Cours DC
Cours DC
Il n'y a pas une réponse unique à la principale question que soulève le DC depuis toujours : « Quel est le meilleur
G° ? »
En creusant cette q°, le DC donne des modèles d'organisation sociale, et l'opportunité de discuter des progrès
sociales dans l'organisation politique de la scté actuelle.
Préambule DUDH 1789 → « Le pouvoir doit être organiser dans le but de garantir le bonheur de tous »
Le bonheur de tous : C'est chaque 1dvd + Scté dans son ensemble : recherche de simultanéité de bonheur de bien
publique qui est visé dans cette déclaration.
Comment le Pouvoir public adoptant les décisions régissant la vie publique, devrait être organiser pour que
ce Pouvoir soit au service de ce bien publique et pour qu'il ne devienne pas un pouvoir oppressif
provoquant des malheurs publics ?
Il n'y a pas de réponse précise mais il est plutôt question d'un modèle de « Gouvernement modéré »
Depuis l'Antiquité, Socrate, Aristote et d'autres auteurs sont d'accord sur cette notion.
Après le siècle des lumières, ces auteurs vont ajouter à ce « G° modéré », qui par ailleurs est respectueux de la
séparation, un élément essentiel → Respect des D de l'H
L’État contemporain sera celui organisant le pouvoir de façon à garantir le plus grand espace de liberté à l'être
humain pour qu'il puisse réaliser son épanouissement personnel.
C'est ainsi que naît le Constitutionnalisme, avec la fondation des EU, la Révolution française, et par le biais de
textes d'auteurs tel que Benjamin Constant.
Le DC va plus loin que la science juridique, en épousant une sociologie culturelle et occidentale permettant ainsi
la liberté individuelle.
La sécurité que l’État garantit à la scté doit se consigner avec la liberté que tout membres de celle-ci, a le droit de
réclamer à titre 1dvdL.
→ Cette conciliation va être rechercher grâce aux connaissances du DC
1 e Partie. Les notions fondamentales du droit constitutionnel
TITRE I : LA CONSTITUTION
Albert Camus « Mal nommé les choses c'est ajouté au malheur du monde »
CHAPITRE I . LA CONSTITUTION COMME NORME JURIDIQUE
Norme juridique : Règle de droit écrite ou dite, élaboré & adopté selon le D, et les procédures
admises par celui-ci et dont le contenu, les effets ainsi que sa validité sont déterminés par le droit lui
même.
De cette définition, (provenant du droit positif de l'école autrichienne fondé par Hans Kelsen) ressort 3
éléments principaux :
La forme
Forme reconnu par le droit : loi, règlement, arrêt, principe générale, etc...
Chaque forme juridique est élaboré selon une procédure déterminant le validité de cette norme juridique :
La loi est une norme juridique valide si elle est élaboré conformément à la procédure législative
Les décrets, sont une norme juridique valide si elle est élaboré conformément à la procédure
réglementaire
C° est valide si elle est élaborée conformément à la procédure constitutionnelle
Le contenu
Une norme ne peut être vide, elle possède un contenu normatif et est prescriptive.
Les effets
La norme produit forcément des effets de droit. Alors qu'une obligation engage, un droit permet.
La norme a donc des effets contraignants et cette contrainte nécessite une sanction.
Elle déploie réellement ses effets, à condition qu'elle soit sanctionner sinon elle est inefficace.
La sanction donne son efficacité à la norme juridique, la puissance de cette sanction va constituer la garantie
juridictionnelle de l'effectivité de la norme juridique, permettant alors, l'effectivité du droit dans son
ensemble.
Section 1. La définition juridique de la Constitution
A. Le contenu constitutionnel
La définition est dite matérielle lorsqu'on dit qu'une norme juridique est qualifiée de
constitutionnelle en raison de son contenu, donc de la matière qu'elle régit.
Inconvénients
Pour reprendre la célèbre formule du Conseil Constitutionnel dans sa décision du 2 sept 1992
considérant 19 « Le pouvoir constituant est souverain » on ne peut pas lui interdire des matières.
Avantage
Malgré ces inconvénients la définition matérielle n'est pas complètement inutile, elle possède un
avantage notable.
→ Impose une certaine déontologie juridique
C° n'est pas une brochure qu'on peut modifier à volonté : C'est le contrat social, le serment qui nous
relis entre nous, et nous avec l’État formant la nation. C'est notre plus petit dénominateur commun.
Dans toute cette diversité, la C° est la substance invariable de la Nation.
Portalis « Le législateur ne doit modifier la loi que d'une main tremblante », avec le soucis de ne
pas trop et mal écrire. On ne devrait pas trop souvent touché au «marbre » de la C°.
Matériellement la C° n'est pas une norme devant s'aligner sur les problèmes ponctuels & spécifique
car il s'agit du domaine de la loi.
C'est le pacte générale de la Nation assurant l'unité dans la diversité.
Cette définition a l'avantage de mieux nous faire comprendre ce qu'est idéalement et globalement
…?
A. La procédure constitutionnelle
Norme X = Norme constitutionnelle si elle est élaborée par procédure constitutionnelle
La procédure définit la forme juridique.
.
La définition selon sa forme juridique, suppose qu'il existe plusieurs types de formations de la
norme juridique et que celle de la C° est différentes des autres.
C'est cette définition, à la lumière de la théorie de la Hiérarchie des Normes de Hans Kelsen, qui est
aujourd'hui utilisée pour définir les normes juridiques.
Avantage
• Simplicité & objectivité : Ni jugement arbitraire, ni considération subjective n'est nécessaire.
C° est une norme constitutionnelle, car elle a la forme et est adoptée selon la procédure
constitutionnelle.
Inconvénient
• Répétitive/ tautologique : n'est pas suffisante.
• Incomplète : ne permet pas de définir toutes les C° du monde
C° Britannique (une coutume peut elle être constitutionnelle ? → tombe dans incertitude)
Dans ce cas, elle ne permet pas de protéger la C° contre les mauvaises révisions constitutionnelles.
→ Toutes normes telles qu'elles soit peut être voter comme norme constitutionnelle, ainsi selon la
définition formelle, la C° est ouverte à toutes les attaques possibles.
Ne devons nous pas donner des limites matérielles à cette définition formelle pour la préserver?
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Conclusion :
En réalité, la définition de la C° est secondaire. L'essentiel est de comprendre ce qu'est une norme
juridique du point de vue du droit public.
Elle permet de démontrer qu'il n'existe que très peu de vérité établit en droit, l'essentiel est la
discussion & l'argumentaire.
Le droit c'est l'art de la parole & l'écrit, il nous invite a pondérer nos propos et balancer nos
affirmations.
La notion même de C° n'a pas une seule définition simple et complète.
La définition formelle s'impose par sa simplicité et par le fait qu'elle est appuyée par le positivisme
juridique, contrairement à la sociologie juridique.
Mais cette définition ne suffit pas et n'offre pas les mêmes garanties que la définition matérielle.
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Comme la définition formelle importe plus, il faut continuer sur la quête d'identification de la
notion de C°, en étudiant comment est formé cette norme juridique.
Le juge n'est que la bouche de la loi, et est en quelque sorte un pouvoir nul. Le non écrit n'a
pas vraiment de valeur, c'est pour cela que nous donnons beaucoup d'importance à la formation
procédurale de la Constitution.
Section 2. La formation de la Constitution
Toutes normes juridiques se forme sur la base d'une procédure déterminée. La norme
constitutionnelle, accomplit sa formation sur la base de la procédure constitutionnelle.
Élaboration la Constitution
Révision constitutionnelle
Il y a ainsi une distinction entre élaboration & révision : la différence réside tout d'abord dans le
temps (d'abord la C° nouvelle puis celle révisée)
I. L’élaboration de la Constitution
Dans cette hypothèse, une C° nouvelle est établie soit :
Le régime de Pétain, était un régime fasciste, il a été refusé par la France au retour du générale de
Gaule avec l'ordonnance de rétablissement de la République.
Et la V République ?
Le constituant de 1958 avait pour mission de réviser la C°.
L constitutionnelle du 3 juin 1958 ordonne au G° provisoire de De Gaule de réviser la C° de 1946,
mais la révision était tellement étendue qu'un nouveau texte constitutionnel voit le jour.
→ admet qu'il s'agissait d'une nouvelle C°.
La Ve République est à la fois une révision & établissement nouvelle C°. (révision abrogation)
Nouvelle C° est d'abord un projet négocié, discuter & voter par le peuple ou ses représentants.
⚠ A savoir ⚠
Premières C°, sont issus des mouvements populaires.
→ C'est le mouvement populaire qui conduit à la création d'une C°
Dictature
→ Armée, l’Église ou une famille royale
Mais il ne faut pas oublier que le DC, est une science méta-juridique (politique & sociale).
La force qui pousse le droit est donc un fait.
Au delà, de ces considérations il faut comprendre que la C° est le point de rencontre entre le fait &
le D et qu'elle tire sa légitimité à la fois dans le fait social (expression de la volonté générale
souveraine) et dans le droit puisque la C° est sanctionnée, respectée en tant que R juridique.
Pour résumer, la C° est un mélange entre fait & D. C'est un fait qui a des effets de droit.
L fondamentale supposée : La théorie de Kelsen a un point faible
Selon lui, chaque normes est reliées entre elles. Mais la norme suprême est reliée à quoi ?
Il explique que le droit s'explique seul.
Cependant, la loi fondamentale doit être rattachée à quelque chose → la loi fondamentale supposée
illustrant le contrat social entre la Nation & la C°.
La procédure de révision est beaucoup moins méta-juridique, elle est plus dans le droit.
La C° originale va déterminer quel pouvoir & selon quelle procédure il est possible d'amender,
réviser, la version initiale de cette C°.
Ces distinctions entre originaire & dérivé sont abstraites mais demeurent utiles puisqu'en droit
pouvoir originaire > au dérivé
En réalité les choses ne sont pas si simple :
France : révision constitutionnelle de 1962 montre qu'on peut parfois violer la C° sur le plan
formel, alors qu'il est accepté sur le plan matériel.
→ Révision 1962 par Charles de Gaules sur la base de l'article 11 en relation de l'article 89
B. La procédure de révision
Toute C° peut être révisée, il n'y a pas de C° juridique immuable mais les procédures de révisions
sont plus ou moins souple ou rigide.
D'où deux types de C° → Souple & rigide.
Constitution souple : Lorsque la C° peut être facilement révisée et que la procédure n'est
pas compliquée (ex → procédure législative)
Il n'existe pas aux EU une procédure de révision particulière. La C° peut être révisé comme
une simple loi.
En 2005 → DC révisé : juge est exclut de la Chambre des Lords (Haute)
En 2009 → Cour Suprême crée
De simple lois votées, par le Pt ont effectués ces révisions.
C° Britannique est à priori souple, mais dans un sens elle est plus que rigide.
Car elle est essentiellement composée de coutumes, le texte étant est secondaire.
→ Or, ce n'est pas facile de réviser une coutume.
Coutume : Comportement répété dans le temps, dont le caractère obligatoire ne fait pas de
doute dans la pensée de son auteur
D'autres pays ont une C° clairement rigide, mais celle-ci possède des degrés :
Très rigide :
– USA (rigide)
Une révision de C° nécessite la ratification des trois quart des États fédérés (75 %)
– Portugal (rigide)
→ Aucune révision possible, dans les 5 ans d'une révision précédente.
→ L de révision constitutionnelle doit réunir 2 tiers de majorité (majorité renforcée et plus forte que
la simple majorité absolue).
→ Pas de révision en cas d'état d'urgence, de siège.
→ Des limites matérielles à la révision existent ( L'indépendance nationale/ forme
républicaine/Droit fondamentaux)
Le pouvoir constituant dérivé est très limité par la volonté de l'originaire.
Moins rigide :
– L'Allemagne (souple)
La C° allemande appelée → Loi fondamentale
L'autorité & la valeur juridique d'une norme sont reliées à ces trois points (forme, contenu,
sanction) :
Forme juridique :
Détermine l'autorité & rang dans la HDN.
Si la norme possède la forme constitutionnelle elle sera au sommet.
La procédure législative est infra-constitutionelle & supra-règlementaire.
Réglementaire → inférieurs aux lois
Cette suprématie n'est effective que si elle est juridiquement sanctionnée. La sanction juridique
passe par la garantie juridictionnelle de la norme juridique.
→ Juge doit sanctionner violations de la norme
Les définitions formelles & matérielles ne sont pas suffisantes, il faut y ajouter une
définition fonctionnelle selon laquelle la C° est une norme fondamentale càd, norme placée au
sommet de l'ordre juridique pour sceller l'existence même de cet ordre et pour en garantir l'intégrité,
l'harmonie et la cohérence.
La C° est une norme suprême et les juridictions françaises n'ont cessées de rappeler cette
valeur suprême de la C°n au sommet de la HDN, dont nous allons rappeler le principe.
Hiérarchie
Pcp fondateur, car tout système juridique, est fondé sur ce principe.
→ Tout Droit est un système hiérarchique.
D'autres principes fondamentaux, vont trouver leurs sources dans ce pcp fondateur.
Ainsi, de la hiérarchie naît → l’État de droit (pcp fondamental de l’État de droit moderne)
A. La définition du principe
HDN est mise en avant par Hans Kelsen, dans sa Théorie pure du droit 1934, en réalité c'est
un principe de droit positif qui décrit le Droit par le droit lui même, et le définissant dans sa
verticalité.
Selon cette définition normativiste, le D est tout simplement un ensemble de règle juridique.
Le mot essentiel est « un ensemble » celui-ci supposant, une certaine cohérence, d'un système
juridique.
Le D c'est le contraire de l'anarchie, R juridiques ne sont pas jetées dans le vide de manière éparse,
elles ne sont pas produites & appliquées de manière désordonnée.
Le D est un ensemble dans lequel les règles sont enchaînées les unes aux autres dans un certain
ordre, et dont l'ordonnancement cache en lui une certaine cohérence & logique.
→ logique juridique régissant l'ensemble des normes juridiques étant la hiérarchie
Il existe en droit des normes supérieures et des normes inférieures, la validité des normes
inférieures dépendent de leurs conformités aux normes supérieures.
Cette règle de hiérarchie, est un pcp puisque c'est une règle fondamentale qui est incontestable et
donc universelle.
Première observation : Concernant la valeur d'une norme
Comment savoir qu'une norme est supérieure ou inférieure ?
Une norme est supérieure par rapports à d'autre norme dont elle détermine la forme, le contenu &
les effets.
• La forme
C° française détermine procédure législative (art 45)
C° détermine comment un traité international produit ses effets de droit en France.
Valeur juridique d'un traité international en France (art 55).
Traités ont une valeur supérieures à la loi, c'est alors la C° qui décident comment elle entre en
vigueur.
• Le contenu
La norme est supérieure si elle détermine le contenu de la norme inférieure.
C'est la C° qui ordonne ce que contient la loi.
• Les effets
La norme supérieure détermine les effets, le rang.
→ Existe pluralité de système juridique, et ces pyramides sont reliées entre elles et certains vont
critiquer Kelsen ainsi que sa théorie, en proposant une autre image: Celle du réseau
Le droit serait un réseau de système juridique.
La France est un bon exemple de cette pluralité de système, la pyramide française est relié à 3
systèmes juridiques :
➢ Droit de l'UE
➢ Droit international classique
➢ Droit convention EDH
→ Principalement les traités renferment ces 3 réseaux.
– C° (norme fondamentale )
Détermine les conditions de formation, modification, suppression, ainsi que parfois le contenu, les
effets juridiques & la validité de toutes les autres normes de la pyramide.
La C° française est en réalité une pluralité de texte constitutionnel, considérés comme ayant valeur
constitutionnel.
Se dessine ainsi, la HDN où les règlements doivent respecter les lois, les traités l'ordre
constitutionnel...etc
La conséquence immédiate d'une telle hiérarchie est que la validité de chaque norme inférieure,
dépend de sa conformité à toute norme supérieures, cette exigence conduit immédiatement au
principe d’État de droit.
C'est un État qui se soumet au droit qu'il a pourtant lui même produit. C'est un État
respectueux de son propre Droit, qui accepte d'être limité dans sa souveraineté par son propre Droit,
par sa propre C°.
L’État de droit : État dans lequel aucun acte faisant grief n'échappe au contrôle de sa
conformité au Droit par une autorité juridictionnelle càd indépendante & impartiale statuant
sur les règles objectives du Droit, avec le pouvoir d'annuler les effets de l'acte illégal & avec
le pouvoir d'accorder une réparation adéquate aux victimes de cet acte illégal.
→ Pouvoir juridictionnel est un vrai pouvoir garantissant le respect du Droit ou comme l'a si bien
formulé la DDHC art 16 « La garantie des droit »
Le juge est le pouvoir clé de l’État de droit, il va sanctionner le rapport conformité validité/ non
conformité invalidité.
La norme juridique contraire à celle supérieure, ne peut avoir aucune validité juridique en
Droit, elle doit disparaître et n'est même pas une norme juridique.
C'est une règle invalide donc nulle, dès la naissance d'un conflit entre cette norme contraire et la
norme supérieure.
HDN fait primer la norme supérieure sur l'inférieure.
Dans État de droit, chaque normes juridiques inférieures doit être conforme à toutes supérieures.
L’État de droit impose des contrôles juridictionnels à tout les niveaux de la hiérarchie.
Tout ces contrôles sont indispensable à l’État de droit, et sont commandés par pcp HDN :
L’État de droit, est donc un état où domine le respect du droit, la garantie des droits assurés
par les différents contrôles juridictionnels.
Ces deux principes ne sont pas anarchiquement disposés mais sont en lien entre eux.
(séparation horizontale)
C° comme norme suprême & fondamentale : elle scelle & consacre l'ordre juridique, grâce à ces
juges qui en sont devenus les gardiens et qui ont affirmés & protéger cette suprématie dans l'ordre
juridique.
C° est l'expression au plus haut niveau de ce que la doctrine allemande appelle la compétence des
compétence soit la souveraineté.
La souveraineté décide des conséquences, il est donc normal que le pouvoir juridictionnel dont les
compétences sont déterminés par la C° affirme dans l'ordre juridique de cette C° la suprématie de
celle-ci.
Mais il ne faut pas oublier que cette affirmation française, tout comme celle des autres États
européens heurtent de front les jurisprudences internationales, qui elles ont une lecture légèrement
différente de la HDN.
Après cet arrêt, c'est essentiellement, dans l’arrêt Sarran et Levacher 30 octobre 1999 que
par une nouvelle décision d'Assemblée, le CE affirme clairement « la suprématie des traités sur la
loi que consacre l'article 55 de la C° ne s'applique pas dans l'ordre juridique français aux
dispositions de valeurs constitutionnelles »
Le Conseil constitutionnel reprend cette solution des juges ordinaires, en la confirmant dans
la décision de 2007 sur le Traité de Lisbonne.
En 2004 [Link] a introduit une atténuation, à ce pcp de suprématie, dans sa décision dites
« économie numérique », puis confirmé en 2006 par le décision « du droit d'auteur » et 2018 «
protection des données ».
Selon ces jurisprudences, certaines règles du droit de l'UE ont une valeur constitutionnelles, parce
que la C° commande directement le respect.
Elles ont une valeur constitutionnelle et ont pénétrée dans le bloc de constitutionnalité grâce à la
jurisprudence (économie numérique, protection des données, droit d’auteur,
French data..).
En principe , C° est la norme suprême sachant que parfois certaines règles internationales ont étés
qualifiées à valeur constitutionnelles, elle ont pénétrées dans le bloc grâce à la jurisprudence sur
le fondement de l'article 88-1 Constitution, selon lequel la République participe
à l’Union européenne (transpositions d'égalité, respect des règlements.) ce qui
est commander par l’article 88-1.
B. Le conflit de systèmes
Tout les juges internationaux et européens sans exception assurent la primauté des normes
internationales et européennes sur les droits nationaux et même sur les normes de valeur
constitutionnelles.
Sur l'ordre juridique international classique :
4 février 1932 CPGI rappel que « Un État ne peut opposer sa Constitution contre un autre
État »
→ Obligations internationales priment sur C°
Arrêt 2012 Cour internationale de justice « Un État ne peut échapper à ses obligations
internationales en invoquant sa C° »
• Décision Cour EDH 1998 : La Cour condamne la Turquie, qui a interdit le parti communiste
unifié.
Ainsi, elle condamne la Turquie et refuse l'argument turc selon lequel sa C° obligeait cette
interaction.
La Cour rejette ainsi cet argument, en estimant que la Convention EDH doit être respecter, et qu'il
n'est pas possible de lui opposer la C° nationale.
La primauté du droit internationale sur la C° se retrouve même dans un autre droit européen
→ droit communautaire (UE)
On y trouve le juge qui est la Cour de justice de l'UE, qui a affirmé la primauté du droit
international dès 1964.
Dans la fameuse affaire « Costa » de 1964, la Cour affirme que « Le droit né du traité ne peut se
voir judiciairement imposé un texte interne quel qu'il soit ».
→ Implicitement cela peut être un texte constitutionnelle, une loi...
En 1970, l'affirmation est plus explicite dans l'arrêt du 17 décembre Cour de justice de l'UE (avant
nommée Cour de Justice des Communautés Européennes) dans l'arrêt international.
→ La Cour assure la primauté constitutionnelle du droit communautaire sur les normes
constitutionnelles nationales.
La Cour de justice va conserver cette jurisprudence → Arrêt 2010 « Meloni » jurisprudence
communautaire constance sur la primauté du droit communautaire.
Une opposition, d'un côté avec les juges nationaux affirmant la suprématie de la C° dans l'ordre
juridique interne.
De l'autre, les juges internationaux et européens affirmant la primauté des règles internationales et
européennes sur les C° nationale.
Il existe donc un conflit entre les juges français et internationaux. Mais paradoxalement ce conflit
n'engendre pas de grave dommage en droit. Bien au contraire, les juges internationaux & européens
contribuent au respect des valeurs et principes constitutionnelles
Pourquoi ?
Car que ce soit devant la Cour EDH ou la Cour JUE , les valeurs fondamentales comme le principe
de l’État de droit, de la démocratie, ou encore celui de la liberté.
→ Toutes ces valeurs, principes et droit constitutionnelles sont légalement protégés.
Entre Cour Constitutionnelle Allemande & de la Cour de Justice de l'UE ( guerre des juges
avec arrêt interposé)
→ Mais malgré ce risque de conflit, il existe un dialogue entre juge français, juge internationaux et
européens.
C'est pour cela que nous allons étudier la portée juridique, soit la garantie juridictionnelle de la
Constitution, qui est essentielle pour saisir l'importance de cette norme internationale.
Section 2. La portée juridique : la garantie juridictionnelle de la Constitution
Aux EU, la justice constitutionnelle s'est affirmée plus tôt au début du 2e siècle, mais ce modèle
américain ne s'est pas répandu en Europe.
Nous étudierons alors les différences entre ces deux modèles, puis nous donnerons le cadre général
de la justice constitutionnelle française.
Mais l'expression « justice constitutionnelle », renvoie aux juridictions suprême qui ont
spécifiquement la compétence de contrôler la constitutionnalité des lois.
Quel que soit son intitulé, la justice constitutionnelle est cette juridiction qui va garantir le respect
du droit dans les interprétations et les applications de la Constitution dans ce pays.
Cette Cour suprême, a une importance notable dans les équilibres institutionnels. Le pouvoir
judiciaire aux États-Unis est un véritable pouvoir.
En France on l'appelle simplement → Autorité judiciaire.
Sa composition & ses compétences permettent de rappeler l'importance politique de la Cour
suprême.
Ces juges de la Cour suprême sont nommés à vie, et sont ainsi inamovibles. Sauf dans le seul cas de
l'impeachment (lorsqu'un agent fédéral commet un crime grave et peut être jugé par le Congrès)
La Cour suprême a une composition politique, qui aujourd'hui, est dominée par les juges
conservateurs, 6 juges républicains. Il n'y a que 3 juges progressiste (démocrates)
→ Couleur politique de la Cour suprême est républicaine
Cette composition à caractère politique, joue un rôle important dans le pouvoir de décision.
La Cour suprême, possède une politique jurisprudentielle très marquée et très marquante de
l'histoire constitutionnelle américaine.
✔ 1803 : Cour Suprême s'est déclarée compétente pour contrôler la Constitutionnalité des lois
fédérales.
Alors que cette compétence, n'était pas explicite dans le texte constitutionnel.
C'est dans le célèbre Arrêt « Mardury contre Madison » que la Cour se déclare compétente pour
censurer une loi fédérale.
✔ 1920 : Cour Suprême bloque les politiques sociales (lois syndicales), au nom de la liberté du
commerce.
La doctrine a beaucoup critiqué cette politisation de la justice constitutionnelle, et c'est à cette
époque qu’apparaît, une expression qui est aujourd'hui utilisé la notion de « gouvernement des
juges» formulé par Édouard Lambert qui critique la Cour Suprême, en estimant que c'est un
gouvernement déchu.
→ Cette formule signifie que que le juge empiète dans le domaine du législateur et excède ces
compétences. Et viole ainsi le principe de la séparation des pouvoirs.
✔ Années 50 : Cour suprême arrête d'être réactionnaire et favorise les principes humanistes,
autorisant des lois contre les discriminations raciales en leurs donnant valeur
constitutionnelle.
✔ En 2022, la Cour Suprême censure des lois sur les ports d'armes aux États-Unis.
En connaissance de cause, et malgré ça la CS défend le port d'arme comme un droit constitutionnel
et s'oppose à sa limitation.
Puis, durant cette même année, la Cour a effectuée un revirement de jurisprudence, pour autoriser
les États fédérés à interdire l'avortement.
Même dans cette époque, il y a quelques arrêts progressiste :
→ 2015 : Cour Suprême des États-Unis autorise les mariages homosexuels
Pour résumer, les 9 juges ont le pouvoir de bloquer les lois, les politiques nationales.
CS est placé à la tête de toutes les juridictions américaines avec le pouvoir de casser les
jurisprudences des juridictions inférieures.
Dans un tel système on peut penser que la C° fédérale ne soit pas assez protégée, vu le peu de
nombre d'arrêt de la CS.
Mais il ne faut pas oublier que, ce modèle américain est basé sur un système particulier de contrôle
de constitutionnalité de la loi : c'est un contrôle diffus & concret. (contrairement au modèle
européen.)
➔ Contrôle diffus : La Cour Suprême des États-Unis n'a pas le monopole du contrôle de
constitutionnalité de la loi fédérale.
Tout juge américain, quel que soit son degré (suprême d'un état fédéré, d'appel, ou de district) a le
pouvoir de contrôler la constitutionnalité d'une loi fédérale, au regard de la Constitution fédérale.
→ Chaque juge américain, est donc un juge constitutionnel de premier degré.
Voici donc ce modèle américain, où la Cour Suprême est en haut et où les juges sont
inférieures donc en bas.
En conséquence la C° fédérale est protégée par la Cour Suprême et par les juges ordinaires. (Des
deux côtés)
B. Le modèle européen
Pendant longtemps, l'Europe n'a pas connu le contrôle de constitutionnalité.
→ Il considère que seule la loi est protégée par une garantie juridictionnelle.
Les juges français n'exerçaient pas de contrôle de constitutionnalité, mais seulement des contrôles
de légalité.
Hans Kelsen, dans sa Théorie pur du droit, explique qu'un État de droit, n'est possible
qu'avec un contrôle de constitutionnalité.
Et donc juste après la 2nd guerre mondiale en 1946, l'Autriche a crée une Cour constitutionnelle.
Cette première Cour est suivit par l'Italie en 1947, Allemagne 1949 let la France en 1958. (Date
création du Conseil Constitutionnel)
A la différence du modèle américain, ce modèle européen est fondé sur un contrôle centralisé &
essentiellement abstrait :
Ce contrôle à posteriori n'est pas organiser de la mm manière dans tout les pays européens :
Dans tout les cas, même pour la QPC, le contrôle demeure moins concret qu'aux États-Unis.
Aux États-Unis le contrôle à priori n'existe pas.
→ Il existe des différences entre les deux modèles.
Parlement de Paris contrôle la conformité des actes royaux aux lois fondamentales du
royaume.
Mais ce n'est pas un contrôle de constitutionnalité, car la notion de constitutionnalité n'existe pas.
Nous allons étudier ce principe, mais aussi rappeler que malgré cette exclusivité du Conseil
Constitutionnel, la justice constitutionnelle se ressource et se développe grâce aux jurisprudences
des juges ordinaires (Cour Cassation/Conseil d’État) et européens (Cour européenne/ Cour de
justice).
• C° 1958 → Attribue cette compétence exclusive au Conseil constitutionnel par les articles
61 & après 2008 par l'article 61-1 de la C°.
Ce nouveau contrôle n'est pas problématique pour la séparation des pouvoirs.
Ces juridictions supérieures vont vérifier le caractère réel et sérieux de la QPC et la transmettront au
Conseil Constitutionnel disposant de 3 mois pour donner sa réponse.
Si il déclare inconstitutionnelle → L abrogé
Si il déclare constitutionnelle → L reste en vigueur & juge du fond doit appliquer la loi
Mais il ne faut pas oublier les autres institutions qui ressource la justice constitutionnelle.
Les deux juridictions contrôlent la forme des traités, le respect de l'article 55 C°.
Le Conseil d’État & la Cour de cassation vérifient que le traité est signé, ratifié, publié et
réciproquement appliqué.
→ Le respect des formes constitutionnelles par un traité est contrôlé par les juges ordinaires.
Les juges ordinaires exercent le contrôle de conventionnalité de la loi.
Se faisant, ils doivent faire attention à ce que leurs interprétations ne divergent pas avec le Conseil
Constitutionnel.
→ Le juge ordinaire assure ainsi la cohérence entre le contrôle de conventionnalité qu'il exerce & le
contrôle de constitutionnalité qu'exerce le Conseil Constitutionnel.
Donc il vaut mieux pour la cohérence du droit, que les interprétations du Conseil Constitutionnel
ne soit pas divergentes des interprétations européennes.
Elle naît pour le concept d’État moderne, puisque dans chaque État c'est cette normes fondamentale
qui organise les pouvoirs publics de l’État.
La Constitution naît avec le concept d'État moderne, elle est pour l’État moderne.
Comprendre l’État c'est donc comprendre ce à quoi sert une Constitution.
Après avoir définit, l’État juridiquement, nous allons étudier la fonction principale de l’État qui est
de l'organiser institutionnellement.
Chapitre 1. La définition juridique de L’État
Telle une statue, l’État est stable et représente cette organisation durable et continue de la société
dans la paix sociale, la tranquillité en assurant la sécurité publique, l'ordre public.
De plus l’État est l'auteur de son propre droit, de son ordre juridique, il crée le droit et assure son
respect sur un territoire, une population grâce à ses pouvoirs publics.
L’État, est la puissance publique.
Définition élémentaire de l’État : Ensemble organisé des autorités publiques, qui ont le
pouvoir d'adopter des décisions régissant la vie publique.
Cette définition permet de couvrir l’État dans son historique, elle s'applique aussi à l’État avant l'art
moderne.
Le premier État existe dans ce sens, depuis les premières civilisations, depuis qu'il existe une
organisation sociale, existe l’État.
l'Empire de Charlemagne, Empire romains, Empire égyptiens, Empire chinois...
En effet, ce sont bien des États, mais pas au sens contemporain au sens moderne.
L’État au sens moderne, depuis la C° américaine, ou encore la Révolution française de 1789,
commence à montrer son origine dès le 16e siècle.
Avant même que naît l’État moderne, au 16e commence les théories philosophiques aboutiront au
18e s à la naissance de l’État moderne :
Et donc les éléments constitutifs de l’État moderne commence sur cette évolution.
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C'est alors qu'apparaît le premier modèle constitutionnel étatique souverain, mais avec un g°
modifié. Le souverain est contrôlé & respectueux des droits fondamentaux en cadrant et fondant le
peuple.
L’État est alors au service du peuple en tant que puissance publique et de service publique. Et c'est
cette conception qui encore aujourd'hui en France, domine cette puissance publique.
Encore aujourd'hui, l’État c'est le pouvoir souverain qui s'exerce sur un territoire donné, sur une
population donné, à un moment donné.
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Nous allons approfondir cette définition élémentaires, en étudiant les composantes de l’État puis,
nous allons voir que ces composantes ne suffisent pas à définir l’État car elles sont discutables et ne
suffisent pas à cadrer ce phénomène politique, juridique et social.
Nous verrons aussi, qu'il faut aussi utiliser les qualités de l’État pour comprendre l’État moderne.
Section 1. Les composants de l’État
De quoi est fait un État ?
➢ Un territoire
➢ Une population
➢ Pouvoir politique organisé
L’État est une organisation de la société autour d'un pouvoir politique, mais cette définition ne suffit
pas à le distinguer d'autres organisations sociales telles que des associations, organisations
criminelles...
La mafia aussi est une organisation, mais comment les différencier ?
Il nous faut alors distinguer l’État, qui n'est pas la force pure illégitime, ni la violence illicite.
Il s'agit en effet, de violence licite, de force légitime, c'est la force publique le pouvoir public.
Lorsque l'on met l'idée de droit dans la force on obtient l’État → État qui est la force publique
Ainsi, l État c'est l'autorité publique. Mais la distinction n'est pas simple.
Nous allons voir qu'aucun des éléments composant la notion d’État, ne permettent de casser cette
critique de l’État criminel. Évidemment, l’État n'est pas criminel, mais c'est la force et si il n'y a pas
de droit encadrant la force, l’État peut alors devenir l’anarchie.
Suite à l'étude des composants de l’État, nous verrons que ces composantes ne permettent pas de
distinguer l’État d'autres formes malsaines d'organisations.
A. Le territoire
Territoire : Espace géographique dans lequel l’État exerce sa souveraineté (Terre, mers,
airs)
– Zone terrestre : Comprends la surface & sous-sols des terres de l’État (toutes parties
terrestres non submergées pas les mers)
L’État dispose de toutes les ressources naturelles, et exerce sa souveraineté pleine et entière, en
disposant de tout son droit étatique sur ces terres.
C'est un espace clos, par les frontières nationales, soit les limites territoriales de la juridiction de
l’État. Ces frontières sont fixées par les traités internationaux, donc sur la base du droit international
entre les États souverains.
– Zone maritime : Espace submergé par les eaux salées (composé des mers qui se
communiquent entre elles, zones d'eaux salées qui courent jusqu'à 200 000 miles nautiques
depuis les côtes jusqu'à la haute mer)
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A savoir :
→ Plateau continental sous la ZEE, peut dépasser la ZEE jusqu'à 350 miles nautiques.
Ex : Les États d'Amériques du Sud disposent de ces plateaux continentaux
→ PC s'arrête aux dorsales océaniques (Zone internationales)
→ ZEE s'arrête à la haute mer.
La haute mer & dorsales océaniques sont des zones internationales, en dehors de toute souveraineté
étatique.
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– Zone aérienne : Espace aérien sur les terres & la mer territoriale de l’État.
C'est la zone atmosphérique, en principe il n'existe pas de frontières verticale prédéterminer, il n'y a
pas d'altitude maximale.
Mais officieusement il y a la ligne Karman, qui selon elle au delà de 100 km d'altitude on est dans
l'espace spatiale.
L’État a sa souveraineté, l'entrée et la sortie est contrôlé par l’État. Il contrôle souverainement la
navigation & le trafic en réglementant l'usage de son espace aérien.
La notion de population est neutre, tout d'abord elle ne renferme aucune idée de nombre.
Touaregs qui voyage entre plusieurs États entre l'Algérie, le Mali et le Niger.
Enfin, la population peut être composée de plusieurs nationalités, peuples, citoyenneté.
RUSSIE (Salve, turcs, chinoises)
US chaque États fédéré à sa nationalité.
– Le peuple
Ne possède pas de définition juridique, c'est une population partageant une langue, religion, histoire
et culture.
Et généralement, cette notion se confond avec celle de nationalité.
Le peuple est un fait social tandis que la nationalité un statut juridique.
Mais le peuple même si c'est un fait social, demeure un concept essentiel en DC.
– La nation
Concept beaucoup plus précis que la population, et le peuple.
L'apparition de la nation est plus récente, 1789, le modèle État-nation apparaît avec les révolutions
américaines & française.
Ce modèle provoquera la chute des empires (soit l'Union des peuples, empire britannique, ottoman,
austro-hongrois...) → C'est l'éclosion
Aujourd'hui, nous n'avons que ce modèle d’État, il existe un peu moins de 200 États et ce sont tous
des États-nations.
D'un point de vue juridique, la nationalité c'est ce statut juridique fondé en principe sur
l'appartenance à un peuple, et conférant à son détenteur des droits et obligations spécifiques.
– La citoyenneté : statut juridique, dont dispose en principe les seuls ressortissants nationaux
et qui confèrent à son détenteur des droits politiques (votes...)
Il n'est pas impossible de séparer la nationalité de la citoyenneté et d'appliquer des droits citoyens
aux étrangers.
Juridiquement il n'y a pas d'impossibilité.
Juridiquement ses notions sont naturellement rattachées entre elle.
L’État a bien-sûr la force, qui est la force publique (police, forces de l'ordre). Mais la force étatique
est légitime.
Grâce au droit qu'il crée et à l'encadrement juridique, l’État transforme la force en pouvoir public.
L’État se distingue d'autres organisations politiques et sociales puisqu'il détient un pouvoir politique
organisé, à travers lequel la souveraineté nationale est mise en œuvre.
C'est donc cette trilogie de pouvoirs : législative (adopte les lois), exécutif (exécute les lois),
juridictionnel (assurant le respect du Droit).
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Conclusion : Le peuple, le souverain, sur un territoire donné s'organise politiquement. L’État est
cette organisation de l'exercice de la souveraineté nationale.
Voilà la définition, de l’État à travers ces composantes.
C'est une définition simple, mais abstraite , peu précise parfois problématique : les composants de la
notion juridique de l’État sont parfois insuffisants, puisqu'ils n'expliquent pas tout les phénomènes
politiques sur le monde.
La réalité dépasse souvent le droit, c'est pourquoi il faut discuter ces éléments.
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II. La discussion des éléments : « État » entre fait et droit
Le mot état est un qualificatif juridique pour formuler l'idée d’organisation juridique de la société.
Mais avant d'être juridique c'est une donnée sociale, les peuples se constituent un état et
généralement cette constitution (formation) se fait dans le temps.
L’État est l'accumulation des institutions.
L’État français est un fait qui dure depuis plus de 1000 ans, depuis Clovis, Charlemagne, la
royauté..
Ce n'est pas simple de déterminer où commence exactement l’État. Ce n'est pas simple de dire autre
chose que l’État c'est le pouvoir.
Mais dans ce cas, rien ne distingue l’État d'autres organisations sociales ni le territoire, ni la
population, ni le pouvoir politique organisé ne suffisent à rendre compte de l’État, à le distinguer
d'une bande de brigands.
– S'agissant du territoire :
Certains États perdent leurs territoires et d'autres sont sans territoires.
– S'agissant de la population
Il existe des micros-états.
Vatican
L’État ce n'est donc que ce phénomène social, d'un peuple qui s'auto-déclare souverain. C'est une
question de force, puissance, endurance, et de pouvoir : la puissance publique.
L’État se reconnaît à cette puissance publique.
L'ONU
Il y des organes de décisions (conseils de sécurités), des organes de discussions (assemblée des
nation unies) et l'administration (secrétariat général).
Est-ce néanmoins un État ? NON
Ainsi, l'organisation politique du pouvoir ne permet pas non plus de distinguer l’État d'autres
formes juridiques.
Les composants de l’État étant insuffisants, il faut alors ajouter un élément secret
→ La souveraineté
En effet, les 3 éléments constitutifs de l’État, ne permettent de définir cette notion juridique que
grâce à la notion de souveraineté.
État est l'exercice de sa souveraineté, sur un territoire donné, sur une population donné, par un
pouvoir politique organisé.
Ce ne sont donc pas les seuls composants qui définissent juridiquement l’État, mais c'est l’union de
ces composants avec la fonction de l’État : l’exercice de la souveraineté.
La souveraineté, est donc cette qualité distinctive de l’État face à tout les autres types
d'organisations de la société.
Section 2. Les qualités de l’État
La souveraineté est la qualité juridique essentielle de l’État, elle permet de distinguer l’État des
autres entités juridique.
Mais comme tout concept du droit, l’État qui a cette substance essentielle de souveraineté a une
forme juridique qui est la personnalité morale de droit public.
Contrairement aux objets du droit, seul les sujets possèdent la capacité en droit.
Un chat ne peut pas conclure un contrat / Une table ne peut pas se marier
L’État a sur le fondement de sa PJ, cette capacité en droit de disposer des droits & obligations.
( C'est un sujet de droit ) Ainsi l’État peut lever l'impôt, fonder une armée, faire la guerre...etc
Mais plus que tout et à la différence des autres sujets, l’État a seul le droit de créer le droit.
C'est-à-dire, de produire les normes juridiques et de constituer son ordre juridique dans son
ensemble.
Cette personnalité morale de droit public, appartient non seulement à l’État central, mais également
à tout les démembrements de l’État.
Cette personnalité moral de droit public, se transmet aussi aux démembrements « internationaux »
de l’État aux organisation internationales. (Ce sont également des personnes juridique, avec la
capacité juridique.)
C'est pourquoi l'UE peut conclure des contrats dans les États et agir en justice.
La différence essentielle entre, les démembrements territoriaux & l’État, c'est que seul l’État détient
la souveraineté.
Ni une commune, ni région n'est dépositaire de la souveraineté étatique, seul l’État en est le
dépositaire.
II. La qualité substantielle : la souveraineté « étatique »
C'est une erreur d'exprimer la formule « souveraineté étatique ».
En effet, dans la jargon du droit on fait un raccourci et l'on dit « État souverain ».
En droit international : ce sont des États souverains qui sont les sujets du droit.
En droit constitutionnel : l’État est souverain sa souveraineté est indivisible, absolue et
perpétuelle.
Oui nous utilisons cette formule, mais le juriste doit connaître que le souverain n'est pas l’État mais
le peuple.
C'est une erreur tolérée mais grave pour la compréhension du droit constitutionnel.
Sièyes
Grande figure de la Révolution française, c'est lui qui quasiment provoque la Révolution, par ce
texte « Qu'est-ce que le Tiers États ? ».
→ Selon lui, c'est le peuple.
Le souverain convoque les États généraux (Assemblée composée de 3 ordres
(Clergé/Noblesse/Tiers États).
Les Tiers États étant ceux qui n'ont aucun privilège, aucun titre de noblesse ni ecclésiastique.
Ce sont des démunis.
Ainsi, Sièyes rappel que le peuple réclame à devenir quelque chose.
Ce sont ces idées qui vont encourager le peuple à se révolter et demander le pouvoir.
C'est lui qui organise en 1799, le Directoire et le Coup d’État de Napoléon. Il appelle Napoléon au
pouvoir.
C'est cet homme de l'ombre, qui joue un rôle majeur dans l'histoire constitutionnelle française.
La souveraineté conduit donc à l'idée de la démocratie directe. → Chaque citoyen vote chaque loi.
– Sièyes : Avec son rôle dans la Révolution
Au contraire la Révolution française propose la souveraineté nationale.
Il n'ai pas interdit aux citoyens de participer au pouvoir, mais le citoyen participe au pouvoir
essentiellement par l'élection de ses représentants.
Le pouvoir finalement exercé par les représentants de la Nation.
Les institutions politiques décisionnelles, sont des institutions élues par le peuple.
La distinction entre souveraineté nationale et populaire est philosophique, mais reste intéressante
pour le droit constitutionnel car la distinction nous conduit à la division entre démocratie directe et
indirecte.
Ainsi, la notion de souveraineté joue un rôle essentiel dans la compréhension du droit
constitutionnel.
Alors il est important de définir cette souveraineté.
A - Définition
« SUMMA POTESTAS » : Le pouvoir suprême
Jean Bodin
Au 16 e siècle dans son ouvrage Les six livres de la République, définit la souveraineté pour la
première fois et donne ainsi à la littérature juridique le concept de l’État moderne, qui commence
avec cette définition.
La souveraineté : Le libre arbitre. Le droit suprême de dire le dernier mot, seul le souverain
peut se limiter dans sa souveraineté.
Le pouvoir : La force encadrée par le droit, qui s'exerce dans le respect d'un titre de
compétence crée par le souverain.
– Absolue
– Indivisible
– Perpétuelle
1. La souveraineté absolue
La souveraineté est absolue, dans le sens où aucun pouvoir ne peut déroger à la volonté
souveraine.
La souveraineté absolue, peut néanmoins se limiter elle même puisque sa volonté est absolue.
Cette limitation doit être respecter parce que c'est SA volonté.
→ Une souveraineté illimité se finit toujours mal.
Préambule Constitution française 27 Octobre 1946 alinéa 15 : confirme cette interprétation
qui a valeur constitutionnelle.
« Sous réserve de réciprocité la France consent aux limitations de souveraineté, nécessaire à
l'organisation et la défense de la paix »
→ Entendu au sens large par la paix internationale. Ainsi, la France limite sa souveraineté comme
tout les autres États souverain pour contribuer au développement du droit international publique.
Soit :
– Le roi
– Le peuple
– Organe entre les 2
Seul les États sont dépositaires de cette souveraineté, les autres sujets du droit n'exercent pas la
souveraineté mais peuvent participer à cet exercice.
Ainsi, le citoyen n'exerce pas la souveraineté mais participe à son exercice par l'élection, le vote de
ses représentants, qui eux vont voter la loi de l’État souverain. ( Le citoyen est un dépositaire à effet
nul)
Les collectivités territoriales, communes, département, région : Dépositaire à effet nul, car
ils participent à cette souveraineté mais n'en sont pas titulaire.
En droit international, seul l’État est dépositaire, l'organisation internationale n'a pas la
souveraineté.
C'est une différence importante entre l’État souverain (dépositaire de la souveraineté) &
l'organisation internationale. (qui n'est pas souveraine mais participe à la réalisation de la volonté
souveraine des États et donc de leur peuples)
Il faut retenir cette spécificité de l'Etat, seul dépositaire reconnu en droit contrairement aux
démembrements de l’État, qui n'ont pas de reconnaissances de ce types ainsi que pour les
organisation internationales qui ne disposent pas non plus de la souveraineté.
Conclusion : C'est cette souveraineté qui est l’élément clé de la définition juridique de
l’État.
C'est l’élément caractéristique qui distingue, l’État des autres formes d'organisations sociales, des
autres entités juridiques ou factuelle, ou collectivités territoriales.
La fonction principale de toute C° c'est d'organiser l’État, d'une telle façon que celui-ci
remplisse sa fonction sociale de puissance publique et de service public le mieux possible.
C'est-à-dire de la manière la plus favorable au bien publique, soit l'intérêt général.
Cet intérêt général, a besoin de l'action publique mais celle-ci doit être juste, proportionnée,
contrôlé, légitime et modérée pour que le bien public ne se détruise pas.
Pour que l'action publique ne débouche pas au malheur public c'est à dire à l'oppression.
→ La meilleure Constitution est celle qui organise l’État, en vue d'un juste équilibre entre sécurité
et liberté.
Dans les trois sections nous allons voir que celles-ci portent sur un aspect particulier de
l'organisation constitutionnelle de l’État. Nous allons rechercher cet équilibre entre sécurité et
liberté. Ce bon équilibre que permet un Gouvernement modéré respectueux du droit.
Nous allons rechercher si, nous garantissons cet équilibre entre État puissance publique et État
service public. (action & protection)
Nous allons d'abord voir que l'organisation constitutionnelle, est territoriale. L’État c'est
d'abord un territoire, il a un encrage au sol. (La question est de savoir quelle est la meilleure
organisation territoriale de l’État pour permettre au mieux cet équilibre.)
→ La France répond le mieux à cet équilibre
Dans une deuxième section, nous allons nous intéressés aux institutions de l’État. Cet ensemble
d'organe qui exerce les pouvoirs de l’État (leg/ex/jud), en voyant que ces pouvoirs travaillent
ensemble. Et en s'interrogeant sur le meilleur équilibre entre ces pouvoirs qui collaborent et qui
adoptent par concertation les décisions de l’État.
Et enfin, nous allons nous intéressés à l'essentiel, l'organisation politique pour vérifier si la cité
(polys) est bien gouvernée et si la population s'est dotée du meilleur gouvernement garantissant
l'épanouissement social de chacun de ces membres.
Section 1. L’organisation territoriale de l’État
Même la monarchie absolue, est organisée territorialement (sous Louis 14 *le Roi soleil).
Le Roi ne décide pas de tout mais de l'essentiel, il détermine les principes.
Ses agents, ses intendants, ses commissaires, ses préfets garantissent la bonne exécution des ordres
du roi dans le territoire, dans les localités, seigneuries.
• L’État peut accorder une autonomie très poussée à ces territoires, jusqu'à leur accorder un
véritable statut d’État.
→ État fédéral, composé d'un État central et des États fédérés
• L’État peut décider de centraliser son pouvoir, d'accorder des compétences limitées aux
localités.
→ État Unitaire et ses territoires ne sont que régionaux
• État qui confère des pouvoirs plus large à ces territoires, que l’État unitaire
→ État régional
I. L’État fédéral
C'est un État composé de plusieurs États, et qui se fonde de 2 manières :
– Par dissociation d'un ancien État (après dissolution d'un ancien État)
Confédération : Terme plus précis, c'est une fédération qui n'a pas atteint la force d'un État
fédéré.
État fédéral : Niveau le plus haut de la notion de fédération, il y a un véritable État souverain
unit par les États fédérés.
A ces fédérations par associations, il faut ajouter les fédérations par dissociation :
Le royaume de Belgique indépendant depuis 1830, est un État unitaire jusqu'en 1993 où les
3 régions linguistiques (Flandres/Wallonie/ Communauté germanophone) décident de se dissocier et
de constituer un État fédéral belge. (Exemple de fédération par dissociation)
La Russie (fédération) montre que les schémas du droit constitutionnels sont artificiels.
La Russie est une fédération, mais le pouvoir est tellement centralisé qu'on peut douter de la réalité
du caractère fédéral de cet État.
→ Les États fédérés russes n'ont pas de véritable pouvoir
Plus précisément la fédération de Russie ne semble pas obéir, à ces 3 principes de l’État fédéral
soit :
– Le principe de superposition
– Le principe d'autonomie
– Le principe de participation
A- Le principe de superposition
Un État fédéral possède 2 niveaux étatique superposé l'un sur l'autre.
→ Le niveau fédéral est superposé sur le niveau des États fédérés.
Cela veut dire que la norme juridique fédérale prime les normes juridiques des États fédérés.
Mais attention, cette primauté fédérale, ne s'applique que dans le respect du champ d'application de
l’État fédéral.
L’État fédéral ne peut pas empiéter sur les compétences des États fédérés. Cette hiérarchie des
normes, doit donc respecter la répartition des compétences.
Les compétences, peuvent être réparties de 2 manières soit les compétences sont exclusives
soit partagées.
→ Les compétences exclusives sont accordées soit a l’État fédéral, soit aux États fédérés.
– Compétences exclusives
– Compétences partagées
En matière pénal aux EU, il existe des crimes fédéraux. Seul l’État fédéral régit les crimes fédéraux
dans le respect de la répartition des compétences, entre l’État fédéral et ceux fédérés.
Pour résumer, le principe de superposition engendre le principe de primauté du droit fédéral sur le
droit fédéré. Mais cette primauté, ne s'applique que dans le respect de la répartition des
compétences entre le niveau fédéral et les niveaux fédérés.
Ce constat est intéressant, car on remarque que les deux principes du droit se rencontrent (la HDN
& séparation des pouvoirs) se rencontrent dans l'organisation territoriale de l’État.
B- Le principe d'autonomie
Les États fédérés sont des entités autonomes tout comme les États fédéraux (souverain)
Chaque État fédéré possède sa propre C° son propre système constitutionnel (législatif,
exécutif et organisation juridictionnelle)
→ Dans le cadre de leurs compétence les États fédérés sont
souverains .
Dans la doctrine pour certain auteurs un État fédéré n'a pas de souveraineté, c'est seul l’État fédéral
qui peut avoir des relations avec d’autres États souverains
État fédéré ne peut conclure de traité avec la France
Ainsi, selon eux il n'y a pas de souveraineté pour les États fédérés. Alors que d'autres pensent le
contraire.
Mais, un État fédéré ne peut pas être un État si il n'est pas souverain.
→L’État fédéral est obligé d’avoir une souveraineté (donc faux débat des deux doctrines car l’État
n'est pas souverain mais c'est le peuple).
L'État fédéral & États fédérés participent à l’exercice de la souveraineté nationale dans les
limites de leurs compétences respectives , il exerce ensemble la souveraineté de l’État dans le
respect de la C° fédérale.
→Disposent d'une autonomie institutionnelle dans le cadre d'une souveraineté exercée en commun.
C°est le principe de participation
L’État est considéré comme étant véritablement fédéré si il garantit la participation des
États fédérés à son fonctionnement.
Dans les états fédéraux, c'est essentiellement à la Chambre Haute du ¨Parlement qu’on retrouve les
représentants des États fédérés (État unis )
Les États fédérés participent également aux révisions constitutionnelles ( États-Unis amendement
nécessite ratification des ¾ pour adoption )
État unitaire : Il est constitué de simple territoires qui n'ont quasiment pas d’autonomie
réelle. L’État central est le seul qui exerce juridiquement la plénitude la souveraineté
nationale.
Le pouvoir est centralisé mais cette centralisation peut être limitée en France :
Seul l’État central est l’État souverain , mais cet État unitaire est organisé administrativement et
démographiquement en de nombreuse divisions territoriales
→ Article affirme 1 affirme que l'organisation de la République est décentralisée.
Les territoires sont représentés par le Sénat qui est un gage de démocratie.
Art 24 le Sénat assure la représentation des collectivités territoriales.
→ Lorsque les sénateurs sont élus, les territoires bénéficient par le Sénat d’un droit de regard sur les
lois du pays. (N'a pas le même poids que l’Assemblée sur les décision publiques.)
Le Sénat existait après les années 1980, où un mouvement de décentralisation a renforcé
encore plus la démocratisation du pays depuis les territoires.
Elle commence après 1981 avec l'arrivée au pouvoir de la gauche avec les lois de 82
-8.
Actes I
La décentralisation supprime la tutelle de L’État sur les collectivités territoriales qui crée les
élections au suffrage universel direct de l’administration des régions, des départements et des
communes des collectivités démocratiquement élus.
Acte II – De la décentralisation
Autonomie financière
→ Les CT ont des finances propres (l'octroi de mer finance les collectivités locales.)
Octroi de mer : Taxe qui va alimenter les ressources des territoires réunionnais.
Droit à l'expérimentation
→ C° autorise désormais les collectivités d'adapter les lois de l’État central aux particularités de
leur territoires. (Loi sur l'urbanisme : la CT va adopter cette loi à sa particularité)
Les collectivités obtiennent des compétences plus étendues (transfert de compétence qui étaient des
compétences étatique mais qui sont maintenant régionale) :
Cet acte II, a été suivit par des lois plus récentes :
➢ Loi Maptam 2014 : Modernisation de l'action publique territoriale et des métropoles.
(modernisation de la décentralisation)
Cette loi qui crée la métropole, établie une clause générale des compétences, mais celle-ci
est supprimée en 2015 par la loi « Notre ».
Désormais, c'est le législateur qui peut crée ou supprimer les compétences précises des collectivités.
➢ Loi Notre 2015: Passage de 21 → 12 régions + 5 départements et régions d'OM (DROM art
73 C° (Guadeloupe, Réunion, Martinique, Guyane, Mayotte) + 6 COM
+ A ces différentes territoires, il faut y ajouter la Corse et la Nouvelle Calédonie (collectivité
territoriale particulière).
+ TAAF ( Îles éparses, australes...) terres qui sont plutôt inhabitées, qui sont le berceau de la
démocratie locale.
La démocratie doit d'abord être locale avant d'être nationale, puisque la mentalité du gouvernement
par le peuple et pour le peuple, c'est qu'on puisse décider sur les décisions qui nous intéressent
directement.
Les régions sont autonomes, mais ce ne sont pas des États fédérés.
Espagne : Les communautés autonomes ont leurs propres institutions législative et même
parfois leurs C°.
L'essentiel ce n'est pas de connaître les modèles, c'est de comprendre qu'il y a des possibilités
multiples d'intensité entre la centralisation et la décentralisation.
Nous avons étudier, l'organisation territoriale, comme une sorte de séparation verticale vers le bas.
Il y a l’État central qui permet la décentralisation : État unitaire (décentralisation limitée), État
régional (bcp + forte), Etat fédéral ( encore +)
Mais il ne faut pas oublier qu'à cette organisation territoriale descendante, s'ajoute aussi une
organisation ascendante puisque l’État peut adhérer à des organisation internationales.
→ La France, est centralisé mais c'est aussi un pays européen et donc la puissance publique
française va non seulement vers le bas (l'autorité élue locale) mais aussi vers le haut (autorité élues
au niveau européen). La France s'est attribuée cette séparation verticale dans les deux sens.
L’État est le fruit d'une intelligence qui cherche à pouvoir s'organiser d'une manière qui
permet de mieux exercer notre souveraineté.
Section 2. L’organisation institutionnelle de l’État
Ce sont les institutions de l’État qui exercent ces pouvoirs qui sont rattachés à la souveraineté.
Le peuple est certainement l'institution la plus importante, son action peut faire et défaire
toutes les institutions de l’État et même l’État lui même. Il suffit que le peuple décide de dissoudre
l’État pour qu'il disparaisse.
En 1789, le peuple a jeté à la poubelle l'ancien régime (la monarchie absolue), après 1789 le peuple
a expérimenté d'abord des mauvaises choses mais au final a ensuite a connu l’État Républicain.
C'est la seule institution souveraine de l’État, qui vote & élit ses représentants. Il engendre les
institutions et leurs transmet leurs légitimité (assises populaires) et donc leur pouvoirs.
Peuple élit PDR (il lui transmet le pouvoir)
Peuple élit députés (transmet une parcelle du pouvoir)
Le peuple n'élit pas les juges en France : Les juges français statuent au nom du peuple français.
Sa souveraineté s'exerce à travers ces institutions, qui gouvernent et sont mandatés par le peuple
souverain, et leurs mandats c'est d'adopter des décisions nécessaires aux gouvernement.
Nous allons d'abord définir ces institutions que sont les pouvoirs publics. Puis nous allons
voir comment elles sont organisées et sur quel fondement majeur elle s'organise soit le principe
institutionnel fondamental : la séparation des pouvoirs.
A. Le pouvoir législatif
Fonction la plus importante de l’État, légiférer.
→ C'est la plus grande des puissances de l’État, poser la règle de droit.
L’État est là pour agir, l'action publique est faite par la loi. La loi est l'expression de la volonté
générale (article 6 DDHC), elle régit tout les différents aspects de la vie politique.
Le citoyen, en se soumettant à la loi se soumet à sa propre liberté.
Selon le Contrat social, « Chacun se donnant à tous ne se donne à personne »
→ obéir à la volonté générale c'est obéir à la liberté.
La loi c'est la liberté, elle nous montre les limites de nos libertés pour préserver la liberté des autres.
La liberté c'est la possibilité de faire tout ce qui ne nuit pas à autrui, et c'est la loi qui trace les
limites de ce qui nuit à autrui.
La fonction législative n'est pas que voter la loi, c'est adopter la loi dans le respect d'une certaine
procédure :
– Initiative
– Discussion (proposer des amendements de la loi)
– Voter la loi
– Promulguer la loi
La fonction législative, est multiple, c'est confectionner la loi.
Le bicaméralisme peut être égalitaire ou inégalitaire, en France le pouvoir législatif est divisé en
deux chambres :
– Chambre Haute : Sénat
– Basse : Assemblée Nationale
→ Le bicaméralisme peut être inégalitaire car le Sénat élu au SUI, n'a pas autant d'importance dans
la procédure législative que l'A.N élu au SUD.
Italie bicaméralisme égalitaire : Chambre des députés & Sénat élus au SUD (même poids
dans le procédure législative)
Mais il ne faut pas penser que le Parlement est le seul organe législatif, ce n'est qu'un organe
partiel.
Les autres participent au pouvoir législatif :
– Peuple : adopte parfois la loi par référendum art 11 C° (sans le Parlement)
– L'exécutif : Peut gravement affecter la fonction législative.
→ Il ne devient pas législateur mais intervient dans le déroulement de la procédure législative.(art
49 al3)
B. Le pouvoir exécutif
Pensé au départ, comme un simple commis du pouvoir législatif un simple exécutant, le pouvoir
exécutif est devenu de plus en plus prépondérant depuis le 20e siècle et essentiellement depuis la fin
de la deuxième guerre mondiale.
Les États contemporains ont de plus en plus donnés d'importance à l'action plutôt qu'à la discussion.
Donc aujourd'hui le pouvoir exécutif n'est plus seulement cette puissance qui applique la loi mais
également cette puissance de gouvernement politique du pays.
Art 21 C° « Le Premier Ministre assure l'exécution des lois, il exerce le pouvoir réglementaire ».
La Constitution rappel ce lien entre exécutif et pouvoir réglementaire.
Loi sur le port vestimentaire : l'habit doit être neutre à l'école c'est le principe.
C'est l'exécutif, par les décrets, arrêtés, mesures d'instruction, les circulaires, c'est ce pouvoir qui va
exécuter cette règle législative.
→ C'est l'administration, le rectorat ou le ministre de l'éducation qui vont détaillés comment il faut
s'habiller à l'école
Nous allons voir cette nuance entre le Gouvernement français & l'administration présidentielle :
Le chef de l’État, est le plus haut magistrat de l’État, il est le chef administratif dans la plupart des
États parlementaires, et n'a que de simple fonction institutionnelle. (symbolique)
Angleterre : Reine/Roi n'ont pas de pouvoir politique substantielle. Ce ne sont que des
simples autorités institutionnelles
Lorsque le chef de l’État est le centre du pouvoir dans son ensemble politique/
institutionnel :
Dans d'autres États comme la France, le chef de l’État est aussi le chef de l'exécutif il est alors le
centre du pouvoir dans son ensemble.
En France, le PDR détient des pouvoirs très importants, il n'est pas un chef symbolique il est
un chef politique.
Pouvoir de nomination du PM /Dissoudre l'AN/ Seul lui peut proposer un référendum
législatif/ Bloquer ou encourager une révision constitutionnelle pour y mettre ce qu'il estime
de bon)
→ Il énormément de pouvoir, car il est élu au SUD et que ses élections sont conjugués avec celles
des députés et surtout parce qu'il bénéficie dispose du fait majoritaire.
Il domine la scène politique de la nation.
Aux EU, le PDR n'a pas tout ces pouvoirs même si de fait il domine le visage politique de
son pays. Il n'y a pas de G° mais une simple organisation présidentielle.
Les démocraties contemporaines, tout comme les dictatures contemporaines ont choisit
d'augmenter le poids de l'exécutif pour finalement diminuer le poids du Parlement.
C. Le pouvoir juridictionnel
Montesquieu le qualifie comme : « C'est une puissance en quelque sorte nulle ».
→ Ce qui est aujourd'hui discutable, cette approche française de la séparation des pouvoirs.
Le législateur & l'exécutif prennent des décisions politiques fondées sur des considérations
d'opportunité.
→ Non pas sur des considérations objectives du droit, mais sur des considérations subjectives des
besoins du peuple.
La décision du législateur et de l'exécutif sont des décisions d'opportunité alors que celle du juges
sont celle de justice, de licéité et donc de conformité au droit.
Le juge n'a donc pas le même pouvoir d'appréciation que les décideurs politique.
Il y a ainsi une séparation des pouvoirs, que le juge lui même trace entre son pouvoir et le pouvoir
du législateur. Il n'est donc pas là pour substituer son appréciation d'opportunité politique à celle du
législateur ou de l'exécutif.
Il est là seulement pour dire le droit, pour vérifier si le D est respecté ou non.
– Le Conseil d’État, lui aussi et depuis les années 1910, fait cette distinction entre la légalité
& l'opportunité :
Tout ordre juridique s'explique autant par la hiérarchie que par la séparation. La hiérarchie définit
l'ordre juridique normativement. (verticalement)
A. La définition du principe
On trouve l'idée de séparation, dans :
✔ La politique, d'Aristote 4e siècle av JC.
→ Idée d'une division des tâches.
✔ John Locke Traité du Gouvernement civil 1690
✔ Montesquieu De l'Esprit des lois,1748
Tout ces écrivains divisent, les pouvoirs de l’État en trois et la définition actuelle retenue est celle
de Montesquieu qui divise l’État sous trois fonctions distincte :
• Législative
• Exécutive
• Juridictionnelle
Il divise le pouvoir de l’État sous ces 3 fonctions, dans le but d'empêcher l'arbitraire.
La séparation est donc un principe qui a pour fonction d'empêcher le pouvoir arbitraire de l’État et
de garantir un G° modéré, par le fait que chaque organe est spécialisé dans l'exercice d'une fonction
déterminée.
Ainsi, la fonction est législative est essentiellement détenue par l'organe législatif (appelé
souvent le « législateur », qui est généralement un Parlement dans les États contemporains)
Dans le langage usuel, on assimile le législateur au Parlement, même si cette assimilation n'est pas
complètement juste et correcte.
La fonction exécutive quant à elle est détenue essentiellement par l'organe exécutif.
Généralement, dans les États contemporain l'exécutif est composé d'un Chef de gouvernement et
d'un chef d’État : → organes exécutif de l’État.
La fonction juridictionnelle est essentiellement exercée par les juridictions indépendantes et
impartiales et donc distinctes des organes législatif et exécutif de l’État.
Comme l'écrit Montesquieu, cette division fonctionnelle et organique des tâches rend seule
possible un G° modéré car le contraire de la séparation, est la concentration des pouvoirs et dans
cette hypothèse le pouvoir devient naturellement arbitraire.
On part du paradigme, qu'en cas de concentration du pouvoir le pouvoir devient naturellement
arbitraire. Le pouvoir devient de plus en plus subjectif, personnel et dévastateur pour la société.
Montesquieu « C'est une expérience éternelle, que tout homme qui a du pouvoir est porté à en
abuser. Pour qu'on ne puisse abuser du pouvoir, il faut que par la disposition des choses le pouvoir
arrête le pouvoir »
→ Pour éviter l'abus, il y a toujours deux autres pouvoirs qui sont là pour limiter.
Pendant longtemps, les constitutionnalistes (juristes de droit constitutionnel) ont insisté sur
cette seule idée de séparation des pouvoirs.
Mais comme le montre la suite des écrits de Montesquieu, la séparation ne se réduit pas à la
seule disjonction des fonctions étatique.
La critique doctrinale a démontré cette réelle explication du principe de séparation.
B. La critique du principe
Certains auteurs ont critiqués ce principe, en insistant sur le fait qu'il n'existe jamais une complète
séparation des fonctions de l’État.
Aux États-Unis, le Président, le Congres et la Cour Suprême interviennent chacun dans la sphère
d'activité des autres :
PDR nomme les juges de CS (exécutif touche à la sphère juridictionnelle)
Le Sénat doit approuver ces nominations (législateur s'implique dans juridictionnel)
CS peut censurer une loi fédérale votée par le Congrès et voulu par le PDR ( CS peut
affecter fonction législative)
Congrès peut révoquer un agent fédéral et même le PDR par procédure de Impeachment
(législateur affecte exécutif)
→ La séparation n'est pas absolue, les pouvoirs interagissent, il n'est pas possible de les « séparer »
totalement. Il ne faut pas comprendre la séparation comme isolement des pouvoirs.
La séparation est une distinction entre les organes, une séparation organique, chaque organe est
simplement spécialisé dans une fonction, mais n'a pas forcément le monopole dans cette fonction.
C'est plus une spécialisation fonctionnelle qu'une séparation au sens propre du terme.
L'essentiel dans la séparation, ce n'est pas tant la séparation elle même mais c'est la connaissance
des moyens de pressions, d'actions, des organes les uns sur les autres.
→ Les pouvoirs ont donc des moyens d'actions les uns sur les autres, en terme d’empêchement.
La séparation conduit donc à cet autre principe fondamental qui est le principe de l'équilibre
institutionnel.
Équilibre institutionnel : Principe selon lequel les institutions de l’État travail ensemble
dans un certain équilibre.
Parfois c’est l'exécutif qui pèse plus (Ve Rep) parfois c'est le Parlement (III & IV Rep).
Pour obtenir une bonne démocratie il faut trouver le juste équilibre entre les pouvoirs de l’État.
(leg,ex,jud) :
• Si l’exécutif domine l’État est efficace (État d'action) → démocratie souffre
• Si le législatif domine l’État est très démocratique mais pas efficace → paralysé par la
discussion.
• Si le juridictionnel domine l’État est un bon État de droit → étouffe l'action et la démocratie.
→ Pour obtenir une bonne démocratie, il faut donc ce juste équilibre parmi les différentes fonction
de l’État.
Il y a une 2e critique de la définition :
Il ne faut pas restreindre la séparation à sa seule dimension horizontale, la séparation est un principe
fondateur qui connaît une dimension verticale.
Comme la France est membre de l'Union Européenne, elle transfère des compétences notamment en
matière économique vers l'UE (niveau supranationale)
Cette séparation verticale contribue tout autant que la séparation horizontale, aux progrès et
développement de la démocratie.
Comment ?
La démocratie c'est le G° du peuple, pour le peuple, par le peuple.
La décision qui affecte une population doit être adoptée au plus près de cette population, mais elle
ne doit pas être inefficace non plus.
Dvpmt de l'agriculture durable : Décision affectant réunionnais mais aussi les nationaux.
La décision la plus efficace exige une action nationale, car la Réunion ne peut garantir seule le dvp
durable
La démocratie c'est donc adopter la décision au plus près de la population, de la manière la plus
efficace possible.
Conclusion :
Article 16 DDHC « Toute société dans laquelle la garantie des droits (HDN & État de droit) n'est
pas assurée ni la séparation déterminée (séparation horizontale/verticale) permettant un niveau de
démocratie élevé (g° modéré) n'a point de Constitution. (pas de système juridique qui mérite d'être
appelé droit)»
Un État où le respect de la hiérarchie (État de droit) est incomplet, un État où les décisions sont
adoptées par les politiques éloignées du peuple n'est plus un État moderne mais un État archaïque,
sans grande valeur.
Il faut savoir que ni la démocratie, ni l’État de droit n'est acquit. L’État de droit se construit
progressivement, et petit à petit les juges arrêtent le pouvoir de plus en plus.
La création du bloc de constitutionnalité en 1971, est un grand pas dans cet État de droit, ainsi que
la QPC en 2008.
La séparation des pouvoirs n'est pas acquise non plus, il faut et on peut l'améliorer.
Il y a à repenser la séparation des pouvoirs horizontale : repenser l'équilibre des pouvoirs, renforcer
le Parlement, limiter le 49-3, faciliter la censure du G, introduire une dose de proportionnelle dans
les élections législative, renforcer responsabilité pénale des ministres, limiter les mandats des
parlementaires (à un seul mandat par ex), interdiction de tout cumul.
Et aussi la séparation verticale, démocratiser plus l'UE, (pourquoi pas une deuxième chambre pour
représenter les localités), faciliter le référendum européen, et pour les collectivités plus de
compétences régionales, de consultations locales populaires
Section 3. L’organisation politique de l’État
Nous avons étudier l'organisation territoriale, institutionnelle et maintenant il faut entrer dans le vif
du sujet, la substance essentielle qui fait qu'un État est démocratique ou non : la politique.
(Politique : Polys → Les affaires de la cité)
Politique : Activité par laquelle les pouvoirs publics discutent et adoptent les décisions de la
vie publiques.
→ L'art de décider.
Ainsi, les trois pouvoirs analysés, nous allons les utiliser pour voir quelles sont les
différentes organisations politiques de ces pouvoirs.
Et nous allons ainsi voir que, cette question connaît 3 aspects en prenant le cas de la France.
Tout le pouvoir appartient à tout le peuple. Il n'y a aucun élément monarchiste, aucun roi.
→ ¨Peuple est donc dans toutes les institutions.
Il n'est pas question des valeurs républicaines, que sont la liberté, l'égalité, la fraternité, le
respect du droit, et de la démocratie mais on se rend compte de quelque chose.
En effet, les notions de République et de démocratie ne sont pas identiques, pourtant elles possèdent
une même définition générale.
La forme la plus connue est la monarchie, mais il existe d'autres possibilités qui ont étés connus
dans l'Histoire, comme :
L'oligarchie : groupe de personne qui vont avoir le pouvoir.
Tétrarchie
Dyarchie (sous l'Empire Romain)
La différence entre la monarchie et la République est très faible :
Ainsi, en général la monarchie n'est pas élective, elle est essentiellement héréditaire.
→ Donc ce n'est pas l'élection qui distingue les systèmes monarchiques de la République.
La différence essentielle c'est simplement que toutes les institutions sont choses publiques. Dans
aucune des institutions n'existe un monarque.
Le Royaume-Unis est une monarchie car le chef de l’État est un monarque, donc l'institution
exécutive fait place à un monarque.
En France, l'institution de présidence est une chose publique. (Elle n'appartient pas à
Emmanuel Macron, il n'a pas la propriété de la présidence)
2. Ce n'est pas non plus l'existence ou non d'une C° qui fait la différence entre République &
monarchie :
Une monarchie peut être :
• Absolue/De droit divin(Sans Constitution) comme sous l'Ancien Régime, ou au Vatican.
• Constitutionnelle (C° 1791 instaure en France la monarchie constitutionnelle + Charte de
1830 instaure des monarchies avec un texte constitutionnel)
Aujourd'hui les monarchies européennes ont des constitutions, comme le Danemark, la Belgique, ou
encore l'Espagne.
3. La démocratie ne distingue pas non plus les deux formes (Forme monarchique/Forme
républicaine) :
Il existe les monarchies :
• Démocratique → Espagne, Royaume-Unis, Belgique, Italie
• Non démocratique → Arabie Saoudite, Vatican, Qatar, Oman
Donc ce n'est pas toujours facile de faire la distinction, mais pourtant la différence est simple.
Si il y a un roi c'est une monarchie, sinon c'est une République. Ce 2 notions sont opposées.
Nous sommes dans une démocratie améliorée mais souffrante, mais qui a besoin d'améliorer des
choses.
La démocratie est morte si l'action publique n'est pas efficace, si elle ne permet pas le débat,
l'opposition, la libre communication des pensées, le consensus social.
La démocratie :
C'est le seul mode de gouvernement digne de l'humain, car l'humain est libre par nature.
L'humain oppressé n'a plus la plénitude de sa liberté. (la souveraineté) Il a le pouvoir de décider son
destin.
C'est cette liberté de décision que permet la démocratique.
En effet, contrairement à la dictature, c'est le seul régime qui permet la liberté.
Rousseau, a même expliqué ce lien entre liberté & démocratie dans son Contrat social.
Selon lui la démocratie est directe ou elle ne l'est pas.
Ainsi, la démocratie représentative n'est pas la démocratie.C'est la distinction entre souveraineté
populaire & nationale.
→ Rousseau propose alors la démocratie populaire.
Tyrannie & dictature : Ce sont des régimes despotiques, où l'Homme est réduit à l'état de sujet, ne
participent plus au décisions qui pourtant détermine ses conditions de vie.
La démocratie n'est alors pas un concept figé, chaque population a une démocratie
particulière.
Mais il y a quand même une théorie générale de la démocratie.
D'une part, il y a les standards démocratique, c'est-à-dire les conditions. Et d'autres part, il y a des
types de démocraties pouvant être classifiés.
D'un point de vue juridique, la démocratie exige une condition élémentaire qui est
l’élection.
Nous allons voir que l'élection ne suffit pas à caractériser par sa seule présence, la démocratie. Il
faut que les élections soient démocratiques.
Nous allons étudier cette première condition qu'est l'élection. Mais cette condition
élémentaire est insuffisante seule, des conditions supplémentaires sont indispensable à une réelle
démocratie.
L'élection : Titre de légitimité accordé au pouvoir par son élection, par le fait d'être choisi
par le peuple, le pouvoir devient légitime ce qui renforce son autorité. Ainsi, le pouvoir élu
décide et tranche les problèmes.
Donc pour que l'élection transmette cette force à l'autorité de décision, il faut qu'elle soit
organisée dans les conditions les plus démocratiques possibles afin de garantir la meilleure
représentativité de l'autorité élue.
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Deuxième piste
Les élections doivent être organisées à des intervalles régulières, pour permettre à la population qui
change avec le temps, de changer ses élus.
Troisième piste
Le respect des principes fondamentaux tels que l'égalité, l’État de droit et des règles électorales qui
en découlent. (comme la règle de la sincérité des élections, du sérieux des élections, de la loyauté de
la campagne électoral, de l'égalité des financements des campagnes)
Est ce que dans une bonne démocratie, pouvons nous dire que la campagne doit être
égalitaire pour chaque candidat ?
→ Le principe d'égalité, lors de la campagne électoral est une condition de la démocratique
– Démographique
→ Donner le droit de vote aux femmes et aux jeunes.
Majoritaire : Permet d'élire parmi les candidats, celui qui obtient la majorité des voies.
→ Les législative en France : Scrutin majoritaire uninominal à 2 tours (le candidat se présente seul
contrairement aux élections municipales où il se présente dans une liste)
Avantage :
Renforce l'efficacité de l’État. Il permet d'obtenir une majorité claire au sein de l'Assemblée
Nationale, car les lois sont votées par la majorité.
Donner au Parlement une majorité claire et à l’État une action publique efficace.
Inconvénient :
Pas suffisamment démocratique et ne permet pas une représentativité adéquate dans son ensemble à
l'Assemblée Nationale. Parce que les candidats ayant perdus les élections n'ont aucun siège alors
qu'ils avaient perdus les élections tout en ayant des voix du peuple.
Les perdants n'ont pas de sièges mais parfois sont bénéficiaire d'un score électorales aussi important
que les gagnants.
L'opposition, le débat, la confrontation est alors réduite.
Proportionnel : Lorsque sont gagnants parmi les candidats ceux qui surmontent un barrage
(5%) et qui vont obtenir tous un nombre de siège, en juste proportion avec leur score
électoraux.
Inconvénient : Difficile de décider, car il n'y pas de majorité nette. Il faut alors des coalitions qui
vont permettre l'obtention d'une majorité.
Or en politique, les coalitions ne sont jamais fortes, mais elles permettent à l'organe de décider.
En effet, les coalition sont faibles et l'organe peut tomber dans la lutte des parties, dans des
marchandages et magouilles politiques, où il devient difficile de décider.
La démocratie est donc une bonne chose, mais cela est difficile, cela suppose de discuter et
d'accepter l'autre.
Un pays sans les liberté de la presse → L'élection est dysfonctionnelle car le peuple ne vote
plus en connaissance de cause, il n'a plus de connaissance éclairée sur les affaires de l’État.
→ L'élection est un choix.
Vote de loi sur les retraites : Les idées ont elles étés suffisamment discutées ? Non
Lorsqu'il y a une élection les candidats doivent pouvoir discuter de leur projets.
→ Une démocratie est un État de droit où le juge, sur le fondement du droit objectif peut annuler ou
reporter une élection.
La démocratie soulève donc cette question de quel est le meilleure gouvernement qui permet
de concilier la sécurité avec la liberté l'action avec la discussion, la conservation des acquis avec le
progrès. Ce n'est qu'un chantier qui peut être construit sous diverses formes.
1. La démocratie directe
C'est une forme qui n'existe pas en tant que tel dans le monde contemporain, mais on trouve des
éléments de démocratie directe dans beaucoup de pays.
Suisse : De nombreuses lois sont votées directement par les assemblées populaires dans les
cantons
Référendum : Opération par laquelle le peuple répond à une question qui lui est posée
Le danger est que cette question soit mal posée, ou que le référendum soit détourné ( par des
populistes qui vont détourner le référendum en une sorte de plébiscite.)
→ On peut donc prendre les éléments de la démocratie et les utiliser contre celle-ci.
C'est pourquoi l’État de droit est indispensable, que le CC contrôle la régularité des opérations
électorales (art 60).
Ainsi, la démocratie directe n'est pas toujours très démocratique tout dépend de ces conditions
d'organisation.
2. La démocratie représentative
Seule forme effectivement répandue dans le monde, toutes les démocraties contemporaines sont
essentiellement représentative.
Cette démocratie se repose donc sur une simple fiction juridique, selon laquelle la volonté des
représentants est assimilée à la volonté générale (à la volonté du peuple qui les a élus).
Cette fiction, est de plus en plus difficile à défendre à mesure que la minorité gouvernante devient
de plus en plus irresponsable et déconnecté des réalités.
Conclusion : La démocratie c'est le pire des régimes à l'exception de tout les autres
(Churchill).
C'est à dire que c'est un mal nécessaire, l'organisation politique est un mal nécessaire. La démocratie
c'est le seul possible pour le salut de l'humanité , car elle est le contraire de l'arbitraire, de la folie
humaine.
Mais cette démocratie est toujours insuffisante, la solution est de devenir souverain de prendre le
pouvoir sur soi, de se gouverner sois même. De sortir de l'état d'esprit d'un gouverné et épouser
l'état d'esprit d'un gouvernant.
III. Les régimes politiques
Le fonctionnement de l'organisation politique.
Selon quelles modalités les institutions politiques de l’État interagissent entre elles pour
produire la décision politique?
Nous avons déjà vu que la C° organise les institutions par le principe de séparation.
Le régime politique dépend du type de séparation qui va déterminer les équilibres institutionnels
organisés par la C°.
→ Le régime politique dépend donc de ces équilibres qui dépendent eux même du type de
séparation
Si la séparation prévue par la C°, est une séparation dîtes « stricte » le régime politique
constitutionnel de l’État → régime présidentiel.
Si au contraire la C° établie une séparation dîtes « souple » des pouvoirs, le régime politique
constitutionnel de l’État → régime parlementaire.
A. Le régime présidentiel
Ce régime se trouve essentiellement aux États Unis.
Dans les autres États qui s'inspirent des États-Unis, ce régime ne fonctionne pas aussi bien.
C'est surtout, aux États-Unis que l'essence démocratique a pu être préservée. Seul eux on su
conserver les caractères démocratique et libérale d'un régime présidentiel authentique.
1. La définition
Contrairement à la séparation souple, la séparation stricte qui est l'élément clé du régime
présidentiel est dîtes stricte, parce qu'elle ne prévoit aucun moyen juridique de révocation
politique d'un organe par un autre.
Ainsi, le Président des États-Unis n'a pas de pouvoir de dissolution du Congrès des États-
Unis.
→ Ni la chambre haute ou basse ne peut être dissoute par le PDR. (démise de leurs
fonctions)
De la même manière, ni la chambre des représentants ni le Sénat ne peuvent censurer ni le
PDR ni son administration pour des motifs politique.
La séparation est dîtes stricte car il n'existe pas de mécanisme de révocation politique entre
l'exécutif et le législateur (ni dissolution ni censure).
C'est ce qui définit le régime présidentiel, les pouvoirs sont strictement séparé d'un point de vue
politique. Les pouvoirs sont en repos.
2. Le fonctionnement
Le Président domine la scène politique aux États-Unis, surtout après les années 30 (New Deal).
Cependant le régime n'est jamais tombé, dans un régime dictatorial ou autoritaire.
Il domine car il est élu par le peuple, plus correctement par des grands électeurs (SUI), mais les
élections sont faites d'une telle manière qu'il bénéficie d'une assise de légitimé très puissante.
Cette popularité du Président fait toute sa force sur le plan politique, mais il existe des garanties
démocratique qui limitent le pouvoir politique du PDR.
→ Système de Checks and Balances (Poids & Contrepoids)
Des mécanismes qui font que le pouvoir arrête le pouvoir, qui font que le Président use et abuse de
sa popularité pour concentrer les pouvoirs et imposer sa décision arbitraire à l’État.
Les autres pouvoirs, le Congrès, la Cour Suprême sont de véritables puissance, sans lesquelles le
Président ne peut agir, décider et mener cette politique.
Dans ce système de poids et contre poids, le Président a un seul pouvoir de conviction plutôt qu'un
pouvoir de décision propre.
Il doit convaincre le Congrès, de voter la loi nécessaire aux politiques présidentielles.
Et il doit convaincre le Congrès de ne pas voter des lois qu'il estime contraires aux intérêts des
États-Unis.
Pour cela, PDR dispose de différents moyens :
– Le pouvoir de communication
Tout d'abord, le Président peut s'adresser aux Chambres avec un droit de message.
Ensuite, il peut dialoguer directement par chacun des parlementaires, en faisant une sorte de lobby
pour les convaincre. (parlementarisme de couloir)
Enfin, si rien ne marche il peut prendre le peuple à témoin, pour décrédibiliser politiquement la
position du Congrès.
– Le droit de veto
Article I section 4 C° américaine : Président met un veto suspensif contrairement à un veto absolue.
(faculté d'empêcher relative)
Il peut s'opposer à une loi dans les 10 jours de son vote par le Congrès. Dans ce cas le Congrès doit
revoter la loi si il le souhaite mais cette fois avec une majorité plus forte (au lieu de 50% +1 voix il
faut une majorité de 2/3)
Si le Congrès, ne résiste pas au veto présidentiel ou si il ne parvient pas à une majorité de 2/3, lors
du nouveau vote, la loi n'entre pas en vigueur et est rejetée.
Il est rare qu'un veto présidentiel, même suspensif, soit surmonter par le Congrès. (5% veto
surmontés)
De son côté le Congrès des États-Unis, a des moyens de pression sur le Président (l'exécutif) :
– Tout d'abord, c'est le Congrès qui vote les lois. Si il refuse de voter une loi voulue par le
PDR, alors le PDR est bloqué dans son action.
→ Loi des finances (blocage )
– Sénat doit donner son accord aux nominations présidentielles, et possède la faculté
d'empêcher.
– Sénat doit donner son accord pour la signature des traités internationaux du Président. (gêner
le PDR dans la conduite de la politique internationale)
– Congrès dispose des pouvoirs d'enquêtes, des commissions (Chambres représentant &
Sénat) peuvent faire toutes les investigations estimées nécessaires pour comprendre un scandale
d’État, un mauvais fonctionnement de l’État.
→ Le Congrès n'est pas démuni, il ne peut pas censurer l'administration présidentielle mais peut
enquêter, s'informer et mettre pression sur les cas de mauvaise administration.
Il n'y a pas de gouvernement aux États-Unis dans le sens parlementaire du terme, il y a une simple
administration présidentielle. Un G° n'est pas nécessaire car il n'y a pas de responsabilité politique
de l'exécutif devant le législateur.
Pourquoi il n'y a pas de ministre aux US ? Car ce sont des secrétaires d’État.
Le pouvoir exécutif des États-Unis est le PDR.
Régime présidentiel → Pas de réel responsabilité politique du Président (pas de censure)
Régime parlementaire → Il y a une responsabilité du PDR. (censure élément clé)
B. Le régime parlementaire
Pour simplifier, nous allons dire que c'est le contraire du présidentiel.
Non pas parce qu'il n'y a pas un Parlement (car il y en a un), il y a même certain élément du
parlementarisme dans le régime présidentiel (parlementarisme de couloir).
C'est le contraire parce que la Constitution dans le régime parlementaire, organise une séparation
souple des pouvoirs.
Elle est dîtes souple car il existe des mécanismes de révocation politique entre les pouvoirs.
En cas de crise politique, le déblocage sera effectué grâce à la démission des organes, à un retour à
la source et aux mauvaises élections si la crise perdue.
Le mécanisme de déblocage est essentiel dans un régime parlementaire, qui est l'élément clé de la
notion de régime parlementaire, c'est la responsabilité politique du Gouvernement devant le
Parlement.
1. Définition
La responsabilité politique du Gouvernement devant le Parlement est fondée sur le mécanisme de
« La censure ».
– Vote de confiance
Lorsque le Gouvernement, prend l'initiative d'interroger le Parlement sur sa confiance au
Gouvernement. (art 49alI pour la France)
→ Si le Parlement accorde sa confiance, G° est renforcé dans sa force.
→ Si le Parlement vote la défiance, G° est renversé.
Mais attention, c'est un mécanisme qui peut devenir dangereux pour la démocratie, en provoquant
une instabilité gouvernementale. S'il est trop répété cela provoque une instabilité ministérielle
chronique, l’État n'a plus de G° efficace, avec un exécutif instable.
Cette instabilité affaibli le pouvoir d'action de l’État, donc trop de démocratie et de parlementarisme
a pour risque l'instabilité politique du pays.
La dissolution est un autre mécanisme de déblocage qui permet de rééquilibrer la séparation des
pouvoirs.
Donc les deux mécanismes, censures et dissolution peuvent souvent fonctionner ensemble.
(Notamment lorsqu'il y a une grande crise politique. → Parlement censure G° en contre partie PDR
dissout A.N)
2. Le fonctionnement
Le cœur du régime parlementaire c'est la responsabilité politique du Gouvernement.
G° → Organe de l'exécutif, d'action devant le Parlement
Parlement → Organe législatif démocratiquement élu
Les ministres sont nommés et les députés élus, et cela fait toute la différence.
Les ministres sont responsables devant la volonté générale du peuple.
En fonction de la façon dont cette responsabilité sera organisée, le régime parlementaire sera
différent, les variations du fonctionnement du régime peuvent être étudiées sur deux points :
– Point de vue purement institutionnel (organique)
Le régime parlementaire peut être moniste ou dualiste.
Cas du Royaume-Unis : Le chef d’État, n'a qu'un rôle strictement institutionnel & symbolique.
Le roi ne dispose pas de pouvoir sur le plan des politiques, il n'a pas de pouvoir de décision dans
la conduite des politiques nationales.
Il est vrai que le roi nomme le PM, mais il a l'obligation coutumière de nommer le chef de la
majorité, vainqueur des élections à la Chambre des Communes. (basse)
→ Le roi n'a pas de liberté de choix, ni de pouvoir discrétionnaire sur le choix du PM.
→ Le Gouvernement n'a tout au plus, qu'une sorte de responsabilité symbolique devant le roi et
non politique. Le G° ne rend pas compte au roi.
(Régulièrement, le PM vient devant le roi expliquer son programme. Mais sans que le roi puisse
dire quoi que ce soit sur ces explications. Il existe ainsi une relation, c'est une tradition
constitutionnelle, des rapports coutumiers)
Ce parlementarisme moniste existe dans la plupart des démocraties européennes, qu'elles soient
républicaines ou monarchistes :
Allemagne : Chancelier allemand (chef G°) → Pas responsable politiquement devant le
PDR de la République Fédérale d'Allemagne
Italie : PM n'est pas responsable devant le PDR
France : Sous III & IV République, il n'existe pas de responsabilité politique du G° devant le
Président.
→ Depuis la crise des années 1876, le G° n'est pas responsable devant le chef de l’État.
→ Dans les démocraties européennes qu'elles soit républicaines ou monarchistes (Belgique, Pays
Bas,Espagne), le parlementarisme moniste est présent.
Dans ces États, le chef de l’État est en retrait sur la scène politique, c'est un chef institutionnel pour
effectuer des arbitrages indispensables en cas de crise politique majeure.
Il va :
– Assurer la continuité de l’État (lors d'une crise qui nécessite la démission du G° ou la
dissolution du Parlement par ex.)
→ Le chef de l’État, aura des pouvoirs institutionnels, administratifs, qui ressemblent à ceux d'un
notaire pour constater la crise et signer les actes nécessaires à son déblocage. (nomination d'un
nouveau PM/Organisation de nouvelles élections..)Il signe sans aucun pouvoir d'appréciation
d'opportunité.Il ne se mêle pas des choix politiques, ces choix relèvent des pouvoirs du
Gouvernement et donc de la responsabilité du G°.
Autorité = Responsabilité
Autorité politique = Responsabilité politique
La logique parlementaire, relie donc le pouvoir avec la notion de responsabilité.
C'est le Gouvernement qui a une responsabilité politique, seulement devant les élus du peuple et
non devant le chef de l’État.
Le Chef de l’État ( roi ou PDR), dispose donc de pouvoirs non seulement institutionnels,
symboliques, mais également de pouvoir politique.
Il peut nommer & révoquer les membres du Gouvernement, tout comme le Parlement qui peut
censurer ce même Gouvernement.
Le G° est pris en tenaille, pris entre deux forces politique et doit satisfaire politiquement à la fois le
législateur & chef de l'exécutif.
Sa responsabilité politique est double, le régime est dualiste.
Durant ces périodes de fait majoritaire (début des années 2000), le PDR qui est élu par le
peuple (1965) va nommer & révoquer son PM comme bon lui semble, soit discrétionnairement.
Le Chef de l’État, va librement procéder à des remaniements ministériels avec l'assistance de son
PM.
Ainsi, il aura donc depuis les années 2000, toute la faculté discrétionnaire sur la composition de
son G°.
→ Le G° a donc naturellement une responsabilité politique face au PDR élu, et dont dépend la
nomination & révocation ministres.
En vertu des articles 20, 49 & 50 C° : G° est également politiquement responsable devant le
Parlement, plus précisément devant l'A.N.
– Seul l'AN peut prononcer une motion de censure ou adopter un vote de défiance pour
renverser le G° & provoquer sa démission.
Ce fut le cas longtemps en France, même avant les III & IV République : culture de la domination
du Parlement sur le G°.
Dans cette période d'avant la Ve, avant 1958, la responsabilité ministérielle pouvait être engagée
sans réelle condition contraignantes. Chacun des parlementaires, pouvaient disposer d'un droit
d'interpellation pour demander des comptes à chaque ministre de manière individuel.
Un ministre pouvait être individuellement poussé à la démission par les parlementaires pour des
motifs politiques.
La responsabilité politique était donc ministérielle et non pas simplement gouvernementale.
L'idée commence à faire son chemin à la fin de la IV et débute au début de la Ve, le principe de
solidarité gouvernemental.
Aujourd'hui cette responsabilité politique est devenue plus difficile à remettre en cause.
La responsabilité politique du G° n'a pas été abandonnée mais par différents éléments des équilibres
institutionnels et de la séparation des pouvoirs, les Constitutions modernes ont limités, voir bridés le
parlementarisme.
→ Parlementarisme rationalisé
C'est l'idée principale sous notre Ve République.
Afin d'assurer plus d'efficacité à l’État, la C° de 1958, tire les leçons des mauvaises expériences
parlementaires (III/IV Républiques paralysés par les instabilités ministérielles chroniques).
Cette C° a décider alors, de limiter la responsabilité politique du G° par des garanties
constitutionnelles.
Désormais seul PM peut engager cette responsabilité politique.
Un ministre individuellement ne peut engager la responsabilité politique du G° devant le Parlement
Seul l'AN peut renverser le G° pour des motifs politiques (par censure/vote de défiance)
Seule une majorité renforcée de l'AN peut engager cette responsabilité
La responsabilité politique du G° est collective
Les modes de scrutins aux élections législatives permettent au G° de disposer
systématiquement d'une majorité suffisante à l'AN pour ne pas s'inquiéter d'une censure
éventuelle
→ L'exécutif n'est plus dominé par le législateur.
Évidemment d'autres mécanismes constitutionnels que celui de la responsabilité politique du G°,
renseignent sur les équilibres institutionnels d'un parlementarisme dans un pays donné.
Ces exemples montrent qu'une multitude de données doivent être prise en compte au-delà du seul
critère de la responsabilité politique du G° pour pouvoir déterminer plus précisément les équilibres
institutionnels tels qu'ils sont déterminés par la séparation des pouvoirs, établie par la Constitution
du pays examiné.
Toutefois, la responsabilité politique du G° demeure l'élément essentiel, le critère le plus important
pour comprendre le régime parlementaire, même si ce régime est de plus en plus déparlementarisé à
notre époque.
CONLUSION DE LA PREMIERE PARTIE :
Les différents points à étudier forment en réalité une seule et même donnée.
L'organisation politique de la société autour d'une Constitution, donne à cette société un État.
(fédéral, unitaire, régional/ centralisé, décentralisé /République,Monarchie/ Stricte, souple)
L'essentiel c'est que cet État réalise son objectif, qu'il remplisse son rôle d’État puissance publique,
qu'il réussisse le bien être social et l'épanouissement individuel.
Si l'Etat y parvient à travers un régime dictatorial, autoritaire, totalitaire tant mieux.
Si chaque membres de la société y trouve son compte, c'est l'essentiel.
Mais c'est une expérience éternelle que tout État totalitaire arrive un jour à l'arbitraire qui est le
terminus de l’État.
Par l'arbitraire, l’État se détruit de l'intérieur, car ces décisions sont de plus en plus mauvaises.
Et au final telle une étoile dans l'espace qui s'écroule sur elle même à cause d'une trop forte
concentration des pouvoirs l’État devient un trou noir.
Ainsi, la concentration des pouvoirs conduit à la disparition de l’État.
Toutes nos analyses devraient donc se focaliser sur les modalités de la séparation des pouvoirs qu'il
faudra choisir pour le meilleur Gouvernement des sociétés.
Le droit constitutionnel n'a pas de réponse, ni de leçon a donner, il ne donne que la capacité
à réfléchir sur la question. Il nous permet de comprendre les équilibres institutionnels pour imaginer
les réponses possibles, les plus adaptées à nos attentes et besoins.
Nous avons vu les deux dimensions essentielles du droit système juridique, l'aspect normatif
qu'est la Constitution, puis nous avons vu le droit comme système institutionnelle de séparation des
pouvoirs.
Mais il manque encore quelque chose, nous avons compris le cadre mais il manque encore quelque
chose pour répondre à cette question éternelle « Quel est le meilleur G° ?»
La réponse n'est pas seulement cachée dans les notions fondamentales du cadre juridique du droit
constitutionnels, mais elle est aussi cachée dans l'Histoire du DC.
Mescenes Manon