Chap1 Vecteurs WEB
Chap1 Vecteurs WEB
Aimé Lachal
Cours d’OMNI
1er cycle, 1re année
Sommaire
3 Produit scalaire
Définition
Propriétés
Applications
4 Produit vectoriel
Définition
Propriétés
Applications
Sommaire
2 Orientation
3 Produit scalaire
4 Produit vectoriel
5 Barycentres
1. Géométrie vectorielle de l’espace a) Vecteurs
Vecteurs
Un vecteur du plan ou de l’espace est caractérisé par sa direction, son sens et sa
longueur (ou norme).
Une base du plan est la donnée de deux vecteurs non colinéaires.
Une base de l’espace est la donnée de trois vecteurs non coplanaires.
Elle permet de repérer n’importe quel vecteur du plan ou de l’espace à l’aide de ses
composantes (on dit aussi parfois coordonnées).
Composantes/bases dans l’espace : diverses notations
x
• ~uy dans la base ~i,~j, ~k signifie : ~u = x~i + y~j + z ~k
z
,→ notation simple en dimension 2 ou 3.
x1
• ~ux2 dans la base (~e1 ,~e2 ,~e3 ) signifie : ~u = x1~e1 + x2~e2 + x3~e3
x3
,→ notation généralisable en dimension supérieure (cf. cours de Maths).
ux
• ~uuy dans la base (~ex ,~ey ,~ez ) signifie : ~u = ux ~ex + uy ~ey + uz ~ez
uz
,→ notation utile pour les changements de systèmes de coordonnées
(cartésiennes, polaires, cylindriques, sphériques... Cf. cours d’OMNI). 1
1. Géométrie vectorielle de l’espace b) Points
Vecteurs et points
Un vecteur du plan ou de l’espace est géométriquement représenté par un bipoint
−→
(A, B) surmonté d’une flèche indiquant le sens : ~u = AB.
Il est ainsi représenté par un segment de droite orienté. Deux segments de droites
orientés parallèles, de même longueur et de même sens représentent le même vecteur.
Coordonnées/repères
Un repère de l’espace est la donnée d’un point O et d’une base (~ex ,~ey ,~ez ), on l’écrit
(O;~ex ,~ey ,~ez ). Il permet de repérer n’importe quel point de l’espace à l’aide de ses
coordonnées.
Si (xA , yA , zA ) et (xB , yB , zB ) sont les coordonnées de A et B dans le repère
(O;~ex ,~ey ,~ez ), on écrit A(xA , yA , zA ) et B(xB , yB , zB ). On a
−→ −→
OA = xA~ex + yA~ey + zA~ez et OB = xB~ex + yB~ey + zB~ez
−→ −→ −→
Alors le vecteur AB = OB − OA a pour composantes dans la base (~ex ,~ey ,~ez ) :
xB − xA x − xA
−→ B
yB − yA . On écrit usuellement en colonne : AByB − yA .
zB − zA zB − zA
−→
Il arrive que l’on note les composantes aussi en ligne : AB(xB − xA , yB − yA , zB − zA ).
−→
On écrit parfois AB = B − A en cohérence avec la relation entre coordonnées de A
−→
et B et composantes de AB décrite ci-dessus. 2
Sommaire
2 Orientation
Droite
Plan
Espace
3 Produit scalaire
4 Produit vectoriel
5 Barycentres
2. Orientation a) Droite
O A
• •
0 ~ex xA
3
2. Orientation b) Plan
yA A
sens direct
~ey
~ey
~ex
•
O ~ex xA
4
2. Orientation c) Espace
Orientation de l’espace
Une fois un plan de l’espace muni d’un repère orthonormé (O;~ex ,~ey ), il y a deux
choix possibles (opposés) du dernier vecteur unitaire ~ez orthogonal aux deux
premiers, pour orienter l’espace.
Le sens direct du repère (O;~ex ,~ey ,~ez ) correspond :
• à la règle des trois doigts de la main droite (pouce : ~ex , index : ~ey , majeur :
~ez ) ;
• ou à la règle du bonhomme d’ampère (droite : ~ex , gauche : ~ey , haut : ~ez ) ;
• ou à la règle du tire-bouchon :
Un tire-bouchon que l’on tourne dans le sens qui amène le vecteur ~ex sur le
vecteur ~ey et qui progresse dans le sens ~ez , dévisse.
On obtient un repère (O;~ex ,~ey ,~ez ), dans lequel les trois vecteurs ~ex ,~ey et ~ez sont
unitaires et orthogonaux deux à deux, orienté selon l’une des règles précédentes. On
dit que c’est un repère orthonormé direct.
Un point quelconque A du plan est repéré par son abscisse xA , son ordonnée yA et sa
−→
cote zA : OA = xA~ex + yA~ey + zA~ez .
5
2. Orientation c) Espace
6
2. Orientation c) Espace
Orientation et permutations
2 Orientation
3 Produit scalaire
Définition
Propriétés
Applications
4 Produit vectoriel
5 Barycentres
3. Produit scalaire a) Définition
où (~ud
, ~v ) est l’angle entre ~u et ~v .
Remarque : l’angle n’est pas nécessairement orienté.
√
2 La norme se déduit inversement du carré scalaire : k~u k = ~u · ~u .
Un vecteur est dit normé ou unitaire lorsque sa norme vaut 1.
8
3. Produit scalaire b) Propriétés
Propriété 3.2 (Bilinéarité)
1 Le produit scalaire est symétrique : ~u · ~v = ~v · ~u .
(
~u · (~v + w~ ) = ~u · ~v + ~u · w
~
2 Le produit scalaire est bilinéaire :
~u · (λ~v ) = λ(~u · ~v )
(où λ est un réel).
3 Le produit scalaire est défini positif : ~u · ~u = k~u k2 > 0 pour ~u 6= ~0.
~v
θ
~v~u ~u
Si l’on note v ~u la mesure algébrique de ~v~u sur l’axe orienté par ~u , alors on a :
~u · ~v = k~u k v ~u . En conséquence, v ~u et ~u · ~v ont même signe.
Cas particulier : lorsque ~u est un vecteur unitaire, la formule se simplifie selon
~v~u = (~u · ~v ) ~u
10
3. Produit scalaire c) Applications
Démonstration de la projection (cf. propriété 3.5)
• (1) : ~u · ~v = k~u k.k~v k cos θ où θ = (~ud , ~v ) est l’angle géométrique entre ~u et ~v .
Or, par trigonométrie dans un triangle rectangle, (2) : k~v~u k = k~v k.| cos θ|
(attention, l’angle θ peut être aigu ou obtus, donc cos(θ) peut changer de signe).
|~u · ~v |
En combinant (1) et (2), on a k~v~u k = .
k~u k
• Par ailleurs, ~v~u et ~u étant colinéaires, il existe un λ ∈ R tel que ~v~u = λ~u .
k~v~u k |~u · ~v |
On en déduit |λ| = = . De plus ~v~u a le même sens que (cos θ)~u :
k~u k k~u k2
~u · ~v
donc λ et cos θ, ou encore ~u · ~v ont même signe. On peut alors écrire λ =
k~u k2
~u · ~v
d’où ~v~u = ~u .
k~u k2
Exemple 3.6
ux
Dire qu’un vecteur ~u a pour composantes uy dans la base (~ex ,~ey ,~ez ) de l’espace,
uz
c’est dire que ~u = ux ~ex + uy ~ey + uz ~ez , mais aussi que l’on obtient ses composantes
ux = ~u · ~ex
grâce aux produits scalaires (projections sur les vecteurs de la base) uy = ~u · ~ey .
uz = ~u · ~ez
11
3. Produit scalaire c) Applications
Démonstration de l’addition (cf. propriété 3.2)
~u · ~v ~u · w
~
~ : ~v ~u =
• Partant des projetés de ~v et w ~u et w
~ ~u = ~u
k~u k2 k~u k2
~u · ~v + ~u · w
~
on obtient ~v ~u + w
~ ~u = ~u .
k~u k2
~u · (~v + w~)
D’autre part, le projeté de ~v + w
~ est donné par (~v + w
~ )~u = ~u .
k~u k2
On a l’égalité des projections : (~v + w ~ )~u = ~v ~u + w~ ~u
d’où par identification : ~u · (~v + w
~ ) = ~u · ~v + ~u · w
~.
~v
~v + w
~
~
w
~
w
~v
~v~u ~ ~u
w ~u
~ )~u
(~v + w
Illustration dans le plan 12
3. Produit scalaire c) Applications
Applications géométriques
• Tester l’orthogonalité de deux vecteurs :
~u et ~v sont orthogonaux ⇐⇒ ~u · ~v = 0
• Tester la colinéarité de deux vecteurs :
Les vecteurs sont alors de même sens ssi le produit scalaire est positif.
14
3. Produit scalaire c) Applications
Applications physiques
15
Sommaire
2 Orientation
3 Produit scalaire
4 Produit vectoriel
Définition
Propriétés
Applications
5 Barycentres
4. Produit vectoriel a) Définition
Définition 4.1 (Produit vectoriel)
Soit ~u et ~v deux vecteurs de l’espace orienté. Leur produit vectoriel est le vecteur
~u ∧ ~v défini par :
• si ~u et ~v sont colinéaires ou que l’un des deux est nul, ~u ∧ ~v = ~0 ;
• si ~u et ~v ne sont ni nuls ni colinéaires, alors ~u ∧ ~v est l’unique vecteur dont les
caractéristiques sont :
∗ longueur : k~u ∧ ~v k = k~u k.k~v k.| sin(~ud , ~v )| ;
∗ direction : ~u ∧ ~v est orthogonal à ~u et ~v ;
∗ sens : la base (~u , ~v , ~u ∧ ~v ) est directe.
~u ∧ ~v
~v
• θ
~u
17
4. Produit vectoriel b) Propriétés
Composantes : procédé mnémotechnique
Retenir les expressions des composantes d’un produit vectoriel étant difficile, il est
pratique de procéder comme suit :
1 on écrit les composantes des vecteurs sous forme de matrices-colonnes ;
2 on recopie les deux premières composantes de chaque colonne en dessous ;
3 on note l’emplacement des produits en croix et l’on effectue les différences
des produits en croix :
ux vx
uy ∧vy
−→ uy vz − uz vy
uz vz
vx −→ uz vx − ux vz
ux
uy vy −→ ux vy − uy vx
On peut aussi calculer les composantes d’un produit vectoriel à l’aide d’un déterminant.
a c
En posant = ad − bc (déterminant d’ordre 2) et en développant par
b d
rapport à la 3 colonne :
e
ux vx ~ex
u v u v u v
~u ∧ ~v = uy vy ~ey = y y ~ex − x x ~ey + x x ~ez
uz vz uz vz uy vy
uz vz ~ez
= (uy vz − uz vy )~ex − (ux vz − uz vx )~ey + (ux vy − uy vx )~ez
18
4. Produit vectoriel b) Propriétés
Remarque 4.3
Dans toute base orthonormée directe de l’espace (~ex ,~ey ,~ez ), on a
On simplifie tout ceci en utilisant ~ex ∧ ~ex = ~0, ~ex ∧ ~ey = ~ez , ~ey ∧ ~ex = −~ez , etc.
On obtient ~u ∧ ~v = (uy vz − uz vy )~ex + (uz vx − ux vz )~ey + (ux vy − uy vx )~ez .
19
4. Produit vectoriel c) Applications
Applications géométriques
• Calcul d’aire : l’aire du parallélogramme construit sur les vecteurs ~u et ~v est
donnée par k~u ∧ ~v k.
~v
θ
~u
k~u k
aire = base (k~u k) × hauteur (k~v k..| sin(θ)|) = k~u ∧ ~v k
20
4. Produit vectoriel c) Applications
Applications géométriques
• Calcul d’aire : l’aire du parallélogramme construit sur les vecteurs ~u et ~v est
donnée par k~u ∧ ~v k.
−→ animation
21
4. Produit vectoriel c) Applications
Applications géométriques
• Tester la colinéarité de deux vecteurs :
~u et ~v sont colinéaires ⇐⇒ ~u ∧ ~v = ~0
• Tester l’orthogonalité de deux vecteurs :
~u , ~v et w
~ sont coplanaires ⇐⇒ ~u · (~v ∧ w
~)=0
⇐⇒ ~v · (~w ∧ ~u ) = 0
⇐⇒ ~ · (~u ∧ ~v ) = 0
w
22
4. Produit vectoriel c) Applications
Applications physiques
−
→
• Le moment d’une force F à un point
d’application M par rapport à un autre point
O est défini par
−→ − → −−→ − →
MO F = OM ∧ F
C’est une grandeur physique vectorielle
traduisant l’aptitude de cette force à faire
tourner un système mécanique autour de ce
point, souvent appelé pivot.
Il s’exprime en N·m (Newton mètre).
2 Orientation
3 Produit scalaire
4 Produit vectoriel
5 Barycentres
Barycentre de deux points
Barycentre de n points
Coordonnées d’un barycentre
Associativité des barycentres
Lien avec la physique : centre d’inertie
5. Barycentres a) Barycentre de deux points
Définition 5.1 (Barycentre de deux points)
Soit (A1 , m1 ) et (A2 , m2 ) deux points pondérés de l’espace tels que A1 6= A2 et l’un
des réels m1 ,m2 soit non nul.
Un barycentre de (A1 , m1 ), (A2 , m2 ) est un point G de l’espace vérifiant
−−→ −−→
m1 GA1 + m2 GA2 = ~0.
Analyse
Supposons qu’un tel G existe. Soit M un point quelconque de l’espace.
Avec la relation de Chasles :
−−→ −−→ −−→ −−→ −−→ −−→
m1 GA1 + m2 GA2 = ~0 ⇐⇒ m1 (GM + MA1 ) + m2 (GM + MA2 ) = ~0
−−→ −−→ −−→
⇐⇒ (m1 + m2 )MG = m1 MA1 + m2 MA2
Disjonction de cas :
• si m1 + m2 6= 0, alors, en prenant pour M l’origine O d’un repère, on obtient
−→ m1 −−→ m2 −−→
OG = OA1 + OA2
m1 + m2 m1 + m2
Donc G existe et est défini de manière unique ;
−−→ −−→ −
−−→
• si m1 + m2 = 0, on obtient m1 (OA1 − OA2 ) = ~0 donc A1 A2 = ~0 puisque m1 6= 0.
Cela donne A1 = A2 , qui est absurde : G n’existe pas.
24
5. Barycentres a) Barycentre de deux points
Ce qui démontre la propriété suivante :
25
5. Barycentres a) Barycentre de deux points
Propriété 5.3 (Position relative du barycentre)
Soit G le barycentre des points pondérés (A1 , m1 ), (A2 , m2 ) de l’espace. Alors :
• G appartient à la droite (A1 A2 ),
• G appartient au segment [A1 A2 ] si et seulement si m1 m2 > 0
• G est le plus près du point Ai dont la pondération mi est la plus grande en valeur
absolue : |mi | = max(|m1 |, |m2 |),
• si m1 = m2 alors G est le milieu de [A1 A2 ]. On l’appelle isobarycentre de A1 et A2 .
• • • • • •
G2 A G1 G4 B G3 26
5. Barycentres b) Barycentre de n points
Définition 5.5 (Barycentre de n points)
Soit A1 , A2 , . . . , An n points distincts de l’espace et soit m1 , m2 , . . . , mn n réels non
tous nuls.
Un barycentre des points pondérés (Ai , mi ), i ∈ {1, . . . , n} est un point G de
l’espace vérifiant n
X −−→
mi GAi = ~0.
i=1
28
5. Barycentres c) Coordonnées d’un barycentre
Propriété 5.8 (Coordonnées d’un barycentre)
Dans l’espace muni d’un repère (O;~ex ,~ey ,~ez ), si G est barycentre de n points
n
−→ X mi −−→
pondérés (Ai , mi ), i ∈ {1, . . . , n}, la relation vectorielle OG = OAi permet de
i=1
M
donner les coordonnées de G en fonction de celles des Ai :
n n n
1 X 1 X 1 X
(xG , yG , zG ) = mi xAi , mi yAi , mi zAi
M i=1 M i=1 M i=1
Dans le cas d’un isobarycentre (c’est-à-dire lorsque tous les mi sont identiques) :
n n n
1 1X 1X
X
(xG , yG , zG ) = xAi , yAi , zAi
n i=1 n i=1 n i=1
(A, a) (B, b) (C , c)
(H, a + b)
En d’autres termes :
Barycentre (A, a), (B, b), (C , c)
= Barycentre Barycentre (A, a), (B, b) , a + b , (C , c)
30
5. Barycentres d) Associativité des barycentres
31
5. Barycentres d) Associativité des barycentres
32
5. Barycentres e) Lien avec la physique
Barycentre et centre d’inertie
• Le centre d’inertie de n masses ponctuelles est le barycentre des points affectés
de leur masse.
• Le centre d’inertie d’une plaque homogène ayant un centre de symétrie est
précisément ce centre de symétrie.
• •
G G
33
En résumé...
Notions à retenir
• Produit scalaire
? Maîtrise du calcul analytique et géométrique
? Calcul de projections
? Utilisation en physique
• Produit vectoriel
? Visualisation de l’orientation
? Maîtrise du calcul analytique et géométrique
? Utilisation en physique
• Barycentres
? Maîtrise du calcul
? Utilisation en physique
34
Annexes
• Applications des produits
scalaire et vectoriel
• Produit mixte
• Applications des barycentres
Sommaire
A
• c ~v − ~u
b β •B ~v
α
γ a γ
~u
C•
−→ −→
Notons ~u =−→ C B et ~v = C A.
On a alors BA = ~v − ~u , k~u k = a, k~v k = b, k~u − ~v k = c et ~u · ~v = ab cos(γ).
D’autre part, par bilinéarité du produit scalaire, on a
k~v − ~u k2 = ~v − ~u · ~v − ~u = ~v · ~v − ~v · ~u − ~u · ~v + ~u · ~u = k~u k2 + k~v k2 − 2~u · ~v
a2 + b 2 − c 2
ou encore cos(γ) =
2ab
35
A. Applications du produit scalaire b) Projection plane
Exercice A.1 (Projection plane)
L’espace est rapporté au repère orthonormé (O;~ex ,~ey ,~ez ). On se donne :
• (P) le plan d’équation ax + by + cz = d (a, b, c, d non nuls) ;
• A(xA , yA , zA ) un point de (P) ;
• M(xM , yM , zM ) un point quelconque de l’espace ;
v
→ x
−
• V vy un vecteur quelconque de l’espace.
vz
3 Aspect ponctuel
Déterminer les projetés de M sur (D) et sur (P) en fonction de vecteurs
déterminés précédemment. Expliquer comment obtenir leurs coordonnées. 36
A. Applications du produit scalaire b) Projection plane
Solution (Projection plane)
1 Le plan (P) est caractérisé par les trois points A( da , 0, 0), B(0, db , 0), C (0, 0, dc ),
d d
− −a
−→ d a −→
soit encore par le point A et les vecteurs AB b et AC 0 .
0 d
c
b c
−→ −→
Les vecteurs AB et AC sont colinéaires aux vecteurs ~u−a et ~v 0 .
0 −a
α
Un vecteur ~nβ est normal à (P) ssi il est orthogonal à ~u et ~v , ce qui donne
γ
~u · ~n = 0 et ~v · ~n = 0.
D’où les équations bα − aβ = 0 et cα − aγ = 0. On a β = ba α et γ = ca α.
a
En choisissant par exemple α = a, on obtient le vecteur normal ~nb .
c
(Remarque : il suffit de supposer a, b, c non tous nuls.)
37
A. Applications du produit scalaire b) Projection plane
Solution (Projection plane)
1 Autre méthode.
Comme A ∈ (P), on a axA + byA + czA = d.
a
−
→
Soit M(x , y , z) un point quelconque de l’espace et Nb .
c
Le point M appartient à (P) ssi ax + by + cz = d
ou encore ssi ax + by + cz = axA + byA + czA
qui s’écrit aussi a(x − xA ) + b(y − yA ) + c(z − zA ) = 0.
Or l’expression a(x − xA ) + b(y − yA ) + c(z − zA ) n’est autre que le produit
−
→ −−→
scalaire N · AM.
−−→ −
→
Ainsi, M ∈ (P) ssi les vecteurs AM et N sont orthogonaux.
−−→
Le vecteur AM étant un vecteur générique de la direction du plan (P), on a
−
→
trouvé un vecteur N orthogonal à (P).
38
A. Applications du produit scalaire b) Projection plane
Solution (Projection plane)
−
→
−
→ −
→ V · ~n avx + bvy + cvz
2 a On a V D = V ~n = ~n = ~n.
k~nk2 a2 + b 2 + c 2
Composantes : D
a vx + abvy + acvz M
2
1 abvx + b 2 vy + bcvz MD
a2 + b 2 + c 2
acvx + bcvy + c vz
2
→
− →
−
VD V
b L’autre projection s’obtient en remarquant que
−
→ − → −
→ −
→ −
→ − → ~n
V = V P + V D donc V P = V − V D . • → MP
Composantes : A −
VP
(b + c 2 )vx − abvy − acvz
2
1 P
−abvx + (a2 + c 2 )vy − bcvz
a2 + b 2 + c 2
−acvx − bcvy + (a2 + b 2 )vz
−
→ −−→ −−−→ − → −−−→ − →
3 En choisissant V = AM, on trouve AMD = V D et AMP = V P , donc
−
→ −
→
MD = A + V D et MP = A + V P .
On peut ainsi obtenir les coordonnées de MD et MP à l’aide des composantes de
−
→ −
→
V D et V P en changeant les composantes vx , vy , vz en x − xA , y − yA , z − zA .
39
Sommaire
Produit scalaire
1. Calcul analytique :
sin θ
−→ −→
θ
ϕ OA · OB =
ϕ−
O ~i 2. Calcul géométrique :
−→ −→
OA · OB =
cos ϕ −→ −→ −→
\ −→
kOAk×kOBk×cos OA,OB
cos θ = cos(ϕ − θ)
40
B. Applications du produit vectoriel a) Trigonométrie
Applications trigonométriques
• Formule trigonométrique : sin(ϕ − θ) = cos θ sin ϕ − sin θ cos ϕ
Produit vectoriel
1. Calcul analytique :
sin θ
−→ −→
θ
ϕ OA ∧ OB =
ϕ−
O ~i 2. Calcul géométrique :
−→ −→
OA ∧ OB =
cos ϕ
−→ −→ −→
\ −→
kOAk×kOBk×sin OA,OB ~k
cos θ = sin(ϕ − θ)~k
40
B. Applications du produit vectoriel b) Distance dans l’espace
Distance dans l’espace
• Distance d’un point à un plan : soit (P) un plan et M un point de l’espace.
On cherche à calculer la distance du point M au plan (P).
∗ Approche géométrique
(P) est défini par le point A et le vecteur ~n normal à (P).
Notons H la projection orthogonale du point M sur le plan (P).
La distance du point M au plan (P) coïncide avec la distance entre les
points M et H : d(M, P) = MH.
−−→
C’est aussi le projeté orthogonal du vecteur AM sur le vecteur ~n qui est
donnée par la propriété 3.5. Ainsi :
−−→
AM · ~n
d(M, P) =
k~nk
∗ Approche analytique
L’espace est rapporté au repère orthonormé direct (O;~ex ,~ey ,~ez ).
(P) est défini par l’équation ax + by + cz + d = 0 (a, b, c non tous nuls) et
a
M(x , y , z). Un vecteur normal à (P) est donné par ~n b (cf. exercice A.1).
c
D’après l’approche précédente :
|ax + by + c + d|
d(M, P) = √
a2 + b 2 + c 2 41
B. Applications du produit vectoriel b) Distance dans l’espace
Distance dans l’espace
• Distance d’un point à un plan : exemple numérique
Soit le point D(6, 3, 4) et (P) le plan défini par les points A(1, 1, 0), B(0, 0, 1) et
C (0, 1, 1). On cherche la distance de D à (P).
−→ −→
C’est
le plan passant
par A de vecteur
normal ~n = BC ∧ AC avec les vecteurs
−1 0 1
−→ −→
AC 0 et BC1. On a ~n0.
1 0 1
−−→
Un point M(x , y , z) quelconque de l’espace appartient à (P) ssi AM est
−−→
orthogonal à ~n, i.e. AM · ~n = 0, d’où l’équation x + z = 1.
Autre méthode : on recherche une équation de (P) de la forme
ax + by + cz + d = 0.
En traduisant A, B, C ∈ (P), on trouve le système
a + b + d = 0, c + d = 0, b + c + d = 0, d’où l’on tire a = c = −d et b = 0.
Ainsi (P) est caractérisé par l’équation x + z − 1 = 0.
Enfin, la distance du point D au plan (P) est donnée par
|1 × 6 + 0 × 3 + 1 × 4 − 1| 9
d(M, P) = √ = √
1 +0 +1
2 2 2 2
42
B. Applications du produit vectoriel c) Rotation dans l’espace
Rotation dans l’espace (facultatif)
• Rotation dans l’espace (facultatif) D
Soit (D) une droite orientée de vecteur unitaire ~n
M
dans l’espace orienté et A un point de (D). MD • •
Introduisons (P) le plan orthogonal à (D) passant
par A. r (MP )
Pour tout point de l’espace M, notons MD et MP •
~n θ
ses projections orthogonales sur (D) et (P). On a • • MP
−−→ −−−→ −−−→ A
AM = AMP + AMD .
On dispose alors d’un repère orthogonal direct P
−−−→ −−−→
(A; AMP , ~n ∧ AMP , ~n) de l’espace.
Soit θ un angle. Considérons dans le plan (P) la
rotation r de centre A et d’angle θ. −−−→
~n ∧ AMP
En se plaçant dans le repère orthogonal direct
−−−→ −−−→
(A; AMP , ~n ∧ AMP ) du plan (P), on voit que sin θ r (MP )
l’image r (M) de M par r est caractérisée par
~n θ MP
−−−−−→ −−−→ −−−→ cos θ
Ar (MP ) = (cos θ)AMP + (sin θ) ~n ∧ AMP . A
−−−→
P AMP
43
B. Applications du produit vectoriel c) Rotation dans l’espace
Rotation dans l’espace (facultatif)
• Rotation dans l’espace (facultatif) D R(M)
•
On définit ensuite dans l’espace R la rotation
M
de centre A, d’axe (D) et d’angle θ selon MD • •
−−−−→ −−−−−→ −−−→
AR(M) = Ar (MP ) + AMD
−−−→ −−→
Or AMD = AM · ~n ~n, donc r (MP )
−−−→ −−→ −−−→ −−→ −−→ •
AMP = AM − AMD = AM − AM · ~n ~n. ~n
• θ • MP
−−−→ −−→ −−−→ −−→
Puis ~n ∧ AMP = ~n ∧ AM − AMD = ~n ∧ AM A
−−−→
puisque ~n et AMD sont colinéaires. P
En conséquence, on trouve
−−−−→ −−→ −−→
AR(M) = (cos θ) AM − AM · ~n ~n
−−→ −−→ −−−→
+ (sin θ) ~n ∧ AM + AM · ~n ~n ~n ∧ AMP
c’est-à-dire :
−−−−→ −−→ −−→
AR(M) = (cos θ)AM + (sin θ) ~n ∧ AM sin θ r (MP )
−−→
+ (1 − cos θ) AM · ~n ~n ~n θ MP
Cas particulier : rotation d’angle droit (θ = π
) A cos θ
−−−−→ −−→ −−→
2 −−−→
AR(M) = ~n ∧ AM + AM · ~n ~n P AMP
43
Sommaire
Interprétation géométrique
Le volume du parallélépipède construit sur les vecteurs ~u , ~v et w
~ est donné par
(~u , ~v , w
~) .
~u ∧ ~v
~
w
k~v k · cos(θ)
θ ~v
k~u ∧ ~v k
~u
volume = base (k~u ∧ ~v k) × hauteur (k~
w k·· cos(θ) ) = (~u , ~v , w
~)
44
C. Produit mixte (facultatif) b) Propriétés
Propriété C.2 (Permutations, trilinéarité)
1 De l’interprétation du produit vectoriel en tant que volume d’un parallélépipède,
on déduit l’invariance ou anti-invariance par permutations de (~u , ~v , w ~) .
De manière plus précise :
a Le produit mixte est antisymétrique : si on échange 2 vecteurs (côte à
côte), le résultat est multiplié par −1.
(~u , ~v , w
~ ) = − (~v , ~u , w
~ ) = − (~u , w
~ , ~v )
(~u , ~v , w
~ ) = (~v , w
~ , ~u ) = (~
w , ~u , ~v )
2 Le produit mixte de trois vecteurs dont deux sont colinéaires est nul.
3 Le produit mixte est trilinéaire, c’est-à-dire linéaire par rapport à chaque
variable :
(~u , ~v , w
~ +w ~ 0 ) = (~u , ~v , w ~ 0)
~ ) + (~u , ~v , w
(~u , ~v , λ~
w ) = λ (~u , ~v , w~)
(~u , ~v , w
~ ) = ux vy wz + uy vz wx + uz vx wy − uz vy wx − uy vx wz − ux vz wy
Le produit mixte de trois vecteurs est en fait un déterminant de matrice (cf. cours
de maths de 2e année). On le note alors de la manière suivante, et l’on dispose d’une
méthode mnémotechnique pour le calculer (règle de Sarrus) :
uz vy wx
ux vx wx ux vz wy
ux vx wx uy vy wy uy vx wz
(~u , ~v , w
~ ) = uy
vy wy
uz vz wz
uz vz wz
ux vx wx ⊕ ux vy wz
uy vy wy ⊕ uy vz wx
⊕ uz vx wy
46
C. Produit mixte (facultatif) c) Applications
Applications géométriques
On peut
• tester la coplanarité de 3 vecteurs :
~ sont coplanaires ⇐⇒ (~u , ~v , w
~) =0
~u , ~v , w
• tester l’orientation de 3 vecteurs :
~ forment une base directe ⇐⇒ (~u , ~v , w ~) >0
~u , ~v , w
a Si ~
u et ~v sont colinéaires, alors ~u , ~v , w ~ coplanaires.
b Supposons ~ u et ~v non colinéaires.
D’après la définition C.1 du produit mixte, ~u ∧ ~v est orthogonal à w ~.
Or, l’ensemble des vecteurs orthogonaux à ~u ∧ ~v est le plan engendré par ~u et ~v ,
c’est-à-dire l’ensemble des combinaisons linéaires a~u + b~v , a, b ∈ R.
Donc w ~ est une combinaison linéaire de ~u et ~v . D’où ~u , ~v , w ~ sont coplanaires.
47
C. Produit mixte (facultatif) c) Applications
Application géométrique : équation d’un plan
Soit a, b, c trois réels non nuls. Déterminons l’équation du plan (P) défini par les trois
points A(a, 0, 0), B(0, b, 0) et C (0, 0, c).
Soit M(x , y , z) un point générique de l’espace. On a :
M ∈ P ⇐⇒ les 4 points A, B, C , M sont coplanaires
−→ −→ −−→
⇐⇒ les 3 vecteurs AB, AC , AM sont coplanaires
−−→ −→ −→
⇐⇒ (AM, AB, AC ) = 0
x −a −a −a
−−→ −→ −→
• Première calcul : partant de AM y , AB b , AC 0 :
z 0 c
−−→ −→ −→ x − a −a −a
(AM, AB, AC ) = y b 0 = bc(x − a) + acy + abz
z 0 c
x −a bc
−−→ −→ −→
• Deuxième calcul : partant de AM y et AB ∧ AC ac :
z ab
−−→ −→ −→ −−→ −→ −→
(AM, AB, AC ) = AM · AB ∧ AC = bc(x − a) + acy + abz
−−→ −→ −→ x y z
En égalant alors (AM, AB, AC ) à 0, on tire l’équation + + = 1.
a b c 48
C. Produit mixte (facultatif) c) Applications
Exercice C.4
L’espace est rapporté au repère orthonormé (O;~ex ,~ey ,~ez ).
2 4
x
On donne ~v10 , ~v2y et ~v313.
3 z 2
1 Déterminer y et z pour
que ~
v1et ~v2 soient colinéaires.
−5y
Réponse : on a ~v1 ∧ ~v230 − 3z .
3y
Donc : ~v1 et ~v2 sont colinéaires ssi ~v1 ∧ ~v2 = ~0 ssi y = 0 et z = 10.
2 Déterminer x pour que ~v1 et ~v3 soient orthogonaux.
Réponse : on a ~v1 · ~v3 = 2x + 6.
Donc : ~v1 et ~v3 sont orthogonaux ssi ~v1 · ~v3 = 0 ssi x = −3.
3 Avec la valeur de x obtenue en question 2, quelle condition doivent vérifier y et z
pour que les vecteurs ~v1 , ~v2 , ~v3 soient coplanaires ?
Qu’observe-t-on lorsque y et z prennent les valeurs obtenues en question 1 ?
2 4 −3
Réponse : (~v1 , ~v2 , ~v3 ) = 0 y 13 = 13y − 26z + 156 = 13(y − 2z + 12).
3 z 2
Donc : ~v1 , ~v2 , ~v3 sont coplanaires ssi (~v1 , ~v2 , ~v3 ) = 0 ssi y − 2z + 12 = 0.
On observe que cette condition est satisfaite en particulier pour y = 0 et z = 6, ce qui
était prévisible puisque dans ce cas, les vecteurs ~v1 et ~v2 sont colinéaires. 49
C. Produit mixte (facultatif) c) Applications
Applications physiques
−
→
• Moment d’une force F appliquée en un point M par rapport à un axe ∆ orienté
de vecteur directeur unitaire ~k passant par un point O :
−
→ −
→ −→ −−→ −
→
M∆ F = ~k · MO F = (~k, OM, F )
50
Sommaire
52
D. Applications des barycentres Centre d’inertie
Barycentre et centre d’inertie (plaque)
On examine une plaque carrée homogène de côté 3 unités amputée d’un carré de côté
1 unité situé au milieu d’un bord de la plaque. Déterminons son centre d’inertie.
Première méthode
• On subdivise la plaque en 8
carrés de côté 1u.
52
D. Applications des barycentres Centre d’inertie
Barycentre et centre d’inertie (plaque)
On examine une plaque carrée homogène de côté 3 unités amputée d’un carré de côté
1 unité situé au milieu d’un bord de la plaque. Déterminons son centre d’inertie.
Première méthode
• On subdivise la plaque en 8
carrés de côté 1u.
• Le centre d’inertie de la
plaque est l’isobarycentre des
centres d’inertie des 8 carrés :
8
−→ 1 X −−→
OG = OGk
8
k=1
52
D. Applications des barycentres Centre d’inertie
Barycentre et centre d’inertie (plaque)
On examine une plaque carrée homogène de côté 3 unités amputée d’un carré de côté
1 unité situé au milieu d’un bord de la plaque. Déterminons son centre d’inertie.
Première méthode
• On subdivise la plaque en 8
carrés de côté 1u.
• Le centre d’inertie de la
plaque est l’isobarycentre des
centres d’inertie des 8 carrés :
8
−→ 1 X −−→
OG = OGk
8
k=1
• Il coïncide avec le centre
d’inertie des barycentres
de 3 bandes de base 1u
et de hauteurs 2u et 3u
pondérés par les aires relatives :
−→ 1 −−→0 −−→0 −−→0
OG = 3OG1 +2OG2 +3OG3
8
52
D. Applications des barycentres Centre d’inertie
Barycentre et centre d’inertie (plaque)
On examine une plaque carrée homogène de côté 3 unités amputée d’un carré de côté
1 unité situé au milieu d’un bord de la plaque. Déterminons son centre d’inertie.
Première méthode
• On subdivise la plaque en 8
carrés de côté 1u.
• Le centre d’inertie de la
plaque est l’isobarycentre des
centres d’inertie des 8 carrés :
8
−→ 1 X −−→
OG = OGk
8
k=1
• Il coïncide avec le centre
d’inertie des barycentres
de 3 bandes de base 1u
et de hauteurs 2u et 3u
pondérés par les aires relatives :
−→ 1 −−→0 −−→0 −−→0
OG = 3OG1 +2OG2 +3OG3
8
• En choisissant O = G20 :
−−0→ 3 −−− → − −− →
G2 G = G20 G10 + G20 G30
8 52
D. Applications des barycentres Centre d’inertie
Barycentre et centre d’inertie (plaque)
On examine une plaque carrée homogène de côté 3 unités amputée d’un carré de côté
1 unité situé au milieu d’un bord de la plaque. Déterminons son centre d’inertie.
Deuxième méthode
• On subdivise la plaque en 8
carrés de côté 1u.
52
D. Applications des barycentres Centre d’inertie
Barycentre et centre d’inertie (plaque)
On examine une plaque carrée homogène de côté 3 unités amputée d’un carré de côté
1 unité situé au milieu d’un bord de la plaque. Déterminons son centre d’inertie.
Deuxième méthode
• On subdivise la plaque en 8
carrés de côté 1u.
• Le centre d’inertie de la
plaque est l’isobarycentre des
centres d’inertie des 8 carrés :
8
−→ 1 X −−→
OG = OGk
8
k=1
52
D. Applications des barycentres Centre d’inertie
Barycentre et centre d’inertie (plaque)
On examine une plaque carrée homogène de côté 3 unités amputée d’un carré de côté
1 unité situé au milieu d’un bord de la plaque. Déterminons son centre d’inertie.
Deuxième méthode
• On subdivise la plaque en 8
carrés de côté 1u.
• Le centre d’inertie de la
plaque est l’isobarycentre des
centres d’inertie des 8 carrés :
8
−→ 1 X −−→
OG = OGk
8
k=1
• Il coïncide aussi avec le centre
d’inertie des barycentres de
deux carrés de côté 1u et d’un
rectangle de côtés 2u et 3u,
pondérés par les aires relatives :
−→ 1 −−→ −−→
OG = 2OG100 + 6OG200
8
52
D. Applications des barycentres Centre d’inertie
Barycentre et centre d’inertie (plaque)
On examine une plaque carrée homogène de côté 3 unités amputée d’un carré de côté
1 unité situé au milieu d’un bord de la plaque. Déterminons son centre d’inertie.
Deuxième méthode
• On subdivise la plaque en 8
carrés de côté 1u.
• Le centre d’inertie de la
plaque est l’isobarycentre des
centres d’inertie des 8 carrés :
8
−→ 1 X −−→
OG = OGk
8
k=1
• Il coïncide aussi avec le centre
d’inertie des barycentres de
deux carrés de côté 1u et d’un
rectangle de côtés 2u et 3u,
pondérés par les aires relatives :
−→ 1 −−→ −−→
OG = 2OG100 + 6OG200
8
• En choisissant O = G200 :
−− → 1 −−−→
G200 G = G200 G100
4 52
D. Applications des barycentres Centre d’inertie
Barycentre et centre d’inertie (plaque)
On examine une plaque carrée homogène de côté 3 unités amputée d’un carré de côté
1 unité situé au milieu d’un bord de la plaque. Déterminons son centre d’inertie.
Troisième méthode
• Le centre d’inertie de la
plaque peut aussi s’obtenir
à l’aide des centres d’inertie
de la plaque carrée complète
de côté 3u et du carré retiré
de côté 1u au milieu d’un bord.
52
D. Applications des barycentres Centre d’inertie
Barycentre et centre d’inertie (plaque)
On examine une plaque carrée homogène de côté 3 unités amputée d’un carré de côté
1 unité situé au milieu d’un bord de la plaque. Déterminons son centre d’inertie.
Troisième méthode
• Le centre d’inertie de la
plaque peut aussi s’obtenir
à l’aide des centres d’inertie
de la plaque carrée complète
de côté 3u et du carré retiré
de côté 1u au milieu d’un bord.
• Partant de la plaque complète
de centre d’inertie G2000
(de masse 9 fois celle d’un carré
de côté 1u) :
−−−→ 1 −−−→ −→
OG2000 = OG1000 + 8OG
9
52
D. Applications des barycentres Centre d’inertie
Barycentre et centre d’inertie (plaque)
On examine une plaque carrée homogène de côté 3 unités amputée d’un carré de côté
1 unité situé au milieu d’un bord de la plaque. Déterminons son centre d’inertie.
Troisième méthode
• Le centre d’inertie de la
plaque peut aussi s’obtenir
à l’aide des centres d’inertie
de la plaque carrée complète
de côté 3u et du carré retiré
de côté 1u au milieu d’un bord.
• Partant de la plaque complète
de centre d’inertie G2000
(de masse 9 fois celle d’un carré
de côté 1u) :
−−−→ 1 −−−→ −→
OG2000 = OG1000 + 8OG
9
d’où l’on tire
−→ 1 −−−→ −−−→
OG = 9OG2000 − OG1000
8
52
D. Applications des barycentres Centre d’inertie
Barycentre et centre d’inertie (plaque)
On examine une plaque carrée homogène de côté 3 unités amputée d’un carré de côté
1 unité situé au milieu d’un bord de la plaque. Déterminons son centre d’inertie.
Troisième méthode
• Le centre d’inertie de la
plaque peut aussi s’obtenir
à l’aide des centres d’inertie
de la plaque carrée complète
de côté 3u et du carré retiré
de côté 1u au milieu d’un bord.
• Partant de la plaque complète
de centre d’inertie G2000
(de masse 9 fois celle d’un carré
de côté 1u) :
−−−→ 1 −−−→ −→
OG2000 = OG1000 + 8OG
9
d’où l’on tire
−→ 1 −−−→ −−−→
OG = 9OG2000 − OG1000
8
• En choisissant O = G2000 :
−−000
−→ 1 −−−−→
G2 G = G1000 G2000
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