Fiches révision TdO
Nom : Michel Crozier (1922-2013)
Théorie : analyse stratégique des organisations
Michel Crozier s'oppose à une vision mécanique et trop hiérarchique des organisations.
Selon lui, une organisation est un système d’action concret, structuré autour de jeux
de pouvoir et de stratégies d’acteurs.
Principe(s) : Les zones d'incertitude : ce sont des espaces où les individus ont un
pouvoir d’action (car ils possèdent une compétence, un savoir ou une capacité à
influencer une situation imprévisible).
L’acteur stratégique : chaque individu dans l’organisation cherche à maximiser sa
liberté d’action en jouant avec les règles et en exploitant les zones d’incertitude.
Le pouvoir est relationnel : il ne vient pas seulement du statut, mais de la capacité à
contrôler ces zones d’incertitude.
Les règles organisationnelles sont souvent inefficaces : elles peuvent figer les
comportements et empêcher l’adaptation.
Encore d’actualité ? : Oui, Michel Crozier est encore très pertinent aujourd'hui,
surtout dans un monde du travail en mutation (télétravail, agilité, transformation
numérique...).
Exemples de secteurs/d’entreprises :
Secteur public : de nombreuses réformes de l’administration (notamment en France)
ont été influencées par ses analyses, comme la modernisation de l’État ou les
démarches qualité dans les hôpitaux.
Entreprises industrielles : Renault, PSA, SNCF ont mené des diagnostics
organisationnels inspirés de ses méthodes dans les années 1980-90.
Start-ups et entreprises agiles : bien qu’elles ne se réclament pas explicitement de
Crozier, ses idées sur le pouvoir diffus et l’importance de la régulation informelle
résonnent avec leur fonctionnement.
Nom : Henri Mintzberg (né en 1939)
Théorie : Les configurations organisationnelles
Type Caractéristique principale Exemples
Structure simple Centralisation autour d’un leader Start-up
Bureaucratie mécaniste Standardisation des procédures Administration, usines
Bureaucratie professionnelle Standardisation des compétences Université, hôpital
Structure divisionnalisée Par division autonome Groupes industriels
Adhocratie Innovation et flexibilité Agences de design, R&D
Principe(s) : Les 5 éléments de l’organisation :
Composant Fonction principale Qui ? (exemples) Mode de coordination associé
1. Sommet Dirige l'organisation, définit les grandes
PDG, directeurs généraux Supervision directe
stratégique orientations stratégiques
2. Ligne Fait le lien entre la stratégie et
Managers, chefs de service Variable (souvent supervision directe)
hiérarchique l'opérationnel
3. Centre Réalise les tâches de base, produit les Ouvriers, enseignants, Standardisation des tâches ou des
opérationnel biens ou services médecins, opérateurs compétences
Planifie, organise, contrôle, Analystes, RH, contrôle de Standardisation des procédés ou
4. Technostructure
standardise gestion, méthodes des résultats
5. Support Apporte un soutien interne sans lien Informatique, juridique, Aucune coordination spécifique
logistique direct avec la production nettoyage, cantine propre (soutien transversal)
Encore d’actualité ? : Oui, Mintzberg reste extrêmement pertinent : Sa critique du
management "MBA" déconnecté du terrain est plus actuelle que jamais. Ses travaux
aident à comprendre les formes hybrides d’organisation d’aujourd’hui (plateformes,
entreprises libérées...). Ses approches sont utilisées dans les formations en leadership
responsable, gestion publique, innovation managériale, etc.
Exemples de secteurs/d’entreprises :
Entreprises libérées (comme FAVI ou Chronoflex en France) s’inspirent de la logique
d’adhocratie : structure souple, autonomie, innovation.
Hôpitaux et universités : fonctionnement typique de la bureaucratie professionnelle,
avec des experts autonomes.
Firmes multinationales : souvent organisées en structures divisionnalisées (ex. :
L’Oréal, Nestlé).
Organisations agiles et start-ups tech : s’inspirent de sa vision du management
décentralisé et de la flexibilité des rôles.
Nom : Frederick Taylor (1856–1915)
Théorie : Organisation Scientifique du Travail
Taylor pense que le travail peut être étudié, mesuré et optimisé scientifiquement.
Ex : Pelles de différentes tailles selon les ouvriers.
Principe(s) : Analyse scientifique des tâches : décomposer chaque tâche en gestes
élémentaires chronométrés.
Choix scientifique des ouvriers : recruter les bons profils pour chaque tâche.
Formation systématique : enseigner aux ouvriers la "meilleure méthode".
Division stricte du travail :
- Les ouvriers exécutent.
- Les ingénieurs planifient.
Rémunération au rendement : prime liée à la productivité.
Encore d’actualité ? : Bien que critiquée et prouvée inefficace depuis longtemps, l’OST
est encore utilisé dans la logistique, la grande distribution, l’industrie, et même les fast-
foods.
Exemples de secteurs/d’entreprises :
Secteur / entreprise Application de la pensée taylorienne
Usines automobiles (Toyota, Optimisation des gestes, temps standards, flux
Renault) tirés
Découpage des tâches, surveillance du temps,
Logistique (Amazon)
rendement
Procédures rigides, standardisation extrême des
Fast-food (McDonald’s)
tâches
Grande distribution (Carrefour,
Organisation rationalisée, performance mesurée
Walmart)
Nom : Henry Ford (1863–1947)
Théorie : Fordisme
Le fordisme est un modèle d’organisation du travail et de production de masse.
Principe(s) :
Standardisation :
• Produire un seul modèle à grande échelle (ex. : la Ford T), avec des pièces
interchangeables.
• Objectif : réduire les coûts et faciliter l’assemblage.
Travail à la chaîne (ou travail en ligne) :
• Chaque ouvrier effectue une tâche simple et répétitive.
• L’ouvrier ne se déplace pas : le produit vient à lui.
• Objectif : gains de temps et de productivité.
Haute rémunération pour faible rotation :
• En 1914, Ford double le salaire journalier (à 5$ par jour).
• Objectif : attirer et fidéliser la main-d'œuvre, tout en lui permettant d’acheter
les voitures qu’elle produit.
Encore d’actualité ? : Pareil que Taylor.
Exemples d’entreprises : Pareil que Taylor.
Nom : Henri Fayol (1841–1925)
Théorie : L’administration industrielle et générale
Théorie globale du management, que Fayol considère comme une science, applicable
à toute organisation (entreprise, administration, armée...).
Principe(s) :
Fonction Définition
Prévoir Anticiper l’avenir, fixer des objectifs, établir un plan.
Organiser Mobiliser les ressources (humaines, matérielles, financières).
Commander Donner des ordres, animer, diriger les équipes.
Coordonner Harmoniser les actions et les efforts entre les services.
Contrôler Vérifier que les actions sont conformes au plan et corriger si nécessaire.
Les 14 principes de l’administration (exemples : unité de commandement, discipline,
hiérarchie, équité, stabilité du personnel…)
Encore d’actualité ? : Malgré des critiques envers sa vision trop hiérarchique et verticale,
non-adaptée aux orgas agiles ou collaboratives, Fayol est enseigné dans toutes les
écoles de gestion.
Exemples de secteurs/d’entreprises :
Secteurs / entreprises Application de la pensée de Fayol
PME & grandes entreprises Management par objectifs, pilotage des fonctions
Administration publique Fonction administrative structurée en services
Écoles de commerce /
Enseignement des 5 fonctions du management
gestion
Organisation hiérarchique et planification
Entreprises traditionnelles
centralisée
Nom : Max Weber (1864–1920)
Théorie : Organisation bureaucratique
Weber a développé une typologie de l’autorité et une théorie de la bureaucratie
comme forme d’organisation idéale, fondée sur la rationalité, la légalité et l’efficacité.
Principe(s) : Les 3 types de légitimité du pouvoir
Type d’autorité Fondement Exemples
Traditionnelle La coutume, les traditions Monarchie, chefferies
Charismatique La personnalité du leader Leaders religieux, révolutionnaires
Rationnelle- La loi, les règles Fonction publique, entreprises
légale impersonnelles modernes
Encore d’actualité ? : Malgré des critiques sur la rigidité et la lenteur de la bureaucratie,
toute organisation publique ou privée repose encore sur des procédures, des
hiérarchies et des règles. Son modèle est la base de l’administration moderne
(fonction publique, hôpitaux, grandes entreprises).
Exemples de secteurs/d’entreprises :
Secteurs / organisations Héritage weberien
Fonction publique Hiérarchie stricte, procédures codifiées
Armée Organisation pyramidale, discipline, règles
Grands groupes
Départements spécialisés, reporting, conformité
industriels
Éducation nationale / Recrutement par concours, règles statutaires,
santé organigrammes
Elton Mayo (1880–1949)
Théorie : Ecole des relations humaines
Mayo est célèbre pour ses expériences à l’usine Western Electric d’Hawthorne (près
de Chicago) entre 1924 et 1932. Ces études ont radicalement changé la manière dont
on conçoit la productivité au travail.
Principe(s) : L’effet Hawthorne (ou effet témoin)
Il observe que :
• La productivité augmente... même quand les conditions de travail ne
s’améliorent pas (ex. : baisse de la lumière).
• Ce ne sont pas les conditions matérielles qui influencent principalement la
performance, mais l’attention portée aux ouvriers, la cohésion de groupe et le
sentiment d’appartenance.
Les employés réagissent positivement lorsqu’ils se sentent écoutés, reconnus et
valorisés.
Encore d’actualité ? : Malgré un manque de rigueur selon les sociologues
contemporains, Mayo a jeté les bases du management participatif et des Ressources
Humaines modernes. On retrouve ses idées dans les pratiques d’écoute des salariés,
de QVT (qualité de vie au travail), et de motivation au travail. Utilisé dans les
politiques de bien-être, de cohésion d’équipe et de management bienveillant.
Exemples de secteurs/d’entreprises :
Secteurs / entreprises Applications des idées de Mayo
Ressources Humaines Écoute active, gestion du climat social, entretiens
(RH) individuels
Management participatif Réunions d’équipe, implication dans les décisions
Startups & entreprises Valorisation du collectif, motivation, bien-être au
agiles travail
Industrie (Toyota, Cercles de qualité, reconnaissance, communication
Michelin...) interne
Nom : Herbert Simon (1916–2001)
Théorie : Théorie de la décision
Simon s’oppose à l’idée classique de la rationalité parfaite (l’homme qui fait toujours les
meilleurs choix après analyse complète) : Les individus ne prennent pas toujours la
meilleure décision, car ils sont limités par leur information, leur temps et leurs
capacités cognitives.
Principe(s) : La rationalité limitée
Les décisions sont satisfaisantes, pas optimales : on choisit la première solution
acceptable, pas forcément la meilleure.
Il introduit le concept de "satisficing" (satisfaction + sufficing) : faire au mieux avec les
moyens disponibles.
Encore d’actualité ? : Oui, en management, on utilise encore son modèle de prise de
décision dans les entreprises.
Exemples de secteurs/d’entreprises :
Secteurs / domaines Application des idées de Simon
Analyse de la prise de décision, limites cognitives,
Entreprises / stratégie
heuristiques
Gestion de projet Arbitrage sous contraintes, choix “satisfaisant”
Politiques publiques /
Choix réalistes face à la complexité
gouvernance
Modélisation de comportements humains dans des
Intelligence artificielle (IA)
algorithmes
Nom : Ludwig Von Bertalanffy (1901–1972)
Théorie : Théorie des systèmes
Il rejette l’approche analytique classique (découper pour comprendre) et propose une
vision holistique : pour comprendre un système, il faut étudier les interactions entre
les parties, dans leur environnement.
Principe(s) :
Principe Explication
Système ouvert L'organisation interagit avec son environnement (entrées, sorties, adaptation).
Totalité / globalité Le tout est plus que la somme des parties.
Rétroaction (feedback) Mécanisme d’autorégulation qui permet l’ajustement du système.
Homéostasie Équilibre dynamique interne malgré les changements externes.
Émergence Propriétés nouvelles qui apparaissent à l’échelle du système global.
Encore d’actualité ? : Malgré un côté jugé trop théorique, il est utilisé en management
stratégique, en gestion du changement, ou en gestion des risques. Essentiel pour
comprendre des organisations complexes, interconnectées, adaptatives.
Exemples de secteurs/d’entreprises :
Secteurs / domaines Application des idées de von Bertalanffy
Entreprise (gouvernance
Diagnostic systémique, stratégie adaptative
globale)
Écologie, développement Compréhension des interdépendances dans les
durable systèmes vivants
Hôpitaux / organisations
Gestion des flux, interactions entre services
complexes
Modélisation de systèmes, architecture logicielle
Technologies / informatique
en couches
Nom : Joan Woodward (1916–1971)
Théorie : Théorie de la contingence
Woodward montre que la structure organisationnelle dépend fortement du type de
technologie utilisée dans la production.
Principe(s) :
Pas de structure unique idéale : la performance dépend de l’adéquation entre
structure et technologie.
Trois types de technologie de production identifiés :
1. Production unitaire ou sur mesure (petites séries, forte flexibilité)
2. Production en petite série (moyennes séries, fabrication semi-automatique)
3. Production en grande série ou continue (mass production, forte
automatisation)
Chaque type impose une structure organisationnelle différente (par exemple, plus ou
moins de formalisation, centralisation, spécialisation).
Encore d’actualité ? : Uniquement valide dans des entreprises de production, elle base
des approches modernes de management adaptatif. Influente dans la gestion des
changements organisationnels liés aux innovations technologiques. Ses idées sont
utilisées dans les analyses stratégiques et la conception d’organisation
Exemples de secteurs/d’entreprises :
Secteurs / domaines Application des idées de Woodward
Industrie manufacturière Adaptation de la structure selon la technologie utilisée
Technologie et Choix organisationnels liés aux systèmes de
informatique production ou service
Management de projet Structures flexibles ou rigides selon la nature du projet
Startups vs grandes Structures plus souples dans startups, plus formelles
entreprises en grande série
Oliver Williamson (1932–2020)
Théorie : Théorie des coûts de transaction
Williamson a développé une théorie expliquant pourquoi et comment les organisations
choisissent entre différentes structures de gouvernance (marché, hiérarchie,
hybridation) pour minimiser les coûts liés aux échanges
Principe(s) : Les échanges économiques ne sont pas gratuits : il existe des coûts de
transaction (recherche d’information, négociation, surveillance).
Les organisations cherchent à minimiser ces coûts en choisissant des modes de
gouvernance adaptés.
La hiérarchie (entreprise) est justifiée quand les coûts de transaction sont élevés
(ex. : contrats incomplets, incertitude, spécificité des actifs).
La théorie explique la raison d’être des firmes (intégration verticale, contrats).
Encore d’actualité ? : Oui, fondamental dans l’étude des structures
organisationnelles et de la gouvernance. Appliqué en management stratégique, en
droit des contrats, et en économie industrielle. Très pertinent pour les entreprises
confrontées à des environnements complexes ou incertains.
Exemples de secteurs/d’entreprises :
Secteurs / domaines Application des idées de Williamson
Industrie et production Choix entre sous-traitance et intégration verticale
Technologie et Gestion des relations avec les partenaires et
innovation fournisseurs
Services financiers Gouvernance des contrats et réduction des risques
Analyse des coûts liés aux intégrations et
Fusions-acquisitions
restructurations
Nom : Abraham Maslow (1908–1970)
Théorie : Hiérarchie des besoins
Maslow propose que les motivations humaines s’organisent selon une pyramide à cinq
niveaux, où les besoins les plus fondamentaux doivent être satisfaits avant de pouvoir
s’intéresser aux besoins supérieurs.
Principe(s) : Les 5 niveaux de la pyramide de Maslow :
Niveau Description
Besoins physiologiques Nourriture, eau, sommeil, survie
Besoins de sécurité Protection, stabilité, emploi
Besoins sociaux Amour, appartenance, amitié
Besoins d’estime Reconnaissance, confiance, respect
Besoins d’accomplissement Réalisation de soi, créativité, épanouissement
Encore d’actualité ? : En dépit d’un manque de considération des différences culturelles
et individuelles, il est toujours enseigné dans les cours de management et
psychologie. Base pour des modèles modernes de motivation, leadership et bien-être
au travail. Utilisé pour concevoir des environnements de travail qui motivent
durablement.
Exemples de secteurs/d’entreprises :
Secteurs / domaines Application des idées de Maslow
Ressources humaines Politiques de motivation et reconnaissance
Segmentation basée sur les besoins des
Marketing
consommateurs
Approches pédagogiques centrées sur le
Éducation
développement global
Santé et bien-être au Amélioration des conditions et satisfaction des
travail employés
Nom : Douglas McGregor (1906–1964)
Théorie : Théorie x et Théorie Y
McGregor distingue deux visions opposées du salarié, qui influencent profondément le
style de management.
Principe(s) : Les 2 Théories
Théorie X Théorie Y
Les employés sont naturellement Les employés sont motivés, responsables
paresseux, évitent le travail et doivent être et recherchent à s’impliquer dans leur
contrôlés strictement. travail.
Management autoritaire, contrôle strict, Management participatif,
sanctions. responsabilisation, autonomie.
Confiance dans la capacité et la
Peu de confiance dans l’employé.
motivation intrinsèque.
Encore d’actualité ? : Pareil que Maslow, et aide à comprendre les relations employeur-
employé
Exemples de secteurs/d’entreprises :
Secteurs / domaines Application des idées de McGregor
Management
Adoption de styles de management participatif
d’équipe
Entreprises
Encouragement à l’autonomie et la créativité des salariés
innovantes
Organisations Transition progressive d’un management autoritaire vers
publiques plus de responsabilisation
Formation des Sensibilisation aux impacts des croyances sur le
managers comportement managérial
Nom : Mary Parker Follet (1868–1933)
Théorie : Le management comme relation et coopération
Follett a mis l’accent sur les relations humaines, la coopération, et le pouvoir partagé
dans les organisations, bien avant l’avènement de la psychologie du travail moderne.
Principe(s) :
Autorité fonctionnelle : l’autorité doit découler de la compétence et de la situation,
non de la hiérarchie rigide.
Pouvoir avec (et non sur) : encourager le leadership partagé plutôt que l’autorité
imposée.
Décision conjointe : promouvoir la co-construction des décisions par le dialogue et la
négociation.
Intégration des conflits : les conflits doivent être résolus par intégration, c’est-à-dire
trouver une solution commune plutôt que de céder ou de dominer.
Encore d’actualité ? : Oui, très. Ses idées sont au cœur des modèles de management
agile, de gouvernance partagée, et de leadership horizontal. De plus en plus utilisées
dans les environnements complexes, transversaux ou collaboratifs.
Exemples de secteurs/d’entreprises :
Secteurs / domaines Application des idées de Follett
Entreprises Modèles d’organisation horizontale (ex. : sociocratie,
collaboratives holacratie)
Management agile Co-décision, autonomie, écoute active
Ressources humaines Médiation, gestion constructive des conflits
Secteur public /
Gouvernance démocratique, concertation
associatif
Nom : Kurt Lewin (1890–1947)
Théorie : Le modèle de Lewin
Lewin est connu pour son modèle en trois phases qui structure tout processus de
changement dans une organisation.
Principe(s) : Changement organisationnel en 3 étapes :
Étape Description
Unfreeze Créer une prise de conscience du besoin de changer. Remettre
(décristalliser) en question les habitudes.
Mettre en œuvre de nouvelles idées, comportements ou
Change (changer)
structures.
Refreeze Stabiliser les nouveaux comportements dans la culture de
(recristalliser) l’organisation.
Encore d’actualité ? : Oui, extrêmement. Son modèle des 3 étapes est encore enseigné
dans les formations de gestion du [Link]é dans la transformation agile, la
conduite du changement et la culture d’entreprise. La dynamique de groupe est
toujours au cœur du travail collaboratif.
Exemples de secteurs/d’entreprises :
Secteurs / domaines Application des idées de Lewin
Transformation Accompagnement du changement (ex. déploiement d’un
numérique nouveau système ERP)
Ressources humaines Formations au leadership et à la gestion de groupe
Coaching / consulting Diagnostic des résistances et leviers de changement
Éducation Méthodes participatives en classe et projets collaboratifs
Nom : [Link] Deming (1900–1993)
Théorie : L’amélioration continue
Deming a promu une vision systémique du management, centrée sur la qualité,
l’innovation, la formation continue et le leadership éclairé.
Principe(s) :
PDCA (Plan – Do – Check – Act) : la boucle d’amélioration continue, aussi appelée
roue de Deming.
Réduction des variations dans les processus (approche statistique de la qualité).
Qualité = responsabilité du management, pas seulement des opérateurs.
Culture de la coopération, non de la peur.
Importance de la formation, de la compréhension des systèmes et des objectifs clairs.
Encore d’actualité ? : Oui, plus que jamais. Même si Deming a sombré dans l’oubli et
que sa théorie ne s’applique qu’à la production,ses principes sont la base du Lean
management, du Six Sigma, de la certification ISO. Utilisés dans l’industrie, la santé,
les services publics, l’éducation…
Exemples de secteurs/d’entreprises :
Secteurs /
Application des idées de Deming
domaines
Industrie
Toyota, Honda — culture de qualité, cercle de qualité
automobile
Amélioration continue des soins, réduction des erreurs
Santé
médicales
Éducation Évaluation et amélioration des programmes éducatifs
Processus clients optimisés, satisfaction, gestion des
Services / banque
réclamations
Nom : Edgar Schein (né en 1928)
Théorie : La culture organisationelle
Schein a défini la culture d’entreprise comme un ensemble de valeurs, de croyances
et de comportements partagés, qui influencent la manière dont les membres de
l’organisation interagissent et travaillent.
Principe(s) : Les 3 niveaux de culture :
Niveau Description
Artéfacts Éléments visibles (locaux, dress code, rituels, langage)
Valeurs proclamées Discours officiel, principes affichés
Hypothèses fondamentales façons implicites de penser ou d’agir
Encore d’actualité ? : Oui, très influent. Son modèle est utilisé en diagnostic de
culture, conduite du changement, fusion-acquisition, transformation d’entreprise,
etc. Devenu incontournable dans les RH, le coaching, le conseil stratégique.
Exemples de secteurs/d’entreprises :
Secteurs / domaines Application des idées de Schein
Fusions-acquisitions Comprendre les chocs culturels et les intégrer
Transformation
Adapter la culture aux nouvelles pratiques
digitale
Ressources humaines Diagnostic culturel, recrutement en phase avec les valeurs
Études des cultures professionnelles (enseignants,
Écoles / hôpitaux
soignants…)