Université se Caen-Basse Normandie
2010 - 2011
UFR des Sciences
Master 1 IMM mention Ingénierie Mécanique (M1)
Dynamique des Fluides réels
TD4 – Écoulements visqueux non-permanents - Couches limites.
Exercice IV.1 : Le premier problème de Stockes : une plaque plane mise
brusquement en mouvement
On s’intéresse à un système composé d’un fluide et une plaque plane horizontale supposée
infinie d’équation y = 0. Le système est initialement au repos pour t < 0. À l’instant t = 0
la plaque est mise brusquement en mouvement parallèlement à elle–même à une vitesse
constante U parallèle à la direction Ox. On souhaite déterminer le champs de vitesse pour
t > 0. La mise en mouvement de l’écoulement se fait par diffusions ; toute particule fluide
à la paroi a pour vitesse U tandis que toute particule suffisamment loin de la paroi a une
vitesse nulle.
Dans cet exemple on néglige la force volumique ρg et on suppose que le champ de vitess
est de la forme : u(x, y, t) = u(y, t).
1. Écrire les équations régissant le mouvement du fluide et donner les conditions aux
limites.
2. Dans la suite, on supposera que :
∂p
=0
∂x
ce qui permet de ne prendre en compte que les effets dus à la viscosité.
En utilisant l’analyse dimensionnelle, montrer que la vitesse u peut se mettre sous la
forme u = Uf (η) , avec η = 21 y(νt)−1/2
3. Résoudre l’équation différentielle obtenue en 2. raisonnables pour le problème. Tracer
la courbe représentative de la fonction f .
4. Estimer l’épaisseur de la couche limite δ selon une définition appropriée.
Exercice IV.2 : Le deuxième problème de Stokes : écoulement oscillant
On s’intéresse à l’écoulement incompressible d’un fluide visqueux engendré par une plaque
plane ( définie par y = 0) infinie animée d’un mouvement oscillatoire dans son propre plan.
Ce mouvement est décrit par u(x, y = 0, z, t) = U cos(ωt) où ω est la fréquence d’oscillation
1
de la plaque. Compte tenu de la condition de non–glissement , le fluide près de la plaque est
mis dans un mouvement oscillatoire parallèlement à la paroi, le mouvement se propageant
par diffusion dans le fluide. On appelle un tel mouvement un écoulement de cisaillement.
Compte tenu de l’envergure infinie de la plaque, l’écoulement ainsi induit est invariant
par translation dans les directions Ox et Oz. De plus, et comme dans l’exercice précédent,
on néglige dans cet exemple la force volumique ρg et on admet que la vitesse d’une particule
fluide s’écrit sous la forme : u(x, y, t) = u(y, t).
1. Écrire les équations régissant le mouvement du fluide et donner les conditions aux
limites appropriées.
2. Dans la suite, on supposera que :
∂p
=0
∂x
ce qui laisse les effets dus à la viscosité seulement.
Résoudre l’équation aux dérivées partielles et en tracer la solution pour t différents.
3. Estimer l’épaisseur de la couche limite δ selon une définition appropriée.
Astuce : chercher la solution par la méthode de séparation des variables et utiliser par la
suite les fonctions complexes. La solution doit être sous la forme d’une onde : f (y)g(ωt−ky)
où k est une constante à déterminer et interpréter.
Exercice IV.3 : Couche limite sur une plaque plane soumise à une aspiration
constante
Pour éviter le décollement de couche limite sur une paroi solide, on fait aspirer légèrement
au niveau de la paroi. On aspire ainsi la couche limite.
On considère donc la couche limite bi-dimensionnel laminaire se développant le long
d’une plaque plane avec aspiration constante appliquée à la paroi v(x, y = 0) = v0 < 0.
L’écoulement est supposé incompressible. On notera la vitesse de courant libre par = U∞ ,
constante et l’aspiration sera modélisée par une composante de vitesse vy = va supposée
uniforme au niveau de la plaque (v < 0).
2
U y Ul
x
O
1. Écrire les équations régissant le mouvement en couche et donner les conditions aux
limites. En déduire l’équation lorsque la vitesse −
→
v devienne indépendante de l’abscisse
x considérée.
2. Déterminer la solution de l’équation différentielle obtenue à la question 1 et montrer
que la solution ne dépend que de yv0 /ν. Tracer la solution.
3. Calculer L’épaisseur de déplacement δ1 , de la quantité de mouvement δ2 , le paramètre
de forme H et le coefficient de frottement Cf . En déduire une relation entre le
coefficient de frottement et la vitesse d’aspiration v0 .
Exercice IV.4 : Couche limite sur une plaque plane
On considère l’écoulement incompressible en couche limite laminaire le long d’une plaque
plane avec U∞ = Cte. On admet :
• l’équation intégrale de von Kármán :
dδ2 τp 1 dUe 1 δ2 dUe
= − (2δ2 + δ1 ) = C f − (H + 2)
dx ρUe2 Ue dx 2 Ue dx
où Ue est la vitesse de l’écoulement non-perturbé, avec H = δ1 /δ2
• un profile de vitesse de la forme
y
u = U∞ (aη + bη 2 + cη 3 ) avec η=
δ
où a, b et c sont des constantes à déterminer en utilisant des conditions aux limites
appropriées.
1. Préciser les définitions de l’épaisseur de déplacement δ1 et l’épaisseur de la quantité
de mouvement δ2
3
∂p
2. Déterminer le gradient de pression
∂x
3. Donner les conditions aux limite permettant à déterminer la forme exacte du profil
et calculer les constantes a, b, et c.
4. Déterminer la contrainte de cisaillement à la paroi τp (x) en fonction de l’épaisseur de
la couche limite δ(x) ; en déduire δ(x).
y
U∞ , p∞ U∞
u(x, y) δ(x)