Guide Identifier Risques
Guide Identifier Risques
LES RISQUES
Avril 2025
Pour obtenir l’information la plus à jour,
consultez notre site Web à [Link].
TABLE DES MATIÈRES
MISE EN CONTEXTE...................................................................................................................... 5
Introduction............................................................................................................................................. 5
C’est quoi identifier les risques ?........................................................................................................... 6
Quelles sont les méthodes disponibles pour identifier les risques ? ................................................. 9
Méthode ITEM (Individu, Tâche, Environnement, Matériel).......................................................... 9
Comment réaliser cette méthode ?..........................................................................................11
Méthode par type de risques ....................................................................................................... 11
Risques chimiques....................................................................................................................11
Risques biologiques .................................................................................................................12
Risques physiques ...................................................................................................................12
Risques ergonomiques.............................................................................................................12
Risques psychosociaux liés au travail.....................................................................................12
Risques pouvant affecter la sécurité.......................................................................................12
Comment réaliser cette méthode ?................................................................................................... 13
Risques chimiques............................................................................................................................... 18
Risques chimiques pour la santé................................................................................................. 18
Fibres ou de poussières...................................................................................................................... 18
Brouillards, vapeurs, fumées et aérosols ................................................................................19
Gaz dangereux ..........................................................................................................................19
Produits irritants, corrosifs ou allergènes................................................................................19
Risques chimiques pour la sécurité............................................................................................. 19
Risques biologiques............................................................................................................................. 20
INTRODUCTION
Le succès d’une prise en charge efficace de la santé et la sécurité du travail (SST) débute par
la réalisation d’une démarche de prévention structurée. Lorsque cette démarche est suivie,
elle permet notamment au milieu de travail de respecter ses obligations légales, d’organiser la
prévention et de rendre le milieu de travail plus sain et sécuritaire.
La première étape de cette démarche consiste à identifier les risques. L’employeur ou le maître
d’œuvre a l’obligation, selon la Loi sur la santé et la sécurité du travail (LSST), de documenter
l’identification des risques auxquels sont exposés les travailleuses et les travailleurs de son
établissement et de ses chantiers de construction. Cette identification des risques permettra
aux différents milieux de travail d’élaborer un programme de prévention en établissement ou
sur un chantier de construction, ou un éventuel plan d’action en établissement.
La participation des travailleuses et des travailleurs est essentielle à cette étape. D’ailleurs,
la Loi prévoit des mécanismes de participation pour favoriser l’implication des travailleuses et
des travailleurs. Ces derniers ont notamment comme fonction de participer à l’identification
des risques et de faire des recommandations à l’employeur ou au maître d’œuvre, le cas échéant.
Ce guide est destiné aux principaux acteurs concernés dans les milieux de travail, qu’il s’agisse
de l’employeur, du maître d’œuvre et ses représentants, des travailleuses et travailleurs, de leurs
représentants1, des membres du comité de santé et de sécurité (CSS) ou du comité de chantier
(CC) ou tout autre organisme ou entreprise œuvrant en santé et sécurité du travail. Il propose
des moyens et des méthodes qui permettent d’identifier les risques et les facteurs de risques
susceptibles de causer un accident du travail ou une maladie professionnelle.
Les préventionnistes utilisent diverses notions pour expliquer la nuance entre les deux termes.
On peut parler de danger ou de phénomène dangereux comme une source potentielle de
dommages pour la travailleuse ou le travailleur. Lorsque cette personne peut être en contact
avec le danger, elle est en présence d’un risque. Les préventionnistes disent qu’on identifie
un danger et qu’on analyse un risque. De la même façon, on élimine un danger alors qu'on
maîtrise un risque.
Pour simplifier la démarche, le terme « risque » sera principalement utilisé dans toutes
les étapes de la démarche de prévention, sans faire de distinction.
1. En établissement, les mécanismes de participation sont : le comité de santé et de sécurité (CSS), la représentante ou le
représentant en santé et en sécurité (RSS), l’agente ou l’agent de liaison en santé et en sécurité (ALSS) et la représentante
ou le représentant à la prévention (RP). En construction, les mécanismes de participation sont : le comité de chantier, la
représentante ou le représentant en santé et en sécurité (RSS) à temps plein ou à temps partiel, la coordonnatrice ou le
coordonnateur en santé et en sécurité au travail.
DE
R
du maître d’œuvre et la participation des travailleuses
CONT
NT
et travailleurs ;
IFIER
•
Responsabilité
former les intervenantes et intervenants sur partagée
Cette étape permet également au milieu de travail d’analyser les risques, c’est-à-dire de
les prioriser en évaluant leur probabilité et leur gravité. Cette priorisation permet d’agir sur
les risques les plus urgents en premier. L’analyse des risques fait l’objet du guide no 3.
L’identification et, le cas échéant, l’analyse des risques réalisées dans le cadre du régime
intérimaire permettent aux différents milieux de travail de se préparer à l’élaboration du
programme de prévention ou du plan d’action à venir.
2. Les facteurs de risques en santé et sécurité au travail font référence à toutes les conditions, situations ou pratiques qui
ont pour effet d’influencer la santé physique et psychologique. Ces facteurs peuvent être liés à divers aspects, tels que
l’organisation du travail, l’environnement physique, les équipements utilisés, les processus de travail, les interactions sociales
ou les caractéristiques individuelles des travailleuses et travailleurs.
• Les représentants des travailleurs, tels que les membres du comité de santé et de sécurité (CSS),
la représentante ou le représentant en santé et en sécurité (RSS), l’agente ou l’agent de liaison
en santé et en sécurité (ALSS), ou la représentante ou le représentant à la prévention (RP) ;
Pour y parvenir, le milieu de travail peut utiliser différents moyens pour identifier les risques,
voici quelques exemples :
• Les inspections périodiques.
• Les commentaires, les plaintes et les suggestions des représentants des travailleuses
et travailleurs (RP, RSS, ALSS, membres du CSS et membres du CC) et des représentants
de l’employeur, du maître d’œuvre ou de la coordonnatrice ou du coordonnateur en santé
et en sécurité (CoSS).
• L’expérience des autres entreprises du secteur d’activité du milieu de travail, des associations
sectorielles paritaires (ASP) ou des mutuelles de prévention.
Le milieu de travail devrait débuté par les cibles de tolérance zéro sur les dangers à
conséquences graves, jugés intolérables par la CNESST, pour lesquelles des mesures de
prévention immédiates doivent être mises en place si une personne au travail est exposée
à ces dangers.
Plusieurs approches sont disponibles aux différents milieux de travail pour cette identification.
Ce guide présente deux de ces méthodes :
• La méthode d’analyse des tâches : ITEM (Individu, Tâche, Environnement, Matériel) ;
• L’individu
• Les tâches
• L’environnement
• Le matériel
Le schéma présente les quatre éléments à analyser selon la méthode ITEM, et le tableau 1
présente des exemples de questions à poser par élément.
• Formation • Procédures
• Expérience • Travail
• Supervision • Fréquence
INDIVIDU TÂCHES
Pour réaliser leur travail de façon saine • Quelles sont les tâches à effectuer ?
et sécuritaire :
• Quels sont les éléments associés à
• Les travailleuses et travailleurs ont-ils ces tâches pouvant présenter un risque
(p. ex. : manutention, mouvements
les connaissances suffisantes ?
exécutés, travail en solo, interaction
• Les travailleuses et travailleurs ont-ils reçu
de plusieurs équipes, clientèles
la formation nécessaire pour réaliser leur
particulières, clientèle agressive,
travail de façon sécuritaire ?
organisation du travail) ?
• Les travailleuses et travailleurs sont-ils
• Est-ce qu’il y a des méthodes de
entraînés adéquatement pour réaliser leur
travail sécuritaires ?
travail de façon sécuritaire ?
• Les travailleuses et travailleurs reçoivent-ils • Quelle est la fréquence de ces tâches ?
la supervision adéquate pour réaliser leur • À quel moment ces tâches sont-elles
travail de façon sécuritaire ? réalisées (p. ex. : jour, soir, fin de
semaine, début du quart de travail,
• Les travailleuses et travailleurs, notamment
heures supplémentaires) ?
les jeunes âgés de 16 ans et moins,
font-ils partie d’une clientèle pouvant • Doit-on éviter de confier certaines tâches
cumuler plusieurs facteurs de risques et à des travailleuses et travailleurs de
de vulnérabilités? 16 ans et moins?
ENVIRONNEMENT MATÉRIEL
• Les lieux sont-ils en bon état et dégagés • Les équipements et le matériel requis
(p. ex. : plancher, poste de travail, voie pour effectuer les tâches, incluant les
de circulation, voie d’accès, route, cour équipements de protection individuelle,
extérieure) ? sont-ils disponibles (p. ex. : outils,
• Les lieux sont-ils sécuritaires (p. ex. : machines, véhicules, chaussures de
sécurité, harnais de sécurité, appareils de
contaminants, bruit, poussière, éclairage,
température, humidité, contraintes protection respiratoire) ?
thermiques, qualité de l’air, vibrations) ? • Les équipements et le matériel utilisés
• Est-ce que les lieux sont aménagés sont-ils en bon état ?
de façon à assurer la protection des • Les équipements et le matériel
travailleuses et travailleurs ? utilisés sont-ils entretenus selon les
• Est-ce que l’environnement présente recommandations du fabricant ?
des risques particuliers (p. ex. : espace • Les équipements de protection
clos, travail en hauteur, lieu isolé où il est individuelle sont-ils utilisés, entretenus et
impossible de demander de l’assistance, entreposés de façon adéquate ?
entreposage de produits dangereux) ?
• Le bâtiment est-il en bon état ?
2. Procéder à l’inventaire des postes de travail, des tâches, des outils, des contaminants, des
activités réalisées dans d’autres lieux de travail (sur la route, en chantier, en télétravail), etc.
3. À l’aide du tableau 1 ci-dessus, identifier les risques et les facteurs de risques pour les lieux,
les équipements, les tâches, les matériels/outils ou les postes de travail inventoriés.
4. Inscrire les risques et les facteurs de risques identifiés lors de cet exercice dans la Grille de
la démarche de prévention prévue au guide n0 6.
5. Répéter ce processus pour chaque lieu, équipement, tâche, matériel/outil ou poste de travail.
• Risques chimiques
• Risques biologiques
• Risques physiques
• Risques ergonomiques
• Risques psychosociaux
Risques chimiques
Les risques chimiques peuvent être caractérisés selon deux types : les risques pour la santé et
les risques pour la sécurité. Ils sont associés à un ou plusieurs produits dangereux.
Risques physiques
Les risques physiques englobent les dégagements d’énergie ou de force tels que le bruit,
les vibrations, l’électricité, la pression atmosphérique (environnement hyperbare ou hypobare),
les rayonnements (p. ex. : ionisant, non ionisant, magnétisme, lumière) et les contraintes
thermiques (chaleur et froid).
Risques ergonomiques
Les risques ergonomiques référent aux facteurs de risques liés à un contexte de travail non
optimal (dû à l’absence de considérations ergonomiques). Ces contextes obligent, notamment,
la travailleuse ou le travailleur à adopter des postures contraignantes, à déployer des efforts
physiques excessifs ou à répéter les mêmes mouvements, ce qui peut mener, entre autres,
au développement de troubles musculosquelettiques (TMS). L’importance de ces risques est
modulée par leur intensité, leur durée et leur fréquence, ainsi que par l’influence de chacun
de ces facteurs les uns sur les autres.
Des facteurs de risques psychosociaux liés au travail comme une charge de travail élevée, une
faible reconnaissance, l’absence d’autonomie décisionnelle, l’absence de soutien des collègues
et/ou de la supérieure ou du supérieur et l’absence de justice organisationnelle ont également
des effets négatifs sur la santé physique et psychique des travailleuses et travailleurs. Ces
facteurs doivent être considérés de façon globale, comme agissant les uns avec les autres, plutôt
que d’être pris isolément. Les milieux de travail doivent demeurer vigilants face à ces derniers.
3. À l’aide de l’annexe 1, identifier les risques et les facteurs de risques dans les lieux, les
équipements, les tâches, les matériels/outils ou les postes de travail inventoriés. Prendre note
que la liste de risques et de facteurs de risques énumérée à l’annexe 1 n’est pas exhaustive.
4. Inscrire les risques et les facteurs de risques identifiés lors de cet exercice dans la Grille de
la démarche de prévention prévue au guide n0 6.
5. Répéter ce processus pour chaque lieu, équipement, tâche, matériel/outil ou poste de travail
et par type de risques : chimiques, biologiques, physiques, ergonomiques et psychosociaux
liés au travail ainsi que les risques liés à la sécurité.
Peu importe la méthode utilisée pour identifier les risques, il faut tenir compte de toutes les
activités courantes de votre milieu de travail, sans oublier les activités moins fréquentes,
ainsi que les situations inhabituelles et aléatoires, telles que les tâches liées au déblocage, à
l’entretien et aux réparations d’une machine ou d’un équipement. Les commandes spéciales,
l’introduction d’une nouveauté (p. ex. : une nouvelle machine ou l’instauration d’un nouveau
procédé), les sous-traitants et les procédures d’urgence sont également des éléments à
prendre en considération.
Il faut aussi tenir compte des particularités du secteur d’activités, notamment les risques
inhérents aux tâches de certains métiers, la présence de contaminants ou de matières
dangereuses et les normes spécifiques applicables au milieu de travail.
Si les tâches s’effectuent en contact avec des clientèles ou des usagers, il faut considérer
des facteurs individuels susceptibles d’accroître le risque de comportements violents
(p. ex. : problèmes de toxicomanie, troubles mentaux, itinérance, etc.).
Également, il est important de tenir compte des caractéristiques des travailleuses et
travailleurs, notamment les jeunes de 24 ans et moins (en portant une attention particulière
à ceux de 16 ans et moins), les travailleuses et travailleurs étrangers temporaires ou
immigrants, celles et ceux d’agence ou dont les services sont loués ou prêtés, ainsi que les
travailleuses et travailleurs qui occupent un nouvel emploi. Quelques-unes de ces personnes
cumulent plusieurs facteurs de risques et de vulnérabilité (p. ex. : la nouveauté en emploi,
l’inexpérience, l’absence ou le faible niveau de formation, une méconnaissance des lois du
travail, les barrières linguistiques, les différences culturelles), ce qui augmente de façon
significative la probabilité qu’elles subissent une lésion professionnelle.
L’employeur qui embauche des travailleuses et travailleurs âgés de 16 ans et moins doit
également prendre en compte les risques pouvant les affecter particulièrement. En effet, la
plupart en sont à leur première expérience de travail et sont en plein développement physique,
cognitif et psychoaffectif. Cela peut les rendre plus vulnérables à certains dangers. Il est donc
important que l’identification des risques tienne compte de cette réalité.
Pour aider le milieu de travail à analyser ses risques, le guide n0 3 présente une méthode
permettant de les prioriser, notamment en évaluant la gravité du dommage3 et la probabilité
d’occurrence de ce dommage4. Une fois les risques priorisés, il faut prévoir les mesures
nécessaires afin de les corriger et de les contrôler.
Pour en savoir plus sur les prochaines étapes de la démarche de prévention, vous pouvez
consulter les publications suivantes :
3. La gravité du dommage est une estimation de la gravité possible des dommages survenus à la suite d’un accident du travail,
d’un incident ou d’une maladie professionnelle.
4. La probabilité d’occurrence de ce dommage est la possibilité qu’un accident du travail, qu’un incident ou qu’une maladie
professionnelle se produise avec le dommage identifié.
Avertissement : Les exemples qui suivent sont présentés à titre indicatif seulement.
Exemple 1
Une boulangerie artisanale emploie cinq personnes, toutes des boulangères et boulangers.
Le commerce confectionne une gamme de produits comme des pains, des viennoiseries et
des pâtisseries. Ces travailleuses et travailleurs sont exposés à une variété de risques pour
leur santé et leur sécurité au travail. Ils sont notamment exposés régulièrement aux poussières
de farine, facilement inhalables, pouvant occasionner des éternuements, une bronchite et de
l’asthme. De plus, ce métier requiert la manutention de charges lourdes (déplacement fréquent
des sacs de farine de 50 livres dans la boulangerie), augmentant ainsi les risques de troubles
musculosquelettiques. Ils sont également exposés à des surfaces chaudes en raison de
l’utilisation de fours, ce qui peut provoquer des brûlures.
IDENTIFIER
Repérer les risques Analyser les risques
Niveau de risque
Description Description de la
No Dommages Gravité Probabilité Très
du risque situation, de l'endroit, etc. Élevé Modéré Faible
élevé
IDENTIFIER
Repérer les risques Analyser les risques
Niveau de risque
Description Description de la situation,
No Dommages Gravité Probabilité Très
du risque de l'endroit, etc. Élevé Modéré Faible
élevé
Se blesser Troubles
Découpe de viande
en effectuant musculosquelettiques
1 manuellement pendant
des tâches stade 3 au membre
plusieurs heures en continu
répétitives supérieur
Se couper
Découpe des quartiers de
avec une Amputation d’un ou
2 viande à l’aide d’une scie à
scie à ruban de plusieurs doigts
ruban alimentaire
alimentaire
Problèmes de
santé physique ou
Subir de la psychologique
Clients criant après les
4 violence (p. ex. : anxiété,
membres du personnel.
verbale difficultés
d’adaptation ou
dépression).
IDENTIFIER
Repérer les risques Analyser les risques
Niveau de risque
Description Description de la situation,
No Dommages Gravité Probabilité Très
du risque de l'endroit, etc. Élevé Modéré Faible
élevé
Exposition occasionnelle,
Respirer de
sans appareil de protection Cancer du poumon,
3 la poussière
respiratoire, à de l’isolant à amiantose
d’amiante
la vermiculite
Note : Les trois exemples ci-dessus sont utilisés dans les guides « Identifier les risques » ;
« Analyser les risques » ; « Corriger les risques » et « Contrôler les risques ».
RISQUES CHIMIQUES
Les risques chimiques se divisent en deux catégories : les risques pour la santé et les risques
pour la sécurité.
Fibres ou poussières
Des risques pour la santé peuvent survenir lors d’une exposition à :
• de l’amiante :
- activités produisant de la poussière (p. ex. : démolition ou rénovation d’immeubles
résidentiels et commerciaux) ;
- mauvaise gestion des débris et rebuts ;
• de la silice, activités produisant de la fine poussière de silice (p. ex. : comptoirs de cuisine,
fonderies, travaux de construction, béton, asphalte, brique, granulat, ciment, pavé uni, mortier,
céramique, granit) ;
• des pesticides et autres produits dangereux en poudre ou des poussières de ces produits
(p. ex. : semences traitées) ;
• des fibres céramiques réfractaires (p. ex. : isolant thermique à haute température),
des poussières de frein (p. ex. : garage) ;
• de la laine minérale d’isolation (p. ex. : isolation thermique, acoustique et protection contre
les incendies) ;
Gaz dangereux
Des risques pour la santé peuvent survenir lors d’une exposition à :
• vecteurs (p. ex. : plantes, insectes, animaux, oiseaux, humains, sols, poussières) ;
• agents allergènes (p. ex. : pollen, venin d’insectes, acariens, poils, salive et
squames d’animaux) ;
Bruit Vibrations
Les travailleuses et travailleurs peuvent Les travailleuses et travailleurs
être exposés au bruit continu, intermittent, peuvent être exposés à des vibrations
impulsif ou de choc par : transmises par :
• un système d’alarme ;
• un aimant électromagnétique ;
• le soleil ;
• un laser UV ;
• de l’éclairage.
POSTURES CONTRAIGNANTES
L’un ou plusieurs des facteurs suivants sont présents :
• Le travail doit s’effectuer de façon statique (p. ex. : tout travail nécessitant de maintenir
une même posture sur une longue période, comme le travail à l’ordinateur ou à un poste fixe
ou un travail nécessitant de la précision, etc.).
• Le travail exige l’adoption de postures aux limites articulaires (p. ex. : sous les genoux,
au-dessus des épaules, à bout de bras, dos courbé, nécessitant la torsion du tronc, etc.).
• La travailleuse ou le travailleur doit lutter contre la gravité pour maintenir sa posture de travail
(p. ex. : maintien d’un outil sans appui).
• La posture adoptée exerce une pression sur les articulations (p. ex. : travail à genoux sans
équipement de protection).
• L’aménagement du poste de travail ne permet pas d’effectuer la tâche à l’intérieur des zones
d’atteinte optimales.
• Les tapis anti-fatigues sont absents pour les postes de travail debout.
• Les espaces de travail sont encombrés, ce qui rend difficile l’accès à la zone de travail ou
aux matériaux.
• L’éclairage est inadéquat pour le travail à effectuer (p. ex. : travaux à la pénombre ou dans
des endroits mal éclairés).
• L’horaire de travail prévoit des pauses fixes, sans prise en compte de la sollicitation physique
du travail.
• Les appareils de manutention sont absents ou difficiles d’accès pour les travailleuses et
travailleurs pouvant en bénéficier.
• L’horaire de travail ne prévoit pas de pauses ou prévoit des pauses fixes, sans prise en
compte de la sollicitation physique du travail.
• L’exposition à des chocs, impacts ou vibrations (p. ex. : utilisation d’outils à percussion
ou vibrants).
• Une pression mécanique ou la compression d’une région du corps (p. ex. : présence
d’arêtes vives).
• L’intensité : plus la posture est extrême, ou plus l’effort est grand, plus le risque est élevé.
• La fréquence : plus le nombre de répétitions est élevé dans un temps donné, plus le risque
est grand.
Violence physique
La violence physique constitue une exposition à l’usage de la force physique (p. ex. : coups
de poing, coups de pied, coups de couteau, coup avec des outils, bousculades, empêcher
physiquement quelqu’un de circuler, étranglement, se faire maintenir ou retenir, se faire lancer
des objets, frapper sur un mur, gifler, endommager des biens).
Violence psychologique
La violence psychologique correspond à l’exposition à des actions et des conduites non
désirées ou humiliantes (p. ex. : dénigrement, intimidation, cris, insultes, menaces, répandre
des rumeurs, critiques à répétitions, fausses accusations, simuler un geste de violence,
remarques désobligeantes, faire du chantage, rabaisser une personne, commentaire ou propos
discriminatoire, dispute verbale).
La violence conjugale ou familiale n’est pas toujours facile à détecter. Cependant, certains
signes peuvent indiquer qu’une personne en est victime (p. ex. : signes physiques – ecchymoses
ou autres –, changements significatifs dans le comportement, problème soudain d’assiduité,
isolement du reste de l’équipe et/ou refus de participer à des activités en dehors du travail,
interruptions anormales au travail pour des raisons personnelles en raison de textos, d’appels
téléphoniques ou de visites, observations ou préoccupations des collègues envers la victime).
Parmi les éléments suivants, certains peuvent être présents (selon le type de violence) :
• sont répétés ;
• Exposition de manière répétée aux détails pénibles d’un ou plusieurs événements (p. ex. :
accumulation de traumatismes).
• Insécurité d’emploi.
• Objectifs irréalistes.
• Interruptions fréquentes.
• Demandes contradictoires.
• Demandes imprécises.
• Quantité de travail excessive (p. ex. : obligation de faire des heures supplémentaires).
• Manque de personnel.
MÉCANIQUES GÉNÉRAUX
Travailler près ou dans des zones dangereuses avec possibilité :
• de happement ou d’enroulement ;
• d’entraînement ou d’emprisonnement ;
• d’écrasement ou de choc ;
• de frottement ou d’abrasion ;
• de perforation ou de piqûre ;
• de projection ou de balancement.
Contact avec :
• un élément mobile par rapport à d’autres parties fixes ou mobiles d’une machine ;
• un objet pouvant écraser par son propre poids en raison de sa masse et de son instabilité
(p. ex. : mouvement sous l’effet de la pesanteur, possibilité de renversement) ;
• de happement ou d’enroulement ;
• d’entraînement ou d’emprisonnement ;
• d’écrasement ou de choc ;
• de frottement ou d’abrasion ;
• de perforation ou de piqûre ;
• de projection ou de pulvérisation.
• Travail à proximité du vide (p. ex. : ouverture dans un plancher, extrémité d’un plancher ou
d’un toit).
• Érection, pose ou usage d’un ouvrage en hauteur (p. ex. : escalier, mezzanine d’entreposage,
échafaudage).
• Éclairage inapproprié.
Espace clos
Les espaces clos sont nombreux et variés. À l’intérieur des espaces clos, les travailleuses et
travailleurs peuvent être exposés à plusieurs risques, notamment :
• contrainte thermique ;
• poussières ;
• contaminants ;
• animaux sauvages ;
• situation particulière.
• Noyade.