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Cours

Le document aborde les enjeux de la transition écologique, soulignant les conflits politiques et sociaux qu'elle engendre, ainsi que la nécessité d'une coopération internationale pour faire face à la crise climatique. Il met en lumière les défis des négociations lors des COP, notamment le besoin de consensus et les tensions entre pays développés et en développement. Enfin, il souligne l'importance cruciale de la finance pour soutenir la transition vers une économie décarbonée, tout en questionnant la viabilité des investissements actuels dans les énergies fossiles.

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Le document aborde les enjeux de la transition écologique, soulignant les conflits politiques et sociaux qu'elle engendre, ainsi que la nécessité d'une coopération internationale pour faire face à la crise climatique. Il met en lumière les défis des négociations lors des COP, notamment le besoin de consensus et les tensions entre pays développés et en développement. Enfin, il souligne l'importance cruciale de la finance pour soutenir la transition vers une économie décarbonée, tout en questionnant la viabilité des investissements actuels dans les énergies fossiles.

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ÉCONOMIE ET POLITIQUES

DE LA TRANSITION ÉCOLOGIQUE
François GEMENNE
INTRODUCTION AUX ENJEUX PLANÉTAIRES
Pourquoi la transition est-elle forcément conflictuelle ?

1. L’Anthropocène comme nouvelle grille de lecture sont donc convaincues d’être minoritaires). OR quand
les scientifiques leur annoncent que la majorité a agi
• Anthropocène (nvelle époque géologique) = concept comme elles, les personnes se disent alors prêtes à
débattu par les scientifiques. Stabilisation du climat il donner davantage (maintenant qu’elles se sent
y a 12 000 ans (taux de concentration de CO2 dans majoritaires).
l’atmosphère stable → saisons deviennent prévisibles • La q° environnementale est devenue une q°
⇒ dvlpt de l’agriculture, etc.) = Holocène. idéologique/politique : clivage d’abord aux US, mais
• Mais signification pol : les humains sont devenus les prend de +/+ d’ampleur en Europe et en France →
pcpales forces de transformation de la planète. Alors polarisation croissante de cette q°. Comment
que l’h et la Terre ne parcourent pas les mêmes surmonter cette polarisation ?
dimensions (existence Terre = 4,5 Mia d’années),
même si nous avons le sentiment que l’h existe depuis 3. Un enjeu global
tjrs.
• Prise de conscience que nous ne pouvons plus agir • Nous ne pouvons pas résoudre le pb seuls, à
contre l’envt = 70s : 1ères conférences sur l’envt, 1ers l’échelle de nos frontières nationales. 1800 : 30 Mio
ministères de l’envt. Fin de la période d’insouciance, t/an de CO2 à l’échelle mondiale. 2023 : 37 Mia t/an.
alors que nous avions toujours vécu comme si la Terre Mais évolution des origines géographiques des
(et ses lois naturelles) et le monde (l’organisation pol, émissions. 42% du total mondial en 1960 vs 13% en
éco, sociale de la Terre) étaient 2 entités indép. 2023. Donc en 60 ans, la part de l’Europe dans les
émissions mondiales de GES a été divisée par 3. Non
2. Les paradoxes de la transition pas pcq l’Europe a ÷ 3 ses émissions, mais pcq d’autres
régions du monde (et nt l’Asie) ont considérablement
• La q° de l’envt crée des dissensions profondes dans accru leurs parts (Asie : de 16% à 52%) sous l’effet
la société : l’envt est apolitique, mais pas la d’un dvlpt calqué sur celui de l’Occ (càd l’extraction
transition ! Il est logique de débattre, en démocratie, des énergies fossiles).
des manières de mettre en œuvre cette transition. Tlm • Une partie du pb se joue désormais dans les pays
est d’accord sur le constat de la gravité du pb, mais du Sud : quelle trajectoire de dvlpt ? Calquée sur
désaccords profonds sur la voie à emprunter ⇒ risque Chine et Europe/Amérique du Nord, ou dvlpt
de l’inaction, alors que 89% des personnes ds le décarboné ? C’est le nœud gordien des négociations,
monde considèrent que leur gvt devrait en faire + car les pays du Sud rejettent l’hypocrisie d’une Europe
pour combattre le RC. qui a fondé son dvlpt sur les énergies fossiles mais
• Effet performatif du discours : si on est convaincu demande aux autres d’y renoncer. Les pays du Sud
qu’on est majoritaire, on a tendance à vouloir faire font leur choix : l’Inde repose encore bcp ajd sur le
entendre encore + sa voix ; si on est convaincu d’être charbon, et sera sans doute le dernier pays à sortir du
minoritaire, on se tait davantage par peur du rejet charbon, tout en étant à la pointe de l’énergie solaire.
social. Exemple d’expérience sociologique aux US en • Dilemme pour l’industrie européenne : par ex, nous
2023 : Les scientifiques placent 450 $ devant chq déplorons que nos panneaux solaires soient fabriqués
personne interrogée individuellement, et les en Chine, mais nous nous félicitons qu’ils soient de ce
confrontent à un choix → la personne peut empocher fait devenus moins chers et facilitent la transition…
cet argent en guise de paiement pour sa venue OU le 2024 : l’Europe a investi le double dans les énergies
donner à une ONG qui le réinvestira dans la recherche renouvelables que dans les énergies fossiles. Mais ces
pour les énergies renouvelables. La majorité des invts sont encore dérisoires p/r à une Chine qui
personnes donne la moitié de l’argent à l’ONG. MAIS, investit quasiment autant que tous les autres pays du
lorsqu’elles sont interrogées sur ce qu’elles pensent monde.
que les autres feront, la majorité des personnes sont
convaincues que les autres empocheront l’argent (elles
Derrière la q° de la transition, ce n’est pas seulement La Terre n’est pas objet de politique, mais sujet de
l’avenir de la planète, mais bien les gds équilibres des politique : c’est cela, l’économie du XXIe siècle.
forces éco et industrielles mondiales qui se dessinent.
GÉOPOLITIQUE DU CLIMAT
Que peut-on attendre de la COP-30 ?

Conférence de Paul Watkinson


Facilitateur et négociateur multilatéral ; chef de la délégation française pendant la COP-21 ; ancien Conseiller
auprès de la Ministre du Climat et de l’Environnement des E.A.U.

La COP climat : progrès, défis et prospective

• Le principe d’approbation par consensus est une arme pour les faibles : c’est ce qui permet aux « petits » (les
îles Marshall, par ex, dont le PM est très engagé) de s’opposer aux « géants » → tant qu’il n’y a pas de consensus,
il n’y a pas d’accord.
• L’Accord de Paris a permis de créer un cadre xlatéral, sous-tendu par 4 grands axes :
o Fixer des objectifs communs au niveau mondial : nettement sous 2°C et poursuivre les efforts pour limiter
le RC à 1,5°C (un point largement porté par les États insulaires, mais sur lequel les pays dvpés étaient
réticents au début de la négociation), rendre les flux financiers cohérents avec la décarbonation et la
résilience ;
o Contributions déterminées au niveau national : logique « bottom up » mais obligation pour les pays de se
fixer des objectifs et de mettre en place des mesures nationales (certains pays, comme l’Inde,
n’acceptaient pas de mesure contraignante, et donc le concept de « bottom up » a changé la donne pour
l’Inde) ;
o Règles et processus centralisés : logique « top down », système de transparence, reporting et revue, bilan
global tous les 5 ans ;
o Coopération et collaboration : finance, technologies, renforcement des capacités, mécanismes de marché,
agenda de l’action.
• Des progrès… mais pas assez → accélération de la crise climatique, contexte pol défavorable :
o Accélération de la crise climatique :
- 1,55°C au-dessus de la température pré-industrielle en 2024 (hausse probable au cours des 5
prochaines années)
- Émissions de GES n’ont pas atteint leur pic, et encore moins commencé à baisser durablement
vers la neutralité carbone
- Impacts climatiques se xplient à travers le monde, adaptation insuffisante, pertes et préjudices
importants
o Contexte politique défavorable :
- Tensions éco, sécuritaires et pol mondiales
- Priorité décroissante du climat : concentrat° sur d’autres priorités
• Quel futur pour la COP ? Le xlatéralisme est difficile, mais le rôle de la COP demeure + impt que jamais →
surveiller progrès, maintenir la pression pol, axer sur la science, fixer de nvx objectifs.
La COP doit se renouveler : méga-COP (réunir 50 000 à 100 000 personnes) témoigne d’une volonté de participer
au processus, manque de clarté quant à la mise en œuvre de nvelles actions, facile à critiquer, de +/+ difficile à
organiser.
o Passer d’un processus dominé par la négociation à un processus qui soutient la mise en œuvre et
l’accélérat° de l’action (atténuation, adaptation, financement, pertes et préjudices)
o Mieux associer les acteurs de la mise en œuvre
o Rationaliser un processus formel surchargé
o Réinventer l’agenda de l’action : inflation des initiatives, mettre le focus sur la mise en œuvre et la
redevabilité
o Regarder au-delà du climat et établir des liens avec d’autres processus/défis comme le commerce et les
pol industrielles
o Mettre le climat au sein d’un xlatéralisme repensé
On ne négocie pas la mise en œuvre pratique pdt les COP : cela reste du domaine des États et des collectivités
locales.
1. Constat • Des succès et des échecs :
o 1992 : UNFCCC (Rio) → signature universelle,
• Chq année, la COP déçoit. Pq déception constante ? même les US ne sont pas sortis de cette
o Une négociation permanente : pas de fin convention.
programmée pour la COP (contrairement aux o 1995 : COP-1 (Berlin).
négociations pour les accords o 1997 : Protocole de Kyoto → traité interN
commerciaux/de paix) car chgt climatique = (protocole test, à durée limitée) de limitation
pb de très long terme. Donc différence de l’↗° des températures. Naissance du
majeure avec d’autres processus de marché carbone (instrument innovant dans le
négociation. Or, nous attendons à chq COP droit interN : droit pour les États d’acheter et
que ce soit la dernière, qu’elle règle le pb 1x revendre des quotas d’émission pour atteindre
pour toutes ⇒ 1er facteur de déception. leurs objectifs). Ce protocole test devait
o La règle du consensus : ralentit la négociation, initialement être remplacé par le protocole de
alors que dans le même temps le RC s’accélère Copenhague (2009), mais échec car les pays
(accélération tangible). Toutes les décisions émergents rejettent une négo contraignante.
doivent être prises, sinon à l’unanimité, au o 2009 : COP-15 (Copenhague).
moins sans objection majeure. Mais règle du o 2015 : Accord de Paris → prend acte du chgt
consensus a été érigée pour protéger les de méthode dans la négociation.
petits États. Or, cela s’est retourné contre eux, o 2023 : COP-28 (Dubaï) → complète l’accord de
car la règle a été utilisée comme une sorte de Paris en fixant des moyens pour atteindre les
droit de veto par les pays les - ambitieux dans obj (nt sortie progressive des énergies fossiles,
la négociation (ex : Arabie Saoudite a x3 des capacités des énergies renouvelables
longtemps bloqué les négos sur les énergies dans le monde, neutralité carbone d’ici 2050).
fossiles). o 2025 : COP-30 (Bélem) → la q° d’un accord
o Une négociation reflet de la transition : nous international est rendue hypothétique compte
donnons à la négociation un caractère tenu du retour des guerres, de la polarisation
performatif → impression que ce qui est acté du monde, de l’↗° du populisme.
ds une négo doit/peut être appliqué de façon
simple et immédiate. Tournant : COP-15 à 3. Quelle évolution ?
Copenhague → Émergents refusent le diktat
des Occ, et rejettent des accords • Quel modèle de négociation dans un monde
contraignants. Tournant ds logique de négo : fragmenté ?
de top down (descendante) à bottom up o L’universalité remise en cause : vers des
(ascendante), demande d’abord aux pays ce coalitions restreintes ?
qu’ils sont prêts à mettre en œuvre pour o Faut-il renoncer à avoir une COP chaque
aboutir à mutualisat° des engagements pris au année ? Différents formats ?
niv national. o Quel rôle pour d’autres acteurs ?
o Une négociation à la fois transparente et o Est-ce que nous en attendons trop ?
opaque : très ouverte, nbx d’observateurs (60
000 personnes à la COP-28 de Dubaï, 20-30
000 personnes en moyenne), très médiatisée.
Paradoxalement, personne ne comprend rien
aux négos et à leur contenu (de +/+
technique, éclatées entre plusieurs groupes
de L ⇒ impression que l’objet-même de la
négo s’est dilué).

2. Une brève histoire des COP


FINANCE DURABLE
Comment financer la transition ?
La finance est-elle structurellement incompatible avec la transition écologique ?

1. Chiffrage

• 125 000 Mia $ (càd 3,5-5 Mia $/an) nécessaires pour amener l’éco mondiale à la neutralité carbone. Mesures
politiques : taxe carbone, par ex.

• Faire appel aux capitaux privés : comment ? Qui ?

2. Investissements énergétiques

• Les énergies fossiles continuent à bénéficier de financements impts (de nombreuses entreprises françaises,
américaines, japonaises, chinoises ont des actifs dans les énergies fossiles)
Ajd, on a peu de difficulté à financer des projets dans les énergies bas carbone, mais des montants impts restent
investis dans les énergies fossiles (pas de véritable mvt de désinvestissement dans le fossile).
Seuls qlq pays captent les montants dépensés pour financer la transition énergétique : Chine, UE, US, (Japon)… les
pays du Sud bénéficient de peu d’invts pour financer cette transition car les investisseurs ont peu confiance. Pb : les
négociations COP portent essentiellement sur la q° de la transition dans les pays émergents…

3. Assurances

• Tout argent qui n’est pas investi ajd dans la transition risque d’être payé bcp + cher demain en raison de
l’empirement de la situation. Or, nous avons le sentiment ajd de manquer d’argent et donc tendance à reporter les
coûts à demain, aux générations futures.
• Ajd, les dommages climatiques coûtent de +/+ cher : x2 tous les 5 ans en France. Coût + lourd à porter pour les
assureurs -> met en cause la q° de l’assurabilité (40 Mio d’habitations aux menacées de perdre leur assurance en
Californie car risque d’incendie trop important).
• Q° de la solidarité et du modèle mutualiste : ajd en France, modèle de mutualisation des risques à l’échelle
nationale. Or, les risques sont très diversifiés en fonction des régions : les habts de Clermont-Ferrand vont-ils
accepter, à l’avenir, de voir leurs cotisations tripler pour assurer les habitants de Charente-Maritime vs inondations ?

 Q° de la finance est fondamentale pour la transition.

La finance à impact

Intervenantes : Maud Caillaux (Fondatrice et Dirigeante de Green-Got) / Karen Degouve (Experte en Finance
Durable, Senior executive Fédération Bancaire Française)

Les banques ont commencé à s’intéresser au climat vraiment à/p de 2015 (COP-21, car grand mouvement pol et
de l’OP en faveur de la transition).
MOBILITÉS
Comment repenser la mobilité dans un monde contraint ?

1. Massifier pour décarboner (Alliance pour la décarbonation de la route)

• Solution possible : optimisation et mutualisation du transport de passagers, càd développer un bouquet de


services à forte capacité pour les déplacements de 10-80 km, distances où le véhicule individuel domine
massivement les flux quotidiens. 2 leviers de décarbonation apportés à la fois par :
o l’optimisation de l’usage de la voiture (meilleur taux d’occupation des véhicules) ;
o le report vers le transport collectif sur route (report modal de la voiture individuelle vers l’autocar et
l’autobus).

• Diagnostic : la mobilité routière quotidienne et individuelle domine les usages et les émissions de CO 2.
o Les émissions du secteur des transports tardent à diminuer à un rythme suffisant → transport routier = 1er
émetteur de GES en France (> 1/3 émissions nationales), dont ¾ imputables au transport de passagers.
Voiture individuelle = 80% de la somme des km parcourus sur les routes françaises (proportion stable depuis
90s, mais kilométrage a augmenté de 20%).
- La Stratégie Nationale Bas Carbone (feuille de route France pour 2050) priorise 5 leviers pour réduire
ces émissions :
 Modération de la demande de transport
 Report modal vers des modes moins émetteurs
 Amélioration du remplissage des véhicules
 Baisse de conso d’énergie des véhicules
 Décarbonation de l’énergie utilisée
- Objectifs ambitieux (↘ 32 Mio t CO2) mais cohérents… mais inatteignables sans mesures concrètes.
o La problématique spécifique des trajets longue-distance du quotidien → effort des politiques publiques fr
largement concentrés sur les déplacements (très) courts, avec alternatives (TGV, bus, métro, tramway,
covoiturage, vélo…). Mais voiture (thermique) dominante à 85% pour trajets 10-80 km. Ces déplacements,
difficiles à réorienter vers le rail, révèlent une forte dépendance à l’autosolisme et une hétérogénéité socio-
spatiale importante.
⟹ Recommandations suivantes sont destinées à élargir ces choix de mobilité pour les trajets quotidiens de
moyenne-longue distance, visant à la x des bénéfices éco pour les usagers, un meilleur désenclavement des
territoires mal connectés aux réseaux de transports collectifs, et la ↘ des émissions de CO2. Solution : 2 formes de
covoiturage (planifié et en ligne express), car se dvpe de façon insuffisante malgré son potentiel. Attention : la
massification des usages de la route reposera sur une électrification des véhicules.

• Recommandations : celles-ci reposent sur plusieurs axes susceptibles de dvper un véritable « choc d’offres
compétitives » face au modèle dominant qu’est l’autosolisme. Outre la meilleure allocation de la voiture en centre-
ville, un basculement sera déterminé par la qualité de service proposée, sa fréquence, et sa densité. Par ailleurs,
optimiser l’usage de la voiture ne doit être qu’une sol° complémentaire des projets ferroviaires et routiers SERM
(Services Express Régionaux Métropolitains).
1) Transformer la voiture en une vraie sol° de mobilité pour mailler finement les territoires via le covoiturage du
quotidien
- Avantages : capacité à être déployé partout (donc outil clé pour connecter les métropoles aux zones
peu denses), renforce l’acceptabilité de la pol de transition écologique des mobilités
- Moyens : pour dvper le covoiturage et atteindre une masse critique suffisante à son efficience, il faut
communiquer sur l’inventaire des sièges disponibles et en assurer le remplissage. Comment ?
a) Échelle nationale/locale : communiquer massivement via les canaux de l’État/des collectivités
pour inciter à covoiturer
b) Faciliter le remplissage des véhicules à travers une incitation financière claire – et des incitations
non-financières – pour récompenser les conducteurs et réduire le coût perçu du trajet pour les
passagers
2) Engager un choc d’offres compétitives en complément à la voiture individuelle : les services express routiers1

1
S.E.R = alliance des lignes de car/de covoiturage express → brique routière des SERM, à déployer en complémentarité avec le ferroviaire et
les modes actifs.
-Dvper massivement les cars express en complément du mode ferroviaire (en raison du coût d’invt,
l’offre ferroviaire doit être prioritairement dvpée lorsqu’une forte capacité est requise en zone
périurbaine – train express – ou qd il existe une infrastructure susceptible d’être réhabilitée pour un
usage innovant de train léger)2.
- Si, à Paris, transports collectifs = 34% des km parcourus, ce chiffre tombe à 13% dans les agglos de >
700 000 habts, et même à 5% dans les villes de < 50 000 habts. Exemple : ligne de car express
Bordeaux-Créon (30 km, 1 car toutes les 15 min en heure de pointe) accueille > 1 000 voyageurs/jour.
- Déploiement des services express routiers doit suivre les principes suivants :
a) Dvper un réseau radial, desservant un périmètre d’environ 30 km ou 45 min de trajet. Cette sol°,
caractérisée par une mise en œuvre rapide et des coûts d’exploitation réduits, offre une gde
souplesse d’adaptation. Pour l’utilisateur, avantage pcpal = fréquence élevée des passages (nt aux
heures de pointe) ⇒ alternative réaliste à la voiture individuelle.
b) Instaurer un titre de transport unique et ajuster la tarification afin de réduire l’écart existant
entre le coût d’1 titre à l’unité (souvent comparable à celui d’un trajet en voiture) et celui des
abonnements (souvent sous-évalués). Alors qu’une part non négligeable de la clientèle utilise les
transports de manière occasionnelle, le coût d’un billet de transport à l’unité s’avère peu incitatif.
c) Opter pour une stratégie globale qui intègre des voies réserves, le covoiturage en ligne et des
connexions au réseau urbain
3) Adapter l’infrastructure via des parcs d’échange
4) Penser les voies réservées dans une logique servicielle
5) Assurer le confort de l’usager du véhicule électrique

2. Décarboner le transport routier de marchandises (Alliance pour la décarbonation de la route)

• Anthropocène.

3. Assurer la résilience de la route (Alliance pour la décarbonation de la route)

• Anthropocène.

2
Pour rejoindre un centre-ville, la gare ferroviaire est souvent la + adaptée, mais le car express ou la ligne de covoiturage l’est pour une zone
d’activité/d’emploi à proximité d’une infrastructure routière.
GÉOPOLITIQUE DE L’ÉNERGIE
Comment la transition énergétique peut-elle s’adapter aux enjeux géopolitiques actuels ?

1. Décarboner le mix énergétique mondial

• XXX.
Impression qu’il a fallu que la Russie envahisse l’Ukraine pour réaliser la dimension centrale de la q° énergétique 
on a réalisé que notre éco était profondément dépendante des importations du gaz russe => vulnérabilité
énergétique devient vulnérabilité géopo p/r à des régimes (comme la Russie) qui considèrent l’UE comme un projet
hostile.
Ajd, 80% de l’énergie consommée dans le monde est fossile (vs 84% au début des 2000s). donc la part des fossiles ne
s’est que très peu réduite dans le mix énergétique mondial, car notre conso d’énergie n’a cessé d’augmenter.
Confusion fréquente entre mix énergétique et mix électrique. Électricité = 20% de la totalité de l’énergie produite
dans le monde (30% en France). Donc on a souvent tendance à croire en France que, pcq notre mix électrique est
largement décarboné, notre mix énergétique l’est aussi. Mix énergétique français = à 60% fossile.
Donc si on veut décarboner le mix énergétique mondial, il va falloir électrifier davantage les usages (n t dans le
domaine des transports, du chauffage et de l’industrie) et décarboner la prod° d’électricité. Bonne nouvelle : nous
savons tb décarboner la prod° d’électricité (grâce au nucléaire et aux renouvelables).

2. La question de la sobriété

N’est-il pas possible d’imaginer que nous consommions moins d’énergie à l’avenir (sobriété) ? La difficulté est que
dans les décennies à venir, la demande d’électricité dans le monde va continuer à augmenter pour 3 raisons :
- Augmentation de la demande dans les pays du Sud, liée à leur dvlpt : De très nbx pays du Sud vont
se dvper et seront donc confrontés à une demande d’énergie croissante. Or, on ne peut pas souhaiter
que les pays du Sud restent pauvres. Donc la théorie de l’empilement (certains considèrent qu’il n’y a
pas eu de transition énergétique, et que les énergies ne font que s’empiler les unes sur les autres
sans que les nouvelles énergies ne remplacent les anciennes) ne tient pas : cette illusion vient du fait
que la pol énergétique se décide à l’échelle nationale (pas mondiale), et que le mix énergétique
mondial résulte de l’accumulation des mix énergétiques nationaux. Donc si on a l’impression que les
énergies s’empilent les unes sur les autres, ce n’est que pcq la demande d’énergie des pays du Sud
est telle que la hausse de conso d’énergie implique une conso croissante d’énergies fossiles (car les
pays du Sud n’ont pas réalisé leur transition nrjtique) => donc l’augmentation des énergies fossiles à
l’échelle mondiale n’est pas une évolution au niv mondial, mais le fruit des pol énergétiques de qlq
pays (Inde, et autres émergents).
- De +/+ d’usages de l’électricité, nt pour l’IA qui nécessite des quantités phénoménales d’électricité.
D’où l’acquisition par des géants du numérique (ex : Microsoft) de réacteurs nucléaires.
- Pour réaliser la transition énergétique, nous allons avoir besoin d’une électrification de +/+ impte,
donc besoin de +/+ d’électricité (énergie fossile consommée sous forme d’électricité, produite de
façon décarbonée).

3. Quel financement pour la transition énergétique ?

Comment le financer ? Évolution des financements énergétiques dans le monde : 2015, davantage d’invts financés
dans les énergies fossiles que renouvelables → inverse depuis 2016. 2024 : 2 000 Mia $ investis dans les
renouvelables dans le monde (= 2x + que pour le fossile).
Mais 2 pbs :
- Le niveau d’invt dans les fossiles reste très haut (et a même tendance à remonter légèrement). Or,
transition nécessite invts accrus dans renouvelables mais aussi désinvestissement dans les fossiles.
- Ces financements sont très inégalement répartis dans le monde : l’essentiel a lieu en Chine, aux US et
dans l’UE. Pourquoi pas d’invts dans les pays du Sud, alors que potentiel énorme ? On considère que
le régime d’invt dans les pays du Sud est moins stable en raison de l’instabilité politico-éco, donc pas
de confiance des investisseurs. Enjeu crucial de la transition = financement de la transition dans les
pays du Sud. Faute d’invts dans les pays du Sud, de nbx pays du Sud se tournent vers leurs énergies
fossiles (ex : le Sénégal devient officiellement producteur de pétrole en 2024) pour satisfaire leurs
besoins énergétiques croissants (on ne peut pas le leur reprocher, d’autant qu’on a fait pareil !!).

Cette q° dépasse le financement : c’est aussi une q° de svté. Autrefois, svté envisagée à/p des ressources
énergétiques présentes dans le sous-sol (sources d’énergies qu’on peut posséder par nature). Enjeu ajd = ramener
sur notre territoire des énergies hors-sol qu’on va ensuite convertir, grâce à la technologie, en électricité. C’est un
chgt radical : dimension pol de la transition énergétique qui échappe (parfois) aux ingénieurs.

CAS DE LA CHINE
A fait le choix de miser sur l’électricité et de devenir une super-puissance électrique à une vitesse fulgurante. Pq ? Car
la Chine a compris que le nerf de la puissance = l’énergie. Donc, étant une super-puissance électrique, la Chine est
une super-puissance géopolitique.
Entre janv et juin 2025, la capacité installée par la Chine en énergie solaire a atteint 256 GW, càd > 2x la capacité
solaire installée par tous les autres pays du monde sur la même période (124 GW). Notre futur énergétique et donc
éco/industriel sera largement déterminé par la pol de la Chine. D’ici 2030, la prod° chinoise en énergie solaire
dépassera la conso électrique totale des US. Dans < 10 ans, la 1 ère source d’électricité dans le monde sera l’énergie
solaire (dont la prod° aura x4, vs x3 pour l’éolien).

Compétitivité et svté énergétique


A savoir : la différence de prix entre une voiture électrique chinoise et une française n’est pas liée au fait que la main-
d’œuvre chinoise est moins chère que la française (même si c’est vrai), c’est essentiellement pcq l’électricité chinoise
est 4x moins chère que l’électricité européenne. Donc le coût de l’énergie impacte grandement la compétitivité. Sol° :
avoir une pol de svté énergétique à l’échelle européenne qui passe par les énergies décarbonées (ou alors par
l’importation d’énergies fossiles aux pays du Golfe, mais bon…)  sinon, nous serons tjrs dépendants sur les plans
éco et industriels d’autres puissances qui nous sont hostiles.
RÔLE DES ENTREPRISES / GÉOINGÉNIEURIE
Quelles promesses la géoingénierie fait-elle face à l’urgence climatique ?

1. Quelles sont les entreprises qui se transforment ?

• XXX.

Cas de Michelin : la stratégie « Michelin in Motion »


Travail sur l’ensemble de la chaîne de valeur, élaboration d’une ambition environnementale pour 2030

2. XXX

• XXX.
RÔLE DES ENTREPRISES / GÉOINGÉNIEURIE
Que peut-on attendre de la géo-ingénierie ?

1. Quelles technologies ?

• Capture du carbone : but = faire baisser la quantité de carbone présente dans l’atmosphère → volonté d’enfouir/
fossiliser le carbone sous Terre.
o Reboisement : voie la + controversée car consiste à replanter des arbres pour stocker davantage de carbone
dans les forêts → prétexte pour éviter aux entreprises/État de réduire leurs émissions (greenwashing) ? Par
ailleurs, les arbres plantés permettent-ils vraiment de stocker du carbone (q° de l’essence des arbres) ?
o Production de biochar (engrais naturel produit à/p de déchets de la biomasse) pour refossiliser du carbone.
Pb = cultiver des cultures qui viseraient avant tout à produire des déchets afin de les revendre.
o Fertilisation artificielle des océans : ↗ les minéraux dans les océans pour qu’ils capturent davantage de
carbone OU fertiliser artificiellement le plancton pour qu’il absorbe davantage. Pb = plus les océans
absorbent le carbone, plus l’eau devient acide (donc vrai pb pour la biodiversité).
o Stockage sous-terrain : capturer le carbone à la source (nt sur des sites de prod° industrielle, ex : aciéries,
cimenteries) pour le stocker sous Terre. Mais où l’enfouir ? S’il faut transporter le carbone en bateau jusqu’à
un point d’enfouissement, c’est contre-productif… Pb du coût également. Technologie applicable en certains
pts précis, pas généralisable.

• Modification du rayonnement solaire : but = faire baisser la température.


o Peindre les toits en blanc (peinture réfléchissante) : principe physique de l’albédo (couleurs claires reflètent
la chaleur du Soleil, alors que les couleurs sombres l’absorbent). Mais pb des toits en zinc, classés et protégés
à Paris. Plus largement, idée de peindre de grandes surfaces en blanc / enrober de grandes bâches blanches.
o Injecter des particules de soufre dans l’atmosphère pour créer l’effet d’une éruption volcanique (qui atténue
les rayonnements). Pb = il faut en injecter continuellement + effets secondaires sur la santé ?
o Installer dans l’espace des miroirs réfléchissants ou une membrane tendue par des satellites afin de créer
une ombre artificielle sur Terre (mais quel impact pour la santé mentale ?). Projet encore fictionnel, mais
sérieusement étudié (aux US nt).

⟹ La géo-ingénierie spatiale est la + controversée, en raison des risques secondaires.

• Nombre de ces technologies n’impliquent pas de gros moyens sophistiqués, et sont à peu près accessibles à tous
(on peut soi-même acheter ce qu’il faut et procéder à l’expérience de géo-ingénierie = envoyer du soufre dans
l’atmosphère, fertiliser artificiellement l’océan à/p d’un bateau de pêche…).

2. Quels enjeux ?

• Technologies : que maîtrise-t-on ? Pour certaines technologies, on ne maîtrise pas pleinement tous les effets
secondaires (nt sur la santé publique). Pas de maturité technologique suffisante pour évaluer clairement les impacts
associés à ces technologies.

• Éthique : a-t-on le droit ? Engrenage dangereux, qui fait de la géo-ingénierie une ligne rouge (qui consisterait à
choisir le climat). Mais puisque le chgt climatique est déjà une manipulation artificielle du climat, pour quelle bonne
raison ne pourrait-on pas manipuler le climat dans l’autre sens ? Moindre mal plutôt que de subir de plein fouet les
effets du chgt climatique ?

• Gouvernance : qui a le droit ? À l’heure actuelle, rien n’est interdit (⇔ tout est permis, pour tout le monde). Donc
risque que qqn prenne une décision seul, qui ait des conséquences pour le monde entier. Ex : si qqn ou un gvt
prenait la décision d’injecter continuellement des particules de soufre dans l’atmosphère, ce pourrait être très grave
dès le moment où cette personne/cet État arrêterait (car remontée brutale de la température). Aspect conflictuel qui
ne peut être négligé. D’où ces questions : qui autorise ? dans quelles circonstances ? avec quelles limitations ?

*
* *

Ajd, la transition – qui apparaissait il y a encore qlq années comme un élt mobilisateur – semble en panne. Elle
apparaît comme une contrainte, un fardeau pour la compétitivité et la souveraineté. On en parle avant tout en
termes de coûts, renoncements, sacrifices, etc. Impossible/illusoire ou non-prioritaire, voilà les 2 écueils qui freinent
la transition. L’instabilité politique n’aide pas à la transition, qui a besoin d’un cap clair et d’une continuité. Alors,
comment avancer ? Nous avons une vision assez claire d’un monde que nous ne voulons pas habiter : celui décrit
dans les rapports scientifiques et les œuvres de fiction qui traitent de l’environnement. On sait donc le chemin que
nous ne voulons pas emprunter, mais nous avons bcp plus de mal à définir collectivement la destination que nous
souhaiterions collectivement atteindre. Faute de consensus et d’élan politique fort, nous avons une multitude
d’imaginaires politiques (futuriste, sobre et janséniste, naïf…) qui entrent en collision. Nous restons au stade de
l’incantation, du discours, avec lesquels il est difficile de ne pas être d’accord. Mais comment cela se concrétise
vraiment ?
Exemple des JO de Paris 2024 : avant, tous les Français pensaient que ce serait une catastrophe, trop d’insécurité, de
problèmes, de contraintes, etc. L’engouement puis la fierté ne sont venus qu’une fois que nous avons touché du doigt
les bienfaits de ces JO. C’est la même chose avec la transition : nous parlons beaucoup des risques et contraintes liés
à cette transition – et ils existent –, mais pas assez de ses bienfaits (meilleurs transports, meilleurs logements,
meilleure alimentation, atout pour la compétitivité des entreprises dans une économie de +/+ circulaire, atout
géopolitique vàv de la dépendance aux énergies fossiles…).
DONC au niveau des individus comme des entreprises et des États, il y a quantité de bénéfices liés à la transition
qu’il faut pouvoir faire apparaître. C’est une q° fondamentale pour nos démocraties : une des grandes raisons qui
expliquent ajd la crise de confiance dans nos démocraties = incapacité à nous projeter positivement dans le futur (vs
vision idéalisée de l’an 2000 dans les 50s-60s, où l’on pensait que tout serait facile au XXIe siècle /// ajd, vision bcp +
noire de l’avenir). Ajd, la nostalgie vàv d’un passé idéalisé (cf. « Make America Great Again ») tient à notre incapacité
à fantasmer sur l’avenir. Or, c’est là le sens du progrès : une confiance en l’avenir. Allons-nous pouvoir mobiliser cette
transition comme une manière de créer un nouveau modèle éco, un nouveau contexte pol sur lequel s’appuierait un
nouveau contrat social ? La transition n’est pas qu’un sujet d’environnement, d’écologie : elle concerne TOUS LES
GRANDS SUJETS DU FUTUR. La transition va largement définir le contexte éco dans lequel nous poursuivrons nos
études et notre carrière professionnelle.

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