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Solution TD 1

Le document traite des manipulations et tracés de signaux simples, en expliquant les transformations temporelles comme la translation, le changement d'échelle et l'inversion. Il présente également des exercices sur le calcul de l'énergie et de la puissance des signaux, ainsi que la vérification de l'orthogonalité des fonctions trigonométriques dans le contexte des séries de Fourier. Enfin, il fournit des méthodes et des astuces pour tracer des signaux et démontrer leur orthogonalité mathématiquement.

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Le document traite des manipulations et tracés de signaux simples, en expliquant les transformations temporelles comme la translation, le changement d'échelle et l'inversion. Il présente également des exercices sur le calcul de l'énergie et de la puissance des signaux, ainsi que la vérification de l'orthogonalité des fonctions trigonométriques dans le contexte des séries de Fourier. Enfin, il fournit des méthodes et des astuces pour tracer des signaux et démontrer leur orthogonalité mathématiquement.

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Théorie du signal Exercices

Généralité sur les signaux


Exercice 01

Manipulation et tracé des signaux simples


Pour manipuler et tracer des signaux, on utilise généralement des transformations de la variable
temporelle . Ces opérations géométriques sont essentielles pour comprendre le retard,
l'accélération ou l'inversion d'une information.

 Tracer : 3.rect2( −1)

Solution 1:
Voici les manipulations fondamentales à connaître :
1. Translation Temporelle (Le Retard)
On remplace par ( − ).

• Si >0: Le signal ( − ) est retardé. Le graphe se déplace vers la droite.


• Si <0: Le signal ( + ) est avancé. Le graphe se déplace vers la gauche.
• Exemple : ( −2) est un échelon qui ne commence qu'à =2.

2. Changement d'Échelle (Compression/Dilatation)


On remplace par (avec >0).

• Si >1: Le signal ( ) est compressé (il va plus vite).


• Si 0< <1: Le signal ( ) est dilaté (il est ralenti).
• Analogie : C'est comme lire un disque vinyle en 45 tours au lieu de 33 tours.

3. Inversion Temporelle (Réflexion)


On remplace par − .

• Le signal (− ) est le miroir de ( ) par rapport à l'axe des ordonnées (vertical).


• Cette opération est cruciale pour le calcul du Produit de Convolution.

4. Manipulation d'Amplitude

• Amplification : ⋅ ( ) augmente la hauteur du signal.


• Décalage (Offset) : ( )+ déplace le signal vers le haut ou le bas.

Astuces pour le tracé manuel


Pour tracer un signal complexe comme ( )= ( − ), suivez toujours cet ordre pour éviter les
erreurs :

1. Tracer le signal de base ( ).


2. Appliquer le décalage (Translation de ).
3. Appliquer le changement d'échelle (Compression/Inversion par ).

Pour tracer ce signal, nous allons décomposer la fonction ( )=3⋅rect2( −1) étape par étape en partant
de la définition de base.
1. Analyse des paramètres

• Fonction de base : rect2( ). C'est une porte de largeur 2, centrée sur 0 (elle s'étend donc de
−1 à +1).
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• Amplitude (3) : Le signal est multiplié par 3. Sa hauteur sur l'axe des ordonnées sera de 3 au
lieu de 1.
• Décalage temporel ( −1) : On remplace par −1. C'est un retard de 1 unité. Le centre de la
porte passe de 0 à 1.

2. Points de rupture (Bornes)


Pour trouver les nouvelles bornes du rectangle, on regarde quand l'argument du rect est compris entre
−1 et 1(puisque la largeur est 2) :

• Début : −1=−1⟹ =
• Fin : −1=1⟹ =

3. Étapes du tracé

1. Axe des temps ( ) : Marquez les points 0, 1 et 2.


2. Axe des ordonnées ( ) : Montez jusqu'à la valeur 3.
3. Le dessin :
o Le signal vaut 0 pour tout <0.
o À =0, il monte brusquement à 3.
o Il reste constant à 3 jusqu'à =2.
o À =2, il redescend brusquement à 0.

4. Résumé visuel
Le résultat est une impulsion rectangulaire :

• Intervalle : [0,2]
• Hauteur : 3
• Centre : 1

Si vous deviez calculer l'énergie de ce signal spécifique, elle serait de :


=Amplitude2×Largeur=32×2=18 Joules.

Exercice 02

Calcule de puissance et énergie sur exemple


Pour bien comprendre, faisons le calcul sur deux exemples types : un signal à énergie finie
(impulsion) et un signal à puissance finie (périodique).

Exemple 1 : Signal à Énergie Finie


Signal : Une impulsion rectangulaire ( ) d'amplitude =5 et de largeur =2, centrée sur l'origine.

Exemple 2 : Signal à Puissance Finie


Signal : Un signal sinusoïdal ( )= cos( ) avec =4.

Solution 2:

Exemple 1 :

1. Calcul de l'Énergie ( ) :

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Théorie du signal Exercices

2. Calcul de la Puissance ( ) : Puisque le signal s'arrête, si on fait la moyenne sur un temps


infini :

Conclusion : C'est un signal à énergie finie.

Exemple 2 : Signal à Puissance Finie


Signal : Un signal sinusoïdal ( )= cos( ) avec =4.

1. Calcul de la Puissance Moyenne ( ) : Pour un signal périodique, on calcule sur une période
:

En utilisant l'identité cos2( )=1+cos(2 )/2, on obtient la formule standard pour une sinusoïde:

= 2/2=42/2=16/2=8 Watts

2. Calcul de l'Énergie ( ) : Comme le signal se répète éternellement :

Conclusion : C'est un signal à puissance finie.

Cas particulier : Le Signal Discret


Si vous avez un signal numérique [ ]={1,2,3}(et 0 ailleurs) :

 Énergie :

=12+22+32=1+4+9=14.

Résumé des formules à retenir


Type de signal Énergie ( ) Puissance ( )
Continu Intégrale x(t)
Discret Sommation x[n]
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Théorie du signal Exercices
Exercice 3

Vérification de l'orthogonalité de fonction trigonométriques d un signal


L'orthogonalité est la propriété fondamentale qui permet de décomposer un signal en Séries de
Fourier. Deux fonctions sont orthogonales sur un intervalle si leur produit scalaire est nul.
Pour les fonctions trigonométriques, on vérifie l'orthogonalité sur une période (ou 2 ).
1. La condition mathématique
Deux fonctions ( ) et ( ) sont orthogonales sur [0, ] si :

2. Les trois cas de vérification


Pour la base de Fourier (sinus et cosinus), il faut vérifier trois types d'interactions :

• Cas 1 : Sinus vs Cosinus

Un sinus et un cosinus de mêmes fréquences (ou de fréquences différentes) sont toujours


orthogonaux :

Intuition : L'un est pair, l'autre est impair sur l'intervalle.

• Cas 2 : Sinus vs Sinus (fréquences différentes)

Deux sinus de fréquences et ( ≠ ) sont orthogonaux :

• Cas 3 : Cosinus vs Cosinus (fréquences différentes)

De même pour deux cosinus distincts :

3. Pourquoi est-ce utile ?


Cette propriété agit comme un filtre parfait. Quand vous calculez les coefficients de Fourier d'un
signal, l'intégrale "élimine" toutes les fréquences qui ne correspondent pas à celle que vous testez.
Seule la composante de même fréquence survit au produit scalaire.

4. Exemple de démonstration (Astuce produit-somme)


Pour prouver l'orthogonalité entre cos( ) et cos( ), on utilise la formule de linéarisation :
cos( )cos( )= [cos( + )+cos( − )]/2
L'intégrale d'un cosinus sur une période complète étant nulle, le résultat final est zéro.

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Voir la démonstration complète par le calcul intégral

• Cas 1 : Sinus vs Cosinus


• Cas 3 : Cosinus vs Cosinus (fréquences différentes)

Solution 3:

• Cas 3 : Cosinus vs Cosinus (fréquences différentes)

Voici la démonstration de l'orthogonalité pour le cas de deux cosinus de fréquences différentes


( ≠ ) sur l'intervalle [0,2 ].
1. Objectif
On veut démontrer que le produit scalaire ⟨cos( ),cos( )⟩ est nul :

pour , ∈ℕ, ≠
2. Linéarisation (Outil Trigonométrique)
On utilise la formule de transformation de produit en somme : cos( )cos( )=[cos( + )+cos( − )]/2
En posant = et = , l'intégrale devient :

3. Calcul de la Primitive
Par linéarité de l'intégrale, on sépare les deux termes :

La primitive de cos( ) est 1 sin( ). On obtient :

4. Évaluation des Bornes


On évalue en 2 et en 0:

 Pour =2 : sin(( + )2 )=0 et sin(( − )2 )=0 (car le sinus de tout multiple de 2 est nul).

 Pour =0: sin(0)=0.

Le résultat est donc :


=[(0+0)−(0+0)]/2=0

5. Conclusion
Le produit scalaire est nul, ce qui prouve mathématiquement que les fonctions cos( ) et cos( )
sont orthogonales.

Note importante : Si = , le deuxième terme devient cos(0)=1, et l'intégrale n'est plus nulle. On
obtient alors la norme du signal (liée à son énergie).

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• Cas 1 : Sinus vs Cosinus

Voici la démonstration de l'orthogonalité entre un sinus et un cosinus sur l'intervalle [0,2 ]. Cette
preuve montre que ces deux fonctions ne "partagent" aucune information, même si elles ont la même
fréquence.

1. Objectif
Démontrer que :

2. Linéarisation
On utilise la formule trigonométrique de transformation de produit en somme :
sin( )cos( )=[sin( + )+sin( − )]/2
L'intégrale devient :

3. Calcul de l'intégrale
La primitive de sin( ) est −cos( )/k.

• Si ≠ :

• Si = : le deuxième terme est sin(0)=0, l'intégrale se simplifie mais le résultat reste


identique.

4. Évaluation des bornes


La fonction cosinus est périodique de période 2 . Par conséquent :

 cos(( + )2 )=cos(0)=1

 cos(( − )2 )=cos(0)=1

En appliquant :

5. Interprétation graphique (L'astuce de la parité)


Il existe une méthode beaucoup plus rapide sans calcul :

• Le sinus est une fonction impair ( (− )=− ( )).


• Le cosinus est une fonction pair ( (− )= ( )).
• Le produit d'une fonction paire et d'une fonction impaire est impair.
• L'intégrale d'une fonction impaire sur un intervalle symétrique par rapport à l'origine (comme
[− , ]) est toujours nulle.

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Théorie du signal Exercices
La suite logique : Maintenant que vous savez que la base {cos( ),sin( )}est orthogonale, nous
pouvons :

• Calculer les coefficients et d'une série de Fourier.


• Décomposer un signal carré ou triangulaire.

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