Parfait, je vais traiter ton sujet en me basant sur le Code Général des Impôts
du Congo (CGI) et en appliquant les règles spécifiques de détermination et de
calcul de l’Impôt sur les Sociétés (IS).
TRAITEMENT DU SUJET : EXAMEN DE FISCALITÉ D’ENTREPRISE
I. RAPPEL DES PRINCIPES DU CGI SUR L’IS
Assiette : bénéfice net fiscal = résultat comptable retraité selon les
dispositions du CGI (réintégrations et déductions).
Taux normal de l’IS : 28 % (sauf régimes spéciaux).
Régularisation : si des charges non déductibles sont comptabilisées (ex.
taxe véhicule de tourisme), elles doivent être réintégrées.
Plus-values :
o Court terme → imposables immédiatement.
o Long terme (immobilisations > 2 ans) → régime particulier (souvent
taux réduit ou étalement).
Provisions : seules celles admises par le CGI sont déductibles (celles sans
justification fiscale doivent être réintégrées).
Paiement : acomptes trimestriels + solde à la liquidation.
II. RÉPONSE AUX QUESTIONS
1. Régularisation de la situation fiscale de 2023 (2 points)
Résultat fiscal 2023 donné = 17 000 uc.
Réintégration de la taxe sur véhicule de tourisme (non déductible selon
CGI art. 13 quater & art. 15 bis) : +2 300 uc.
Pas d’autres retraitements précisés.
👉 Résultat fiscal corrigé 2023 = 17 000 + 2 300 = 19 300 uc.
IS 2023 = 19 300 × 28 % = 5 404 uc.
Comparaison avec acomptes déjà versés :
Acomptes IS = 8 000 uc.
TSS = 8 500 uc (à part).
👉 Trop-perçu = 8 000 – 5 404 = 2 596 uc de crédit d’impôt reportable.
2. Calcul du résultat fiscal 2024 (3 points)
Base : résultat comptable 150 000 uc.
Retraitements :
Plus-value court terme 2023 déjà imposée → rien à corriger en 2024.
Plus-value long terme 2024 : immeuble acquis en 2004 pour 80 000 uc,
amortissements = 28 800 uc → valeur nette comptable = 51 200 uc.
o Prix de cession = 120 000 uc.
o Plus-value = 120 000 – 51 200 = 68 800 uc → plus-value long
terme imposable selon CGI (souvent au taux de droit commun pour
IS, sauf exonérations spécifiques agricoles/plantations).
Provision pour congés payés : 60 000 uc → déductible si conforme au CGI
(provision pour charges à payer admise).
Taxe véhicule de tourisme = 2 300 uc → à réintégrer.
👉 Résultat fiscal 2024 = 150 000 + 2 300 = 152 300 uc.
IS 2024 = 152 300 × 28 % = 42 644 uc.
3. Solde de liquidation 2024 (3 points)
Acomptes IS 2024 versés = 36 000 uc.
Impôt dû = 42 644 uc.
👉 Solde = 42 644 – 36 000 = 6 644 uc à payer.
À verser à l’UGIE Brazzaville, avant la date limite (délai légal : 15 avril N+1 selon
CGI).
4. Calcul des acomptes IS 2025 (2 points)
Principe : 4 acomptes trimestriels, chacun = 25 % de l’IS dû de l’exercice
précédent (art. CGI sur acomptes IS).
IS 2024 = 42 644 uc.
👉 Chaque acompte 2025 = 42 644 ÷ 4 = 10 661 uc.
Dates d’exigibilité :
1er acompte : 15 mars 2025.
2e acompte : 15 juin 2025.
3e acompte : 15 septembre 2025.
4e acompte : 15 décembre 2025.
SYNTHÈSE DES RÉSULTATS
1. Résultat fiscal 2023 = 19 300 uc → IS dû = 5 404 uc → crédit d’impôt = 2
596 uc.
2. Résultat fiscal 2024 = 152 300 uc → IS dû = 42 644 uc.
3. Solde IS 2024 à payer = 6 644 uc.
4. Acomptes IS 2025 = 10 661 uc par trimestre.
Parfait, ajoutons la TSS (Taxe Spéciale sur les Sociétés) au traitement du cas,
toujours en référence au Code Général des Impôts du Congo (CGI).
TRAITEMENT DE LA TSS DANS LE CAS ONECOG
I. RAPPEL DES RÈGLES DU CGI
Nature : la TSS est un impôt complémentaire à l’IS, payé par les sociétés
de capitaux et assimilées.
Assiette : généralement le bénéfice imposable à l’IS, avant imputation
des déficits éventuels.
Taux : fixé à 1 % du bénéfice imposable (sauf régimes particuliers).
Paiement : en même temps que l’IS (acomptes et solde).
Non imputable : la TSS est une charge définitive, non déductible de l’IS.
II. APPLICATION À L’EXERCICE 2023
Résultat fiscal corrigé 2023 : 19 300 uc.
TSS 2023 = 19 300 × 1 % = 193 uc.
📌 Mais l’énoncé indique déjà que la société avait payé une TSS de 8 500 uc.
👉 Cela représente un trop-perçu considérable (8 500 – 193 = 8 307 uc de crédit
TSS**).
III. APPLICATION À L’EXERCICE 2024
Résultat fiscal 2024 = 152 300 uc.
TSS 2024 = 152 300 × 1 % = 1 523 uc.
Acomptes déjà versés en 2024 : non précisé, mais si on retient la logique du cas,
la société avait déjà payé 8 500 uc en 2023, ce qui n’est pas normal. En 2024,
si la société applique les règles correctes, elle devra verser 1 523 uc.
IV. ÉCHÉANCIER DES PAIEMENTS
Comme pour l’IS :
1er acompte TSS : 15 mars N+1.
2e acompte : 15 juin N+1.
3e acompte : 15 septembre N+1.
4e acompte : 15 décembre N+1.
Chaque acompte = 25 % de la TSS due de l’exercice précédent.
Donc pour 2025 :
TSS 2024 = 1 523 uc.
Acomptes 2025 = 1 523 ÷ 4 = 381 uc chacun.
SYNTHÈSE GLOBALE IS + TSS
Exercice 2023
IS dû = 5 404 uc (vs acomptes 8 000 uc → crédit 2 596 uc).
TSS due = 193 uc (vs acomptes 8 500 uc → crédit 8 307 uc).
Exercice 2024
IS dû = 42 644 uc.
Acomptes = 36 000 uc → solde à payer = 6 644 uc.
TSS due = 1 523 uc.
Acomptes à payer pour 2025 : 10 661 uc × 4 (IS) et 381 uc × 4 (TSS).
💡 Réflexion finale : La TSS, bien que de taux faible, peut poser problème si les
acomptes sont mal calculés (comme ici avec un paiement de 8 500 uc alors que
la dette réelle n’était que 193 uc). Cela souligne l’importance d’une bonne
maîtrise de l’assiette fiscale et du suivi des acomptes.
Parfait 👍 Revenons à la partie I – Questions de cours de ton sujet. Je vais les
traiter en suivant une logique académique claire, en me basant sur les principes
de fiscalité et sur le Code Général des Impôts congolais (CGI).
PARTIE I : QUESTIONS DE COURS
1. Donner l’intérêt du traitement fiscal des résultats comptables (2
points)
Définition : le résultat comptable est établi selon les règles du droit
comptable (OHADA au Congo). Le résultat fiscal, lui, est déterminé après
ajustements (réintégrations/déductions) conformément au CGI.
Intérêt :
1. Adapter le résultat comptable aux règles fiscales : certaines
charges comptables ne sont pas déductibles fiscalement (ex.
amendes, taxe sur véhicules de tourisme), tandis que certains
produits sont exonérés.
2. Assurer l’équité fiscale : harmonisation entre les entreprises pour
que toutes contribuent selon les mêmes règles.
3. Garantir les recettes de l’État : éviter l’évasion fiscale par
manipulation comptable.
4. Assurer la sécurité juridique : le résultat fiscal sert de base
légale pour le calcul de l’impôt (IS, IRPP, etc.).
👉 Exemple : Une provision pour congés payés est admise fiscalement → pas de
réintégration. En revanche, une provision pour litige non justifiée doit être
réintégrée.
2. Quelle différence faites-vous entre régime d’imposition et base
d’imposition ? (2 points)
Régime d’imposition :
o C’est l’ensemble des règles juridiques et fiscales qui déterminent
comment une catégorie de contribuables est imposée.
o Il dépend du chiffre d’affaires, de la nature de l’activité, ou du choix
du contribuable.
o Au Congo, pour l’IS/IR :
Régime forfaitaire : petits contribuables (CA ≤ 30 M pour
livraisons de biens, ≤ 20 M pour artisans, ≤ 10 M pour
services).
Régime réel simplifié : CA entre les seuils du forfait et 100
M.
Régime réel normal : CA > 100 M.
Base d’imposition :
o C’est le montant retenu pour calculer l’impôt après application des
règles fiscales (résultat fiscal pour l’IS, revenu net global pour l’IRPP,
chiffre d’affaires taxable pour TVA, etc.).
o Autrement dit, c’est la matière imposable chiffrée.
👉 Différence : le régime correspond aux règles applicables (cadre juridique),
tandis que la base est la valeur monétaire sur laquelle s’applique le taux
d’imposition.
3. Définir les notions suivantes avec exemples (4 points)
a) Champ d’application
Ensemble des personnes, activités, opérations ou biens visés par un impôt.
Exemple : L’IS s’applique aux sociétés de capitaux ayant une activité
lucrative au Congo.
b) Régime d’imposition
Manière dont le contribuable est imposé en fonction de son chiffre
d’affaires ou activité.
Exemple : Une société de services avec CA = 15 M est soumise au réel
simplifié.
c) Fait générateur
Événement qui fait naître l’obligation fiscale (moment où l’impôt devient
exigible).
Exemple : Pour la TVA, le fait générateur est l’encaissement du prix ou la
livraison du bien. Pour l’IS, c’est la clôture de l’exercice comptable.
d) Abattement
Réduction forfaitaire appliquée à la base imposable avant le calcul de
l’impôt.
Exemple : Sur les salaires, l’IRPP applique un abattement de 20 % (CGI art.
41) sur le revenu net pour tenir compte des frais professionnels.
SYNTHÈSE (Partie cours)
Traitement fiscal du résultat comptable : rapprochement entre
comptabilité et fiscalité pour déterminer la base légale de l’impôt.
Régime vs base d’imposition : cadre juridique vs matière imposable.
Notions clés : champ d’application (qui est concerné), régime (comment
on impose), fait générateur (quand naît l’impôt), abattement (réduction de
la base).
👉 Veux-tu que je regroupe la partie cours + partie exercice (IS et TSS) dans
un seul document bien structuré (comme une copie-type corrigée) que tu pourras
réviser facilement ?