielle y ′ − y = où x > 0, possède une unique solution
x
y0 bornée au voisinage de +∞.
Solution
1
L’équation différentielle y ′ − y = est linéaire et ses solutions sur ]0, +∞[ sont données
x
par Z x −t Z +∞ −t
x e te x e
y(x) = e dt + C =e α− dt = yα (x)
1 t x t
e−t
avec α ∈ R car t 7→ est intégrable sur [1, +∞[.
t
• Si α ̸= 0, yα n’est pas bornée car
Z +∞ −t
e
lim α − dt = α
x→+∞ x t
22
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D’où +∞
e−u
Z
1
− du ≤ y0 (x) ≤ 0 ⇐⇒ − ≤ y0 (x) ≤ 0
0 x x
On a lim y0 (x) = 0, donc y0 est bornée au voisinage de +∞. En conclusion, y0
x→+∞
est l’unique solution bornée au voisinage de +∞.
Exercice 25: X MP
1
y ′′ + y =
x
2. En déduire une expression de
Z +∞
dt
f (x) = e−tx
0 1 + t2
valable pour x > 0.
3. Calculer Z +∞
sin t
dt
0 t
Solution
23
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∂u −te−tx ∂ 2u t2 e−tx
(x, t) = et (x, t) =
∂x 1 + t2 ∂x2 1 + t2
La dérivée partielle ∂u
∂x
est continue par morceaux et intégrable sur [0, +∞[. La
∂2u
dérivée partielle ∂x2 est continue en x et continue par morceaux en t.
Soit [a, b] ⊂]0, +∞[. On a
∂ 2u t2 e−ax
∀(x, t) ∈ [a, b] × [0, +∞[, (x, t) ≤ ≤ e−at = φ(t)
∂x2 1 + t2
avec φ intégrable. Par domination sur tout segment, f est de classe C 2 sur ]0, +∞[
et Z +∞
′′ t2
f (x) = e−tx dt
0 1 + t2
On vérifie alors Z +∞
′′ 1
f (x) + f (x) = e−tx dt =
0 x
de sorte que f est solution sur R∗+ de l’équation différentielle
1
y ′′ + y =
x
Ainsi, il existe A, B ∈ R tels que
Z +∞ Z +∞
sin t cos t
f (x) = A cos x + B sin x + cos x dt − sin x dt
x t x t
24
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On observe Z +∞
1
0 ≤ f (x) ≤ e−tx dt =
0 x
donc par encadrement f −→ 0 ce qui entraı̂ne A = B = 0.
x→+∞
Ainsi Z +∞ Z +∞
sin t cos t
∀x > 0, f (x) = cos x dt − sin x dt
x t x t
Séparément, on calcule f (0)
Z +∞
dt π
f (0) = 2
= [arctan t]+∞
0 =
0 1+t 2
On considère l’équation
(E) : (1 − x)y ′ − y = g
où g :] − 1, 1[−→ R est donnée.
1. Résoudre l’équation homogène associée.
2. On suppose que la fonction g est développable en série entière
+∞
X
g(x) = bn x n
n=0
25
IPEST ABDOULI.M
de rayon de convergence R ≥ 1.
Montrer que (E) admet au moins une solution développable en série entière en 0,
+∞
X
y(x) = an x n
n=0
Solution
26
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y ′′ + 2xy ′ + 2y = 0
2. Exprimer parmi celles-ci, celles dont la somme est une fonction paire.
Solution
1. Analyse
P : n
Soit an x une série entière de rayon de convergence R > 0 et de somme S.
La fonction S est solution sur ] − R, R[ de l’équation différentielle. Sur ] − R, R[,
+∞
X
S ′′ (x) + 2xS ′ (x) + 2S(x) = ((n + 2)(n + 1)an+2 + 2(n + 1)an )xn
n=0
y ′′ + 2xy ′ + 2y = 0
27
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Solution
+∞
X
1. Soit y(t) = an tn une série entière solution de rayon de convergence R > 0.
n=0
Sur ] − R, R[, la fonction y est de classe C ∞ et
+∞
X +∞
X +∞
X
n ′ n−1 ′′
y(t) = an t , y (t) = nan t , y (t) = n(n − 1)an tn−2
n=0 n=0 n=0
de sorte que
+∞
X
2 ′′ ′
(1 + t )y (t) + 4ty (t) + 2y(t) = (n + 2)(n + 1)(an+2 + an )tn
n=0
Par unicité des coefficients d’un développement en série entière, la fonction y est
solution de l’équation étudiée sur ] − R, R[ si, et seulement si,
∀n ∈ N, an+2 = −an
ce qui donne
∀p ∈ N, a2p = (−1)p a0 et a2p+1 = (−1)p a1
et on obtient
+∞ +∞
X X a0 + a1 t
y(t) = a0 (−1)p t2p + a1 (−1)p t2p+1 =
p=0 p=0
1 + t2
28
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λ′ (t) µ′ (t)t
+ =0
1 + t2 1 + t2
2tλ′ (t) µ′ (t)(1 − t2 ) 1
−
+ =
2
(1 + t ) 2 (1 + t )2 2 (1 + t2 )2
t 1
On obtient λ′ (t) = − 2
et µ′ (t) = puis
1+t 1 + t2
√
t arctan t − ln 1 + t2
y(t) =
1 + t2
Cette solution particulière permet ensuite d’exprimer la solution générale.
f′ g′
= sur I ⇐⇒ ∃γ ∈ C : f = γg
f g
29
IPEST ABDOULI.M
(c) On suppose dans cette question et la suivante que la fonction α est minorée
sur I par une constante λ > 0. Montrer que θ est une bijection de I sur
] − ∞, θ(a)].
(d) Montrer que l’ensemble des zéros de la fonction f dans l’intervalle I forme
une suite infinie strictement croissante de réels qui tend vers l’infini.
5. Application : équation de Bessel
Soit p un entier naturel, on s’intéresse dans cette question aux zéros d’une solution
non identiquement nulle de l’équation de Bessel d’indice p :
(E) : x2 y ′′ + xy ′ + (x2 − p2 )y = 0
(a) Soit f une solution réelle non identiquement nulle sur I =]0, +∞[ de (E) et
g la fonction définie sur I par :
√
g(x) = xf (x), ∀x ∈ I
Solution
1.
Exercice 30
30
IPEST ABDOULI.M
Solution
31