Unité 3 : L’utilisation des matières organiques et inorganiques
Chapitre 1 : Les ordures ménagères
Introduction : Les sociétés modernes, de nos jours, sont devenues des sociétés de consommation. Les
quantités des ordures ménagères ne cessent d’augmenter de volume.
En absence d’une bonne gestion, l’accumulation de ces ordures dans la nature pourrait devenir une
source de nuisance pour la nature et la santé de l’homme.
Comment peut-on gérer les ordures ménagères pour éviter leurs nuisances à l’environnement et à
la santé de l’Homme ?
I. Les ordures ménagères
1. La composition des déchets ménagers
Les déchets ménagers sont les déchets issus de l’activité quotidienne des ménages. Ils contiennent les
résidus alimentaires, emballages, bouteilles, papiers, cartons, journaux, … on distingue deux
catégories de déchets :
Déchets organiques
- Fermentescibles : résidus alimentaires, bois, papiers, carton, …
- Non fermentescibles : plastique, caoutchouc, textiles...
Déchets inorganiques :
- Les métaux : aluminium, fer, cuivre, …
- Les verres
La durée de vie des déchets dans la nature dépond de leur nature. Les éléments biodégradables, c’est
à dire à base de matière organiques (déchets verts, papiers…) disparaissent en moins d’un an. En
revanche, il faut1000 ans pour les plastiques, le verre peut résister plus que 4000 ans.
2. Facteurs expliquant la hausse de la production de déchets
La croissance démographique rapide (5 milliards en juin 2011, plus de 7 milliards à la fin de 2016) et
l’élargissement continu des milieux urbains ont permis la production de quantités énormes de déchets
ménagers.
Par exemple, les pays en développement ont produit 300 millions de tonnes en 1990 ; 580 millions de
tonnes en 2005.
Le Maroc produit 7 millions de tonnes de déchets de nature variée, ménagers, médicales et
industrielles, avec une moyenne de 0.75 Kg par personne et par jour. Cette moyenne est variable selon
les régions, le mode de vie et les saisons, 1 Kg dans le milieu urbain, 0.3 Kg dans le milieu rural.
La composition des déchets ménagers est variable d’une population à l’autre et évolue avec le temps :
Au Maroc l’évolution de la composition des déchets ménagers au cours des années, à donner les
résultats suivants :
Parmi les causes de l’augmentation de la quantité des déchets :
Absence de traitement
La croissance démographique
Augmentation du revenu
Changement du mode de consommation
Absence de gestion des déchets
A force de consommer des matières premières qui ne sont pas renouvelables, elles vont finir par
disparaitre à plus ou moins long terme. L’aluminium par exemple n’as plus que 120ans de réserves
prouvées, l’or moins de 20ans. Ainsi pour préserver les matières premières il faut recycler les déchets.
3. Le tri des déchets
Le tri des déchets consiste à séparer les éléments en fonction de leur nature (verre, papier, plastique..)
et de leur dangerosité (déchets toxiques).
Le tri des déchets se fait en deux étapes :
-A domicile : par le consommateur
-Au Centres de tri : il s’agit d’un travail réalisé par des ouvriers spécialisés et à l’aide de machines
automatisées.
Les matières premières récupérées sont transférées aux unités industrielles de traitement et de
recyclage.
II. Techniques de traitement et de valorisation des déchets
1. Le compostage
Le compostage est la décomposition biologique de matière organique par des microorganismes sous
des conditions aérobies en une matière qu’on appelle compost (engrais organique).
Le compostage comporte deux phases importantes :
1- Phase de décomposition (phase active) : dégradation de matière organique par des
microorganismes aérobies (qui consomment de l’O2). Pendant cette phase la température monte
progressivement et plusieurs populations de microorganismes se succèdent selon leur capacité à
supporter la chaleur (organismes mésophiles (au-dessous de 40°C), thermophiles (de 40- 70°C)).
2- Phase de maturation : la maturation correspond à la conversion de la matière organique en humus,
une matière résistante à la décomposition bactérienne.
Les avantages du compostage :
Réduction du volume des déchets.
Amélioration de la structure du sol par augmentation des agrégats (pénétration des racines
facilitée et exploitation du sol favorisée).
Meilleure perméabilité à l'air et à l'eau et une bonne rétention d'eau.
En se minéralisant, le compost fournit des substances nutritives progressivement assimilables
par les plantes.
Evite la pollution des nappes phréatiques.
2. Production du biogaz : méthanisation
La production du biogaz (ou méthanisation) est un processus de décomposition des matières
organiques en milieu anaérobie à l’aide de bactéries méthanogènes (méthanobactérium) qui
produisent le méthane CH4.
Les avantages de cette technique :
Réduction du volume des déchets
Le biogaz est utilisé comme source d’énergie (production d’électricité, chauffage,
biocarburant…) ce qui permet de diminuer l’utilisation de combustibles fossiles (pétrole,
charbon).
En brulant le biogaz (CH4), on limite son action sur l’effet de serre.
Utilisation des résidus comme engrais organique.
3. L’incinération des ordures ménagères
L’incinération est une combustion aérobie des ordures ménagères dans un four, sous une haute
température (800°C à 1000°C).
Avantages :
Les déchets sont réduits de 90% en volume.
L’énergie thermique libérée peut être récupérée pour produire de l’électricité ou de la chaleur.
Les résidus (mâchefers : résidu solide issu de l’incinération des déchets) peuvent être utilisés en
travaux publics
Inconvénients : Les fumées rejetées par les usines d’incinération contiennent des métaux lourds, de la
dioxine… qui sont une menace pour la santé de l’homme et l’environnement. Mais les nouvelles usines
d’incinération sont dotées de nouvelles techniques de dépoussiérage, de lavage et de filtration des
fumées. Les résidus toxiques récupérés de ces fumées seront stockés.
4. Enfouissement des déchets
L’enfouissement des déchets c’est le stockage des déchets (non dangereux) dans des décharges
contrôlées, il concerne les déchets ultimes, c'est-à-dire impossible à recycler ou valoriser.
Les centres de stockages sont constitués d’unités de stockage appelées alvéoles. Celles-ci sont équipées
d’un dispositif d’étanchéification afin d’éviter la contamination du sous-sol et des nappes phréatiques.
Un réseau de drains permet également l’évacuation des lixiviats vers un bassin de traitement. Une fois
pleines, les alvéoles sont fermées avec une couverture étanche.
Lixiviat : liquide chargé de substances polluantes, organiques et inorganiques et de germes pathogènes
il se forme suite au passage de l’eau à travers un matériau pollué.
III. Impacts des ordures ménagères sur l’environnement, la santé et l’économie.
1. Impacts des ordures ménagères sur l’environnement
La fumée dégagée des décharges non contrôlées contient des gaz comme CO, NO, NO2, CH4…, dont
les principaux impacts sur l’environnement, sont l’effet de serre et la destruction de la couche d’ozone.
Par ailleurs, les décharges sauvages sont également une source d’autre nuisance à savoir la pollution
d’insectes nuisibles (mouches et moustiques) en plus de l’émanation des odeurs nauséabondes (qui
provoquent des nausées).
Les lixiviats constituent une menace pour l’environnement, en particulier pour la nappe phréatique
sous-jacente, ainsi que sur la faune et la flore du sol.
2. Impacts des ordures ménagères sur la santé
Les ordures ménagères représentent une source très diverse de maladies respiratoires et cutanées ainsi
que des cancers.
Conséquences sur la santé : Maladies respiratoires et allergiques, cancers, déficiences immunitaires,
diminution de la fertilité, etc.
3. Impacts sur l’économie.
Si la gestion des déchets ménagers nécessite de grands budgets (cout de la collecte élevé, du traitement
des maladies, des arrêts de travail, …), la valorisation des déchets ménagers peut s’avérer
économiquement bénéfique.
Bilan : Les ordures ménagères résultent des activités quotidiennes des ménages, leur volume augmente
continuellement avec l’accroissement des populations. Ils se caractérisent, au Maroc, par l’abondance
des matières organiques fermentescibles. Pour éviter les problèmes de pollution et leurs impacts sur
l’environnement et la santé, la gestion des déchets ménagers nécessite des procédures de tri et de
traitement. L’incinération, le compostage, la production de biogaz et le recyclage des matières
réutilisables, sont les principaux traitements. Ces procédures permettent de réduire d’une part, le
volume des déchets et d’autre part le coût de gestion, en réutilisant les produits recyclés comme
matières premières.
Chapitre 2 : Les pollutions liées à la consommation des matières
énergétiques et à l’utilisation des matières organiques dans les industries
chimiques et minérales
Introduction : La terre est la seule planète du système solaire habitée, offrant des milieux favorables
à la vie et à la biodiversité. Les dangers des pollutions, causées par les diverses activités humaines,
perturbent les équilibres de ces milieux naturels et pourraient, un jour, estomper la vie et sa continuité
sur cette planète.
Quelles sont les sources des pollutions et quel est l’impact des polluants sur les milieux naturels
et sur la santé ?
I. La pollution de l’air :
1. L’effet de serre :
Décrivez le mécanisme de l’effet de serre sur la terre ?
Le soleil rayonne de l'énergie solaire sur la terre. La majeure partie de cette énergie (30 %) est
renvoyée dans l'espace par les nuages. Les rayons incidents qui n’ont pas été réfléchis vers l’espace
sont absorbés par l’atmosphère (20%) et par la surface terrestre (50%).
La partie du rayonnement absorbée par la Terre lui apporte de la chaleur (énergie), qu’elle restitue à
son tour en direction de l’atmosphère sous forme de rayons infrarouges.
Ce rayonnement est alors absorbé en partie par les gaz à effet de serre, contribuant au réchauffement
des basses couches de l’atmosphère, puis, cette chaleur est réémise vers la Terre.
C’est ce rayonnement qui retourne vers la Terre qui crée l’effet de serre, il est à l’origine d’un apport
supplémentaire de chaleur à la surface terrestre. Sans ce phénomène, la température moyenne sur
Terre chuterait à -18°C.
Etablissez la relation entre la teneur en CO2 dans l’atmosphère et la température de la Terre ?
Avant l’année 1800, les teneurs en CO2 dans l’atmosphère ne dépassaient pas 280 ppm, et la
température moyenne de la Terre était ne dépassait pas les 13,8 °C.
A l’arrivée de l’ère industrielle en 1990, la teneur en CO2 dans l’atmosphère a augmenté
progressivement, avec en parallèle, l’augmentation de la température moyenne de la Terre.
On déduit que la révolution industrielle a conduit à l’augmentation de la teneur du CO2 dans
l’atmosphère ce qui a conduit à l’augmentation de la température moyenne de la Terre.
Le CO2 est donc un gaz à effet de serre.
Gaz à effet de serre Sources Contribution à l’effet
de serre additionnel
Dioxyde de carbone Utilisation des carburants (pétrole, 56%
(CO2) charbon.), incendies des forêts…
Méthane (CH4) Fermentation : dans les rivières, les 16%
décharges de déchets, tubes digestifs
des ruminants…
Chlorofluorocarbone Molécules utilisées dans la fabrication 11%
des aérosols, moteurs du froid
(CFC)
(réfrigérateurs, climatiseurs).
Oxyde d’azote Fermentation microbienne du sol et 6%
(NOx) des eaux, les fumées d’engins et
d’usines.
Identifiez les polluants à effet de serre et leurs sources ?
Quelles sont les conséquences de l’effet de serre sur l’environnement et sur la santé ?
Sources des gaz à effet de serre :
- Sources naturelles : explosions volcaniques, incendies, êtres vivants. Ces sources contribuent
faiblement dans l’émission des gaz à effet de serre).
- Activités humaines : activités industrielle (réfrigération, usines, carburantes, …), activités
agricoles (élevages des animaux...), déchets ménagers.
o Augmentation de la température moyenne de la Terre.
o Elévation des niveaux des mers, provoquée par la fonte d’une partie de la glace polaire, et
submersions des zones terrestres basses.
o Risques sanitaires : développement des maladies infectieuses, famine dans certaines régions, …
o Extinction de certaines espèces.
2. La destruction de la couche d’ozone :
Les mesures d’ozone (O3) de la stratosphère (couche moyenne de l’atmosphère), par satellites, ont
permis le suivie de l’évolution de la couche d’ozone au-dessus du pôle sud.
Comparez l’épaisseur de la couche d’ozone entre 1979 et 1999 ?
On observe que l’épaisseur de la couche d’ozone diminue progressivement au fil des années au-dessus
du pôle sud.
Des mesures de teneur en ClO (monoxyde de chlore) et en ozone ont été effectuées depuis un avion
stratosphérique de type ER-2, le 16 septembre 1987, de 53° de lat. sud (Punta Arenas, au Chili) à 72°
de lat. sud.
Définir la couche d’ozone ?
Etablissez une relation entre ClO et O3 ?
Quelles sont les conséquences de la réduction de l’épaisseur de la couche d’ozone ?
La couche d'ozone est la partie de l'atmosphère située entre 20 km et 50km d'altitude (stratosphère).
L'ozone de la stratosphère absorbe la plupart des rayons ultraviolets néfastes pour les êtres vivants.
On observe que le taux de ClO augmente et la teneur en ozone décroit simultanément.
L’élément chlore (Cl) qui se trouve en abondance dans des composés riches en chlore comme le CFC,
détruit la molécule d’ozone selon la réaction suivante : Cl + O3 ---- ClO + O2
La reconstitution du chlore se fait selon la réaction suivante : ClO + O --- Cl + O2
La dégradation de la couche d'ozone engendre une augmentation des rayons ultraviolets qui vont
atteindre la terre, ces rayons sont nocifs pour tous les êtres vivants sur terre.
L’exposition au rayonnement ultraviolets peut provoquer plusieurs types de cancer de la peau chez
l’homme, Ils sont aussi dangereux sur les yeux
Les rayons (UV) sont aussi dangereux sur le système immunitaire car ils peuvent affaiblir la
réponse du système immunitaire et provoque aussi son altération.
L'appauvrissement de la couche d'ozone entraîne une diminution de l'ozone dans la stratosphère et
une augmentation de l'ozone présent dans la basse atmosphère. La présence d'ozone dans la basse
atmosphère est considérée comme un polluant et un gaz à effet de serre. L'ozone dans la basse
atmosphère contribue donc au réchauffement climatique.
3. Les pluies acides :
Les pluies acides sont les pluies dont l’acidité est importante, avec un pH faible, qui peut par endroit
atteindre une valeur de pH = 4. Elles résultent de réactions chimiques combinant les oxydes d’azotes
(NO2), de soufre (SO2) et les gaz polluants, à l’eau atmosphérique.
Ces pluies qui tombent sous forme d’acide nitrique et d’acide sulfurique, amènent au sol de grandes
quantités d’azote et de souffre. La pollution du sol et des eaux de surface, par ces pluies est la cause de
destruction de grandes surfaces de forêts et d’écosystèmes.
II. La pollution de l’eau :
1. Pollution des eaux douces :
Définissez la pollution de l’eau et dégagez les différents polluants des eaux de surface ?
La pollution de l’eau : correspond aux changements de ses caractéristiques physiques, chimiques ou
biologiques. Elle se manifeste aussi par les déversements de substances solides, liquides ou gazeuses,
susceptibles de nuire à la qualité de l’eau et à la santé.
Les eaux de surface reçoivent les eaux usées ménagères, industrielle et agricoles. Les polluants des eaux
usées sont très diversifiés, et véhiculent des substances organiques et inorganiques, qui vont modifier
les propriétés physiques et chimiques des milieux aquatiques ainsi que leur richesse spécifique.
2. Pollution des eaux salées :
Dégagez les différents types de pollution des océans et des mers ?
La pollution marine bien résulte du rejet dans l'environnement par les activités humaines de quantités
excessives de produits physiques ou chimiques toxiques, ou de la dispersion de déchets abandonnés par
l'homme sur les sols, qui viennent polluer les fleuves et se retrouvent finalement dans les mers.
Cette pollution arrive dans le milieu marin via le ruissellement et les cours d'eau, ou est apportée par
les vents et les pluies, ou provient de produits et objets volontairement ou accidentellement rejetés à la
mer. Cela fait des dégâts au niveau de la faune et la flore marine, mais aussi au niveau des plages.
Les accidents des navires pétroliers sont considérés comme des catastrophes écologiques car ils
contribuent à la réduction de la biodiversité, vu le nombre d’espèces touchées et éliminées par les
taches d’huile dispersés sur de grandes surfaces.
III. La pollution du sol :
1. Les facteurs de pollution du sol :
a. Les activités agricoles :
Afin d’augmenter et d’améliorer la production agricole, les cultivateurs et les éleveurs, utilisent
d’avantages d’engrais et de pesticides. Or les quantités non utilisées par les plantes, s’accumulent dans
le sol et deviennent une source de pollution. Les métaux lourds de ces substances (zinc, cuivre, nickel,
mercure, cobalt, plombe, molybdéne…) sont indispensables aux végétaux mais à faible dose.
Le sol est le support de toutes les activités de l’homme et aussi le support de nombreux écosystème.
Cependant il subit les effets des différents aspects de pollution liés aux activées de l’homme, comme
l’activité agricole.
L’utilisation intensive et excessive des engrais et des pesticides, engendre des quantités excédentaires,
non assimilées par les plantes, et qui s’accumulent et deviennent une source de pollution. Elles
contaminent le sol, les eaux de surface et les eaux souterraines.
b. Les activités industrielles :
Le sol reçoit des millions de tonnes d’oxydes de soufre (SO2 et SO3) et d’azote (NO et NO2) sous forme
d’acide sulfureux H2SO3 et de l’acide nitrique HNO3. Son acidification conduit a son
appauvrissement en microorganismes et à des perturbations dans l’absorption de l’eau et de certains
sels minéraux (phosphore, calcium, manganèse…) par les plantes.
Cultures Tolérance au pH
Blé 6 ≤ pH ≤ 7
Avoine 5,8 ≤ pH ≤ 7
Maïs 6 ≤ pH ≤ 7
Pomme de terre 5,2 ≤ pH ≤ 6,2
Ail 5,5 ≤ pH ≤ 7,5
La libération des gaz polluants, oxydes d’azote (NO2) et de soufre (SO2), engendre des pluies acides
qui polluent le sol, en ramenant des millions de tonnes d’azote et de soufre, ce qui augmente son acidité
et conduit à la disparition des microorganismes et de la microflore.
c. Les rejets sauvages :
Par le rejet sauvage, des déchets solides, et le déversement incontrôlé des eaux usées, le sol reçoit des
quantités importantes de polluants et de germes pathogènes. Ces polluants, en s’infiltrant dans le sol,
vont augmenter les risques de contamination qui pourraient engendrer de graves problèmes
écologiques et de santé publique.
2. Rôles du sol comme interface intermédiaire transitée par des polluants :
Les sols représentent la couche supérieure de la croute terrestre, ils constituent le support naturel de
plusieurs écosystèmes et le support de toutes les activités de l’homme ; agricoles ; industrielles et
ménagères. En s’intercalant entre l’atmosphère et les eaux souterraines, les sols jouent des rôles très
importants, assurant l’équilibre des cycles de l’eau et des matières ainsi que l’équilibre des
écosystèmes.
IV. Impacts des pollutions sur la santé, l’économie et l’environnement :
1. Impact de la pollution sur la santé :
Type de polluants Effets sur la santé
Dioxyde de
Inflammation de l’appareil respiratoire, toux, crises d’asthme…
soufre (SO2)
Monoxyde de Affecte le système nerveux central, cause des troubles
carbone (CO) cardiovasculaires et le cancer
Malformations congénitales, toxicité fœtale, altérations du
Dioxine développement de l'enfant, troubles endocriniens….
Augmentations de risque de pathologies cancéreuses.
Les particules
Maladies cardiovasculaire et respiratoires, cancers pulmonaires.
fines
Plomb : troubles du comportement, pertes de mémoire,
hypertension artérielle...
Les métaux Nickel : inflammation des voies respiratoires, éruptions cutanées,
lourds asthme et bronchite chronique.
Mercure : troubles digestifs, insuffisance rénal, troubles de la vision.
L’arsenic : infertilité, altération de l’ADN, atteinte du foie.
La pollution de l’air extérieur aux particules est responsable des problèmes de santé comme des
maladies respiratoires, des poumons et du cœur. Elles ont aussi des effets sur la reproduction et le
développement du fœtus. Les effets de la qualité de l'air dépendent aussi de la quantité et de la durée
des polluants avec lesquels nous sommes en contact. Les enfants et les personnes âgées seront plus
sensibles.
Chaque polluant n’aura pas les mêmes effets sur notre santé. L’ozone (O3) et le dioxyde d’azote (NO2)
pénètrent jusqu’aux bronches, provoquent de la toux et peuvent aggraver les crises d’asthme. Certains
polluants sont toxiques, même à faible dose, comme le plomb ou sont cancérigènes, comme la dioxine.
2. Impact de la pollution sur l’environnement :
L’enrichissement des lacs et des riviéres en matiéres nutritives, amenés par les eaux usées et pa les
engrais agricoles, les faisant passer à un état eutrophe ( bien nourri). Cet enrichissement fait activer la
production biologique, par multiplication rapides des algues microscopiques ( phytoplancton) et des
plantes aquatiques, c’est l’eautrophisation. Ce phénoméne est l’une des causes de dégradations des
écosystèmes aquatiques.
Définir l’eutrophisation et citer ses stades ?
L’eutrophisation : un phénomène qui se manifeste par la formation d’un tapis vert, d’algues et de
plantes aquatiques, à la surface de l’eau. C’est une pollution des eaux par les rejets domestiques et par
des engrais agricoles. Ceci enrichit l’eau en azote et en phosphore, éléments nutritifs indispensables à
la croissance des plantes et conduit à l’eutrophisation :
- L’arrivée des eaux polluées amène l’azote et le phosphate et fait augmenter leurs teneurs
solubles.
- En captant la lumière et en profitant de l’abondance nutritive, azote et phosphore, l’activité
photosynthétique des algues et des plantes aquatiques augmente et leur croissance est amplifiée.
- La prolifération des plantes et algues continue avec précipitation des effluents (N et P) et
tassement de la matière végétal au fond, ce qui active la décomposition anaérobie et la
multiplication bactérienne.
- La formation d’une couche végétale dense empêchant la pénétration des rayons lumineux et
entrainant l’arrêt de la photosynthèse, avec réduction d’O2dissous.
La décomposition anaérobie et la prolifération bactérienne enrichissent l’eau en gaz toxiques ( H2S et
NH4). Par manque d’O2, et en présence de ces gaz toxiques, dans ces conditions de dégradation, la vie
animale devient impossible, ce qui provoque la mort de la faune.
3. Impact de la pollution sur l’économie :
La pollution dans tous ses aspect, atmosphériques, hydriques et édaphiques, est accompagné e
d’impact négatifs aussi bien sur l’environnement que sur la santé de l’homme.
Le cout des soins et d’hospitalisations, liés aux problèmes de santé dus à la pollution, s’est
considérablement progressé. Il s’élève à plusieurs milliards d’euros par année, absorbé des budgets
des états. Une bonne partie de ce budget est destinée également aux réparations des impacts sur
l’environnement.
V. Utilisation des énergies renouvelables :
1. L’énergie solaire :
L’énergie solaire est exploitée sous 2 modes différents :
- Photovoltaïque : l’énergie du rayonnement solaire récupérée est transformé directement en
électricité par des panneaux photovoltaïques, elle résulte de la conversion directe dans un semi-
conducteur d’un photon en électron.
- Thermodynamique : le principe est basé sur la concentration du rayonnement solaire direct à
l’aide de miroirs, dont la chaleur transmise actionne des turbines génératrices d’électricité.
L’énergie solaire est une source naturelle dont l’exploitation peut générer de grandes quantités
d’énergies thermodynamique et électrique.
2. L’énergie éolienne :
Le Maroc s’est récemment engage dans un projet éolien intégré de 850 MW, réparti sur 5 parcs
éoliens : Tanger (100 MW), Boujdour (100 MW), Midelt (150 MW), Essaouira (200 MW) et Laayoune
(300 MW). Il s’est donné pour ambition de couvrir 42% de ses besoins à l’aide des énergies
renouvelables à l’horizon 2020 et 52% à l’horizon 2030.
L’énergie éolienne désigne l’énergie cinétique véhiculée par les masses d’air, c'est-à-dire par le vent.
Les éoliennes ou aérogénérateurs se chargent ainsi de convertir l’énergie éolienne en une énergie
mécanique qui alimente ensuite un générateur électrique, ou elle est convertie en électricité.
3. L’énergie hydraulique :
Les énormes volumes d’eau retenue dans les barrages, grands fleuves, grandes cascades et chutes
d’eaux, emmagasinent une grande énergie potentielle. Le principe de conversion de l’énergie
hydraulique en électricité au niveau de barrages est basé sur la rotation des turbines convertie en
énergie mécaniques, qui par un alternateur est transformée en énergie électrique.
L’énergie hydraulique c’est l’énergie potentielle emmagasiné par les masses d’eau. Cette énergie est
exploitée pour produire de l’électricité.
4. L’énergie géothermique :
L’eau chaude contenue dans le sol près d’un volcan, d’un geyser ou d’une source thermale est amenée
par forage dans un circuit pour en extraire la vapeur afin de produire de l’électricité.
L’énergie géothermique est une énergie due à la chaleur des couches géologiques de la croute terrestre.
L’eau qui circule en profondeur, en s’échauffant, permet le transfert de la chaleur vers la surface. La
vapeur de cette eau, récupéré en surface ou reconduit de la profondeur par des forages, est utilisée
pour faire tourner des turbines produisant de l’électricité.
5. Les biocarburants :
Les biocarburants sont produits à partir de matériaux organiques d’être vivants non fossiles, et ils sont
composes de plusieurs filières : biodiesel, bioéthanol, biomèthane… ils emmagasinent de l’énergie et
peuvent être utilisés comme carburants des moteurs à combustion. Ils dégagent moins de CO2.
Ces carburant contrairement au carburant habituels, provenant de la matière fossile, sont extraits à
partir de la matière organique végétale fraiche et sont peu polluants en CO2.
Chapitre 3 : Les déchets radioactifs issus de l’utilisation de l’énergie
nucléaire
Introduction : Les éléments radioactifs sont utilisés dans plusieurs domaines, surtout celui de la
production d’énergie afin de remplacer l’utilisation des énergies fossiles (pétrole, charbon, gaz
naturel). L’énergie nucléaire, ne produit pas de CO 2 et à très fort rendement énergétique, est
désormais utilisée à grande échelle. Cependant, l’utilisation des matières radioactives produit des
déchets radioactifs qui menacent la santé et l’environnement.
Quels sont les utilisations des éléments radioactifs ?
Quels problèmes pausent les déchets nucléaires pour l’Homme et pour l’environnement ?
I. Utilisation des substances radioactive :
1. La notion de la radioactivité :
Les atomes sont les constituants de base de toute la matière. Ils sont tous bâtis sur le même modèle :
un noyau, formé de protons et neutrons autour duquel se déplacent les électrons. Dans un atome, le
nombre de protons est égal au nombre d’électrons. Dans la nature, la plupart des noyaux d’atomes
sont stables mais d’autres sont instables car ils possèdent trop de protons ou de neutrons. la
radioactivité ; c’est la désintégration d’un noyau instable pour revenir à un état plus stable, qui libère
une partie de son énergie sous forme de rayonnements (alpha, bêta, gamma) les isotopes ; sont des
éléments chimiques ayons le même nombre Z, Mais ils se différent par le nombre de masse A , comme
les isotopes du carbone : carbone 12 (12C), du carbone 13 (13C) ou du carbone 14 (14C) Remarque :
Certains rayonnements sont dit « ionisants » parce qu’ils transportent une grande quantité d’énergie
qui provoque un changement de la charge électrique des atomes qu’ils traversent (phénomène
d’ionisation). Ils peuvent être, dans certaines conditions d’exposition, dangereux pour la santé des êtres
vivants et il faut savoir s’en protéger.
2. La décroissance radioactive et la datation par les substances radioactives :
La datation absolue est fondée sur la décroissance radioactive d'un isotope radioactif (instable) qui
produit un élément fils plus stable, Le choix d'un isotope dépend de l'échantillon à analyser et de son
âge (la durée de désintégration de l’isotope radioactif).
On utilise le carbone 14 pour dater les fossiles qui ont des âges jusqu'à environ 50 000 ans
Exemple ; l’âge des morceaux de charbon qui ont une radioactivité 650 Bq est 22 000 ans
3. La production de l’électricité :
Une centrale nucléaire est un site industriel destiné à la production d'électricité, qui utilise l’énergie
thermique qui provient de la fission nucléaire de noyaux d'atomes lourds de l’Uranium (combustible
nucléaire) dans le réacteur nucléaire. L'énergie thermique dégagée par la fission sert à la production
de la vapeur d'eau, puis La vapeur d'eau entraîne la rotation d’une turbine a vapeur qui produit
l’énergie électrique. La centrale nucléaire produit une grande quantité d’énergie électrique moins
chère et sans émission de CO2, mais elle utilise l'uranium que l'on trouver rarement, elle produit des
déchets radioactifs très nocifs pour la santé, en plus les centrales nucléaires ne sont pas sécurisées.
4. Applications en médecine et en agroalimentaire :
Les éléments radioactifs s’appliquent en médecine dans les domaines suivants :
le diagnostic des maladies : Les éléments radioactifs sont utilisés comme traceurs des tumeurs. Par
exemple, l'iode 131 radioactif est utilisé pour détecter la présence d’une tumeur au niveau de la glande
thyroïde.
Le traitement des cancers (radiothérapie) : Le traitement des tumeurs par irradiation, permet, via
l'émission d'un rayonnement gamma de détruire les cellules localisées dans la tumeur cancéreuse.
Stérilisation des matériaux de la chirurgie.
Les éléments radioactifs s’appliquent en médecine dans les domaines suivants :
Conservation des aliments : Une irradiation γ permet de détruire les insectes et les micro-organismes
dans les aliments stockés. Ou d’inhiber la germination des graines et des tubercules (pomme de terre).
Modification génétique : Une irradiation des végétaux peut provoquer des changements génétiques
importants par mutation. On a ainsi obtenu du blé et du riz mieux adaptés et plus résistants.
II. Les dangers de la pollution nucléaire :
1. Les sources de la pollution nucléaire ;
Les polluants radioactifs peuvent rapidement contaminer tous les niveaux trophiques entrainant une
un déséquilibre des écosystèmes.
2. Impacts de la pollution nucléaire Sur la santé :
L’irradiation entraine des mutations sur l’ADN et provoque l’ionisation des molécules organiques, ce
qui est à l’origine de : Malformations chez le nouveau-né, La stérilité suite à l’altération des cellules
germinales, Maladies cancéreuses (cancer de la thyroïde …)
On observe qu’après l’accident a causé un grand rejet radioactif non contrôlé, sous forme de nuage
radioactifs qui a contaminé plusieurs payés de l’Europe, et on observe que le nombre de cas de cancer
de la thyroïde enregistrés de 1985 à 2000 chez les enfants a augmenté progressivement pour l’ensemble
de la Biélorussie et de l’Ukraine. Ce qui est expliqué par le fait que l’iode radioactif a des effets à long
terme, les enfants malades en 2000 ont été exposés au rayonnement nucléaire au moment de l'accident
suite à la consommation des nutriments contaminés par l’iode radioactif
3. Problématique de la gestion des déchets nucléaires :
Les déchets nucléaires ultimes ne sont pas recyclables, ils sont classés selon deux critères : la durée de
leur activité radioactive déterminée, et le niveau élevé de la radioactivité. La gestion et le stockage des
déchets radioactifs est un sérieux problème environnemental vu que les éléments radioactifs continuent
leur désintégration sur une longue durée, est très coteaux et ils menaceraient la santé et
l’environnement à long terme.
Conclusion : Parmi les sources d’énergie, le nucléaire dégage le moins de gaz à effet de serre ; de plus,
c’est une source moins coûteuse en termes de production d’électricité. Pour ces raisons, les partisans
de cette source privilégient le nucléaire par rapport aux autres sources d’énergie. Cependant, les
opposants réfutent catégoriquement l’utilisation de cette source comme alternative énergétique. Pour
ces derniers, l’approvisionnement en énergies utilisables, à partir de l’énergie nucléaire, s’accompagne
de beaucoup de problèmes qui s’ajoutent à la problématique de gestion des déchets radioactifs.