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Cours DC

Le droit constitutionnel permet de comprendre l'organisation du pouvoir politique et les mécanismes décisionnels qui influencent nos vies. Il aborde la question du meilleur gouvernement et la nécessité d'un équilibre entre sécurité et liberté, tout en s'appuyant sur des définitions formelles et matérielles de la Constitution. La formation de la Constitution repose sur des procédures spécifiques, impliquant souvent la participation du peuple et des processus historiques marquants.

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Cours DC

Le droit constitutionnel permet de comprendre l'organisation du pouvoir politique et les mécanismes décisionnels qui influencent nos vies. Il aborde la question du meilleur gouvernement et la nécessité d'un équilibre entre sécurité et liberté, tout en s'appuyant sur des définitions formelles et matérielles de la Constitution. La formation de la Constitution repose sur des procédures spécifiques, impliquant souvent la participation du peuple et des processus historiques marquants.

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DROIT CONSTITUTIONNEL

Mr Tinc Mehmet Rifat


Mescenes Manon
Mescenes Manon

Quel est l'intérêt du Droit Constitutionnel ?


• Il permet de comprendre le mécanisme décisionnel de la société (décisions qui vont déterminer nos
conditions de vie)
• C'est une science juridique & sociale : il existe autant de DC que de sociétés, toutes les C° ne sont pas
identiques.

Il n'y a pas une réponse unique à la principale question que soulève le DC depuis toujours : « Quel est le meilleur
G° ? »

En creusant cette q°, le DC donne des modèles d'organisation sociale, et l'opportunité de discuter des progrès
sociales dans l'organisation politique de la scté actuelle.

En quoi consiste la recherche du meilleur G° ?


→ chercher le Pouvoir de décision
→ DC est le D qui s'interroge sur l'organisation de ce pouvoir

Préambule DUDH 1789 → « Le pouvoir doit être organiser dans le but de garantir le bonheur de tous »

Le bonheur de tous : C'est chaque 1dvd + Scté dans son ensemble : recherche de simultanéité de bonheur de bien
publique qui est visé dans cette déclaration.

Comment le Pouvoir public adoptant les décisions régissant la vie publique, devrait être organiser pour que
ce Pouvoir soit au service de ce bien publique et pour qu'il ne devienne pas un pouvoir oppressif
provoquant des malheurs publics ?

Il n'y a pas de réponse précise mais il est plutôt question d'un modèle de « Gouvernement modéré »
Depuis l'Antiquité, Socrate, Aristote et d'autres auteurs sont d'accord sur cette notion.
Après le siècle des lumières, ces auteurs vont ajouter à ce « G° modéré », qui par ailleurs est respectueux de la
séparation, un élément essentiel → Respect des D de l'H

L’État contemporain sera celui organisant le pouvoir de façon à garantir le plus grand espace de liberté à l'être
humain pour qu'il puisse réaliser son épanouissement personnel.

C'est ainsi que naît le Constitutionnalisme, avec la fondation des EU, la Révolution française, et par le biais de
textes d'auteurs tel que Benjamin Constant.
Le DC va plus loin que la science juridique, en épousant une sociologie culturelle et occidentale permettant ainsi
la liberté individuelle.

La sécurité que l’État garantit à la scté doit se consigner avec la liberté que tout membres de celle-ci, a le droit de
réclamer à titre 1dvdL.
→ Cette conciliation va être rechercher grâce aux connaissances du DC
1 e Partie. Les notions fondamentales du droit constitutionnel

Droit Constitutionnel : Étude de l'organisation institutionnelle du Pouvoir politique

Petit rappel : Notion + importante → État

TITRE I : LA CONSTITUTION

Le mot « C° » n'évoque pas toujours la même définition, cela dépend du contexte.

Constitution Britannique (Composé avec : Magna Carta/ Habeas Corpus/Bill of Rights)


Il ne s'agit pas d'un texte mais de plusieurs texte, cette C° est coutumière. Ainsi, l'organisation
institutionnelle des pouvoirs publics est déterminé par des coutumes, traditions et comportement.

Cas de la France : « Art 11 C° » → signifie le texte du 4 octobre 1858


« C° française » c'est l'ensemble des textes composant le Bloc de constitutionnalité :
- Charte environnement 2004
- Préambule 1946
- DDHC 1789
- C° 4 octobre 1958

Albert Camus « Mal nommé les choses c'est ajouté au malheur du monde »
CHAPITRE I . LA CONSTITUTION COMME NORME JURIDIQUE

Norme juridique : Règle de droit écrite ou dite, élaboré & adopté selon le D, et les procédures
admises par celui-ci et dont le contenu, les effets ainsi que sa validité sont déterminés par le droit lui
même.

De cette définition, (provenant du droit positif de l'école autrichienne fondé par Hans Kelsen) ressort 3
éléments principaux :

La forme
Forme reconnu par le droit : loi, règlement, arrêt, principe générale, etc...

Chaque forme juridique est élaboré selon une procédure déterminant le validité de cette norme juridique :

La loi est une norme juridique valide si elle est élaboré conformément à la procédure législative
Les décrets, sont une norme juridique valide si elle est élaboré conformément à la procédure
réglementaire
C° est valide si elle est élaborée conformément à la procédure constitutionnelle

Le contenu
Une norme ne peut être vide, elle possède un contenu normatif et est prescriptive.

Soit elle a un contenu relevant de :

Une obligation d'exercer : Art 10 C° PDR promulgue les lois


Une obligation de ne pas faire : la forme républicaine du G° ne peut pas être réviser
Une permission, un droit : art 12 C° PDR peut dissoudre AS

Les effets
La norme produit forcément des effets de droit. Alors qu'une obligation engage, un droit permet.
La norme a donc des effets contraignants et cette contrainte nécessite une sanction.

Elle déploie réellement ses effets, à condition qu'elle soit sanctionner sinon elle est inefficace.
La sanction donne son efficacité à la norme juridique, la puissance de cette sanction va constituer la garantie
juridictionnelle de l'effectivité de la norme juridique, permettant alors, l'effectivité du droit dans son
ensemble.
Section 1. La définition juridique de la Constitution

Définition de la C° par rapport à son contenu = définition matérielle


Définition de la C° en raison de ces procédures de formation = définition formelle

II. La définition matérielle


Cette définition ne prime pas endroit positif actuel, en effet, elle souffre de subjectivité alors que la
science juridique a vocation à l'objectivité.

A. Le contenu constitutionnel
La définition est dite matérielle lorsqu'on dit qu'une norme juridique est qualifiée de
constitutionnelle en raison de son contenu, donc de la matière qu'elle régit.

Une norme régissant la vitesse sur la route est-elle constitutionnelle ?


Non.

Ainsi il existerait des matières naturellement réservées à la C°.

Il est possible de faire une sorte de liste de contenu constitutionnel :


– Droits fondamentaux (C° pays)
– Rapport entre pv public (G° & Pt)
– etc...

Mais peut-on réellement se fier à cette définition matérielle ?

B. Avantage & Inconvénient

Inconvénients

• Définition difficile : aujourd'hui DC touche à toutes les matières de la vie publique.


Droit Pénal avec le statut pénal des mineurs
Droit de la Famille avec le mariage pour tous

Un contenu normatif n'échappe pas par nature, toujours à la C°.

• Définition est subjective: qui décide de la compétence matérielle du constituant ?


Quelle autorité, institutions publiques peut décider que telle ou telle question ne relève pas de la C°?
Le juge est il légitime pour interdire au pouvoir constituant certaines matières ?
Cette distinction n'est que subjective.

Pour reprendre la célèbre formule du Conseil Constitutionnel dans sa décision du 2 sept 1992
considérant 19 « Le pouvoir constituant est souverain » on ne peut pas lui interdire des matières.

Avantage
Malgré ces inconvénients la définition matérielle n'est pas complètement inutile, elle possède un
avantage notable.
→ Impose une certaine déontologie juridique

C° n'est pas une brochure qu'on peut modifier à volonté : C'est le contrat social, le serment qui nous
relis entre nous, et nous avec l’État formant la nation. C'est notre plus petit dénominateur commun.
Dans toute cette diversité, la C° est la substance invariable de la Nation.

Portalis « Le législateur ne doit modifier la loi que d'une main tremblante », avec le soucis de ne
pas trop et mal écrire. On ne devrait pas trop souvent touché au «marbre » de la C°.

Matériellement la C° n'est pas une norme devant s'aligner sur les problèmes ponctuels & spécifique
car il s'agit du domaine de la loi.
C'est le pacte générale de la Nation assurant l'unité dans la diversité.

Cette définition a l'avantage de mieux nous faire comprendre ce qu'est idéalement et globalement
…?

II. La définition formelle


Juridiquement c’est cette définition qui s'impose dans notre droit contemporain.
C'est la norme juridique formée selon les procédures de formation des normes constitutionnelle.

A. La procédure constitutionnelle
Norme X = Norme constitutionnelle si elle est élaborée par procédure constitutionnelle
La procédure définit la forme juridique.
.
La définition selon sa forme juridique, suppose qu'il existe plusieurs types de formations de la
norme juridique et que celle de la C° est différentes des autres.

Une norme provenant d'une procédure :


– Législative : Loi (texte adopté par le Parlement, en France procédure législative ordinaire est
conféré aux art 39 à 45 C°
→ Une norme juridique initié par le G° ou le Pt respectant les limites fixées aux articles 40, 41, 42,
43 et qui est voté selon l'article 45 est une L.
– Réglementaire : acte réglementaire (comprenant les actes administratifs, ordonnances,
décrets, arrêtés, circulaires)
– Constitutionnelle : sera une loi de valeur constitutionnelle (valeur suprême)

C'est cette définition, à la lumière de la théorie de la Hiérarchie des Normes de Hans Kelsen, qui est
aujourd'hui utilisée pour définir les normes juridiques.

Elle est simple mais relève néanmoins quelques problèmes.

B. Avantage & Inconvénient

Avantage
• Simplicité & objectivité : Ni jugement arbitraire, ni considération subjective n'est nécessaire.
C° est une norme constitutionnelle, car elle a la forme et est adoptée selon la procédure
constitutionnelle.

Inconvénient
• Répétitive/ tautologique : n'est pas suffisante.
• Incomplète : ne permet pas de définir toutes les C° du monde
C° Britannique (une coutume peut elle être constitutionnelle ? → tombe dans incertitude)
Dans ce cas, elle ne permet pas de protéger la C° contre les mauvaises révisions constitutionnelles.
→ Toutes normes telles qu'elles soit peut être voter comme norme constitutionnelle, ainsi selon la
définition formelle, la C° est ouverte à toutes les attaques possibles.
Ne devons nous pas donner des limites matérielles à cette définition formelle pour la préserver?

Art 85 al5 : Interdit révision de la forme républicaine du G° (impossibilité de voter


monarchie, la République est obligatoire)
Art 79 al3 C° Allemagne : Interdit de toucher à l'organisation fédérale de l'Allemagne et aux
droits fondamentaux.
Le constituant ne peut voter une norme juridique pour changer l'organisation juridique de
l'Allemagne ou porter atteinte au droit fondamentaux. ( nommé clause d'éternité du fédéralisme et
des droits de l'Homme )

________________________________________________________________________________
Conclusion :

En réalité, la définition de la C° est secondaire. L'essentiel est de comprendre ce qu'est une norme
juridique du point de vue du droit public.

Elle permet de démontrer qu'il n'existe que très peu de vérité établit en droit, l'essentiel est la
discussion & l'argumentaire.
Le droit c'est l'art de la parole & l'écrit, il nous invite a pondérer nos propos et balancer nos
affirmations.
La notion même de C° n'a pas une seule définition simple et complète.

La définition formelle s'impose par sa simplicité et par le fait qu'elle est appuyée par le positivisme
juridique, contrairement à la sociologie juridique.
Mais cette définition ne suffit pas et n'offre pas les mêmes garanties que la définition matérielle.
________________________________________________________________________________

Comme la définition formelle importe plus, il faut continuer sur la quête d'identification de la
notion de C°, en étudiant comment est formé cette norme juridique.
Le juge n'est que la bouche de la loi, et est en quelque sorte un pouvoir nul. Le non écrit n'a
pas vraiment de valeur, c'est pour cela que nous donnons beaucoup d'importance à la formation
procédurale de la Constitution.
Section 2. La formation de la Constitution

Toutes normes juridiques se forme sur la base d'une procédure déterminée. La norme
constitutionnelle, accomplit sa formation sur la base de la procédure constitutionnelle.

Cette procédure constitutionnelle, peut apparaître sous 2 modalités :

Élaboration la Constitution
Révision constitutionnelle

Il y a ainsi une distinction entre élaboration & révision : la différence réside tout d'abord dans le
temps (d'abord la C° nouvelle puis celle révisée)

Différence la plus importante en terme de DC → Révision doit respecter la C°


Ainsi, le pouvoir de révision doit respecter le pouvoir initial. (Principe même du droit)

I. L’élaboration de la Constitution
Dans cette hypothèse, une C° nouvelle est établie soit :

– Pour la 1ère fois (Constitution première)

Dans les temps modernes : C° américaine 1787 → USA nouvelle C° votée.


→ Premier exemple de texte constitutionnel moderne.
Cas de la France : 1789 États généraux ont provoqués la Révolution + 20 juin 1789 les États
généraux font le serment du jeu de Paume.

– C° nouvelle remplace complètement une ancienne.


Une constitution existe déjà mais une nouvelle la remplace complètement sans la réviser.

C° 27 octobre 1946 (Construction IV République)


Avant que ne soit votée cette loi une loi constitutionnelle de 45 dispose :
« L'Assemblée établie la C° nouvelle »

Le régime de Pétain, était un régime fasciste, il a été refusé par la France au retour du générale de
Gaule avec l'ordonnance de rétablissement de la République.

Et la V République ?
Le constituant de 1958 avait pour mission de réviser la C°.
L constitutionnelle du 3 juin 1958 ordonne au G° provisoire de De Gaule de réviser la C° de 1946,
mais la révision était tellement étendue qu'un nouveau texte constitutionnel voit le jour.
→ admet qu'il s'agissait d'une nouvelle C°.

La Ve République est à la fois une révision & établissement nouvelle C°. (révision abrogation)

A. L’auteur : le pouvoir constituant originaire

Pouvoir constituant originaire : Volonté originaire, le corps ou l'organe initial à l'origine


de la nouvelle C°.
Qui peut posséder le pouvoir constituant originaire ?

 Dans le cadre d'une démocratie :


→ Peuple

Nouvelle C° est d'abord un projet négocié, discuter & voter par le peuple ou ses représentants.

C° américaine a d'abord été rédigée & la Convention de Philadelphie établie le projet.


→ confrontation, compromis, consensus.
Ce projet est par la suite ratifié par les États fédérés. Puis entre en vigueur le 4 mars 1789
Dans cette hypothèse le pouvoir constituant originaire n'est pas le peuple, il n'y a pas de référendum
dans tout les EU.
Le pouvoir constituant originaire est donc un mélange entre les institutions et le peuple.

En France, ce pouvoir a fonctionné sous la Révolution:


→17 juin 1789 les députés du Tiers États se déclarent « Assemblée Nationale »
→ 9 juillet ils se déclarent « Assemblée Constituante ».
Ici le pouvoir constituant originaire est l'Assemblée Constituante. (organe plus solennel)

14 septembre 1791 → 1ère C° de France


Le peuple n'est pas directement convié mais ses représentants si. (Ce qui est peu
démocratique)
Aujourd'hui, la démocratie moderne, exige la participation du peuple qui établissent la C°
par son vote.

⚠ A savoir ⚠
Premières C°, sont issus des mouvements populaires.
→ C'est le mouvement populaire qui conduit à la création d'une C°

 Dictature
→ Armée, l’Église ou une famille royale

B. Les processus : le fait juridique


L'élaboration d'une nouvelle C° est un phénomène juridique comportant plusieurs étapes qui sont :
– un projet
– une ratification.

Mais il ne faut pas oublier que le DC, est une science méta-juridique (politique & sociale).
La force qui pousse le droit est donc un fait.

1830 → Révolution de juillet : Changement en monarchie


Turquie : C° fruit d'un coup d'état militaire
→ Les C° sont souvent le fruit de phénomènes sociaux politiques militaire.

Au delà, de ces considérations il faut comprendre que la C° est le point de rencontre entre le fait &
le D et qu'elle tire sa légitimité à la fois dans le fait social (expression de la volonté générale
souveraine) et dans le droit puisque la C° est sanctionnée, respectée en tant que R juridique.

Pour résumer, la C° est un mélange entre fait & D. C'est un fait qui a des effets de droit.
L fondamentale supposée : La théorie de Kelsen a un point faible
Selon lui, chaque normes est reliées entre elles. Mais la norme suprême est reliée à quoi ?
Il explique que le droit s'explique seul.
Cependant, la loi fondamentale doit être rattachée à quelque chose → la loi fondamentale supposée
illustrant le contrat social entre la Nation & la C°.

Autrement sa théorie serait inexplicable.

II. La révision de la Constitution


Une C° existante peut être révisée pour différentes raisons, les temps changent et les besoins de la
société aussi.

Projet C° française 1793 jamais entrée en vigueur


→ « Un peuple a toujours le droit de voir, de revoir, et de réformer sa Constitution »

La procédure de révision est beaucoup moins méta-juridique, elle est plus dans le droit.

Révision constitutionnelle : modification d'une C° existante par le pouvoir constituant


dérivé, dans le respect de la procédure constitutionnelle établie par cette même C° existante.

Système fermé, ce n'est plus une C° nouvelle mais une C° révisée.

A. L’auteur : le pouvoir constituant dérivé


Ce pouvoir est institué par le constituant originaire.

La C° originale va déterminer quel pouvoir & selon quelle procédure il est possible d'amender,
réviser, la version initiale de cette C°.

Les solutions sont nombreuses, le pouvoir constituant dérivé peut être :


– G°
– Pt
– Chef d’État
– Le peuple
→ Le droit de révision peut être reconnu à l'une de ces institutions ou à l'ensemble de ces
institutions.

C° américaine 1787 prévoit 2 possibilités :


– Congrès
– 2 tiers des États fédérés des EU
→ peuvent provoquer révision constitutionnelle

France : En vertu art 89


– PDR
– Parlementaire
→ peuvent provoquer révision constitutionnelle

Ces distinctions entre originaire & dérivé sont abstraites mais demeurent utiles puisqu'en droit
pouvoir originaire > au dérivé
En réalité les choses ne sont pas si simple :

France : révision constitutionnelle de 1962 montre qu'on peut parfois violer la C° sur le plan
formel, alors qu'il est accepté sur le plan matériel.
→ Révision 1962 par Charles de Gaules sur la base de l'article 11 en relation de l'article 89

B. La procédure de révision
Toute C° peut être révisée, il n'y a pas de C° juridique immuable mais les procédures de révisions
sont plus ou moins souple ou rigide.
D'où deux types de C° → Souple & rigide.

Constitution souple : Lorsque la C° peut être facilement révisée et que la procédure n'est
pas compliquée (ex → procédure législative)

RU : simple L peut être considérée de nature constitutionnelle. En raison de sa substance et


donc de la matière qu'elle régit.
→ Magna Carta, Bill of Right..ces lois sont de natures constitutionnelles, elles ont la forme
juridique de lois, mais elles sont de natures constitutionnelles.

Il n'existe pas aux EU une procédure de révision particulière. La C° peut être révisé comme
une simple loi.
En 2005 → DC révisé : juge est exclut de la Chambre des Lords (Haute)
En 2009 → Cour Suprême crée
De simple lois votées, par le Pt ont effectués ces révisions.

C° Britannique est à priori souple, mais dans un sens elle est plus que rigide.
Car elle est essentiellement composée de coutumes, le texte étant est secondaire.
→ Or, ce n'est pas facile de réviser une coutume.

Coutume : Comportement répété dans le temps, dont le caractère obligatoire ne fait pas de
doute dans la pensée de son auteur

Quelles sont elles ?

→ Nomination PM par chef Et (Roi ou Reine)


→ Ministres sont toujours des parlementaires
→ Discours du souverain, la session parlementaire ne peut commencer sans celui-ci
→ La responsabilité politique du G° devant Pt (Chambre des communes → Basse)
→ Existence de 2 chambres bicaméral ( Des Lords & des communes)
→ Prépondérance de Chambre Basse dans procédure législative

D'autres pays ont une C° clairement rigide, mais celle-ci possède des degrés :

 Très rigide :

– USA (rigide)
Une révision de C° nécessite la ratification des trois quart des États fédérés (75 %)

– Portugal (rigide)
→ Aucune révision possible, dans les 5 ans d'une révision précédente.
→ L de révision constitutionnelle doit réunir 2 tiers de majorité (majorité renforcée et plus forte que
la simple majorité absolue).
→ Pas de révision en cas d'état d'urgence, de siège.
→ Des limites matérielles à la révision existent ( L'indépendance nationale/ forme
républicaine/Droit fondamentaux)
Le pouvoir constituant dérivé est très limité par la volonté de l'originaire.

 Moins rigide :

– France (Semi rigide)


Moins rigide mais n'est pas souple, puisqu'il existe une procédure de révision constitutionnelle
différente plus complexe, qu'une simple procédure législative.
→ Ne peut être modifié aussi simplement qu'une loi. (Révision plus complexe que la législation)
→ Doit être approuvé par le Sénat & AN (Sénat devient une force égale à AN et peut arrêter la
révision, car dans la procédure législative la France est un parlementarisme bicaméral
parlementaire, mais dans la procédure constitutionnelle le Sénat a le même pouvoir d'opposition que
AN)
→ Loi de révision constitutionnelle doit réunir une majorité de 3 cinquième des suffrages (plus que
la majorité absolue) & un référendum est parfois possible voir obligatoire.
→ Limites temporelles et matérielle

– L'Allemagne (souple)
La C° allemande appelée → Loi fondamentale

Elle connaît une procédure spécifique mais est très souple.


→ Le Pt peut modifier C° comme une loi mais seulement avec une majorité plus forte de 2 tiers.
→ Les 2 chambres doivent voter la loi de révision constitutionnelle à 2 tiers.

Il y a 3 impossibilités provenant de l'article 79 de la Loi Fondamentale :


→ Impossibilité de réviser forme fédérale
→ Impossibilité de réviser les « landers »
→ Impossibilité de réviser les droits fondamentaux (art 1 à 20)

Au delà du pouvoir constituant, du rédacteur du texte, ou de l'auteur de la coutume, nous verrons


plus tard que le juge aussi a son rôle à jouer dans cette formation, et ceci par le biais de ces
interprétations de la C°. (Donner un sens à la C° → Continuer à former la norme constitutionnelle )
Nous allons ainsi, mieux comprendre la C° en étudiant sa fonction et sa nature essentielle de norme
juridique.
CHAPITRE 2. LA CONSTITUTION COMME NORME SUPREME

L'autorité & la valeur juridique d'une norme sont reliées à ces trois points (forme, contenu,
sanction) :

Le contenu : La norme s'impose avec autorité.


Ainsi la C° comporte des principes généraux, des valeurs fondamentales.
Contrairement à la simple loi comportant des règles plus détaillées qui vont appliquer ces pcps
constitutionnelles.
La loi a un contenu plus général par rapport à la réglementation.
Les actes réglementaires ont un contenu plus détaillé. Ce sont des actes d'application de la loi.
Une certaine hiérarchie se dessine déjà du fait du contenu de la loi.

Forme juridique :
Détermine l'autorité & rang dans la HDN.
Si la norme possède la forme constitutionnelle elle sera au sommet.
La procédure législative est infra-constitutionelle & supra-règlementaire.
Réglementaire → inférieurs aux lois

Les effets de droit


Les effets sont différents en fonction de la valeur juridique de la norme.
La norme constitutionnelle aura des effets de droit plus étendue.
→ L'autorité normative suprême.
Aucune loi ou décrets ne peut être contraire à cette norme suprême. C'est pourquoi l'école de droit
positif l'appelle la norme fondamentale.

Cette suprématie n'est effective que si elle est juridiquement sanctionnée. La sanction juridique
passe par la garantie juridictionnelle de la norme juridique.
→ Juge doit sanctionner violations de la norme

Un contrôle objectif juridictionnel est alors indispensable à la suprématie effective de la C°.


Section 1. La valeur juridique : Constitution en tant que norme fondamentale

Les définitions formelles & matérielles ne sont pas suffisantes, il faut y ajouter une
définition fonctionnelle selon laquelle la C° est une norme fondamentale càd, norme placée au
sommet de l'ordre juridique pour sceller l'existence même de cet ordre et pour en garantir l'intégrité,
l'harmonie et la cohérence.

Définition fonctionnelle : C° est norme suprême qui va protéger et fonder


l'ordonnancement juridique du droit.

La C° est une norme suprême et les juridictions françaises n'ont cessées de rappeler cette
valeur suprême de la C°n au sommet de la HDN, dont nous allons rappeler le principe.

I. Le rappel du principe de la hiérarchie des normes


La hiérarchie est l'un des 2 principes fondateur du droit.

D se repose sur deux principes :

Hiérarchie
Pcp fondateur, car tout système juridique, est fondé sur ce principe.
→ Tout Droit est un système hiérarchique.
D'autres principes fondamentaux, vont trouver leurs sources dans ce pcp fondateur.
Ainsi, de la hiérarchie naît → l’État de droit (pcp fondamental de l’État de droit moderne)

Séparation des pouvoirs

A. La définition du principe

HDN est mise en avant par Hans Kelsen, dans sa Théorie pure du droit 1934, en réalité c'est
un principe de droit positif qui décrit le Droit par le droit lui même, et le définissant dans sa
verticalité.
Selon cette définition normativiste, le D est tout simplement un ensemble de règle juridique.
Le mot essentiel est « un ensemble » celui-ci supposant, une certaine cohérence, d'un système
juridique.
Le D c'est le contraire de l'anarchie, R juridiques ne sont pas jetées dans le vide de manière éparse,
elles ne sont pas produites & appliquées de manière désordonnée.

Le D est un ensemble dans lequel les règles sont enchaînées les unes aux autres dans un certain
ordre, et dont l'ordonnancement cache en lui une certaine cohérence & logique.
→ logique juridique régissant l'ensemble des normes juridiques étant la hiérarchie

Il existe en droit des normes supérieures et des normes inférieures, la validité des normes
inférieures dépendent de leurs conformités aux normes supérieures.

Si la norme inférieure n'est pas conforme à une norme supérieure = nulle

Cette règle de hiérarchie, est un pcp puisque c'est une règle fondamentale qui est incontestable et
donc universelle.
Première observation : Concernant la valeur d'une norme
Comment savoir qu'une norme est supérieure ou inférieure ?
Une norme est supérieure par rapports à d'autre norme dont elle détermine la forme, le contenu &
les effets.

Norme supérieure : Détermine les procédures de formations, modifications ou suppression


de la norme inférieure.

• La forme
C° française détermine procédure législative (art 45)
C° détermine comment un traité international produit ses effets de droit en France.
Valeur juridique d'un traité international en France (art 55).
Traités ont une valeur supérieures à la loi, c'est alors la C° qui décident comment elle entre en
vigueur.

• Le contenu
La norme est supérieure si elle détermine le contenu de la norme inférieure.
C'est la C° qui ordonne ce que contient la loi.

• Les effets
La norme supérieure détermine les effets, le rang.

Deuxième observation : Concernant la pyramide HDN


Kelsen illustre la hiérarchie sous une pyramide, chaque droit a une pyramide, le Droit
Français est une pyramide.
C'est le cas dans tout État souverain, la C° forme son droit interne.

Mais il ne faut pas oublier qu'il existe d'autre pyramide :


✗ Droit international c'est aussi un ordre juridique.
✗ Droit de la CEDH possédant sa propre juridiction, le droit de l'UE.

→ Existe pluralité de système juridique, et ces pyramides sont reliées entre elles et certains vont
critiquer Kelsen ainsi que sa théorie, en proposant une autre image: Celle du réseau
Le droit serait un réseau de système juridique.

La France est un bon exemple de cette pluralité de système, la pyramide française est relié à 3
systèmes juridiques :
➢ Droit de l'UE
➢ Droit international classique
➢ Droit convention EDH
→ Principalement les traités renferment ces 3 réseaux.

Quelle est cette pyramide ?

– C° (norme fondamentale )
Détermine les conditions de formation, modification, suppression, ainsi que parfois le contenu, les
effets juridiques & la validité de toutes les autres normes de la pyramide.

En France, depuis la célèbre décision 16 juillet 1971 « Décision liberté d'association » la C°


est un bloc de Constitutionnalité.
La C° française contiendrait :
➢ Texte 4 octobre 58
➢ DDHC 1789
➢ Préambule 1906
➢ Charte de l'environnement de 2004

La C° française est en réalité une pluralité de texte constitutionnel, considérés comme ayant valeur
constitutionnel.

– Art 55 de C° : Traités internationaux (engagements internationaux de la France) ont une


autorités supérieures à celle des lois.
Les traités qui sont infra constitutionnel, sont pourtant supra-législatif.

+ Les règlements ont une valeurs inférieurs aux lois.

Dans la mesure où, le pv réglementaire appartient à l'exécutif, qui en vertu de la C°


(art21 C°) assure l'exécution des lois qui détient ce pv réglementaire d'exécutif ?

Se dessine ainsi, la HDN où les règlements doivent respecter les lois, les traités l'ordre
constitutionnel...etc
La conséquence immédiate d'une telle hiérarchie est que la validité de chaque norme inférieure,
dépend de sa conformité à toute norme supérieures, cette exigence conduit immédiatement au
principe d’État de droit.

B. La conséquence du principe : l’État de droit

C'est un État qui se soumet au droit qu'il a pourtant lui même produit. C'est un État
respectueux de son propre Droit, qui accepte d'être limité dans sa souveraineté par son propre Droit,
par sa propre C°.

L’État de droit : État dans lequel aucun acte faisant grief n'échappe au contrôle de sa
conformité au Droit par une autorité juridictionnelle càd indépendante & impartiale statuant
sur les règles objectives du Droit, avec le pouvoir d'annuler les effets de l'acte illégal & avec
le pouvoir d'accorder une réparation adéquate aux victimes de cet acte illégal.
→ Pouvoir juridictionnel est un vrai pouvoir garantissant le respect du Droit ou comme l'a si bien
formulé la DDHC art 16 « La garantie des droit »

Le juge est le pouvoir clé de l’État de droit, il va sanctionner le rapport conformité validité/ non
conformité invalidité.

La HDN conduit directement a l’État de droit :


➔ Si il y a un juge faisant respecter cette hiérarchie
→ État de droit
➔ Si il n'y as pas de juge faisant respecter les normes
→ Pas un État de droit.

La norme juridique contraire à celle supérieure, ne peut avoir aucune validité juridique en
Droit, elle doit disparaître et n'est même pas une norme juridique.
C'est une règle invalide donc nulle, dès la naissance d'un conflit entre cette norme contraire et la
norme supérieure.
HDN fait primer la norme supérieure sur l'inférieure.

Dans État de droit, chaque normes juridiques inférieures doit être conforme à toutes supérieures.
L’État de droit impose des contrôles juridictionnels à tout les niveaux de la hiérarchie.

Le règlement doit respecter la loi


→ Contrôle légalité
Règlement doit respecter les traités et conventions internationales de la France
→ Contrôle de conventionnalité
Règlement doit respecter la C°
→ Contrôle constitutionnalité

Tout ces contrôles sont indispensable à l’État de droit, et sont commandés par pcp HDN :

La loi doit respecter les traités & conventions internationales


→ Contrôle conventionnalité de la loi
La loi doit respecter la C°
→ Contrôle de constitutionnalité de la loi

Il y a contrôle à tout les niveaux.

– Les engagements internationaux de la France ( traités, conventions, accords) doivent être


concluent conformément aux normes constitutionnelles.
→ Contrôle de constitutionnalité des engagements internationaux (Art 54C°)

L’État de droit, est donc un état où domine le respect du droit, la garantie des droits assurés
par les différents contrôles juridictionnels.

« Le pouvoir arrête le pouvoir.» Montesquieu

Ces deux principes ne sont pas anarchiquement disposés mais sont en lien entre eux.
(séparation horizontale)

C° comme norme suprême & fondamentale : elle scelle & consacre l'ordre juridique, grâce à ces
juges qui en sont devenus les gardiens et qui ont affirmés & protéger cette suprématie dans l'ordre
juridique.

II. La « suprématie de la constitution dans l’ordre interne »


C° est la norme fondamentale de l'ordre juridique, nulle institution, nul pouvoir, ne peut
exercer de compétence qui ne soient pas directement ou indirectement déterminée par la C°.
Cette norme suprême est la consécration de la volonté souveraine du peuple au plus haut niveau, qui
établie l'ordre institutionnel et normatif : les institutions, leurs compétences, pouvoirs, limites de
pouvoirs et les normes qu'elle peuvent adoptés.

C° est l'expression au plus haut niveau de ce que la doctrine allemande appelle la compétence des
compétence soit la souveraineté.
La souveraineté décide des conséquences, il est donc normal que le pouvoir juridictionnel dont les
compétences sont déterminés par la C° affirme dans l'ordre juridique de cette C° la suprématie de
celle-ci.

Mais il ne faut pas oublier que cette affirmation française, tout comme celle des autres États
européens heurtent de front les jurisprudences internationales, qui elles ont une lecture légèrement
différente de la HDN.

A. Le rappel de la jurisprudence française

Dès l'arrêt Moussa Koné 3 juillet 1996 :


CE français consacre suprématie C° sur les traités.

Après cet arrêt, c'est essentiellement, dans l’arrêt Sarran et Levacher 30 octobre 1999 que
par une nouvelle décision d'Assemblée, le CE affirme clairement « la suprématie des traités sur la
loi que consacre l'article 55 de la C° ne s'applique pas dans l'ordre juridique français aux
dispositions de valeurs constitutionnelles »

→ Traités n'ont pas suprématie sur la C° / Le traité a suprématie sur la loi


Ainsi, les traités sont exclus en pcp du bloc de constitutionnalité.

Arrêt CE en 2001 : Applique cette même solutions aux traités de l'UE.


La [Link] l'a déjà affirmer dans l'Arrêt Fraisse.

Le Conseil constitutionnel reprend cette solution des juges ordinaires, en la confirmant dans
la décision de 2007 sur le Traité de Lisbonne.

Que ressort de ces jurisprudences ?


C° est supérieure non seulement à la loi mais aussi aux traités internationaux.
Les choses ne sont pas toujours très simples, en effet dans une jurisprudence postérieure aux arrêts
de 98/2000/20001.

En 2004 [Link] a introduit une atténuation, à ce pcp de suprématie, dans sa décision dites
« économie numérique », puis confirmé en 2006 par le décision « du droit d'auteur » et 2018 «
protection des données ».

Selon ces jurisprudences, certaines règles du droit de l'UE ont une valeur constitutionnelles, parce
que la C° commande directement le respect.

Il en est ainsi de 2 obligations :


– transposition des directives européennes en France
– application en France des règlements européen

Elles ont une valeur constitutionnelle et ont pénétrée dans le bloc de constitutionnalité grâce à la
jurisprudence (économie numérique, protection des données, droit d’auteur,
French data..).
En principe , C° est la norme suprême sachant que parfois certaines règles internationales ont étés
qualifiées à valeur constitutionnelles, elle ont pénétrées dans le bloc grâce à la jurisprudence sur
le fondement de l'article 88-1 Constitution, selon lequel la République participe
à l’Union européenne (transpositions d'égalité, respect des règlements.) ce qui
est commander par l’article 88-1.

B. Le conflit de systèmes
Tout les juges internationaux et européens sans exception assurent la primauté des normes
internationales et européennes sur les droits nationaux et même sur les normes de valeur
constitutionnelles.
Sur l'ordre juridique international classique :

4 février 1932 CPGI rappel que « Un État ne peut opposer sa Constitution contre un autre
État »
→ Obligations internationales priment sur C°

Arrêt 2012 Cour internationale de justice « Un État ne peut échapper à ses obligations
internationales en invoquant sa C° »

Concernant, l'ordre juridique européen :

• Décision Cour EDH 1998 : La Cour condamne la Turquie, qui a interdit le parti communiste
unifié.
Ainsi, elle condamne la Turquie et refuse l'argument turc selon lequel sa C° obligeait cette
interaction.
La Cour rejette ainsi cet argument, en estimant que la Convention EDH doit être respecter, et qu'il
n'est pas possible de lui opposer la C° nationale.

La primauté du droit internationale sur la C° se retrouve même dans un autre droit européen
→ droit communautaire (UE)

On y trouve le juge qui est la Cour de justice de l'UE, qui a affirmé la primauté du droit
international dès 1964.
Dans la fameuse affaire « Costa » de 1964, la Cour affirme que « Le droit né du traité ne peut se
voir judiciairement imposé un texte interne quel qu'il soit ».
→ Implicitement cela peut être un texte constitutionnelle, une loi...

En 1970, l'affirmation est plus explicite dans l'arrêt du 17 décembre Cour de justice de l'UE (avant
nommée Cour de Justice des Communautés Européennes) dans l'arrêt international.
→ La Cour assure la primauté constitutionnelle du droit communautaire sur les normes
constitutionnelles nationales.
La Cour de justice va conserver cette jurisprudence → Arrêt 2010 « Meloni » jurisprudence
communautaire constance sur la primauté du droit communautaire.

Tout dépend de la position, de l'ordre juridique :


– Si devant le juge français → Défend suprématie de la C°
– Si devant la Cour de justice de l'UE/ Cour EDH/ Cour internationale/ Cour pénale
international.. → Défend primauté de la règle international sur la national

Cependant, une contradiction demeure encore aujourd'hui.

Une opposition, d'un côté avec les juges nationaux affirmant la suprématie de la C° dans l'ordre
juridique interne.
De l'autre, les juges internationaux et européens affirmant la primauté des règles internationales et
européennes sur les C° nationale.

Il existe donc un conflit entre les juges français et internationaux. Mais paradoxalement ce conflit
n'engendre pas de grave dommage en droit. Bien au contraire, les juges internationaux & européens
contribuent au respect des valeurs et principes constitutionnelles
Pourquoi ?
Car que ce soit devant la Cour EDH ou la Cour JUE , les valeurs fondamentales comme le principe
de l’État de droit, de la démocratie, ou encore celui de la liberté.
→ Toutes ces valeurs, principes et droit constitutionnelles sont légalement protégés.

Même si il existe parfois des confrontations :

Entre Cour Constitutionnelle Allemande & de la Cour de Justice de l'UE ( guerre des juges
avec arrêt interposé)

→ Mais malgré ce risque de conflit, il existe un dialogue entre juge français, juge internationaux et
européens.

Conclusion : La valeur juridique de la C° en tant que norme fondamentale, exige une


garantie juridictionnelle. Si elle n'est pas assez bien protégée son caractère de norme suprême n'aura
aucune réalité en droit.
Autant que sa valeur suprême, c'est la qualité, l'effectivité et la réalité de sa garantie juridictionnelle
qui va permettre de mesurer cette suprématie effective.

C'est pour cela que nous allons étudier la portée juridique, soit la garantie juridictionnelle de la
Constitution, qui est essentielle pour saisir l'importance de cette norme internationale.
Section 2. La portée juridique : la garantie juridictionnelle de la Constitution

Si le législateur, et l'exécutif pouvaient agirent contrairement à la C°, si la loi ou le règlement


pouvait déroger à la C°.
La C° ne serait ni garantie ni effective.
Il faut donc une garantie effective, juridictionnelle pour sanctionner ces éventuelles violations de la
C°.

Or les contrôles juridictionnels de constitutionnalité, ne sont apparus que tardivement en Europe, et


essentiellement après la 2nd guerre mondiale. (Pour de graves violations des droits de l'Homme.)
Ce n'est qu'à partir de cela, que les États européens ont commencés à créer la garantie
juridictionnelle de la C°.

Aux EU, la justice constitutionnelle s'est affirmée plus tôt au début du 2e siècle, mais ce modèle
américain ne s'est pas répandu en Europe.

La France a adopté, un autre modèle → Le « modèle européen » caractérisé par le monopole


d'une juridiction constitutionnelle dans le contrôle de constitutionnalité de la loi.

Nous étudierons alors les différences entre ces deux modèles, puis nous donnerons le cadre général
de la justice constitutionnelle française.

I. Les modèles de justice constitutionnelle


Dans l'absolue, toute justice est constitutionnelle.
C'est-à-dire que, toute juridiction trouve sa légitimité et ses compétences dans la Constitution.
→ elle détermine les compétences de tout juge.

Mais l'expression « justice constitutionnelle », renvoie aux juridictions suprême qui ont
spécifiquement la compétence de contrôler la constitutionnalité des lois.

Aux États-Unis cette juridiction s'appelle → Cour suprême


France → Conseil constitutionnel
Italie → Cour Constitutionnelle
Pologne → Tribunal constitutionnel

Quel que soit son intitulé, la justice constitutionnelle est cette juridiction qui va garantir le respect
du droit dans les interprétations et les applications de la Constitution dans ce pays.

Cette justice constitutionnelle est organisé autour de 2 modèles.


A. Le modèle américain
Le premier modèle contemporain connu au monde de la justice constitutionnelle, est américain.

Dans l'article 3 section première de la C° américaine :


« Le pouvoir judiciaire des EU sera conféré à une Cour suprême »

Cette Cour suprême, a une importance notable dans les équilibres institutionnels. Le pouvoir
judiciaire aux États-Unis est un véritable pouvoir.
En France on l'appelle simplement → Autorité judiciaire.
Sa composition & ses compétences permettent de rappeler l'importance politique de la Cour
suprême.

● Composition de la Cour suprême :


En vertu Art 2 section 2 (C° États-Unis) : La Cour suprême est composé de 9 juges nommés par le
PDR, avec le consentement du Sénat par une majorité de 2 tiers.
→ (Le Sénat des EU = (Chambre Haute du Congrès composé des États).

Ces juges de la Cour suprême sont nommés à vie, et sont ainsi inamovibles. Sauf dans le seul cas de
l'impeachment (lorsqu'un agent fédéral commet un crime grave et peut être jugé par le Congrès)

La Cour suprême a une composition politique, qui aujourd'hui, est dominée par les juges
conservateurs, 6 juges républicains. Il n'y a que 3 juges progressiste (démocrates)
→ Couleur politique de la Cour suprême est républicaine

Cette composition à caractère politique, joue un rôle important dans le pouvoir de décision.
La Cour suprême, possède une politique jurisprudentielle très marquée et très marquante de
l'histoire constitutionnelle américaine.

Étapes de cette politique jurisprudentielle :

✔ 1803 : Cour Suprême s'est déclarée compétente pour contrôler la Constitutionnalité des lois
fédérales.
Alors que cette compétence, n'était pas explicite dans le texte constitutionnel.
C'est dans le célèbre Arrêt « Mardury contre Madison » que la Cour se déclare compétente pour
censurer une loi fédérale.

✔ 1920 : Cour Suprême bloque les politiques sociales (lois syndicales), au nom de la liberté du
commerce.
La doctrine a beaucoup critiqué cette politisation de la justice constitutionnelle, et c'est à cette
époque qu’apparaît, une expression qui est aujourd'hui utilisé la notion de « gouvernement des
juges» formulé par Édouard Lambert qui critique la Cour Suprême, en estimant que c'est un
gouvernement déchu.
→ Cette formule signifie que que le juge empiète dans le domaine du législateur et excède ces
compétences. Et viole ainsi le principe de la séparation des pouvoirs.

✔ Années 50 : Cour suprême arrête d'être réactionnaire et favorise les principes humanistes,
autorisant des lois contre les discriminations raciales en leurs donnant valeur
constitutionnelle.

✔ 1989 : La Cour Suprême redevient réactionnaire.


Déclare inconstitutionnelle les lois dites « affirmatives actions » c'est-à-dire les lois de
discrimination positives (discrimination positive : aide des défavoriser : femmes, les personnes de
couleurs,...)

✔ En 2022, la Cour Suprême censure des lois sur les ports d'armes aux États-Unis.
En connaissance de cause, et malgré ça la CS défend le port d'arme comme un droit constitutionnel
et s'oppose à sa limitation.
Puis, durant cette même année, la Cour a effectuée un revirement de jurisprudence, pour autoriser
les États fédérés à interdire l'avortement.
Même dans cette époque, il y a quelques arrêts progressiste :
→ 2015 : Cour Suprême des États-Unis autorise les mariages homosexuels

Pour résumer, les 9 juges ont le pouvoir de bloquer les lois, les politiques nationales.

● Compétences de la Cour Suprême :


La Cour Suprême est la tête de la pyramide judiciaire des Etats-Unis composé de 50 États fédérés.
Chaque États fédérés possédant son propre système judiciaire, et sa propre Cour Suprême.

CS est placé à la tête de toutes les juridictions américaines avec le pouvoir de casser les
jurisprudences des juridictions inférieures.

Mais la Cour Suprême décide seule, des affaires qu'elle va juger.


Parmi les milliers de saisine, la CS accepte une centaine seulement.

Dans un tel système on peut penser que la C° fédérale ne soit pas assez protégée, vu le peu de
nombre d'arrêt de la CS.
Mais il ne faut pas oublier que, ce modèle américain est basé sur un système particulier de contrôle
de constitutionnalité de la loi : c'est un contrôle diffus & concret. (contrairement au modèle
européen.)

➔ Contrôle diffus : La Cour Suprême des États-Unis n'a pas le monopole du contrôle de
constitutionnalité de la loi fédérale.
Tout juge américain, quel que soit son degré (suprême d'un état fédéré, d'appel, ou de district) a le
pouvoir de contrôler la constitutionnalité d'une loi fédérale, au regard de la Constitution fédérale.
→ Chaque juge américain, est donc un juge constitutionnel de premier degré.

➔ Contrôle concret : Aux États-Unis, le contrôle de constitutionnalité de la loi se fait en règle


générale dans le cadre d'un litige entre particulier.
C'est donc un contrôle incident. C'est dans le contexte d'un litige concret, et circonstances précises
que la constitutionnalité de la loi est examinée.
→ Lorsque le juge américain va statuer sur cette question, son jugement ne sera valable que dans
les circonstances particulières de l'espèce.

Voici donc ce modèle américain, où la Cour Suprême est en haut et où les juges sont
inférieures donc en bas.
En conséquence la C° fédérale est protégée par la Cour Suprême et par les juges ordinaires. (Des
deux côtés)

Ce n'est pas ce modèle qui a été adopté en Europe.

B. Le modèle européen
Pendant longtemps, l'Europe n'a pas connu le contrôle de constitutionnalité.

« La France n'est pas un État de droit, mais un État légale »


Provenant d'un grand juriste français dans les années 1900, auteur de la Contribution à la théorie
général de l’État.

→ Il considère que seule la loi est protégée par une garantie juridictionnelle.
Les juges français n'exerçaient pas de contrôle de constitutionnalité, mais seulement des contrôles
de légalité.
Hans Kelsen, dans sa Théorie pur du droit, explique qu'un État de droit, n'est possible
qu'avec un contrôle de constitutionnalité.

Et donc juste après la 2nd guerre mondiale en 1946, l'Autriche a crée une Cour constitutionnelle.
Cette première Cour est suivit par l'Italie en 1947, Allemagne 1949 let la France en 1958. (Date
création du Conseil Constitutionnel)

A la différence du modèle américain, ce modèle européen est fondé sur un contrôle centralisé &
essentiellement abstrait :

➔ Un contrôle centralisé : Dans le modèle européen, le juge constitutionnel a le monopole des


lois. (Norme contrôlé la loi comparé a la C°)
Les juges ordinaires, c'est-à-dire les juridictions judiciaires et les juridictions administratives, n'ont
pas la compétence de contrôler la constitutionnalité des lois.
→ Le contrôle n'est donc pas diffus mais centralisé contrairement aux États-Unis.

➔ Un contrôle essentiellement abstrait : A l'origine le modèle européen est un modèle de


contrôle à priori.
Le Parlement vote la loi, le juge constitutionnel est saisit de cette loi avant son entrée en vigueur.
(promulgation)
→ Il n'existe pas de litige concret, le contrôle reste donc abstrait. C'est dans l'abstrait que le juge
doit vérifier que la loi n'est pas contraire à une règle constitutionnelle.

Mais dans ce modèle européen il existe un contrôle moins abstrait :


➔ Un contrôle à posteriori → après l'entrée en vigueur de la loi
Dans cette hypothèse, le contrôle intervient dans le cadre d'un litige concret. Il y a donc un
demandeur, un particulier.

Ce contrôle à posteriori n'est pas organiser de la mm manière dans tout les pays européens :

En Allemagne & Espagne il existe : Le recours individuel direct


→ Un individu peut attaquer la loi directement devant la juridiction constitutionnelle
(Espagne → recours amparo )

France: le recours est indirect


Procédure s'appelle → QPC.
Dans cette hypothèse, la question de constitutionnalité est simplement transféré au Conseil
constitutionnel par les juridictions ordinaires. (Cour cassation/Conseil d’État)

Dans tout les cas, même pour la QPC, le contrôle demeure moins concret qu'aux États-Unis.
Aux États-Unis le contrôle à priori n'existe pas.
→ Il existe des différences entre les deux modèles.

Ces contrôles, à priori et à posteriori renforce la garantie juridictionnelle de la C°.


II. La justice constitutionnelle française
Avant la Ve, aucun contrôle juridictionnelle de constitutionnalité de la loi n'existe en France.

La C° de 1958 crée la justice constitutionnel. → Conseil Constitutionnel

IV République : Existence d'un contrôle juridictionnel par un organe parlementaire


→ Comité constitutionnel
→Mais ce comité n'est pas composé de juge, mais de parlementaire et ces compétences sont limités.

Sous Napoléon (1799-1814), le Sénat conservateur, contrôle la constitutionnalité des lois.


Mais ce n'est pas une juridiction, car le Sénat n'est pas composé de juge mais de politique donc c'est
un contrôle politique.

Il est possible de remonter jusqu'à l'ancien régime :

Parlement de Paris contrôle la conformité des actes royaux aux lois fondamentales du
royaume.
Mais ce n'est pas un contrôle de constitutionnalité, car la notion de constitutionnalité n'existe pas.

Donc avant la Ve il n'y a pas de contrôle juridictionnel sur la constitutionnalité de la loi.


Sur ce contrôle le Conseil constitutionnel, a un monopole, une compétence exclusive :
→ Le contrôle de constitutionnalité de la loi

Nous allons étudier ce principe, mais aussi rappeler que malgré cette exclusivité du Conseil
Constitutionnel, la justice constitutionnelle se ressource et se développe grâce aux jurisprudences
des juges ordinaires (Cour Cassation/Conseil d’État) et européens (Cour européenne/ Cour de
justice).

A. Principe : le monopole du juge constitutionnel


Depuis la loi des 16 et 24 août 1790 sur l'organisation judiciaire, il est interdit au juge ordinaire
« d'empêcher ou de suspendre l'exécution des lois ».
→ Un juge ordinaire ne peut alors pas censurer une loi pour inconstitutionnalité.

• La Cour de cassation a tout de suite affirmer ce principe de son incompétence de contrôler la


Constitution. → Arrêt Paulin de 1833.
• Le Conseil d’État a lui aussi confirmer ce principe d'incompétence, pour contrôler la
constitutionnalité de la loi. → Arrêt Arrighi de 1936.
→ Les juges ordinaires n'ont pas la compétence de contrôler la constitutionnalité des lois.
Le juge ordinaire ne peut être que l'expression de la volonté général du peuple.

« Le juge n'est que bouche de la loi. » De Montesquieu.


→ S'il censurait la loi il empiéterait dans la compétence du législateur.

• C° 1958 → Attribue cette compétence exclusive au Conseil constitutionnel par les articles
61 & après 2008 par l'article 61-1 de la C°.
Ce nouveau contrôle n'est pas problématique pour la séparation des pouvoirs.

« La volonté générale ne s'exprime que dans le respect de la Constitution » dans sa décision de


1985 sur la Nouvelle Calédonie le Conseil Constitutionnel, montre cette formule qui justifie le
contrôle constitutionnalité

Article 61 C° : contrôle à priori (Avant que la loi soit promulgué)


Dans cette hypothèse le Conseil Constitutionnel est saisit par les pouvoirs publiques (Président de la
République, Premier Ministre, Président de l'Assemblée Nationale, Président du Sénat, 60 députés
ou sénateurs peuvent saisir conseil avant la promulgation de la loi)

→ C'est donc un contrôle facultatif car il n'est pas systématique.


Il peut alors y avoir des lois contraires à la C°.

Article 61-1 C°: contrôle à posteriori (Après promulgation)


Pour éviter ce risque de lois inconstitutionnelles l'article 61 a crée en 2008 la QPC. -
Désormais, une loi déjà en vigueur peut être contestée dans un litige particulier devant un juge du
fond qui transmettra la question aux juridictions supérieures → Cour de cassation.
Si c'est un juge du fond de Cour administrative → Le Conseil d’État

Ces juridictions supérieures vont vérifier le caractère réel et sérieux de la QPC et la transmettront au
Conseil Constitutionnel disposant de 3 mois pour donner sa réponse.
Si il déclare inconstitutionnelle → L abrogé
Si il déclare constitutionnelle → L reste en vigueur & juge du fond doit appliquer la loi

→ Contrairement au recours direct, la procédure française est une procédure du juge.

Mais il ne faut pas oublier les autres institutions qui ressource la justice constitutionnelle.

B. Atténuations : la contribution d’autres juge

• Les juges ordinaires français :


Les juges ordinaires aident le Conseil constitutionnel pour la QPC en jouant un rôle de filtre.
Ils envoient la question ou refuse d'envoyer.
→ Dans le cadre de sa compétence, chaque juridictions ordinaire exerce un contrôle de
constitutionnalité.

La Cour de Cassation doit interpréter et appliquer C° en matière criminelle


→ Arrêt Dreisacher 10 octobre 2001 : Chambre criminelle de la Cour de cassation décide que la
responsabilité pénale du Président de la République pour des faits commis avant son mandat, ne
pouvaient être engager qu'après la fin de son mandat et seulement devant les juridictions pénales de
droit communs.
Cette jurisprudence a été reprise dans la Constitution en 2007, on le retrouve dans la formule de
l'article 67 de la C°. (Constituant de 2007 reprend cette jurisprudence)

Le Conseil d’État est très souvent amené à exercer le contrôle de constitutionnalité, de


conventionnalité et de légalité. Et lors de son contrôle il peut définir des normes
constitutionnelles.
→ Arrêt des Annamites de Paris 11 juillet 1956 : L'Assemblée du Conseil d’État consacre la liberté
d'association comme une liberté constitutionnelle.

Les deux juridictions contrôlent la forme des traités, le respect de l'article 55 C°.
Le Conseil d’État & la Cour de cassation vérifient que le traité est signé, ratifié, publié et
réciproquement appliqué.
→ Le respect des formes constitutionnelles par un traité est contrôlé par les juges ordinaires.
Les juges ordinaires exercent le contrôle de conventionnalité de la loi.
Se faisant, ils doivent faire attention à ce que leurs interprétations ne divergent pas avec le Conseil
Constitutionnel.
→ Le juge ordinaire assure ainsi la cohérence entre le contrôle de conventionnalité qu'il exerce & le
contrôle de constitutionnalité qu'exerce le Conseil Constitutionnel.

Les juges doivent préserver la cohérence et l'harmonie entre ces jurisprudences.

• Les juridictions européennes ;


La Cour EDH & la Cour de justice de l'UE appliquent des règles équivalentes aux règles
constitutionnelles parfois.

Que contient la Convention EDH ?


→ Libertés fondamentales & droit fondamentaux

Qu'applique la Cour de justice ?


La Charte des droits fondamentaux de l'UE. (Des libertés et de droits que nous avons aussi dans
notre C°)
Il en ressort que la justice constitutionnelle française, les interprétations de la Constitution faites par
elles doivent être comprises et étudier en parallèle avec les interprétations des mêmes droits et
libertés par les juges européens qui peuvent condamner la France.

Donc il vaut mieux pour la cohérence du droit, que les interprétations du Conseil Constitutionnel
ne soit pas divergentes des interprétations européennes.

Il vaut mieux un dialogue des juges qu'une guerre des juges.


Dans les faits, depuis 70 ans ce dialogue a permis continuellement de renforcer l’État de droit
constitutionnel en France et même en Europe.

Conclusion : Définir la C° n'est pas aisée.


A la différence des autres normes juridique, elle est celle qui fonde et scelle l'ensemble de
l’ordonnancement juridique du droit.
On ne peut pas définir une C° seulement d'un point de vue juridique. Le juriste ne doit jamais oublié
qu'une C° es là pour arrêter le pouvoir de l’État en limitant ce léviathan, ce monstre froid.
Empêcher l’arbitraire et assurer un G° modérer c'est éviter l'oppression du peuple.
La C° est un contrat social entre gouvernants et gouverné.

A cette question fondamentale : Quel est le meilleur G° ?


→ C° modernes ont données différentes réponses : chaque pays a organisé son État différemment et
c’est a cette question que nous allons répondre : Comment la Constitution organise l’État ?
TITRE 2 : L'ETAT

Cette notion pourtant essentielle, est très compliquée à définir.


C'est l'objet principal de la C°, notion même de C° naît avec le concept moderne de l’État.
Puisque l’État au sens contemporain, est un État forcement avec une C°. Il n'existe pas d’État sans
C°, que celle-ci soit écrite ou coutumière.

Elle naît pour le concept d’État moderne, puisque dans chaque État c'est cette normes fondamentale
qui organise les pouvoirs publics de l’État.

La Constitution contient alors une organisation :

Organique (Organiser les pouvoirs publics → séparation des pouvoirs)


Normative (Organiser le droit de l’État → hiérarchie des normes)

La Constitution naît avec le concept d'État moderne, elle est pour l’État moderne.
Comprendre l’État c'est donc comprendre ce à quoi sert une Constitution.

Après avoir définit, l’État juridiquement, nous allons étudier la fonction principale de l’État qui est
de l'organiser institutionnellement.
Chapitre 1. La définition juridique de L’État

Le mot « État », vient étymologiquement du mot latin « status » : idée de stabilité


La stabilité c'est la continuité de l’État, sa durabilité.

(States → en anglais / staate → allemand / stato → italien)

Telle une statue, l’État est stable et représente cette organisation durable et continue de la société
dans la paix sociale, la tranquillité en assurant la sécurité publique, l'ordre public.
De plus l’État est l'auteur de son propre droit, de son ordre juridique, il crée le droit et assure son
respect sur un territoire, une population grâce à ses pouvoirs publics.
L’État, est la puissance publique.

Définition élémentaire de l’État : Ensemble organisé des autorités publiques, qui ont le
pouvoir d'adopter des décisions régissant la vie publique.
Cette définition permet de couvrir l’État dans son historique, elle s'applique aussi à l’État avant l'art
moderne.

Le premier État existe dans ce sens, depuis les premières civilisations, depuis qu'il existe une
organisation sociale, existe l’État.
l'Empire de Charlemagne, Empire romains, Empire égyptiens, Empire chinois...
En effet, ce sont bien des États, mais pas au sens contemporain au sens moderne.
L’État au sens moderne, depuis la C° américaine, ou encore la Révolution française de 1789,
commence à montrer son origine dès le 16e siècle.

Avant même que naît l’État moderne, au 16e commence les théories philosophiques aboutiront au
18e s à la naissance de l’État moderne :

✔ Machiavel dans « Le prince », 1532 :


Il évoque déjà, l'idée au cœur de l’État moderne : la souveraineté.

✔ Juriste français Jean Bodin « Les 6 livres de la République », 1576


Définissant clairement ce qu'est la souveraineté étatique, qui est le cœur de l'idée de l'Etat moderne.

D'autres aussi compléteront cette idée de souveraineté :

✔ Thomas Hobbs « Le Leviathan », 1651


Il définit l’État comme un monstre froid, mécanique, sans sentiment composé des corps d'être
humain.

✔ John Locke « Le traité civil du G° », 1690


Va encore plus loin dans l'idée de souveraineté, en proposant une division des pouvoirs souverains.

✔ Montesquieu « De l'Esprit des lois »


Affirme clairement, le caractère indispensable d'une séparation des pouvoirs. Le souverain est
unique mais ses pouvoirs doivent être séparés.

Et donc les éléments constitutifs de l’État moderne commence sur cette évolution.
________________________________________________________________________________

D'abord on a définit la souveraineté, puis la séparation des pouvoirs et arrive enfin le


constitutionnalisme avec le siècle des lumières. La première C° date de 1792 mais en réalité c'est la
DDHC de 1789 qui a aujourd'hui valeur constitutionnelle, et qui de plus est associée à la notion : de
Constitution éternelle de France.

C'est alors qu'apparaît le premier modèle constitutionnel étatique souverain, mais avec un g°
modifié. Le souverain est contrôlé & respectueux des droits fondamentaux en cadrant et fondant le
peuple.
L’État est alors au service du peuple en tant que puissance publique et de service publique. Et c'est
cette conception qui encore aujourd'hui en France, domine cette puissance publique.

Encore aujourd'hui, l’État c'est le pouvoir souverain qui s'exerce sur un territoire donné, sur une
population donné, à un moment donné.

________________________________________________________________________________

Nous allons approfondir cette définition élémentaires, en étudiant les composantes de l’État puis,
nous allons voir que ces composantes ne suffisent pas à définir l’État car elles sont discutables et ne
suffisent pas à cadrer ce phénomène politique, juridique et social.

Nous verrons aussi, qu'il faut aussi utiliser les qualités de l’État pour comprendre l’État moderne.
Section 1. Les composants de l’État
De quoi est fait un État ?

➢ Un territoire
➢ Une population
➢ Pouvoir politique organisé

I. L’identification des composants

L’État est une organisation de la société autour d'un pouvoir politique, mais cette définition ne suffit
pas à le distinguer d'autres organisations sociales telles que des associations, organisations
criminelles...
La mafia aussi est une organisation, mais comment les différencier ?
Il nous faut alors distinguer l’État, qui n'est pas la force pure illégitime, ni la violence illicite.

Il s'agit en effet, de violence licite, de force légitime, c'est la force publique le pouvoir public.
Lorsque l'on met l'idée de droit dans la force on obtient l’État → État qui est la force publique

Ainsi, l État c'est l'autorité publique. Mais la distinction n'est pas simple.

Nous allons voir qu'aucun des éléments composant la notion d’État, ne permettent de casser cette
critique de l’État criminel. Évidemment, l’État n'est pas criminel, mais c'est la force et si il n'y a pas
de droit encadrant la force, l’État peut alors devenir l’anarchie.

Suite à l'étude des composants de l’État, nous verrons que ces composantes ne permettent pas de
distinguer l’État d'autres formes malsaines d'organisations.

A. Le territoire

Territoire : Espace géographique dans lequel l’État exerce sa souveraineté (Terre, mers,
airs)

– Zone terrestre : Comprends la surface & sous-sols des terres de l’État (toutes parties
terrestres non submergées pas les mers)

L’État dispose de toutes les ressources naturelles, et exerce sa souveraineté pleine et entière, en
disposant de tout son droit étatique sur ces terres.

C'est un espace clos, par les frontières nationales, soit les limites territoriales de la juridiction de
l’État. Ces frontières sont fixées par les traités internationaux, donc sur la base du droit international
entre les États souverains.

Aujourd'hui, elles font l'objet de conflit → Russie/Ukraine

– Zone maritime : Espace submergé par les eaux salées (composé des mers qui se
communiquent entre elles, zones d'eaux salées qui courent jusqu'à 200 000 miles nautiques
depuis les côtes jusqu'à la haute mer)
********************************************************************************
A savoir :

L’État possède plusieurs zones maritimes :

✗ Littoral jusqu'à 12 miles : Côte territoriale (État a sa pleine souveraineté)


✗ 12 à 24 miles : Zone contigu (État n'a pas souveraineté pleine entière mais dispose de sa
juridiction pénale.)
→ Passage des navires étrangers est libre et contrôlé.
Mais dans la mer territoriale, l'entrée d'un navire étranger nécessite une autorisation. Lorsque le
passage est autorisé il est qualifié d'« inoffensif ».

✗ Littoral → 200 miles nautiques : État dispose de sa ZEE


→ Alors, entre 24 miles et 200 miles jusqu'à la haute mer, l’État n'a pas de juridiction sur les
navires, mais simplement des droits souverains sur les ressources économiques, comme le poisson
par exemple.

Le plateau continental : Prolongement des terres sous la mer (fond marin).


Le pétrole se trouve au sein de celui-ci.
L’État possède sa souveraineté sur le PC.

→ Plateau continental sous la ZEE, peut dépasser la ZEE jusqu'à 350 miles nautiques.
Ex : Les États d'Amériques du Sud disposent de ces plateaux continentaux
→ PC s'arrête aux dorsales océaniques (Zone internationales)
→ ZEE s'arrête à la haute mer.

La haute mer & dorsales océaniques sont des zones internationales, en dehors de toute souveraineté
étatique.

********************************************************************************

– Zone aérienne : Espace aérien sur les terres & la mer territoriale de l’État.
C'est la zone atmosphérique, en principe il n'existe pas de frontières verticale prédéterminer, il n'y a
pas d'altitude maximale.
Mais officieusement il y a la ligne Karman, qui selon elle au delà de 100 km d'altitude on est dans
l'espace spatiale.

Ainsi une question se pose en droit international


Est ce que après ces 100 000 mètres l’État a encore sa souveraineté ?
Réponse négative car l'espace spatiale est internationale.

L’État a sa souveraineté, l'entrée et la sortie est contrôlé par l’État. Il contrôle souverainement la
navigation & le trafic en réglementant l'usage de son espace aérien.

Usage des drones est réglementé dans l'espace national


B. La population

Population : Composant humain de l’État, les administrés de l’État, les gouvernés.

La notion de population est neutre, tout d'abord elle ne renferme aucune idée de nombre.

Ensuite, l’État peut avoir une population sédentaire ou nomade :

Touaregs qui voyage entre plusieurs États entre l'Algérie, le Mali et le Niger.
Enfin, la population peut être composée de plusieurs nationalités, peuples, citoyenneté.
RUSSIE (Salve, turcs, chinoises)
US chaque États fédéré à sa nationalité.

La notion de population, ne se confond ni avec celle du peuple ni avec nationalité.

La population est dans la C°:


Art 53 C°
Art 76
72-3

– Le peuple
Ne possède pas de définition juridique, c'est une population partageant une langue, religion, histoire
et culture.
Et généralement, cette notion se confond avec celle de nationalité.
Le peuple est un fait social tandis que la nationalité un statut juridique.

Mais le peuple même si c'est un fait social, demeure un concept essentiel en DC.

On retrouve cette notion dans :


C° américaine « We're the people », ainsi les anciennes populations britanniques se déclarent
peuple non britannique.
France : Préambule DDHC évoquant l'idée de peuple.
Préambule C° 1958 utilisant le mot peuple « Le peuple français proclame solennellement
son attachement aux droits de l'Homme et aux principes de la souveraineté nationale. »
Art 2 « Le principe de la République est le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le
peuple »
Art 3 « La souveraineté nationale appartient au peuple qui l'exerce par ses représentants et
par référendum »
Décision Conseil Constitutionnel sur la Corse (N'existe pas de peuple corse en terme
juridique mais des populations)

La question du peuple demeure entre le fait & droit.

En effet c'est une question qui fâche, et pourquoi ?


Car le peuple est le souverain. Si on reconnaît un peuple, il va exercer sa souveraineté.
Le peuple est si important en DC, qu'on n'arrive pas à le définir juridiquement.
Qu'est-ce-que le peuple français ? Pas de réponse..
→ Ce peuple s'est manifesté en France en 1789 en constituant le République française.
Puis en 1948, élection PDR au SUD.
Ainsi, on voit les manifestations du peuples (révolutions...)
A la différence de la population , le peuple c'est cette force brute c'est le substrat de la souveraineté.
Celui possédant la souveraineté nationale ( Art 3 C°)

– La nation
Concept beaucoup plus précis que la population, et le peuple.
L'apparition de la nation est plus récente, 1789, le modèle État-nation apparaît avec les révolutions
américaines & française.
Ce modèle provoquera la chute des empires (soit l'Union des peuples, empire britannique, ottoman,
austro-hongrois...) → C'est l'éclosion
Aujourd'hui, nous n'avons que ce modèle d’État, il existe un peu moins de 200 États et ce sont tous
des États-nations.

D'un point de vue juridique, la nationalité c'est ce statut juridique fondé en principe sur
l'appartenance à un peuple, et conférant à son détenteur des droits et obligations spécifiques.

– La citoyenneté : statut juridique, dont dispose en principe les seuls ressortissants nationaux
et qui confèrent à son détenteur des droits politiques (votes...)

Il n'est pas impossible de séparer la nationalité de la citoyenneté et d'appliquer des droits citoyens
aux étrangers.
Juridiquement il n'y a pas d'impossibilité.
Juridiquement ses notions sont naturellement rattachées entre elle.

C. Un pouvoir politique organisé


La puissance sans la légitimité, le pouvoir sans le droit : c'est la force

L’État a bien-sûr la force, qui est la force publique (police, forces de l'ordre). Mais la force étatique
est légitime.
Grâce au droit qu'il crée et à l'encadrement juridique, l’État transforme la force en pouvoir public.

Pouvoir : état légitime de la force, capacité à agir et décider

L’État se distingue d'autres organisations politiques et sociales puisqu'il détient un pouvoir politique
organisé, à travers lequel la souveraineté nationale est mise en œuvre.

Pouvoir politique organisé : Construction institutionnelle qui met en œuvre,l'action


souveraine de l’État.
Les décisions souveraines sont donc adoptés par ces pouvoirs.

C'est donc cette trilogie de pouvoirs : législative (adopte les lois), exécutif (exécute les lois),
juridictionnel (assurant le respect du Droit).
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Conclusion : Le peuple, le souverain, sur un territoire donné s'organise politiquement. L’État est
cette organisation de l'exercice de la souveraineté nationale.
Voilà la définition, de l’État à travers ces composantes.
C'est une définition simple, mais abstraite , peu précise parfois problématique : les composants de la
notion juridique de l’État sont parfois insuffisants, puisqu'ils n'expliquent pas tout les phénomènes
politiques sur le monde.
La réalité dépasse souvent le droit, c'est pourquoi il faut discuter ces éléments.
________________________________________________________________________________
II. La discussion des éléments : « État » entre fait et droit
Le mot état est un qualificatif juridique pour formuler l'idée d’organisation juridique de la société.
Mais avant d'être juridique c'est une donnée sociale, les peuples se constituent un état et
généralement cette constitution (formation) se fait dans le temps.
L’État est l'accumulation des institutions.
L’État français est un fait qui dure depuis plus de 1000 ans, depuis Clovis, Charlemagne, la
royauté..

Ce n'est pas simple de déterminer où commence exactement l’État. Ce n'est pas simple de dire autre
chose que l’État c'est le pouvoir.
Mais dans ce cas, rien ne distingue l’État d'autres organisations sociales ni le territoire, ni la
population, ni le pouvoir politique organisé ne suffisent à rendre compte de l’État, à le distinguer
d'une bande de brigands.

– S'agissant du territoire :
Certains États perdent leurs territoires et d'autres sont sans territoires.

Palestine (occupé par l’Israël)


France (G° de la France à l'exil de CDG) → G° qui ne domine pas sur son territoire est
occupé par l'Allemagne nazie dans le sud et dans le nord gouverné par le régime de Vichy.
Arrêt des Archives de CHD (TD 3 DC) → notion de territoire ne parvient pas à définit
juridiquement et complètement l’État

– S'agissant de la population
Il existe des micros-états.
Vatican

Une personne peut-elle se déclarer en tant qu’État souverain?


→ Cas de la République turc de Chypre du Nord : République qui s'est autoproclamée.
Après l'invasion de Chypre par les groupes turcs.
C'est un État qui s'est constitué mais aucun État au monde ne le reconnaît, sauf la Turquie. Pour le
monde entier, Chypre est un seul État. L’État du nord n'est ainsi pas reconnu par l'UE.

La reconnaissance, est un élément de fait juridique. Un État n'a pas besoin de


reconnaissance, a condition qu'il continue de maintenir sa souveraineté sinon ce n'est plus un État.
→ Une seule personne peut alors se déclarer en tant qu' État, même si elle n'est pas reconnu par les
autres, à une seule condition : que cette personne exerce perpétuellement sa souveraineté sur son
territoire, sa population, un pouvoir politique organisé. (en légiférant/exécutant/ tout gérer →
monarchie absolue unipersonnelle)
En théorie, c'est possible. Mais en fait c'est compliqué.

L’État ce n'est donc que ce phénomène social, d'un peuple qui s'auto-déclare souverain. C'est une
question de force, puissance, endurance, et de pouvoir : la puissance publique.
L’État se reconnaît à cette puissance publique.

DAESH – État islamique


Il a un territoire, il a piqué la population syrienne (israélienne..), et possède un pouvoir politique
organisé.
→ 3 éléments sont présents
Cet Etat islamique a disparu et sa souveraineté a été disloqué donc il n'existe pas.
En fait il a existé, mais selon notre droit non.
– S'agissant du pouvoir politique organisé
Il ne permet pas de distinguer l’État, d'une simple association, de la famille,d'un parti politique ou
encore d'une simple organisation internationale.

L'UE est très organisée


Il existe un législateur, Cour de justice, Commission européenne...
Alors, comment distinguer l’État de l'Union européenne ?

L'ONU
Il y des organes de décisions (conseils de sécurités), des organes de discussions (assemblée des
nation unies) et l'administration (secrétariat général).
Est-ce néanmoins un État ? NON

Ainsi, l'organisation politique du pouvoir ne permet pas non plus de distinguer l’État d'autres
formes juridiques.
Les composants de l’État étant insuffisants, il faut alors ajouter un élément secret
→ La souveraineté

En effet, les 3 éléments constitutifs de l’État, ne permettent de définir cette notion juridique que
grâce à la notion de souveraineté.

État est l'exercice de sa souveraineté, sur un territoire donné, sur une population donné, par un
pouvoir politique organisé.

Ce ne sont donc pas les seuls composants qui définissent juridiquement l’État, mais c'est l’union de
ces composants avec la fonction de l’État : l’exercice de la souveraineté.

La souveraineté, est donc cette qualité distinctive de l’État face à tout les autres types
d'organisations de la société.
Section 2. Les qualités de l’État

La souveraineté est la qualité juridique essentielle de l’État, elle permet de distinguer l’État des
autres entités juridique.
Mais comme tout concept du droit, l’État qui a cette substance essentielle de souveraineté a une
forme juridique qui est la personnalité morale de droit public.

[Link] qualité formelle : la personnalité morale de droit public


PJ : Aptitude à être titulaire de droit & d'obligations, exister en tant que sujet de droit.

Contrairement aux objets du droit, seul les sujets possèdent la capacité en droit.

Un chat ne peut pas conclure un contrat / Une table ne peut pas se marier

PJ a des droits patrimoniaux, des droits de recours, des droits contractuels.

L’État a sur le fondement de sa PJ, cette capacité en droit de disposer des droits & obligations.
( C'est un sujet de droit ) Ainsi l’État peut lever l'impôt, fonder une armée, faire la guerre...etc

Mais plus que tout et à la différence des autres sujets, l’État a seul le droit de créer le droit.
C'est-à-dire, de produire les normes juridiques et de constituer son ordre juridique dans son
ensemble.

→ L’État est une personne morale de droit public.

La distinction est établit en droit français :


Droit privé : Régit les rapports privés entre particuliers
Droit public : Rapports incluant une personne publique

Cette personnalité morale de droit public, appartient non seulement à l’État central, mais également
à tout les démembrements de l’État.

Démembrements territoriaux (collectivités territoriales, région, département, commune,


établissement public)
→ Ce sont des personnes morales de droit public.

Cette personnalité moral de droit public, se transmet aussi aux démembrements « internationaux »
de l’État aux organisation internationales. (Ce sont également des personnes juridique, avec la
capacité juridique.)
C'est pourquoi l'UE peut conclure des contrats dans les États et agir en justice.

La différence essentielle entre, les démembrements territoriaux & l’État, c'est que seul l’État détient
la souveraineté.

Ni une commune, ni région n'est dépositaire de la souveraineté étatique, seul l’État en est le
dépositaire.
II. La qualité substantielle : la souveraineté « étatique »
C'est une erreur d'exprimer la formule « souveraineté étatique ».
En effet, dans la jargon du droit on fait un raccourci et l'on dit « État souverain ».

En droit international : ce sont des États souverains qui sont les sujets du droit.
En droit constitutionnel : l’État est souverain sa souveraineté est indivisible, absolue et
perpétuelle.

Oui nous utilisons cette formule, mais le juriste doit connaître que le souverain n'est pas l’État mais
le peuple.

C'est une erreur acceptée mais grave en droit constitutionnel.


→ Acceptée car on utilise la souveraineté étatique
→ Grave parce que à force de l'utiliser on oublie que c'est le peuple a oublié qu'il était le
souverain

C'est une erreur tolérée mais grave pour la compréhension du droit constitutionnel.

Il faut distinguer souveraineté nationale & populaire.

Grâce à l'apport de l'histoire et de la philosophie française, de la souveraineté selon Rousseau &


Sièyes, rédacteur du Contrat social :

Sièyes
Grande figure de la Révolution française, c'est lui qui quasiment provoque la Révolution, par ce
texte « Qu'est-ce que le Tiers États ? ».
→ Selon lui, c'est le peuple.
Le souverain convoque les États généraux (Assemblée composée de 3 ordres
(Clergé/Noblesse/Tiers États).
Les Tiers États étant ceux qui n'ont aucun privilège, aucun titre de noblesse ni ecclésiastique.
Ce sont des démunis.
Ainsi, Sièyes rappel que le peuple réclame à devenir quelque chose.

Ce sont ces idées qui vont encourager le peuple à se révolter et demander le pouvoir.

C'est lui qui organise en 1799, le Directoire et le Coup d’État de Napoléon. Il appelle Napoléon au
pouvoir.
C'est cet homme de l'ombre, qui joue un rôle majeur dans l'histoire constitutionnelle française.

Pourquoi Rousseau & Sièyes ?

– Rousseau : Dans, Le contrat social


Explique que la souveraineté doit rester populaire (celle du peuple), celle-ci doit être directement
exercée par le peuple.
Dans Le contrat social, chaque citoyen exerce directement le pouvoir de l’État , le pouvoir de
décision.
→ Il n'y a pas d'intermédiaire entre le citoyen & la décision.

La souveraineté conduit donc à l'idée de la démocratie directe. → Chaque citoyen vote chaque loi.
– Sièyes : Avec son rôle dans la Révolution
Au contraire la Révolution française propose la souveraineté nationale.
Il n'ai pas interdit aux citoyens de participer au pouvoir, mais le citoyen participe au pouvoir
essentiellement par l'élection de ses représentants.
Le pouvoir finalement exercé par les représentants de la Nation.
Les institutions politiques décisionnelles, sont des institutions élues par le peuple.

D'ailleurs dans la Constitution française, on voit que :


« La souveraineté est nationale et elle essentiellement exercée par les représentants. Et
accessoirement par référendum »

Avec l'hypothèse de souveraineté nationale


→ Démocratie représentative (en principe pas une démocratie directe)

Conclusion : Nous étudierons la démocratie directe et la démocratie représentative, en


voyant qu'il est possible de les mélanger.
D'ailleurs, en France, l'article 3 de la Constitution mélange ces deux modèles.
La France est une démocratie essentiellement représentative mais avec quelques éléments de
démocratie directe. (comme le référendum)
Nous allons ainsi voir que le référendum est très limité en France. (environ une dizaine en France)

La distinction entre souveraineté nationale et populaire est philosophique, mais reste intéressante
pour le droit constitutionnel car la distinction nous conduit à la division entre démocratie directe et
indirecte.
Ainsi, la notion de souveraineté joue un rôle essentiel dans la compréhension du droit
constitutionnel.
Alors il est important de définir cette souveraineté.

A - Définition
« SUMMA POTESTAS » : Le pouvoir suprême

Jean Bodin
Au 16 e siècle dans son ouvrage Les six livres de la République, définit la souveraineté pour la
première fois et donne ainsi à la littérature juridique le concept de l’État moderne, qui commence
avec cette définition.

La souveraineté : Le libre arbitre. Le droit suprême de dire le dernier mot, seul le souverain
peut se limiter dans sa souveraineté.

Ce terme souveraineté, est aujourd’hui utilisé à tort et à raison.


Les reportages nous donne l'impression que le France a donné sa souveraineté à l'Union
Européenne et c'est une erreur grave et qui ne peut pas être accepté juridiquement.
Parce que la souveraineté ne peut être transférer.
La doctrine allemande

« La compétence des compétences »


La compétence suprême, seule capable de créer les compétences de l’État.
C'est donc un pouvoir créateur ex nihilo (à partir de rien).
→ La souveraineté n'est donc pas une compétence.

En effet, « compétence », est une notion voisine et désigne :

Compétence : Titre juridique crée par le souverain et qui s'exerce conformément à la


volonté du souverain.
Elle peut être législative, exécutive, juridictionnelle.
Et celle-ci peut être transférer. Le souverain peut transférer des compétences, l’État souverain peut
transférer des compétences à l'UE. (matière législative, exécutive, juridictionnelle)

Un autre mot voisin, « Le pouvoir » :

Le pouvoir : La force encadrée par le droit, qui s'exerce dans le respect d'un titre de
compétence crée par le souverain.

Ces trois mots sont liés.


La souveraineté engendre la compétence, la compétences engendre le pouvoir public.
Le pouvoir législatif, exécutif et juridictionnelle, sont donc des pouvoirs qui s'exercent sur le
fondement des titres de compétences conférés par le souverain.

B- Les caractères de la souveraineté


Toujours selon Jean Bodin, la souveraineté a trois caractères :

– Absolue
– Indivisible
– Perpétuelle

1. La souveraineté absolue
La souveraineté est absolue, dans le sens où aucun pouvoir ne peut déroger à la volonté
souveraine.

En droit constitutionnel français → Décision du CC 6 Nov 1962 sur l'élection du PDR au


SUD
Dans cette décision, le Conseil Constitutionnel refuse sa compétence pour contrôler la
constitutionnalité d'une loi votée par le peuple directement au référendum. (Loi référendaire)
Le Conseil justifie son refus par son incompétence devant l'expression directe de sa souveraineté
par le peuple.

La souveraineté absolue, peut néanmoins se limiter elle même puisque sa volonté est absolue.
Cette limitation doit être respecter parce que c'est SA volonté.
→ Une souveraineté illimité se finit toujours mal.
Préambule Constitution française 27 Octobre 1946 alinéa 15 : confirme cette interprétation
qui a valeur constitutionnelle.
« Sous réserve de réciprocité la France consent aux limitations de souveraineté, nécessaire à
l'organisation et la défense de la paix »
→ Entendu au sens large par la paix internationale. Ainsi, la France limite sa souveraineté comme
tout les autres États souverain pour contribuer au développement du droit international publique.

Art 88-1 : Règle souveraine selon laquelle « La République participe à l'UE »


→ Admet donc les transferts de compétences, ainsi que les limitations de souveraineté qui en
découlent.

2. La souveraineté est indivisible


La souveraineté ne peut avoir qu'un titulaire.
Elle peut avoir plusieurs dépositaires, mais qu'un seul titulaire.

Soit :
– Le roi
– Le peuple
– Organe entre les 2

En France, la souveraineté appartient au peuple en vertu de l'article 3 de la Constitution


« La souveraineté nationale appartient au peuple »
Mais cette souveraineté appartient au peuple dans son ensemble et non pas citoyens par citoyen.

Le titulaire ce n'est pas le citoyen c'est le dépositaire.


Le titulaire est le peuple dans son ensemble.

C'est ce que rappelle art 3 alinéa 2 :


« Aucune section du peuple, ni aucun individu ne peut s'en attribuer exercice »

Seul les États sont dépositaires de cette souveraineté, les autres sujets du droit n'exercent pas la
souveraineté mais peuvent participer à cet exercice.
Ainsi, le citoyen n'exerce pas la souveraineté mais participe à son exercice par l'élection, le vote de
ses représentants, qui eux vont voter la loi de l’État souverain. ( Le citoyen est un dépositaire à effet
nul)

Les collectivités territoriales, communes, département, région : Dépositaire à effet nul, car
ils participent à cette souveraineté mais n'en sont pas titulaire.

→ Le dépositaire reconnu en droit est seulement l’État.


Seul l’État est sujet de droit constitutionnel en tant que dépositaire de la souveraineté.

→ Le titulaire est le peuple.

En droit international, seul l’État est dépositaire, l'organisation internationale n'a pas la
souveraineté.
C'est une différence importante entre l’État souverain (dépositaire de la souveraineté) &
l'organisation internationale. (qui n'est pas souveraine mais participe à la réalisation de la volonté
souveraine des États et donc de leur peuples)
Il faut retenir cette spécificité de l'Etat, seul dépositaire reconnu en droit contrairement aux
démembrements de l’État, qui n'ont pas de reconnaissances de ce types ainsi que pour les
organisation internationales qui ne disposent pas non plus de la souveraineté.

3- La souveraineté est perpétuelle


Elle est perpétuelle tant que l’État dure et inversement.
Si la souveraineté disparaît l’État disparaît.

Ex République Yougoslave est dissoute dans les années 90.


→ Les États qui constituaient cette ex fédération, déclarent leurs indépendances.
Et donc mettent fin à la République fédérale Yougoslave.

Dans cette hypothèse, plusieurs souverainetés ont nées.


• Lorsqu'il y a succession d’État : Le nouvel État exerce la souveraineté

→ Cas de l'Ex Yougoslavie : De nouveaux États se construisent


(Serbie/Albanie/Macédoine/Bosnie..)
Ce sont ces nouvelles souverainetés qui sont les États de l'Ex Yougoslavie.

Conclusion : C'est cette souveraineté qui est l’élément clé de la définition juridique de
l’État.
C'est l’élément caractéristique qui distingue, l’État des autres formes d'organisations sociales, des
autres entités juridiques ou factuelle, ou collectivités territoriales.

Pour terminer, l’État c'est


État : Organisation de l’exercice de la souveraineté dans un territoire au sein d'une
population et par le biais des pouvoirs politiques organisés.
Chapitre 2. L’organisation de l’État

La fonction principale de toute C° c'est d'organiser l’État, d'une telle façon que celui-ci
remplisse sa fonction sociale de puissance publique et de service public le mieux possible.
C'est-à-dire de la manière la plus favorable au bien publique, soit l'intérêt général.

Cet intérêt général, a besoin de l'action publique mais celle-ci doit être juste, proportionnée,
contrôlé, légitime et modérée pour que le bien public ne se détruise pas.
Pour que l'action publique ne débouche pas au malheur public c'est à dire à l'oppression.

Un État constitutionnel est celui qui respecte ce juste milieu entre :


Efficacité de l'action publique & Protection des droits et libertés.

→ La meilleure Constitution est celle qui organise l’État, en vue d'un juste équilibre entre sécurité
et liberté.

Dans les trois sections nous allons voir que celles-ci portent sur un aspect particulier de
l'organisation constitutionnelle de l’État. Nous allons rechercher cet équilibre entre sécurité et
liberté. Ce bon équilibre que permet un Gouvernement modéré respectueux du droit.
Nous allons rechercher si, nous garantissons cet équilibre entre État puissance publique et État
service public. (action & protection)

Nous allons d'abord voir que l'organisation constitutionnelle, est territoriale. L’État c'est
d'abord un territoire, il a un encrage au sol. (La question est de savoir quelle est la meilleure
organisation territoriale de l’État pour permettre au mieux cet équilibre.)
→ La France répond le mieux à cet équilibre
Dans une deuxième section, nous allons nous intéressés aux institutions de l’État. Cet ensemble
d'organe qui exerce les pouvoirs de l’État (leg/ex/jud), en voyant que ces pouvoirs travaillent
ensemble. Et en s'interrogeant sur le meilleur équilibre entre ces pouvoirs qui collaborent et qui
adoptent par concertation les décisions de l’État.
Et enfin, nous allons nous intéressés à l'essentiel, l'organisation politique pour vérifier si la cité
(polys) est bien gouvernée et si la population s'est dotée du meilleur gouvernement garantissant
l'épanouissement social de chacun de ces membres.
Section 1. L’organisation territoriale de l’État

Pourquoi faut il organiser territorialement l’État ?


Parce que le contraire est impossible.
L’État est bien organisé, toutes les décisions ne peuvent pas être pensées adoptées et exécutées
depuis un seul et unique organe central.

Même la monarchie absolue, est organisée territorialement (sous Louis 14 *le Roi soleil).
Le Roi ne décide pas de tout mais de l'essentiel, il détermine les principes.
Ses agents, ses intendants, ses commissaires, ses préfets garantissent la bonne exécution des ordres
du roi dans le territoire, dans les localités, seigneuries.

De quelle manière la puissance publique peut s’organiser territorialement ?

Le Droit constitutionnel propose 3 modèles, avec différent centre de pouvoir :

• L’État peut accorder une autonomie très poussée à ces territoires, jusqu'à leur accorder un
véritable statut d’État.
→ État fédéral, composé d'un État central et des États fédérés

• L’État peut décider de centraliser son pouvoir, d'accorder des compétences limitées aux
localités.
→ État Unitaire et ses territoires ne sont que régionaux

• État qui confère des pouvoirs plus large à ces territoires, que l’État unitaire
→ État régional

I. L’État fédéral
C'est un État composé de plusieurs États, et qui se fonde de 2 manières :

– Par association de ces États entre eux


Des États indépendants décident de se fédéré, comme le cas des EU.
Des anciennes colonies britanniques décident de se constituer en confédération puis décident de
créer un véritable État fédéré.

– Par dissociation d'un ancien État (après dissolution d'un ancien État)

Fédération : Mot assez générique, ce n'est pas un mot connoté.

Confédération : Terme plus précis, c'est une fédération qui n'a pas atteint la force d'un État
fédéré.

État fédéral : Niveau le plus haut de la notion de fédération, il y a un véritable État souverain
unit par les États fédérés.

La Suisse est un État appelé confédération.


En réalité depuis 1848 c'est un État fédéral. Les cantons suisses, sont des États fédérés.

Le Canada est un État fédéral par association.


Crée en 1867, est le modèle fédéral clairement affirmé dans la C° en 1982.
L'Allemagne est un État fédéral.
Composé de 16 landers disposant d'une grande autonomie.

A ces fédérations par associations, il faut ajouter les fédérations par dissociation :

Le royaume de Belgique indépendant depuis 1830, est un État unitaire jusqu'en 1993 où les
3 régions linguistiques (Flandres/Wallonie/ Communauté germanophone) décident de se dissocier et
de constituer un État fédéral belge. (Exemple de fédération par dissociation)

La Russie (fédération) montre que les schémas du droit constitutionnels sont artificiels.
La Russie est une fédération, mais le pouvoir est tellement centralisé qu'on peut douter de la réalité
du caractère fédéral de cet État.
→ Les États fédérés russes n'ont pas de véritable pouvoir

Plus précisément la fédération de Russie ne semble pas obéir, à ces 3 principes de l’État fédéral
soit :

– Le principe de superposition
– Le principe d'autonomie
– Le principe de participation

A- Le principe de superposition
Un État fédéral possède 2 niveaux étatique superposé l'un sur l'autre.
→ Le niveau fédéral est superposé sur le niveau des États fédérés.

Cela veut dire que la norme juridique fédérale prime les normes juridiques des États fédérés.
Mais attention, cette primauté fédérale, ne s'applique que dans le respect du champ d'application de
l’État fédéral.
L’État fédéral ne peut pas empiéter sur les compétences des États fédérés. Cette hiérarchie des
normes, doit donc respecter la répartition des compétences.

Les compétences, peuvent être réparties de 2 manières soit les compétences sont exclusives
soit partagées.
→ Les compétences exclusives sont accordées soit a l’État fédéral, soit aux États fédérés.

– Compétences exclusives

Compétence exclusive accordée aux États fédérés


Aux EU, le droit civil relève de la compétence exclusive des États fédérés.

Les compétences exclusives de l’État fédéral


Les relations internationales, la défense militaire et la politique monétaire sont les compétences
exclusives du niveau fédéral.

– Compétences partagées
En matière pénal aux EU, il existe des crimes fédéraux. Seul l’État fédéral régit les crimes fédéraux
dans le respect de la répartition des compétences, entre l’État fédéral et ceux fédérés.

Pour résumer, le principe de superposition engendre le principe de primauté du droit fédéral sur le
droit fédéré. Mais cette primauté, ne s'applique que dans le respect de la répartition des
compétences entre le niveau fédéral et les niveaux fédérés.
Ce constat est intéressant, car on remarque que les deux principes du droit se rencontrent (la HDN
& séparation des pouvoirs) se rencontrent dans l'organisation territoriale de l’État.

B- Le principe d'autonomie
Les États fédérés sont des entités autonomes tout comme les États fédéraux (souverain)

Chaque État fédéré possède sa propre C° son propre système constitutionnel (législatif,
exécutif et organisation juridictionnelle)
→ Dans le cadre de leurs compétence les États fédérés sont
souverains .

États-Unis : la nouvelle jurisprudence de la Cour suprême DOBBS le 24


juin 2022,
→ c'est aux États fédérés de décider d’interdire ou non l’avortement.
Sur cette question l’État fédéré demeure seul compétent.

Dans la doctrine pour certain auteurs un État fédéré n'a pas de souveraineté, c'est seul l’État fédéral
qui peut avoir des relations avec d’autres États souverains
État fédéré ne peut conclure de traité avec la France

Ainsi, selon eux il n'y a pas de souveraineté pour les États fédérés. Alors que d'autres pensent le
contraire.
Mais, un État fédéré ne peut pas être un État si il n'est pas souverain.
→L’État fédéral est obligé d’avoir une souveraineté (donc faux débat des deux doctrines car l’État
n'est pas souverain mais c'est le peuple).

L'État fédéral & États fédérés participent à l’exercice de la souveraineté nationale dans les
limites de leurs compétences respectives , il exerce ensemble la souveraineté de l’État dans le
respect de la C° fédérale.
→Disposent d'une autonomie institutionnelle dans le cadre d'une souveraineté exercée en commun.
C°est le principe de participation

L’État est considéré comme étant véritablement fédéré si il garantit la participation des
États fédérés à son fonctionnement.

Dans les états fédéraux, c'est essentiellement à la Chambre Haute du ¨Parlement qu’on retrouve les
représentants des États fédérés (État unis )

Les États fédérés participent également aux révisions constitutionnelles ( États-Unis amendement
nécessite ratification des ¾ pour adoption )

Lorsqu'on veut comprendre le niveau de fédération on doit regarder 3 principes soit :


• Principe de superposition
• Principe de participation
• Principe d'autonomie
II. L’État unitaire

État unitaire : Il est constitué de simple territoires qui n'ont quasiment pas d’autonomie
réelle. L’État central est le seul qui exerce juridiquement la plénitude la souveraineté
nationale.
Le pouvoir est centralisé mais cette centralisation peut être limitée en France :

Phénomène de centralisation du pouvoir :


Le caractère unitaire de l’État est tempéré par les réformes de la décentralisation
Article 1 “ La France est une République indivisible “

Seul l’État central est l’État souverain , mais cet État unitaire est organisé administrativement et
démographiquement en de nombreuse divisions territoriales
→ Article affirme 1 affirme que l'organisation de la République est décentralisée.

La décentralisation ne se confond pas avec la déconcentration :

Déconcentration: Division administrative du territoire


→ En ce sens que, l’administration française est subordonnée à l’État.

Donc à l'exécutif au G° & au chef de l’État.


Cette administration est territorialisé , avec une séparation verticale du pouvoir administratif de
l'Etat.
Ainsi à l'administration centrale gouvernementale s'ajoute des administrations territoriales qui
représentent l’État, et son exécutif, dans les localités ( la Région , les hôpitaux , les trésors public )
représente dans les territoires.
Les autorités déconcentrées, leur caractéristiques c'est que ce sont des autorités nommées : les
membres des autorités déconcentrées ne sont pas des élus et ne participent pas à la souveraineté
nationale.

A l'opposé de la déconcentration la décentralisation est démocratique c'est même un puissant


levier des démocraties modérées. C'est le meilleur G°, qui permet d’adopter les décisions les plus
importantes au plus près des populations les plus intéressées/ affectées par cette décision.

Ainsi la décentralisation rapproche le pouvoir des territoires.


G° central n'est pas le seul à décider, les territoires participent à leurs niveaux et dans les limites de
leurs compétences aux décisions qui affectent la vie publique.

Les territoires sont représentés par le Sénat qui est un gage de démocratie.
Art 24 le Sénat assure la représentation des collectivités territoriales.

→ Lorsque les sénateurs sont élus, les territoires bénéficient par le Sénat d’un droit de regard sur les
lois du pays. (N'a pas le même poids que l’Assemblée sur les décision publiques.)
Le Sénat existait après les années 1980, où un mouvement de décentralisation a renforcé
encore plus la démocratisation du pays depuis les territoires.

Décentralisation : Libre administration des collectivités territoriales par des


organes élus.

Elle commence après 1981 avec l'arrivée au pouvoir de la gauche avec les lois de 82
-8.
Actes I

La décentralisation supprime la tutelle de L’État sur les collectivités territoriales qui crée les
élections au suffrage universel direct de l’administration des régions, des départements et des
communes des collectivités démocratiquement élus.

Acte II – De la décentralisation

La loi constitutionnelle de mars 2003, renforce l'autonomie des collectivités territoriales :

Autonomie financière
→ Les CT ont des finances propres (l'octroi de mer finance les collectivités locales.)

Octroi de mer : Taxe qui va alimenter les ressources des territoires réunionnais.

Droit à l'expérimentation
→ C° autorise désormais les collectivités d'adapter les lois de l’État central aux particularités de
leur territoires. (Loi sur l'urbanisme : la CT va adopter cette loi à sa particularité)

Référendum local dans CT

Les collectivités obtiennent des compétences plus étendues (transfert de compétence qui étaient des
compétences étatique mais qui sont maintenant régionale) :

Région obtient la compétence en matière de développement économique & industrielle


Département (subdivision de la région) détient compétence en matière sociale, protection de
l'enfance...
Commune ( plus petite subdivision) obtient compétence en matière de gestion de déchet, de
l'urbanisme

Cet acte II, a été suivit par des lois plus récentes :
➢ Loi Maptam 2014 : Modernisation de l'action publique territoriale et des métropoles.
(modernisation de la décentralisation)

Métropole : Plusieurs collectivités qui se réunissent dans une plus grande.

Cette loi qui crée la métropole, établie une clause générale des compétences, mais celle-ci
est supprimée en 2015 par la loi « Notre ».
Désormais, c'est le législateur qui peut crée ou supprimer les compétences précises des collectivités.

➢ Loi Notre 2015: Passage de 21 → 12 régions + 5 départements et régions d'OM (DROM art
73 C° (Guadeloupe, Réunion, Martinique, Guyane, Mayotte) + 6 COM
+ A ces différentes territoires, il faut y ajouter la Corse et la Nouvelle Calédonie (collectivité
territoriale particulière).
+ TAAF ( Îles éparses, australes...) terres qui sont plutôt inhabitées, qui sont le berceau de la
démocratie locale.
La démocratie doit d'abord être locale avant d'être nationale, puisque la mentalité du gouvernement
par le peuple et pour le peuple, c'est qu'on puisse décider sur les décisions qui nous intéressent
directement.

III. L’État régional


Modèle intermédiaire ni fédéral ni strictement unitaire.
On peut le penser comme un État unitaire mais à la différence de celui-ci, il est très fortement
régionalisé.

Italie & Espagne


État central + régions : 2 niveaux exercent compétences législatives
→ Les régions ont donc une autonomie législative sur certaines question, au point qu'on peut se
demander si nous ne sommes pas dans une sorte d’État fédéral.

Les régions sont autonomes, mais ce ne sont pas des États fédérés.

Italie, seul le G° régional a la compétence législative


→ matière scolaire, commerciale, économie régionale
Les régions italiennes s'organisent de manière autonome.
Le législateur italien ne peut déroger aux lois régionales.

Espagne : Les communautés autonomes ont leurs propres institutions législative et même
parfois leurs C°.

Conclusion : Aujourd'hui l'autonomie de la Corse et de la Nouvelle-Calédonie est discutée.


La question essentielle est : Quelle organisation territoriale est la meilleure ? (unitaire, régionale,
fédérale).
Le DC n'offre que des possibilités (des modèles).
Il y a une infinie de possibilité, et ces 3 modèles ne sont qu'indicatif et d’ailleurs ils sont mobiles.
Ces modèles sont indicatifs, c'est-à-dire que l'organisation territoriale ne montre pas la substance de
l’État, la qualité de cette organisation mais juste l'apparence.
→ La Russie en apparence est fédérale, mais pas en substance.
Mobile, car un État peut changer de modèle.
→ la Belgique devenu fédéral en 1993.

L'essentiel ce n'est pas de connaître les modèles, c'est de comprendre qu'il y a des possibilités
multiples d'intensité entre la centralisation et la décentralisation.

Nous avons étudier, l'organisation territoriale, comme une sorte de séparation verticale vers le bas.
Il y a l’État central qui permet la décentralisation : État unitaire (décentralisation limitée), État
régional (bcp + forte), Etat fédéral ( encore +)

Mais il ne faut pas oublier qu'à cette organisation territoriale descendante, s'ajoute aussi une
organisation ascendante puisque l’État peut adhérer à des organisation internationales.
→ La France, est centralisé mais c'est aussi un pays européen et donc la puissance publique
française va non seulement vers le bas (l'autorité élue locale) mais aussi vers le haut (autorité élues
au niveau européen). La France s'est attribuée cette séparation verticale dans les deux sens.

Pourquoi l'UE est une organisation internationale et pas un État ?


Elle n'a pas de souveraineté, elle n'exerce que des compétences, même si celles-ci sont très
développées, c'est la seule organisation internationale qui garantie une intégration aussi poussée
entre de États souverain. On ne parle pas encore de confédération, mais on peut la considéré comme
une organisation internationale avec un rapprochement plus étroit entre les peuples souverains
européens.

Lorsqu'on parle de l'organisation territoriale, et de la décentralisation, il ne faut pas oublier


cet aspect que la répartition verticale de la puissance publique, peut se faire dans les deux sens :
ascendant & vertical.

L’État est le fruit d'une intelligence qui cherche à pouvoir s'organiser d'une manière qui
permet de mieux exercer notre souveraineté.
Section 2. L’organisation institutionnelle de l’État
Ce sont les institutions de l’État qui exercent ces pouvoirs qui sont rattachés à la souveraineté.

Le peuple est certainement l'institution la plus importante, son action peut faire et défaire
toutes les institutions de l’État et même l’État lui même. Il suffit que le peuple décide de dissoudre
l’État pour qu'il disparaisse.

En 1789, le peuple a jeté à la poubelle l'ancien régime (la monarchie absolue), après 1789 le peuple
a expérimenté d'abord des mauvaises choses mais au final a ensuite a connu l’État Républicain.

C'est la seule institution souveraine de l’État, qui vote & élit ses représentants. Il engendre les
institutions et leurs transmet leurs légitimité (assises populaires) et donc leur pouvoirs.
Peuple élit PDR (il lui transmet le pouvoir)
Peuple élit députés (transmet une parcelle du pouvoir)

Le peuple n'élit pas les juges en France : Les juges français statuent au nom du peuple français.
Sa souveraineté s'exerce à travers ces institutions, qui gouvernent et sont mandatés par le peuple
souverain, et leurs mandats c'est d'adopter des décisions nécessaires aux gouvernement.

Nous allons d'abord définir ces institutions que sont les pouvoirs publics. Puis nous allons
voir comment elles sont organisées et sur quel fondement majeur elle s'organise soit le principe
institutionnel fondamental : la séparation des pouvoirs.

I. Les institutions de l’État : les « pouvoirs publics »


Il existe 3 sortes de pouvoir dans un État : législatif, exécutif & juridictionnelle.

– Le pouvoir législatif qui fait la loi


– Le pouvoir exécutif qui applique la loi
– Le pouvoir juridictionnel qui garantit le respect du droit en sanctionnant
juridictionnellement la loi

A. Le pouvoir législatif
Fonction la plus importante de l’État, légiférer.
→ C'est la plus grande des puissances de l’État, poser la règle de droit.

L’État est là pour agir, l'action publique est faite par la loi. La loi est l'expression de la volonté
générale (article 6 DDHC), elle régit tout les différents aspects de la vie politique.
Le citoyen, en se soumettant à la loi se soumet à sa propre liberté.
Selon le Contrat social, « Chacun se donnant à tous ne se donne à personne »
→ obéir à la volonté générale c'est obéir à la liberté.
La loi c'est la liberté, elle nous montre les limites de nos libertés pour préserver la liberté des autres.
La liberté c'est la possibilité de faire tout ce qui ne nuit pas à autrui, et c'est la loi qui trace les
limites de ce qui nuit à autrui.

La fonction législative n'est pas que voter la loi, c'est adopter la loi dans le respect d'une certaine
procédure :
– Initiative
– Discussion (proposer des amendements de la loi)
– Voter la loi
– Promulguer la loi
La fonction législative, est multiple, c'est confectionner la loi.

Cette fonction est essentiellement exécuté par le Parlement.


Il existe des États avec des Parlements bicaméral ou monocamérale, d'autres sont bicaméraux.

Le bicaméralisme peut être égalitaire ou inégalitaire, en France le pouvoir législatif est divisé en
deux chambres :
– Chambre Haute : Sénat
– Basse : Assemblée Nationale

→ Le bicaméralisme peut être inégalitaire car le Sénat élu au SUI, n'a pas autant d'importance dans
la procédure législative que l'A.N élu au SUD.

Italie bicaméralisme égalitaire : Chambre des députés & Sénat élus au SUD (même poids
dans le procédure législative)

EU bicaméralisme égalitaire : Avec le Congrès composé de la Chambre Basse (des


représentants) et Haute (le Sénat).

D'autres pays comme le RU ou l'Allemagne, ont un bicaméralisme inégalitaire :

→ RU : La chambre des communes (basse) domine la procédure législative contrairement à


la Chambre des Lords qui n'a qu'un simple pouvoir d'amendement limité.

Mais il ne faut pas penser que le Parlement est le seul organe législatif, ce n'est qu'un organe
partiel.
Les autres participent au pouvoir législatif :
– Peuple : adopte parfois la loi par référendum art 11 C° (sans le Parlement)
– L'exécutif : Peut gravement affecter la fonction législative.
→ Il ne devient pas législateur mais intervient dans le déroulement de la procédure législative.(art
49 al3)

B. Le pouvoir exécutif
Pensé au départ, comme un simple commis du pouvoir législatif un simple exécutant, le pouvoir
exécutif est devenu de plus en plus prépondérant depuis le 20e siècle et essentiellement depuis la fin
de la deuxième guerre mondiale.
Les États contemporains ont de plus en plus donnés d'importance à l'action plutôt qu'à la discussion.
Donc aujourd'hui le pouvoir exécutif n'est plus seulement cette puissance qui applique la loi mais
également cette puissance de gouvernement politique du pays.

Exécuter : Mettre les lois en application, par le biais de mesure d'exécution.

Pour se faire l'exécutif, dispose du pouvoir réglementaire :

Art 21 C° « Le Premier Ministre assure l'exécution des lois, il exerce le pouvoir réglementaire ».
La Constitution rappel ce lien entre exécutif et pouvoir réglementaire.

Pourquoi faut-il exécuter la loi ?


Parce que la loi n'est pas assez claire et suffisante pour s'exécuter d'elle même.
Une loi comporte généralement des règles de base.
Elle ne peut pas prévoir tout, et ne peut prévoir que l'essentiel soit : les principes généraux.

Loi sur le port vestimentaire : l'habit doit être neutre à l'école c'est le principe.
C'est l'exécutif, par les décrets, arrêtés, mesures d'instruction, les circulaires, c'est ce pouvoir qui va
exécuter cette règle législative.
→ C'est l'administration, le rectorat ou le ministre de l'éducation qui vont détaillés comment il faut
s'habiller à l'école

Loi fiscale fixe la règle générale


→ L'administration fiscale applique la règle aux circonstances particulières qui n'ont pas étés
pensées par le législateur.
Les lois fiscales sont détaillées, exécuter point par point par des actes réglementaires.

La Constitution est concrétisée par la loi, et la loi par les règlements.


Par sa fonction, l'exécutif concrétise la loi et donne à la loi toute son effectivité dans les
circonstances particulières des cas d'espèce.

Cet exécutif organiquement est composé de 2 organes généralement :


Chef de l’État
→ PDR dans une République, une reine dans une monarchie et dans une théocratie homme de foi)
Un Gouvernement ( En France G° ou alors une simple administration présidentielle comme
aux EU)

Nous allons voir cette nuance entre le Gouvernement français & l'administration présidentielle :

Le chef de l’État, est le plus haut magistrat de l’État, il est le chef administratif dans la plupart des
États parlementaires, et n'a que de simple fonction institutionnelle. (symbolique)

Angleterre : Reine/Roi n'ont pas de pouvoir politique substantielle. Ce ne sont que des
simples autorités institutionnelles

Allemagne : PDR chef symbolique institutionnelle


Il ne pèse pas sur la scène politique du pays.

Lorsque le chef de l’État symbolique :


→ Organe politique puissant c'est le Gouvernement, chef du G°.
(Le PM au RU, le chancelier en Allemagne, PDR conseil italien )

Lorsque le chef de l’État est le centre du pouvoir dans son ensemble politique/
institutionnel :
Dans d'autres États comme la France, le chef de l’État est aussi le chef de l'exécutif il est alors le
centre du pouvoir dans son ensemble.

En France, le PDR détient des pouvoirs très importants, il n'est pas un chef symbolique il est
un chef politique.
Pouvoir de nomination du PM /Dissoudre l'AN/ Seul lui peut proposer un référendum
législatif/ Bloquer ou encourager une révision constitutionnelle pour y mettre ce qu'il estime
de bon)

→ Il énormément de pouvoir, car il est élu au SUD et que ses élections sont conjugués avec celles
des députés et surtout parce qu'il bénéficie dispose du fait majoritaire.
Il domine la scène politique de la nation.
Aux EU, le PDR n'a pas tout ces pouvoirs même si de fait il domine le visage politique de
son pays. Il n'y a pas de G° mais une simple organisation présidentielle.

Les démocraties contemporaines, tout comme les dictatures contemporaines ont choisit
d'augmenter le poids de l'exécutif pour finalement diminuer le poids du Parlement.

C. Le pouvoir juridictionnel
Montesquieu le qualifie comme : « C'est une puissance en quelque sorte nulle ».

→ Ce qui est aujourd'hui discutable, cette approche française de la séparation des pouvoirs.

Ce que veut exprimer Montesquieu en évoquant l'idée de « Juge bouche de la loi »


→ le juge n'est pas législateur, il ne peut pas réécrire la loi.

Fonction juridictionnelle : garantir le respect de règles objectives du droit dans


l'interprétation et l'application des lois.

Le législateur & l'exécutif prennent des décisions politiques fondées sur des considérations
d'opportunité.
→ Non pas sur des considérations objectives du droit, mais sur des considérations subjectives des
besoins du peuple.

La décision du législateur et de l'exécutif sont des décisions d'opportunité alors que celle du juges
sont celle de justice, de licéité et donc de conformité au droit.
Le juge n'a donc pas le même pouvoir d'appréciation que les décideurs politique.

Dans plusieurs décisions le Conseil Constitutionnel rappel cette différence :


– Considérant 53 de la décision 781 DC du 16 mai 2019 s'agissant de la loi de privatisation de
l'aéroport de Paris :
« Il n'appartient pas au CC qui ne dispose pas du même pouvoir d'appréciation que le Parlement, de
déterminer si les objectifs économique poursuivit par le législateur à travers cette privatisation
aurait pu être atteint par d'autres moyens »
→ CC refuse d'exercer un contrôle de proportionnalité de la décision de privatiser les aéroports de
Paris par rapports aux objectifs économiques visés par le législateur.
Pour le Conseil c'est une question d'opportunité qui relève du législateur, et non juridique relevant
du juge.

Il y a ainsi une séparation des pouvoirs, que le juge lui même trace entre son pouvoir et le pouvoir
du législateur. Il n'est donc pas là pour substituer son appréciation d'opportunité politique à celle du
législateur ou de l'exécutif.
Il est là seulement pour dire le droit, pour vérifier si le D est respecté ou non.

– Le Conseil d’État, lui aussi et depuis les années 1910, fait cette distinction entre la légalité
& l'opportunité :

Le CE, décide que relève du contrôle de légalité :


• Contrôle de l'exactitude matérielle des faits. (vérifier les faits)
• Qualification juridique des faits (crimes infractions...)
→ Frontière entre la légalité (juge) et l'opportunité (législateur, exécutif ou administration)

Mais la frontière, entre ce qui relève du droit et de la politique ou de l'exécutif ou de l'administration


n'est pas figée.
Le progrès de l’État de droit, étend de plus en plus le pouvoir juridictionnel, le juge devient de plus
en plus puissant, puisque l’État de droit est le domaine de la constitutionnalité.

Les juges aujourd'hui n'hésitent pas à découvrir des pcps de droit


→ Décision CC 2018 QPC 717/718 Conseil soulève le principe de fraternité protéger par la C° et il
condamne la loi pénale sur l'aide illicite à l'immigration

II. La séparation des pouvoirs


Tout comme la hiérarchie, la séparation est un principe fondamental du droit et même plus que ça
c'est un principe fondateur du droit. (Art 16 )

Tout ordre juridique s'explique autant par la hiérarchie que par la séparation. La hiérarchie définit
l'ordre juridique normativement. (verticalement)

La séparation permet de définir l'ordre juridique institutionnellement, sous un angle


globalement horizontal, puisque la séparation désigne d'abord la séparation entre les organes de
l’État (organique) et entre les fonctions de l’État (fonctionnelle : leg/jud/ex).
Leg/ex/jud sont sur un pieds d'égalité à peu près, dans un rapport horizontal de collaboration)
Mais en réalité le principe de séparation est plus complexe que ce simple descriptif. Sa
définition exacte fait encore aujourd'hui débat.

Nous allons étudier, sa définition puis les critiques à son sujet.

A. La définition du principe
On trouve l'idée de séparation, dans :
✔ La politique, d'Aristote 4e siècle av JC.
→ Idée d'une division des tâches.
✔ John Locke Traité du Gouvernement civil 1690
✔ Montesquieu De l'Esprit des lois,1748

Tout ces écrivains divisent, les pouvoirs de l’État en trois et la définition actuelle retenue est celle
de Montesquieu qui divise l’État sous trois fonctions distincte :
• Législative
• Exécutive
• Juridictionnelle

Il divise le pouvoir de l’État sous ces 3 fonctions, dans le but d'empêcher l'arbitraire.
La séparation est donc un principe qui a pour fonction d'empêcher le pouvoir arbitraire de l’État et
de garantir un G° modéré, par le fait que chaque organe est spécialisé dans l'exercice d'une fonction
déterminée.

Ainsi, la fonction est législative est essentiellement détenue par l'organe législatif (appelé
souvent le « législateur », qui est généralement un Parlement dans les États contemporains)
Dans le langage usuel, on assimile le législateur au Parlement, même si cette assimilation n'est pas
complètement juste et correcte.
La fonction exécutive quant à elle est détenue essentiellement par l'organe exécutif.
Généralement, dans les États contemporain l'exécutif est composé d'un Chef de gouvernement et
d'un chef d’État : → organes exécutif de l’État.
La fonction juridictionnelle est essentiellement exercée par les juridictions indépendantes et
impartiales et donc distinctes des organes législatif et exécutif de l’État.
Comme l'écrit Montesquieu, cette division fonctionnelle et organique des tâches rend seule
possible un G° modéré car le contraire de la séparation, est la concentration des pouvoirs et dans
cette hypothèse le pouvoir devient naturellement arbitraire.
On part du paradigme, qu'en cas de concentration du pouvoir le pouvoir devient naturellement
arbitraire. Le pouvoir devient de plus en plus subjectif, personnel et dévastateur pour la société.

Montesquieu « C'est une expérience éternelle, que tout homme qui a du pouvoir est porté à en
abuser. Pour qu'on ne puisse abuser du pouvoir, il faut que par la disposition des choses le pouvoir
arrête le pouvoir »
→ Pour éviter l'abus, il y a toujours deux autres pouvoirs qui sont là pour limiter.

Pendant longtemps, les constitutionnalistes (juristes de droit constitutionnel) ont insisté sur
cette seule idée de séparation des pouvoirs.
Mais comme le montre la suite des écrits de Montesquieu, la séparation ne se réduit pas à la
seule disjonction des fonctions étatique.
La critique doctrinale a démontré cette réelle explication du principe de séparation.

B. La critique du principe
Certains auteurs ont critiqués ce principe, en insistant sur le fait qu'il n'existe jamais une complète
séparation des fonctions de l’État.

Dans un État les pouvoirs collaborent ensemble :


Même aux EU où la séparation des pouvoirs est une séparation dites « stricte », les
pouvoirs interagissent entre eux.

Stricte : Lorsque les pouvoirs ne peuvent pas révoquer l'autre


Souple : Lorsque un des pouvoirs peut révoquer l'autre

Aux États-Unis, le Président, le Congres et la Cour Suprême interviennent chacun dans la sphère
d'activité des autres :
PDR nomme les juges de CS (exécutif touche à la sphère juridictionnelle)
Le Sénat doit approuver ces nominations (législateur s'implique dans juridictionnel)
CS peut censurer une loi fédérale votée par le Congrès et voulu par le PDR ( CS peut
affecter fonction législative)
Congrès peut révoquer un agent fédéral et même le PDR par procédure de Impeachment
(législateur affecte exécutif)

→ La séparation n'est pas absolue, les pouvoirs interagissent, il n'est pas possible de les « séparer »
totalement. Il ne faut pas comprendre la séparation comme isolement des pouvoirs.

La séparation est une distinction entre les organes, une séparation organique, chaque organe est
simplement spécialisé dans une fonction, mais n'a pas forcément le monopole dans cette fonction.
C'est plus une spécialisation fonctionnelle qu'une séparation au sens propre du terme.

Comment faut il entendre le mot séparation ?


Montesquieu, dans l'Esprit des Lois utilise le mot de « repos ».
Les pouvoirs sont en repos, c’est-à-dire que leurs compétences sont réparties.
→ La répartition des compétences c'est le fait que législateur soit spécialisé dans la compétence
législative, l'exécutif dans la compétence exécutive, et le juridictionnel dans compétence
juridictionnelle.
Il y a donc un repos, mais celui-ci n'interdit pas les interactions qu'elles soit négatives ou positives.
Montesquieu écrit « Les organes vont naturellement agir de concert »
Ils ont chacun une compétence particulière et vont être obliger de se concerter, chaque organe
pouvant bloquer chaque autres, avec une obligation de concertation afin de pour pouvoir avancer et
décider.
Le pouvoir arrête le pouvoir et il se concerte avec les autres pouvoirs.

L'essentiel dans la séparation, ce n'est pas tant la séparation elle même mais c'est la connaissance
des moyens de pressions, d'actions, des organes les uns sur les autres.

Ces moyens sont soit :


• Négatifs : Selon Montesquieu « Faculté d'empêcher »
• Positif : Selon M « Faculté de statuer »

Exemple de faculté d’empêcher :


États-Unis → Sénat peut s'opposer au PDR sur une nomination d'un juge ou sur la signature
d'un traité international
PDR peut exercer un veto suspensif contre une loi votée par le Congrès (exécutif empêche
législatif )
France → AN peut censurer G° (législatif empêche exécutif)
PDR peut dissoudre AN
Censure dans les poches du législateur, dissolution dans les poches de l'exécutif.

→ Les pouvoirs ont donc des moyens d'actions les uns sur les autres, en terme d’empêchement.

Exemple de faculté de statuer :


Art 49 alinéa 3 C° Française → PM peut forcer la main de l'AN pour faire passer sans vote
une loi voulue par l’exécutif.
Art 16 → Chef exécutif PDR peut décréter l’État d'exception pour adopter des mesures
relevant normalement de la compétence du législatif
Art 11 → Exécutif peut décider de passer par le peuple pour l'adoption de la loi au lieu de
passer par le Parlement

La séparation conduit donc à cet autre principe fondamental qui est le principe de l'équilibre
institutionnel.

Équilibre institutionnel : Principe selon lequel les institutions de l’État travail ensemble
dans un certain équilibre.

Parfois c’est l'exécutif qui pèse plus (Ve Rep) parfois c'est le Parlement (III & IV Rep).

Si bon équilibre → Bonne séparation des pouvoirs → bonne démocratie.


Si problème de démocratie → Mauvais équilibre institutionnel → Mauvaise séparation des
pouvoirs = Mauvaise démocratie

Pour obtenir une bonne démocratie il faut trouver le juste équilibre entre les pouvoirs de l’État.
(leg,ex,jud) :
• Si l’exécutif domine l’État est efficace (État d'action) → démocratie souffre
• Si le législatif domine l’État est très démocratique mais pas efficace → paralysé par la
discussion.
• Si le juridictionnel domine l’État est un bon État de droit → étouffe l'action et la démocratie.
→ Pour obtenir une bonne démocratie, il faut donc ce juste équilibre parmi les différentes fonction
de l’État.
Il y a une 2e critique de la définition :
Il ne faut pas restreindre la séparation à sa seule dimension horizontale, la séparation est un principe
fondateur qui connaît une dimension verticale.

La séparation verticale des pouvoirs peut être soit :


→ Vers les CT de l’État : répartition des compétences descendante qui descends de l’État
central vers les territoires
→ Vers le niveau supra nationale : répartition des compétences ascendante → entre État et
niveau supranationale

Comme la France est membre de l'Union Européenne, elle transfère des compétences notamment en
matière économique vers l'UE (niveau supranationale)

Cette séparation verticale contribue tout autant que la séparation horizontale, aux progrès et
développement de la démocratie.

Comment ?
La démocratie c'est le G° du peuple, pour le peuple, par le peuple.
La décision qui affecte une population doit être adoptée au plus près de cette population, mais elle
ne doit pas être inefficace non plus.

Existence de 2 contraintes pour la démocratie :


• La proximité entre la décision et ces destinataires
• L'efficacité de la décisionnelle
→ La démocratie c'est donc l'adoption de la décision la plus efficace auprès des personnes intéressé.

Niveau local : Dvpmt canne à sucre intéresse la population réunionnaise


→ Dans l'intérêt local, la décision doit être adoptée au plus près de cette localité

Dvpmt de l'agriculture durable : Décision affectant réunionnais mais aussi les nationaux.
La décision la plus efficace exige une action nationale, car la Réunion ne peut garantir seule le dvp
durable

L'agriculture verte : Affecte le réunionnais, le français mais aussi l'européen.


La décision pour être efficace a besoin de toute l'Europe, car la France seule ne peut répondre à ces
exigences.

La démocratie c'est donc adopter la décision au plus près de la population, de la manière la plus
efficace possible.
Conclusion :
Article 16 DDHC « Toute société dans laquelle la garantie des droits (HDN & État de droit) n'est
pas assurée ni la séparation déterminée (séparation horizontale/verticale) permettant un niveau de
démocratie élevé (g° modéré) n'a point de Constitution. (pas de système juridique qui mérite d'être
appelé droit)»
Un État où le respect de la hiérarchie (État de droit) est incomplet, un État où les décisions sont
adoptées par les politiques éloignées du peuple n'est plus un État moderne mais un État archaïque,
sans grande valeur.
Il faut savoir que ni la démocratie, ni l’État de droit n'est acquit. L’État de droit se construit
progressivement, et petit à petit les juges arrêtent le pouvoir de plus en plus.
La création du bloc de constitutionnalité en 1971, est un grand pas dans cet État de droit, ainsi que
la QPC en 2008.
La séparation des pouvoirs n'est pas acquise non plus, il faut et on peut l'améliorer.
Il y a à repenser la séparation des pouvoirs horizontale : repenser l'équilibre des pouvoirs, renforcer
le Parlement, limiter le 49-3, faciliter la censure du G, introduire une dose de proportionnelle dans
les élections législative, renforcer responsabilité pénale des ministres, limiter les mandats des
parlementaires (à un seul mandat par ex), interdiction de tout cumul.
Et aussi la séparation verticale, démocratiser plus l'UE, (pourquoi pas une deuxième chambre pour
représenter les localités), faciliter le référendum européen, et pour les collectivités plus de
compétences régionales, de consultations locales populaires
Section 3. L’organisation politique de l’État
Nous avons étudier l'organisation territoriale, institutionnelle et maintenant il faut entrer dans le vif
du sujet, la substance essentielle qui fait qu'un État est démocratique ou non : la politique.
(Politique : Polys → Les affaires de la cité)

Politique : Activité par laquelle les pouvoirs publics discutent et adoptent les décisions de la
vie publiques.
→ L'art de décider.

L'organisation politique concerne les institutions décisionnelles de l’État, essentiellement l’exécutif


et le législateur.
Le pouvoir juridictionnelle n'est pas une institution politique et n'exerce pas un contrôle politique
mais juridique, il ne contrôle pas l'opportunité, mais la conformité au droit.
Toutefois, la justice est importante pour l'organisation politique.
L’État de droit est indispensable pour la démocratie, puisque le droit démocratiquement adopté, doit
être respecter et juridictionnellement sanctionner.
→ Efficacité de la démocratie passe par contrôle juridictionnel.

Ainsi, les trois pouvoirs analysés, nous allons les utiliser pour voir quelles sont les
différentes organisations politiques de ces pouvoirs.
Et nous allons ainsi voir que, cette question connaît 3 aspects en prenant le cas de la France.

Quel est l'organisation politique française ?


La France est une république, une démocratie, un État parlementaire (3 aspects organisation
politique)

La République (Contraire : Monarchie)


Aspect formel de l'organisation politique, c'est l'apparence de l’État sa forme de G°.

Démocratie (Contraire : Dictature)


Aspect matériel substantiel de l'organisation politique, l'essence politique de l’état.
On appelle cette essence sous la formule de mode de G°.

Le parlementarisme (pas de réelle contraire mais en dc on oppose le régime présidentiel)


Opposition des 2 régimes
I. Les formes de gouvernement
Art 89 alinéa 5 dispose « La forme républicaine du Gouvernement ne peut faire l'objet d'une
révision ».
La République est donc une forme de Gouvernement, qui plus est, éternelle pour la France.
La formule remonte à la III République en 1884, avec le constituant interdisant au monarchiste de
changer la forme de l’État.

A. La forme républicaine du gouvernement

La République/« res publika » : Chose publique. Gouvernement du peuple, par le peuple,


pour le peuple.
→ Le pouvoir est la chose du public dans son ensemble.

Tout le pouvoir appartient à tout le peuple. Il n'y a aucun élément monarchiste, aucun roi.
→ ¨Peuple est donc dans toutes les institutions.

Cette République est élective, il n'y a pas de gouvernement héréditaire.


Une des différences avec la monarchie est que, la chose publique est occupée par des élus.
(élection)
C'est donc l'apparence de l’État, tout simplement le contraire de la monarchie, la République
constitue son contraire.

Il n'est pas question des valeurs républicaines, que sont la liberté, l'égalité, la fraternité, le
respect du droit, et de la démocratie mais on se rend compte de quelque chose.
En effet, les notions de République et de démocratie ne sont pas identiques, pourtant elles possèdent
une même définition générale.

Quelle est la différence entre la République et la Démocratie ?


La République c'est la forme (l'apparence) , et la démocratie la substance soit le fonctionnement.

Exemple de République non démocratique :


La République démocratique & populaire de la Corée du Nord
La République populaire de Chine (Gouvernement non modéré)

B. Les autres formes de gouvernement


Ces formes sont les contraires de la République, l’État n'est plus la chose publique et
n'appartient plus au peuple.
Dans cette hypothèse, la puissance publique est détenue en partie ou en totalité par un individu, une
famille, une dynastie, ou alors un groupe de personne.

La forme la plus connue est la monarchie, mais il existe d'autres possibilités qui ont étés connus
dans l'Histoire, comme :
L'oligarchie : groupe de personne qui vont avoir le pouvoir.

Pouvant être sous forme de :


• Théocratie → Pouvoir appartient aux religieux (Vatican monarchie théocratique)
• Ploutocratique → Pouvoir appartient au plus riches
• Aristocratie → Pouvoir appartient aux nobles

Tétrarchie
Dyarchie (sous l'Empire Romain)
La différence entre la monarchie et la République est très faible :

1. Par l'élection: une monarchie peut être élective


Les premiers rois à Rome sont élus, de plus en France, sous la monarchie capétienne les rois étaient
aussi élus.
Aujourd'hui il existe toujours des rois qui sont élus, c'est le cas en Arabie Saoudite.
Évidemment il ne s'agit pas d'élection populaire, mais c'est quand même une « élection ».

Ainsi, en général la monarchie n'est pas élective, elle est essentiellement héréditaire.
→ Donc ce n'est pas l'élection qui distingue les systèmes monarchiques de la République.

La différence essentielle c'est simplement que toutes les institutions sont choses publiques. Dans
aucune des institutions n'existe un monarque.

Le Royaume-Unis est une monarchie car le chef de l’État est un monarque, donc l'institution
exécutive fait place à un monarque.
En France, l'institution de présidence est une chose publique. (Elle n'appartient pas à
Emmanuel Macron, il n'a pas la propriété de la présidence)

2. Ce n'est pas non plus l'existence ou non d'une C° qui fait la différence entre République &
monarchie :
Une monarchie peut être :
• Absolue/De droit divin(Sans Constitution) comme sous l'Ancien Régime, ou au Vatican.
• Constitutionnelle (C° 1791 instaure en France la monarchie constitutionnelle + Charte de
1830 instaure des monarchies avec un texte constitutionnel)

Aujourd'hui les monarchies européennes ont des constitutions, comme le Danemark, la Belgique, ou
encore l'Espagne.

3. La démocratie ne distingue pas non plus les deux formes (Forme monarchique/Forme
républicaine) :
Il existe les monarchies :
• Démocratique → Espagne, Royaume-Unis, Belgique, Italie
• Non démocratique → Arabie Saoudite, Vatican, Qatar, Oman

Donc ce n'est pas toujours facile de faire la distinction, mais pourtant la différence est simple.
Si il y a un roi c'est une monarchie, sinon c'est une République. Ce 2 notions sont opposées.

Parfois les mots sont utilisés ironiquement (intentionnellement de manière fausse) :

La Ve République : les auteurs l'ont qualifiée comme monarchie républicaine


→ Pour donner l'idée qu'en France nous avons couper la tête au roi mais nous nous sommes
retrouver à élire un « roi » tout les 5 ans.
Le français n'a toujours pas pu quitter son attachement à cette personnalisation du pouvoir.
Toute la réussite de la France c'est d'avoir su institutionnaliser et donc dépersonnaliser la puissance
publique.
Par exemple avec l'indisponibilité de la couronne, qui démontre qu'avec ce type de pouvoir
l'institutionnalisation du pouvoir peut être effective.
La France en 1500 années a fait tout ça.
Lors des premiers royaumes, le royaume était le bien personnel du roi.
Tout le succès du concept de l’État c'est dans un premier temps se débarrasser de la religion puis
purifier la puissance publique de l'emprise d'une personne.
Ainsi, on se retrouve avec un mécanisme dépersonnaliser, dés-idéologisé, avec un léviathan présent
pour TOUT le peuple.
→ Laïcité & République sont les grandes réussites de l’État français.

Nous sommes dans une démocratie améliorée mais souffrante, mais qui a besoin d'améliorer des
choses.

II. Les modes de gouvernement


L’État peut être gouverné démocratiquement ou anti-démocratiquement :

Démocratiquement : Lorsque la séparation des pouvoirs est bien faite, et permet un


équilibre institutionnel respectueux de la nécessaire conciliation entre l'exigence de l'action
publique & celle du débat public.

La démocratie est morte si l'action publique n'est pas efficace, si elle ne permet pas le débat,
l'opposition, la libre communication des pensées, le consensus social.

Anti-démocratiquement : Lorsque la séparation n'existe pas et que les pouvoirs sont


concentrés entre les mains d'un seigneur, d'un individu.
Ou lorsque la séparation est mal faite et qu'elle n'est que apparence.

La démocratie :
C'est le seul mode de gouvernement digne de l'humain, car l'humain est libre par nature.
L'humain oppressé n'a plus la plénitude de sa liberté. (la souveraineté) Il a le pouvoir de décider son
destin.
C'est cette liberté de décision que permet la démocratique.
En effet, contrairement à la dictature, c'est le seul régime qui permet la liberté.

Rousseau, a même expliqué ce lien entre liberté & démocratie dans son Contrat social.
Selon lui la démocratie est directe ou elle ne l'est pas.
Ainsi, la démocratie représentative n'est pas la démocratie.C'est la distinction entre souveraineté
populaire & nationale.
→ Rousseau propose alors la démocratie populaire.

Tyrannie & dictature : Ce sont des régimes despotiques, où l'Homme est réduit à l'état de sujet, ne
participent plus au décisions qui pourtant détermine ses conditions de vie.

La démocratie est donc le seul mode de gouvernement, où un État constitutionnel au sens


contemporain et idéologique du terme (humaniste constitutionnaliste) existe.
Mais, la démocratie n'est pas toujours très démocratique. Ce n'est pas une notion simple et concrète,
c'est un concept abstrait qui peut se concrétiser de mille façons.
La démocratie n'est pas un état d'être, mais un état en devenir. Un État qui sans cesse
cherche à améliorer les propriétés démocratiques de ces modalités décisionnelles.
On peut toujours mieux faire, mieux séparer les pouvoirs, trouver un meilleur équilibre
institutionnel : on peut alors améliorer l’État.
La démocratie n'est pas un état fini mais en chantier.
Un État peut être plus ou moins démocratique, c'est une affaire de degré, ainsi, il peut s'agir d'une
démocratie :
Avancée → Suisse, Royaume-Unis
En devenir → Brésil, Argentine
Libérale : → Italie, Espagne
Ilibéral : → Pologne, Hongrie, Turquie
Autoritaire : → Russie

La démocratie n'est alors pas un concept figé, chaque population a une démocratie
particulière.
Mais il y a quand même une théorie générale de la démocratie.
D'une part, il y a les standards démocratique, c'est-à-dire les conditions. Et d'autres part, il y a des
types de démocraties pouvant être classifiés.

A. Les conditions de la démocratie


Le peuple d'un point de vue sociologique, est la seule condition.

La démocratie est d'abord une affaire de population.


Une population dépourvue de ressources matérielles, intellectuelles, philosophique ou idéologique
n'est pas bonne.
La démocratie est faite par le peuple seul, les institutions pourtant dites responsables ne le sont en
réalité pas tellement.
→ La qualité démocratique dépend de la qualité humaine.

D'un point de vue juridique, la démocratie exige une condition élémentaire qui est
l’élection.
Nous allons voir que l'élection ne suffit pas à caractériser par sa seule présence, la démocratie. Il
faut que les élections soient démocratiques.

Nous allons étudier cette première condition qu'est l'élection. Mais cette condition
élémentaire est insuffisante seule, des conditions supplémentaires sont indispensable à une réelle
démocratie.

1. La condition élémentaire : les élections


La démocratie directe est une utopie qui n'existe pas dans le monde actuel, il s'agit souvent
d'un mélange entre démocratie direct & indirect.

Dans tout les États démocratiques existent les élections.


Le pouvoir de décision lorsqu'il n'est pas directement exercé par le peuple doit appartenir à des
institutions élues.

L'élection : Titre de légitimité accordé au pouvoir par son élection, par le fait d'être choisi
par le peuple, le pouvoir devient légitime ce qui renforce son autorité. Ainsi, le pouvoir élu
décide et tranche les problèmes.

Exemple : L'élection du Président au SUD sous la V


Cette élection renforce à la fois l'assise de légitimité (les bases populaires de légitimité du chef de
l’État) & son poids dans les décisions politiques, son autorité politique.
→ Une autorité est aussi forte qu'elle est représentative.
L'élection permet la transmission d'un pouvoir représentatif au pouvoir de décision.
La décision sera d'autant plus légitime, et donc acceptée, qu'elle sera faite par une autorité
représentative.
Et cette légitimité, et cette force augmentent en proportion avec l'étendue de cette représentativité.

Donc pour que l'élection transmette cette force à l'autorité de décision, il faut qu'elle soit
organisée dans les conditions les plus démocratiques possibles afin de garantir la meilleure
représentativité de l'autorité élue.

********************************************************************************

Première piste de réflexion


Le suffrage :
– Doit être universel et non pas censitaire :
→ Car la population est mieux représentée dans son ensemble.
– Doit être secret
→ Pour ne pas avoir de pressions
– Directe ou indirect : Le peuplé élit l'élu / Le peuple élit l'élu qui va élire l'élu
→ Élection sénatoriale (SUI) donc moins de représentativité et d'autorité

Deuxième piste
Les élections doivent être organisées à des intervalles régulières, pour permettre à la population qui
change avec le temps, de changer ses élus.

– Mandat doit être limité dans le temps


→ Les mandats successifs nuisent à la démocratie. La professionnalisation des mandats politiques
corrompt la démocratie et l'endommage.

Comment placer les calendriers électoraux ?


Le simple fait de voter au mois de mai le Président, et au mois de juin les députés introduit en
France phénomène de fait majoritaire.
Donne cette impression de démocratie en souffrance.
Ce sont des petits éléments qui peuvent faire des grands changements

Troisième piste
Le respect des principes fondamentaux tels que l'égalité, l’État de droit et des règles électorales qui
en découlent. (comme la règle de la sincérité des élections, du sérieux des élections, de la loyauté de
la campagne électoral, de l'égalité des financements des campagnes)

Est ce que dans une bonne démocratie, pouvons nous dire que la campagne doit être
égalitaire pour chaque candidat ?
→ Le principe d'égalité, lors de la campagne électoral est une condition de la démocratique

Faut il une transparence des financements de la campagne ?


→ Oui, c'est une condition de la démocratie.

La lutte contre les fakes news, la réglementation de la presse.


→ Condition de la démocratie, car l'élection c'est le moment de discussion du peuple.
Quatrième piste
L'élection doit être organisée de façon à garantir la juste représentation des populations d'un point
de vue démographique, géographique et mathématique :

– Démographique
→ Donner le droit de vote aux femmes et aux jeunes.

– Géographique : Organiser les circonscriptions électorales de manière juste.


→ La justice géographique est une condition de la démocratie : soit une circonscription électoral.
(Territoire qui élira un ou plusieurs sièges)
En France, à l'Assemblée National il y a 577 sièges, et 577 circonscriptions électorales, chaque
circonscriptions élit un député.
La justice électoral suppose que les circonscriptions soit assez égalitaire en terme de population,
d'importance.
La Réunion, qui a 800 000 habitants doit avoir un nombre de circonscriptions à peu près équivalent
à un territoire métropolitain disposant à peu près 800 000 habitants. ( Donc 4 ou 5 sièges à AN)

– Mathématique : Le calcul des votes → le scrutin


L'élection doit assurer une juste représentation d'un point de vue mathématique aussi.
Nous scrutons la volonté générale.

En effet, le mode de scrutin peut être majoritaire, proportionnel ou mixte.

Mixte : Cas des sénatoriales (majoritaire et proportionnelle)

Majoritaire : Permet d'élire parmi les candidats, celui qui obtient la majorité des voies.

→ Les législative en France : Scrutin majoritaire uninominal à 2 tours (le candidat se présente seul
contrairement aux élections municipales où il se présente dans une liste)

Avantage :
Renforce l'efficacité de l’État. Il permet d'obtenir une majorité claire au sein de l'Assemblée
Nationale, car les lois sont votées par la majorité.
Donner au Parlement une majorité claire et à l’État une action publique efficace.

Inconvénient :
Pas suffisamment démocratique et ne permet pas une représentativité adéquate dans son ensemble à
l'Assemblée Nationale. Parce que les candidats ayant perdus les élections n'ont aucun siège alors
qu'ils avaient perdus les élections tout en ayant des voix du peuple.
Les perdants n'ont pas de sièges mais parfois sont bénéficiaire d'un score électorales aussi important
que les gagnants.
L'opposition, le débat, la confrontation est alors réduite.

Proportionnel : Lorsque sont gagnants parmi les candidats ceux qui surmontent un barrage
(5%) et qui vont obtenir tous un nombre de siège, en juste proportion avec leur score
électoraux.

Exemple : 5 partis participent à l'élection.


A → 10 % / B → 15%/C → 20%/D → 25%/ E → 30%
Chaque partis se retrouvent au Parlement, avec l'exact nombre de siège que ces scores
électoraux.
Avantage : Permet la juste représentation de toute la population par l'organe élu. Toute la diversité et
les tendances du peuple dans sa grande richesse se retrouve dans cet organe du pouvoir.
La réalité populaire va se refléter dans la réalité de l'organe décisionnel.

Inconvénient : Difficile de décider, car il n'y pas de majorité nette. Il faut alors des coalitions qui
vont permettre l'obtention d'une majorité.
Or en politique, les coalitions ne sont jamais fortes, mais elles permettent à l'organe de décider.
En effet, les coalition sont faibles et l'organe peut tomber dans la lutte des parties, dans des
marchandages et magouilles politiques, où il devient difficile de décider.

La démocratie est donc une bonne chose, mais cela est difficile, cela suppose de discuter et
d'accepter l'autre.

2. Les conditions complémentaires


Elles sont indispensables.

Le respect des droits de l'homme :


Dans une démocratie qui ne respecte pas le droits de l'Homme, l'élection ne remplit pas sa fonction
de liberté.

Un pays sans les liberté de la presse → L'élection est dysfonctionnelle car le peuple ne vote
plus en connaissance de cause, il n'a plus de connaissance éclairée sur les affaires de l’État.
→ L'élection est un choix.

La liberté d'expression : L'élection exige le respect de la liberté d'expression


→ La démocratie c'est la discussion, les idées doivent pouvoir être librement discutées. Si il n'y a
pas de discussion il n'y a pas de démocratie.

Vote de loi sur les retraites : Les idées ont elles étés suffisamment discutées ? Non
Lorsqu'il y a une élection les candidats doivent pouvoir discuter de leur projets.

La liberté d'expression qui inclue la liberté de communication sont indispensable au piller de


la démocratie. (Art 11 DDHC )

Le respect de l'Etat de droit :


Par exemple, en Turquie il n'y a pas de juridiction pour les élections, un organe a annulé les
élections pour des motifs qu'ils refuserait à l'opposition, mais sur des considérations juridiques très
contestables.
Il faut alors imaginer une France, dans laquelle lors des élections le Conseil Constitutionnel
favoriserait un politicien.

→ Une démocratie est un État de droit où le juge, sur le fondement du droit objectif peut annuler ou
reporter une élection.

La séparation des pouvoirs :


Une élection n'est pas démocratique si elle est sans conséquence, un leur uniquement pour tromper,
pour faire taire les oppositions et le peuple.
Une élection n'est démocratique que si les résultats affectent réellement les décisions politiques
futurs.
Si le Parlement est réduit excessivement dans son pouvoir et est devenu qu'une simple
chambre d'enregistrement des volontés de l'exécutif et que la séparation est déséquilibrée
→ Démocratie souffre
Il faut donc un juste équilibre institutionnel, où le pouvoir arrête le pouvoir.
Un réelle système de poids et de contrepoids où la décision est adoptée au plus près du citoyen, où
la décision est le fruit d'un débat, d'un consensus démocratique.

La démocratie avant d'être un mécanisme de décision, est un mode de gouvernement dans un


espace de discussion et d'écoute des idées, des pensées des projets et propositions.
Si l'on sacrifie la discussion (réflexion collective), ou encore le bon sens commun du peuple, sur
l’hôtel de l'action publique de la décision de la loi qui tranche. Si l'on ne tend pas l'oreille à
l’opposition aux diversités on n'est plus dans une démocratie.
→ On ne gouverne plus pour le peuple, mais contre le peuple.

La démocratie soulève donc cette question de quel est le meilleure gouvernement qui permet
de concilier la sécurité avec la liberté l'action avec la discussion, la conservation des acquis avec le
progrès. Ce n'est qu'un chantier qui peut être construit sous diverses formes.

B. Les formes de démocratie


Les formes de démocraties sont de 2 sortes pour simplifier les choses.
La distinction se fait par les modalités de participation du peuple à l'exercice du pouvoir.

Peuple peut participer au pouvoir directement


→ Démocratie directe
Peuple peut participer indirectement au pouvoir qu'exerce les représentants du peuple
→ Démocratie indirecte (représentative)

1. La démocratie directe
C'est une forme qui n'existe pas en tant que tel dans le monde contemporain, mais on trouve des
éléments de démocratie directe dans beaucoup de pays.

Suisse : De nombreuses lois sont votées directement par les assemblées populaires dans les
cantons

Elle est possible dans les petits États :


Anciens États-cité grecque à Athènes, où tout les citoyens pouvaient prendre la parole et
votaient les lois
Rome, sous la République romaine, les citoyens se réunissait au forum pour voter et
discuter les lois par acclamation.

Les Etats ont empruntés des éléments de la démocratie directe :


La France est une démocratie essentiellement indirecte, et a emprunté le référendum, l'instrument de
démocratie direct (art3).

Référendum : Opération par laquelle le peuple répond à une question qui lui est posée

Article 89 → référendum constitutionnel


Article 11 → référendum législatif

Le danger est que cette question soit mal posée, ou que le référendum soit détourné ( par des
populistes qui vont détourner le référendum en une sorte de plébiscite.)
→ On peut donc prendre les éléments de la démocratie et les utiliser contre celle-ci.
C'est pourquoi l’État de droit est indispensable, que le CC contrôle la régularité des opérations
électorales (art 60).
Ainsi, la démocratie directe n'est pas toujours très démocratique tout dépend de ces conditions
d'organisation.

2. La démocratie représentative
Seule forme effectivement répandue dans le monde, toutes les démocraties contemporaines sont
essentiellement représentative.

Elles sont gouvernés par les représentants du peuple.


L'élément central de cette démocratie est l'élection, la représentation nationale.
→ Les représentants reçoivent un mandat représentatif et ils décident au nom et pour le compte du
peuple.

Cette démocratie se repose donc sur une simple fiction juridique, selon laquelle la volonté des
représentants est assimilée à la volonté générale (à la volonté du peuple qui les a élus).
Cette fiction, est de plus en plus difficile à défendre à mesure que la minorité gouvernante devient
de plus en plus irresponsable et déconnecté des réalités.

Conclusion : La démocratie c'est le pire des régimes à l'exception de tout les autres
(Churchill).
C'est à dire que c'est un mal nécessaire, l'organisation politique est un mal nécessaire. La démocratie
c'est le seul possible pour le salut de l'humanité , car elle est le contraire de l'arbitraire, de la folie
humaine.
Mais cette démocratie est toujours insuffisante, la solution est de devenir souverain de prendre le
pouvoir sur soi, de se gouverner sois même. De sortir de l'état d'esprit d'un gouverné et épouser
l'état d'esprit d'un gouvernant.
III. Les régimes politiques
Le fonctionnement de l'organisation politique.

Selon quelles modalités les institutions politiques de l’État interagissent entre elles pour
produire la décision politique?
Nous avons déjà vu que la C° organise les institutions par le principe de séparation.
Le régime politique dépend du type de séparation qui va déterminer les équilibres institutionnels
organisés par la C°.
→ Le régime politique dépend donc de ces équilibres qui dépendent eux même du type de
séparation

Si la séparation prévue par la C°, est une séparation dîtes « stricte » le régime politique
constitutionnel de l’État → régime présidentiel.
Si au contraire la C° établie une séparation dîtes « souple » des pouvoirs, le régime politique
constitutionnel de l’État → régime parlementaire.

A. Le régime présidentiel
Ce régime se trouve essentiellement aux États Unis.
Dans les autres États qui s'inspirent des États-Unis, ce régime ne fonctionne pas aussi bien.

Pays d'Amérique Latine ou Afrique : Le modèle a toujours dévié vers un régime


présidentialiste plutôt que présidentiel
→ Soit autoritaire voir dictatorial.

C'est surtout, aux États-Unis que l'essence démocratique a pu être préservée. Seul eux on su
conserver les caractères démocratique et libérale d'un régime présidentiel authentique.

1. La définition
Contrairement à la séparation souple, la séparation stricte qui est l'élément clé du régime
présidentiel est dîtes stricte, parce qu'elle ne prévoit aucun moyen juridique de révocation
politique d'un organe par un autre.

Ainsi, le Président des États-Unis n'a pas de pouvoir de dissolution du Congrès des États-
Unis.
→ Ni la chambre haute ou basse ne peut être dissoute par le PDR. (démise de leurs
fonctions)
De la même manière, ni la chambre des représentants ni le Sénat ne peuvent censurer ni le
PDR ni son administration pour des motifs politique.

→ Il n'existe donc pas de mécanisme d'engagement de la responsabilité politique de l'exécutif


devant le législateur. (Pas de mécanisme de censure « à la française »)

Certes il existe un mécanisme « Impeachment » :


Mais ce n'est pas une procédure de révocation politique, mais une procédure juridictionnelle de
caractère pénal pour engager une responsabilité non politique.
Le PDR des États-Unis ou un simple agent fédéral de l'administration américaine, peut être
poursuivit par la Chambre des représentants et jugé par le Sénat pour des crimes majeurs.
→ Haute Trahison
→ Corruption ( obstruction à la justice, écoute illicite des opposants)
Elle aboutit à une destitution pour des motifs de caractère pénal et non politique.
Année 70, Président fait l'objet de cette procédure car il a fait mettre sous écoute les
opposants (scandale WaterGate)
Il y a eu 4 procédures d’impeachment → Aucun PDR destitué

La séparation est dîtes stricte car il n'existe pas de mécanisme de révocation politique entre
l'exécutif et le législateur (ni dissolution ni censure).
C'est ce qui définit le régime présidentiel, les pouvoirs sont strictement séparé d'un point de vue
politique. Les pouvoirs sont en repos.

Que se passe t'il en cas de blocage ?


Il n'existe pas de mécanisme de déblocage (ni censure/ni dissolution).
En cas de crise politique, il y a le repos où le régime accepte le blocage, l’État arrête de fonctionner
les services publics ferment. (Shutdown)
Après le repos, il y a négociation et recherche de compromis.
L'exécutif et la législateur doivent aller de concert, car chaque jour de la crise coûte au Peuple et à
l’État.
A un moment donné, un pouvoir sera visé comme coupable du blocage, c'est pour cela qu'ils
doivent aller de concert sinon aux prochaines élections ils seront sanctionnés.

Aux États-Unis, malgré l'absence de censure et de dissolution, il y a de nombreux autres moyens


d’interactions entre les pouvoirs. La séparation est stricte mais ne signifie pas l'isolement des
pouvoirs.

2. Le fonctionnement
Le Président domine la scène politique aux États-Unis, surtout après les années 30 (New Deal).
Cependant le régime n'est jamais tombé, dans un régime dictatorial ou autoritaire.

Il domine car il est élu par le peuple, plus correctement par des grands électeurs (SUI), mais les
élections sont faites d'une telle manière qu'il bénéficie d'une assise de légitimé très puissante.

Cette popularité du Président fait toute sa force sur le plan politique, mais il existe des garanties
démocratique qui limitent le pouvoir politique du PDR.
→ Système de Checks and Balances (Poids & Contrepoids)

Des mécanismes qui font que le pouvoir arrête le pouvoir, qui font que le Président use et abuse de
sa popularité pour concentrer les pouvoirs et imposer sa décision arbitraire à l’État.

Les autres pouvoirs, le Congrès, la Cour Suprême sont de véritables puissance, sans lesquelles le
Président ne peut agir, décider et mener cette politique.
Dans ce système de poids et contre poids, le Président a un seul pouvoir de conviction plutôt qu'un
pouvoir de décision propre.
Il doit convaincre le Congrès, de voter la loi nécessaire aux politiques présidentielles.
Et il doit convaincre le Congrès de ne pas voter des lois qu'il estime contraires aux intérêts des
États-Unis.
Pour cela, PDR dispose de différents moyens :

– Le pouvoir de communication
Tout d'abord, le Président peut s'adresser aux Chambres avec un droit de message.
Ensuite, il peut dialoguer directement par chacun des parlementaires, en faisant une sorte de lobby
pour les convaincre. (parlementarisme de couloir)
Enfin, si rien ne marche il peut prendre le peuple à témoin, pour décrédibiliser politiquement la
position du Congrès.

– Le droit de veto
Article I section 4 C° américaine : Président met un veto suspensif contrairement à un veto absolue.
(faculté d'empêcher relative)
Il peut s'opposer à une loi dans les 10 jours de son vote par le Congrès. Dans ce cas le Congrès doit
revoter la loi si il le souhaite mais cette fois avec une majorité plus forte (au lieu de 50% +1 voix il
faut une majorité de 2/3)
Si le Congrès, ne résiste pas au veto présidentiel ou si il ne parvient pas à une majorité de 2/3, lors
du nouveau vote, la loi n'entre pas en vigueur et est rejetée.
Il est rare qu'un veto présidentiel, même suspensif, soit surmonter par le Congrès. (5% veto
surmontés)

De son côté le Congrès des États-Unis, a des moyens de pression sur le Président (l'exécutif) :

– Tout d'abord, c'est le Congrès qui vote les lois. Si il refuse de voter une loi voulue par le
PDR, alors le PDR est bloqué dans son action.
→ Loi des finances (blocage )

– Sénat doit donner son accord aux nominations présidentielles, et possède la faculté
d'empêcher.
– Sénat doit donner son accord pour la signature des traités internationaux du Président. (gêner
le PDR dans la conduite de la politique internationale)
– Congrès dispose des pouvoirs d'enquêtes, des commissions (Chambres représentant &
Sénat) peuvent faire toutes les investigations estimées nécessaires pour comprendre un scandale
d’État, un mauvais fonctionnement de l’État.

→ Le Congrès n'est pas démuni, il ne peut pas censurer l'administration présidentielle mais peut
enquêter, s'informer et mettre pression sur les cas de mauvaise administration.

Et enfin, il y a l'impeachment (procédure juridictionnelle de caractère pénal) ce n'est pas un moyen


de pression politique en tant que tel. Mais cette procédure une fois ouverte, a des effets de pression
sur le Président ou son administration.
Lorsque cette procédure ouverte, la popularité du PDR risque de se réduire, il est en difficulté sur la
plan politique. Même si c'est une procédure non politique il y a des effets politiques.

Il n'y a pas de gouvernement aux États-Unis dans le sens parlementaire du terme, il y a une simple
administration présidentielle. Un G° n'est pas nécessaire car il n'y a pas de responsabilité politique
de l'exécutif devant le législateur.
Pourquoi il n'y a pas de ministre aux US ? Car ce sont des secrétaires d’État.
Le pouvoir exécutif des États-Unis est le PDR.
Régime présidentiel → Pas de réel responsabilité politique du Président (pas de censure)
Régime parlementaire → Il y a une responsabilité du PDR. (censure élément clé)

A cet équilibre institutionnel, s'ajoute la Cour suprême :


Un exemple montrant la puissance de la CS :
Les années 30, sont marqués par les politiques économiques voulu par le PDR. La Cour
va censurer plusieurs lois pour inconstitutionnalité et va s'opposer aux politiques
présidentielles dans un premier temps.
Ainsi, le Président et le Congrès sont obliger d'imaginer une nouvelle loi, qui sera va être jugé
constitutionnel devant la Cour.
→ La Cour empêche la loi, empêche la politique de l'exécutif.

La démocratie américaine organise un système de poids et de contrepoids, chaque pouvoir arrête


l'autre et a besoin de l'autre pour « aller de concert ».
La concertation des pouvoirs est la règle essentielle de la démocratie américaine et de surmonter les
crises.

B. Le régime parlementaire
Pour simplifier, nous allons dire que c'est le contraire du présidentiel.
Non pas parce qu'il n'y a pas un Parlement (car il y en a un), il y a même certain élément du
parlementarisme dans le régime présidentiel (parlementarisme de couloir).
C'est le contraire parce que la Constitution dans le régime parlementaire, organise une séparation
souple des pouvoirs.

Elle est dîtes souple car il existe des mécanismes de révocation politique entre les pouvoirs.

En cas de crise politique, le déblocage sera effectué grâce à la démission des organes, à un retour à
la source et aux mauvaises élections si la crise perdue.
Le mécanisme de déblocage est essentiel dans un régime parlementaire, qui est l'élément clé de la
notion de régime parlementaire, c'est la responsabilité politique du Gouvernement devant le
Parlement.

1. Définition
La responsabilité politique du Gouvernement devant le Parlement est fondée sur le mécanisme de
« La censure ».

Dans un régime parlementaire, le Gouvernement doit disposer continuellement de la confiance


politique des parlementaires.
Les parlementaires doivent continuellement faire confiance sur le plan politique au Gouvernement.
L'existence même de ce Gouvernement, c'est pour permettre cette responsabilité politique.
Le chef de l’État, politiquement irresponsable ne peut pas être renverser politiquement, c'est
pourquoi il y a un Gouvernement qui endosse la responsabilité politique des décisions de l'exécutif.

L’élément perpétuelle du parlementarisme, c'est la confiance politique du Parlement dans le


Gouvernement.
Il existe deux techniques de responsabilité politique :

– Motion de censure: demande faite à une assemblée


Motion qui peut être adoptée par le Parlement, en France c'est l'article 49al2.
Elle peut aussi être provoquée 49al3.
→ Dans les deux cas, la demande de motion vient des parlementaires.

Motion : Demande faite à une assemblée

– Vote de confiance
Lorsque le Gouvernement, prend l'initiative d'interroger le Parlement sur sa confiance au
Gouvernement. (art 49alI pour la France)
→ Si le Parlement accorde sa confiance, G° est renforcé dans sa force.
→ Si le Parlement vote la défiance, G° est renversé.

Le régime parlementaire c'est cette possibilité de révocation politique du Gouvernement par le


Parlement. (censure ou la défiance)
Dans les deux cas le G° démissionne, il faut alors en constituer un nouveau.

Mais attention, c'est un mécanisme qui peut devenir dangereux pour la démocratie, en provoquant
une instabilité gouvernementale. S'il est trop répété cela provoque une instabilité ministérielle
chronique, l’État n'a plus de G° efficace, avec un exécutif instable.
Cette instabilité affaibli le pouvoir d'action de l’État, donc trop de démocratie et de parlementarisme
a pour risque l'instabilité politique du pays.

A ce mécanisme principal de révocation gouvernemental, peut s'ajouter d'autres mécanismes :


En contre partie de la censure ou de la défiance, dans les régimes parlementaires, l'exécutif dispose
d'un pouvoir de dissolution.

France en vertu de l'article 12 : Chef de l’État peut dissoudre l'Assemblée Nationale

La dissolution est un autre mécanisme de déblocage qui permet de rééquilibrer la séparation des
pouvoirs.
Donc les deux mécanismes, censures et dissolution peuvent souvent fonctionner ensemble.
(Notamment lorsqu'il y a une grande crise politique. → Parlement censure G° en contre partie PDR
dissout A.N)

2. Le fonctionnement
Le cœur du régime parlementaire c'est la responsabilité politique du Gouvernement.
G° → Organe de l'exécutif, d'action devant le Parlement
Parlement → Organe législatif démocratiquement élu
Les ministres sont nommés et les députés élus, et cela fait toute la différence.
Les ministres sont responsables devant la volonté générale du peuple.

En fonction de la façon dont cette responsabilité sera organisée, le régime parlementaire sera
différent, les variations du fonctionnement du régime peuvent être étudiées sur deux points :
– Point de vue purement institutionnel (organique)
Le régime parlementaire peut être moniste ou dualiste.

– Point de vue politique


Le régime parlementaire peut être, un parlementarisme avec la prépondérance du législateur OU un
parlementarisme avec la prépondérance de l'exécutif.
a. D'un point de vue organique

Le parlementarisme moniste :Régime le plus répandu actuellement.


Le G° :
– Est responsable politiquement devant le Parlement.
– N'a pas de responsabilité politique vis-à-vis du chef de l’État (Roi/PDR).

→ Si c'est un roi c'est un parlementarisme monarchique, si c'est un PDR c'est un parlementarisme


républicain (République).

Cas du Royaume-Unis : Le chef d’État, n'a qu'un rôle strictement institutionnel & symbolique.
Le roi ne dispose pas de pouvoir sur le plan des politiques, il n'a pas de pouvoir de décision dans
la conduite des politiques nationales.

Il est vrai que le roi nomme le PM, mais il a l'obligation coutumière de nommer le chef de la
majorité, vainqueur des élections à la Chambre des Communes. (basse)
→ Le roi n'a pas de liberté de choix, ni de pouvoir discrétionnaire sur le choix du PM.

Le PM & son cabinet (soit le G° britannique) :


– Politiquement responsable que devant Chambre des Communes.
Seul cette chambre, peut adopter une motion de censure ou un vote de défiance.

→ Le Gouvernement n'a tout au plus, qu'une sorte de responsabilité symbolique devant le roi et
non politique. Le G° ne rend pas compte au roi.
(Régulièrement, le PM vient devant le roi expliquer son programme. Mais sans que le roi puisse
dire quoi que ce soit sur ces explications. Il existe ainsi une relation, c'est une tradition
constitutionnelle, des rapports coutumiers)

Ce parlementarisme moniste existe dans la plupart des démocraties européennes, qu'elles soient
républicaines ou monarchistes :
Allemagne : Chancelier allemand (chef G°) → Pas responsable politiquement devant le
PDR de la République Fédérale d'Allemagne
Italie : PM n'est pas responsable devant le PDR
France : Sous III & IV République, il n'existe pas de responsabilité politique du G° devant le
Président.
→ Depuis la crise des années 1876, le G° n'est pas responsable devant le chef de l’État.

→ Dans les démocraties européennes qu'elles soit républicaines ou monarchistes (Belgique, Pays
Bas,Espagne), le parlementarisme moniste est présent.

Dans ces États, le chef de l’État est en retrait sur la scène politique, c'est un chef institutionnel pour
effectuer des arbitrages indispensables en cas de crise politique majeure.
Il va :
– Assurer la continuité de l’État (lors d'une crise qui nécessite la démission du G° ou la
dissolution du Parlement par ex.)
→ Le chef de l’État, aura des pouvoirs institutionnels, administratifs, qui ressemblent à ceux d'un
notaire pour constater la crise et signer les actes nécessaires à son déblocage. (nomination d'un
nouveau PM/Organisation de nouvelles élections..)Il signe sans aucun pouvoir d'appréciation
d'opportunité.Il ne se mêle pas des choix politiques, ces choix relèvent des pouvoirs du
Gouvernement et donc de la responsabilité du G°.
Autorité = Responsabilité
Autorité politique = Responsabilité politique
La logique parlementaire, relie donc le pouvoir avec la notion de responsabilité.

C'est le Gouvernement qui a une responsabilité politique, seulement devant les élus du peuple et
non devant le chef de l’État.

Le parlementarisme dualiste : fondé sur une double responsabilité politique du


Gouvernement.
Le G° est politiquement responsable devant :
– Parlement
– Chef de l’État.

C'est un régime parlementaire, plus présidentialisé, que le régime parlementaire moniste.

Le Chef de l’État ( roi ou PDR), dispose donc de pouvoirs non seulement institutionnels,
symboliques, mais également de pouvoir politique.
Il peut nommer & révoquer les membres du Gouvernement, tout comme le Parlement qui peut
censurer ce même Gouvernement.

Le G° est pris en tenaille, pris entre deux forces politique et doit satisfaire politiquement à la fois le
législateur & chef de l'exécutif.
Sa responsabilité politique est double, le régime est dualiste.

Fait majoritaire : Phénomène opposé à la cohabitation durant lequel le chef de l’État, le G°


et A.N sont du même camp politique.
La majorité présidentielle se retrouve à l'A.N, et par conséquent au sein du G°.
Car le G° doit être bénéficiaire de la confiance du Parlement.

France Ve République : Uniquement durant période de fait majoritaire

Durant ces périodes de fait majoritaire (début des années 2000), le PDR qui est élu par le
peuple (1965) va nommer & révoquer son PM comme bon lui semble, soit discrétionnairement.
Le Chef de l’État, va librement procéder à des remaniements ministériels avec l'assistance de son
PM.
Ainsi, il aura donc depuis les années 2000, toute la faculté discrétionnaire sur la composition de
son G°.
→ Le G° a donc naturellement une responsabilité politique face au PDR élu, et dont dépend la
nomination & révocation ministres.

En vertu des articles 20, 49 & 50 C° : G° est également politiquement responsable devant le
Parlement, plus précisément devant l'A.N.
– Seul l'AN peut prononcer une motion de censure ou adopter un vote de défiance pour
renverser le G° & provoquer sa démission.

Le G° est un organe distinct du chef de l’État, le PM est le chef du G°.


Mais en période de fait majoritaire le chef de l’État, est à la fois chef de l’État, de l'exécutif, et
politique du pays.
C'est tout le contraire durant la cohabitation, où la France devient un « parlementarisme moniste.»
Et c'est tout le génie de la C° 1958, tel un transformiste la V va changer de robe avec un passage de
dualiste → moniste.
b. D'un point de vue politique

• Le parlementarisme avec la prépondérance du législateur : Régime dans lequel les


équilibres institutionnels favorisent l'organe législatif (Parlement).

Le Parlement peut facilement remettre en cause la responsabilité politique du G°. Ainsi, le


Parlement domine le système.
→ Pèse plus lourdement que l'exécutif car il peut renverser G° pour des motifs politiques, par des
mécanismes qui ne sont pas entourés de conditions difficiles à remplir.

Ce fut le cas longtemps en France, même avant les III & IV République : culture de la domination
du Parlement sur le G°.
Dans cette période d'avant la Ve, avant 1958, la responsabilité ministérielle pouvait être engagée
sans réelle condition contraignantes. Chacun des parlementaires, pouvaient disposer d'un droit
d'interpellation pour demander des comptes à chaque ministre de manière individuel.
Un ministre pouvait être individuellement poussé à la démission par les parlementaires pour des
motifs politiques.
La responsabilité politique était donc ministérielle et non pas simplement gouvernementale.

D'ailleurs, la notion même de G° n'existait pas formellement à l'époque, au lieu de ça c'était


« Cabinet ministériel », il n'existait pas de PM mais des « PDR de cabinet »
→ Il n'existait pas de la solidarité, de la collégialité gouvernementale.

L'idée commence à faire son chemin à la fin de la IV et débute au début de la Ve, le principe de
solidarité gouvernemental.
Aujourd'hui cette responsabilité politique est devenue plus difficile à remettre en cause.

• Le parlementarisme avec la prépondérance de l'exécutif :


Depuis la fin de la 1GM et surtout la fin de la 2GM, les États contemporains ont commencés a
donné toujours plus de prépondérance à leurs organes d'actions (exécutif). Les Parlements, qui sont
des organes de discussion ont étés poussés sur le second plan.

La responsabilité politique du G° n'a pas été abandonnée mais par différents éléments des équilibres
institutionnels et de la séparation des pouvoirs, les Constitutions modernes ont limités, voir bridés le
parlementarisme.
→ Parlementarisme rationalisé
C'est l'idée principale sous notre Ve République.

Afin d'assurer plus d'efficacité à l’État, la C° de 1958, tire les leçons des mauvaises expériences
parlementaires (III/IV Républiques paralysés par les instabilités ministérielles chroniques).
Cette C° a décider alors, de limiter la responsabilité politique du G° par des garanties
constitutionnelles.
Désormais seul PM peut engager cette responsabilité politique.
Un ministre individuellement ne peut engager la responsabilité politique du G° devant le Parlement
Seul l'AN peut renverser le G° pour des motifs politiques (par censure/vote de défiance)
Seule une majorité renforcée de l'AN peut engager cette responsabilité
La responsabilité politique du G° est collective
Les modes de scrutins aux élections législatives permettent au G° de disposer
systématiquement d'une majorité suffisante à l'AN pour ne pas s'inquiéter d'une censure
éventuelle
→ L'exécutif n'est plus dominé par le législateur.
Évidemment d'autres mécanismes constitutionnels que celui de la responsabilité politique du G°,
renseignent sur les équilibres institutionnels d'un parlementarisme dans un pays donné.

Les pouvoirs constitutionnels du chef de l’État


Le chef de l’État possède t-il un droit de dissolution libre ?
Les prérogatives du G° dans procédure législative
Peut-il imposer une loi et maîtriser les débats en contrôlant le vote ?
Les moyens de contrôle du Parlement sur G°/Chef État autre que la censure ou défiance.
Question parlementaire, enquêtes, pouvoir de destitution du PDR.

Ces exemples montrent qu'une multitude de données doivent être prise en compte au-delà du seul
critère de la responsabilité politique du G° pour pouvoir déterminer plus précisément les équilibres
institutionnels tels qu'ils sont déterminés par la séparation des pouvoirs, établie par la Constitution
du pays examiné.
Toutefois, la responsabilité politique du G° demeure l'élément essentiel, le critère le plus important
pour comprendre le régime parlementaire, même si ce régime est de plus en plus déparlementarisé à
notre époque.
CONLUSION DE LA PREMIERE PARTIE :
Les différents points à étudier forment en réalité une seule et même donnée.
L'organisation politique de la société autour d'une Constitution, donne à cette société un État.
(fédéral, unitaire, régional/ centralisé, décentralisé /République,Monarchie/ Stricte, souple)

L'essentiel c'est que cet État réalise son objectif, qu'il remplisse son rôle d’État puissance publique,
qu'il réussisse le bien être social et l'épanouissement individuel.
Si l'Etat y parvient à travers un régime dictatorial, autoritaire, totalitaire tant mieux.
Si chaque membres de la société y trouve son compte, c'est l'essentiel.

Mais c'est une expérience éternelle que tout État totalitaire arrive un jour à l'arbitraire qui est le
terminus de l’État.
Par l'arbitraire, l’État se détruit de l'intérieur, car ces décisions sont de plus en plus mauvaises.
Et au final telle une étoile dans l'espace qui s'écroule sur elle même à cause d'une trop forte
concentration des pouvoirs l’État devient un trou noir.
Ainsi, la concentration des pouvoirs conduit à la disparition de l’État.

Toutes nos analyses devraient donc se focaliser sur les modalités de la séparation des pouvoirs qu'il
faudra choisir pour le meilleur Gouvernement des sociétés.
Le droit constitutionnel n'a pas de réponse, ni de leçon a donner, il ne donne que la capacité
à réfléchir sur la question. Il nous permet de comprendre les équilibres institutionnels pour imaginer
les réponses possibles, les plus adaptées à nos attentes et besoins.

Nous avons vu les deux dimensions essentielles du droit système juridique, l'aspect normatif
qu'est la Constitution, puis nous avons vu le droit comme système institutionnelle de séparation des
pouvoirs.
Mais il manque encore quelque chose, nous avons compris le cadre mais il manque encore quelque
chose pour répondre à cette question éternelle « Quel est le meilleur G° ?»
La réponse n'est pas seulement cachée dans les notions fondamentales du cadre juridique du droit
constitutionnels, mais elle est aussi cachée dans l'Histoire du DC.

Mescenes Manon

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