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Ensoleillement

L'article explore les principes de l'ensoleillement à travers une perspective moderne, intégrant les avancées technologiques telles que l'intelligence artificielle et les satellites de nouvelle génération. Il souligne l'importance de la mesure précise du rayonnement solaire pour optimiser l'énergie renouvelable et aborde les impacts de la position du soleil sur l'énergie disponible sur Terre. En 2025, l'ensoleillement est présenté comme une ressource dynamique, essentielle pour divers domaines comme l'agriculture de précision et l'urbanisme climatique.

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Ensoleillement

L'article explore les principes de l'ensoleillement à travers une perspective moderne, intégrant les avancées technologiques telles que l'intelligence artificielle et les satellites de nouvelle génération. Il souligne l'importance de la mesure précise du rayonnement solaire pour optimiser l'énergie renouvelable et aborde les impacts de la position du soleil sur l'énergie disponible sur Terre. En 2025, l'ensoleillement est présenté comme une ressource dynamique, essentielle pour divers domaines comme l'agriculture de précision et l'urbanisme climatique.

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Ensoleillement

[Link]/theories/climat8/ensoleillement-d8

Préambule
L’article que vous vous apprêtez à lire constitue
une référence fondamentale pour comprendre les
principes astronomiques et physiques qui
régissent l’ensoleillement. Il pose les bases
indispensables de la mécanique céleste et de la
science climatique. Cependant, depuis sa
rédaction, une révolution silencieuse mais
fulgurante a transformé notre rapport au soleil, propulsant la mesure et la prédiction de l’ensoleillement
dans une nouvelle ère : celle de l’intelligence artificielle, des satellites nouvelle génération et de
l’Internet des Objets (IoT).
Ce préambule a pour vocation de vous immerger dans ce nouveau paradigme, en contextualisant les
concepts théoriques de l’article dans l’écosystème technologique de 2025. Nous ne sommes plus
simplement face à une science d’observation, mais à un domaine d’ingénierie prédictive où chaque
rayon de soleil est une donnée précieuse, analysée et optimisée en temps réel.
L’intelligence artificielle est devenue le nouveau soleil de la météorologie. En novembre 2024, Google
DeepMind a annoncé que son IA de prévision météorologique surpassait les modèles traditionnels, une
avancée confirmée en août 2025 par la publication d’un modèle d’IA open source par IBM et la NASA
pour prédire la météo solaire. Ces technologies ne se contentent plus de prévoir le temps ; elles
anticipent l’irradiation solaire avec une précision de 90% à court terme, transformant chaque
installation photovoltaïque en centrale énergétique intelligente.
Les satellites météorologiques sont nos nouveaux yeux dans le ciel. Là où l’article se base sur des
données au sol, les satellites modernes comme Meteosat Third Generation (MTG) et Sentinel-3 nous
offrent une vision continue et globale de l’ensoleillement avec une résolution spatiale et temporelle
révolutionnaire. Couplés à l’IA, ces “yeux qui ne dorment jamais” cartographient l’énergie solaire
disponible avec une finesse inégalée, permettant une optimisation dynamique des réseaux énergétiques.
Les capteurs IoT tissent une toile de lumière sur la Terre. Le marché des capteurs de rayonnement
solaire, en pleine explosion (prévu pour atteindre 1,24 milliard USD en 2031), témoigne de cette
transformation. Les pyranomètres connectés, les stations météo intelligentes et les capteurs spectraux
créent un maillage dense de points de mesure, fournissant des données locales ultra-précises qui
alimentent les modèles d’IA et affinent les prévisions.
De la théorie à l’application, l’ensoleillement est devenu une ressource active. Les concepts théoriques
de l’article trouvent aujourd’hui des applications concrètes et systémiques. La prévision photovoltaïque
intelligente, l’optimisation des smart grids, la gestion automatisée des bâtiments (stores, éclairage),
l’agriculture de précision et l’urbanisme climatique ne sont plus des visions futuristes, mais des réalités
opérationnelles qui dépendent toutes d’une mesure et d’une prédiction précises de l’ensoleillement.
Cet article original reste une référence pour quiconque souhaite maîtriser les fondamentaux de
l’ensoleillement. Mais à travers ce préambule, nous vous invitons à le lire avec un regard nouveau :
celui de 2025. Un regard qui perçoit, derrière chaque formule mathématique et chaque donnée
climatique, une cascade d’innovations qui font de l’ensoleillement non plus une simple donnée
astronomique, mais le cœur battant d’un écosystème énergétique intelligent, prédictif et durable.

Le rayonnement solaire

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En tant que source d’énergie, l’ensoleillement est un facteur climatique dont on a intérêt à tirer parti (de
manière passive, via les ouvertures vitrées, et/ou de manière active pour produire de l’énergie) mais
dont on doit aussi parfois se protéger pour éviter les surchauffes en été.

La maîtrise de l’énergie solaire nécessite donc de connaître la position correcte du soleil (hauteur et
azimut) ainsi que l’intensité du rayonnement à tout moment.

Une énergie renouvelable, inépuisable à l’échelle humaine

Le soleil est un réacteur à fusion nucléaire qui fonctionne depuis 5


milliards d’années.
Par un processus de transformation d’hydrogène en hélium, il émet ainsi
d’énormes quantités d’énergie dans l’espace (sa puissance est estimée à
63 500 kW/m²). Ces radiations s’échappent dans toutes les directions et
voyagent à travers l’espace à la vitesse constante de 300 000 km à la
seconde, dénommée vitesse de la lumière.
Après avoir parcouru une distance d’environ 150 millions de kilomètres,
l’irradiation solaire arrive à l’extérieur de l’atmosphère de la Terre avec
une puissance d’environ 1 367 W/m². C’est ce qu’on appelle la
constante solaire. La Terre, une petite boule comparée au Soleil,
intercepte une si faible partie de l’énergie radiante du soleil que les
rayons du soleil ainsi stoppés paraissent constituer un faisceau parallèle.

Énergie la plus abondante sur Terre, l’énergie solaire est à l’origine du cycle de l’eau, du vent et de la
photosynthèse, elle-même à l’origine des énergies fossiles. C’est l’ensemble de la vie sur Terre qui
dépend de cette source énergétique. Heureusement pour l’humanité, selon les astronomes, le soleil ne
devrait pas s’éteindre avant 5 autres milliards d’années.

Une énergie de flux, diffuse et intermittente

Les théories actuelles présentent le rayonnement solaire comme une émission de particules. Ce flux de
particules, appelées photons, atteint la terre avec différentes longueurs d’ondes à la quelle correspond
une énergie spécifique décrite par la relation :

E [J] = hv = h . c/λ

Avec,

λ : longueur d’onde [m].


v : fréquence [Hz].
c : vitesse de la lumière [m/s].

La répartition énergétique des différentes longueurs d’ondes du rayonnement électromagnétique du


Soleil est appelé spectre solaire.

Avec sa température d’émission de 5 500°C, le soleil rayonne la plus grande partie de son énergie dans
les hautes fréquences (courtes longueurs d’onde).
La lumière visible représente 46 % de l’énergie totale émise par le soleil. 49 % du rayonnement
énergétique émis par le soleil se situe au-delà du rouge visible, dans l’infrarouge. C’est ce rayonnement
que nous ressentons comme une onde de chaleur. Le reste du rayonnement solaire, l’ultraviolet,
représente l’ensemble des radiations de longueur d’onde inférieure à celle de l’extrémité violette du
spectre visible.

1. Puissance émise par le soleil : 63 500 kW/m².

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2. Constante solaire : 1 370
W/m².
3. Rayonnement réfléchi.
4. Rayonnement absorbé et
diffusé.
5. Rayonnement solaire à la
surface de la Terre (max : 1
000 W/m²).

Au moins 35 % du rayonnement solaire


intercepté par la Terre et son atmosphère sont
réfléchis vers l’espace. Une partie du
rayonnement qui atteint la Terre a été diffusée
dans toutes les directions au cours de la traversée
de l’atmosphère, en rencontrant des molécules
d’air, des aérosols et des particules de poussière (c’est ce rayonnement diffus, appartenant notamment à
la frange bleue du spectre visible qui est responsable de la couleur bleue du ciel clair). D’autre part, la
vapeur d’eau, le gaz carbonique et l’ozone de l’atmosphère absorbent 10 à 15 % du rayonnement
solaire. Le reste du rayonnement atteint directement la surface.

Outre la composition de l’atmosphère, le facteur


le plus important pour évaluer la quantité du
rayonnement solaire qui atteint la surface de la
Terre est l’épaisseur d’atmosphère que le
rayonnement doit traverser.

Au milieu du jour, le Soleil est au-dessus de nos


têtes, et ses rayons ont à traverser une épaisseur
d’air moindre avant d’arriver sur Terre. Mais au
début et à la fin de la journée, le Soleil est bas sur
l’horizon ; la traversée de l’atmosphère se fait
alors plus longue. L’atmosphère absorbe et
diffuse d’autant plus de particules de lumière
qu’elle est plus épaisse et plus dense. Ainsi, au
coucher du Soleil, les rayons sont suffisamment
affaiblis pour permettre à l’œil humain de fixer le
Soleil sans trop d’éblouissement. Par contre,
lorsque l’altitude augmente, la couche
d’atmosphère à traverser est plus réduite : dans
les sites de montagnes, l’intensité du
rayonnement augmente sensiblement.

L’épaisseur d’atmosphère traversée influence


donc le spectre lumineux reçu. Les normes
internationales définissent différents types de
spectre : AM1 (pour air mass 1, lorsque le
rayonnement a traversé une épaisseur
d’atmosphère), AM0 (spectre à la surface externe
de l’atmosphère), AM1.5 (spectre utilisé pour les tests standardisés des panneaux solaires
correspondant à la traversée d’une atmosphère et demie).

Le rayonnement solaire reçu sur une surface varie donc au cours du temps en fonction de la position du
Soleil et de la couverture nuageuse. La puissance solaire maximale à la surface de la Terre est d’environ
1 000 W/m² pour une surface perpendiculaire aux rayons.

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Puissance solaire pour différents ciels.

Le mouvement Terre-Soleil
La course de la Terre autour du Soleil décrit une
ellipse légèrement aplatie. Dans cette ronde
annuelle autour du Soleil, la Terre effectue un
tour complet sur elle-même en 24 heures autour
de l’axe des pôles. Cet axe nord – sud fait un
angle de 23°27′ avec la direction perpendiculaire
au plan de l’orbite terrestre autour du Soleil.

Cette inclinaison est constante tout au long de la


course autour du Soleil et est responsable des
variations saisonnières Ainsi pendant nos mois
d’hiver, en hémisphère nord la durée d’insolation
est relativement courte et le Soleil ne monte pas
très haut dans le ciel, tandis que l’été règne sur
l’hémisphère sud. Pendant nos mois d’été, la
situation est inversée, l’hémisphère nord est
tourné vers le Soleil. Les jours sont alors plus
longs que les nuits dans l’hémisphère nord et le
rayonnement incident se rapproche de la
verticale.

Aux équinoxes de printemps et d’automne (21


mars, 21 septembre), à midi, le rayonnement est
perpendiculaire à l’équateur (latitude 0°) et
partout sur le globe, les jours et les nuits sont de
durée égale. C’est à ce moment que la hauteur du
Soleil à midi est la plus facile à calculer. En effet,
sa hauteur est égale à l’angle complémentaire de
la latitude.

H = 90° – L

Au solstice d’été (21 juin), la terre est inclinée


vers les rayons solaires et, à midi, ceux-ci sont
perpendiculaires au tropique du cancer (latitude
23°27′ N). Le Soleil ne se couche jamais dans les
régions du globe situées à l’intérieur du cercle
arctique (celui-ci se trouvant 23°27′ au-dessous
du pôle Nord). Une personne vivant à la latitude
de 66°33′ N (90°-23°27′) devrait veiller jusqu’à
minuit pour voir le Soleil se promener aux
alentours du nord, s’abaisser jusqu’à toucher
l’horizon et commencer à s’élever de nouveau
vers le secteur est du ciel. La hauteur du Soleil à
midi (solaire) est de 23°27′ supérieure à celle de
l’équinoxe.

H = 90° – L + 23°27

4/18
Au solstice d’hiver (22 décembre), l’angle
d’inclinaison est inversé et c’est le tropique du
capricorne (latitude 23°27′ S) qui bénéficie d’un
rayonnement perpendiculaire. La hauteur du
Soleil à midi est de 23°27′ inférieure à celle de
l’équinoxe.

H = 90° – L – 23°27′

Le mouvement apparent du
Soleil
Pour bien comprendre et utiliser l’influence du
Soleil dans le choix et le traitement d’un site, il
faut bien sûr connaître à tout instant la position
du Soleil dans le ciel. Cette information est
indispensable pour le calcul des apports solaires,
pour le choix de l’exposition d’un immeuble, l’implantation de systèmes actifs solaires (thermique ou
photovoltaïque), l’aménagement des parties extérieures voisines, l’éclairage naturel des pièces
intérieures, l’emplacement des fenêtres, des protections solaires et de la végétation, etc.

À un instant donné, la hauteur et l’azimut du Soleil déterminent la position du Soleil dans le ciel. Ainsi
est connue la direction du rayonnement solaire et peuvent être calculées les surfaces ensoleillées du
bâtiment. Ces calculs tiendront compte des effets d’ombrage dus au relief, au cadre bâti, à la végétation
ou au bâtiment lui-même.

En un lieu,

La hauteur “ ” du Soleil est l’angle que fait la


direction du Soleil avec le plan horizontal. Elle
se compte de 0° à 90° à partir de l’horizon vers
la voûte céleste.

L’azimut “ ” du Soleil est l’angle créé entre le


plan vertical passant à la fois par le Soleil et
par le lieu considéré, et le plan vertical N-S.
Cet angle vaut 0° au sud et est
conventionnellement positif vers l’ouest et
négatif vers l’est.

Pour plus de clarté, on représente généralement la


course solaire par un diagramme en coordonnées
rectangulaires.

Diagramme solaire cylindrique pour Uccle en temps universel.

Pour en savoir plus sur la construction d’un diagramme solaire : LIENS (dernier point).

5/18
En regardant plus précisément, la valeur de
l’azimut à différents moments de l’année, on
constate que l’expression “le Soleil se lève à l’est
et se couche à l’ouest” n’est pas exacte. En effet,
en décembre, il se lève au sud-est pour se
coucher au sud-ouest, tandis qu’en juin, il se lève
pratiquement au nord-est pour se coucher au
nord-ouest. Ceci donne 7 heures d’ensoleillement
maximum en décembre et plus de 16 heures en
juin : ce sont les deux époques des solstices de
l’année. Ce n’est qu’aux équinoxes de printemps
et d’automne que la durée du jour est égale a
celle de la nuit.

Quant à la hauteur du Soleil, elle atteint un


maximum de 62° le 21 juin à 12 heure (heure
universelle), alors que le 21 décembre a 12 huniv.
Elle n’atteint que 16°.

Les graphes et tableaux qui suivent donnent la


hauteur et l’azimut du Soleil à Uccle, en fonction
du temps universel, pour les mois de mars, juin,
septembre et décembre.

Temps Soleil : Soleil :


universel hauteur degré azimut degré
7 – 75,1
8 8,7 – 62,7
9 17,5 – 48,9
10 25,3 – 33,4
11 31,6 – 16,0
12 35,5 2,5
13 36,7 20,8
14 34,7 37,7
15 30,1 52,8
16 23,4 66,1
17 15,2 78,3
6,2

Temps Soleil : Soleil :


universel hauteur degré azimut degré
4 3,1 – 124,0
5 11,4 – 112,9
6 20,4 – 102,1
7 29,9 – 90,9
8 39,3 – 78,7
9 48,3 – 64,1
10 56,0 – 45,5
11 61,2 – 20,7
12 62,3 8,6
13 58,7 35,8
14 51,8 56,9
15 43,2 72,9

6/18
Temps Soleil : Soleil :
universel hauteur degré azimut degré
16 33,9 85,9
17 24,4 97,4
18 15,2 108,3
19 6,5 119,2

Temps Soleil : Soleil :


universel hauteur degré azimut degré
6 6,0 – 87,9
7 15,4 – 76,0
8 24,3 – 63,2
9 32,1 – 48,7
10 38,3 – 31,9
11 41,9 – 12,9
12 42,3 7,4
13 39,6 26,9
14 34,0 44,3
15 26,6 59,4
16 17,9 72,6
17 8,6 84,7

Temps Soleil : Soleil :


universel hauteur degré azimut degré
8 1,9 – 48,3
9 8,3 – 36,1
10 12,9 – 22,9
11 15,5 – 8,9
12 15,8 5,4
13 13,8 19,5
14 9,6 32,9
15 3,6 45,4

L’irradiation solaire incidente


L’angle que font les rayons du Soleil avec une
surface détermine la densité énergétique que reçoit
cette surface. Puisque le rayonnement solaire arrive
sur la Terre sous forme d’un faisceau parallèle, une
surface perpendiculaire à ces rayons intercepte la
densité maximale d’énergie. Et si l’on incline la
surface à partir de cette position perpendiculaire, son
éclairement diminue.

Le meilleur moyen de représenter ce phénomène


consiste peut-être à figurer les rayons parallèles du
Soleil par une poignée de crayons tenus dans la main
au-dessus d’une feuille de papier, pointes en bas. Les
marques faites par les pointes représentent des grains
d’énergie. Lorsque les crayons sont perpendiculaires

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à la feuille, les pointes sont serrées au maximum : la densité d’énergie par unité de surface est la plus
grande. Lorsqu’on incline ensemble tous ces crayons parallèles, les pointes s’écartent et couvrent des
surfaces de plus en plus allongées : la densité d’énergie diminue avec l’étalement des traces.

Cependant, une surface qui s’écarte de 25 % de


cette position perpendiculaire au Soleil,
intercepte encore plus de 90 % du rayonnement
direct maximum. L’angle que font les rayons du
Soleil avec la normale à la surface (angle
d’incidence) déterminera le pourcentage de
lumière directe interceptée par la surface. Le
tableau ci-dessous donne les pourcentages de
lumière interceptée par une surface pour
différents angles d’incidence.

En réalité, le rayonnement total reçu sur une


surface, appelé irradiation solaire incidente (ou
encore éclairement énergétique global), est défini
par la somme de trois composantes :

L’irradiation directe, provenant


directement du Soleil. Cette composante
s’annule si le Soleil est caché par des
nuages ou par un obstacle.

L’irradiation diffuse, correspondant au


rayonnement reçu de la voûte céleste, hors
rayonnement direct. Cette énergie diffusée
par l’atmosphère et dirigée vers la surface
de la Terre, peut atteindre 50 % du
rayonnement global reçu, lorsque le Soleil
est bas sur l’horizon, et 100 % pour un ciel
entièrement couvert.

L’irradiation réfléchie, correspondant au


rayonnement réfléchi par l’environnement
extérieur, en particulier le sol, dont le coefficient de réflexion est appelé “albedo”.

En particulier, on définit aussi l’irradiation


hémisphérique comme l’irradiation globale reçue sur
une surface horizontale (la composante réfléchie par
le sol est nulle dans ce cas).
L’éclairement énergétique global est mesuré par un
solarimètre suivant l’inclinaison et l’orientation
souhaitées. L’éclairement énergétique diffus seul est
mesuré par un solarimètre à bande d’ombre : c’est le
même instrument muni d’un ruban semi-circulaire
qui, ajusté périodiquement, masque l’ensoleillement
direct de l’appareil de mesure.

La quantité d’énergie reçue sera dépendante de cette


puissance, mais aussi de la durée de l’ensoleillement.

Irradiation solaire annuelle et ressources connues d’énergie par rapport à la consommation énergétique
mondiale annuelle.

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Et cette énergie reçue est énorme ! Même si toute
l’énergie solaire reçue sur Terre n’est pas
exploitable, on estime que la partie qui pourrait l’être
représente trois fois plus que l’énergie consommée
mondialement. Cette énergie qui semble inépuisable
à l’échelle humaine est totalement respectueuse de
l’environnement : son utilisation ne produit ni
déchets ni émission polluante. Un véritable défi pour
l’avenir !

Les obstacles à l’ensoleillement


Des masques solaires peuvent être occasionnés par le relief, la végétation existante, les bâtiments
voisins, ou encore par des dispositifs architecturaux liés au bâtiment lui-même.
Les constructions constituent des écrans fixes pour leur voisinage. Leur rôle peut être positif si l’on
recherche une protection contre le Soleil : c’est le cas des villes méditerranéennes traditionnelles, où
l’étroitesse des ruelles et la hauteur des bâtiments réduisent considérablement le rayonnement direct et
fournissent un ombrage bienvenu.

Par contre, ce rôle peut être négatif si les


bâtiments voisins masquent le Soleil alors qu’on
souhaite bénéficier d’apports solaires. En effet
sous notre climat, durant les mois d’hiver,
environ 90 % des apports solaires interviennent
entre 9 h et 15 h solaire. Tous les masques de
l’environnement (immeubles ou grands arbres,
qui interceptent le Soleil pendant ces heures)
gêneront grandement l’utilisation des gains
solaires.

Dans le cas d’une conception solaire passive, il


importera donc de mesurer l’impact de cet effet
de masquage. Pour ce faire, on représentera sur
un diagramme cylindrique ou stéréographique
(figure ci-dessus) les courbes de la course solaire annuelle et la silhouette des bâtiments voisins. On
repèrera ainsi facilement les périodes où l’ensoleillement est disponible et on pourra calculer les
facteurs de réduction des gains solaires.

L’emploi de matériaux réfléchissants (vitrages) peut également influencer l’exposition effective d’un
bâtiment. Ainsi, un édifice orienté nord et doté de larges vitrages clairs pour tirer parti de la lumière
naturelle peut se retrouver dans une situation sud si on construit en face un bâtiment équipé de vitrages
réfléchissants, précisément pour se protéger de l’ensoleillement. À l’évidence, les conditions de
confort, dans le premier bâtiment, sont profondément modifiées par la construction du second.

L’ensoleillement en Belgique
Sous notre climat, le Soleil nous apporte annuellement environ 1 000 kWh/m² au sol, l’équivalent
énergétique de 100 litres de mazout par m² !

9/18
La quantité d’énergie solaire reçue en un lieu est
inégalement répartie au fil des saisons. Elle varie
suivant le jour et l’heure considérés, et est influencée
par les conditions météorologiques et le niveau de
pollution de l’air. On considère en général que l’on
reçoit 250 kWh du 15 octobre au 15 avril et
750 kWh du 15 avril au 15 octobre.

Suivant les conditions météorologiques, le


rayonnement nous parviendra selon ses composantes
diffuses et directes en proportion plus ou moins
grande.

N.B. : Le rayonnement solaire global est ici


considéré sur une surface horizontale (sur laquelle la
composante réfléchie du rayonnement est nulle).

En pratique, les conditions météorologiques peuvent être qualifiées


par l’insolation directe relative : c’est le rapport entre l’insolation
effective (S) et l’insolation maximale théorique (So). Celle-ci
détermine les types de ciel :

Un ciel est considéré comme serein lorsque l’insolation


directe relative S/So est comprise entre 80 et 100 %,

un ciel est considéré comme moyen lorsque l’insolation


directe relative S/So est comprise entre 20 et
80 %,

un ciel est considéré comme couvert lorsque


l’insolation directe relative S/So est comprise
entre 0 et 20 %.

Ciel Mois de l’année


J F M A M J J A S O N D
Couvert 65 54 45 40 30 28 32 29 29 43 61 70
Moyen 23 33 39 44 47 53 52 55 47 37 28 20
Serein 12 13 16 16 13 19 16 16 24 20 11 10
Et le tableau suivant donne pour Uccle, les
moyennes journalières mensuelles de l’insolation
directe relative.

Mois J F M A M J J A S O N D
S/So (%) 23 28 34 39 46 40 41 45 43 35 24 17
Par exemple, une insolation directe relative de 34 %
au mois de mars à Uccle indique qu’en moyenne
seulement 34 % du temps est ensoleillé entre le lever
et le coucher du Soleil.

Énergie moyenne journalière reçue sur une surface horizontale.

Annuellement, c’est environ de 60 % de l’énergie solaire qui nous arrive sous forme de rayonnement
diffus, et 40 % sous forme de rayonnement direct.

10/18
Global [kWh/m².an] Direct [%] Diffus [%]
Normale 980 40 60
2002 990 44 56
2003 1 151 52 48
2004 1 034 44 56
2005 1 056 47 53
2006 1 040 47 53
2007 998 45 55
Rayonnement annuel reçu sur une surface d’1m² au sol.
Source IRM.

> En Belgique, dû à la présence fréquente de


nuages, plus de la moitié de l’énergie solaire
nous provient de manière diffuse !

L’éclairement énergétique disponible

Les graphes suivants donnent l’éclairement


énergétique solaire direct et global pour un ciel
serein à Uccle, le 15 des mois de mars, juin,
septembre et décembre.

Par exemple, les éclairements énergétiques


solaires direct et global pour un ciel serein à
Uccle sont,

le 15 mars à 10huniv.(11hoff) de 291 W/m²


et 424 W/m² pour une surface horizontale,
le 15 juin à 13huniv.(15hoff) de 124 W/m²
et 323 W/m² pour une surface verticale
ouest,
le 15 septembre à 13huniv.(15hoff) de 467
W/m² et 687 W/m² pour une surface
verticale sud.

Dans le cas où la surface réceptrice est verticale,


l’éclairement énergétique sera maximal sur une
surface sud en hiver, tandis qu’il sera maximal
sur une surface est ou ouest en été. Ceci étant, la
surface verticale n’est jamais la surface la plus
favorable au captage de l’énergie solaire.

Afin de tenir compte des conditions météorologiques, les tableaux ci-après donnent l’éclairement
énergétique solaire global pour un ciel moyen et un ciel couvert, à Uccle (Bruxelles), le 15 des mois de
mars, juin, septembre et décembre, d’une surface horizontale et d’une surface verticale d’orientation
sud, nord, est et ouest.

Par exemple, l’éclairement énergétique solaire global pour un ciel moyen et un ciel couvert à Uccle est,

le 15 mars à 9huniv. (10hoff) de 197 W/m² et 89 W/m² pour une surface horizontale,
le 15 juin à 9huniv. (11hoff) de 419 W/m² et 130 W/m² pour une surface verticale est.

Ciel moyen.

11/18
Ciel couvert.

Comparativement au ciel serein, la réduction de


l’éclairement énergétique global sur une surface
horizontale est de l’ordre de 30 % par ciel moyen
et de 70 % par ciel couvert. Cette différence
s’accentue lorsque la surface réceptrice tend à
être perpendiculaire au rayonnement solaire.

Variation géographique de l’exposition


énergétique

Le tableau ci-dessous donne pour les stations


sélectionnées les expositions énergétiques
moyennes mensuelles et annuelles en Wh/m².

KLEINE- SAINT-
Wh/m2 MIDDELKERKE UCCLE CHIEVRES BROGEL FLORENNES SPA HUBERT
Janvier 23 324,1 19 934,9 18 946 21 429,49 20 193,282 21 701,74 22 207,33
Février 38 408,6 35 366,7 34 127,7 37 347,43 36 886,284 39 867,08 42 403,39
Mars 82 762,2 70 736,2 70 311,2 73 494,77 74 980,998 75 783,84 77 881,23
Avril 120 012 106 964 104 289 110 814,4 108 247,55 111 258,9 112 953,5
Mai 155 199 142 253 133 433 142 964,2 139 408,37 144 247,7 147 089,5
Juin 161 996 148 892 139 511 149 189,7 149 189,71 152 095,5 154 251,2
Juillet 156 251 140 136 131 869 141 958,6 144 339,32 144 247,7 148 684,1

12/18
KLEINE- SAINT-
Wh/m2 MIDDELKERKE UCCLE CHIEVRES BROGEL FLORENNES SPA HUBERT
Aout 133 588 120 135 113 045 122 898,7 120 976,34 127 024,1 124 579,4
Sept. 97 249,4 89 548,8 85 518 89 726,62 90 176,658 93 757,5 95 727,1
Octobre 60 666 54 359,9 54 087,7 57 785,18 58 599,132 61 316,02 59 199,18
Nov. 28 288,4 24 577 24 771,4 27 132,73 26 249,322 27 085,5 25 560,38
Déc. 18 576,5 15 690,1 15 940,2 18 120,89 16 820,79 17 654,19 18 279,24
ANNEE 1 076 322 968 591 925 849 992 862,8 986 067,77 1 016 040 1 028 816
La Belgique se caractérise par des variations géographiques relativement faibles, inférieures à ± 5 %
pour l’ensemble du pays, à l’exception de la région côtière et du pays gaumais où des écarts annuels de
10 % par rapport à Uccle sont atteints et même dépassés (+ 18 % à Luxembourg).

Du tableau précédent, les écarts par rapport à Uccle s’établissent comme suit selon les saisons : en hiver
(H); printemps (P); été (E); automne (A) et période de végétation (V) couvrant les mois de mai, juin et

13/18
juillet.

H P E A V Année
Middelkerke + 13 % + 12 % + 10 % + 10 % + 9 % + 11 %
Chièvres –3% –4% –6% –2% –6% –4%
Kleine-Brogel + 9 % + 2 % + 1 % + 3 % + 1 % + 2 %
Florennes + 4 % + 1 % + 1 % + 4 % 0 % + 2 %
Spa + 12 % + 4 % + 3 % + 8 % + 2 % + 5 %
Saint-Hubert + 17 % + 6 % + 4 % + 7 % + 4 % + 6 %
L’Institut Royal Météorologique de Belgique a établi une distribution du rayonnement solaire basée sur
la répartition de l’insolation effective selon les zones climatiques de la Belgique sachant que les
variations de celle-ci par rapport à Uccle sont approximativement les suivantes :

Littoral + 10 %
Polders et Pays de Waes de + 5 % à + 2 % selon l’éloignement de la zone côtière.
Campine et Flandre limoneuse + 2 %
Hesbaye –2%
Pays de Herve –5%
Gileppe – Warche –7%
Plateau ardennais +2%à+5%
Pays gaumais +5%
Grand-Duché de Luxembourg + 10 %
La carte ci-dessous en a été déduite.

L’influence de l’orientation et de
l’inclinaison

Il est bien entendu clair que la quantité d’énergie


reçue sur une surface dépendra de son orientation
et de son inclinaison.

Le graphe ci-dessous montre cette influence dans


notre pays (l’azimut se lit sur la circonférence et
la hauteur du Soleil sur les cercles intérieurs) :

Une surface inclinée à 38° au sud recevra un


maximum d’énergie solaire. Une surface
verticale à l’est ne recevra que 50 % de cette
énergie maximale.

Construction d’un diagramme solaire


La voûte céleste est la partie visible du ciel dans toutes les directions au-dessus de l’horizon. Le
quadrillage du diagramme solaire représente les angles horizontaux et verticaux des points de la voûte
céleste. Tout se passe comme si l’observateur repérait l’azimut et la hauteur du Soleil sur un
hémisphère transparent au-dessus de lui et comme si, ensuite, il étirait cette portion de sphère en
cylindre vertical.

14/18
Lorsque l’on connaît l’azimut et la hauteur
solaire, on n’a aucune peine à situer la position
du Soleil dans le ciel.

En joignant les différentes localisations, du Soleil


à divers moments de la journée, on obtient le
tracé de la course du Soleil.

On peut ainsi tracer la course du Soleil pour


n’importe quel jour de l’année. Les trajectoires
représentées sur les diagrammes solaires
correspondent au vingtième jour de chaque mois
(certains diagrammes les donnent pour les 5, 15
et/ou 25ème jours de chaque mois). La journée
solaire est la plus longue au solstice d’été,
lorsque le Soleil atteint sa hauteur la plus élevée et
balaie le secteur azimutal le plus large, de part et
d’autre du sud. Au voisinage du solstice d’hiver, le
Soleil est au contraire beaucoup plus bas dans le ciel
: il reste visible moins longtemps et balaie le secteur
azimutal le plus faible.

Pour terminer, si on relie entre eux les points qui


correspondent aux mêmes heures sur les différentes
courbes relatives à une même latitude (et à différents
moments de l’énnée, on obtient pour chaque heure
du jour une ligne particulière en pointillé.

D’une manière similaire, on pourra aisément


représenter les masques solaires. Il suffira pour cela
de repérer l’azimut et la hauteur de chacun des
obstacles et de les reporter sur le diagramme.

15/18
16/18
17/18
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