Chap 4
Chap 4
et cherchons sa solution $&&' . Très souvent, il est commode d’utiliser la notation matricielle
( )*+
(0.2)
(1*
0 2
Rappelons que le système (0.2) possède une solution unique si et seulement si ,.-'/ .
Z
on obtient un système triangulaire Z Z
[ A *Y#
Z Z
A *Y
.. .. .. (1.4)
. Z . .
&!*Y'
qui se résoud facilement par “back substitution”
Z Z Z
Y' J & \ [ N Y' _+O J
; ]"8^V pour : 5L;M6 && 6 (1.5)
(DC
0 2
Théorème 1.1 Soit ,.- / . L’élimination de Gauss donne
` ( *a X (1.6)
`
où est une matrice de permutation et Z Z Z
6 Z Z
7
ab 6 X
.. .. .. .. . (1.7)
. . . . Z ..
7 " 7 dc "UV #
6
(
La formule (1.6) s’appelle décomposition LR (left - right) de la matrice .
Systèmes d’Equations Linéaires 89
`
Remarque. Les colonnes et les lignes d’une matrice de permutation sont des vecteurs unité. On
` e
a ,.- / 6 . Un exemple est
2 6 2 ligne 6 ligne 4
` 2 2 `
6 ligne 4 ligne 6
2 2 6 ligne G ligne G
Démonstration. Supposons que toutes les permutations nécessaires soient déjà( faites avant que
` (
l’on commence l’élimination des variables (par abus de notation, nous écrivons au lieu de
dans cette démonstration). En utilisant les matrices
6 6
7 2
; 6 6
a9 7f 2 ag 2 7f
; 6 ; 6 (1.8)
.. .. .. .. .. .. .. ..
. . . . . . . .
7 7
; " 2 2 6 2 ; 2 6
(
le premier pas de l’élimination de Gauss correspond à une multiplication de avec a% , le deuxième
avec a , etc.,
a% ( ( ? @ @
a ( ? ( ? @ a["UV ( ?
U@
( ? "UV @ X
Par conséquent,
X N a["UVhaiUkjd&jda%$O[j ( ( N a["UV$a["Uj"&"jda%$O UV j X
et
N UV
Il reste à montrer que la matrice a de (1.7) est égale à a[UVaiUIj.lj.a%$O . Pour ceci, nous
appliquons la même procédure à la matrice a . La multiplication de a avec a% élimine les éléments
de la première colonne en-dessous de la diagonale,N puis la multiplication avec a élimine ceux de
la deuxième colonne, etc. Finalement, on obtient a["UVa["U%jdjda$O[jdam*no identité, ce qu’il
fallait démontrer.
j ,p-'/ ,.- / abj ` (
Calcul
X du déterminant d’une matrice. La formule (1.6) implique que ,.- /
` N _
O r
,.- / . Comme ,p-'/ ;q6 , où s est le nombre de permutations dans l’élimination de Gauss,
on obtient Z Z
( N O r j jd&"j &\
,.-'/ ;t6 (1.9)
Pour le problème ci-dessus, on appelle une fois le sous-programme DEC et puis, pour chaque
système linéaire, le sous-programme SOL.
90 Systèmes d’Equations Linéaires
( ( @
Coût de l’élimination de Gauss. Pour le passage de à ? , on a besoin de
5L
N ;M6 O divisions (voir (1.1)) et de
5L;M6 multiplications et additions (voirN (1.3)).
( ? @
Le calcul de nécessite 5z;E4 divisions et 5z;E4 O multiplications et additions, etc. Comme le
travail dû aux divisions est ici négligeable, le coût total de la décomposition LR s’élève à environ
f
N N g{ i} 5
5L;M6 O 5L;4 O 4 6 |
u opérations
G
(opération multiplication
@
addition).
? nécessite 5b;~6 opérations (voir (1.3)). Par conséquent, on obtient Y avec
{ N Le calcul de {
5
O
4 6 5 J 4 opérations. Similairement, la résolution du système (1.4) se fait
;6
en 5 J 4 opérations. { f
En résumé, l’appel{ au sous-programme DEC nécessite 5 J G opérations, tandis que SOL a
seulement besoin de 5 opérations (sur des ordinateurs sériels). A{ titre
de comparaison, la
formule habituelle pour le déterminant d’une matrice 5bL5 contient 5 5 "
J termes.
Appliquons l’élimination de Gauss et simulons un calcul en virgule flottante avec G chiffres signi-
ficatifs (en base 6 2 ).
U 7 g! J @
a) Si l’on prend g 6 2"2j 6 2 comme pivot, on obtient 6 2"2j 6 2 , l?
@
6 2"2 ;M6 @ 2"2j @ 6 2 ;q6 2"2j 6 2 et ? 4 2"2 ;16 22gj 6 2 ;q6 2"2j 6 2 . Par conséquent,
I ? J ? 6 2"2 (exacte!), mais pour nous obtenons
U
9 N ; !O J 9 N 6 2"2 ;M6 2"2I= 6 22"O J N 6 2"2j 6 2 O%Cd 2
Pour mieux comprendre dans quelle partie de l’élimination de Gauss on a perdu une informa-
tion essentielle, considérons les sous-problèmes (addition, soustraction, multiplication, division)
séparément et étudions leur “condition”.
X X
Condition d’unN [O
problème. ConsidéronsN une application Wn Q n , le problème consistant
à calculer pour les données N<
&
&
h
\ O . Il est intéressant d’étudier l’influence de
perturbations dans sur le résultat [O .
Définition 2.2 La condition d’un problème est le plus petit nombre tel que
N iO N
; ; [O
eps N [O j eps (2.3)
On dit que le problème est bien conditionné, si n’est pas trop grand. Sinon, il est mal condi-
tionné.
Dans cette définition, eps représente un petit nombre. Si eps est la précision de l’ordinateur
(voir le paragraphe II.5) alors, peut être interprété comme l’arrondi de . Remarquons en-
core que la condition dépend des données et du problème , mais qu’elle ne dépend pas de
N [O
l’algorithme avec lequel on calcule .
Exemple 2.3 (multiplication de deux N hnombres réels) Soient donnés les nombres et , con-
sidérons le problème de calculer !Oxij& . Pour les deux valeurs perturbées
7
Explication du choix du pivot. Si est très grand (ce qui est le cas dans la situation (a) de
l’exemple de Forsythe) alors,
@ { @
; 7 $
? ;
7 # ? {
@ 7 { 7 @ (2.7)
?
; $
; l?
10−3 10−3
10−4 10−4
10−5 10−5
10−6 10−6
10−7 10−7
matrice quelconque matrice quelconque
10−8 5 10−8 5
10 20 30 40 50 10 20 30 40 50
10−1 errmax 10−1 errmax
sans recherche de pivot avec recherche de pivot
10−2 10−2
10−3 10−3
10−4 10−4
10−5 10−5
10−6 10−6
10−7 10−7
matrice orthogonale matrice orthogonale
10−8 5 10−8 5
10 20 30 40 50 10 20 30 40 50
"
F IG . IV.1: Erreurs pour 1 million de systèmes linéaires de dimensions à
Systèmes d’Equations Linéaires 93
on applique l’algorithme de Gauss, une fois sans recherche de pivot, et une fois avec recherche de
pivot, en simple précision. L’erreur ¤¥#¦ num ; ex de chaque résultat est représentée par un
petit point dans les dessins supérieurs de la figure IV.1. Bien que nous ne soyons pas surpris par les
nombreuses erreurs sans recherche de pivot, quelques cas demeurent inacceptables à droite ; bon
nombre de résultats restent cependant bons !
Faisons une deuxième expérience : une matrice avec uniformément
N ( UVdistribués
N (
dans £;t6 6#¢
pour §u¨: est complétée par Ay ; , pour assurer que © n ; O nK O soit orthog-
onale. Cette matrice est calculée en double précision, le reste de l’expérience continue comme
auparavant (voir les résultats au bas de la figure IV.1). Cette fois-ci il n’y a pas d’exception dans la
bonne performance de l’algorithme de Gauss avec recherche de pivot. Nous allons démontrer ces
observations dans les paragraphes suivantes.
¬ ¬ g N ·_
pour ]V O , on a
¬ ( ¬ I (¸( ¶
plus grande valeur propre de (3.4)
¬ ¬¹
pour ¤¥#¦ 8]V cµ´µ´µ´ c , on a
¬ ( ¬¹
8]V¤cµ¥#´µ´µ¦ ´ c ³ ]V (3.5)
¬ ( ¬
La norme
¬ n ¬
d’une matrice satisfait toutes les¬ ( propriétés
¬ ( jdº ¬ ¬ j ¬ º ¬
d’une norme. En plus, elle vérifie
6 pour la matrice d’identité et .
(
Après ce rappel sur la norme d’une matrice, essayons( d’estimer la condition du problème )
. Pour ceci, considérons un deuxième système linéaire u avec des données perturbées
AHk N 6 O$ _
_»i
N 6 _O$
_¼ (3.6)
94 Systèmes d’Equations Linéaires
où _» et ¼ spécifient la précision des données (par exemple _» eps, _¼ eps où eps est la
¬ j ¬
précision
¬ j ¬¹ de l’ordinateur). Les hypothèses (3.6) impliquent (au moins pour les normes et
) que ¬ ( ( ¬ ¬ ( ¬ ¬ ¬ ¬ ¬
; _»½j ; ¼ij (3.7)
¬ ¬
Notre premier résultat donne une estimation de ; , en supposant que (3.7) soit vrai.
( < ( où (
Théorème 3.1 Considérons les deux systèmes N ( O%¾
linéaires et est une matrice
inversible. Si (3.7) est vérifié et si »zj 6 , alors on a
¬ ¬ N( O
¬
;
¬
j N _»½_¼$O
69; _»½j N ( O (3.8)
N ( OxW¿ ¬ ( ¬ j ¬ ( UV ¬ N( O (
où . Le nombre s’appelle condition de la matrice .
( ( ) N( ( O t ( N
Démonstration. De ; ; ; ; [O , nous déduisons que
u ( UV N( ( O t N PO
; ; ; ; (3.9)
¬ ¬
Maintenant, prenons la norme de (3.9), utilisons l’inégalité du triangle, les estimations (3.7),
¬ ¬ ¬ ¬ ¬ ¬ ¬ ( ¬ ¬ ( ¬ j ¬ ¬
; et . Nous obtenons ainsi
¬ ¬ ¬ ( UV ¬ _»zj ¬ ( ¬ j N$¬ ¬ ¬ ¬ O_¼j ¬ ( ¬ j ¬ ¬
; ;
La formule (3.8) montre que pour _»Sj N ( OtÀ 6 , l’amplification maximale de l’erreur des
N( O
données sur le résultat est de .
N( O (
Propriétés de . Soit une matrice inversible. Alors,
N( % O Á 6 (
a) pour toute ,
NÂ ( Ox N( O Â 0
b) pour C2 ,
N ( Ox ¬ (%Ä ¬ ¬ (gÈ ¬
c) ¤
Ã& ¥#]V¦ ¤
Ç Å¿]VÆ .
Exemples de matrices ayant une grande condition. Considérons les matrices É (matrice de
Hilbert) et Ê (matrice de Vandermonde) définies par ( Y'k § J 5 )
8UV
6
É o
Ëc ]V Ê
Y 8c ]V
: § ;*6
¬ j ¬¹
Leur condition pour la norme est donnée dans le tableau IV.1.
¸
Exemples de matrices ayant une petite condition. Une matrice Ì V
U est orthogonale si Ì V
U Ì n .
¬ ¬
Pour la norme euclidienne, sa condition vaut 6 car Ì
¬
6 et Ì
¬
6 (l’inverse Ì Ì ¸
est aussi orthogonale).
Systèmes d’Equations Linéaires 95
5 2 4 6 8 10 f 12
N | Î
É \
O 4" 4 gj 6 2 4 Ij 6 2\ Í G Ij 6 2 Î G j 6 2 G Ij 6 2 |
N O gj 2
Ê 6 G j 6 2 4 Ij 6 2 6 j 6 2Ï 6 2Ij 6 2
Concernant l’interpolation avec des fonctions splines, nous avons rencontré la matrice (voir le
paragraphe II.10, cas équidistant)
6
( 6 6
Ð . 6. .. 5 (3.10)
6 ..
.
..
.
. .
Ð O . Posons alors N(
6 . Avec la formule (3.5), on vérifie Ð
Le facteur 6 J ¬ n’influence
( ¬¹ Ñ
pas ¬ ( UV ¬¹ ( ( Ñ N nÒO
facilement que . Pour estimer ,¬ écrivons
¬ ¹
sous la forme ( UV où n
est l’identité et Ò contient le reste. On voit que Ò 6 J 4 . En exprimant par une série
géométrique, on obtient
f
¬ ( UV ¬¹ 6 ¬ Ò ¬¹ ¬ Ò ¬ ¹ ¬ Ò ¬ ¹ 6
6 &
4
¹ÓN ( O
Par conséquent, G indépendamment de la dimension du système.
Définition 4.1 Un algorithme est numériquement stable (au sens de “forward analysis”) si
N $O[j N O[jdj N \O N
Ô Ô Ô Const j O (4.3)
N
où Const n’est pas trop grand (par exemple, Const *Õ 5 O ).
N
La formule (4.3) exprime le fait que l’influence des erreurs d’arrondi durant le calcul de [O
n’est pas beaucoup plus grande que l’influence d’erreurs dans les données (qui sont inévitables).
96 Systèmes d’Equations Linéaires
N N T[O$O
Exemple 4.2 Soit 6 2 et considérons le problème de calculer 6 J 6 . Examinons les
deux algorithmes suivants : ×
Ö× N ½ 6
a) 6 O ; Q N t .
½ 6 Ö 6 O
Toutes ces opérations sont très bien conditionnées (voir le paragraphe IV.3). Ainsi, cet algorithme
est numériquement stable. ×
Ö× 6 J 6 6 6
b) N t ; t N ½ .
6t 6; Q
J 6 O Ö 6 6 O
Dans cet algorithme, seules les trois premières { opérations
N
sont bien conditionnées. La soustraction,
à la fin, est très mal conditionnée car 6 J 6 J z 6 O . Ainsi, cet algorithme est numériquement
instable.
La vérification, si un algorithme (non-trivial) est stable (au sens de “forward analysis”), est
souvent très complexe et difficile. Pour cette raison, Wilkinson (1961, J. Ass. Comp. Mach. 8) a
introduit une autre définition de la stabilité d’un algorithme.
N
Définition 4.3 Un algorithme pour résoudre le problème [O est numériquement stable (au sens
Ä
de “backward analysis”) si le résultat numérique
Ä N iO
peut être interprété comme un résultat exact
pour des données perturbées (c.-à-d., ) et si
;
Const j eps (4.4)
où Const n’est pas trop grand et eps est la précision de l’ordinateur.
Remarque. Pour l’étude de cette stabilité, il ne faut pas connaı̂tre la condition du problème.
f j
Exemple 4.4 Considérons le problème de calculer le produit scalaire ij&kb . On utilise
l’algorithme × ij&
N h!h f '!O Ö× [j&R f j&
f j& (4.5)
Ö
Le résultat numérique (sous l’influence des erreurs d’arrondi) est
N 6 $O[j& N 6 !O N 6 RØ$O f N 6 f O[j& N 6 !O N
6 bØO
N f
6 Ø O
f j
où Ød eps. Ce résultat est égal à ij % si l’on pose
N N
x 6 PhO 6 ØV$O f f N 6 f O N 6 RØ"O$
g N 6 O N 6 Ø f O N 6 !O N 6 RØ f O$
Ainsi, (4.4) est vérifié pour Const 4 (on néglige les produits _ jHØd ). En conséquence, l’algorithme
(4.5) est toujours numériquement stable (au sens de “backward analysis”).
Cet exemple montre bien qu’un algorithme peut être stable, même si le problème est mal
conditionné. Ainsi, il faut bien distinguer les notions “stabilité numérique” et “condition d’un
problème”.
(
B2 ) ayant la décompo- (0
La stabilité de l’élimination de Gauss. Soit donnée une matrice (,.-'/
( Da X
sition (on suppose que les permutations nécessairesX sont déjà effectuées). En appliquant
l’élimination de Gauss, nous obtenons deux matrices a et , qui représentent la décomposition
( W aj X
exacte de la matrice . Pour montrer la stabilité numérique (au sens de “backward
analysis”) de l’élimination de Gauss, on a besoin de trouver une estimation de la forme ;
j
Const j eps. En tous cas, il faut estimer la différence ; .
Systèmes d’Equations Linéaires 97
( X
Théorème 4.5 (Wilkinson) Soit une matrice 7
inversible et a , le résultat numérique de l’élimination
de Gauss (avec recherche de pivot, c.-à-d. 6 pour tout : § ). Alors,
N
; 4 jdj ¤ÅÆ :i;M6 § Oj eps (4.6)
Ù!@
où o ¤¯¥¦ 8 c c Ù l?H .
Ù!@ Ù!UV @
Démonstration. Lors de la Ú ème étape de l’élimination de Gauss, on calcule ? à partir de ? .
Si l’on prend en considération les erreurs d’arrondi, on obtient
Ù!@
N ? Ù!UV @ Ù!UV @ N
? ; Ùj
7 Ù ? j 6 _HÙO$O N 6 ØdHÙO
Ù!UV @ 7 Ù!UV @ (4.7)
? ; Ùj Ù? R[Û Ù
N
où (en négligeant les termes Õ eps O )
Û[HÙ ? Ù@ j ØdÙ 7 Ù!UV @
Ù j Ù ? j _Ù 4 jdgj eps
(4.8)
Ëc @ 7 Z Ëc $@ 7 Ù!UV @
(
Par définition de , on a ÜÞ
Ù!]Vݵß? Ùj Ùg ÜÞ
Ù!]Vݵß!? ÙIj Ù ? et, en utilisant la formule
(4.7), on obtient pour :¨E§
y N ? Ù!UV @ ?
Ù!@
RÛ[ÙOx* Û[Ù
Ù!]V ; Ù!]V (4.9a)
@
car l?H B2 dans cette situation. Pour : § , on a
8UV UV
y N ? Ù!UV @ ?
Ù!@
ÛÙ!O 7 j ?
8UV @
* Û[Ù
Ù!]V ; Ù!]V (4.9b)
7
car H Þ 6 . Les formules (4.9) ensemble avec l’estimation (4.8) démontrent l’estimation (4.6).
Conséquence. L’élimination de Gauss est stable (au sens de “backward analysis”) si le quotient
H ? Ù!@
¤
Ëc ¥#c Ù ¦ ¤¯Ëc¥ ¦ (4.10)
quotient (4.10)
G
5
100 101
F IG . IV.2: Stabilité numérique de l’élimination de Gauss
98 Systèmes d’Equations Linéaires
@
ã ? ã ;
6 jdjd ¸ (5.3)
l
@
La matrice ã ? Ä est symétrique
X "UV ÄRB
(trivial). Montrons qu’elle
0 2 Ä ¸
est
@ Ä aussi définie positive. Pour ceci,
nous( prenons un ±mn , . Il faut montrer que ã ? ¨ 2 . La partition de (5.2) et le fait
que soit définie positive impliquent
¸
N Ä ¸ O Bl Ä ¸ g Ä ¸ ã Ä
ã Ä 4 ij ¨ 2d (5.4)
Ä ¸
En posant x ; J dans (5.4), on obtient de (5.3) que
Ä ¸ ã ? @Ä Ä ¸ ã Ä 6 N Ä ¸ dO 2d
; ¨
Par récurrence, on voit que la deuxième et aussi les autres étapes de l’élimination de Gauss sont
faisables sans recherche de pivot.
b) La formule (5.1) est une conséquence X ä de l’unicité
¸ de l’élimination de Gauss pour des matri-
( ( ¸ X ¸ a ¸ a N à½a ¸ O
ces inversibles. En effet, on peut écrire à a et on obtient ,
d’où
a *
a .
( åa X a X
Pour montrerUV l’unicité
XX V
U de l’élimination de Gauss, supposons et considérons
l’identité a
a . Le produit de deux matrices triangulaires inférieures reste une matrice
triangulaire inférieure; UV de même pour les matrices triangulaires supérieures. Comme les éléments
de la diagonale de a a sont tous égaux à 6 , on a
UV XX UV *n
a ab (5.5)
La décomposition
( *axà½a ¸ (5.6)
Z
(
s’appelle décomposition rationnelle ·_ Z
deNçæ Cholesky .æ Comme H ¨ 2 ( est définie positive),
1 Z
on
(
peut considérer la racine à ,.Å¿¥â h
#
#
O , et la décomposition (5.6) devient
N axà ·_ O N à ·_ a ¸ O¯ N axà ·_ O N axà ·_ O ¸ ·_
. Par abus de notation, en écrivant a pour axà , nous
obtenons la décomposition de Cholesky 7 2
( a a ¸
x où ab .. .. (5.7)
. .
7 & 7 #
Le coût de cet algorithme. En négligeant les 5 racines, le nombre d’opérations nécessaires est
f
N { N } 5
O[j Ú [Oç )
Ù!]V 5L;êÚ | 5L;
Ce résultat démontre que l’algorithme de Cholesky ( est toujours numériquement stable. Il n’est
donc pas nécessaire de faire une recherche de pivot, si est symétrique et définie positive.
1
Le “Commandant Cholesky” (1875–1918) entra à l’École Polytechnique à l’âge de vingt ans et en sortit dans
l’arme de l’Artillerie. Affecté à la Section de Géodésie du Service géographique, en juin 1905, il s’y fit remarquer
de suite par une intelligence hors ligne, une grande facilité pour les travaux mathématiques, un esprit chercheur,
des idées originales, parfois même paradoxales, mais toujours empreintes d’une grande élévation de sentiments et
qu’il soutenait avec une extrême chaleur. (...) Cholesky aborda ce problème en apportant dans ses solutions, ... une
originalité marquée. Il imagina pour la résolution des équations de condition par la méthode des moindres carrés un
procédé de calcul très ingénieux ... (copié du Bulletin géodésique No. 1, 1922).
100 Systèmes d’Equations Linéaires
N N ¸ ( ¸ ( ¸ ( O.
sont donnés par 2ð Ô v [Ox 4 ;
±n ò ( X ó X ³
Interprétation géométrique.
Xk³ L’ensemble ñ est un sous-espace
(
linéaire de n .
Pour un ²
í
± n arbitraire, est une solution de (6.2) si et seulement si est la projection
orthogonale de sur ñ . Ceci signifie que ( ; ô (gÈ pour tout È ±án X . On en déduit que
( ¸ N(
; POC2 et on a ainsi établi une deuxième démonstration de (6.3).
: õ ö C Ì : õ ö C Ì : õ ö C Ì
2 2 "
" 2 4
d
6 ; G 6 2 6 "
2"" 2 2d 6
4 ; 6 4 6 2
G 6 2 ; 2" G 6 2 2d 4 #6 "2 4 G6
2" G 2
6 ; 6 6
" 6 2 G 6 4
2" 6
4 2 ; 6#4 6 4"4 6 "2 4
2d2 4 2
4 6#G 6 4 2 G 2"2
G 2 2d 4 2 6 6 " 46 6 2"2 G 4"4
3
Ì
1
õ | õ
0
õ
0 50 100
F IG . IV.3: Tension en fonction de la température et schéma de l’expérience
   j!j!j
j!j!j j!j!j
Â
2 2 2 j!j!j
(
É É É .. ã
.. 2 2 j!j!j
. . É ÿ !ã W W W W
2 2 2 2 j!j!j
En continuant cette procédure, on obtient après 5 étapes (après 5;6 étapes si ª 5 ) une matrice
triangulaire X
( X v
É jd&j É É 2
¸
©
¸
Ceci donne la décomposition (7.4) avec © É j"j É É .
 {
Coût de la décomposition QR. ¸ La première étape exige le calcul de par la formule (7.8)N ( ( ª
opérations), le calcul de 4 J ü üV par la formule { N (7.10) (travail négligeable) et le calcul de É O
pour § 4 # 5 par la formule (7.9) ( 5q;6 Oj 4 j ª opérations). En tout, cette étape nécessite
environ 4&ªz5 opérations. f
Pour la{ décomposition QR, on a alors besoin de
N N
4 5 5L;M6 O è 6 O { 4&5 J G opérations si ª 5 (matrice carrée);
N N
4&ª 5 5L;M6 Oè 6 O ªz5 opérations si ª 5 . {
J 4
En comparant encore ce travail avec { celuif de la résolution des équations normales ( z
ª 5
( ¸ ( J
opérations pour le calcul de et 5 opérations pour la décomposition de Cholesky de
( ¸ (
), on voit que la décomposition QR coûte au pire le double.
( Â
Remarque. Si les colonnes de la matrice sont linéairement indépendantes, tous les sont
non nuls et l’algorithme de( Householder–Businger–Golub est applicable. Une petite modification
(échange des colonnes de ) permet de traiter aussi le cas général.
Concernant la programmation, il estÂ
important de ne calculer ni les matrices É , ni la matrice
© . On retient simplement les valeurs et les vecteurs ü (pour : 6 &# 5 ) qui contiennent déjà
toutes les informations nécessaires pour la décomposition. Comme pour l’élimination de (
Gauss,
on écrit
 deux sous-programmes.
X DECQR fournit la décomposition ¸ QR de la matrice (c.-à-d.
les , ü" et X la matrice ). Le sous-programme ¸ SOLQR calcule © et la solution du système
triangulaire v TáY v (voir (7.3)). Le calcul de © É ðj j É É h se fait avec une formule
analogue à (7.9).
(
Exemple 7.1 Si les colonnes de sont “presque” linéairement dépendantes, la résolution du
problème (6.2) à l’aide de la décomposition QR est préférable à celle des équations normales.
Considérons, par exemple,
6 6 6
( 2 y 2
2 2
où est une petite constante, disons ¾ eps. Avec un calcul exact, on obtient
( ¸ ( 6 6 ( ¸ k 6
6 6
6
104 Systèmes d’Equations Linéaires
$]V
Y' N O"yB (8.1)
$UV
N N
qui relie les variables et (les fonctions hY O sont données, p. ex. Yh Oy ). Supposons que
pour plusieurs valeurs de (disons &
³ , ª ï5 ) l’on puisse mesurer les quantités # ³ .
On obtient ainsi le système surdéterminé
yB _ : 6 ª (8.2)
]V
N
où Y' O . En pratique, les sont des mesures légèrement erronées et il est naturel de
les considérer comme des valeurs plus ou moins aléatoires. L’étude de l’erreur de la solution ,
obtenue par la méthode des moindres carrés, se fait alors dans le cadre de la théorie des probabilités.
Rappel sur la théorie des probabilités
Considérons desX variables
X
aléatoires (dites “continues”) qui sont spécifiées par une fonction
de densité Ô ù
W n Q n , c.-à-d., la probabilité de l’événement que la valeur de se trouve dans
l’intervalle &+O est donnée par
¼
¹
` N
¾BPOx
N
Ô [O
}
(8.3)
N [O%Á*2 X ¹ N }
pour u±mn U Ô [O )
avec Ô
6 . et
On appelle espérance (mathématique) de la variable aléatoire le nombre réel
¹
Û ñ
N
O9
U ¹
N }
Ô [O i (8.4)
et variance la valeur
¹ ¹
s
Var
N
O9
U ¹
N
;
}
Û O Ô N [O )
U ¹
N
Ô [O
}
; Û
(8.5)
Systèmes d’Equations Linéaires 105
Exemple 8.1 Si une variable aléatoire satisfait (8.3) avec (voir la figure IV.4)
Û
N [O% 6 j -'¦ 6 ;
Ô æ ; (8.6)
4 j s 4 s
La loi normale est parmi les plus importantes en probabilités. Une raison est due au “théorème
de la limite centrale” qui implique que les observations pour la plupart des expériences physiques
obéissent à cette loi.
%
on a
` N [¾C' : ` N
6 && 5 O9 8]V
[¾* çO (8.7)
Lemme 8.2 N
Soient
NÄ O
et deux variables  aléatoires indépendantes avec comme fonctions de
Ô [O et ý ±mn X avec  *
0 2
densité
Â
respectivement et soient . Alors, les variables aléatoires
ý et possèdent les fonctions de densité
¹
6
¡Ây Ô
;bý
 et
N
Ô = O N È Ox
U ¹ Ô
NÈ
;
Ä O
NÄ O } Ä
(8.8)
ñ
NÂ
ý O9
Â
ñ
N
Oé ý ñ
N
Ox ñ
N
O ñ
N
O (8.9)
Var
NÂ
ý O9
Â
Var
N
O Var
N
Ox Var
N
O Var
N
O (8.10)
 ý découle de (pour  ¨ 2 )
Démonstration. La fonction de densité pour la variable aléatoire
` N
Â
ý ¾*POx ` ;bý
 ¾
;ý
 ?
¼ U "@£·
U "@£· Ô
N [O } )
¼
 UV
Ô
;bý
Â
}
?
Les propriétés (8.9) et (8.10) pour ý en sont une conséquence directe.
È
Comme et sont supposées indépendantes, on obtient (en posant Et )
Ä
Â
¼ ¹
` N
¾*PO%
® ^ Ã ¼ Ô
N [O
NÄ O } } Ä
U ¹ Ô
NÈ
;
Ä O
NÄ O } Ä } È
106 Systèmes d’Equations Linéaires
et on trouve la fonction
¹ ¹ de densité pour . Un
¹ calcul
¹ direct donne
ñ
N
Ox
U ¹
È
U ¹ Ô
NÈ
;
Ä O
NÄ O } Ä } È
U ¹ U ¹
N Ó Ä O N [O
Ô N Ä O } Ä } )
ñ
N
OV ñ
N
O
Var
N
Ox
U ¹¹
È
¹ U
¹ Ô
NÈ
;
Ä O NÄ O } Ä } È
;
Û y^
U ¹ U ¹
N ½ Ä O N [O N Ä O } Ä }
Ô ;
N Û bÛ ùO Var
N
OÞ Var
N
O$
Remarque. Si et sont
les variables aléatoires
Â
ý et obéissent aussi à cette loi (exercice 16).
deux variables aléatoires indépendantes qui obéissent à la loi normale,
Revenons maintenant au problème (8.2). Pour pouvoir estimer l’erreur du résultat numérique
, faisons les hypothèses suivantes :
H1: La valeur est la réalisation d’une épreuve pour une variable aléatoire ºy . On suppose que
les ºk soient indépendantes
et qu’elles obéissent à la loi de Gauss–Laplace
avec ý comme
espérance et s comme variance (les ý sont inconnus, mais les s sont supposés connus).
les ' par¸ les
H2: Le système surdéterminé (8.2) possède une solution X unique
(
si l’on remplace
N
nombres ý , c.-à-d. qu’il existe un vecteur ±Tn tel que ý où ý ý & ý ³ O .
` N } { 6 6 ;bý }
ºy[¾* 'çO æ j j
4 4 j s -'¦ ;
s
Comme les y
º sont indépendants, la formule (8.7) implique que
` N ' } { ³ 6 6 ;bý
}
y
º [
*
¾ .
_
: 6
ª O æ j '
- ¦ ; j (8.11)
8]V 4 j s 4 s
ãj -'¦ ;
6
³ ' ;bý
*
ã j -'¦ ;
6
³ ' ; ]V
4 8]V s 4 8]V s
Selon une idée de Gauss (1812), la “meilleure” réponse pour les (inconnus) est celle pour
laquelle la probabilité (8.11) est maximale (“maximum likelihood”). Alors, on calcule #h
de façon à ce que ³
; j# Q ¤ÅÆ (8.12)
8]V s $]V s
Si l’on remplace ' J s par et J s par , la condition (8.12) est équivalente à (6.2). Par la suite,
nous supposerons que cette normalisation soit déjà effectuée (donc, s 6 pour : 6 &# 5 ).
Estimation de l’erreur
N ( ¸ ( O UV ( ¸
La solution de (8.12) est donnée par F
N ( ¸ ( O UV ( ¸
. La solution théorique satisfait
ý . Alors,
³
; N ( ¸ ( O UV ( ¸ N
;bý O ou ;
$]V
 N
;bý PO
 N( ¸ ( UV ( ¸
où est l’élément (: § ) de la matrice O . L’idée est de considérer la valeur comme
la réalisation d’une variable aléatoire définie par
³
³
Þ
$]V
 ºy
ou ; [
]V
 N ºy
;ý +O (8.13)
Systèmes d’Equations Linéaires 107
Théorème 8.3 Soient º$#º ³ des variables aléatoires indépendantes avec ý comme espérance
et s [ 6 comme variance. Alors, la variable aléatoire , définie par (8.13), satisfait
ñ
N
Ox et Var
N
çO9 _ (8.14)
N( ¸ ( O V
U
où _ est le : ème élément de la diagonale de .
Exemple 8.4 Pour l’expérience sur la thermo-électricité (voir le paragraphe IV.6), on a supposé
que les mesures ont été faites f
avec une précision correspondant à s ä2d2 6 . Pour le système
surdéterminé (on écrit h ! '
pour \+Y et pour Ì )
6 j&[ õ #j % õ #j f
: 6 # 46
s s s s
N ( ¸ ( O UV
la matrice devient
"!
"! "#
U U U
2 G j 6 2
" ; d 2 #6 G Ij 6 2 2d 6"6#G j 6 2 Í
"#
N( ¸ ( O UV U U U
; 2d 6G Ij 6 2 U 2d j 6 2 Í ; d 2 6#G j 6 2 (8.15)
U U V
2" 6"6G j 6 2 Í ; 2d 6#G j 6 2 2d 6#G j 6 2
et on obtient
$*2d"2j 6 2
U
&%
9B2" 4 Ij 6 2
U f
(' xB2d 4 j 6 2
"!
U
)
s s s
Ceci implique qu’avec une probabilité de , la solution exacte (si elle existe) satisfait
U U
ð ; 2d"Ie2d2 6#4 kB2d2 G 4 e2d22"2"d YyB2d "j 6 2 e2d2 j 6 2
³8]""^V ã
Le but est d’étudier la fonction de densité de .
108 Systèmes d’Equations Linéaires
Lemme
N
8.5 Soient º$&&º ³ des variables aléatoires indépendantes satisfaisant la loi normale
Ò ý _ 6 O . Alors, les variables aléatoires ã9"^V$&&&ã ³ , définies par (8.17), sont indépendantes et
satisfont aussi la loi normale avec
N ã9O9B2d N ã Ox
ñ Var 9 6 (8.18)
Démonstration. Pour voir que les 9 ã sont indépendants, calculons la probabilité ` N ã9g¾
N ¸ N ¸
et par ã et º les vecteurs ã$&&ã ³ O et º#º ³ O . Alors, on a
+
_ : 5 6 & ª O . Notons par l’ensemble ò Ä ±Tn X ³ Ä [¾ _ : 5 6 & & ª
ó
+
` N
ã9¾* : 5 6 # ª O9
` N ã*±
+ O9 ` N
©
¸ Nº
;Rý % O ± O +
` N º ;bý ± © N O$O (a) + , 6 6
³
Ä } Ä . } Ä
.- /
³
@ Næ
0
O³ -'¦ ; (8.19)
? 4 4 8 ]V
³ ³ ¼ È
/
È } È } } È
6 6 V È ³ 6
-
(b)
Næ O³ -'¦ ; æ -'¦ ;
4 4 8]V 8]""^V 4 4
des ºy et (b) découle de la transformation
+
L’identité
Ä È
(a) est une conséquence
Ä
de l’indépendance
È Ä
© , car ,.-'/© ó 6 et (la matrice © est orthogonale). En utilisant x÷ò ±
nX ³ A Ä ¾* , on déduit de la même manière que
0 ¼ È
` N
ã9[¾B O9
4
` N ãB±
+ Ox*&.
æ
6
4
-'¦ ;
} È
(8.20)
1
6 # ·_UVN U ® ·_
&·_ j N O
j& Ô [O%
j (8.22)
4 5 J 4
N
pour ¨ 2 et par Ô [Ox*2 pour 2 (“loi de
à 5 degrés de liberté”). L’espérance de cette 2
variable aléatoire vaut 5 et sa variance 4&5 .
5 G
.2
*
5
%
.1 5 6
0 10 20 30 40
F IG . IV.5: Fonction de densité (8.22)
N
ce qui démontre (8.22) pour 5 6 car 6 J 4 Où
4
æ
.
4
1
Systèmes d’Equations Linéaires 109
Pour le cas général, nous procédons par
récurrence.
Nous utilisons le résultat du Lemme
8.2
qui affirme que la fonction de densité de qç "^V est la convolution de celle de q
avec celle de ^V . Le calcul
®
4 4
1 51
N N 6 N UV·_ U ® U Ë@£·_ &·_UV U ·_ }
Ô = Ô $O [Ox æ N J Oj #·_ j N J O | ; O ?
4 j 6 4 4 5 4
æ
1 N J
U ® ·_
#·_ j N 51 |
®
N
;
O
UV·_ &·_UV }
4 j 6 4 O j 4 5 J 4 O
"^V £@ ·_UV U ® _·
æ
4 j1
?
N J Oj #·_ j N J O
6 4 4 51
5 4
|
N
6x; 76 6 O
·_ &·_UV }
6 N
Ô ^V [O
Ì g õ (8.24)
¬ ¬ d
(à la place de (6.4)) on aurait trouvé Y v v 4 G et ªF;5 6 . Cette valeur est trop grande
pour être probable. La conclusion est que, pour les données du tableau IV.2, la loi (8.24) est à
rejeter sur la base de ces mesures.
IV.9 Exercices
exige environ 8
f
1. Pour calculer l’inverse d’une matrice dont la dimension
opérations. Donner cet algorithme.
8 est très grande, il existe un algorithme qui
D ;FEG<H? IKJGL B
donnés, trouver un algorithme efficace pour résoudre le système
¸
; B ; < UV UV
? J
qui utilise uniquement la résolution des systèmes et . Cet algorithme est connu sous la
formule de Sherman - Morrison - Woodbury. ¸
Indication. Calculer d’abord une formule pour .
; 8TSVU
W; W L W; W W ; W L W ; W XQ
4. Soit une matrice à coefficients réels. Montrer que
¸ ¹ ¸
et
\ ^L ] _ `badceY5Z af`b_gceY5[
5. Considérons une matrice-bande avec une largeur inférieure et une largeur supérieure
dire, H
(c’est-à- Y"Z 9 : Y5[
5Y9 Z : L Y [ Lih
si et si ). Montrer que les matrices et de la décomposition
avec et sans la recherche de pivot ont aussi une structure de bande. Pour le cas tridiagonal,
, donner les largeurs des bandes apparaissants dans les décompositions et estimer le coût
en opérations des algorithmes.
Y D j IKJ L B D Y I YVmT8n` h =
pour deg
]V
= ` j = ` j ` j = ` j ` j ` j = QCQCQ
où
Y
.
f
(b) Choisir pout les éléments de la base
h ]
; L ` r h rh
7. (a) Pour la matrice
W; W W; W W; W et ¹
calculer , .
W; W m W; W
B LFsCt"u Dv ` Dv ` hwI I
(b) Démontrer que pour des matrices symétriques nous avons toujours .
·f ·f
8. Les valeurs de la suite Ù
Ù B ·f
` ·f ·f
E ` E `
Lih Q ]wh|rwr~}w}ww}|r z r z h]ww]w}w z whww}]w] v i
L w
h w
] w
] w
] w
] ]
B
Calculer à l’aide d’une calculatrice la valeur pour
||||| ) et pour
v (le résultat est
grand, quelle formule est préférable pour
J ` z Y J ` Li]
un calcul en virgule flottante?
9. Les racines du polynôme peuvent être calculées par
L YE Y E = L Y` Y E Q
10. Soient donnés J = J = CQ QCQ = J . Une estimation de la variance peut être calculée par chacune des deux
L J
8 L z J Liw]w]wh J Liw]w]w
où est l’espérance. Quelle formule est la plus stable?
8]V
r
a) Appliquer les deux algorithmes à l’exemple , , et simuler un calcul en
8 L z J J
virgule flottante avec chiffres.
b) Etudier l’influence des erreurs d’arrondi pour les deux algorithmes, si mais que et
sont arbitraires.
¸
; L 9(9
L;
11. a) Calculer la décomposition de Cholesky
h
pour la matrice de Hilbert
Li = } = = h z = hw Q
_ EGag` h =
Ëc $]V cµ´µ´µ´ c 8
L zwDv ` hv ID aX D ` hwIv D aghw` I hwI Q
b) Comparer le résultat numérique avec les valeurs exactes
Ù
aX` agE ` (9.2)
9 ;F` 9 9
Combien de chiffres sont exacts?
¸
;F`9(9 9
c) Si dénote le résultat numérique, calculer le résidu .
¸
L; D \ I D\ I
Calculer aussi le résidu pour la matrice , donnée par (9.2).
Ù!@
12. Pour une matrice H notons par ? les matrices des étapes intermédiaires de l’élimination
t \ m z t \ Q
de Gauss. Montrer qu’avec une recherche de pivot partielle, on a
Ù!@ UV
? 8c
Ëc c Ù (9.3)
; U 8 I L tUFJ8 x
D ; ; / ; N Q
13. Soit une matrice à lignes et colonnes ( ). On définit pour les matrices non-carrées,
® ]V Ã ]V
¡% t W ; J W L = ¡% W ; J W L Q
Indication. Transformer la matrice symétrique sous forme diagonale
et montrer que
® ]V ® ]V
¢
^¢ D £ ¥¤I ¦ ] Q wwww}w ] Q wwww z ] Q wwhww] z ] Q wwhww h z } ] Q wwz ] z z
]
14. Voici quelques valeurs pour la densité de l’eau en fonction de sa température ø .
ø ö
ø
112 Systèmes d’Equations Linéaires
(a) Approcher ces valeurs par un polynôme de degré 2 (méthode des moindres carrés).
(b) Pour quelle valeur de ø , la densité est-elle maximale et quelle est cette valeur maximale?
J§L xw
¨ D ILih `¢ D I
Indication. Si vous préférez calculer avec des nombres plus petits, faites la transformation
ø ø .
ø ,
;: 8
15. Soit une matrice inversible de dimension . Montrer que la décomposition
nale et triangulaire supérieure) est unique, si l’on suppose que ª c ] f© _ : Lih = QCQC© Q =@8 I
(où est orthogo-
D =
pour .
D = « I ¬
16. Soient
et
®¯«°E± ]
²® c «°E³¬
deux variables aléatoires indépendantes obéissant à la loi normale
respectivement. Montrer que (pour ) et
et
obéissent aussi à cette
¨ D J>I
loi.
17. Soit « ´
une variable aléatoire qui obéit à la loi
avec 8 degrés de liberté (c.-à-d., de (8.22)
µ D« I L 8 D « I(L z 8 Q
est sa fonction de densité). Montrer que
et Var
W j W L W ; J `B W
18. Effectuer une étude complète de l’erreur du modèle trouvé à l’exercice 14. Pour cela, trouver les
écarts types des coefficients du polynôme et effectuer un test de confiance du modèle.
Indication. v v
¤ L D; ; I
.
¸ UV
19. Les éléments de la diagonale de
;
jouent un rôle important pour l’étude de l’erreur de
la méthode des moindres carrés. Supposons que nous avons à disposition la décomposition de la ©f:
¤ L D: : I
matrice .
¸ UV
(a) Démontrer que .
¤ 8 xw}
f
8
;
(b) Trouver un algorithme pour calculer la diagonale de en
colonnes de ; 1 opération = 1 multiplication + 1 addition).
opérations ( = nombre de