Introduction
L’homme a toujours utilisé les plantes à des fins thérapeutiques.
L’emploi de ces plantes est très valorisé dans toutes les traditions médicales, il y a deux
cents ans encore les moyens thérapeutiques naturels étaient les seuls remèdes dont disposait
l’humanité. Leur utilisation et leurs effets ont donc été minutieusement étudiés, documentés et
développés (1).
Le premier texte connu sur la médecine par les plantes est gravé sur une tablette d'argile,
rédigé par les Sumériens en caractères cunéiformes 3000 ans avant J-C. Ils utilisaient des
plantes telles le myrte, le chanvre, le thym, le saule en décoctions filtrées. Le Papyrus Ebers,
du XVIe siècle avant J-C est le premier recueil connu consacré aux plantes médicinales. De
loin le plus volumineux connu de l'Égypte ancienne avec « 110 pages », il fait référence à des
plus anciens documents citant des dizaines de plantes accompagné d'un mode d'utilisation (2).
Les Grecs et les Romains utilisaient également de nombreuses plantes. On en retrouve entre
autres 400 avant JC : Hippocrate, " fondateur de la médecine ", écrivit un traité sur 250
plantes médicinales et Dioscoride (médecin grec du I er siècle) écrivit un ouvrage connu sous
le nom de «Materia medica » (3).
De son côté, l’épanouissement de la culture arabe (VII-XV siècles) a favorisé la préservation
et le développement des acquis de la culture grecque puis romaine (4).
Au XXème siècle la phytothérapie fut délaissée au profit des molécules issues de la chimie
de synthèse. De grandes avancées scientifiques comme l’antibiothérapie de Fleming (1928) et
la décision de l’OMS de vacciner contre la variole toutes les populations vivant en pays
d’endémie (1958), ce qui a permet de l’éradiquer, ont révolutionné la médecine. Aujourd’hui
la phytothérapie connait un nouvel élan .Cependant, il ne faut pas opposer ces deux thérapies
mais plutôt les considérer comme complémentaires pour le bien être du malade qui est le
principal objectif de la médecine (5).
En Algérie, les plantes occupent une place importante dans la médecine traditionnelle, qui
elle-même est largement employée dans divers domaines de santé. Des publications anciennes
et récentes révèlent qu’un grand nombre de plantes médicinales sont utilisées pour le
traitement curatif et préventif de nombreuses maladies. Ces dernières années, la phytothérapie
traditionnelle s’est répandue dans le pays (6).
Certaines espèces sont reconnues par la population comme médicament utile ou au contraire
comme toxique. Beaucoup de femmes savent reconnaître les plantes médicinales et les
emploient à bon escient. Elles les utilisent en tisanes, en emplâtres, en exprimant le suc,
suivant les vertus qu'on leur attribue (7) (8).
Dans le cadre de notre étude, nous nous sommes intéressées à l’étude phytochimique des
trois plantes médicinales : Inula viscosa (L.) Aiton , Calendula suffruticosa Vahl ,
Marrubium blanc (Marrubium vulgare L.)
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUE DE L’INTRODUCTION :
1. Grunwald J. Janick C. guide de la phytothérapie. 2éme édition. Italie : Marabout :2006.
2. ANSM [Internet]. [cité 4 juin 2024]. Répertoire des médicaments. Disponible sur:
[Link]
3. Cabinet de naturopathie [Internet]. [cité 3 juin 2024]. Naturopathe. Disponible sur:
[Link]
4. Iserin P. Encyclopédie des plantes médicinales. 2éme édition. Londres : Larousse : 2001.
5. Cazau-Beyret N. Prise en charge des douleurs articulaires par aromathérapie et
phytothérapie. Université Toulouse III Paul Sabatier .France .2013
6. BOUMEDIOU A. ADDOUN S. Etude ethnobotanique sur l’usage des plantes toxiques en
médecine traditionnelle, dans la ville de Tlemcen .ALGÉRIE . (28/05/2017).
7. Œil absolu [Internet]. [cité 3 juin 2024]. Disponible sur: [Link]
[Link]/
8. La flore médicinale et ses usages actuels en Kabylie (wilaya de Tizi Ouzou), quelques
résultats d’une étude ethnobotanique | Request PDF [Internet]. [cité 3 juin 2024]. Disponible
sur:
[Link]
tuels_en_Kabylie_wilaya_de_Tizi_Ouzou_quelques_resultats_d
%27une_etude_ethnobotanique