ANAF
ANAF
Emily Clement
Christophe Dupont
Master 1 de Mathématiques
Semestre 1
2014-2015
Table des matières
1 Banach-Alaoglu et Ascoli 5
I Théorème de Banach-Alaoglu . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
1 Procédé diagonal . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
2 Théorème de Banach-Alaoglu . . . . . . . . . . . . . . 6
3 Application : C (K) et compacité faible de l’ensemble
convexe des mesures de probabilité sur K . . . . . . . 8
II Théorème d’Ascoli . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
1 Énoncé et démonstration . . . . . . . . . . . . . . . . 10
2 Application du théorème d’Ascoli en analyse complexe :
Théorème de Montel. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
3 Complément de cours : Compacité dans les espaces
(Lp , k · kp ) où 1 ≤ p < +∞ . . . . . . . . . . . . . . . . 17
III Fonctions harmoniques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
1 Lien avec les fonctions holomorphes, propriétés de la
valeur moyenne, principe du maximum . . . . . . . . . 21
2 Problème de Dirichlet sur le disque unité, propriété
de la valeur moyenne "excentrée" (formule de Cauchy
pour les fonctions harmoniques), réciproque de la pro-
priété de la valeur moyenne. . . . . . . . . . . . . . . . 29
3 Compacité des fonctions harmoniques positives . . . . 36
IV Espaces de Hilbert . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41
1 Théorème de représentation de Riesz . . . . . . . . . . 45
2 Application :Existence et unicité de l’adjoint d’un opé-
rateur. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 47
3 Convergence faible . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 48
1
TABLE DES MATIÈRES
1 Opération adjoints. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 66
2 Lien entre σ (T ) Et σ (T ∗ ) . . . . . . . . . . . . . . . . 68
3 Opérateurs auto-adjoints. . . . . . . . . . . . . . . . . 69
4 Norme d’un opérateur auto-adjoint. . . . . . . . . . . 70
5 Spectre d’un opérateur auto-adjoint : Localiser le spectre,
noyau spectral= kT k . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 73
III Opérateurs compacts . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 76
1 Définition et premières propriétés. . . . . . . . . . . . 76
2 Propriétés spectrales des opérateurs compacts. . . . . 82
IV Rappels de théorie hilbertienne. Diagonalisation des opéra-
teurs autoadjoints compacts. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 89
1 Somme hilbertienne, base hilbertienne . . . . . . . . . 89
V Questions de Cours pour mercredi 25 Novembre. . . . . . . . 100
Coordonnées :
[Link]@[Link], bureau 733 IRMAR.
Mardi : 10h30 − 12h30. ENS
Mercredi : 10h15 − 12h15. 307
Jeudi : 14h−16h. 304. On étudiera des compacité en dimension finie.
Contenu du cours : 1. Banach-Alaoglu et Ascoli
(a) Théorème Banach-Alaoglu
i. application : Compacité de l’ensemble des mesures de pro-
babilités sur un compact (K, d)
(b) Theoreme d’Ascoli.
i. Application : Analyse complexe : théorème de Montel
ii. Application : Théorie de la mesure : Théorème de Frechet-
Kolmogorov.
(c) Fonctions harmoniques.
i. Lien avec les fonctions holomorphes.
ii. Problème de Dirichlet, noyau de Poisson.
iii. Compacité des fonctions harmoniques positives.
(d) Espaces de Hilbert.
i. Compacité faible de la boule unité.
2. Analyse spectrale T ∈ L (E, F ).
(a) Spectre d’un opérateur T :
3
TABLE DES MATIÈRES
Id − T inversible ⇔ Id − T surjective
Ä ä
Autrement dit, σ (T ) \ {0} = vp (T ) \ {0} car λId−T = λ Id − λ1 T
Évaluation
2 contrôles continus : Un sans doute à la fin des fonctions harmoniques
et un pour la fin des opérateurs compacts.
1 examen en Décembre.
1 Devoir maison.
Banach-Alaoglu et Ascoli
I Théorème de Banach-Alaoglu
1 Procédé diagonal
Lemme 1.1.
X1 X2 . . . Xp . . .
x1,1 x1,2 . . . x1,p . . .
.. .. .. ..
. . . .
xn,1 xn,2 xn,p
Alors il existe une suite (nk )k≥1 telle que pour tout p ≥ 1, (xnk ,p )k
converge dans Xp .
Démonstration. Ä ä
Soit ϕ1 : N 7→ N strictement croissante telle que xϕ1 (n),1 n converge
Ä ä
dans X1 . Soit ϕ2 : N 7→ N strictement croissante telle que xϕ1 ◦ϕ2 (n),2 n
def
converge dans X2 . etc... et on pose nk = ϕ2 ◦ ϕ2 ◦ · · · ◦ ϕk (k) et on vérifie
que (nk )k est strictement croissante. Ä ä
On vérifie que ∀p ≥, (xnk ,p )k est une sous-suite de xϕ1 ◦ϕ2 ◦···◦ϕp (n),p n , donc
converge dans Xp .
5
CHAPITRE 1. BANACH-ALAOGLU ET ASCOLI
distance produit).
2 Théorème de Banach-Alaoglu
Théorème 1.1.
Soit (E, kk) espace vectoriel normé séparable (i.e il contient une
suite dense.) Soit (Tn )n≥1 une suite bornées (i.e ∃M ≥ 0 tel
que ∀n ≥ 1, 0
¶ k|Tn k| ≤ M ) de formes linéaires© continues (i.e E =
L (E, K) = T : E 7→ K linéaire continue. )
Alors il existe une sous-suite (Tnk )k et une forme linéaire continue,
T ∈ E 0 telles que ∀x ∈ E, Tnk (x) −→ T (x) dans K
k→+∞
En d’autre terme une sous suite d’une suite bornées de formes linéaires
continues tend vers une forme linéaire continue dans un espace vectoriel
normé séparable.
Démonstration.
Soit (xp )p≥1 une suite dense dans E, car E séparable donc en contient une.
On s’intéresse à (Tn (xp ))n≥1 et on va faire un procédé diagonal : ∀p ≥ 1,
cette suite est bornée. En effet,
(l’hypothèse comme quoi (Tn )n est bornée est utilisée.) On applique alors le
procédé diagonal : il existe (nk )k telle que ∀p ≥ 1, la suite Tnk (xp ) converge
vers un élément de K, qu’on notera T (xp ). On va maintenant montrer que
(Tnk (x))k converge aussi dans K, on notera T (x) la limite et il restera à
E 7→ K
montrer que est linéaire continue (c’est facile). Soit x ∈ E,
x → T (x)
on va montrer que (Tnk (x))k est de Cauchy dans K : Soit > 0, soit p ≥ 1
tel que kx − xp k < Soit k0 ≥ tel que ∀k ≥ k0 , Tnk (xp ) − Tnk0 (xp ) < .
Pour tout k ≥ k0 :
Tnk (x) − Tnk0 (x) ≤ |Tnk (x) − Tnk (xp )| + Tnk (xp ) − Tnk0 (xp )
| {z } | {z }
=|Tnk (x−xp )|≤M ·kx−xp k≤M · <
On utilise le fait que (Tn )n soit bornée. On note T (x) la limite de (Tnk (x))k .
Vérifions que X 7→ T (x) est linéaire. On a :
K 7→ R∗
car continue. Mais |Tnk (x)| ≤ M kxk pour tout k ≥ 1. Donc
α → |α|
lim |Tnk (x)| ≤ M kxk et finalement :
k
|T (x)| ≤ M · kxk.
Théorème 1.2.
Soit (K, d) un compact, soit (an )n≥1 suite de K si (an )n≥1 possède
une seule valeur d’adhérence notée l alors (an )n converge vers l
Proposition 1.1.
Soit (K, d) métrique compact alors (C (K) , kk∞ ) est séparable (i.e il
possède une suite dense.)
Démonstration.
Soit f ∈ C (K) on sait que f est uniformément continue : ∀ > 0, ∃η > 0
d (x, y) < η ⇒ |f (x) − f (y)| < Soit n ≥ 1, il existe xn1 , . . . , xnN0 tel que
N
Sm Ä ä
K ⊂ Bd xnj , n1 dans la suite on travaillera avec n fixe tel que 1
n < η.
j=1
+
( n1 −d(x,xny ))
Posons ϕj,n (x) = N
Pn 1
où t+ = max {t, 0}. On sait donc que
n +
( n −d(x,xk ))
k−1
1
(ϕj,n )1≥j≤Nn forme une partition de l’unité à n près. On a les propriétés
suivantes :
Ä ä
1. ϕj,n est nulle en dehors de Bd xnj , n1 (à cause du +
N
Pn
2. ϕj,n ≡ 1 sur K.
j=1
3. ϕ ≤ ϕj,n ≤ 1 sur K.
On a ∀x ∈ K,
Nm
X Ä ä Nm Ä
X Ä ää X
f (x) − f xnj ϕj,n (x) = f (x) − f xnj ϕj,n (x) car ϕj,n ≡ 1
j=1 j=1
Nm
X Ä ä Nm
X Ä ä
f (x) − f xnj ϕj,n (x) ≤ f (x) − f xnj ϕj,n (x)
j=1 j=1
Par l’inégalité triangulaire et parce que ϕj,n ≥ 0, mais ϕj,n (x) = 0 si j est
tel que :
Ä ä 1
d x − xnj ≥
n
N m Ä ä Nm Ä ä
donc : f (x) − f xnj ϕj,n (x) ≤ f (x) − f xnj ϕj,n (x)
P P
j=1 j=1,d(x,xm 1
j )< m
1
Comme m ≤ η on obtient par les indices j restants :
Ä ä
f (x) − f xm
j <
Donc
Nm
X Ä ä Nm
X
f (x) − f xnj ϕj,n (x) ≤ ϕj,m (x)
j=1 j=1,d( x,xm ) 1
<m
j
Nm
X
≤ ϕj,m (x) = × 1 =
j=1
® ´
N
Pn
Conclusion : Posons Γn = qjn ϕj,n pour tout n ≥ 1
j=1
Γ = Q × ··· × Q
Théorème 1.4.
Démonstration.
C (K) → 7 R
Posons Tm : R pour tout n ≥ 1, Tn est linéaire (c’est
f → f dµn
évident) et continue, en effet :
Z Z
|Tn (f )| ≤ kf k∞ dµn = kf k∞ dµn
K K
| {z }
=1
|Tn (f )|
Remarque 1.1.
L’hypothèse "suite de formes linéaire continues bornée" dans le théorème de
Banach-Alaoglu est vérifiée par on travaille avec le convexe des mesure de
probabilité.
Revoir le TD numéro 1 pour une application de ce principe de compacité.
II Théorème d’Ascoli
1 Énoncé et démonstration
Cela concerne la compacité dans (C (K) , kk∞ ).
Soit A ⊂ C (K).
1. On dit que A est équicontinue en x0 ∈ K si :
∀ > 0, ∃η > 0, ∀f ∈ A.∀x ∈ E, d (x0 , x) <
η, |f (x) − f (x0 )| < .
2. On dit que A est uniformément équicontinue sur K si :
∀ > 0∃η > 0, ∀x, y ∈ E, d (x, y) < η ⇒ |f (x) − f (y)| <
∀f ∈ A
Remarque 1.2.
Si on prend une partie B ⊂ C (K) au hasard, ∀f ∈ B, ∀x0 ∈ K, ∀ >
0, ∃η (f, , x0 ) > 0 tel que :
Remarque 1.3.
Il y a en fait plusieurs façons d’être "continu" :
Exemple 1.1.
Exemple d’une suite de fonctions continues sur [0, 1] où l’oscillation n’est pas
contrôlée, bornée, uniforme :
1. sin nx : fn0 (x) = n cos (nx) On peut montrer que (fn )n n’est pas équi-
continue en 0 : le rédiger.
1
2. fn (x) = x n n’est pas équicontinue en 0.
Exemple d’une partie A de (X [0, 1] , kk∞ ) pour laquelle l’oscillation des fonc-
tions de A est contrôlée. (indépendante de la fonctions).
def
1. Lipk [0, 1] = {f ∈ C ([0, 1]) , |f (x) − f (y)| ≤ k |x − y|}. Pour tout k ≥
0 l’oscillation des fonctions de Lipk [0, 1] est bien uniformément contrô-
lée.
2. Attention ,si on prend une fonction constante fn (x) = n on a aucun
oscillation : elle est nulle, et on perd la compacité car on part à l’in-
fini. Il faut contrôler la compacité et l’oscillation. L’oscillation
de chaque fn ici est nulle pourtant (fn )n ne possède par de sous-suite
convergente pour kk∞ . Contrôler l’oscillation ne suffit par pour obte-
nir de la compacité. On va énoncer ces conditions dans le théorème
d’Ascoli en ??
def
et Ax = {f (x) | f ∈ A} est relativement compact dans F pour
tout x ∈ E.
Celui là utilise les hypothèses les plus fortes, une autre version du théorème
est :
Exemple 1.2
¶ (Exemple de parties équicontinues). ©
Lipc (K) = f : K → R , |f (x) − f (y)| ≤ cd (x, y)
Soit (fn )n≥1 une suite de A ⊂ C (K) borné et équicontinue sur K, on veut
montrer que :
∃f : K → R continue et (nk )k≥1 telle que kfnk − f k∞ −→ 0.
n→+∞
fnk (x) − fnk0 (x) ≤ |fnk (x) − fnk (xpi )|+ fnk (xpi ) − fnk0 (xpi ) fnk0 (xpi ) − fnk0 (x)
Cela montre que (fnk )k est une suite de Cauchy, donc elle converge dans
(C (K) , kk∞ ) qui est complet.
Lemme 1.2.
Contre-exemple 1.2.
fn (z) = z n converge localement uniformément sur D vers la fonction iden-
tiquement nulle, mais elle ne converge pas uniformément sur D vers une
fonction identiquement nulle.
Théorème 1.7 (Théorème de Montel).
Démonstration.
S
Soit (Kp )p une suite de compacts de Ω telle que Ω = Kp et telle que
p≥1
◦
Kp ⊂ Kp+1 (intérieur de Kp+1 )
Ä ä
1
Un moyen de construire une telle suite dans D : on prend Kp = D 0, 1 − p
dans Ω. ¶ ©T
On pose alors Kp = z ∈ Ω, d (z, Ωc ) ≥ p1 D (0, p)
On intersecte avec D (0, p) afin de borner l’ensemble.
Revenons à la démonstration : Soit δp > 0 tel que ∀z ∈ Kp , D (z, 2δp ) ⊂
Kp+1 . On veut
1 1 1 1
Å ã Å ã
2δp = 1 − − 1− = −
p p p p+1
Ä ä
On va montrer que fn |Kp n est équicontinue sur Kp . Soit z; ∈ Kp tel que
|z − z 0 | < δp , i.e on prend z 0 dans le disque plus petit D (z, δp )
Remarque 1.5 (Formule de Cauchy).
On rappelle la formule intégrale de Cauchy : si on prend U un ouvert sim-
plement connexe sur C, f ∈ H (U ), γ un chemin fermé inclus dans U et z
un point hors du chemin, mais dans U , alors :
1 f (ξ)
Z
f (z) = dξ
2πi ξ−z
γ
Pour tout n ≥ 1 :
1 fn (ξ) 1 fn (ξ)
Z Z
fn (z) − fn z 0 =
dξ − dξ
2iπ ξ−z 2iπ ξ − z0
C(z,2δp ) C(z,2δp )
Ö è
1 fn (ξ)
Z
z − z0
=
2πi (ξ − z) (ξ − z 0 )
C(z,2δp )
!
|fn (ξ)|
(z 0 )| 1
| dξ| |z − z 0 | On pose pour
R
D’où |fn (z) − fn ≤ 2π |ξ−z||ξ−z 0 |
C(z,2δp )
0 def 1 R |fn (ξ)|
plus de commodité C (n, z, z , δp ) = 2π |ξ−z||ξ−z 0 | | dξ|
C(z,2δp )
On a :
1 kfn k∞,Kp+1
C n, z, z 0 , δp ≤
(2π2δp )
2π | {z } 2δp · δp
périmètre du cercle |{z} |{z}
car |ξ−z|=2δp car |ξ−z 0 |≥δp
Finalement :
kfn k∞,Kp+1 Mp+1
C n, z, z 0 , δp ≤
≤
δp δp
et on a :
Mp+1
∀ z, z 0 ∈ Kp ×Kp , k z − z 0 < δp ⇒ ∀n ≥ 1, k fn (z) − fn z 0 z − z0
≤
δp
Ä ä
On a obtenu pour tout p ≥ 1, que fn |Kp n est une suite de fonction holo-
morphe, continue, bornée
Ä äet équicontinue sur Kp . En particulier, d’après le
théorème d’Ascoli, fn |Kp n est relativement compact dans C (Kp ).
D’après le procédé diagonal, il existe une suite (ϕp )p de fonctions continues
sur C (Kp ) et (nk )k une suite strictement croissante telles que :
∀p ≥ 1, kfnk |Kp − ϕp k∞,Kp −→ 0
k→+∞
Un peu d’holomorphie :
2 3 z
f (z) = z + z + e holomorphe sur C
g (z) = z n’est pas holomorphe sur C
h (z) = cos z + z 2
holomorphe sur C
f + h est holomorphe sur C, on se place dans le cercle, inclus dans Ω,
C (z0 , 2R), on a :
f (ξ)
Z
∀z ∈ D (z0 , 2R) , F (z) = dξ
ξ−z
C(z0 ,2R)
Ä ä
1 1
G (z) = 1−z + i−z est holomorphe sur D 0, 12 .
Pourquoi le f limite pris dans la preuve est holomorphe ?
1 fnk (ξ)
Z
∀z ∈ D (z0 , δp ) , fnk (z) = dξ (∗)
2iπ ξ−z
C(z0 ,2δp )
Mais (fnk )k converge uniformément sur les compacts de Kp+1 . Donc on peut
passer à la limite dans (∗) :
1 f (ξ)
Z
∀z ∈ D (z0 , δp ) , f (z) = dξ
2iπ ξ−z
C(z0 ,2δp )
τh (f ) : x 7→ f (x + h)
Ç å1
Rb p
p
Remarque 1.6. kτh (g)−f kLp [a,b] < ε ∀f ∈ F signifie |f (x + h) − f (x)| dLeb (x)
a
∀f ∈ F s’interprète comme l’équicontinuité "en moyenne"
où dLeb est une mesure de Lesbegue.
Démonstration.
La démonstration s’effectue en 3 étapes :
But : Montrer que F est précompact dans Lp [a, b].
∀n > 0 on peut recouvrir F par ne suite finie de boules de rayon r cela
termine la preuve car F ⊂ (Lp [a, b] , kkp ) et alors précompacte et complète
dans (Lp [a, b] , kkp ) elle est donc compacte pour la topologie classique. (Cela
constituera l’étape 3)
Idée : Se ramener
¶ à des fonctions
© continues : on va convoler les fonctions de
F : Gn = ρm ∗ f|[a,b] , f ∈ F
Étape 2 : Pour tout n ≥ 1, Gn est borné et équicontinue dans (C [a, b]) , kk∞
Donc
Å ã1
2 q
kρm ∗ f k∞,[a,b] ≤ kρm k∞ × sup kf kp,R
n f ∈F
Å ã1
2 q
kρm ∗ f k∞,[a,b] ≤ kρm k∞ × × sup kf kp,R
n f ∈F
N
[
Gn ⊂ BLp (ϕ, ε)
i=1
Soit f ∈ F, d’après 1,
Soit Ω un ouvert de C.
Soit h : Ω → R une fonction de classe C 2 .
On dit que h est harmonique si
!
∂P
Pourquoi pose-t-on f 0 (z) = ∂x
∂Q = ∂P
∂x + i ∂Q
∂x , où z = x + iy
∂x
Parce que l’on souhaite obtenir un développement limité "complexe", on
utilise le fait que z correspond à (x, y) dans R2 .
∂P ∂P ñ ô Ç å
∂x ∂y a −b h1
D(x,y) f = ∂Q ∂Q = ·
∂x ∂y
b a h2
Proposition 1.2.
Démonstration.
Démonstration du lemme.
Il suffit de vérifier que ∂y g = i∂x g ie. :
∂y g = ∂y ∂x h − i∂y ∂y h Par Schwarz
= ∂x ∂yh − i∂y ∂y h comme ∆h = 0
= ∂x ∂y h + i∂x ∂x h
= i∂x (−i∂y h + ∂x h) = i∂x g
Retour à la démonstration.
Montrons donc à présent le deuxième point : Soit h harmonique et
posons :
def
g = ∂x h − i∂y h
Cette fonction est holomorphe sur Ω par la lemme.
On va vérifier que f (x) définie par
Zz
f (z) = g (ξ) dξ
z0
Cela pose problème, il faut en fait supposer que l’ouvert est sim-
plement connexe.
Un exemple d’ouvert simplement connexe : Le disque de centre
a et de rayon R : D (a, R)
Rz
Vérifions à présent que f (z) = g (ξ) dξ répond au problème.
z0
Posons P = Re (f ) et Q = Im (f ).
— f est holomorphe
Rz
— et f 0 (z) = g (z) par définition de g (ξ) dxi.
z0
def
On obtient ici f 0 (z) = g (z) = ∂x h − i∂y h
f 0 (z) = ∂x P + i∂x Q
= ∂x P − i∂y P
et
f 0 (z) = ∂x P − i∂y P
On obtient : (
∂x h = ∂x P
∂y h = ∂y P
(
∂x (h − P ) = 0
ie. :
∂y (h − P ) = 0
On en déduit que h − P est constante sur Ω.
h = P + constante sur Ω
h = Re (f ) + constante sur Ω et c’est donc fini pour l’existence de
f
Pour l’unicité à une constante additive près, montrons
( que si on prend
Re (f1 ) = h
f1 , f2 deux fonctions holomorphes sur Ω telle que
Re (f2 ) = h sur Ω
Alors Re (f1 − f2 ) = 0 sur Ω, cela implique que f1 − f2 est une
constante imaginaire pure sur Ω.
Pour le voir, on peut par exemple utiliser le théorème qui dit qu’une
fonction holomorphe non constante est nécessairement ou-
verte.
Ici, l’image de f1 − f2 est contenu dans la droite {x = 0} : Figure 4.
Corollaire 1.1.
Démonstration.
Définition 1.5.
Soit h : Ω → R continue.
On dit que h vérifie la propriété de la valeur moyenne sur Ω si :
∀ω ∈ Ω, ∃ρ > 0, ∀r ∈ [0, ρ]
Z2π Ä
1 ä
h (ω) = h ω + r · eiθ dθ
2π
0
Fig 6
Proposition 1.3.
Démonstration.
Soit ω ∈ Ω, et soit ρ > 0 tel que
Z2π Ä
1 ä
h (ω) = h ω + reiθ dθ
2π
0
Proposition 1.4.
Remarque 1.8.
Si h était holomorphe, il suffit (pour avoir h ≡ 0 sur Ω) que h soit nulle
sur une partie qui contient un point d’accumulation. (Par exemple, une suite
bornée de points deux à deux distincts)
Prenons un exemple de fonction harmonique, nulle sur une droite, mais non
identiquement nulle :
h (x, y) = x2 − y 2
h est nulle sur deux axes, perpendiculaires.
Plus simple encore h (x) = x,
h est nulle sur x = 0.
Démonstration.
def
Posons g = ∂x h − i∂y h, d’après le lemme de construction, g est holomorphe
sur Ω.
Par hypothèse, ∂x h ≡ 0, et ∂y h ≡ 0 sur un disque ouvert D contenu dans Ω,
donc g ≡ 0 sur D (définition de g)
Comme g est holomorphe sur Ω, connexe, elle est identiquement nulle sur Ω
par la propriété des
( zéros isolés.
∂x h = 0
Autrement dit : .
∂y h = 0 sur Ω
La fonction h est donc constante, égale à 0, sur Ω.
h ≤ 0 sur D (ω, ρ)
Démonstration.
Z2π Ä
1 ä
h (ω0 ) = h ω0 + |ω − ω0 | eiθ dθ
2π
0
αZ0 +η
1 Ä ä
= h ω0 + |ω − ω0 | eiθ dθ
2π
α0 −η
1
Z Ä ä
+ h ω0 + |ω − ω0 | eiθ dθ
2π
R/2πZ\[α0 −η,α0 +η]
Remarque 1.10.
1. Pour les fonctions affines sur R ce problème possède une unique so-
lution :
ϕ est la donnée de 2 réels, ϕ (−1) et ϕ (1), et h est la "droite" passant
par (−1, ϕ (−1)) et (1, ϕ (1))
2 2
2. On veut résoudre ∂∂xh2 + ∂∂yh2 = 0 sur le disque D (0, 1) avec ϕ pour
condition initiale au bord.
Voici un exemple à méditer sur R :
(
h00 + h = 0
h (−1) = 1, h (1) = −2
h1 − h2 = ϕ − ϕ = 0 sur C (0, 1)
h1 ≡ h2 sur D
D × C (0, 1) → R
P : Ä
ξ+z
ä 1−|z|2
(z, ξ) 7→ Re ξ−z = |ξ−z|2
Définition 1.8.
D → R
Pϕ : 2π Ä ä Ä ä
1
P z, eiθ ϕ eiθ dθ
R
z 7→ 2π
0
Remarque 1.11.
On a la formule suivante :
Z2π
Ñ é
it 1 Ä ä Ä ä
Pϕ re = P reit , eit ϕ eiθ dθ
|{z} 2π
z∈D 0
Zπ 1 − reit 2
1 Ä ä
= 2ϕ eiθ dθ
2π |eiθ − reit |
0
Z2π
1 1 − r2 Ä ä
= ϕ eiθ dθ
2π 1 − 2r cos (θ − t) + r2
0
Théorème 1.10.
Démonstration.
1.
Z2π
1 Ä ä Ä ä
P ϕ (z) = P z, eiθ ϕ eiθ dθ
2π
0
Z2π Ç iθ å
1 e +z
= Re dθ car ϕ ∈ R
2π z iθ − z
0
Z2πÇ iθ
å
1 e +z Ä ä
= Re · ϕ eiθ dθ
2π eiθ−z
0
| {z }
Somme continue (intégrale) de fonction holomorphe sur D
Lemme 1.4.
Ä ä
(a) P z, eiθ > 0 ∀z ∈ D, ∀θ ∈ R
2π Ä ä
1
P z, eiθ dθ = 1, ∀z ∈ D
R
(b) 2π
0
Z2π
Ä
iθ
ä 1 Ä ä Ä ä Ä ä
P ϕ (z) − ϕ e ≤ P z, eiθ ϕ eiθ − ϕ eiθ0 dθ
2π
0
Z Ä ä Ä ä Ä ä
= P z, eiθ ϕ eiθ − ϕ eiθ0 dθ
| {z }
|θ−θ0 |<δ <ε car ϕ est continue
1
Z Ä ä Ä ä Ä ä
+ P z, eiθ ϕ eiθ − ϕ eiθ0 dθ
2π | {z }| {z }
|θ−θ0 |>δ <ε(∗2 ) ≤2kϕk∞
≤ ε (1 + 2kϕk∞ )
Démonstration du lemme.
1−|z|2
Ä ä
1. P z, eiθ = 2 (Exercice)
|eiθ −z |
2. À z fixé :
Z2π
1 1 dξ
Ä ä Z
iθ
P z, e dθ = P (z, ξ)
2π 2π iξ
0 C(0,1)
1 ξ+z dξ
Z Å ã
= Re
2π ξ−z iξ
C(0,1)
1 ξ + z dξ
Z
= Re
ξ − z iξ
2π
C(0,1)
1 ξ+z1
Z
= Re dξ
2π ξ−zξ
C(0,1)
1 2 1
Z Å ã
= Re − dξ
2π ξ−z ξ
C(0,1)
1
R dξ
où Indγ (z) = 2πi ξ−z (indice)
γ
3.
1 − |z|2
0 ≤ P (z, ξ) =
|ξ − z|2
1 − |z|2
=
(|ξ − ξ0 | − |ξ0 − z|)2
1 − |z|2
= 2
(|eiθ − eiθ0 | − |eiθ − z|)
1 − |z|2
≤ 2 −→ 0
(δ − |eiθ − z|) z→eiθ
Démonstration.
Ä ä Ä ä
Posons : ϕ eiθ = h eiθ ∀θ ∈ R.
Alors la fonction harmonique h, donnée par les hypothèses, et la fonction
harmonique P ϕ sur D sont solution du problème de Dirichlet dans D avec
condition initiale, h sur la cercle C (0, 1).
Par unicité de la solution du problème de Dirichlet, on a :
h = P ϕ sur D
Ce qui est exactement la formule.
Remarque 1.12.
On avait la formule de la moyenne :
h ( centre du cercle ) = moyenne de h sur le cercle
c Translation - homothétie
On va écrire la formule précédente par une fonction harmonique h sur
D (ω, R) (au lieu de D (0, 1) :
D (0, 1) → R
Posons h̃ :
z 7→ h (ω + Rz)
Cette fonction est harmonique sur D (0, 1) donc la formule du corollaire
donne :
Z2π
Ä
it
ä 1 1 − r2 Ä ä
h̃ rei = 2
h̃ eit dθ
2π 1 − 2r cos (θ − t) + r
0
pour tout r ∈ [0, 1[ et t ∈ R.
2π
1 1−r2
h ω + Rreit = ω + Reit dθ
R
2π 1−2r cos(θ−t)+r2
h
0
On pose ρ = Rr ∈ [0, 1[ :
Z2π
Ä
it
ä 1 R2 − ρ2 Ä
iθ
ä
h ω + ρe = h ω + Re dθ
2π R2 − 2ρR cos (θ − t) + ρ2
0
Démonstration.
Sens ⇒ : même preuve que la corollaire précédent avec D (ω, R) = D (0, 1).
Sens ⇐ : C’est le premier point du théorème de la résolution du problème
de Dirichlet :
” Toute fonction de la forme P ϕ est harmonique”
Théorème 1.11.
Z2π Ä
1 ä
h (ω) = h ω + reiθ dθ
2π
0
Démonstration.
L’idée c’est d’utiliser le principe du maximum On travaille localement :
Soit D (ω0 , ρ) ⊂ Ω.
h vérifie la formule de la moyenne pour les cercles centrées en ω et de rayon
r ∈ [0, ρ[ Ä ä Ä ä
def
La fonction P h|C(ω,ρ) , et donc également H = h − P h|C(ω,ρ) , est har-
monique sur D (ω, ρ) donc vérifie aussi la formule de la moyenne pour les
cercles centrées en ω et de rayon r ∈ [0, ρ[.
On reprend les arguments suivants (preuve du principe du maximum) : Soit
ω0 ∈ D (ω, ρ) telle que H (ω0 ) = max H (z), alors :
t∈D(ω,ρ)
— Si ω ∈ C (ω, ρ), ∀z ∈ D (ω, ρ) alors :
H (z) ≤ H (ω0 ) = 0
max ↑
H=0 sur C(ω,ρ)
Ä ä
Dans tous les cas, h = P h|C(ω,ρ) sur D (ω, ρ) et c’est fini. (Voir par exemple
le Corollaire 1.3)
Z2π
1 Ä ä
∀ω ∈ Ω, ∃ρ > 0, ∀r ∈ [0, ρ[ h (ω) = , h ω + reitθ dθ
2π
0
Démonstration.
ξ+z
Ä ä
1 ⇒ 2 : P = Re ξ−z
2 ⇒ 3 : Cauchy Riemann
3 ⇒ 4 : Formule de la moyenne des fonctions holomorphes.
4 ⇒ 1 : Preuve du théorème précédent.
Démonstration.
Dessin.
On prend 0 < r < R < 1, on a ∀r ∈ [0, 1[ , ∀t ∈ R :
Z2π
Ä
it
ä 1 R2 − r 2 Ä
iθ
ä
h re = h Re dθ
2π h2 − 2rR cos (θ − t) + r2 | {z }
0 ≥0
Z2π
1 R2 − r 2 Ä
iθ
ä
≤ h Re dθ
2π R2 − 2rR + r2
0
Z2π
1 R2 − r2 Ä iθ ä
= h Re dθ
2π (R − r)2
0
Z2π Ä
R+r 1
ä
iθ
= ·
h Re dθ
R−r 2π
0
| {z }
h(0)
Démonstration.
hn − h1 : D → R est harmonique positive, :
— Si (hn − h1 ) (0) −→ +∞ alors pour tout R ∈ [0, 1[ :
n→+∞
∀z = reit ∈ D (0, R) :
Ä ä 1−r 1−R
(hn − h1 ) reit ≥ (hn − h1 ) (0) ≥ (fn − h1 ) (0)
1+r 1 + R {z
| }
→+∞
1+R
Donc 1−R (fn − hm ) (0) < ε pour n assez grand. Cela montre que
Ä ä
(hn − hm ) est de Cauchy dans C D (0, R), k · k∞ compact.
Donc cette suite converge uniformément vers une fonction hR sur
D (0, R), on définit h : D → R en posant h (z) = hR (z) si |z| ≤
R, cela ne dépend pas de R.
Finalement, hn −→ h localement uniformément sur D.
n→+∞
La limite h obtenue est harmonique, ("hn = P (hn ) à la limite").
Démonstration.
∀z ∈ D (0, r) ⊂ D les inégalité de Harnack donnent :
1−r 1+r
∀n ≥ 1, hn (0) ≤ hn (z) ≤ hn (0)
1+r (A) (B) 1 − r
Le δ étant fixé, on sait que (pour k grand) : k log hnk − V k∞,D(0,r) < δ
Ä ä Ä ä
Or e−δ+V (z) − eV (z) = eV (z) e−δ − 1 ≥ emin V e−δ − 1 ≥ −ε
Ä ä Ä ä
Et eδ+V (z) − eV (z) = eV (z) eδ − 1 ≤ emax V eδ − 1 ≤ ε
Donc hnk converge vers V localement uniformément sur D
Il reste à vérifier que eV est harmonique sur D :
Lemme 1.5.
IV Espaces de Hilbert
Quelques exemples pour commencer :
2
— R ,h i
(x, y) , x0 , y 0 = xx0 + yy 0
def
— L2 [0, 1] , h i avec
Z1
def
hf, gi = f (t) g (t) dt
0
∀x ∈ E, ∀y ∈ E :
|hx, yi| ≤ kxk · kyk
Démonstration dans R.
∀t ∈ R :
0 ≤ hx + ty, x + tyi = kxk2 + 2t hx, yi + kyk2 t2
Le polynôme a un discriminant ∆ ≤ 0. Cela conclut.
def
»
Conséquence 1 kxk = hx, yi est bien une norme.
En effet :
E → R
Conséquence 2 : ∀y ∈ E, φy : est une forme linéaire
x 7→ hx, yi
(évident) continue dont la norme est égale à kyk.
En effet : |φy (x)| =
|hx, yi| D
≤ kxkkyk
2
E
y
Si y 6= 0, on a φy kyk = y, kyk y
= kyk
kyk = kyk donc la norme de
φy est supérieure ou égale à 1.
Corollaire 1.4.
® ´
E → E0 = φ: E → R
L’application linéaire continue est une isomé-
y 7→ φy
trie linéaire :
kφy k = kyk
Alors ∀ (x1 , x2 ) ∈ E × E :
kPc (x! ) = Pc (x2 ) k ≤ kx1 − x2 k
Démonstration.
On utilise la caractérisation : Pc (x) est l’unique point de C tel que :
hx − Pc (x) , x − Pc (x)i ≤ 0
≥ ky1 − y2 k
Finalement, ky1 −y2 k2 ≤ hx1 − x2 , y1 − y2 i ≤ kx1 −x2 kky1 −y2 k (La dernière
inégalité est obtenue par Cauchy Schwarz.)
Démonstration.
D’après le théorème de projection, PF (x) est caractérisé par :
1. Pc (x) ∈ F
2. hx − PF (x) , z − PF (x)i ≤ 0 ∀z ∈ F
Idée : Utiliser les symétriques d’un sous-espace vectoriel.
Remarque 1.15. PF (x) étant fixé dans F , on a :
{z − PF (x) , z ∈ F } = F
Remarque 1.16.
F est égal à −F donc la deuxième caractérisation du théorème de projection
est aussi équivalente à hx − PF (x) − wi ≤ 0 ∀w ∈ F .
Finalement : hx − PF (x) , wi = 0 ∀w ∈ F .
Finalement PF (x) est l’unique élément y ∈ F vérifiant :
— y ∈ F,
— hx − y, zh = 0 ∀z ∈ F (ou encore x − y ∈ F ⊥ )
Montrons que PF est linéaire :
Soient (x1 , x2 ) ∈ E × E on veut :
Corollaire 1.5.
Soit
¶ E un espace de Hilbert sur © R Soit E 0 =
φ : E → R formes linéaires continues
Pour tout y ∈ E, on note φy ∈ E 0 défini par φy (x) = hx, yi.
E → E0
Alors Λ : est linéaire, injective, surjective et isomé-
y 7→ φy
trique.
Démonstration.
Λ est linéaire (évident) et isométrique (vu précédemment)
Il reste à montrer que Λ est surjective.
Soit φ ∈ E 0 alors ker (φ) est un sous-espace vectoriel fermé (fermé car
ker (φ) = φ−1 ({0}) et ∅ est continue.
On décompose E = ker (φ) ⊕ (ker φ)⊥ .
Le sous-espace vectoriel (ker φ)⊥ :
ϕ
G → H , G/ ker (ϕ) ' Im ϕ
En effet : (ker φ)⊥ 6= {0}
Sinon E = ker φ et donc φ serait identiquement nulle.
À ce stade, on obtient que la dimension de (ker φ)⊥ est supérieure ou égal 1.
Si cette dimension est supérieure ou égal à 1, prenons dans (ker φ)⊥ un plan
P engendré par 2 vecteurs linéaire indépendants u et v.
On regarde la restriction de φ à P : c’est une forme linéaire sur P non
identiquement nulle, donc :
Ä ä
dim ker φ|P = 1
φy (x) = hy, xi
= hφ (e) · e, xi
= φ (e) he, xi = 0 car e ∈ (ker φ)⊥ , x ∈ ker φ
Si
¶ E un espace de Hilbert, © T ∈ L (E) =
T : E → E linéaire continue
Alors il existe un unique opérateur T ∗ ∈ L (E) tel que :
Démonstration.
Si y est fixé, alors X 7→ hT (x) , yi est linéaire continu.
La continuité |hT (x) , yi| ≤ kT (x) kkyk ≤ kT kkxkkyk = ((kT kkyk) · kxk)
donc le théorème de Riesz donne : il existe un unique vecteur noté T ∗ y tel
que :
hT (x) , yi = φT ∗ (y) (x)
Proposition 1.8.
Si
¶ E un espace de Hilbert,
© T ∈ L (E) =
T : E → E linéaire continue
Alors :
1. kT ∗ k = kT k
2. T ∗∗ = T
3. (T S)∗ = S ∗ T ∗
4. kT T ∗ k = kT ∗ T k = kT k2
Démonstration.
les points 2), 3) sont laissés en exercice.
1) :
φT ∗ y (x) = hx, T ∗ yi
= hT x, yi
≤ kT xkkyk
≤ kT kkxkkyk
3 Convergence faible
Définition 1.10 (Converge faiblement).
∀y ∈ E, φx (xn ) −→ φy (x)
n→+∞
Proposition 1.9.
∀y ∈ E, hxn , yi −→ hx, yi
n→+∞
Démonstration.
Et donc : hx − x0 , yi = 0 ∀y ∈ E.
On injecte y = x − x0 : hx − x0 , x − x0 i = 0 et donc x = x0 .
2.
3. ∀y ∈ E :
|hxn − x, yi| ≤ kxn − xkkyk −→ 0
n→+∞
Contre-exemple 1.3.
La convergence faible de (xn )n vers x n’entraine pas toujours la convergence
forte de (xn )n vers x.
Par exemple : E = L2 [0, 2π] xn = eint , n ≥ 0 et
Z2π
hf, gi = fg
0
(xn )n converge faiblement vers l’élément nul de L2 [0, 2π] mais (xn )n ne
converge pas fortement vers 0 vers ken k2 = 1 :
∀f ∈ L2 [0, 2π] hf, en i = cn (f ) le coefficient le Fourier.
cn (f ) tend vers zéro, car kf k2 = |cn (f )|2 < +∞ (Formule de Parseval)
P
n∈Z
Version discrète qui Ö
n’utilise pas Parseval : è
Ä ä
E = l2 (N) et x(n) = 0, 0, · · · , 0, 1 , 0, · · · x(n) converge faiblement
↑
n−ième
vers 0.
∀y = (yn )n ∈ l2 (N) :
¨ ∂ X
x(n) , y = xl yl = yn −→ 0
n→+∞
|yp |2 < +∞
P
car
Démonstration.
x nk , y x , y
|{z}
|{z} |{z} |{z}
∈F ∈F ⊥ ∈F ∈F ⊥
Par Banach-Alaoglu.
Soit
¶ E un espace vectoriel normé. © On note L (E) =
T : E → E linéaire et continu .
On dit que T ∈ L (E) est inversible si il existe S ∈ L (E) tel que :
S ◦ T = T ◦ S = IdE .
Exemple 2.1.
52
CHAPITRE 2. ANALYSE SPECTRALE T ∈ L (E, F )
Proposition 2.1.
Corollaire 2.1.
Démonstration.
def 1
Ici C = M convient.
2) ⇒ 3) : Soit (yn )n≥0 une suite de Cauchy dans F .
Puisque T est bijective, il existe xn ∈ E tel que yn = T (xn ) pour
tout n ≥ 0
D’après 2), alors kyn − ym k = kT (xn ) − T (xm ) k ≥ Ckxn − xm k
En particulier, (xn )n≥0 est aussi de Cauchy. Donc elle converge vers
un élément x ∈ E.
Par continuité (T (xn ))n converge vers T (x) quand n tend vers l’infini.
Autrement dit, (yn )n converge : F est bien complet.
Proposition 2.2.
Démonstration.
Corollaire 2.2.
∃c > 0, ∀x ∈ E, kT xk ≥ ckxk et Im T = F
Démonstration.
Sens ⇒ : On a bien kT (x) k ≥ ckxk par la proposition 2.1.
De plus, si T est inversible, elle est en bijection et donc :
Im T = F.
Sens ⇐ : kT (x) ≥ ckxk donc T est surjectif et Im T est fermé dans F par la
proposition 2.2.
Cependant : Im T = F , par hypothèse, donc Im T = Im T = F .
Ainsi, T : E → F est linéaire, continue, bijective.
Puisque E et F sont complets, l’application réciproque T −1 est forcément
continues (proposition 2.1)
Remarque 2.1.
Soit A un sous-espace d’un espace de Hilbert, H.
Si A⊥ = {0} alors A = H.
Ä ä⊥
En effet : A⊥ = A toujours vraies.
⊥
Ici A = {0} = H
(IdE − T )−1 =
X
T n = IdE + T + T 2 + · · ·
n≥0
Démonstration.
def
N
T n . C’est une suite de Cauchy dans L (E).
P
1. Posons Sn =
n=0
N N
En effet : kSN − SM k = k T nk ≤ kT kn .
P P
n=M +1 n=M +1
Mais kT kn est le terme général d’une série convergente, série géomé-
trique de raison kT k < 1) cela justifie le fait que (SN )N est de Cauchy.
def
+∞
T n la limite de (SN )N .
P
On note que S =
n=0
Vérifions que (I − T ) S = S (I − T ) = I.
∀N ≥ 0 : (I − T ) SN = I − T N +1 .
Ensuite, on passe à la limite dans N −→ +∞ :
(I − T ) S = I
car kT N +1 k ≤ kT kN +1 −→ 0 De même : S (I − T ) = I.
2. Soit T0 ∈ L (E) inversible.
Alors T0 + H = T0 I + T0−1 H .
Ä ä
inversible de L (E).
kT0−1 k−1 s’interprète comme la plus petite valeur propre de T0 : cf
exemple d’une matrice diagonale dans Mn (C)
3. T0 + H = T0 I + T0−1 H
Ä ä
n
än
T0−1 H T0−1
X Ä
= (−1)
n≥0
−1
än
T0−1 T0−1 HT0−1 (−1)n T0−1 H T0−1
X Ä
Ainsi : (T0 + H) − =− +
n≥2
| {z }
linéaire et continue en H
Ainsi ∀n ≥ 2 :
än
k (−1)n T0−1 H T0−1 k ≤ kT0−1 kn kHkn kT0−1 k
Ä
Finalement :
än kHk2 kT0−1 k2
(−1)n T0−1 H T0−1 k ≤ kT0−1 k
X Ä
k = kHkε (kHk)
n≥2 1 − kT0−1 kkHk
où ε −→ 0
t→0
Remarque 2.2.
Soit P ∈ GL3 (R), Inv : P → P −1
2
Dp Inv (M ) = −P −1 M P −1 n’est pas commutatif car non égal à −M P −1
Remarque 2.3.
vp (T ) ⊂ σ (T ).
Si E est de dimension finie : vp (T ) = σ (T )
(T f )0 (x) = f (x) = 0
Proposition 2.4.
Si T ∈ L (E) alors :
1. σ (T ) ⊂ D (0, kT k) (équivalent à |λ| > kT k alors λI − T est
inversible.)
2. ρ (T ) est un ouvert de K
3. σ (T ) est un compact de K.
4. vp (T ) ⊂ σ (T )
Démonstration.
Ä ä
1. λI − T = λ I − λ1 T
Si k λT1 k < 1 ce qui équivaut à |λ| > kT k alors I − λ1 T est inversible.
Autrement dit, si |λ| > kT k alors λ ∈/ σ (T ).
K → L (E)
2. ψ : est continue.
λ 7→ λI − T
Alors ρ (T ) = ψ −1 {Inversibles de L (E)} est un ouvert de K car ψ
est continue et l’ensemble des inversibles est un ouvert de L (E)
3. σ (T ) = K\σ (T ) est maintenant fermé, par 2
Comme il est borné, par 1, σ (T ) est compact.
4. On a : vp (T ) ⊂ σ (T ) donc vp (T ) ⊂ σ (T ) = σ (T ) par le point
précédent.
Remarque 2.4.
Au début du cours, on s’intéressait à T0 + H : avec T0 inversible de L (E) et
H ∈ L (E).
On a obtenu si kHk < kT0−1 k−1 alors T0 + H est inversible.
Juste avant on a étudié : λI − T = −T + λI. T0 = −T et H = λI.
4 Identité de la résolvante.
Notation : Soit T ∈ L (E).
Si λ ∈ ρ (T ) on note Rλ (T ) = (λI − T )−1 .
def
Proposition 2.5.
1. ∀ (λ, µ) ∈ ρ (T ) × ρ (T ) :
Rλ − Rµ = (µ − λ) Rλ Rµ = (µ − λ) Rµ Rλ
ρ (T ) → L (E)
2. θ : est dérivable et θ0 (λ) = −Rλ2
λ 7→ Rλ
Démonstration.
1.
Rλ − Rµ = Rλ I − Rλ−1 Rµ
Ä ä
Remarque 2.5.
Grâce à 2), o na un développement limité de Rµ à l’ordre 1 en tout point
λ0 ∈ ρ (T ) :
Rλ0 +h = Rλ0 + h − (Rλ0 )2 + hε (h) ∈ L (E)
Ä ä
où h ∈ K = (R ou C) et ε (h) −→ 0
h→0
Démonstration.
1
On sait déjà que kT n k n ≤ kT k. Cela entraîne :
1 1
0 ≤ lim inf kT n k n ≤ lim sup kT n k n ≤ kT k
def 1
Notons l = lim inf kT n k n , soit ε > 0, il existe q ≥ 0 tel que :
1
kT q k q ≤ l + ε
Proposition 2.6.
def 1
Soit T ∈ L (E) et soit r̃ (T ) = lim kT n k n ≤ kT k.
n→+∞
Alors σ (T ) ⊂ D (0, r̃ (T ))
Démonstration. P n n
La série entière z → 7
n≥0
T z possède r̃ (T ) comme rayon de conver-
gence.
P n −(n+1)
Donc si |λ| > r̃ (T ) la série T λ converge absolument.
Ç n≥0 å
N ∞ ∞
Petit calcul (λI − T ) T n λ−(n+1) T n λ−n − T n+1 λ−(n+1) = Id
P P P
=
n=0 n=0 n=0
∞
!
n −(n+1)
X
T λ (λI − T ) = Id
n=0
Proposition 2.7.
Démonstration.
1
Puisque kT n k n converge vers r̃ (T ) il existe n0 (α) tel que :
1
∀n ≥ n0 , kT n k n < α
On calcule :
kT n λ−(n+1) k = |λ|−(n+1) kT n k
< |λ|−1 |λ|−n αn
Ç ån
−1 α
= |λ|
|λ|
| {z }
=1
N N
T n λ−(n+1) k ≤ kT n λ−(n+1) k
X X
kSN − SM k = k
i=M +1 i=M +1
Cela montre que (Sn )n est de Cauchy dans L (E) (d’après le premier
point).
∞
T n λ−(n+1) la limite de (SN )N dans L (E). On a alors :
P
3. On note
0
N
T n λ−(n+1)
X
(λId − T ) SN = (λId − T )
0
N N
T n λ−n − T n+1 λ−(n+1)
X X
=
0 0
N +1 −(N +1)
= Id − T λ
N +!
Or kT N +1 λ−(N +1) k < α
|λ| −→ 0 par le premier point.
n→+∞
De même SN (λId − T ) converge vers Id quand N −→ +∞.
On obtient au final :
∞ ∞
! !
T n λ−(n+1) (λId − T ) = (λId − T ) T n λ−(n+1)
X X
=T
n=0 n=0
Remarque 2.6.
1
r̃ (T ) = lim kT n k n ≤ kT k
n→+∞
Donc on a gagné une nouvelle localisation des valeurs spectrales.
Remarque 2.7 (Formules d’Hadamard - exercice).
an z n avec an ∈ C.
P
Soit
n≥0
Alors le rayon de convergence R est égal à :
1 −1
R= 1 = lim inf |an | n
Tn λ−(n) avec an = T n et 1
= λ−(n) ,
P
Dans notre contexte, cela donne : z
n≥0
1
et r̃ (T ) = lim kT n k n
n→+∞
Remarque 2.8.
Puisque {|λ| > r̃ (T )} ⊂ φ (T ) = {λ ∈ C|λId − T est inversible}, on a :
r (T ) ≤ r̃ (T ) ≤ kT k
Théorème 2.2.
Démonstration importante.
Z2π Z2π X
∞
!
1 Ä
iθ p
ä 1 n
Ä
iθ −(n+1)
ä Ä äp
Rteiθ te dθ = T te · teiθ dθ
2π 2π n=0
0 0
Z2πÄ
∞
T n tp−n × 1
X ä−(n+1)+(p+1)
= eiθ dθ = T p
n=0
2π
0
Remarque 2.9.
2π äp+1
def
Ä
1
Rteiθ teiθ
R
La définition Jp (t) = 2π dθ est encore valable si
0
t > r (T ) en effet si c’est le cas, alors l’inverse Rteiθ est bien défini,
pour tout θ ∈ [0, 2π].
2ème étape : Montrons que σ (T ) 6= ∅.
On procède pas l’absurde, supposons que σ (T ) = ∅.
2π Ä ä
1
Reiθ · teiθ dθ est bien défini, pour tout
R
On a alors J0 (t) = 2π
0
t ≥ 0.
En effet λId − T est toujours inversible ou encore : Reiθ existe pour
tout t ≥ 0 et pour tout θ
Montrons que J00 = 0 sur R+ .
On remarque tout d’abord que J0 est dérivable et même de classe C 1
sur R+ . En effet :
(t, θ) 7→ Reiθ teiθ est de classe C 1 , voir l’identité de la résolvante :
dRλ
= −Rλ2
dλ
2π
J00 (t) = 1 d
R
2π dt (Rteiθ · teiθ) dθ
0
d d
Idée : Remplacer dt par dθ .
d
(Reiθ · teiθ) = Re0 iθ eiθ · teiθ + (Reiθ ) · eiθ multiplier par × (it)
Ä ä Ä ä Ä ä
dt
d Ä
Reiθ teiθ = Re0 iθ iteiθ teiθ + Reiθ iteiθ
ä Ä ä Ä Ä ää
dθ
Z2π
1 d
J00 (t) = (R iθ · teiθ) dθ
2π dt te
0
Z2π
1 1 d Ä ä
= Rteiθ · teiθ dθ si t > 0
2π it dθ
0
1 1î ó2π
= Rteiθ teiθ 0 = 0
2π it
Résumé : J00 = 0 sur R∗+ donc J0 est constante sur R∗+ .
Comme J0 = IdE pour t grand, on obtient J0 = IdE sur R∗+ . (Atten-
tion c’est un opérateur donc ce n’est pas absurde !)
On va trouver une contradiction en regardant J0 en t = 0+ .
2π
1
Rteiθ teiθ dθ, et que :
R
Comme J0 (t) = 2π
0
(t, θ) 7→ Rteiθ teiθ est continue sur R+ × [0, 2π]. (Continuité d’une
intégrale dépendant d’un paramètre)
On a alors J0 (0) = 0 et J0 (t) = IdE si T > 0, et J0 continue sur R+ :
contradiction.
3ème étape : r (T ) = r̃ (T ).
On sait déjà que r (T ) ≤ r̃ (T ), il reste donc à montrer que :
r (T ) ≥ r̃ (T )
Z2π
p 1
kT k ≤ kRteiθ ktp+1 dθ
2π
0
≤ max kRteiθ k tp+1
θ∈[0,2π]
| {z }
quantité fixée M ≥0
On a alors kT p k ≤ (M t) tp d’où :
1 1
kT p k p ≤ (M t) p · t
Å ã
1
Si p tend vers l’infini, on obtient lim kT p k p ≤ t, ^ie. r̃ (T ) ≤ t.
p
Finalement
r̃ (T ) ≤ r (T )
1 Opération adjoints.
1. kT k = kT ∗ k
2. kT T ∗ k = kT ∗ T k = kT k2
3. ∀ (T, S) ∈ L (E) × L (E) alors :
(T S)∗ = S ∗ T ∗
Exemple 2.2.
1. E = Rn avec son produit scalaire standard.
Soit B la base canonique de Rn , cette base est orthonormée. (Très
important !)
L (E) → Mn (R)
Considérons MatB :
u 7→ MatB (u)
On a : (
MatB (u∗ ) =t MatB (u) sur R
MatB (u∗ ) =t MatB (u) sur C
2. Si E = L2 [0, 1] alors :
Z1
hf, gi = f g (intégrale par rapport à la mesure de Lebesgue)
0
Z1
T f (x) = K (x, y) f (y) dy
0
Par Cauchy-Schwarz.
R1
Mais x 7→ |K (x, y)|2 dy est intégrable car K ∈ L2 ([0, 1] × [0, 1]).
0
Donc T f ∈ 2
L [0, 1] et on a aussi T : L2 [0, 1] → L2 [0, 1] Quel
est l’adjoint de ÇT? å
R1 R1
On a hT f, gi = K (x, y) f (y) dy · g (x) dx
0 0
On sait que :
R1
x 7→ |K (x, y)| |f (y)| dy ∈ L2 [0, 1]
0
x 7→ g (x) ∈ L2 [0, 1]
Le produit est dans L1 par Cauchy Schwarz.
On obtient :
Z1
Ñ 1 é
Z
hT f, gi = f (y) K (x, y) g (x) dx dy
0 0
Ö è
Z1 Z1
= f (y) K (x, y)g (x) dx dy
0 0
= hf, S (g)i
R1
où S (g) (y) = K (x, y)g (x) dx.
0
Finalement, si on note TK l’opérateur à noyau de départ alors :
∗
TK = TK̃
x = xF + xF ⊥ et y = yF + yF ⊥
l2 (N) → l2 (N)
4. Si on prend : T :
(u0 , u1 , . . . ) 7→ (u1 , u2 , . . . )
Alors T ∗ = S.
En effet :
hT u, vi = h(u1 , u2 , . . . ) , (v0 , v2 , . . . )i
= u1 v0 + u2 v1 + u3 v2 + . . .
= h(u0 , u1 , . . . ) , (0, v0 , v1 , v2 , . . . )i
= hu, Svi
l2 (N) → l2 (N)
S:
(u0 , u1 , . . . , ) 7→ (0, u0 , u1 , . . . )
On a : (
σ (T ) = D σ (S) = D
vp (T ) = D vp (S) = ∅
2 Lien entre σ (T ) Et σ (T ∗ )
Proposition 2.8.
Si T ∈ L (E) alors :
¶ © def
1. σ (T ∗ ) = λ, λ ∈ σ (T ) = σ (T )
2. Si λ ∈ ρ (T ) alors :
(Rλ )∗ (T ) = Rλ (T ∗ )
Démonstration.
On a
λ ∈ ρ (T ) ⇔ λI − T inversible
⇔ ∃S ∈ L (E) tel que S (λI − T ) = (λI − T ) · S = I
⇔ ∃S ∗ ∈ L (E) tel que (λI − T )∗ S ∗ = S ∗ (λI − T )∗ = I
⇔ ∃S ∗ ∈ L (E) tel que λI − T ∗ S ∗ = S ∗ λI − T ∗ = I
Ä ä Ä ä
⇔ λ ∈ ρ (T ∗ )
ä−1
Rλ (T ∗ ) = λI − T ∗ = S∗
Ä
x ∈ Ker T ⇔ hT x, yi = 0 ∀y
⇔ hx, T ∗ yi = 0 ∀y
⇔ x ∈ (Im T ∗ )⊥
3 Opérateurs auto-adjoints.
Définition 2.4 (Auto-adjoint).
hT x, xi ≥ 0
Exemple 2.4.
hT ∗ T (x) , xi = hT x, T xi = kT (x) k2 ≥ 0
Le but : comparer m M et kT k.
Propriétés 2.2.
On a m, M ∈ [−kT k, kT k]
Démonstration.
Donc :
−kT kkxk2 ≤ hT x, xi ≤ kT kkxk2
Proposition 2.9.
1. kT k = max {|m| , |M |}
2. On a :
Ou bien m = −kT k
Ou bien M = +kT k
Ces deux égalités peuvent se produire simultanément.
Exemple 2.5.
Ç å
−2 0
1. :
0 3
m = −2 M = 3 et kT k = 3
Ç å
−3 0
2. :
0 3
m = −3 M = 3 et kT k = 3
Démonstration.
def
Soit γ = sup {|hT x, xi| , kxk = 1}.
On a vu que :
|hT x, xi| ≤ kT kkxk2
Donc γ ≤ kT k
Montrons l’autre inégalité : On a :
λ∈R:
Ä ä
hT (x + λy) , x + λyi = hT x, xi + 2λRe hT y, xi + λ2 hT y, yi (1)
≤ |hT (x + λy) , x + λyi|
≤ γkx + λyk2
Ä ä
− hT (x + λy) , x + λyi = − hT x, xi + 2λRe hT y, xi + λ2 hT y, yi (2)
≤ |hT (x + λy) , x + λyi|
≤ γkx + λyk2
Ä ä
hT (x − λy) , x − λyi = hT x, xi − 2λRe hT y, xi + λ2 hT y, yi (3)
≤ |hT (x − λy) , x − λyi|
≤ γkx − λyk2
Ä ä
− hT (x − λy) , x − λyi = − hT x, xi − 2λRe hT y, xi + λ2 hT y, yi (4)
≤ |hT (x − λy) , x − λyi|
≤ γkx − λyk2
D’où :
λ2 γkyk2 − 2λRe hT y, xi + γkxk2 ≥ 0
ainsi le discriminant de ce polynôme est négatif (ou nul), supposons γ 6= 0
On obtient :
(Re hT y, xi)2 = γ 2 kx |2 kyk2 ≤ 0
C’est équivalent à :
|Re hT y, xi| ≤ γkxkkyk
En prenant x = T y on obtient :
Corollaire 2.4.
Corollaire 2.5.
Démonstration du théorème.
1. Soit S = mI − T .
Posons B (x, y) = hSx, yi c’est une forme sesquilinéaire à symétrie
hermitienne ( car T est autoadjoint).
On l’a vu en TD, Ici, S est negatif, que cela vérifiait encore Cauchy-
Shwarz. :
Alors :
|hSx, yi|2 ≤ hSx, xi · hSy, yi (∗)
Maintenant, soit (xm ) ∈ E N telle que kxn k = 1 et hT xn , xn i −→ m.
n→+∞
On a déduit que :
m hxn , xn i − hT xn , xn i −→ 0
Or :
|hSxn , Sxn i|2 = kS (sX ) k4
hSxn , xn i −→ 0
n→+∞
hS (Sxn ) , Sxn i ≤ kS (Sxn ) kkSxn k ≤ kSkkS (xn ) k · kS (xn ) k
Pour tout n ≥ 0 :
Si S (xn ) 6= 0, on a :
Sxn −→ 0
n→+∞
xn = S −1 (Sxn ) −→ 0
n→+∞
m ≤ = hT x, xi ≤ M
| {z }
λhx,xi=λ
(a) ∀x ∈ E :
≥ kxk2 · δ
r (T ) = max {|m| , |M |} = kT k
etc. jusqu’à n :
n n
kT 2 k = kT k2
n 1 1
Alors kT k = kT 2 k 2n −→ r (T ) (sous-suite de kT n k n )
n→+∞
Cela termine la preuve "directe"
Proposition 2.10.
Démonstration.
T T ∗ est autoadjoint donc kT T ∗ k = r (T T ∗ )
Mais kT T ∗ k = kT k2
Démonstration.
Ä ä
Id B = B et utiliser le théorème de Riesz.
Exemple 2.6.
Une projection orthogonale sur un sous-espace de dimension finie (Dans un
espace de Hilbert).
L2 [0, 1] → L2 [0, 1]
TK : R1 R1
f 7→ (TK f ) (x) = xy 2 f (y) dy = x y 2 f (y) dy ∈ Vect (g)
0 0
[0, 1] → R
où g :
x 7→ x
Proposition 2.11.
Démonstration.
Ä ä
T B ⊂ B (0, kT k)
Ä ä Ä ä
Donc T B est une partie bornée de F mais T B est inclus dans Im (T ),
c’est donc une partie bornée d’un espace de dimension finie
Ä ä
Donc T B est relativement compact dans Im (T ).
Elle est aussi relativement compact dans F (prendre des suite pour exemple)
Opérateur à noyau :
[0, 1] × [0, 1] → R
Soit K :
(x, y) 7→ K (x, y)
C 0 [0, 1] → C 0 [0, 1]
TK :
f 7→ (TK f )
R1
où TK f : x 7→ K (x, y) f (y) dy
0
Démonstration. Ä ä
Nous devons montrer que TK B est relativement compact dans C 0 [0, 1] .k · k∞ .
1. ∀f ∈ B, on a :
Z1
|TK f (x)| ≤ |K (x, y)| |f (y)| dy ≤ kKkD[0,1]2 · kf k∞,[0,1] ≤ kKk∞
0
Donc ∀f ∈ B on a :
kTK f k∞ ≤ kKk∞
2. Soit f ∈ B :
Z1
TK f (x1 ) − TK f (x2 ) = (K (x1 , y) − K (x2 , y)) f (y) dy
0
Z1
|TK f (x1 ) − TK f (x2 )| ≤ ε |f (y)| dy ≤ εkf k∞ ≤ ε
0
Exemple 2.7.
f ∈B ,
Zx
def
(T f ) (x) = f (y) dy
0
alors :
(T f )0 (x) = |f (x)| ≤ 1
Ä ä
Donc T B ⊂ Lip1 ([0, 1]) donc T est compact.
Exemple 2.8.
Soit K (x, y) ∈ C 0 [0, 1] × [0, 1] donc, si on prend :
α : [0, 1] → [0, 1]
β : [0, 1] → [0, 1]
C 0 [0, 1] → C 0 [0, 1]
T :
f 7→ (T f )
β(x)
R
où T f : x 7→ K (x, y) f (y) dy .
α(x)
T est encore compact (c’est une généralisation de l’exemple précédent, laissé
en exercice.)
Proposition 2.12.
Démonstration.
Soient T et S deux opérateurs compacts, alors :
Ä ä Ä ä Ä ä
(λS + µT ) B ⊂ λS B + µT B
Ä ä Ä ä
⊂ λS B + µT B
Ä ä Ä ä
= Λ S B ,T B est donc compact.
F ×F → F
Avec Λ :
(y1 , y2 ) 7→ λy1 + µy2
Proposition 2.13.
Démonstration.
Si T est compact :
Ä ä Ä Ä ää Ä ä
(ST ) B = S T B ⊂S T B
Ä ä
compact, comme image du compact T B par S, continue.
Si S est compact :
Ä ä Ä Ä ää
(ST ) BE = S T BE
Ä ä
⊂ S kT kBF
Ä ä
= kT kS BF
Ä ä
⊂ kT kS BF
Ä ä G → G
compact, comme image du compact S BF par
X 7→ kT kX
Proposition 2.14.
Démonstration.
Soit (Tn )n une suite d’éléments de K (E, F ) qui converge vers T ∈ L (E, F ).
Ä ä
On veut montrer que T B est compact.
Ä ä
Puisque F est complet et que T B est fermé (donc complet) il suffit de
Ä ä
montrer que T B est pré-compact.
Autrement dit, ∀ε > 0 il existe (f1 , . . . , fNε ) ∈ B
|
× ·{z
· · × B} telle que :
Nε fois
Ä Nε
ä[
T BF BF (T fi , ε)
i=1
Ä ä Nε
[
Tn0 B ⊂ B (Tn0 fi , ε)
i=0
Ä ä Nε
[ Ä ä
T B ⊂ B Tfi0 , 3ε
i=1
Corollaire 2.6.
1. ∀x ∈ Ker (I − T ) :
T (x) = x
def
On appelle A = Ker (I − T ), on a alors :
\ Ä \ ä
E B=T A B
Ä ä Ä ä
⊂ T (A) ∩ T B = A ∩ T B
Ä ä
⊂A∩T B
yn = (I − T ) (xn ) ou xn ∈ E (∗)
On a
yn = xn − T (xn ) −→ y
n→+∞
T (xnk ) −→ z
k→+∞
xnk − z −→ y
k→+∞
yn = xn − T (xn ) −→ y
n→+∞
dm
kxm − (zm + udm ) k ≤
| {z } 2
∈Ker(I−T )
Récrivons :
1 1
T (xn − zn ) = (T (xn ) − xn + xn − zn )
dn dn
1 1
= (T (xn ) − xn ) + (xn − zn )
dn dn
Car zn est un point fixe de T . Par continuité, et passage à la
limite :
1
u = 0 + lim (xn − zn )
dn
car
T (xn ) − xn −→ y
n→+∞
dn −→ +∞
n→+∞
1
Ainsi dn (xn − zn ) −→ u en appliquant T :
n→+∞
1
T (xn − zn ) −→ T (u) = u
dn n→+∞
Lemme 2.2.
Démonstration.
def
Soit v ∈ G\F soit δ = dist (v, F ) = inf kv − wk0 car v ∈
/ F et F
w∈F
fermé.
Soit w0 ∈ F tel que δ ≤ kv − w0 k ≤ 2δ.
v−w0
Posons u = kv−w 0k
on a kuk = 1.
Et ∀f ∈ F :
Ö è
1
ku − f k = kv − 0w + f kv − w0 k k
v − w0 |{z} |{z}
∈F ∈F
1 1
≥ ·δ =
2δ 2
En+2 ⊂ En+1
et
En+1 6= En
donc par injectivité de I − T :
(I − T ) En+1 6= (I − T ) (En )
En+1 = Im (I − T )n+1
= (I − T )n+1 (E)
= (I − T ) (I − T )n (E)
= (I − T ) (En )
def def
Donc En+1 = (I − T ) (En ) On rappelle : E1 = Im (I − T ) = (I − T ) (E)
Idée : Utiliser le deuxième point mais en restriction à En :
Théorème 2.4.
Démonstration.
hu, vi = 0 si m 6= n
où (α0 , α1 , . . . , αN ) ∈ CN +1 et (v0 , v1 , . . . , vN ) ∈ E0 × EN
Le N est entier et fini.
Théorème 2.5.
N
Pn (u) pour la norme de H, par exemple dans L2 on n’a pas la
P
u = lim
N n=0
norme k k∞ mais la norme kk2 .
Démonstration.
N
Pn ∈ L (H).
P
Notons SN =
n=0
Observation :
N
X
hSn (u) , ui = hPn (u) , ui
1
N
X
= hPn (u) , (u − Pn (u)) + Pn (u)i
1
N
X
= hPn (u) , Pn (u)i
1
N
X
= kPn (u) k2 = kSN (u) k2
n=1
Suite de la preuve.
Puisque le sous-espace engendré par les (En )n est dense, ∀ε > 0 ∃Nε ≥ 0 et
uε ∈ Vect (E0 , · · · , ENε ) tel que :
ku − uε k < ε
Alors :
N
def
X
k Pi (u) − uk = kSN (u) − uk
i=1
≤ kSN (u) − uε k + kuε − uk
= kSN (u) − SN (uε ) k + kuε − uk
= kSN (u − uε ) k + kuε − uk ≤ 2kuε − uk ≤ 2ε
N
P
"Réciproque" : Posons RN = un .
n=1
N
X
kσN − σM k2 = k un k2
n=M +1
N
X X
= kun k2 qui est de Cauchy car kun k2 converge
n=M +1
Donc (σN )N est de Cauchy dans H, c’est donc une suite convergente.
∞
P
Notons u la limite de (σN )N , noté u = un .
n=0
Pour terminer :
Å ã
def
Pn (u) = Pn lim σN
N
N
!
X
= Pn lim comme Pn est continue
N →+∞
k=1
N
!
X
= lim Pn uk
N
k=1
= lim un
N
= un
Démonstration.
On refait 2) :
*∞ +
X
hu, en i = αk ek , en
k=0
Z2π+∞
1
· e−2inπt dt C’est une limite pour L2 donc on peut interchanger somme et
X
= αk e2ikπt
2π −∞
0
∞
X
= hαk ek , en i
0
+∞ Z2π
1
αk e2ikπt e−2ikπ dt
X
=
−∞
2π
0
Exemple ®
2.9. ´
R1 2
L2 [0, 1] = f : [0, 1] → C , |f | < +∞
0
Soit en (t) = e2inπt ∈ L2 [0, 1].
Fait : {en }n∈Z est une base hilbertienne de L2 [0, 1].
Si on applique le théorème précédent :
L2 n
X
∀f ∈ L2 [0, 1] , f = lim hf, en i en
N →+∞
n=−N
N
donc kf k22 = |hf, en i|2
P
lim
N →+∞ n=−N
On peut dire que toute fonction de L2 est égale à la somme de sa série de
Fourier dans L2
Attention c’est une limite L2 :
N
X
lim kf − hf, en i en k2 = 0
−N
2
R N
f− hf, en i en →
P
donc 0
−N N →+∞
On rappelle que :
F ∗ en = hf, en i
Démonstration.
Z1
(f ∗ en ) (t) = f (u − t) e2iπnu du
0
On a reproduit f par 1 − périodicité sur R
t−1
Z
= f (v) e2πn(t−v) (− dv) v = t − u
t−0
Z−1
= f (v) e−2ßnv (− dv) e2ipint
0
Z1
hf, en i en = f (v) e−2πuv dv · e2ipint
0
Noyau de Dirichlet
N
X
DN = en
n=−N
on a
N
X
f ∗ DN (t) = hf, eN i en (t)
n=−N
Ñ 1 é
N Z
f (u) e−2iπnu du
X
= e2iπnt
n=−N 0
Noyau de Féjer
N
1 n
X Å ã
KN = (D0 + D1 + · · · + DN −1 ) = 1− en
N n=−N
N
et
Z1
KN (t) = 1
0
Démonstration.
1
Z2
g (x) − g ∗ KN (x) = g (x) KN (t) dt
− 12
Z Z
|g (x) − g ∗ KN (t)| ≤ |g (x) − g (x − t)| KN (t) dt + |g (x) − g (x − t)| KN (t) dt
|t|<δ t∈[− 12 , 21 ]\[−δ,δ]
1
Z2
≤ε·1
< ε si N est grand.
Théorème 2.8.
Si {en } est une base hilbertienne de L2 [0, 1], soit f ∈ L2 [0, 1], soit
ε>0:
Il existe g ∈ L2 [0, 1] telle que :
kf − g ∗ KN k2 ≤ kf − gk2 + kg − g ∗ KN k2
≤ kf − gk2 + kg − g ∗ KN k∞ < ε + ε
Conclusion :
∀ε > 0 il existe une combinaison linéaire finie ϕ des (en )n∈Z (précisément
g ∗ KN ) tel que :
kf − ϕk2 < 2ε
Autrement dit, le sous-espace engendré par les (en )n est dense dans L2 [0, 1].
On a bien {en }n une base hilbertienne.
Corollaire 2.7.
Démonstration.
C 1 intégration par partie :
On rappelle que cn (f ) = hf, en i donc
Z1
cn (f ) = [f · en ]10 + 2πn f (u) e2i/pin du = 2iπncn (f )
0
cn (f 0 ) = 2iπncn (f ).
On a cn (f 0 ) = 2iπncn (f ) donc cn (f ) = 1 0
2iπn cn (f )
En effet :
Ou |ab| ≤ 21 a2 + b 2
Lemme 2.3.
Théorème 2.9.
Démonstration.
SOit (λn )n≥1 la suite des valeurs propres de T (dont on retire 0) ordonnée
dans le sens décroissant des modules.
On pose λ0 = 0, E0 = Ker (T ) et En = Ker (λn Id − T )
On rappelle que 0 ≤ dim E0 ≤ +∞ et 1 ≤ dim En ≤ +∞.
0 ∈ σ (T ) si H est de dimension infinie, mais on ne sait pas si 0 ∈ vp (T )
L’inégalité 1 ≤ dim En est évidente car λn ∈ vp (T ) et dim En < +∞ par le
théorème de la partie précédente.
1. Les (λn )n≥0 sont orthogonaux deux à deux.
Si T (un ) = λn un et T (um ) = λm um avec um 6= 0 et un 6= 0 et n 6= m
λn hun , um i = hT (un ) , um i
= hun , T (um )i = λm hun , um i
= λm hun , um i car T est auto-adjoint
Finalement :
(λn − λm ) · hun , um i = 0
donc hun , um i = 0
2. Le sous-espace vectoriel engendré par les (En )n≥0 est dense dans H.
Soit F = Vect {En , n ≥ 0} on veut montrer que
F ⊥ = {0}
Si u ∈ F ⊥ alors u , u =0
↑ ↑
∈F ⊥ ∈F ⊥ ⊂F
Finalement : F ⊥ = 0
On a donc montrer que Vect {En , n ≥ 0} est dense ans G.
Pour termine, on choisit dans chaque En n ≥ 1 une base orthonormée (facile :
dim En est finie)
Reste à trouver E0 .
Si H est séparable (possède une suite dense) alors E0 aussi, et on peut
construire une base hilbertienne de E0
Lemme 2.4.
Démonstration.
Soit (vn )n geq0 une suite dense.
Soit F2 = Vect {v0 , v1 , . . . , vk }
S
Bien sûr : Fk est dense dans H
k≥0
On choisit une base orthonormée dans F0 : puis on la complète dans F1
puis dans F2 , on obtient ainsi une base hilbertienne de H.
TK : C 0 [0, 1] → C 0 [0, 1]