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Le document traite des principes fondamentaux de la sécurité structurale selon le BAEL, en abordant les paramètres influençant cette sécurité tels que les charges appliquées, la résistance des matériaux et la durabilité. Il explique également des concepts tels que l'adhérence entre l'acier et le béton, le retrait du béton, et la nécessité de recalculer les armatures en fonction des états limites. Enfin, il aborde des phénomènes comme le fluage et les propriétés mécaniques du béton, ainsi que des méthodes de calcul pour assurer la stabilité et la sécurité des structures.

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Le document traite des principes fondamentaux de la sécurité structurale selon le BAEL, en abordant les paramètres influençant cette sécurité tels que les charges appliquées, la résistance des matériaux et la durabilité. Il explique également des concepts tels que l'adhérence entre l'acier et le béton, le retrait du béton, et la nécessité de recalculer les armatures en fonction des états limites. Enfin, il aborde des phénomènes comme le fluage et les propriétés mécaniques du béton, ainsi que des méthodes de calcul pour assurer la stabilité et la sécurité des structures.

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Partie 1 : Questions de cours (5pts)

1. Quels sont les paramètres influençant la sécurité structurale ? de quelle manière cela est pris en
considération dans le BAEL ?

Les paramètres influençant la sécurité structurale sont :

• Charges appliquées : Elles sont modélisées en utilisant des coefficients de sécurité pour les charges
permanentes et d'exploitation.
• Résistance des matériaux : La résistance du béton et de l’acier est prise en compte avec des
coefficients partiels de sécurité (γc pour le béton et γs pour l’acier).
• Conditions de service : Les états limites de service (ELS) garantissent la limitation des déformations et
des fissurations.
• Durabilité et vieillissement : Des prescriptions minimales en termes d’enrobage des armatures sont
imposées pour assurer la durabilité de l’ouvrage.

2. L'une des hypothèses de calcul du BAEL est : Adhérence parfaite entre l'acier et le béton (au contact
entre le béton et les armatures) Es= Eb. De quelle manière cela est pris en considération lors des calculs ?

L’hypothèse Es = Eb (adhérence parfaite) signifie que l’acier et le béton travaillent ensemble sans glissement
relatif. Cela est pris en compte dans le calcul de la flexion en utilisant :

• La compatibilité des déformations : Les déformations des fibres d’acier et de béton sont identiques au
même niveau de la section.
• La formule de Navier-Bernoulli : Permet de déterminer la répartition des contraintes dans la section en
flexion.
• Le coefficient de modularité acier-béton : n = Es/Eb permet de transformer les sections d'acier en
béton équivalent pour simplifier les calculs.

3. Expliquer le changement de la position de l'axe neutre (y1) entre les calculs à l'ELU, à la vérification de
contraintes à l'Elfet au calcul à l'ELS.

L’hypothèse Es = Eb (adhérence parfaite) signifie que l’acier et le béton travaillent ensemble sans glissement
relatif. Cela est pris en compte dans le calcul de la flexion en utilisant :

• La compatibilité des déformations : Les déformations des fibres d’acier et de béton sont identiques au
même niveau de la section.
• La formule de Navier-Bernoulli : Permet de déterminer la répartition des contraintes dans la section en
flexion.
• Le coefficient de modularité acier-béton : n = Es/Eb permet de transformer les sections d'acier en
béton équivalent pour simplifier les calculs.
4. Le retrait est un phénomène qui se traduit par l'apparition des fissures dans le béton lors de la prise et
du durcissement du béton.

2-1 Dans le cas d'une poutre, dessiner l'orientation de ces fissures. Justifier votre réponse.

2-2 Dans la réglementation BAEL, ce phénomène est pris en considération à travers l'utilisation des
armatures de peau à la mi-hauteur de la section. A votre avis pourquoi ?

2-1 Orientation des fissures dans une poutre

Les fissures de retrait apparaissent généralement perpendiculairement à l’axe de la poutre, souvent de manière
transversale, car le retrait provoque une contraction du béton dans toutes les directions.

2-2 Rôle des armatures de peau

Les armatures de peau, placées à mi-hauteur de la section, limitent l’ouverture des fissures de retrait en
répartissant les efforts induits par la contraction du béton. Elles empêchent aussi les fissures de s’élargir,
améliorant ainsi la durabilité de l’ouvrage.

5. Lors du calcul d'une poutre en flexion simple, nous avons trouvé : AscELS>AscELU et
AStELS<AStELU. Dans ce cas, pourquoi est-il nécessaire de recalculer les armatures tendues à l'ELU ?

Lorsque l’aire d’armature comprimée à l’ELS (AscELS) est plus grande qu’à l’ELU (AscELU), cela signifie que
la section est soumise à de plus grandes contraintes de compression en service.
En revanche, si l’aire d’armature tendue à l’ELS (AStELS) est inférieure à celle trouvée à l’ELU (AStELU), cela
peut entraîner une sous-estimation des efforts à l’ELU.
Il est donc nécessaire de recalculer les armatures tendues pour s’assurer qu’elles respectent les contraintes
maximales admissibles à l’ELU, garantissant ainsi la sécurité de la poutre.

1. Quel est le but de la règle des 3 pivots ? (0.5pts)

La règle des 3 pivots est utilisée en mécanique des structures pour déterminer la stabilité d’un système
isostatique. Elle stipule qu’une structure est isostatique et bien maintenue si elle repose sur trois points
d’appui non alignés. Cela garantit que la structure ne bascule pas et que toutes les réactions d’appui
peuvent être déterminées de manière unique.

2. Lors du calcul d'une poutre en flexion simple, nous avons trouvé : ASCELS>ASCELU et
AStELS<AStELU. Dans ce cas, pourquoi est-il nécessaire de recalculer les armatures tendues à
l'ELU ? (1,5pts)

Lorsque ASCELS > ASCELU et AStELS < AStELU, cela signifie que la section comprimée est plus sollicitée
en service qu'à l’ultime, tandis que les armatures tendues sont moins sollicitées en service qu’à l’ultime.
Pourquoi recalculer les armatures tendues à l’ELU ?

• Sécurité structurelle : À l’ELU, les efforts sont maximaux et doivent être repris par les armatures
tendues. Une sous-estimation des armatures tendues peut entraîner une rupture fragile.
• Compatibilité des contraintes : Même si les contraintes à l’ELS sont plus faibles, l’ELU est l’état
dimensionnant, et il faut garantir que les armatures résistent aux charges extrêmes.
• Optimisation de la conception : Une section qui semble suffisante à l’ELS peut être insuffisante à
l’ELU, ce qui impose une vérification des armatures pour garantir un équilibre des efforts internes.

3. Le tirant est un élément de structure sollicité uniquement en traction, sachant que l'une des
hypothèses du calcul BAEL est : la résistance à la traction du béton est négligée. Selon vous,
quelle est l'utilité du béton dans ce cas ? (1 pts)

Dans un tirant, qui est un élément uniquement sollicité en traction, le béton ne reprend pas d’effort car sa
résistance à la traction est négligée dans le calcul selon le BAEL.

Cependant, le béton a plusieurs utilités :

1. Protection des armatures : Il sert d’enrobage pour protéger l’acier de la corrosion et du feu.
2. Stabilité de la section : Il empêche le flambement latéral des armatures sous l’effet des charges.
3. Transmission des efforts : Grâce à l’adhérence acier-béton, les efforts sont mieux répartis dans la
structure.
1. Démonstration des organigrammes

Calcul ELU - Cas d’armatures simples - Section en Té (1.5 pts)

• Définition des sollicitations et des charges (effort tranchant, moment fléchissant).


• Vérification des hypothèses du BAEL (adhérence parfaite, béton non résistant en traction).
• Détermination de la position de l’axe neutre et calcul de l’aire d’acier nécessaire en traction.
• Vérification des contraintes dans le béton et l’acier à l’ELU.

Vérification des contraintes à l’ELS - Section rectangulaire (1.5 pts)

• Calcul des contraintes dans l’acier et le béton en service.


• Vérification des limitations de fissuration et de déformation selon les normes BAEL.
• Calcul des armatures minimales pour limiter la fissuration.

2. Pourquoi le béton a de mauvaises propriétés en traction ? (0.5 pts)

Le béton a une faible résistance en traction car :

• Il est un matériau fragile, sensible à la fissuration.


• Sa microstructure est hétérogène, avec des zones faibles au niveau des interfaces granulats-ciment.
• Il présente une faible cohésion interne en l'absence d’armatures.

3. Utilité du béton dans un tirant malgré sa résistance négligée en traction (0.5 pts)

1. Protection des armatures contre la corrosion et le feu.


2. Transmission des efforts grâce à l’adhérence entre béton et acier.
3. Maintien de la stabilité de la section pour éviter le flambement local des armatures.

4. Explication d’un des 4 domaines de la courbe du béton en compression (0.5 pts)

Un des domaines est le domaine élastique linéaire :

• Pour des faibles contraintes, la relation contrainte-déformation est proportionnelle (loi de Hooke).
• Le module d’élasticité définit la rigidité du béton.
• Ce domaine est exploité pour le calcul des déformations en service (ELS).
5. Phénomènes observés lors d’un essai en compression cyclique (0.5 pts)

• Dégradation progressive du module d’élasticité due à l’endommagement interne.


• Apparition de microfissures à chaque cycle, augmentant avec la répétition des charges.
• Fatigue du béton : réduction progressive de sa résistance sous sollicitations répétées.

6. Paramètres influençant la sécurité structurelle et leur prise en compte dans le BAEL (0.5 pts)

• Charges appliquées : Coefficients de pondération pour les charges permanentes et d’exploitation.


• Résistance des matériaux : Facteurs partiels de sécurité (γc pour béton, γs pour acier).
• Durabilité : Épaisseur d’enrobage minimale imposée pour protéger les armatures.

7. Différences entre les calculs à l’ELU et à l’ELS (0.5 pts)

• À l’ELU (État Limite Ultime) : Vérification de la résistance maximale avant rupture.


• À l’ELS (État Limite de Service) : Vérification des déformations, de la fissuration et du confort d’usage.

8. Retrait du béton et son impact sur les fissures

Orientation des fissures dans une poutre (0.5 pts)

• Les fissures de retrait sont perpendiculaires à l’axe longitudinal de la poutre, car elles résultent de la
contraction du béton lors du durcissement.

Rôle des armatures de peau (0.5 pts)

• Limiter l’ouverture des fissures en répartissant les efforts.


• Améliorer la ductilité et éviter une fissuration précoce.

9. Fluage du béton et prise en compte dans le BAEL (0.5 pts)

Le fluage est la déformation lente du béton sous charge constante.


Dans le BAEL, il est pris en compte par :

• L’utilisation d’un coefficient de fluage pour ajuster les contraintes à long terme.
• Des limitations sur les charges admissibles pour éviter des déformations excessives.

10. Intérêt du coefficient d’équivalence acier-béton (n = 15) (0.5 pts)

• Permet de modéliser le comportement d’une section mixte en transformant l’acier en une surface
équivalente en béton.
• Facilite le calcul des efforts internes dans une poutre en béton armé.

11. Changement de la position de l’axe neutre selon ELU et ELS (0.5 pts)

• À l’ELU : L’axe neutre est plus bas, car l’acier atteint sa limite plastique et le béton en compression est
plus sollicité.
• À l’ELS : L’axe neutre est plus haut, car le béton est encore dans le domaine élastique.
12. Discussion sur la courbe contrainte/déformation du béton, granulat et pâte de ciment (0.5 pts)

L’image montre trois courbes représentant le comportement mécanique de la pâte de ciment, du béton et des
granulats sous contrainte.

• Granulat : A une forte rigidité, donc une pente plus raide (module d’élasticité élevé). Il subit peu de
déformations sous contrainte.
• Béton : A un comportement intermédiaire, sa rigidité est influencée par le granulat et la pâte de ciment.
• Pâte de ciment : A une faible rigidité et se déforme plus facilement. Elle contrôle la déformabilité
globale du béton.

Conclusion : La rigidité du béton dépend de la proportion et des propriétés des granulats, tandis que la pâte
de ciment influence fortement la déformabilité et la fissuration.

13. Discussion sur les courbes contrainte/déformation d’un béton testé à plusieurs échéances (0.5 pts)

Le graphique montre l’évolution des courbes contrainte-déformation du béton testé à différentes échéances (6h,
4j, 10j, 28j, 90j).

• Tendance générale : Plus l’âge du béton augmente, plus sa rigidité et sa résistance en compression
augmentent.
• Béton jeune (6h - 4j) : Module d’élasticité faible, il est encore très déformable.
• À 28 jours : La résistance est presque à son maximum.
• À 90 jours : Une légère amélioration de la résistance est visible, due à la poursuite de l’hydratation du
ciment.

Conclusion : Le béton gagne en rigidité et résistance avec le temps grâce à l’hydratation progressive du
ciment.
14. Explication des traits 1, 3 et de la zone 2 dans le suivi thermique et hydrique d’une pièce massive (0.5
pts)

Le schéma illustre la variation thermique et hydrique du béton après coulage en fonction du temps.

• Trait 1 (∆θ - Température du béton) : Représente l’élévation de température due à l’hydratation du


ciment. Elle est plus importante au cœur qu’en surface.
• Zone 2 (∆θ - Pic thermique) : Correspond au moment où la température maximale est atteinte. Après
ce pic, la température commence à diminuer.
• Trait 3 (∆w - Perte d’eau) : Montre la diminution de l’eau dans le béton. Sans cure, la peau du béton se
dessèche plus rapidement que le cœur, entraînant un risque accru de fissuration.

Conclusion : Un bon suivi thermique et hydrique est crucial pour éviter les fissures de retrait et garantir une
bonne durabilité du béton.

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