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Special Ravec

Le document présente les textes législatifs et réglementaires relatifs à l'identification des personnes physiques en République de Guinée, y compris les lois sur l'état civil et l'identification. Il définit les modalités d'enregistrement, de vérification et de protection des données personnelles, ainsi que le champ d'application de ces lois. Les articles incluent des définitions clés et des dispositions sur la collecte et l'utilisation des données biométriques et numériques.

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Le document présente les textes législatifs et réglementaires relatifs à l'identification des personnes physiques en République de Guinée, y compris les lois sur l'état civil et l'identification. Il définit les modalités d'enregistrement, de vérification et de protection des données personnelles, ainsi que le champ d'application de ces lois. Les articles incluent des définitions clés et des dispositions sur la collecte et l'utilisation des données biométriques et numériques.

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REPUBLIQUE DE GUINEE

SOIXANTE SIXIEME ANNEE


TRAVAIL-JUSTICE-SOLIDARITE
SPECIAL N°02- 2024

JOURNAL OFFICIEL
DE LA REPUBLIQUE
SPECIAL
TEXTES LEGISLATIFS ET
REGLEMENTAIRES RELATIF
AU RAVEC
NUMERO SPECIAL/PRIX : 150 000 GNF

SECRETARIAT GENERAL DU GOUVERNEMENT


RUE KA 022 QUARTIER BOULBINET COMMUNE DE KALOUM
BP.: 263 CONAKRY - TEL: (224) 624 16 29 27 / 625 25 28 98
SITE WEB: [Link]

03 Juillet 2024
special TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES RELATIF AU RAVEC journal officiel de la republique DE GUINEE 02

SOMMAIRE
Elle fixe les modalités d’enregistrement et de vérification
PARTIE OFFICIELLE de l’identité des personnes physiques, de leur inscription
dans le Registre National des Personnes Physiques et
PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE de leur authentification.
SECRETARIAT GENERAL DU GOUVERNEMENT
Elle organise la collecte, le traitement et la conservation
des données numériques et biométriques des personnes
LOIS physiques et en garantit la protection, conformément à la
législation en vigueur relative à la cybersécurité et à la
LOI ORDINAIRE L/2023/019/CNT DU 25 OC- protection des données à caractère personnel.
TOBRE 2023, PORTANT IDENTIFICATION DES
PERSONNES PHYSIQUES EN REPUBLIQUE DE Article 2 : Champ d’application
GUINEE......................................................02-18 La présente Loi s’applique à :
• toute personne physique de nationalité guinéenne
LOI ORDINAIRE L/2023/020/CNT DU 25 OC- établie sur le territoire national ou à l’étranger ;
TOBRE 2023, PORTANT ETAT CIVIL EN REPU- • tout étranger établi en République de Guinée.
BLIQUE DE GUINEE...................................18-49
DECRETS Article 3 : Définitions
Au sens de la présente Loi, on entend par :
DECRET D/2023/273/PRG/CNRD/SGG DU 08 DE- • Administration : ensemble des organes et autori-
CEMBRE 2023, PORTANT PROMULGATION DE LA tés qui exercent les pouvoirs publics ;
LOI L/2023/019/CNT/ DU 25 OCTOBRE 2023...........49 • Authentification : processus consistant à vérifier et
à valider l’identité d’une personne, au moyen de son
DECRET D/2023/274/PRG/CNRD/SGG 11 DECEMBRE numéro personnel d’identification et de ses données
2023, PORTANT PROMULGATION DE LA LOI biographiques ou biométriques, par leur confronta-
L/2023/020/CNT/ DU 25 OCTOBRE 2023....................49 tion à la base des données centralisées des identi-
tés dans le but de s’assurer de l’exactitude desdites
données ;
COUR SUPREME • Base de données : toute collection de données
centralisées, afin d’être facilement consultables,
gérables et mises à jour sur un ou plusieurs sites
AVIS CONSULTATIF N°019 DU 15 NOVEMBRE 2023...50-58 ou supports, incluant tous les Numéros personnels
d’identification attribués aux personnes physiques,
AVIS CONSULTATIF N°020 DU 15 NOVEMBRE 2023...59-66 ainsi que les données biographiques et biométriques
correspondantes à ces personnes et d’autres don-
MESSAGE DU SECRETARIAT GENERAL DU GOUVERNE- nées connexes ;
MENT....................................................................................67 • Biométrie : ensemble des techniques informatiques
permettant de reconnaitre automatiquement un indi-
vidu à partir de ses caractéristiques physiques, bio-
logiques, voire comportementales ;
• Carte d’électeur : document prouvant l’inscription
LOIS
d’une personne sur la liste électorale d’une localité ;
• Carte nationale d’identité : document officiel qui
LOI ORDINAIRE L/2023/019/CNT DU 25 OCTOBRE
permet à une personne physique de prouver son
2023, PORTANT IDENTIFICATION DES PERSONNES
identité ;
PHYSIQUES EN REPUBLIQUE DE GUINEE.
• Carte de résident : document permettant à une per-
sonne de séjourner dans un pays de façon tempo-
LE CONSEIL NATIONAL DE LA TRANSITION,
raire ou permanente ;
• Carte de séjour : document délivré par l’Administra-
Vu la Charte de la Transition, en son article 57 ;
tion guinéenne à un ressortissant étranger sous cer-
Vu la Loi organique N°2022/001/CNT portant Règlement
taines conditions, généralement temporaire, parfois
Intérieur du Conseil National de la Transition de la Répu-
renouvelable pouvant servir ou tenir lieu d’autorisa-
blique de Guinée, en son article 56 ;
tion de travail ou ouvrir droit à l’accès à la résidence
Après en avoir examiné et délibéré en sa séance plé-
en cas de séjour prolongé ;
nière du 25 Octobre 2023 ;
• Carte de sécurité sociale : document qui permet
de faire bénéficier une personne d’une prestation
Adopte la Loi dont la teneur suit :
sociale prévue par la législation en vigueur ;
• Carte d’identité scolaire : document délivré par un
TITRE I : DISPOSITIONS GENERALES
établissement scolaire, dans les conditions définies
par les dispositions de la présente Loi, permettant
CHAPITRE PREMIER : OBJET, CHAMP D’APPLICA-
aux élèves des cycles primaire et secondaire de
TION ET DEFINITIONS
prouver leur identité et leur appartenance audit éta-
blissement ;
Article premier : Objet
• Carte d’étudiant : document délivré par un établis-
La présente Loi définit et détermine les procédés d’iden-
sement d’enseignement supérieur et professionnel,
tification nominative, personnelle, numérique et biomé-
dans les conditions définies par les dispositions de
trique des personnes physiques en République de Gui-
la présente Loi, permettant aux étudiants de prouver
née.
special TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES RELATIF AU RAVEC journal officiel de la republique DE GUINEE 03
leur identité et leur statut ; la détermination ne dépend ni de la législation ni de
• Carte d’identité consulaire : document officiel at- la volonté de ladite personne, tels la date de nais-
testant l’inscription d’une personne dans une repré- sance, le teint, la taille, le sexe, la couleur des che-
sentation diplomatique et consulaire ; veux, l’empreinte digitale ou toutes données d’iden-
• Certificat de nationalité : document officiel délivré tification non établies conformément à la législation ;
par l’autorité judiciaire servant à prouver la nationa- • Données de droit : données d’ordre artificiel, déter-
lité d’une personne ; minées par la législation comme éléments d’identi-
• Certificat de résidence : document délivré par les fication d’une personne physique et établies par les
autorités communales, sur la base de l’attestation autorités compétentes, tels que le prénom, le nom,
attribuée par les quartiers et districts, servant à iden- la nationalité, le domicile, la résidence habituelle, la
tifier une personne et à localiser sa résidence ; profession, la situation matrimoniale et administra-
• Code à réponse rapide ou Code QR : outil de tive, le numéro de l’acte et sa date d’établissement ;
stockage de données électroniques sur différents • Exceptions biométriques : dérogations concer-
fichiers permettant d’accéder rapidement aux infor- nant les personnes dont les données biométriques
mations des personnes physiques ; ne peuvent être collectées en raison de leur situa-
• Contrôle de l’identité : processus nécessaire de tion de handicap ou autres particularités ;
vérification de l’identité d’une personne effectuée • Identification : processus administratif qui permet
par les autorités compétentes permettant de s’assu- de spécifier une personne physique et de la distin-
rer qu’elle est bien celle qu’elle déclare être ; guer d’une autre ;
• Document administratif : tout document produit ou • Inscription : processus d’enregistrement dans le
reçu dans le cadre de leur mission de service public registre national, communal et consulaire des per-
par les structures centrales de l’Etat, les structures sonnes physiques en vue de leur attribuer un numé-
déconcentrées et décentralisées, ainsi que toute ro personnel d’identification au postulant ;
autre personne morale de droit public ou de droit pri- • Interopérabilité : possibilité d’échange électronique
vé chargée d’une telle mission, quels que soient sa des données entre plusieurs systèmes d’informa-
date et son lieu de production ou de conservation, tion, équipés de matériels ou de logiciels différents,
sa forme et son support ; grâce à un protocole commun ;
• Document d’identité : Tout document officiel per- • Moyen d’identification numérique : élément ma-
mettant à une personne de prouver son identité et tériel ou immatériel contenant des données d’identi-
sa nationalité ; fication personnelle, utilisé pour vérifier et confirmer
• Document d’identification : Tout document per- l’identité d’une personne par un service en ligne ;
mettant d’attester l’identité d’une personne ; • Numéro personnel d’identification ou NPI : nu-
• Données à caractère personnel : Information, de méro unique, univoque et incessible, attribué à une
quelque nature qu’elle soit, et indépendamment de personne à travers la combinaison de lettres et de
son support, y compris le son et l’image, relative à chiffres par le service compétent, permettant d’iden-
une personne identifiée ou identifiable directement tifier formellement une personne physique, toute sa
ou indirectement, à travers un numéro d’identifica- vie durant et qui intègre son rattachement à un es-
tion ou à un ou plusieurs éléments spécifiques, re- pace géographique ;
latifs à son identité physique, physiologique, géné- • Organisme d’enregistrement : organisme désigné
tique, psychique, culturelle, sociale, ou économique, par l’organe en charge du Registre national, y com-
telle que définie par la législation en vigueur relative pris les ambassades et consulats de la République
à la cybersécurité et à la protection des données à de Guinée, pour recueillir, inscrire et authentifier les
caractère personnel ; données biométriques et biographiques des per-
• Données nominatives : données, recueillies à par- sonnes physiques;
tir de l’état civil, permettant d’établir un lien avec une • Passeport : document officiel d’identité présenté
personne physique spécifique ; sous la forme d’un livret à couverture cartonnée,
• Données numériques : données de fait et de droit, délivré aux guinéens sur le territoire national, dans
contenues dans un support numérique, comprenant les représentations diplomatiques et consulaires,
le Numéro personnel d’identification, les données permettant à son détenteur de voyager ou de sol-
biographiques et biométriques permettant d’indivi- liciter l’autorisation d’un autre Etat de franchir ses
dualiser une personne ; frontières, par inscription ou apposition d’un visa,
• Données biométriques : données à caractère per- conformément aux normes de l’Organisation de
sonnel, résultant d’un traitement technique, spéci- l’Aviation Civile Internationale, en abrégé OACI ;
fique, relatives aux caractéristiques physiques, psy- • Postulant : toute personne physique sollicitant une
chologiques ou comportementales d’une personne inscription pour obtenir un numéro personnel d’iden-
physique, qui permettent ou confirment son identifi- tification ;
cation unique telle que des images faciales ou des • Permis de conduire : document officiel délivré par
données dactyloscopiques ; les autorités compétentes dans les conditions défi-
• Données sensibles : Données à caractère person- nies par la législation en vigueur, donnant autorisa-
nel relatives aux opinions ou activités religieuses, tion à son titulaire de conduire un ou certains véhi-
philosophiques, politiques, syndicales, à la vie cules ou engins motorisés ;
sexuelle, à la santé, aux mesures d’ordre social, aux • Permis de travail : document délivré par les auto-
poursuites, aux sanctions pénales ou administra- rités compétentes autorisant un étranger à travailler
tives ; sur le territoire guinéen ;
• Données d’identité : données de fait et de droit per- • Puce électronique : support numérique constituant
mettant d’individualiser une personne physique par un moyen de contrôle des données d’identité bio-
son Numéro personnel d’identification et compre- métriques et biographiques permettant de confirmer
nant ses données biométriques et biographiques; l’authenticité des informations d’une personne ;
• Données de fait : données d’identification d’une • Récépissé : document délivré par le service compé-
personne physique, d’ordre naturel, vérifiables, dont tent prouvant l’enregistrement d’une personne après
journal officiel de la republique DE GUINEE
special TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES RELATIF AU RAVEC 04
avoir recueilli ses données biométriques et biogra- l’âge et la nationalité des citoyens résidents, qui ne
phiques dans le but de l’identifier ; disposent pas d’acte administratif de naissance ;
• Registre National de l’état civil : registre dans le- • le témoignage de trois notables du secteur, du dis-
quel sont enregistrés de façon unique et permanente trict ou du quartier en présence du Chef de secteur,
chaque personne physique et les événements qui de district ou de quartier pour les citoyens résidents
surviennent dans sa vie notamment les naissances, et qui ne disposent pas d’acte administratif de nais-
mariages, décès, divorces, reconnaissances et sance ;
adoption ; • la mention du document faisant preuve d’immatri-
• Registre National des Personnes Physiques ou culation à l’ambassade ou au consulat de la Répu-
RNPP: base de données qui conserve les données blique de Guinée dans le pays de leur résidence ha-
biographiques et biométriques servant à l’identifica- bituelle des Guinéens vivant à l’étranger.
tion des personnes physiques et à l’authentification
desdites données ; Article 5 : Données nominatives et personnelles des
• Résident à titre permanent : toute personne étran- étrangers
gère dont la résidence est légalement établie en Ré- Les données nominatives et personnelles des étrangers
publique de Guinée, sans limitation de durée ; établis en République de Guinée sont collectées sur la
• Résident à titre temporaire : toute personne étran- base de leurs titres de voyage et de tous autres docu-
gère légalement autorisée à entrer en République ments d’identité.
de Guinée pour une durée limitée ; Ces données nominatives et personnelles concernent :
• Titre de voyage : document de voyage, tenant lieu • les prénoms ;
de passeport, délivré à une personne par les au- • le nom ;
torités compétentes, lui permettant de prouver son • la date de naissance ;
identité aux frontières ; • le lieu de naissance ;
• Titre de séjour : document de reconnaissance dé- • la filiation ;
livré par les autorités compétentes, conférant à son • le sexe ;
titulaire le droit de résider temporairement sur le ter- • la profession ;
ritoire guinéen ; • la nationalité ;
• Titulaire du numéro personnel d’identification: • la situation matrimoniale ;
personne inscrite dans le registre national, com- • la résidence habituelle : pays, ville, Commune ;
munal ou consulaire des personnes physiques, à • l’adresse/résidence en République de Guinée ;
laquelle est attribué un numéro personnel d’identifi- • la situation administrative ;
cation toute sa vie durant ; • le numéro de l’acte et date de son établissement.
• Vérification d’unicité d’identité: processus consis-
tant à vérifier, à partir de la base des données du re- Article 6 : Données facultatives
gistre national, qu’un postulant a une identité unique. En plus des données énumérées aux articles 4 et 5 de la
présente Loi, les requérants peuvent également fournir
CHAPITRE II : IDENTIFICATION DE LA PERSONNE les informations suivantes, si elles sont disponibles:
PHYSIQUE • l’adresse électronique ;
• les coordonnées téléphoniques ;
Article 4 : Données nominatives et personnelles • le numéro de la carte consulaire.
L’identification nominative et personnelle d’une personne
physique se fait sur la base des données suivantes : Article 7 : Données sensibles et discriminatoires
• tous les prénoms, dans l’ordre de leur inscription sur Les données pouvant engendrer une discrimination, no-
l’acte de naissance ou toute autre pièce en tenant tamment celles visant l’ethnie, la couleur de la peau, la
lieu ; religion, l’appartenance à un parti politique, à une for-
• le nom, tel qu’inscrit sur l’acte de naissance ou toute mation syndicale ou à une association et les opinions
autre pièce en tenant lieu ; politiques, religieuses et philosophiques, ainsi que toute
• les références de l’acte de naissance ; autre donnée sensible ne peuvent, en aucun cas, être
• la photographie numériquement identifiable de l’in- recueillies et inscrites dans le registre national, sous
téressé ; peine de sanction pénale et ou disciplinaire.
• les empreintes digitales capturées numériquement ;
• le nom et tous les prénoms du père ; Article 8 : Identification numérique de la personne
• le numéro personnel d’identification du père à physique
l’égard duquel la filiation est établie, pour autant que Il est créé un numéro personnel d’identification, sous le
ce numéro ait été attribué ; sigle NPI.
• le nom et tous les prénoms de la mère ;
• le numéro personnel d’identification de la mère à Lors de l’inscription au registre national, communal ou
l’égard de laquelle la filiation est établie, pour autant consulaire des personnes physiques, un Numéro per-
que ce numéro ait été attribué ; sonnel d’identification, provenant du registre national de
• la date et le lieu de naissance ; l’état civil, est attribué aux Guinéens.
• le sexe ;
• la nationalité ; Le Numéro personnel d’identification pour les étrangers
• la profession ; établis en Guinée, est attribué à partir du Registre Natio-
• la situation matrimoniale ; nal des Personnes Physiques. Ce numéro est aléatoire
• la domiciliation : résidence habituelle ou secondaire, pour les résidents temporaires.
dans une Région, une Préfecture, une Sous-préfec-
ture, une Commune, un Quartier, un District ou un Article 9 : Attributs du Numéro Personnel d’Identifi-
Secteur ; cation
• la mention des éléments d’identification : preuves Le Numéro personnel d’identification est :
écrites ou testimoniales, déclarations sur la filiation, • attribué automatiquement par l’application informa-
special TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES RELATIF AU RAVECjournal officiel de la republique DE GUINEE 05
tique du registre national, communal ou consulaire • les officiers publics et les créateurs ou exécuteurs
des personnes physiques à l’occasion de tout nou- d’actes translatifs de propriété immobilière ou de
vel enregistrement d’une personne physique ; constitution d’hypothèque ;
• déterminé de sorte à éviter le doublon dans toutes • toutes autres structures concernées, qui ont accès
ses formes ; au registre national, communal ou consulaire des
• permanent, unique, à vie et ne peut être modifié, at- personnes physiques.
tribué à une autre personne, ni de son vivant, encore
moins, après son décès ; Les actes, documents et fichiers établis par les établis-
• une preuve de l’identité de la personne à laquelle il sements hospitaliers, scolaires, universitaires, ainsi que
a été attribué ; par les médecins, les médecins dentistes, les pharma-
• enregistré dans les systèmes de la Carte nationale ciens, contiennent le Numéro personnel d’identification,
d’identité, le passeport, le certificat de nationalité, la à condition que celui-ci soit réservé à l’usage administra-
carte d’électeur et le permis de conduire, ainsi que tif interne ou aux relations avec le titulaire dudit numéro.
tout autre document administratif relatif au titulaire
du Numéro personnel d’identification ; Les actes, documents et fichiers établis par les commer-
• attribué de la même façon pour tout postulant, sans çants, les personnes exerçant une profession autre que
aucune discrimination ou distinction. celles mentionnées à l’alinéa précédent ou par les per-
sonnes morales de droit privé, dans le cadre de la ges-
Il peut être requis dans des dossiers relatifs à la suc- tion de leur personnel ou pour l’accomplissement d’une
cession du titulaire ou à l’attestation de la filiation de sa prestation de service demandée par la personne dont
progéniture. le numéro est utilisé, contiennent le Numéro personnel
d’identification.
Le Numéro personnel d’identification ne constitue pas,
en soi, une preuve de nationalité et ne peut se substituer Article 13 : Interdiction d’utilisation du Numéro per-
aux documents d’identité ou d’identification énumérés sonnel d’identification
aux articles 21 et 37 de la présente Loi. Il est interdit aux structures et autorités, citées à l’article
précédent, d’utiliser le Numéro personnel d’identification
Un décret pris en Conseil des ministres détermine les comme clé de recherche dans leurs applications infor-
règles de création, de gestion et de conservation du Nu- matiques.
méro personnel d’identification.
Le Numéro personnel d’identification ne peut, non plus,
Article 10 : Remplacement du Numéro personnel être défini comme clé dans une de leurs bases de don-
d’identification nées informatiques.
Tout Numéro personnel d’identification, incomplet ou er-
roné, est remplacé, à la demande de son titulaire, par un De même, il est interdit à ces personnes de confier le
autre numéro. Numéro personnel d’identification à un tiers.

Le Numéro personnel d’identification de remplacement Article 14 : Structure du Numéro personnel d’iden-


est notifié, par lettre avec accusé de réception à la per- tification
sonne dont le numéro personnel d’identification incom- Le Numéro personnel d’identification, tel que défini par la
plet ou erroné a été remplacé. présente Loi, est une combinaison structurée de chiffres
uniquement, ou avec de lettres.
Article 11 : Conditions de l’authentification du NPI
Toute demande d’authentification, provenant d’une enti- Article 15 : Réponse à la demande d’authentification
té ou personne physique autre que le titulaire du Numé- L’organe en charge du Registre National des Personnes
ro personnel d’identification, est soumise aux conditions Physiques donne suite à toute demande d’authentifica-
préalables suivantes : tion émanant d’une entité requérante par une réponse
• obtenir le consentement de la personne concernée, positive, négative ou toute autre réponse appropriée.
sauf dispositions contraires de la Loi en matière de
sécurité nationale, ou l’autorisation du juge compé- Article 16 : Identification biométrique de la personne
tent ; physique
• informer la personne concernée de la nature des L’identification biométrique de la personne physique est
données pouvant être collectées auprès de l’organe la collecte des données relatives aux caractéristiques
en charge du Registre National des Personnes Phy- biologiques et morphologiques de tout guinéen ou étran-
siques lors de l’authentification ; ger résidant en Guinée à l’exception des enfants de
• informer la personne concernée des utilisations que moins de dix ans.
l’entité requérante fera des données reçues lors de Ces données collectées concernent :
l’authentification. • la reconnaissance faciale ;
• la couleur des yeux ;
Article 12 : Actes, documents et fichiers devant • la couleur des cheveux ;
contenir le NPI • le teint ;
A condition qu’il soit réservé à l’usage administratif in- • les signes particuliers : cicatrices et autres ;
terne ou aux relations avec son titulaire, le Numéro per- • la taille ;
sonnel d’identification figure sur les actes, documents et • la photographie de la personne capturée numéri-
fichiers établis par : quement ;
• les services centraux de l’Etat ; • les empreintes digitales des dix doigts ;
• les structures déconcentrées et décentralisées ; • la capture des deux iris.
• les autorités administratives indépendantes ;
• les organismes de sécurité sociale et de prestations Toutefois, pour les personnes ayant des exceptions bio-
familiales ; métriques, les données suivantes sont collectées :
journal officiel de la republique DE GUINEE
special TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES RELATIF AU RAVEC 06
• les données biométriques disponibles de la per- Les données nominatives et numériques fournies à l’or-
sonne ; gane en charge du Registre National des Personnes
• la photographie de l’exception biométrique. Physiques sont actualisées et mises à jour à l’occasion
de chaque changement qui les affecte et, ce, à la de-
Article 17 : Age requis pour la collecte des données mande soit de la personne inscrite, ou d’office par l’or-
biométriques gane en charge du Registre National des Personnes
Les données biométriques ne peuvent être collectées Physiques sur la base des faits ou des preuves qui sont
qu’à partir de l’âge de dix ans au moins. portées à sa connaissance.
Pour les mineurs de moins de dix ans, les mêmes don-
nées que celles prévues au dernier alinéa de l’article 16 TITRE II : DOCUMENTS D’IDENTITE ET D’IDENTIFI-
de la présente Loi sont collectées. CATION

Article 18 : Prise en compte des étrangers dans le CHAPITRE I : DOCUMENTS D’IDENTITE


Registre National des Personnes Physiques
Les étrangers sont pris en compte dans le Registre Na- Article 21 : Types de documents d’identité
tional des Personnes Physiques à l’occasion des de- Les documents d’identité sont :
mandes de cartes de résidents ou autres documents • la carte nationale d’identité biométrique sécurisée ;
assimilés destinés à les identifier comme tels sur le ter- • le passeport biométrique sécurisé ;
ritoire national. • le certificat de nationalité.

Les informations collectées dans ce cadre sont traitées Article 22 : Carte nationale d’identité biométrique sé-
pour constituer le fichier des résidents. Il est délivré à curisée
chaque étranger inscrit au Registre national des per- La Carte nationale d’identité biométrique sécurisée,
sonnes physiques, un Numéro personnel d’identification conformément aux normes de la Communauté Eco-
de résident. nomique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO),
comporte tous les éléments de sécurité fiduciaires obli-
Un décret pris en Conseil des ministres définit les mo- gatoires et optionnels.
dalités d’établissement des cartes de résident et titres
assimilés. Les éléments de sécurité fiduciaires sont ceux figurant
dans le guide pratique de la Carte d’identité biométrique
Article 19 : Rectification des données nominatives sécurisée et intégrés au spécimen adopté par la CE-
et numériques DEAO.
L’organe en charge du Registre National des Personnes
Physiques peut, à la demande de la personne concer- Article 23 : Certification et Délivrance de la Carte na-
née, compléter ou rectifier les données nominatives et tionale d’identité
numériques inexactes ou incomplètes. La Carte nationale d’identité biométrique sécurisée certi-
fie l’identité de son titulaire par la mention de son Numé-
La demande de rectification est motivée, accompagnée ro personnel d’identification.
des pièces justificatives et déposée contre accusé de
réception. Elle est délivrée aux citoyens guinéens sur le territoire
national et dans les représentations diplomatiques et
L’organe en charge du Registre National des Personnes consulaires de la République de Guinée.
Physiques peut requérir, dans le cadre du traitement de
la demande, que la personne concernée soit entendue. Article 24 : Données de la Carte nationale d’identité
biométrique sécurisée
L’organe en charge du Registre National des Personnes La Carte nationale d’identité biométrique sécurisée com-
Physiques est tenu, dans un délai de dix jours ouvrables, porte les données ci-après :
à compter de la date de réception de la demande, de • le Numéro personnel d’identification ;
donner suite à ladite demande. • les Prénoms et le Nom ;
• le nom dont l’usage est autorisé par la loi, si l’inté-
En cas de réponse positive, l’organe en charge du Re- ressé en fait la demande ;
gistre National des Personnes Physiques remet à la per- • le jour, le mois, l’année et le lieu de naissance ;
sonne concernée, contre accusé de réception, les don- • le sexe ;
nées qu’elle a rectifiées ou complétées. • le lieu de naissance ;
• la nationalité ;
Toute réponse négative est motivée et notifiée à la per- • la profession ;
sonne concernée dans le même délai. • le lieu de résidence ;
• la taille ;
Les dispositions des alinéas précédents ne font pas pré- • les signes particuliers ;
judice à celles du Code civil relatives à la représentation • la photo ;
des mineurs et des majeurs incapables. • les empreintes digitales à l’exception de personnes
vivantes avec un handicap ;
En cas d’empêchement d’une personne, la demande de • le jour, le mois, l’année et le lieu d’établissement ;
rectification peut être effectuée par un mandataire muni • le jour, le mois et l’année d’expiration ;
d’un de ses documents d’identification en cours de vali- • la signature électronique du titulaire ;
dité et d’une procuration faite sur support papier ou par • l’autorité émettrice ;
voie électronique. • la signature électronique de l’autorité émettrice.

Article 20 : Actualisation des données nominatives Article 25 : Caractère individuel et obligatoire de la


et numériques Carte nationale d’identité biométrique sécurisée
journal officiel de la republique DE GUINEE
special TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES RELATIF AU RAVEC 07
La Carte nationale d’identité biométrique sécurisée est mément à la législation en vigueur, la Gendarmerie, la
individuelle et obligatoire pour tout citoyen guinéen âgé Douane et le corps des conservateurs de la nature.
de seize ans révolus.
Article 30 : Passeport biométrique sécurisé
Pour le mineur, la demande de la Carte nationale d’iden- Le Passeport biométrique sécurisé est un document of-
tité biométrique sécurisée est faite par une personne ficiel lisible à la machine, doté d’une puce électronique,
exerçant l’autorité parentale. incrustée dans sa couverture et conforme à la norme de
l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI).
Pour le majeur protégé, la demande de la Carte natio-
nale d’identité biométrique sécurisée est faite par le tu- Il certifie, à la fois, l’identité et la nationalité de celui qui
teur, le subrogé tuteur ou le curateur. en est le détenteur. Il lui permet de quitter le territoire
national ou de le regagner conformément à la législation
Toutefois, la présence de l’incapable est obligatoire au en vigueur.
moment du dépôt de la demande de la Carte nationale
d’identité biométrique sécurisée en vue de son enrôle- Article 31 : Types de Passeport biométrique sécurisé
ment. L’Etat délivre trois types de passeport biométrique sé-
curisé :
Dans l’un ou l’autre cas, le représentant doit justifier de 1. le Passeport ordinaire ;
sa qualité. 2. le Passeport de service ;
3. le Passeport diplomatique.
Article 26 : Validité et conditions de délivrance de la
Carte nationale d’identité Article 32 : Données du Passeport biométrique sé-
La durée de validité de la Carte nationale d’identité bio- curisé
métrique sécurisée, ainsi que les conditions de sa dé- Le Passeport biométrique sécurisé comporte les don-
livrance et de son renouvellement sont fixées par voie nées suivantes :
réglementaire. • le Numéro personnel d’identification du titulaire ;
• le Numéro du Passeport ;
Article 27 : Renouvellement de la Carte nationale • les Prénoms et Nom ;
d’identité biométrique sécurisée • le nom dont l’usage est autorisé par la loi, si l’inté-
La Carte nationale d’identité est renouvelée dans les cas ressé en fait la demande ;
suivants : • le jour, le mois et l’année de naissance ;
• la modification des prénoms, du nom ou de la date • le sexe ;
de naissance ; • le lieu de naissance ;
• la rectification du lieu de naissance et du numéro de • la nationalité ;
l’acte de l’état civil ; • la profession ;
• la rectification de la filiation ; • le lieu de résidence ;
• la perte, le vol ou l’altération de la Carte nationale • la taille ;
d’identité ; • les signes particuliers ;
• la date d’expiration de la Carte nationale d’identité. • la photo ;
• les empreintes digitales à l’exception des personnes
Si les services de l’Administration de l’Etat et des Com- vivant avec un handicap ;
munes ont eu, en application de la présente Loi, accès • le jour, le mois et l’année de délivrance ;
à des données figurant au Registre National des Per- • le jour, le mois et l’année d’expiration ;
sonnes Physiques, ils ne peuvent plus exiger la pro- • le lieu de délivrance ;
duction de certificats relatifs à ces données, si elles • la signature électronique du titulaire ;
concernent des personnes ayant leur résidence habi- • l’autorité de délivrance ;
tuelle sur le territoire d’une Commune ou sur le territoire • la signature électronique de l’autorité de délivrance.
national.
Pour la femme mariée, le nom de l’époux peut être men-
Article 28 : Conditions d’utilisation de la photo et tionné après son nom propre.
des empreintes digitales
La photo et les empreintes digitales sont conservées Article 33 : Etablissement, gestion et renouvelle-
dans la base de données des personnes physiques. ment de la carte nationale d’identité et du passeport
Elles ne peuvent être utilisées qu’en vue : Le statut, l’organisation, la composition et le fonction-
• de la détection des tentatives d’obtention ou d’utili- nement de l’organe en charge de l’établissement, de
sation frauduleuse d’un document d’identité, d’iden- la gestion et du renouvellement de la carte nationale
tification ou de tout autre document administratif ; d’identité biométrique sécurisée et du passeport biomé-
• de l’identification certaine d’une personne dans le trique sécurisé sont déterminés par un décret pris en
cadre d’une procédure judiciaire et administrative ; Conseil des ministres.
• du contrôle et de l’authentification d’un document
d’identité, d’identification ou tout autre document ad- Le même décret fixe les procédures d’établissement,
ministratif. de gestion et de renouvellement ainsi que la durée de
validité des documents d’identité mentionnés à l’alinéa
Article 29 : Contrôle de la Carte nationale d’identité précédent.
biométrique sécurisée
Le contrôle de la carte nationale d’identité biométrique Les membres dirigeants de l’organe en charge de l’éta-
sécurisée est exercé sur le territoire national et aux fron- blissement, de la gestion et du renouvellement de la
tières par la police nationale. carte nationale d’identité biométrique sécurisée et du
passeport biométrique sécurisé sont choisis parmi les
Peuvent également exercer les mêmes fonctions, confor- hauts cadres issus du secteur public ou personnes res-
journal officiel de la republique DE GUINEE
special TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES RELATIF AU RAVEC 08
sources, reconnus pour leur impartialité, leur bonne mo- La carte d’électeur certifie l’inscription d’un citoyen sur la
ralité et leur compétence. liste électorale.

Ils sont nommés par décret pris sur proposition des mi- Elle n’est pas un document d’identité, elle est utilisée à
nistres concernés. des fins de vérification d’identité au niveau des bureaux
de vote et permet à l’électeur de voter.
Article 34 : Conditions d’utilisation de la photo et
des empreintes digitales Elle comporte le numéro personnel d’identification, des
La photo et les empreintes digitales sont conservées informations alphanumériques et des données biomé-
dans la base de données des personnes physiques. triques.

Elles ne peuvent être utilisées qu’en vue : Elle est délivrée aux citoyens remplissant les conditions
• de la détection des tentatives d’obtention ou d’utili- d’être électeur.
sation frauduleuse d’un document d’identité, d’iden-
tification ou de tout autre document administratif ; Article 39 : Modalité de conception et de gestion de
• de l’identification certaine d’une personne dans le la carte d’électeur
cadre d’une procédure judiciaire et administrative ; Les modalités de conception et de gestion de la carte
• du contrôle et de l’authentification d’un document d’électeur sont définies dans la loi électorale.
d’identité, d’identification ou tout autre document ad-
ministratif. Article 40 : Carte de résident
La carte de résident, délivré par les autorités compé-
Article 35 : Certificat de nationalité tentes, permet à un étranger de séjourner en Répu-
Le certificat de nationalité est délivré à la demande du blique de Guinée, de façon temporaire ou permanente.
requérant, par l’autorité judiciaire et sert à prouver sa Elle identifie le résident étranger et détermine son statut
nationalité. dans le pays.
Elle comporte des éléments ci-après :
Article 36 : Conditions de délivrance du certificat de • le Numéro personnel d’identification ;
nationalité • le numéro de la carte ;
Seul le président du tribunal de première instance, dans • la photographie ;
le ressort duquel se trouve la commune du requérant, ou • les prénoms ;
le juge délégué à cette fin, est compétent pour délivrer • le nom ;
un certificat de nationalité guinéenne, conformément à la • le nom marital, facultativement ;
législation en vigueur. • le jour, le mois et l’année de naissance ;
• le lieu de naissance ;
Le certificat de nationalité vise les dispositions légales • la nationalité ;
en vertu desquelles l’intéressé a droit à la nationalité • la résidence : Commune, Quartier, District ou Sec-
guinéenne, ainsi que les documents qui ont permis de teur ;
l’établir. • le jour, le mois et l’année de délivrance ;
• la durée de validité ;
Le certificat de nationalité fait foi jusqu’à inscription de • la catégorie de la carte ;
faux. • le nom de l’autorité émettrice ;
• la signature de l’autorité émettrice ;
L’établissement du certificat de nationalité est subordon- • la signature du titulaire.
né aux résultats d’une enquête auprès des services de
l’état civil et de l’identification aux fins d’authentification Article 41 : Enregistrement des étrangers et établis-
des documents y afférents. sement des cartes de séjour
L’enregistrement des étrangers au registre des per-
CHAPITRE II : DOCUMENTS D’IDENTIFICATION sonnes physiques, l’établissement, la délivrance et la
gestion des cartes de séjour sont assurés conformément
Article 37 : Types de documents d’identification à la loi fixant les conditions d’entrée et de séjour des
Les documents d’identification sont : étrangers en République de Guinée.
• l’acte de naissance ;
• le livret de famille ; Article 42 : Carte de sécurité sociale
• la carte d’électeur ; La Carte de sécurité sociale est délivrée par les services
• la carte de résident ; de protection sociale à des fins médicales et de presta-
• la carte de sécurité sociale ; tions sociales. Elle n’est pas une pièce d’identité, mais
• la carte consulaire ; un document d’identification. Elle est utilisée à des fins
• le certificat de résidence ; de prestations sociales et médicales.
• le permis de conduire ;
• le permis de travail ; La carte de sécurité sociale est délivrée, aux travailleurs
• la carte professionnelle ; salariés ou assimilés, par les organismes de sécurité so-
• la carte scolaire ; ciale.
• la carte d’étudiant ;
• le titre de séjour. Article 43 : Données de la Carte de sécurité sociale
La carte de sécurité sociale comporte les données ci-
Ces documents d’identification ne peuvent être substi- après :
tués aux documents d’identité énumérés à l’article 21 de • le Numéro personnel d’identification ;
la présente Loi. • le numéro de la carte ;
• la photographie ;
Article 38 : Carte d’électeur • les prénoms ;
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special TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES RELATIF AU RAVEC 09
• le nom ; l’autorité parentale.
• le nom marital, facultativement ;
• le jour, le mois et l’année de naissance ; Article 48 : Durée de validité et les conditions de re-
• le lieu de naissance ; nouvellement
• la nationalité ; La durée de validité et les conditions de renouvellement
• la résidence : Commune, Quartier, District ou Sec- du permis de conduire sont fixées par voie règlemen-
teur ; taire.
• le jour, le mois et l’année de délivrance ;
• la durée de validité ; Article 49 : Données du permis de conduire
• le nom de l’autorité émettrice ; Le permis de conduire comporte les données ci-après :
• la signature de l’autorité émettrice ; • le Numéro personnel d’identification ;
• la signature du titulaire ; • le numéro du permis de conduire ;
• l’identité des ayants droit ; • la photographie ;
• le régime d’assurance ; • les prénoms ;
• le nom de la caisse d’assurance maladie dont l’as- • le nom ;
suré dépend ; • le nom marital, facultativement ;
• la mention d’une éventuelle exonération de la prise • le jour, le mois et l’année de naissance ;
en charge. • le lieu de naissance ;
• la nationalité ;
Article 44 : Validité et conditions de mise à jour • la catégorie du permis de conduire ;
Les modalités de gestion du régime de sécurité sociale • la résidence : Commune, Quartier, District ou Sec-
sont définies conformément à la législation en vigueur. teur ;
• le jour, le mois et l’année de délivrance ;
La durée de validité et les conditions de mise à jour de • la durée de validité ;
la Carte de sécurité sociale sont fixées par voie règle- • le nom de l’autorité émettrice ;
mentaire. • la signature de l’autorité émettrice ;
• la signature du titulaire ;
Article 45 : Certificat de résidence • le code QR.
Le certificat de résidence, tel que défini par la présente
Loi, est délivré aux personnes par les services commu- Article 50 : Conditions de suspension ou de retrait
naux de l’état civil et de l’identification au vu d’une pièce La suspension ou le retrait du permis de conduire ré-
d’identité. sultent de sanctions fixées par le Code de la route.

Le certificat de résidence n’est délivré qu’aux personnes Article 51 : Permis de travail


inscrites sur le Registre National des Personnes Phy- Le permis de travail, tel que défini par présente Loi,
siques. n’est pas une pièce d’identité, mais un document officiel
d’identification.
Le certificat de résidence est individuel et a une validité
de trois mois. Il est utilisé à des fins de travail en République de Gui-
née.
Article 46 : Données du Certificat de résidence
Le certificat de résidence comporte les données ci- Les conditions d’établissement, de délivrance, de ges-
après: tion, de renouvellement, de suspension ou de retrait du
• le Numéro personnel d’identification ; permis de travail sont fixées par voie réglementaire.
• le numéro du certificat de résidence ;
• la photographie ; Article 52 : Catégories de permis de travail
• les prénoms ; Les catégories de permis de travail sont :
• le nom ; • Permis de type A ;
• le nom marital, facultativement ; • Permis de type B ;
• le jour, le mois et l’année de naissance ; • Permis de type C.
• le lieu de naissance ;
• la nationalité ; Article 53 : Etablissement et données du permis de
• la situation matrimoniale ; travail pour les étrangers
• la filiation ; L’établissement du permis de travail pour les étrangers
• la résidence : Commune, Quartier, District ou Sec- est assuré conformément à la réglementation en vigueur
teur ; relative aux conditions d’entrée et de séjour des étran-
• le motif de délivrance ; gers en République de Guinée.
• le jour, le mois et l’année de délivrance ;
• la durée de validité ; Le permis de travail comporte les données ci-après :
• le nom de l’autorité émettrice ; • le Numéro personnel d’identification ;
• la signature de l’autorité émettrice. • le numéro du permis de travail ;
• la photographie ;
Article 47 : Permis de conduire • les prénoms ;
Le permis de conduire, tel que défini par la présente Loi • le nom ;
est délivré à des personnes à partir de 18 ans révolus • le nom marital, facultativement ;
par le ministère en charge des Transports. • le jour, le mois et l’année de naissance ;
• le lieu de naissance ;
L’établissement du permis de conduire pour les mineurs • la nationalité ;
est soumis à des conditions particulières fixées par voie • la catégorie du permis de travail ;
règlementaire et à l’avis de la personne détentrice de • la résidence : Commune, Quartier, District ou Sec-
special TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES RELATIF AU RAVEC journal officiel de la republique DE GUINEE 10
teur ; L’enrôlement biométrique des étudiants est effectué par
• le jour, le mois et l’année de délivrance ; les services de l’état civil et de l’identification en collabo-
• la durée de validité ; ration avec le service de scolarité.
• le nom de l’autorité émettrice ; La carte d’étudiant est délivrée par le service de scola-
• la signature de l’autorité émettrice ; rité.
• la signature du titulaire.
Article 59 : Titre de séjour
Article 54 : Carte d’identité scolaire Le titre de séjour, tel que défini par la présente Loi, n’est
La carte d’identité scolaire, telle que définie par la pré- pas une pièce d’identité, mais un document d’identifica-
sente Loi, est établie suivant un modèle et un format tion.
unique à l’usage des établissements d’enseignement
primaire et secondaire, publics et privés. Il est utilisé aux fins de séjour en République de Guinée.

La carte d’identité scolaire a une durée de validité de 3 Article 60 : Etablissement, renouvellement, suspen-
ans. sion ou retrait
Les conditions d’établissement, de renouvellement, de
La carte d’identité scolaire comporte les données ci- suspension ou de retrait du titre de séjour sont fixées par
après : voie réglementaire.
• le Numéro personnel d’identification ;
• le numéro d’immatriculation ; Article 61 : Données du Titre de séjour
• la photographie ; Le titre de séjour comporte les données ci-après :
• les prénoms ; • le Numéro personnel d’identification ;
• le nom ; • le numéro de la carte ;
• le jour, le mois et l’année de naissance ; • la photographie ;
• le lieu de naissance ; • les prénoms ;
• la nationalité ; • le nom ;
• l’adresse de l’établissement ; • le nom marital, facultatif ;
• le jour, le mois et l’année de délivrance ; • le jour, le mois et l’année de naissance ;
• la durée de validité ; • le lieu de naissance ;
• le nom de l’Autorité émettrice ; • la nationalité ;
• la signature de l’Autorité émettrice ; • la résidence : Commune, Quartier, District ou Sec-
• la signature du titulaire. teur ;
• le jour, le mois et l’année de délivrance ;
Article 55 : Enrôlement biométrique des élèves • la durée de validité ;
L’enrôlement biométrique des élèves, collégiens et ly- • le nom de l’autorité émettrice ;
céens est effectué par les services de l’état civil et de • la signature de l’autorité émettrice ;
l’identification en collaboration avec le service de sco- • la signature du titulaire.
larité.
Article 62 : Carte consulaire
La carte d’identité scolaire est délivrée par les services La carte consulaire, telle que définie par la présente Loi,
de scolarité. est délivrée à tout guinéen résident à l’étranger par la
juridiction diplomatique ou consulaire du pays de rési-
Article 56 : Etablissement de la Carte d’étudiant dence.
La carte d’étudiant, telle que définie par la présente
Loi, est établie suivant un modèle et un format unique à La carte consulaire est délivrée à tout citoyen guinéen,
l’usage des établissements d’enseignement supérieur et sans limitation d’âge, conformément à la législation en
professionnel, publics et privés. vigueur.

La carte d’étudiant a une validité de trois années univer- Pour le mineur, la demande de la carte consulaire est
sitaires. faite par une personne détentrice ou délégataire de l’au-
torité parentale.
Article 57 : Données de la carte d’étudiant
La carte d’étudiant comporte les données ci-après : CHAPITRE III : SECURISATION DES DOCUMENTS
• le Numéro personnel d’identification ;
• le numéro d’immatriculation ; Article 63 : Puce électronique
• la photographie ; La Carte nationale d’identité biométrique sécurisée et
• les prénoms ; le passeport biométrique sécurisé sont des documents
• le nom ; d’identité dotés d’une puce électronique contenant les
• le jour, le mois et l’année de naissance ; données biométriques pour l’authentification des infor-
• le lieu de naissance ; mations du détenteur.
• la nationalité ;
• l’adresse de l’établissement ; Sont également stockées sur la puce électronique, les
• le jour, le mois et l’année de délivrance ; informations critiques imprimées sur la page des don-
• la durée de validité ; nées du passeport.
• le nom de l’Autorité émettrice ;
• la signature de l’Autorité émettrice ; La puce est protégée contre les falsifications et la lecture
• la signature du titulaire. non autorisée.

Article 58 : Enrôlement biométrique des étudiants et Article 64 : Protection internationale de la puce


délivrance de la carte d’étudiant Le Gouvernement peut conclure des accords et traités
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special TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES RELATIF AU RAVEC 11
avec d’autres Etats sur la lecture des empreintes di- falsification des données et toute forme de criminali-
gitales enregistrées dans la puce, à condition que les té liée à l’identité de la personne physique ;
Etats concernés disposent d’une garantie de protection • facilite les formalités administratives liées à l’identi-
des données à caractère personnel, analogue à celle fication des personnes physiques par les autorités
appliquée par la République de Guinée, conformément publiques, les organismes et entités privés ;
à la procédure de ratification en vigueur. • fournit des services d’identification et d’authentifica-
tion à toute entité autorisée ;
Article 65 : Code à réponse rapide ou Code QR • assure l’échange et le partage d’informations sur les
Les documents d’identité et d’identification ci-après personnes physiques avec les différents services de
peuvent disposer d’un code à réponse rapide statique : l’administration publique et privée.
• le certificat de nationalité ;
• la carte d’électeur ; CHAPITRE II : REGISTRE COMMUNAL DES PER-
• la carte de résident ; SONNES PHYSIQUES
• la carte de sécurité sociale ;
• le certificat de résidence ; Article 69 : Registre communal des personnes phy-
• le permis de conduire ; siques
• le permis de travail ; Le registre communal des personnes physiques est la
• la carte scolaire ; source authentique de toutes les données d’identifica-
• la carte d’étudiant ; tion relatives aux personnes physiques d’une commune.
• le titre de séjour ; Il est destiné à la collecte, à l’hébergement, à la conser-
• la carte consulaire. vation, à la modification, au transfert, à la radiation et à la
sécurisation des données des personnes physiques qui
TITRE III : REGISTRES DES PERSONNES PHY- établissent leur résidence temporaire ou permanente sur
SIQUES le territoire d’une commune.

CHAPITRE I : REGISTRE NATIONAL DES PER- Ces données servent de base à l’exécution des disposi-
SONNES PHYSIQUES tions de la présente Loi relatives :
• à l’ouverture et à la gestion du Registre National des
Article 66 : Institution et finalités du Registre Natio- Personnes Physiques ;
nal des Personnes Physiques • aux documents d’identification des personnes phy-
Le Registre National des Personnes Physiques, en siques ;
abrégé, RNPP, a pour finalités : • à l’organisation des services communaux et à la pla-
• le regroupement de toutes les données relatives à nification du développement local.
l’identification biométrique des personnes physiques
définies conformément à la présente Loi ; Article 70 : Tenue du registre communal des per-
• l’établissement des statistiques ; sonnes physiques
• la préservation de l’historique ; L’officier de l’état civil est chargé de la tenue du registre
• la garantie de l’authenticité des données enregis- communal des personnes physiques.
trées et l’unicité du numéro affecté à chaque per-
sonne physique. Il peut déléguer, sous son contrôle et sa responsabilité,
la tenue du registre communal des personnes physiques
Article 67 : Base de données centrale d’identification à un ou plusieurs officiers de l’état civil délégués.
Le Registre National des Personnes Physiques consti-
tue : L’acte de délégation du pouvoir est transmis au ministre
• la base de données centrale dans laquelle sont gé- en charge de l’identification des personnes physiques.
nérés et conservés, modifiés et sécurisés les numé-
ros personnels d’identification, les données biomé- Les règles de la délégation de la tenue du registre com-
triques, certaines informations alphanumériques, munal sont fixées par arrêté du Ministre en charge de
les adresses physiques et numériques de toutes les l’état civil.
personnes physiques ;
• la base d’identification des personnes physiques. Article 71 : Accès au registre national
Le Chef de l’exécutif local et les officiers de l’état civil
Le Registre National des Personnes Physiques est délégués ont accès au Registre National des Personnes
consulté par tout service public comme moyen d’éta- Physiques pour consulter les données énumérées aux
blissement ou d’authentification de leurs propres docu- articles 4 et 5 de la présente Loi ainsi que l’historique de
ments, ainsi que par le secteur privé. ces données.
Le registre communal des personnes physiques est en
Les modalités d’inscription et de tenue du Registre Na- permanence mis à jour conformément à la législation en
tional des Personnes Physiques sont déterminées par vigueur.
décret pris en Conseil des ministres.
Article 72 : Inscriptions au registre communal des
Article 68 : Fonctions du Registre National des Per- personnes physiques
sonnes Physiques Les données inscrites dans le registre communal des
Le Registre National des Personnes Physiques : personnes physiques sont celles définies aux articles 4
• sert de base de données pour l’identification des et 5 de la présente Loi.
personnes physiques ;
• met à jour les données des personnes physiques de Chaque enregistrement, effectué sur la base de données
nationalité guinéenne et celles des étrangers rési- constituées à partir des informations visées aux articles
dant en République de Guinée ; 4 et 5 de la présente Loi, mentionne la date à laquelle
• sert comme outil de prévention et de lutte contre la l’enregistrement a été réalisé par la commune.
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special TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES RELATIF AU RAVEC 12
Article 73 : Modification ou rectification d’un enre- permanente à l’intérieur d’une même commune est te-
gistrement nue d’en faire la déclaration auprès de cette commune.
Toute modification ou rectification d’un enregistrement
dans le registre communal des personnes physiques im- Toute personne qui transfère sa résidence temporaire ou
plique la mention d’une nouvelle date et la suppression permanente à l’étranger est tenue de faire une déclara-
automatique de l’information précédente. tion de départ auprès de la commune où elle est inscrite,
avant son départ.
Seul le Registre National des Personnes Physiques au-
thentifie l’historique de ces informations. Les modalités de déclaration d’arrivée et de départ de
résidence sont fixées par voie réglementaire.
Article 74 : Radiation d’une personne du registre
communal Article 78 : Délais de déclaration et effet de l’inscrip-
L’officier de l’état civil procède à la radiation du registre tion
communal des personnes physiques : La déclaration d’arrivée est effectuée dans les quinze
• en cas de décès d’une personne physique y inscrite; jours de l’occupation de la nouvelle résidence.
• lors d’une déclaration de départ pour une autre com-
mune ou à l’étranger ; En cas de transfert de la résidence temporaire ou per-
• après la notification d’inscription sur le registre com- manente à l’étranger, la déclaration de départ est effec-
munal d’une autre commune par l’organe en charge tuée au plus tard la veille du départ.
du registre national ou par l’officier de l’état civil
d’une autre commune. L’inscription prend effet à compter du jour de l’occupa-
tion de la nouvelle résidence, sans que cette date puisse
La radiation d’une personne laisse uniquement subsis- être antérieure à la date à laquelle la déclaration d’arri-
ter le Numéro personnel d’identification, les prénoms et vée a été effectuée.
nom, l’adresse de la nouvelle résidence et la date de ra-
diation au registre communal des personnes physiques. Article 79 : Déclarant ou son mandataire
La déclaration est effectuée par la personne concernée
Le décès d’une personne laisse uniquement subsister le sur la base d’un document officiel d’identification, en
Numéro personnel d’identification, les prénoms et nom cours de validité.
du défunt et la date de décès au registre communal.
La déclaration peut être effectuée par un mandataire
Article 75 : Mentions obligatoires dans le registre muni de son document officiel d’identification en cours
communal des personnes physiques de validité et d’une procuration.
Pour tout acte de l’état civil, servant de pièce justifica-
tive, sont mentionnés le numéro et le lieu, à savoir, la Les mineurs non émancipés sont représentés par la per-
localité et le pays où cet acte a été établi ou transcrit. sonne qui exerce l’autorité parentale ou par le tuteur.

Pour les décisions judiciaires ou administratives, sont Pour une personne détenue dans un établissement pé-
mentionnées : la date et l’autorité auteure de la décision. nitentiaire, qui ne dispose plus d’une résidence tempo-
raire ou permanente, la déclaration peut être effectuée,
Les pièces justificatives des données inscrites sur le re- avec son accord, par le responsable de l’établissement
gistre communal des personnes physiques sont conser- concerné ou un membre du personnel délégué par ce-
vées sous format dématérialisé par les communes. lui-ci à cette fin.

Article 76 : Inscription d’office et notification Article 80 : Caractères de la déclaration


L’officier de l’état civil inscrit d’office toute personne qui Toute déclaration d’arrivée ou de départ est écrite et si-
a établi sa résidence temporaire ou permanente sur le gnée par la personne qui y a procédé.
territoire de la commune.
CHAPITRE III : REGISTRE CONSULAIRE DES PER-
Lorsque l’officier de l’état civil procède à l’inscription d’of- SONNES PHYSIQUES
fice d’une personne, il la notifie à l’organe en charge du
Registre National des Personnes Physiques. Article 81 : Fonction du registre consulaire des per-
sonnes physiques
Une synchronisation automatique des données s’opère Le registre consulaire des personnes physiques est la
entre le registre communal des personnes physiques et source authentique pour toutes les données d’identifica-
le Registre National des Personnes Physiques, chaque tion relatives aux personnes physiques résidant dans un
fois qu’il y a enregistrement, modification ou radiation pays étranger de façon temporaire ou permanente.
d’une donnée quelconque.
Il est destiné à la collecte des données nominatives et
Article 77 : Déclaration obligatoire biométriques des personnes physiques qui établissent
Toute personne qui établit sa résidence temporaire ou leur résidence temporaire ou permanente sur le terri-
permanente sur le territoire d’une commune est tenue toire d’un pays étranger.
d’en faire la déclaration auprès de cette commune.
Ces données servent de base à :
Toute personne qui transfère sa résidence temporaire • l’exécution des dispositions de la présente Loi rela-
ou permanente dans une autre commune est tenue d’en tive au Registre National des Personnes Physiques ;
faire la déclaration auprès des communes de départ et • l’exécution des dispositions de la présente Loi re-
d’arrivée. lative aux documents d’identification des personnes
physiques;
Toute personne qui transfère sa résidence temporaire ou • l’organisation des services diplomatiques et consu-
special TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES RELATIF AU RAVEC journal officiel de la republique DE GUINEE 13
laires ; Seul le Registre National des Personnes Physiques re-
• la facilitation des démarches administratives. flète l’historique de ces informations.

Article 82 : Tenue du registre consulaire des per- Article 86 : Radiation d’une personne du registre
sonnes physiques consulaire
L’agent consulaire est chargé de la tenue du registre L’agent consulaire de la circonscription consulaire de
consulaire des personnes physiques. départ procède à la radiation du registre consulaire des
personnes physiques :
Il est suppléé, sous son contrôle et sa responsabilité, • en cas de décès d’une personne physique y inscrite;
dans la tenue du registre consulaire des personnes phy- • lors d’une déclaration de départ pour une autre cir-
siques par un ou plusieurs autres agents diplomatiques conscription consulaire ou de retour définitif au pays
ou consulaires. • après la notification d’inscription sur le registre
consulaire de la circonscription consulaire d’arrivée.
L’acte de délégation du pouvoir est transmis au ministre
des Affaires étrangères. La radiation d’une personne laisse uniquement subsis-
ter le Numéro personnel d’identification, les prénoms et
Article 83 : Accès au registre consulaire des per- nom, l’adresse de la nouvelle résidence et la date de ra-
sonnes physiques diation au registre consulaire des personnes physiques.
L’agent consulaire et ses suppléants ont accès au Re-
gistre National des Personnes Physiques pour consulter Le décès d’une personne laisse uniquement subsister le
les données énumérées aux articles 4 et 5 de la pré- Numéro personnel d’identification, les prénoms et nom
sente Loi ainsi que l’historique de ces données. et la date de décès au registre consulaire.
Le registre consulaire des personnes physiques est en
permanence mis à jour conformément à la législation en Article 87 : Mentions obligatoires dans le registre
vigueur. consulaire des personnes physiques
Pour tout acte de l’état civil servant de pièce justificative,
Article 84 : Inscriptions au registre consulaire des sont mentionnés le numéro et le lieu, à savoir, la localité
personnes physiques et le pays où cet acte a été établi ou transcrit.
Les données inscrites sur le registre consulaire des per-
sonnes physiques sont les suivantes : Les pièces justificatives des données inscrites sur le re-
• tous les prénoms, dans l’ordre de leur inscription sur gistre consulaire des personnes physiques sont conser-
l’acte de naissance ou toute autre pièce en tenant vées sous format dématérialisé par les circonscriptions
lieu ; consulaires.
• le nom, tel qu’inscrit sur l’acte de naissance ou toute
autre pièce en tenant lieu ; Article 88 : Inscription d’office et notification
• les références de l’acte de naissance ; L’agent consulaire inscrit d’office toute personne qui a
• la photographie numériquement identifiable de l’in- établi sa résidence temporaire ou permanente sur le ter-
téressé ; ritoire de sa circonscription consulaire.
• les empreintes digitales capturées numériquement ;
• le nom et tous les prénoms du père ; Lorsque l’agent consulaire procède à l’inscription d’office
• le numéro personnel d’identification du père à d’une personne, il la notifie au ministre en charge des
l’égard duquel la filiation est établie, pour autant que affaires étrangères qui la notifie, à son tour, à l’organe en
ce numéro ait été attribué ; charge du Registre National des Personnes Physiques
• le nom et tous les prénoms de la mère ; et de l’état civil.
• le numéro personnel d’identification de la mère à
l’égard de laquelle la filiation est établie, pour autant Une synchronisation automatique des données s’opère
que ce numéro ait été attribué ; entre le registre consulaire des personnes physiques et
• la date et le lieu de naissance ; le Registre National des Personnes Physiques chaque
• le sexe ; fois qu’il y a enregistrement, modification ou radiation
• la nationalité ; d’une donnée quelconque.
• la profession ;
• la situation matrimoniale ; Article 89 : Déclaration obligatoire dans les circons-
• la domiciliation : résidence habituelle ou secondaire, criptions consulaires
dans la circonscription consulaire ; Toute personne qui établit sa résidence temporaire ou
• la mention des éléments d’identification : preuves permanente dans une circonscription consulaire est te-
écrites ou testimoniales, déclarations sur la filiation, nue d’en faire la déclaration auprès de cette circonscrip-
l’âge et la nationalité des citoyens résidents qui ne tion.
disposent pas d’acte administratif de naissance.
Toute personne qui transfère sa résidence temporaire ou
Chaque enregistrement, effectué sur la base de don- permanente dans une autre circonscription consulaire
nées constituées à partir des informations énumérées à est tenue d’en faire la déclaration auprès des circons-
l’alinéa précédent de la présente Loi, mentionne la date criptions consulaires de départ et d’arrivée.
à laquelle l’enregistrement a été réalisé par le consulat.
Toute personne qui transfère sa résidence temporaire
Article 85 : Modification ou rectification de l’inscrip- ou permanente à l’intérieur d’une même circonscription
tion au registre consulaire des personnes physiques consulaire est tenue d’en faire la déclaration auprès de
Toute modification ou rectification d’un enregistrement cette circonscription consulaire.
au registre consulaire des personnes physiques im-
plique la mention d’une nouvelle date et la suppression Toute personne qui transfère sa résidence temporaire ou
automatique de l’information précédente. permanente en Guinée est tenue de faire une déclara-
journal officiel de la republique DE GUINEE
special TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES RELATIF AU RAVEC 14
tion de départ auprès de la circonscription consulaire où • d’assurer la gestion et la communication des don-
elle est inscrite avant son départ. nées inscrites dans le Registre National des Per-
sonnes Physiques et de l’état civil et contrôler son
Les modalités de déclaration d’arrivée et de départ de fonctionnement ;
résidence sont fixées par un Arrêté conjoint des Mi- • de fournir l’assistance technique à toutes les struc-
nistres en charge de l’administration du territoire et des tures et personnes ayant droit d’accès ou d’utilisa-
affaires étrangères. tion du Registre National des Personnes Physiques
et de l’état civil, conformément aux dispositions de
Article 90 : Délais de déclaration et d’effet de l’ins- la présente Loi ;
cription dans les circonscriptions consulaires • d’assurer la centralisation et le suivi des documents
En cas de changement de circonscription consulaire, la d’identification des personnes physiques ;
déclaration d’arrivée dans la nouvelle est effectuée dans • de garantir le traitement sécurisé des données rela-
les quinze jours suivants. tives aux personnes physiques et le développement
des applications à leurs usages ;
Pour le retour d’un guinéen précédemment établi à • d’assurer l’authentification, la conservation, la pro-
l’étranger, la déclaration de départ est effectuée auprès tection et la sécurisation des données des per-
de l’agent consulaire de la circonscription de départ, 72 sonnes physiques ;
heures avant la date dudit départ. • de veiller à la tenue régulière du Registre National
des Personnes Physiques et de l’état civil ainsi que
Toutefois, le délai susvisé n’est pas exigé dans les cas des documents d’indentification ;
d’urgence suivants : • de corriger les erreurs, omissions et doublons
• la nécessité d’assistance personnelle au père, à la constatés à l’établissement ou à la vérification des
mère, au conjoint, à la fille ou au fils biologique ou documents d’identification.
adoptif gravement malade en Guinée ;
• la nécessité de participation personnelle aux ob- Un décret pris en Conseil des ministres détermine l’or-
sèques en Guinée du père, de la mère, du conjoint, gane en charge du Registre National des Personnes
de la fille ou du fils biologique ou adoptif ; Physiques et de l’état civil et en définit le statut, l’organi-
• la volonté d’assister personnellement toute autre sation, la composition et le fonctionnement.
personne gravement malade ou décédée en Gui-
née, dont la nécessité est laissée à l’appréciation de Les membres dirigeants de l’organe en charge du Re-
l’agent consulaire de la circonscription de départ ; gistre National des Personnes Physiques et de l’état civil
• le rapatriement ou la menace de la personne concer- sont choisis parmi les hauts cadres issus du secteur pu-
née. blic ou personnes ressources, reconnus pour leur impar-
tialité, leur bonne moralité et leur compétence.
L’inscription au registre consulaire des personnes phy-
siques prend effet à compter du jour de l’occupation de Ils sont nommés par décret pris sur proposition des mi-
la nouvelle circonscription consulaire. nistres concernés.

Article 91 : Caractères de la déclaration dans les cir- L’organe en charge du Registre National des Personnes
conscriptions consulaires Physiques et de l’état civil est placé sous la tutelle tech-
Toute déclaration d’arrivée et de départ est écrite et si- nique du ministère en charge de l’état civil et la tutelle
gnée par la personne qui y a procédé. financière du ministère en charge des finances.

TITRE IV : GESTION ET SECURITE DES DONNEES Article 93 : Obligations d’information de l’organe


DES REGISTRES DES PERSONNES PHYSIQUES en charge du Registre National des Personnes Phy-
siques et de l’état civil
CHAPITRE I : ORGANE EN CHARGE DU REGISTRE L’organe en charge du Registre National des Personnes
NATIONAL DES PERSONNES PHYSIQUES ET DE Physiques et de l’état civil est tenu d’informer, de ma-
L’ETAT CIVIL nière claire et précise, les personnes visées à l’article 2
de la présente Loi, des traitements opérés.
Article 92 : Statut, missions, organisation et fonc-
tionnement de l’organe en charge du Registre Natio- Les informations portent sur :
nal des Personnes Physiques et de l’état civil • l’identité du responsable du traitement ou celle du
L’organe en charge du Registre National des Personnes représentant dûment mandaté ;
Physiques et de l’état civil est un organisme public tech- • les catégories des données traitées ;
nique chargé d’effectuer les opérations de conception, • tout éventuel transfert des données traitées à desti-
d’administration, de gestion et de conservation du Re- nation de l’étranger ;
gistre National des Personnes Physiques et celui de • les destinataires auxquels les données traitées sont
l’état civil, dans le but de renforcer les capacités des col- susceptibles d’être communiquées.
lectivités locales dans l’exercice des attributions qui leur
sont dévolues en matière d’état civil et d’identification Article 94 : Informations destinées au postulant
des personnes physiques. L’organe en charge du Registre National des Personnes
Il a pour attributions : Physiques et de l’état civil est tenu, au moment de l’en-
• d’effectuer toutes les opérations relatives à la registrement, d’informer le postulant de :
conception et à la réalisation technique du Registre • la manière dont les données le concernant vont être
National des Personnes Physiques et de l’état civil ; utilisées, en cas d’authentification d’identité ;
• d’assurer la gestion technique du Registre National • l’existence d’un droit d’accès aux données, ainsi que
des Personnes Physiques et de l’état civil ; des modalités d’accès à ces données ;
• de déterminer, d’attribuer et de conserver le numéro • la possibilité de porter modification ou suppression
personnel d’identification ; des données nominatives et numériques collectées,
special TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES RELATIF AU RAVEC journal officiel de la republique DE GUINEE 15
sous réserve d’en fournir les justificatifs authen- rées à l’article 103 de la présente Loi, soient sécurisées
tiques. et protégées contre toute destruction, perte, détériora-
tion, tout accès illicite, dommage accidentel ou inten-
Article 95 : Obligations des agents en charge de tionnel, toute utilisation ou divulgation non autorisée ou
l’identification des personnes physiques contraire à la Loi.
Les agents chargés de l’identification des personnes
physiques ont pour obligation de : Article 101 : Non-divulgation des données person-
• tenir les informations à jour ; nelles d’identification
• supprimer les informations lorsqu’elles ont été obte- Sauf dispositions contraires à la présente Loi, il est inter-
nues par des moyens illicites ou frauduleux ; dit à toute autorité, tout agent ou tout organe qui gère les
• prendre toute précaution utile à la sécurité des infor- données du Registre National des Personnes Physiques
mations enregistrées ; ou qui a accès à ces données, de quelle que manière
• empêcher que les informations soient déformées, que soit, de divulguer toute information provenant de
endommagées ou communiquées à des personnes cette base de données d’enregistrement ou d’authenti-
qui n’ont pas obtenu l’autorisation d’en prendre fication.
connaissance.
Article 102 : Obligation de confidentialité
CHAPITRE II : CONFIDENTIALITE ET SECURITE DES Les autorités et les agents de l’organe en charge du Re-
DONNEES gistre National des Personnes Physiques et de l’état civil
sont tenus de se conformer à l’obligation de confidentia-
Article 96 : Conformité des données lité dans le traitement des données, telle que prescrite
Les autorités et les agents en charge de l’identifica- par la législation et la règlementation en vigueur.
tion des personnes physiques sont responsables de la
conformité : Cette obligation de confidentialité s’applique aux autori-
• des informations transmises aux actes et documents tés et agents de l’organe en charge du Registre National
qu’ils détiennent ; des Personnes Physiques et de l’état civil pendant toute
• de la communication à l’organe en charge du Re- la durée de leurs fonctions et même après leur cessa-
gistre National des Personnes Physiques et de l’état tion, pour quelle que cause que ce soit, notamment le
civil ; départ à la retraite, la démission ou la révocation.
• des modifications opérées par leurs soins ou sous
leurs responsabilités. Article 103 : Restriction du partage et de l’utilisation
des données du Registre National des Personnes
Article 97 : Prestation de Serment Physiques
Les autorités et les agents en charge des Registres Natio- Les données nominatives, numériques et biométriques,
nal, Communal et Consulaire des Personnes Physiques recueillies par l’organe en charge du Registre National
prêtent serment devant le tribunal de première instance des Personnes Physiques et de l’état civil ne peuvent
du ressort avant d’entrer en fonction en ces termes : « Je être partagées que conformément aux dispositions de
jure de remplir, avec conscience et probité, mes fonctions en me la présente Loi.
conformant à la législation et à la règlementation en vigueur, en
observant les obligations et réserves qu’elles m’imposent. Je Aucune donnée d’identité recueillie par l’organe en
m’engage à respecter scrupuleusement les informations à ca- charge du Registre National des Personnes Physiques,
ractère privé et les faits dont j’aurai connaissance dans l’exer- auprès d’un requérant, ne peut être utilisée à des fins
cice de mes fonctions. En cas de parjure, que je subisse les autres que l’identification.
rigueurs de la loi ». L’organe en charge du Registre National des Personnes
Physiques ne peut collecter, directement ou par le biais
Article 98 : Conformité à la législation et à la règle- d’une autre entité publique ou privée, des informations
mentation en vigueur sur les motifs de l’identification.
Dans l’exécution de leurs missions, les autorités et les
agents en charge des Registres National, Communal et Article 104 : Exceptions à l’obligation de confiden-
Consulaire des Personnes Physiques sont tenues de se tialité
conformer à la législation et à la règlementation en vi- La confidentialité est exclue lorsqu’il s’agit de communi-
gueur en République de Guinée, en matière de cybersé- quer des données à une instance judiciaire compétente
curité, de lutte contre la cybercriminalité et de protection dans les formes prévues par la Loi.
des données à caractère personnel.
La confidentialité est également exclue dans l’intérêt de
Article 99 : Encodage, cryptologie et cryptographie la sécurité publique et de la défense nationale pour la
Les données nominatives, numériques et biométriques communication des données à la demande des autorités
sont encodées et cryptées par l’organe en charge du compétentes ou légalement habilitées.
Registre National des Personnes Physiques et de l’état
civil, selon des règles et techniques appropriées, per- La confidentialité est inopposable à l’organe en charge
mettant leur accès aux seuls agents autorisés à cet effet du Registre National des Personnes Physiques et de
et dans le respect des lois et règlements en vigueur, en l’état civil dans le cadre de l’accomplissement de ses
matière de cryptologie ou de cryptographie en Répu- missions.
blique de Guinée.
Article 105 : Mesures de sécurisation des données
Article 100 : Mesures de sécurisation et de protec- En vue d’assurer la sécurité des données, l’organe en
tion charge du Registre National des Personnes Physiques
L’organe en charge du Registre National des Personnes et de l’état civil, applique les règles techniques les plus
Physiques et de l’état civil prend et applique fidèlement appropriées pour :
les mesures nécessaires pour que les données, énumé- • empêcher tout individu, non autorisé, d’accéder aux
journal officiel de la republique DE GUINEE
special TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES RELATIF AU RAVEC 16
locaux et aux équipements utilisés pour l’enregistre- méro personnel d’identification et l’authentification
ment des données ; des personnes physiques, en vertu de la législation
• empêcher que les supports des données enregis- en vigueur.
trées soient lus, copiés, altérés, détruits ou transfé-
rés par une personne non autorisée ; Article 110 : Utilisation et divulgation des données
• garantir que l’identité des personnes ayant eu accès par une entité requérante
aux données enregistrées soit constatée a posteriori Les données nominatives, personnelles et biométriques
et que les données lues ou introduites dans le sys- disponibles auprès d’une entité requérante ne peuvent
tème soient déterminées, quant à leur objet et quant être :
à l’heure exacte de leur consultation, introduction, • utilisées à des fins autres que celles prévues par la
modification ou suppression ; législation en vigueur ;
• garantir que l’identité des personnes, auxquelles • divulguées ultérieurement, qu’avec le consentement
des données ont été transmises, puisse être consta- de la personne concernée ou sur réquisition des au-
tée et facilement vérifiée ; torités judiciaires.
• sauvegarder les données par la constitution de co-
pies et duplicatas de sécurité et procéder à un ar- Le Numéro personnel d’identification et les données bio-
chivage adéquat des données assurant leur dispo- métriques ne peuvent être publiés ou affichés que dans
nibilité ; les conditions prévues par la législation en vigueur.
• veiller au respect des mesures de sécurité par ses
autorités, ses agents et par tous les consultants, Article 111 : Objet de transfert des données
conseillers et autres intervenants, à quelque titre Les données traitées ne peuvent faire l’objet de transfert
que ce soit ; sans autorisation préalable de l’organe et des autorités
• veiller à ce que les conventions conclues avec les en charge de la protection des données à caractère per-
autres organismes publics ou privés, ayant accès sonnel tel que prévu par la législation et la règlementa-
aux données nominatives, numériques et biomé- tion en vigueur.
triques de l’organe en charge du Registre National
des Personnes Physiques et de l’état civil, imposent Article 112 : Interopérabilité
des obligations de sécurité équivalentes à celles qui Toute personne morale de droit public ou privé, utilisant
sont prescrites par la présente Loi ; les données biométriques, biographiques d’identifica-
• exiger que les organismes, consultants, conseillers tion, est tenue de mettre en place les dispositifs permet-
et autres personnes n’agissent que sur instructions tant l’interopérabilité entre les outils et les informations
de l’organe en charge du Registre National des Per- relatives aux données d’identification des personnes
sonnes Physiques et de l’état civil, conformément physiques.
aux Lois et Règlements en vigueur.
Les structures concernées par l’interopérabilité sont les
Article 106 : Stockage des données traitées personnes morales de droit public ou privé chargées
Les données traitées, dans le cadre de la mise en œuvre d’une mission d’intérêt général ou de la gestion d’un ser-
de la présente Loi, sont stockées uniquement sur un ser- vice public.
veur se trouvant sur le territoire national.
Article 113 : Modalités d’accès et d’interopérabilité
Elles ne peuvent, nullement, être stockées en dehors du Un décret pris en Conseil des ministres fixe les modali-
territoire guinéen. tés d’accès, d’échange électronique des données et de
partage des statistiques.
CHAPITRE III : DROIT D’ACCES ET D’INTEROPERA-
BILITE CHAPITRE IV : DISPOSITIONS PENALES

Article 107 : Droit d’accès aux données Article 114 : Usurpation d’identité
Ont droit d’accès aux données nominatives, numériques Est punie d’une peine d’emprisonnement de 1 à 5 ans
et biométriques, conformément à la législation en vi- et d’une amende de 5 000 000 à 15 000 000 de francs
gueur : guinéens ou de l’une de ces deux peines seulement :
• les personnes physiques inscrites aux Registres • toute personne qui se rend coupable, lors de la pro-
National, Communal et Consulaire des Personnes cédure d’inscription, d’usurpation ou de tentative
Physiques ; d’usurpation d’identité d’une personne morte ou vi-
• les personnes morales de droit public ; vante, réelle ou imaginaire, inscrite ou non inscrite
• les personnes morales de droit privé. par la fourniture de fausses ou inexactes données
nominatives ou biométriques ;
Article 108 : Protection des données à caractère per- • toute personne qui se rend coupable d’usurpation
sonnel ou de tentative d’usurpation du Numéro personnel
Toute donnée nominative, personnelle ou biométrique, d’identification d’une personne morte ou vivante,
enregistrée par l’organe en charge du Registre National réelle ou imaginaire ;
des Personnes Physiques et de l’état civil, est soumise • toute personne qui, à l’aide de déclarations fausses
à la législation et à la règlementation en vigueur en Ré- ou de faux documents, certificats ou attestations,
publique de Guinée. s’est fait inscrire sur le Registre National, Communal
ou Consulaire, ou a tenté de se faire inscrire sur le
Article 109 : Partage et utilisation des données Registre National, Communal ou Consulaire, ou qui,
Les données nominatives, personnelles et biométriques à l’aide de moyens frauduleux, a fait inscrire ou ra-
recueillies, ne peuvent être : dier indûment un citoyen ;
• partagées, avec quiconque, pour des raisons • toute personne qui, frauduleusement, a altéré, sous-
contraires à la législation en vigueur ; trait ou ajouté une indication autre que celle recueil-
• utilisées à des fins autres que la production du Nu- lie, reçue ou prévue ;
journal officiel de la republique DE GUINEE
special TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES RELATIF AU RAVEC 17
• toute personne qui a enregistré ou tenté d’enregis- le personnel en charge du registre des personnes
trer des données frauduleuses ou personnes fictives physiques
sur le Registre National, Communal ou Consulaire. Quiconque, au cours des opérations de mise en œuvre
du Registre National, Communal ou Consulaire, se rend
Article 115 : Changement frauduleux des données coupable d’outrages ou de violences, soit envers le per-
nominatives, personnelles ou biométriques sonnel en charge desdites opérations, ou qui, par voie
Est punie d’une peine d’emprisonnement de 2 à 5 ans de fait ou menaces, a retardé ou empêché, la consti-
et d’une amende de 10 000 000 à 50 000 000 de francs tution du Registre National, Communal ou Consulaire,
guinéens ou de l’une de ces deux peines seulement, soit directement, soit par l’entremise d’un tiers, est puni
toute personne qui, dans l’intention de changer son Nu- d’une peine d’emprisonnement de 1 à 5 ans et d’une
méro personnel d’identification, ou dans le but de s’ap- amende de 5 000 000 à 20 000 000 de francs guinéens.
proprier une autre identité, modifie ou tente de modifier
ses informations nominatives ou biométriques. Article 120 : Destruction, enlèvement frauduleux du
matériel ou de l’équipement
Article 116 : Atteintes au système de gestion de la Quiconque se rend coupable de la destruction ou de
base de données l’enlèvement frauduleux du matériel ou de l’équipement
Est punie, conformément aux dispositions législatives destiné aux opérations de mise en œuvre du Registre
et réglementaires en vigueur en matière de cybersécu- National, Communal ou Consulaire, est puni d’une peine
rité, de lutte contre la cybercriminalité et de protection d’emprisonnement de 2 à 5 ans et d’une amende au
des données à caractère personnel, toute personne qui moins égale au double du coût du matériel ou de l’équi-
porte atteinte au système informatique du Registre Na- pement détruit ou frauduleusement enlevé.
tional des Personnes Physiques et de l’état civil.
Si cette destruction ou cet enlèvement a porté atteinte
Quiconque, sans l’autorisation de l’organe en charge du au calendrier d’exécution ou aux résultats du registre na-
Registre National des Personnes Physiques et de l’état tional, communal ou consulaire, la peine mentionnée à
civil, utilise ou altère les données contenues dans le Re- l’alinéa précédent est aggravée par la peine de réclusion
gistre National des Personnes Physiques, dans le but criminelle, assortie ou non de l’inéligibilité de 5 à 10 ans,
de les modifier, est puni d’une peine d’emprisonnement sans dommages-intérêts.
de 1 à 5 ans et d’une amende de 10 000 000 à 100 000
000 de francs guinéens ou de l’une de ces deux peines Article 121 : Corruption et contrainte à l’abstention
seulement. Quiconque, par des menaces, des intimidations, des
dons ou libéralités en argent ou en nature, par des pro-
Est punie des mêmes peines, toute personne qui s’est messes de libéralité, de faveur, d’emploi public ou privé
rendue coupable d’une inscription multiple sur le registre ou d’autres avantages, a déterminé ou tenté de détermi-
national, communal ou consulaire, qu’elle soit auteure, ner une ou plusieurs personnes à s’abstenir de se faire
coauteure, complice ou qui en a frauduleusement pro- inscrire sur le Registre National, Communal ou Consu-
fité. laire, soit directement, soit par l’entremise d’un tiers, est
puni de 1 à 5 ans d’emprisonnement et d’une amende de
Article 117 : Violation de l’obligation de non-divulga- 20 000 000 à 50 000 000 de francs guinéens.
tion des données à caractère personnel
Quiconque, intentionnellement, divulgue, copie, dissé- Ces peines sont assorties de la déchéance civile pen-
mine ou transmet, de quelque manière que ce soit, des dant une durée de 3 à 5 ans.
renseignements recueillis sur l’identité d’une personne
lors de l’enregistrement ou de l’authentification, à toute Article 122 : Droit de saisine du procureur de la Ré-
personne non autorisée en vertu de la présente Loi ou publique
de ses textes d’application, ou en violation de tout ac- En cas de délit constaté dans le cadre de l’identification
cord ou arrangement conclu en vertu des dispositions de des personnes physiques, toute personne peut, à tout
la présente Loi, est puni d’une peine d’emprisonnement moment, saisir d’une plainte motivée le procureur de la
de 1 à 5 ans et d’une amende de 1 000 000 à 10 000 République.
000 de francs guinéens ou de l’une de ces deux peines
seulement. Article 123 : Responsabilité pénale des personnes
morales
Article 118 : Violation des conditions d’authentifica- Toute personne morale qui commet une infraction au
tion titre de la présente Loi est punie, conformément aux dis-
Toute entité ou personne physique requérante, qui fait positions du Code pénal relatives aux peines applicables
une demande d’authentification d’une personne phy- aux personnes morales.
sique en violation des dispositions de l’article 11 de la
présente Loi, est punie d’une amende de 10 000 000 à Article 124 : Manquement à l’obligation de déclara-
50 000 000 de francs guinéens. tion
Tout manquement à l’obligation de déclaration d’arrivée
Est puni d’une peine d’emprisonnement de 2 à 5 ans et et de départ dans la commune est puni d’une amende de
d’une amende de 15 000 000 à 60 000 000 de francs 200 000 à 500 000 francs guinéens.
guinéens, ou de l’une de ces deux peines seulement,
toute autorité ou agent de l’organe en charge du Re- Article 125 : Sanctions de toute forme de discrimi-
gistre National, Communal ou Consulaire qui authentifie nation
ou donne accès aux données nominatives ou biomé- Est puni des peines prévues par le Code pénal, qui-
triques d’une personne en violation des dispositions de conque se rend coupable de recueil et d’inscription dans
l’article 11 de la présente Loi. le registre des personnes physiques des données pou-
vant engendrer une discrimination fondée notamment
Article 119 : Outrages, violences, menaces envers sur l’ethnie, la couleur de la peau, l’âge, le handicap,
journal officiel de la republique DE GUINEE
special TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES RELATIF AU RAVEC 18
le sexe, la région, la religion, la communauté, l’apparte- Guinéens et des étrangers résidant en République de
nance à un parti politique, à une formation syndicale ou à Guinée.
une association et les opinions politiques, religieuses et
philosophiques, ainsi que toute autre donnée sensible. Elle traite des actes de l’état civil, des procédures d’en-
registrement des faits d’état civil, de leur gestion infor-
TITRE V : DISPOSITIONS TRANSITOIRES ET FI- matisée et de la production des statistiques vitales.
NALES
Article 2 : Champ d’application
CHAPITRE I : DISPOSITIONS TRANSITOIRES La présente Loi institue un système de l’état civil, qui
détermine l’ensemble des qualités inhérentes à une per-
Article 126 : Programme National de Recensement sonne pour y attacher des effets juridiques.
Administratif à Vocation d’Etat Civil
La mise en place du Registre National de l’Etat Civil et Les déclarations des faits d’état civil donnent lieu d’office
le Registre National des Personnes Physiques est ef- à l’établissement d’actes de l’état civil.
fectuée suivant le Programme National de Recensement
Administratif à Vocation d’Etat Civil avec attribution et L’état civil des personnes est établi et prouvé par les
conservation d’un Numéro personnel d’identification à actes de l’état civil, et exceptionnellement par des déci-
tous les Guinéens et aux étrangers vivant en République sions de justice ou des actes de notoriété.
de Guinée.
CHAPITRE II : DEFINITIONS
Article 127 : Remplacement des documents d’identi-
fication existants Article 3 : Définitions
Les documents d’identification, délivrés antérieurement Au sens de la présente Loi, il faut entendre par :
à la date d’entrée en vigueur de la présente Loi et en • Acte de décès : acte juridique, attestant de la mort
cours de validité, sont valables jusqu’à la date fixée par d’une personne, délivré par l’officier de l’état civil du
décret, en vue de leur remplacement par des nouveaux lieu du décès, consigné dans les registres de l’état
documents d’identification biométriques produits à l’is- civil.
sue du Programme National de Recensement Adminis- • Acte de mariage : acte juridique, qui atteste de
tratif à Vocation d’Etat Civil. l’union entre un homme et une femme, établi par un
officier de l’état civil et servant de preuve à l’exis-
CHAPITRE II : DISPOSITIONS FINALES tence du mariage.
• Acte de naissance : est un document juridique dé-
Article 128 : Entrée en vigueur livré par un officier de l’état civil sur la base de la
La présente Loi, qui prend effet à compter de sa date déclaration de naissance.
de promulgation, sera enregistrée et publiée au Journal • Acte de l’état civil : acte juridique par lequel l’au-
officiel de la République. torité publique constate d’une manière authentique
l’existence d’un fait d’état civil d’une ou de plusieurs
Conakry, le 25 Octobre 2023 personnes.
• Adoption : acte qui crée par l’effet de la Loi, un lien
Pour la Plénière de filiation entre un enfant, l’adopté et une autre per-
sonne, l’adoptant.
Le Secrétaire de Séance Le Président de Séance • Agent de déclaration : toute personne investie par
Le Président du Conseil l’officier de l’état civil du pouvoir de collecter et de re-
National de la Transition monter des déclarations de faits d’état civil survenus
soit en son lieu de travail, en l’occurrence les struc-
M. Mory DOUNOH Dr Dansa KOUROUMA tures sanitaires, les lieux de cultes et les cimetières,
soit au domicile du bénéficiaire.
LOI ORDINAIRE L/2023/020/CNT DU 25 OCTOBRE • Agent de l’état civil : toute personne investie, par
2023, PORTANT ETAT CIVIL EN REPUBLIQUE DE l’officier de l’état civil, du pouvoir d’instruire et de
GUINEE. constituer des actes, d’enregistrer et de mettre à
jour les registres de l’état civil.
LE CONSEIL NATIONAL DE LA TRANSITION, • Annulation d’un acte de l’état civil : déclaration
d’invalidité ou de nullité d’un acte de l’état civil pro-
Vu la Charte de la Transition, en son article 57; noncée par l’autorité judiciaire compétente.
Vu la Loi Organique L/2022/001/CNT, du 25 Février • Apatride : personne qu’aucun Etat ne considère
2022, portant Règlement Intérieur du Conseil National comme son ressortissant par l’application de sa lé-
de la Transition de la République de Guinée, en son ar- gislation.
ticle 56 ; • Archivage électronique sécurisé : ensemble des
Après en avoir examiné et délibéré en sa séance plé- procédés de conservation et de gestion des docu-
nière du 25 Octobre 2023; ments électroniques destinés à garantir leur valeur
juridique.
Adopte la Loi dont la teneur suit : • Autorisation d’inhumation : document authen-
tique à travers lequel l’officier de l’état civil autorise
TITRE I : DISPOSITIONS GENERALES la mise en terre du corps d’une personne décédée.
• Autorité religieuse ou coutumière : imam, prêtre,
CHAPITRE PREMIER : OBJET ET CHAMP D’APPLI- pasteur, ou tout autre chef religieux ou coutumier
CATION habilité par l’autorité administrative à célébrer un
mariage.
Article premier : Objet • Carnet de déclaration : support officiel sur lequel
La présente Loi fixe les règles régissant l’état civil des sont enregistrées les déclarations de naissances, de
special TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES RELATIF AU RAVEC journal officiel de la republique DE GUINEE 19
mariages, de divorces ou des répudiations et des • Déclaration d’un fait d’état civil : ensemble des in-
décès. formations relatives à un fait d’état civil (naissance,
• Centre de déclaration des faits d’état civil : lieu mariage, divorce ou répudiation, décès) qu’une per-
où sont enregistrées les déclarations des faits d’état sonne appelée le déclarant fournit au centre de dé-
civil par des personnes habilitées. Ce lieu peut-être clarations de l’état civil.
un village, un district, un quartier, une formation sa- • Déclaration de décès : document juridique délivré
nitaire publique ou privée, un point de regroupement par un médecin ou agent de santé ayant constaté le
de personnes en cas de situation d’urgence ou de décès.
déplacement interne, une caserne militaire, une • Déclaration de naissance : document juridique
base des troupes stationnées à l’extérieur. délivré par un médecin ou une sage-femme ayant
• Centre secondaire de l’état civil : lieu retenu constaté la naissance.
comme tel en fonction de son poids démographique, • Déclaration mensongère : fait de provoquer l’in-
son éloignement et son accessibilité par les autorités sertion dans une déclaration d’un fait d’état civil des
communales et entériné par un acte réglementaire énonciations contraires à la vérité.
du représentant de l’Etat territorialement compétent • Déclarant : personne tenue d’informer l’officier ou
où s’effectuent la transcription des déclarations et la l’agent de l’état civil de la survenance d’un fait d’état
délivrance des extraits d’actes correspondants. Ce civil.
lieu est soit un quartier, un district ou un village. • Disparition : événement qui, en raison des circons-
• Centre principal de l’état civil : lieu où s’effectuent tances, fait douter de la survie d’une personne.
la transcription des déclarations, la délivrance des • Domicile : est le lieu où une personne a son princi-
extraits d’actes et l’établissement des copies d’actes pal établissement. On entend par principal établis-
de l’état civil. Ces lieux sont les chefs-lieux des com- sement, le lieu où l’on a le centre de ses intérêts, de
munes, les Ambassades, les Consulats et le Service ses affaires et de ses relations.
central de l’état civil du Ministère en charge des Af- • Divorce : rupture ou dissolution du lien conjugal
faires étrangères. prononcée par voie judiciaire.
• Centre de l’état civil : tout lieu permanent déposi- • Données personnelles d’un individu : ensemble
taire des registres de l’état civil auprès duquel peut d’informations qui permettent d’établir l’identité juri-
être déclaré un fait d’état civil et en délivrer l’acte. dique d’une personne.
• Certificat de vie : document administratif délivré • Duplicata : reproduction manuscrite, dactylogra-
par l’officier de l’état civil et qui atteste l’existence phiée ou électronique d’un acte de l’état civil de va-
actuelle d’une personne. leur égale à l’original et pouvant en tenir lieu.
• Certificat de décès : document juridique délivré par • Enregistrement des faits d’état civil : opération
un officier de l’Etat civil sur la base de la déclaration qui consiste à inscrire les informations fournies par
de décès. le déclarant dans un support correspondant auprès
• Changement de prénom ou de nom : fait pour une d’un centre dédié.
personne justifiant d’un intérêt légitime d’obtenir la • Enregistrement sur registre-papier : enregistre-
modification de son prénom ou de son nom mention- ment manuel des informations relatives à l’état civil
né sur son acte de naissance. d’une personne sur les carnets ou les registres de
• Contrôle de l’état civil : action de supervision for- l’état civil.
mative et de correction des défaillances ayant pour • Enregistrement électronique : enregistrement des
but de contribuer au bon fonctionnement du système informations relatives à l’état civil d’une personne
de l’état civil. sur un support électronique.
• Copie conforme : photocopie certifiée fidèle au do- • Erreur matérielle : faute d’orthographe, de frappe
cument original par l’officier de l’état civil. ou de toute autre nature, parvenue au cours de
• Copie intégrale : retranscription précise de l’acte l’enregistrement ou de l’établissement d’un acte de
de l’état civil indiquant l’ensemble des mentions l’état civil.
marginales. • Erreur immatérielle : erreur de nature non phy-
• Copie d’acte de l’état civil : reproduction exacte du sique, qui n’est pas de la responsabilité de l’officier
contenu de l’acte original de l’état civil. de l’état civil.
• Date d’un fait d’état civil : date exacte à laquelle • Etat civil : ensemble de qualités, caractères, droits,
s’est produit l’événement constituant le fait de l’état obligations et événements relatifs à tout citoyen
civil. Elle est exprimée en jour, mois, année et heure, guinéen se trouvant sur le territoire national ou à
écrits en toutes lettres. l’étranger et à tout individu résidant en République
• Date de déclaration d’un fait d’état civil : date de Guinée. Il désigne également l’administration en
exacte à laquelle l’évènement constituant le fait charge de délivrer les actes de l’état civil.
d’état civil est porté à la connaissance de l’officier de • Extrait d’acte de l’état civil : retranscription syn-
l’état civil. Elle est exprimée en jour, mois, année et thétique des informations de l’acte de l’état civil.
heure, écrits en toutes lettres. • Fait d’état civil : tout événement qui survient tout
• Date de l’enregistrement d’un fait d’état civil : au long de la vie d’une personne qui nécessite la dé-
date exacte à laquelle un fait d’état civil est enregis- livrance d’un acte de l’état civil dans un délai requis.
tré dans le support correspondant et donnant lieu à • Jugement supplétif : décision d’un tribunal qui
l’établissement d’une déclaration ou à la délivrance ordonne la transcription de la déclaration d’un fait
d’un acte de l’état civil. Elle est exprimée en jour, d’état civil survenu hors délai dans le registre de
mois, année et heure, écrits en toutes lettres. l’état civil de l’année en cours.
• Décès : disparition définitive de tout signe de vie • Légitimation : action légale en vertu de laquelle un
chez une personne physique, constaté par un per- enfant naturel change de statut et obtient celui d’en-
sonnel de santé, mettant un terme à sa personnalité fant légitime.
juridique sous réserve de la protection posthume de • Lieu de culte : une mosquée, une église, un temple,
ses dernières volontés, de son image, de son ca- ou tout endroit où se pratiquent collectivement les
davre et de sa mémoire. rites d’une religion.
special TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES RELATIF AU RAVEC journal officiel de la republique DE GUINEE 20
• Lieu homologué : tout endroit reconnu ou approu- de ce pays.
vé par les autorités compétentes pour la célébration Personne qui est forcée de quitter son lieu de vie
des mariages. temporairement ou de façon permanente à cause
• Livret de famille : document qui comptabilise tous d’une rupture environnementale, d’origine naturelle
les événements de l’état civil survenus au sein d’une ou humaine, qui a mis en péril son existence ou sé-
famille à savoir les mariages, les naissances, les di- rieusement affecté ses conditions de vie.
vorces, les répudiations, les reconnaissances d’en- • Registre de l’état civil ou système d’enregistre-
fants, les adoptions et les décès. ment des faits d’état civil : document ou système
• Mariage : union solennelle entre un homme et une informatique centralisé et intégré, destiné à la ges-
femme qui expriment publiquement leur consente- tion des données de l’état civil et qui recense toutes
ment libre et éclairé à faire vie commune et à res- les informations dites faits d’état civil.
pecter les droits et obligations liés à cet état civil, qui • Registre national de l’état civil : registre dans
leur sont conférés par la loi. lequel sont enregistrés de façon unique et perma-
• Mention marginale : information retranscrite en nente chaque personne physique et les événements
marge d’un acte de l’état civil afin de le modifier ou qui surviennent dans sa vie à savoir les naissances,
de le compléter. mariages, décès, divorces, reconnaissances et
• Mortinaissance : expulsion d’un fœtus qui, par ordre adoption.
de priorité, pèsent au moins mille grammes, ont at- • Registre de duplicata : support dans lequel sont
teint au moins vingt-huit semaines de grossesse, et consignés les duplicatas des actes de l’état civil
mesurent au moins trente-cinq centimètres. concernant chaque type d’évènement notamment
• Naissance vivante : expulsion ou extraction com- les naissances, les mariages, les divorces ou répu-
plète du corps de la mère, indépendamment de la diations et les décès.
durée de la gestation, d’un nouveau-né qui, après • Représentant communautaire : toute personne
cette séparation, respire ou manifeste tout autre désignée pour coordonner et faciliter les activités
signe de vie. des agents de déclaration au niveau communautaire
• Numéro personnel d’identification : numéro sur les questions de notification des faits d’état civil.
unique, univoque et incessible, attribué à une per- • Répudiation : acte par lequel le mari décide unilaté-
sonne à travers la combinaison de lettres et de ralement de rompre le lien de mariage.
chiffres par le service compétent, permettant d’iden- • Séparation de corps : décision judiciaire ordonnant
tifier formellement une personne physique, toute sa la suspension du lien légal du mariage et de la vie
vie durant et qui intègre son rattachement à un es- commune.
pace géographique. • Signature électronique : toute donnée qui résulte
• Nullité d’un acte de l’état civil : invalidité d’un acte de l’usage d’un procédé fiable d’identification garan-
de l’état civil qui ne remplit pas les conditions légales tissant son lien avec l’acte auquel elle s’attache.
pour son authentification. • Statistiques de l’état civil : données statistiques
• Officier de l’état civil : autorité publique désignée collectées et compilées, concernant les événements
par la loi pour recevoir, conserver les actes de l’état vitaux des personnes tels que les naissances, les
civil et délivrer les copies ou extraits auxquels elle mariages, les divorces et les décès au sein d’une
confère l’authenticité. juridiction donnée.
• Officier délégué de l’état civil : toute personne • Supports d’enregistrement des faits d’état civil:
désignée par l’officier de l’état civil pour recevoir, ensemble de la documentation, papier ou électro-
conserver les actes de l’état civil et délivrer les co- nique, qui sert à relever et à consigner toutes les in-
pies ou extraits auxquels elle confère l’authenticité. formations sur l’identité des personnes enregistrées.
• Officier instrumentaire : officier de marine qui rem- • Système de l’état civil : ensemble de dispositifs
plit les fonctions d’officier de l’état civil. d’ordre administratif, institutionnel, juridique et tech-
• Personnes déplacées internes : personne ou nique permettant de repérer, de recenser, d’enregis-
groupe de personnes ayant été forcées ou obligées trer, de stocker, de sécuriser, d’attester et d’exploi-
de fuir ou de quitter leurs habitations ou lieux ha- ter, dans le temps et dans l’espace, les données des
bituels de résidence, en particulier après, ou afin faits d’état civil.
d’éviter les effets des conflits armés, des situations • Système de statistiques vitales de l’état civil :
de violences généralisées, des violations des droits ensemble d’opérations englobant la collecte, l’ex-
de l’homme et/ou des catastrophes naturelles ou ploitation, la publication et la diffusion des données
provoquées par l’homme et qui n’ont pas traversé de l’état civil.
les frontières territoriales de la Guinée. • Transcription : opération par laquelle, un officier de
• Reconnaissance : acte juridique consistant pour l’état civil reporte sur les registres, soit une déclara-
une personne d’admettre légalement, soit volontai- tion établie dans un centre de déclaration dans les
rement, soit obligatoirement, la paternité d’un enfant délais requis, soit sur la base d’un jugement supplétif
naturel. lorsque la personne a dépassé les délais requis, soit
• Rectification : acte judiciaire ordonnant la correc- sur la base des indications contenues dans un acte
tion d’un acte de l’état civil entaché d’erreur maté- établi à l’étranger par une autorité étrangère lorsque
rielle ou porteur d’un préjudice. l’évènement est survenu hors du territoire national et
• Reconstitution : acte judiciaire ordonnant le réta- n’a pas donné lieu à l’établissement d’un acte dans
blissement des registres et des actes détruits, alté- une mission diplomatique ou un poste consulaire de
rés, manquants, illisibles ou disparus. la République de Guinée.
• Refugié : personne qui, craignant d’être persécu-
tée du fait de la couleur de sa peau, de son origine CHAPITRE III : PRINCIPES DE L’ETAT CIVIL
ethnique, de sa religion, de son appartenance à un
certain groupe social ou de ses opinions politiques, Article 4 : Etablissement, conservation, mise à jour
se trouve hors du pays dont elle a la nationalité et et délivrance des actes de l’état civil
ne peut ou ne veut pas se réclamer de la protection Les faits d’état civil sont établis et prouvés par les actes
journal officiel de la republique DE GUINEE
special TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES RELATIF AU RAVEC 21
de l’état civil et, exceptionnellement, par des jugements judiciaire central, le personnel compétent de la sûreté
supplétifs ou rectificatifs, ou des actes de notoriété. nationale et les fonctionnaires ou agents des administra-
tions publiques et organismes désignés conformément à
L’établissement, la conservation, la mise à jour et la dé- la réglementation.
livrance des actes de l’état civil sont assurés par les of-
ficiers de l’état civil. Article 11 : Interconnexion des fichiers de l’état civil
L’interconnexion des fichiers de l’état civil n’est autori-
Les actes de l’état civil ou les jugements supplétifs ou sée que si elle permet d’atteindre des objectifs légaux
rectificatifs sont opposables à tous. ou statutaires présentant un intérêt légitime pour les res-
ponsables des traitements.
Article 5 : Déclaration et enregistrement des faits
d’état civil Elle ne peut entraîner de discrimination ou de réduction
La déclaration et l’enregistrement des faits d’état civil des droits et libertés garantis pour les personnes concer-
sont obligatoires, continus et gratuits sur toute l’étendue nées, ni être assortie de mesures de sécurité inappro-
du territoire national. priées. Dans tous les cas, elle tient compte de la com-
plétude des données faisant l’objet de l’interconnexion.
Des carnets de déclaration des faits d’état civil prévus à
cet effet, sont établis par les personnes habilitées par la Article 12 : Exactitude et légalité des inscriptions
présente Loi. Les inscriptions sont présumées exactes, dignes de foi
et légales jusqu’à leur correction sur la base des procé-
Article 6 : Non-discrimination à l’accès au service de dures établies par la Loi.
l’état civil
L’accès au service de l’état civil et le traitement réservé CHAPITRE IV : OFFICIERS ET AGENTS DE L’ETAT
aux usagers s’effectuent sans aucune forme de discri- CIVIL
mination.
Article 13 : Exercice de la fonction d’officier de l’état
Article 7 : Confidentialité et protection des données civil
de l’état civil Dans l’exercice de ses fonctions d’officier de l’état civil,
Les données de l’état civil sont traitées de façon confi- le maire agit au nom de l’Etat sous l’autorité du procu-
dentielle et protégées surtout lorsque leur traitement reur de la République.
implique ou nécessite le partage de données dans un
système ou un réseau. Il peut déléguer à un ou à plusieurs fonctionnaires asser-
mentés de la Collectivité ayant bénéficié d’une formation
Article 8 : Sécurisation et protection des données à requise, les fonctions qu’il exerce en tant qu’officier de
caractère personnel l’état civil, pour la réalisation d’actes divers qu’il indique.
La déclaration des faits d’état civil, tout comme l’enre- Le personnel de l’état civil comprend : les officiers de
gistrement, la conservation, la mise à jour, la délivrance l’état civil, les agents de l’état civil et les agents de dé-
et la transmission dématérialisée des copies et extraits claration de l’état civil.
d’actes de l’état civil sont faits selon des procédés élec-
troniques, dans le respect des dispositions de la légis- Chaque service de l’état civil est dirigé par un officier
lation en vigueur relatives à la cybersécurité et cyber- de l’état civil. Il peut avoir un adjoint, qui est nommé et
criminalité et la protection des données à caractère exerce les mêmes fonctions selon la typologie des com-
personnel. munes.

Les conditions de sécurité et d’intégrité ainsi que les Article 14 : Nomination des officiers et agents de
autres modalités d’application de la présente Loi sont l’état civil et prestation de serment
déterminées par décret pris en Conseil des ministres. Les officiers des centres principaux de l’état civil sont
Les données collectées en application de la présente Loi nommés, après une enquête de moralité, par arrêté du
sont régies par la Loi portant protection des données à ministre en charge de l’état civil.
caractère personnel.
Les officiers des centres secondaires, les agents de
Article 9 : Sécurisation des données sur les faits l’état civil et les agents de déclaration de l’état civil sont
d’état civil nommés par arrêté du maire.
Les ministères en charge des Télécommunications,
de la Sécurité, de la Justice et de l’état civil assurent L’arrêté du Ministre en charge de l’état civil et l’arrêté
la sécurisation des informations sur les faits d’état civil, communal portant respectivement nomination et déléga-
en respectant les standards concernant la gestion et la tion de l’officier délégué de l’état civil sont transmis au
transmission des données à caractère personnel. procureur de la République près le tribunal de première
instance dans le ressort duquel se trouve la commune.
Ils veillent à ce que les données contenues dans les re-
gistres et le casier judiciaire central, tenus respective- Les officiers de l’état civil n’exercent leur fonction que
ment par les officiers de l’état civil et les greffes, soient dans les limites du territoire de leur circonscription.
collectées et traitées conformément à la Loi.
Toutefois, pour la délivrance des copies et extraits, les
Article 10 : Accès aux données contenues dans les officiers ne peuvent intervenir simultanément en cette
registres qualité et à un autre titre dans un acte qu’ils établissent.
Sous peine des sanctions prévues par les textes en vi- Ils prêtent serment, avant toute prise de fonction, devant
gueur, sont seuls habilités à accéder aux données conte- le tribunal de première instance de la circonscription de
nues dans les registres des officiers de l’état civil, des l’état civil dans laquelle ils sont nommés, en ces termes :
greffes des tribunaux de première instance et du casier « Je jure de bien et fidèlement accomplir ma mission, de m’abs-
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tenir de divulguer les informations et données dont je suis dé- acte. Dès lors qu’il en est légalement requis, il enregistre
positaire ou dont j’ai eu connaissance à l’occasion de l’exercice les déclarations qui lui sont faites en conformité avec la
de mes fonctions, et d’observer scrupuleusement, en la matière, loi.
les lois et règlements en vigueur ».
Article 19 : Vigilance de l’officier de l’état civil
Article 15 : Justification d’identité à l’établissement La vigilance de l’officier de l’état civil est requise lors de
de l’acte de l’état civil l’établissement de l’acte de l’état civil comme lors de
Au moment de l’établissement de tout acte, l’identité des l’apposition de mentions ou de la délivrance de copies
parties, des déclarants et des témoins étant destinée à ou extraits d’actes.
figurer parmi les énonciations de l’acte de l’état civil, il
appartient à l’officier de l’état civil, en raison du caractère Article 20 : Rejet des énonciations illégales et contra-
authentique attaché à cet acte, d’inviter les personnes dictoires
concernées à justifier de leur identité afin d’éviter le L’officier de l’état civil refuse à faire figurer dans les actes
risque d’erreur dans la rédaction de celui-ci. de l’état civil les énonciations illégales et contradictoires
ou qui révéleraient par elles-mêmes leur caractère men-
Article 16 : Missions de l’officier de l’état civil songer.
L’officier de l’état civil est chargé de :
• constater les naissances et d’en dresser acte ; En cas de difficulté, il en réfère au procureur de la Répu-
• recevoir, concurremment avec le notaire, les recon- blique qui lui donne toutes instructions utiles.
naissances nécessaires à l’établissement de la filia-
tion paternelle et d’en dresser acte ; L’officier de l’état civil peut également attirer l’attention
• célébrer les mariages, après avoir fait la publication des personnes concernées sur les sanctions encourues
prescrite par la Loi, et d’en dresser acte ; dans le cas de déclarations mensongères.
• procéder, si besoin, à l’audition commune des futurs
époux ; Article 21 : Enregistrement des faits matériels
• recueillir le consentement avant la célébration du Lorsque l’officier de l’état civil enregistre des faits maté-
mariage ; riels qui sont portés à sa connaissance, en matière de
• constater les décès et d’en dresser acte ; naissance ou de décès, il s’assure de leur réalité soit
• tenir les registres de l’état civil ; par lui-même, soit plus généralement par l’intermédiaire
• inscrire tous les actes qu’il a reçus ; d’un médecin ou d’un agent de santé.
• transcrire les décisions reçues par la juridiction com-
pétente ; Article 22 : Obligations de l’officier de l’état civil
• apposer les mentions qui doivent, d’après la Loi, L’officier de l’état civil inscrit dans l’acte de naissance,
être faites dans certains cas, en marge des actes de les prénoms de l’enfant tels que choisis par les parents.
l’état civil déjà inscrits ou transcrits ; Lorsque ces prénoms ou l’un d’eux, seul ou associé aux
• veiller à la conservation des registres courants et de autres prénoms ou au nom, lui paraissent contraire à l’in-
ceux des années antérieures déposés aux archives térêt de l’enfant ou au droit des tiers à voir protéger leur
de la commune, des missions diplomatiques ou des patronyme, l’officier de l’état civil en avise sans délai le
postes consulaires, et de délivrer, à ceux qui ont le procureur de la République. Celui-ci peut saisir le juge
droit de les requérir, des copies ou extraits des actes aux affaires familiales.
figurant sur les registres ;
• recueillir le consentement de l’enfant majeur à la Article 23 : Transcription correcte des prénoms et
modification de son nom de famille en cas d’établis- nom de famille
sement ou de modification du lien de filiation ; Les prénoms et nom de famille sont écrits de la même
• recevoir les reconnaissances de l’enfant naturel et façon sur tous les actes concernant une même per-
d’en dresser acte ; sonne, sans aucune fantaisie de transcription.
• recueillir la déclaration de reprise de la vie com-
mune; Les prénoms précèdent le nom de famille. La première
• recevoir, signer et acheminer les demandes de juge- lettre des prénoms s’écrit en majuscule et le nom de fa-
ment supplétif ; mille s’écrit entièrement en lettres capitales.
• procéder à la transcription et à l’apposition des men-
tions marginales ; Les pseudonymes et les surnoms peuvent être utilisés,
• recevoir les reconnaissances et légitimations de à condition de les ajouter, en lettres minuscules, après
l’enfant naturel et en dresser acte ; les prénoms à la suite de la mention « dit » ou « dite ».
• transmettre les volets, les tableaux de récapitulation
et autres documents de l’état civil ; Article 24 : Attribution provisoire de prénoms et nom
• veiller à la conservation des registres et documents à l’enfant trouvé ou abandonné
de l’état civil. L’officier de l’état civil donne, à titre provisoire, des pré-
noms et un nom à l’enfant trouvé ou abandonné, en at-
Article 17 : Respect des indications de l’acte de l’état tendant un jugement d’attribution de prénoms et nom.
civil
L’officier de l’état civil s’abstient d’apposer en marge Article 25 : Attributions et missions de l’agent de
d’un acte toute mention de nature à infirmer les indica- l’état civil
tions que ce dernier contient. L’agent de l’état civil exerce ses attributions sous l’auto-
rité de l’officier de l’état civil.
Dans ce cas, il informe le procureur de la République qui
lui donne toutes instructions utiles. L’agent de l’état civil n’a compétence que pour recevoir
les déclarations de naissance et de décès, dresser les
Article 18 : Enregistrement légal des déclarations actes correspondants et effectuer, sur les registres de
L’officier de l’état civil ne peut dresser d’office aucun l’année en cours, les transcriptions et mentions s’y ré-
special TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES RELATIF AU RAVEC journal officiel de la republique DE GUINEE 23
férant. jugements déclaratifs de décès de l’année en cours et
les mentions afférentes au décès ;
L’agent de l’état civil a pour missions de : 4. le registre des actes de mariage sur lequel figurent
• assurer l’accueil physique et téléphonique du public; les transcriptions de jugements et arrêts de séparation
• identifier, traiter les demandes des administrés et les de corps, de divorce et d’annulation de mariage ainsi
réorienter, le cas échéant ; que les mentions afférentes au mariage ;
• constituer les actes de l’état civil ; 5. le registre des actes de reconnaissance de l’enfant
• mettre à jour les registres de l’état civil (établisse- naturel sur lequel figurent les transcriptions des actes de
ment des actes de naissance, mariage, décès, reconnaissance ;
reconnaissances, transcriptions, mentions margi- 6. le registre des actes d’adoption sur lequel figurent les
nales) ; transcriptions de tous les actes d’adoption ;
• préparer les dossiers de mariage et suivre la mise 7. le registre des tutelles sur lequel figurent les trans-
à jour des livrets de famille et l’envoi des avis de criptions des actes de tutelle ;
mention ; 8. le registre de résident ;
• enregistrer les documents administratifs ; 9. le registre des autres faits d’état civil sur lequel fi-
• assurer le traitement du courrier ; gurent les transcriptions de tous les autres faits d’état
• établir les bordereaux d’envoi aux autorités adminis- civil.
tratives et assurer l’archivage des dossiers.
D’autres registres peuvent être utilisés en tenant compte
L’agent de l’état civil s’adapte aux évolutions réglemen- des besoins de l’officier de l’état civil.
taires du secteur et aux nouveaux outils numériques.
Il se tient au courant de l’actualité des Lois et des rè- Article 28 : Ouverture et clôture des registres
glements concernant son champ d’activité et maîtrise Les registres de l’état civil sont ouverts le 1er janvier et
les techniques d’accueil. Il dispose des connaissances clos le 31 décembre de chaque année par l’officier de
spécifiques relatives au domaine du droit civil, maitrise l’état civil.
des outils informatiques et des logiciels de traitement
de texte et avoir des qualités relationnelles importantes Les actes inscrits ou transcrits sont numérotés dans
pour gérer le public. chacun des registres de façon continue à compter du
premier acte de l’année qui porte le numéro « Un ».
CHAPITRE V : REGISTRES ET CARNETS DE DECLA-
RATION Les registres sont clos par l’officier de l’état civil, à la
fin de chaque année et, dans le mois, l’un des doubles
Article 26 : Registres de l’état civil est déposé au greffe du tribunal de première instance,
Les registres de l’état civil sont cotés et paraphés, cha- l’autre aux archives de la mairie.
cun, par premier et dernier feuillets de 1 à 100 gratuite-
ment, par le président du tribunal de première instance Article 29 : Etablissement et confidentialité de tables
ou le magistrat désigné par ce dernier. alphabétiques
Il est établi, trimestriellement au niveau des centres
Les registres cotés et paraphés sont restitués, sans principaux, des tables alphabétiques récapitulatives des
frais, dans le délai de cinq jours, à l’officier de l’état civil, actes de naissance, de mariage, de décès, d’identité, de
à compter de la date de dépôt. résident et de reconnaissance.

Au cas où l’imprimeur numérote ces registres par feuillet, Il est également établi, à la suite de clôture des registres
le travail du président du tribunal ou le magistrat désigné d’actes conformément à la présente Loi, des tables al-
par ce dernier ne consistera qu’à apposer le paraphe. phabétiques annuelles de naissance, de mariage, de dé-
cès, d’identité, de résident et de reconnaissance.
Lorsque le feuillet d’un registre n’a pas été utilisé par er-
reur ou a été mal utilisé, l’officier de l’état civil l’annule en La confidentialité des tables alphabétiques annuelles où
traçant sur chacune de ses parties, une ligne diagonale figurent les informations à caractère personnel est assu-
de haut en bas et en portant sur chacune des parties la rée suivant un schéma de sécurisation de données.
mention : « Annulé pour erreur ».
Article 30 : Classement des données des tables al-
Chaque registre comporte une marge permettant l’appo- phabétiques
sition des mentions marginales. Les tables alphabétiques sont établies soit à partir des
actes de l’état civil classés par ordre alphabétique, soit
Article 27 : Principales Catégories de registres de à partir des données de l’état civil enregistrées dans le
l’état civil traitement informatisé.
Il existe neuf principales catégories de registres de l’état
civil : Elles recensent séparément et chronologiquement :
1. le registre des actes de naissance sur lequel figurent • les naissances ;
les mentions d’actes de reconnaissance d’enfants, les • les reconnaissances ;
transcriptions des jugements supplétifs d’actes de nais- • les adoptions ;
sance de l’année en cours et celles des jugements rela- • les mariages ;
tifs à la filiation, à l’adoption simple, à l’adoption plénière, • les divorces ;
à l’adoption internationale ainsi que les mentions y affé- • les décès ;
rentes ; • les résidences.
2. le registre des actes de décès des enfants décédés
avant la naissance des fœtus de l’année en cours ainsi Les tables alphabétiques ne comportent que les infor-
que les mentions y afférentes ; mations d’une personne par ligne.
3. le registre des actes de décès sur lequel figurent les
special TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES RELATIF AU RAVEC journal officiel de la republique DE GUINEE 24
Article 31 : Procès-verbaux de clôture des registres l’adopté.
Les procès-verbaux de clôture sont rédigés dans les re- L’officier de l’état civil qui reçoit les déclarations, informe
gistres immédiatement après le dernier acte de l’état civil l’officier de l’état civil du domicile de l’intéressé.
établi.
Article 37 : Forme obligatoire des actes
La formule suivante est utilisée : Nous ..., (Prénoms, Les naissances, mariages, reconnaissances et décès
nom et qualité de l’officier de l’état civil), clôturons et ar- sont inscrits sous forme d’acte dans les registres tenus
rêtons le présent registre comprenant …… (nombre en par les officiers de l’état civil.
chiffres et en lettres) actes.
A ………………………, le ……………………… Article 38 : Validité de l’acte de l’état civil fait en pays
(Signature) étranger
Tout acte de l’état civil des Guinéens et des étrangers,
Article 32 : Principe de confidentialité fait en pays étranger, n’a d’effet en Guinée que dans les
Les registres de l’état civil ne sont pas communiqués au formes et conditions déterminées par la législation gui-
public. néenne ou les conventions internationales auxquelles la
Guinée est partie.
Pour respecter le droit de confidentialité lié aux données
personnelles, n’y ont accès aux registres que les ma- Les actes passés à l’étranger et concernant les Gui-
gistrats chargés de surveiller la tenue de l’état civil, les néens sont, à la diligence de l’intéressé, transcrits dans
officiers de l’état civil, les officiers de police judiciaire, les le registre de l’état civil de son domicile.
bénéficiaires de l’acte et certains agents des administra-
tions publiques indiqués dans des textes spéciaux. Article 39 : Enregistrement des faits d’état civil dans
les registres sécurisés
Article 33 : Garde et conservation des registres Les officiers de l’état civil n’enregistrent les faits d’état
Les officiers de l’état civil sont responsables de la garde civil que dans des registres sécurisés tenus en doubles
et de la conservation des registres d’actes de l’état civil et fournis uniquement par le ministère en charge de l’état
et des documents de l’état civil dont ils disposent. civil.

Les chefs de greffe ont la même responsabilité en ce qui Article 40 : Modes d’inscription des actes de l’état
concerne les registres et documents en leur possession. civil dans les registres
Les actes sont inscrits dans les registres, sur-le-champ,
Article 34 : Types de carnets de déclaration sans aucun blanc à raison d’un acte par folio. Ils sont
Les déclarations des faits d’état civil sont inscrites dans rédigés à l’encre indélébile.
des carnets de déclaration des structures sanitaires et
des lieux de cultes. Les ratures et les renvois faits au moment de l’établisse-
Les carnets de déclaration sont les suivants : ment de l’acte et avant toute signature de celui-ci sont
• les carnets de déclaration de naissances ; approuvés et signés de la même manière que le corps
• les carnets de déclaration de mortinatalité ; de l’acte.
• les carnets de déclaration de mariages ;
• les carnets de déclaration des décès ; Les abréviations et acronymes ne sont pas autorisés,
• les carnets de déclaration de résidences. hormis les cas où la Loi ou les règlements en admettent
le principe.
Article 35 : Modèles de carnet de déclaration
Les carnets de déclaration comportent trois volets auto Les dates sont mentionnées dans les registres en toutes
carbonés : lettres.
1. le volet n° 1 est transmis par l’agent de déclaration
au service de l’état civil pour l’établissement de l’acte Article 41 : Renseignement des actes de l’état civil
correspondant ; Les actes de l’état civil sont numérotés en marge du re-
2. le volet n° 2 est remis au déclarant par l’agent de gistre au fur et à mesure de leur établissement à la suite
déclaration qui l’oriente au service de l’état civil aux fins les uns des autres.
d’établissement de l’acte correspondant ;
3. le volet n° 3 est conservé aux archives du centre de Des espaces suffisants sont réservés pour l’apposition
déclaration. ultérieure des mentions.

Les modèles de ces carnets sont fixés par arrêté du mi- Le jour, le mois, l’année et l’heure de la naissance, de
nistre en charge de l’état civil. la reconnaissance, du mariage, du décès ou de l’accou-
chement d’un enfant sans vie, que l’acte constate, sont
CHAPITRE VI : ACTES DE L’ETAT CIVIL écrits en lettres.

Article 36 : Etablissement des actes de l’état civil Le jour, le mois et l’année de naissance des personnes
Les déclarations sont reçues : mentionnées dans les actes sont aussi écrits en lettres.
• pour les naissances, par l’officier de l’état civil, soit
du lieu de la naissance, soit du lieu de la résidence Article 42 : Présence des déclarants et des témoins
ou du domicile des parents ; Les actes de l’état civil sont reçus en présence des dé-
• pour le décès, par celui du lieu du décès ; clarants pour les actes de naissances et de décès et de
• pour le mariage, par celui du lieu de la célébration deux témoins pour les actes de mariages.
du mariage ;
• pour les reconnaissances, par celui du domicile de Les déclarants et les témoins de l’un ou de l’autre sexe,
la personne qui reconnaît l’enfant ; lorsqu’ils sont requis, doivent avoir au moins 18 ans ré-
• pour les adoptions, par celui du lieu du domicile de volus.
journal officiel de la republique DE GUINEE
special TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES RELATIF AU RAVEC 25
L’officier de l’état civil donne, avant la signature, lecture décédé ou frappé d’une incapacité physique ou mentale,
des actes aux parties comparantes en présence des té- et non signés, font foi malgré l’absence de signature.
moins.
Mention du dispositif de l’ordonnance ainsi rendue est
Article 43 : Signature des actes de l’état civil portée, à la diligence du procureur de la République, en
Les actes sont signés par l’officier de l’état civil, par les marge des actes concernés.
comparants et les témoins.
Article 49 : Enquête du président du tribunal
Si un des comparants ou un des témoins ne peut pas Le président du tribunal peut toujours, avant de statuer,
signer ou parapher, il appose son empreinte digitale de ordonner une enquête en vue de faire constater l’exac-
l’index gauche ou un autre doigt. En cas d’empêche- titude des actes des intéressés ou de faire connaître les
ment, mention en est faite de la cause. rectifications qui y sont portées.

En cas de ratures ou surcharges, celles-ci sont approu- Les dispositions prévues à l’alinéa précédent sont éga-
vées et paraphées par tous les signataires de l’acte. lement applicables dans le cas où est omise la signa-
ture ou l’empreinte digitale de l’une des parties à l’acte
Article 44 : Représentation des parties lorsque l’omission ne peut être réparée en raison du dé-
Dans les cas où les parties intéressées ne sont pas obli- cès, de la disparition ou de l’absence de la partie inté-
gées de comparaître en personne, elles peuvent se faire ressée.
représenter par des fondés de pouvoir.
Article 50 : Délivrance des copies certifiées et d’ex-
Article 45 : Déclaration des parties dans la langue traits d’acte de l’état civil
officielle L’officier de l’état civil est tenu de délivrer, à toute per-
Si les parties comparantes, leurs fondés de pouvoir ou sonne intéressée qui en fait la demande, des copies cer-
leurs témoins ne parlent pas la langue officielle et si tifiées conformes ou des extraits de tous actes de l’état
l’officier de l’état civil ne comprend pas la langue dans civil.
laquelle ils expriment leurs déclarations, celle-ci est tra-
duite par un interprète. Les copies et les extraits sont signés par l’officier de
l’état civil et revêtus du sceau de son office.
L’interprète prête serment, devant l’officier de l’état civil,
en ces termes : « Je jure, en mon honneur et conscience de L’officier de l’état civil ne peut refuser de délivrer une
fidèlement interpréter tout ce qui sera dit entre les parties ou de copie ou un extrait d’un acte qu’il considère comme nul
traduire fidèlement tout document mis à ma disposition ». et sans valeur.

L’interprète ou le traducteur est tenu de respecter la Article 51 : Dépôt des pièces constituant le dossier
confidentialité de l’interprétation et des traductions four- d’actes d’état civil
nies. Les pièces ayant permis d’établir un acte de l’état civil et
les procurations annexées aux actes de l’état civil sont
Mention en est faite dans l’acte. Elle comporte l’indica- déposées, selon le cas, au greffe du tribunal de première
tion de la langue dans laquelle la déclaration a été faite, instance dans le ressort duquel est située la commune
l’identité complète de l’interprète ainsi que la prestation avec le double des registres dont le dépôt a lieu audit
de serment de celui-ci. greffe.

Article 46 : Mise en garde des parties contre les Les autres faits ou actes concernant l’état des personnes
fausses déclarations font l’objet d’une mention aux registres.
Avant de dresser acte, l’officier de l’état civil avise les
parties comparantes ou leurs fondés de pouvoir et leurs Article 52 : Acte de naissance de l’enfant naturel
témoins des peines prévues par la loi pour sanctionner Lorsque la filiation n’est pas établie par l’effet de la Loi,
les fausses déclarations. elle peut l’être par une reconnaissance de paternité ou
de maternité, faite avant ou après la naissance.
Article 47 : Signature ou apposition d’empreinte di-
gitale La reconnaissance n’établit la filiation qu’à l’égard de
Les actes sont signés par l’officier de l’état civil, les com- son auteur. Elle s’effectue dans l’acte de naissance, par
parants ou leurs fondés de pouvoir, leurs témoins et, s’il acte reçu par l’officier de l’état civil ou par tout autre acte
y a lieu, l’interprète. authentique.

Dans le cas contraire, mention est faite de la cause qui L’acte de reconnaissance de l’enfant naturel est inscrit
a empêché les comparants ou leurs fondés de pouvoir, dans les registres à sa date.
les témoins et l’interprète de signer ou d’apposer l’em-
preinte digitale de l’index gauche ou un autre doigt. Il n’appartient pas à l’officier de l’état civil d’apprécier la
validité d’une reconnaissance.
Article 48 : Défaut de signature par l’officier de l’état
civil pour cause de décès ou d’incapacité physique Si une reconnaissance apparaît suspecte, avis en est
ou mentale donné au procureur de la République.
Si l’officier de l’état civil décède ou s’il est frappé d’une in-
capacité physique ou mentale sans avoir signé certains La formalité de la transcription d’un acte est effectuée à
actes ou certaines mentions marginales, le procureur de la diligence de l’officier public qui l’a reçu.
la République présente une requête au président du tri-
bunal de première instance compétent aux fins de faire L’acte est signifié dans un délai de quinze jours par l’of-
ordonner que les actes rédigés, par l’officier de l’état civil ficier de l’état civil dépositaire de l’acte de naissance de
special TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES RELATIF AU RAVECjournal officiel de la republique DE GUINEE 26
l’enfant. CHAPITRE I : ORGANISATION DES CENTRES DE
L’ETAT CIVIL ET DE L’IDENTIFICATION
Article 53 : Reconnaissance d’autres catégories
d’enfants Article 58 : Types de centres de l’état civil et de
Peut notamment être reconnu : l’identification
• l’enfant à naître ou conçu (aucun certificat de gros- En République de Guinée, les centres de l’état civil et de
sesse n’est exigé) ; l’identification sont organisés ainsi qu’il suit :
• l’enfant né vivant et viable ; • les centres principaux de l’état civil et de l’identifi-
• l’enfant né vivant mais non viable ; cation;
• l’enfant décédé. • les centres secondaires de l’état civil et de l’identi-
fication ;
Article 54 : Reconnaissance par testament • les centres de déclaration de l’état civil et de l’iden-
La reconnaissance faite par testament est signifiée dans tification.
un délai de quinze jours à compter du jour où l’officier
public rédacteur ou dépositaire du testament a connais- Article 59 : Centres principaux de l’état civil et de
sance du décès. l’identification
Les centres principaux de l’état civil et de l’identification
La transcription est faite par les soins de l’officier de sont créés par arrêté du ministre en charge de l’état ci-
l’état civil dans un délai de cinq jours à compter de la vil aux chefs-lieux des communes urbaines et rurales et
signification, non compris les jours fériés. aux sièges des missions diplomatiques et consulaires.
Ils sont chargés :
Il est fait mention de l’acte de reconnaissance en marge • d’identifier les personnes physiques ;
de l’acte de naissance, s’il en existe un, et il en est don- • de recevoir les déclarations des faits d’état civil ;
né avis, dans les trois jours, au greffier du tribunal du lieu • de procéder à l’identification des personnes phy-
de naissance. siques;
• d’établir les actes des faits d’état civil et les certifi-
Article 55 : Mentions contenues dans l’acte de re- cats d’identification et de résidence ;
connaissance • de célébrer les mariages ;
L’acte de reconnaissance énonce : • de recevoir et transcrire les jugements supplétifs et
• les prénoms, nom, date de naissance ou, à défaut, arrêts, qui leur sont adressés par les cours et tribu-
âge, lieu de naissance, profession, domicile ou ré- naux ;
sidence de l’auteur de la reconnaissance ; • de gérer le registre communal de l’état civil et des
• la date, le lieu de naissance, le sexe et les prénoms personnes physiques ;
de l’enfant ou, à défaut, tous renseignements utiles • d’assurer la conservation et l’archivage des souches
sur la naissance, sauf réserves faites par la loi. des actes de l’état civil ;
L’acte de reconnaissance est inscrit à sa date dans les • d’assurer la saisie et l’archivage électronique des
registres de l’état civil. données de l’état civil dont ils ont compétence d’en-
registrer ;
Si la transcription de la reconnaissance paternelle • d’établir et délivrer des extraits et des copies d’actes
s’avère impossible, du fait du secret de son identité op- de l’état civil.
posé par la mère, le père peut en informer le procureur
de la République. Celui-ci procède à la recherche des Article 60 : Centres secondaires de l’état civil et de
date et lieu d’établissement de l’acte de naissance de l’identification
l’enfant. Les centres secondaires sont créés par arrêté du mi-
nistre en charge de l’état civil à la demande de l’autorité
Article 56 : Etablissement de filiation hors mariage communale ou du responsable consulaire, dans le but
Tout acte, jugement ou arrêt définitif établissant une fi- de rapprocher le service de l’état civil des citoyens.
liation hors mariage est inscrit à sa date dans le registre
des actes de naissance, à la requête de l’officier public Ils relèvent du centre principal de leur ressort respectif.
qui a dressé l’acte ou du greffier de la juridiction qui a Ils sont dirigés par un officier délégué du centre secon-
statué. daire nommé par l’autorité communale ou le respon-
sable consulaire et placés sous la responsabilité du chef
Article 57 : Mentions contenues dans l’acte d’adop- de service du centre principal.
tion
L’acte d’adoption indique : Ils établissent les actes de l’état civil et rendent compte
• les prénoms, nom, date et lieu de naissance, âge au chef service du centre principal.
approximatif quand la date de naissance ne peut
être indiquée, filiation, profession et résidence habi- Article 61 : Centres de déclaration de l’état civil
tuelle de l’adoptant ; Les centres de déclaration sont créés par décision de
• les prénoms, nom, date et lieu de naissance, âge l’officier de l’état civil dans les structures sanitaires pu-
approximatif quand la date de naissance ne peut bliques et privées ainsi que dans les lieux de culte.
être indiquée, filiation, profession et résidence habi-
tuelle de l’adopté ; Ils sont animés par un agent contractuel de la commune
• les prénoms, noms, âges, professions et résidences et placés sous l’autorité du chef du centre principal et du
habituelles des témoins choisis de préférence parmi chef du centre secondaire de leurs ressorts respectifs.
les membres de la famille de l’adoptant.
Article 62 : Organisation et fonctionnement des
TITRE II : ORGANISATION DE L’ETAT CIVIL ET SUP- centres principaux et secondaires de déclaration
PORTS D’ENREGISTREMENT DES FAITS D’ETAT Un arrêté du ministre en charge de l’état civil détermine
CIVIL le fonctionnement et complète l’organisation des centres
journal officiel de la republique DE GUINEE
special TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES RELATIF AU RAVEC 27
principaux et secondaires de déclaration. DECLARATIONS, ENREGISTREMENT, TRANSCRIP-
TION ET AUTHENTIFICATION DES FAITS D’ETAT
CHAPITRE II : SUPPORTS D’ENREGISTREMENT CIVIL
DES FAITS D’ETAT CIVIL
Article 68 : Personnes habilitées à déclarer les nais-
Article 63 : Types de supports d’enregistrement des sances
faits d’état civil La naissance de l’enfant est déclarée par le père, la
Deux types de supports d’enregistrement et de trans- mère ou toute autre personne ayant un lien de parenté
cription sont utilisés à savoir : avec l’enfant ou, à défaut, par tout agent de déclaration
1. les supports papiers ; habilité.
2. les supports électroniques.
Article 69 : Personnes tenues de déclarer et d’identi-
Les supports papiers sont constitués des carnets de dé- fier un enfant trouvé
claration, des registres d’actes de l’état civil et des cer- Toute personne physique qui trouve un nouveau-né ou
tificats. un enfant qui ne peut s’identifier, est tenue de le présen-
ter sans délai et de faire une déclaration à l’officier de
Les supports électroniques sont constitués des moyens l’état civil du lieu de la découverte de l’enfant.
de déclaration, d’enregistrement et de sauvegarde des
données à savoir les logiciels, les ordinateurs, les ser- Si elle ne consent pas à se charger de l’enfant, elle le
veurs, les disques internes et externes et d’autres. remet, ainsi que les vêtements et autres effets trouvés
avec lui, à l’officier de l’état civil.
Un décret pris en Conseil des ministres définit les règles
de gestion électronique et numérique sécurisée de l’état Il est dressé un procès-verbal détaillé qui énonce la date,
civil. l’heure, le lieu, les circonstances de la découverte, l’âge
apparent et le sexe de l’enfant ainsi que toute particula-
Article 64 : Autres documents de l’état civil rité pouvant contribuer à son identification et l’autorité ou
Les autres documents de l’état civil sont : la personne à laquelle il est confié.
• la fiche d’identification individuelle ;
• la fiche de recensement administratif ; Ce procès-verbal est inscrit à sa date sur les registres
• les copies intégrales ; de l’état civil.
• les copies littérales ;
• les copies conformes ; A la suite et séparément de ce procès-verbal, l’officier de
• le livret de famille ; l’état civil établit un acte tenant lieu d’acte de naissance.
• les différents certificats. Cet acte énonce les prénoms et nom qui lui sont donnés.

La forme, le contenu et les caractéristiques des diffé- L’officier de l’état civil fixe une date de naissance pouvant
rents types de supports d’enregistrement sont définis correspondre à son âge apparent et désigne comme lieu
par arrêté du ministre en charge de l’état civil. de naissance la commune où l’enfant est découvert.

Article 65 : Gestion, maintenance et transmission Article 70 : Annulation de l’acte de naissance de l’en-


des supports et équipements fant trouvé
Le ministère en charge de l’état civil assure la prise en Si l’acte de naissance de l’enfant est retrouvé ou si la
charge de la conception et de la production des supports, naissance est judiciairement déclarée, le procès-verbal
l’acquisition des équipements, leur installation et leur de la découverte et l’acte de naissance sont annulés par
maintenance ainsi que leur acheminement jusqu’aux le président du tribunal compétent à la requête du procu-
centres de l’état civil. reur de la République ou des parties intéressées.

Article 66 : Modalités et périodicités de transmission Article 71 : Personnes habilitées à déclarer les ma-
des supports riages
Les modalités et les périodicités de transmission des Lorsque le mariage est célébré devant l’officier de l’état
supports de déclaration, d’enregistrement papier et des civil, ce dernier a la charge de la déclaration.
données électroniques des faits d’état civil entre les
structures sanitaires, les lieux de culte, les cimetières, Lorsqu’il n’est pas célébré devant l’officier de l’état civil,
les centres secondaires, les juridictions et l’Institut Na- le chef religieux ayant officié le mariage, à défaut, l’auto-
tional de la Statistique sont fixées par arrêté conjoint des rité coutumière du lieu de la célébration fait transmettre
ministres concernés. par un agent de déclaration aux fins d’établissement de
l’acte de mariage.
Article 67 : Classement, ordonnancement et conser-
vation des documents Article 72 : Personnes habilitées à déclarer les décès
Le classement, l’ordonnancement et la conservation des Le conjoint survivant, l’un au moins des parents majeurs,
correspondances, des souches des registres d’actes de le premier informé ou l’un au moins des voisins les plus
l’état civil, des carnets de déclaration et de tous autres proches, à défaut, l’autorité coutumière ou religieuse du
documents relatifs à l’enregistrement des faits d’état ci- lieu du décès, un agent des forces de l’ordre, un membre
vil, s’effectuent suivant un système et une méthode dé- du corps sanitaire ou tout autre témoin reconnu, peut
terminée, par arrêté conjoint des ministres en charge de faire la déclaration.
l’état civil et des archives nationales.
Article 73 : Personnes habilitées à enregistrer les
TITRE III : FONCTIONNEMENT DE L’ETAT CIVIL faits d’état civil
L’enregistrement des naissances est fait par :
CHAPITRE I : PERSONNES TENUES POUR LES • l’agent de l’état civil ou son suppléant ;
special TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES RELATIF AU RAVEC journal officiel de la republique DE GUINEE 28
• l’agent de santé à savoir, l’agent technique de santé, Elle est effectuée par :
l’infirmier, le médecin, la sage-femme ; • l’officier de l’état civil pour les actes de décès établis
• le président du district et le chef du quartier. dans un centre de l’état civil autre que celui du do-
L’enregistrement des mariages et décès est fait par micile du défunt ;
l’agent de l’état civil ou son suppléant. • le procureur de la République ou le magistrat dési-
gné, pour les ordonnances et jugements annulant
Article 74 : Personnes habilitées à certifier, authen- ou rectifiant les actes de l’état civil, les jugements
tifier et délivrer les extraits et copies des actes de et arrêts prononçant la séparation de corps et le di-
l’état civil vorce et, en général, pour toute décision de justice
Les officiers de l’état civil, les chefs de représentations dont la transcription est ordonnée par la Loi ou par
diplomatiques et consulaires, certifient, authentifient et le juge.
délivrent les extraits et copies d’actes dans les centres
de l’état civil. Article 78 : Mentions marginales des transcriptions
dans les registres de l’état civil
Le ministère en charge des Affaires Étrangères assure Les transcriptions sont effectuées en marge :
la traduction et la légalisation des actes de l’état civil de- • dans les registres du centre de l’état civil où l’acte de
mandés à l’extérieur. mariage est établi, les jugements ou arrêts pronon-
çant la séparation de corps, le divorce ou la nullité
Article 75 : Transcription des actes de l’état civil ou du mariage ;
des décisions judiciaires relatives à l’état civil • dans les registres du centre de l’état civil du domi-
La transcription a pour objet, soit d’assurer aux actes cile du défunt, l’acte de décès établi dans un centre
et jugements supplétifs une meilleure publicité, soit de autre que celui du domicile du défunt ;
remplir ou de rectifier des actes omis, non déclarés ou • dans les registres du centre de l’état civil où l’acte
erronés. est établi, ou aurait dû l’être :
O les jugements ou arrêts supplétifs de mariage ;
Les actes de l’état civil sont transcrits intégralement. O les jugements ou arrêts remplaçant les actes éta-
Mais, seul le dispositif des décisions judiciaires donne blis, perdus ou détruits ;
lieu à leur transcription. o les ordonnances, jugements ou arrêts portant rec-
Toutefois, ce dispositif énonce les prénoms, noms, fi- tification d’actes de l’état civil ;
liations des parties en cause, les prénoms, noms, pro- o les jugements ou arrêts ayant une incidence sur
fessions, âges des témoins ainsi que le lieu et la date l’état civil, et dont les juges ont ordonné la transcription.
des actes en marge desquels la transcription devra être
mentionnée. Article 79 : Transcription sur la souche et sur les
autres volets
Lorsque la transcription porte sur un acte de l’état civil, L’officier de l’état civil opère les transcriptions sur la
il suffit d’adresser à l’officier de l’état civil une expédition souche et sur les autres volets. Si l’un des volets est déjà
de l’acte à transcrire, indiquant le motif de l’envoi. transmis au greffe de la juridiction, il adresse au greffier
en chef, ampliation de l’acte ou de la décision judiciaire
Lorsque la transcription porte sur une décision judiciaire, à transcrire. Il en demande récépissé.
celle-ci est signifiée à l’officier de l’état civil par voie ad-
ministrative. CHAPITRE II : REGLES SPECIFIQUES LIEES AUX
ACTES DE L’ETAT CIVIL
A cette décision, est jointe la preuve par acte officiel
qu’elle est définitive. Article 80 : Établissement de l’acte de naissance
Tous les Guinéens enregistrent la naissance de leurs en-
L’officier de l’état civil transcrit dans ses registres, soit un fants auprès de la mairie ou du poste consulaire ayant
acte de l’état civil établi par un autre centre de l’état civil, compétence dans le lieu où la naissance est survenue.
soit une décision judiciaire relative à l’état civil.
L’officier de l’état civil dresse immédiatement l’acte de
Les jugements supplétifs de mariage, de naissance ou naissance après avoir obtenu la déclaration de nais-
de décès sont transcrits dans les registres réservés à cet sance.
effet. Lorsqu’ils ne se rapportent pas à des évènements
de l’année en cours, ils sont transcrits dans les registres L’acte de naissance énonce :
de la même année. • le jour, le mois, l’année, l’heure et le lieu de nais-
sance, le sexe, le rang de naissance de l’enfant et
les prénoms et nom qui lui sont donnés ;
Article 76 : Transcription des jugements et arrêts de • les prénoms, noms, âges, professions et domiciles
divorce des père et mère et, s’il y a lieu, ceux du déclarant ;
La transcription des jugements et arrêts de divorce ne • si les prénoms et noms des père et mère de l’enfant
porte que sur la partie du dispositif précisant l’identité ou l’un d’eux ne sont pas indiqués à l’officier de l’état
des époux, la date de dissolution du lien conjugal et celle civil, il n’est fait sur les registres aucune mention à
de l’ordonnance de non-conciliation, à l’exclusion de tout cet effet.
ce qui a trait aux motifs de la séparation de corps, du
divorce, à la garde des enfants, à la pension alimentaire, Cet acte est signé par le déclarant et l’officier de l’état
aux dommages et intérêts, à la liquidation du régime ma- civil.
trimonial et aux dépens. Si le déclarant ne sait pas signer ou se trouve dans l’im-
possibilité de le faire, il appose son empreinte en lieu et
Article 77 : Délai de transcription place de sa signature.
La transcription est faite dans un délai de dix jours francs
au centre de l’état civil territorialement compétent. Si le déclarant ne peut ni signer ni apposer son em-
journal officiel de la republique DE GUINEE
special TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES RELATIF AU RAVEC 29
preinte, l’officier de l’état civil mentionne la raison pour Lorsqu’une naissance survient pendant un voyage ma-
laquelle il n’a pas pu signer ou apposer son empreinte. ritime et qu’il y a impossibilité de communiquer avec la
terre, l’acte est dressé dans la semaine de l’accouche-
Article 81 : Lecture de l’acte pour les parties compa- ment par le capitaine du navire au nom de l’État pro-
rantes ou les témoins priétaire du bâtiment, sur déclaration du père, s’il est à
Avant la signature de tout acte, l’officier de l’état civil bord, ou de la mère ou de deux témoins pris parmi les
donne lecture du contenu de l’acte pour les parties com- officiers du bâtiment ou, à défaut, parmi les hommes de
parantes ou les témoins s’il y en a. l’équipage.

Si les parties comparantes ou les témoins ne parlent pas Il est fait mention des circonstances ci-dessus prévues
français, l’officier de l’état civil traduit d’abord leur décla- dans lesquelles l’acte est dressé. L’acte est inscrit à la
ration en français et leur donne ensuite une traduction suite du rôle d’équipage.
verbale du contenu de l’acte dans une langue qu’ils com-
prennent. Mention en est faite au bas de l’acte. Lorsque la naissance a lieu pendant un arrêt dans un
port, si l’on est à l’étranger, l’acte est dressé par l’agent
Si l’officier de l’état civil ne comprend pas la langue dans diplomatique ou consulaire guinéen investi des fonctions
laquelle les parties s’expriment, leurs déclarations et le d’officier d’état civil.
contenu de l’acte sont traduits par un interprète ayant
au préalable prêté serment devant l’officier de l’état civil Lorsque la naissance a lieu dans un aéronef, les mêmes
conformément à l’article 45 de la présente Loi. Mention formalités sont remplies par le commandant de bord.
en est faite également au bas de l’acte.
Article 88 : Dépôt d’expédition des actes de nais-
Article 82 : Indication de l’âge approximatif sance par l’officier instrumentaire
Lorsque la date à mentionner dans l’acte de naissance Au premier port où le bâtiment aborde pour toute autre
d’une personne n’est pas connue, l’officier de l’état civil cause, l’officier instrumentaire dépose deux expéditions
indique, en accord avec les parents ou le déclarant, un de chacun des actes de naissance dressés à bord. Le
âge approximatif de cette personne. dépôt dans un port guinéen se fait au bureau de l’autori-
té maritime et dans un port étranger, entre les mains du
Article 83 : Délivrance de l’acte de naissance consul de la République de Guinée du ressort.
La déclaration de naissance à la maternité, l’établisse-
ment de l’acte de naissance et la délivrance de l’original Au cas où il ne se trouve pas dans ce port de bureau de
de l’acte de naissance de l’enfant, en trois exemplaires, l’autorité ou de Consul, le dépôt est ajourné au prochain
sont gratuits. port d’escale ou de relâche.

Toutefois, la délivrance de l’extrait d’acte de naissance L’une des expéditions est adressée au ministre en
est payante, pour toute demande postérieure. charge des transports qui la transmet à l’officier de l’état
civil du dernier domicile du père de l’enfant ou celui de la
L’extrait d’acte de naissance est valable pour une durée mère. Si le dernier domicile ne peut être retrouvé ou s’il
n’excédant pas trois mois. est hors de la République de Guinée, la transcription est
faite à Conakry. L’autre expédition reste aux archives du
Article 84 : Délai de déclaration de naissance consulat ou du bureau de l’autorité maritime.
La déclaration de naissance est faite dans les 180 jours
suivant l’accouchement au centre de l’état civil du lieu Mention des envois et dépôts effectués conformément
de naissance. aux prescriptions du présent article est portée en marge
des actes originaux par les agents de l’autorité maritime
Article 85 : Dépassement du délai de déclaration de et les consuls.
naissance
Lorsqu’une naissance n’est pas déclarée dans les délais Il en est de même en cas de naissance dans un aéronef.
prévus à l’article précédent, l’officier de l’état civil ne peut
la relater dans ses registres qu’en vertu d’un jugement A l’arrivée du bâtiment dans un port de désarmement,
rendu par la juridiction compétente dans le ressort de l’officier instrumentaire dépose, en même temps que le
laquelle est né l’enfant. Transcription est faite dans les rôle d’équipage, une expédition de chacun des actes de
registres de l’état civil du lieu de naissance. naissance dressés à bord dont copie n’est point dépo-
sée conformément aux prescriptions du présent article.
Si le lieu de naissance est inconnu ou s’il y a impossibi-
lité d’exercer l’action, le tribunal compétent est celui du Ce dépôt est fait au bureau de l’autorité maritime.
domicile du requérant.
L’expédition est ainsi adressée au ministre en charge
A la suite de la transcription, l’officier de l’état civil délivre des transports qui la transmet comme indiqué à l’alinéa
au requérant un extrait du registre de l’état civil tenant 3 du présent article.
lieu d’acte de naissance.
Article 86 : Déclaration de naissance d’un Guinéen Article 89 : Tenue et transmission du carnet spécial
en dehors du territoire national de déclaration de naissance
Lorsqu’une naissance survient en dehors du territoire Il est tenu dans les hôpitaux, maternités ou structures
national, la déclaration est faite à l’ambassade ou au sanitaires publics ou privés, un carnet spécial coté et pa-
consulat guinéen du ressort, conformément aux dispo- raphé par le président du tribunal de première instance
sitions de la présente Loi. sur lequel sont immédiatement inscrites, par ordre de
date, les naissances qui surviennent.
Article 87 : Déclaration de naissance d’un Guinéen Les hôpitaux, maternités ou structures sanitaires publics
lors d’un voyage maritime ou aérien ou privés transmettent mensuellement à l’officier de l’état
special TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES RELATIF AU RAVEC journal officiel de la republique DE GUINEE 30
civil ce carnet spécial. • une faute dans la circonstance de la rupture ;
• un préjudice matériel ;
Toutefois, l’officier de l’état civil ou les autorités administra- • un lien direct et certain entre cause et préjudice.
tives et judiciaires peuvent exiger, à tout moment selon le
besoin, aux organes indiqués la transmission sans délai de Article 95 : Responsabilité solidaire
ce carnet. Sont solidairement tenues au paiement des dommages et
intérêts, les personnes qui, d’une manière quelconque, ont
Article 90 : Rapport mensuel de déclaration de nais- provoqué la rupture fautive des fiançailles.
sance par l’officier de l’état civil
L’officier de l’état civil dresse un rapport mensuel en rappro- En aucun cas, les dons ou présents offerts pendant les
chant les déclarations reçues de naissance et celles enre- fiançailles ne peuvent faire l’objet d’un remboursement ou
gistrées dans les structures sanitaires. d’une indemnisation.

Ce rapport permet à l’officier de l’état civil de connaitre dans Article 96 : Etablissement de l’acte du mariage
son ressort, les naissances non enregistrées afin d’enclen- L’officier de l’état civil qui célèbre le mariage en dresse
cher la procédure de sanctions prévues par la loi. l’acte.

Article 91 : Fiançailles Avant de procéder à la célébration du mariage, l’officier de


Les fiançailles sont une promesse réciproque d’un homme l’état civil s’assure que les conditions de fond et de forme
et d’une femme, âgés d’au moins 18 ans révolus, disposant exigées par le Code civil et la présente Loi sont remplies.
de capacités leur permettant d’émettre leur consentement S’il constate que ces conditions ne sont pas remplies, il
libre et éclairé, de s’engager prochainement dans les liens s’abstient de le célébrer.
du mariage, en accord avec leurs familles respectives.
Les deux partenaires qui y ont consenti, deviennent des Article 97 : Mentions
fiancés. L’acte de mariage contient les mentions suivantes :
La connaissance mutuelle des familles par la présentation • le numéro de référence de l’acte et jour, mois, année
réciproque de celles-ci, en présence de témoins, vaut pro- de la célébration du mariage ;
messe de mariage entre un homme et une femme. • les prénoms, noms, professions, jours, mois, années et
lieux de naissances, filiations et résidences des époux ;
On peut contracter mariage sans avoir auparavant fait célé- • les prénoms, noms, professions et domiciles des pères
brer les fiançailles. Lorsqu’il y a fiançailles, cette convention et mères ;
n’oblige pas les fiancés à contracter mariage. • le consentement des parents en ce qui concerne les
mineurs émancipés, dans les conditions requises par
Les fiancés peuvent recevoir l’un de l’autre ou de leurs fa- le Code civil et le Code de l’enfant ;
milles respectives, conformément à l’usage, des dons en • le jour, le mois, les années de publication des bans ;
nature ou en numéraire. • la nationalité des futurs époux ;
• le régime matrimonial choisi par les époux ;
Article 92 : Preuve de fiançailles • les prénoms, noms, jours, mois, années des nais-
La convention est passée en présence de deux témoins au sances, sexes, professions et résidences habituelles
moins pour chaque fiancé et d’un représentant de chaque des témoins ;
famille. • les numéros d’identification personnels de toutes per-
sonnes figurant dans l’acte.
En cas de contestation, la preuve des fiançailles s’admi-
nistre par l’audition des témoins y ayant assisté. Cet acte est signé par l’officier de l’état civil, les époux et
les témoins.
Article 93 : Assistance, entretien et secours mutuels
des fiancés Article 98 : Publication par voie d’affichage
Pendant la durée des fiançailles, les fiancés peuvent appor- Avant la célébration du mariage, quinze jours au moins, l’of-
ter l’un à l’autre ou à leurs familles respectives, assistance, ficier de l’état civil est saisi d’une déclaration de mariage
entretien ou secours. mentionnant outre les prénoms, noms, professions, domi-
ciles, jours, mois, années et lieux de naissance des futurs
En cas de naissance d’enfant, le fiancé est soumis à des époux, l’intention de ces derniers de contracter mariage.
obligations alimentaires vis-à-vis de l’enfant.
L’officier de l’état civil saisi, procède immédiatement à la pu-
Article 94 : Rupture des fiançailles blication de ladite déclaration par voie d’affichage au centre
Chacun des fiancés a le droit de rompre unilatéralement les de l’état civil.
fiançailles. Une copie de la publication est adressée par les soins du
même officier au centre de l’état civil des lieux de naissance
Toutefois, tout préjudice né de la rupture abusive des fian- des époux, pour y être publiée dans les mêmes conditions.
çailles ou à son occasion, est réparé conformément aux
dispositions du régime général de la responsabilité civile. L’officier de l’état civil ainsi saisie vérifie, en outre, si l’un
des futurs époux est lié par un précédent mariage faisant
Pour demander des dommages et intérêts, la rupture doit obstacle à cette célébration.
être abusive, dépourvue de motifs légitimes ou doit avoir Il transmet les résultats de ses recherches ainsi que les
entrainé un préjudice matériel ou moral important. oppositions éventuellement reçues à l’officier de l’état civil
chargé de la célébration du mariage par les moyens les
La rupture est abusive toutes les fois que le juge constate la plus rapides et en franchise de toutes taxes.
réunion de quatre conditions, à savoir :
• une preuve de l’existence des fiançailles ou de la L’officier de l’état civil du dernier domicile de chacun des
connaissance mutuelle des parents ; futurs époux est saisi de la publication dans les mêmes
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conditions et procède immédiatement à son affichage. Il interdit le mariage ou donne main levée de l’opposition
par une ordonnance rendue sans frais, après avoir entendu
Article 99 : Dispense totale ou partielle de la publica- les parties.
tion du mariage
Le procureur de la République peut, pour des motifs graves Article 105 : Recours contre la décision du juge
requérant célérité, accorder une dispense totale ou partielle Le jugement interdisant ou autorisant la célébration du ma-
de la publication du mariage, dans les conditions prévues riage est susceptible de recours devant la juridiction com-
par le Code civil. pétente à la diligence des parties.

La dispense de publication est demandée par lettre motivée Article 106 : Nullité du mariage d’office
des futurs époux. Nonobstant l’inexistence d’une opposition, est nul d’office
tout mariage conclu par une femme légalement mariée ou
Article 100 : Irrecevabilité de tout recours par un homme engagé dans les liens d’un précédent ma-
Aucun recours n’est recevable contre le rejet d’une de- riage monogamique non dissout.
mande de dispense de publication.
Article 107 : Consentement des futurs époux devant
Article 101 : Conditions de dispense de publication l’officier de l’état civil
Nonobstant les dispositions de l’article précédent, aucune Le consentement des futurs époux est personnellement si-
dispense de publication n’est accordée si dans le délai qui gnifié par ceux-ci à l’officier de l’état civil au moment de la
précède la décision du procureur de la République, une op- célébration du mariage.
position est formulée auprès de l’officier de l’état civil appe-
lé à célébrer le mariage. Article 108 : Vice de consentement
Le mariage n’est pas célébré s’il y a vice de consentement.
En cas de violation des dispositions ci-dessus, le mariage
est annulé si l’opposition est reconnue fondée par le tribu- Il y a vice de consentement lorsqu’il est donné par erreur,
nal. violence ou dol sur la personne de l’un des futurs époux, de
son père, de sa mère, de l’autorité ou de ses enfants en vue
Article 102 : Opposition au mariage d’obtenir son consentement ou le refus de celui-ci.
Toute personne justifiant d’un intérêt légitime peut faire op-
position à la célébration d’un mariage, notamment : Article 109 : Mariage en situation exceptionnelle
• le père, la mère, les ascendants en ligne directe ; Après accomplissement des formalités légales, l’officier de
• le tuteur légal ou toute autre personne exerçant l’auto- l’état civil peut célébrer le mariage de deux personnes dont
rité parentale ; l’une, en péril imminent de mort, ne peut plus exprimer per-
• le Ministère public ; sonnellement son consentement, ni se présenter devant lui.
• le responsable religieux ou l’autorité coutumière ;
• l’époux d’une femme engagée dans les liens d’un pré- Ce consentement est alors donné, en ses lieux et place, par
cédent mariage non dissout ; son père, sa mère, son frère ou sa sœur.
• l’épouse d’un homme engagé dans les liens d’un pré-
cédent mariage à régime monogamique non dissout. Toutefois, le mariage ne peut être célébré, s’il fait l’objet
d’une opposition en cours d’examen ou si les personnes
Article 103 : Mode d’expression de l’opposition dont le consentement est requis ont refusé de le donner.
L’opposition est formulée oralement ou par écrit auprès de
l’officier de l’état civil qui procède à la publication du ma- Il en est de même, lorsqu’aucune dispense de publication
riage. n’est accordée.

Lorsque l’opposition est formulée oralement, l’officier de Le Président du tribunal de première instance territoria-
l’état civil en dresse procès-verbal signé par l’opposant. lement compétent peut, par décision motivée et pour des
causes graves, autoriser le mariage de deux personnes
L’acte d’opposition énonce les prénoms et nom de l’oppo- dont l’une est décédée après l’accomplissement de formali-
sant, son adresse, la qualité qui lui confère le droit de la for- tés officielles marquant sans équivoque son consentement.
muler, les références de la publication, les motifs détaillés
de l’opposition. L’époux décédé est représenté à la transcription du ma-
riage par son père, sa mère, son frère, sa sœur, son ascen-
L’officier de l’état civil chargé de la célébration y sursoit et dant ou descendant.
transmet au président du tribunal de première instance, les
oppositions formulées, dans les délais et parvenues avant Mention du dispositif de la décision du Président du tribu-
la célébration du mariage ainsi que les résultats de ses re- nal de première instance est portée en marge de l’acte de
cherches qui sont de nature à empêcher ce dernier. mariage.

L’officier de l’état civil notifie également cette opposition aux Article 110 : Célébration du mariage
futurs époux. A l’expiration du délai d’un mois, après la publication et
Toute opposition, ayant empêché le mariage pour des mo- après avoir constaté qu’il n’existe pas d’opposition ou d’em-
tifs non légitimes, est passible de poursuites civiles et pé- pêchement ou que main levée est donnée aux oppositions
nales. formulées, l’officier de l’état civil procède à la célébration
du mariage dans un centre principal ou secondaire de l’état
Article 104 : Interdiction ou autorisation de célébration civil.
du mariage pour motif d’opposition
Le président du tribunal de première instance saisi, statue La célébration du mariage a nécessairement lieu en pré-
sur l’opposition dans le délai de dix jours. sence des futurs époux ou du représentant d’un futur époux
empêché muni d’une procuration, des parents lorsque leur
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consentement est requis, de deux témoins majeurs au Le mariage est prohibé entre :
moins à raison d’un par conjoint. • les personnes de même sexe ;
• le fils et la mère ;
L’acte de mariage est conjointement signé par les époux • le frère et la sœur ;
ou le représentant de l’empêché, les témoins et l’officier de • le père et la fille ;
l’état civil. • le neveu et la tante paternelle ou maternelle ;
• l’homme et la femme qui l’a allaité ;
L’original de l’acte de mariage est remis à l’époux et la co- • l’homme et la fille de la femme qui l’a allaité ;
pie à l’épouse. • l’homme et les tantes paternelles ou maternelles de sa
nourrice ;
Article 111 : la dot • l’homme et les enfants de la fille de sa nourrice ;
La dot est obligatoire et a un caractère symbolique. • l’homme et la mère de sa femme ;
• l’homme et l’ancienne épouse de son fils ;
Le montant de la dot est fixé d’un commun accord par les • l’homme et l’ancienne épouse de son père ;
futurs époux. • l’homme et la fille de son épouse née d’un autre ma-
La dot ne peut donner lieu à restitution qu’en cas de riage ;
non-consommation du mariage du fait de l’épouse. • l’homme et la sœur de son épouse vivante ;
• l’homme et la nièce de son épouse.
Elle est la propriété exclusive de la femme qui en a la libre
disposition. Est également prohibé, tout mariage qui enfreint les valeurs
sociétales du pays.
Article 112 : Mariage célébré dans un lieu de culte ou
tout autre lieu homologué Tout mariage célébré en violation de la présente disposition
Le mariage célébré dans les lieux de culte ou tout autre lieu est nul et de nul effet et expose les contrevenants à des
homologué est un acte public, officié par une autorité reli- sanctions pénales.
gieuse ou coutumière habilitée, par lequel un homme et une
femme ayant atteint l’âge de 18 ans révolus, consentent Article 118 : Interdiction des mariages forcés, des em-
d’établir entre eux une union légale dont les conditions de pêchements et oppositions discriminatoires
formation, les effets et la dissolution sont régis par les dis- Sont interdits :
positions du Code civil et de la présente Loi. • les mariages forcés, particulièrement imposés par les
familles et ceux résultant des règles coutumières qui
Article 113 : Valeur juridique du mariage célébré dans font obligation au conjoint survivant d’épouser l’un des
les lieux de culte ou tout autre lieu homologué parents du défunt ;
Le mariage célébré dans un lieu de culte n’a de valeur ju- • les empêchements et les oppositions au mariage en
ridique que lorsqu’il est transcrit obligatoirement dans les raison de l’ethnie, de la caste, de la couleur de peau,
registres du centre de l’état civil compétent. de la religion, de la politique ou de toute autre opinion.

Article 114 : Restriction des conditions de célébration Article 119 : Contestation de l’opposition
du mariage dans un lieu de culte ou tout autre lieu ho- Le futur époux contre lequel l’opposition est formulée pré-
mologué sente ses moyens devant l’autorité qui célèbre le mariage.
Le mariage dans un lieu de culte ou tout autre lieu homo-
logué est célébré publiquement dans le respect des condi- L’opposition est instruite et arbitrée dans les dix jours francs
tions de fond du mariage et des prohibitions édictées par la de sa réception par l’autorité habilitée. En l’absence d’op-
législation en vigueur. position ou en cas de rejet de celle-ci, l’autorité procède à
la célébration du mariage.
Article 115 : Choix du lieu de célébration
Le mariage dans un lieu de culte ou dans tout autre lieu Article 120 : Célébration du mariage dans un lieu de
homologué, au choix des futurs époux, est célébré publi- culte ou tout autre lieu homologué
quement. La célébration a lieu en présence de deux témoins âgés
chacun d’au moins 18 ans révolus, un pour l’homme et un
Article 116 : Affiche de publication et opposition pour la femme.
L’affiche de publication est exposée pendant quinze jours
francs au lieu de culte ou tout autre lieu homologué de cé- Il peut s’agir des membres de chaque famille ou non, même
lébration. une personne de nationalité étrangère peut être témoin du
mariage, à condition qu’elle soit en situation régulière sur le
Toute personne ayant un intérêt légitime peut, dans ce dé- sol guinéen.
lai, former opposition avant et pendant la célébration du
mariage. Chaque témoin indique à l’autorité habilitée à célébrer le
mariage, ses prénoms, nom, date et lieu de naissance, pro-
Tout acte d’opposition contient : fession et domicile.
• l’énonciation de la qualité qui donne à l’opposant le
droit de le formuler ; Article 121 : Déclaration de l’union
• l’élection de domicile dans le lieu où le mariage doit L’autorité habilitée s’assure des consentements requis des
être célébré ; futurs époux. A la suite de toutes ces formalités, il les dé-
• les motifs de l’opposition. clare unis par les liens sacrés du mariage.

Le mariage ne peut être célébré avant l’expiration du délai Article 122 : Certificat déclaratif du mariage
de publication. Le mariage est constaté le même jour par un certificat dé-
claratif du mariage célébré dans un lieu de culte ou dans
Article 117 : Prohibition du mariage tout autre lieu homologué.
special TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES RELATIF AU RAVEC journal officiel de la republique DE GUINEE 33
Les caractéristiques du certificat déclaratif du mariage sont Article 129 : Livret de famille
fixées par arrêté conjoint des ministres en charge de l’état Il est institué en République de Guinée un livret de l’état
civil et des affaires religieuses. civil appelé « livret de famille » dont le modèle et le contenu
Ce certificat déclaratif du mariage est fourni par le ministère sont fixés par arrêté du ministre en charge de l’état civil.
en charge de l’état civil à tous les lieux de célébration des
mariages. Le livret de famille porte les mentions sommaires de tous
les actes de l’état civil du ménage.
Article 123 : Etablissement des volets du certificat dé-
claratif du mariage S’agissant du mariage, les signatures des époux y sont ap-
L’imam, le prêtre, le pasteur ou le chef religieux ou coutu- posées, ainsi que celle de l’officier de l’état civil qui a délivré
mier habilité, établit trois volets du certificat déclaratif du le livret.
mariage célébré dans un lieu de culte dûment rempli et si-
gné : Le livret de famille, qui justifie l’état civil des membres de
1. le premier volet remis à l’officier de l’état civil compétent ; la famille, ne présentant aucune trace d’altération, dûment
2. le deuxième volet remis aux époux ; côté et paraphé par l’officier de l’état civil, fait foi de sa
3. le troisième volet aux archives du lieu de culte. conformité avec les registres de l’état civil jusqu’à inscrip-
tion de faux.
Article 124 : Etablissement de l’acte de mariage et du
livret de famille Article 130 : Inscription au livret de famille
Dès réception de l’original du certificat déclaratif qui lui est Au moment de l’enregistrement du mariage, il est remis
destiné, l’officier de l’état civil enregistre le mariage dans le gratuitement à l’époux un livret de famille portant l’identité
registre ouvert à cet effet, en dresse l’acte et établit un livret des époux, la date et le lieu de la célébration du mariage.
de famille pour les époux.
Sur les pages suivantes, sont inscrits :
La copie originale de l’acte de mariage et le livret de famille 1. les naissances et décès des enfants ;
sont délivrés par l’officier de l’état civil, conformément aux 2. les adoptions et rejets ;
articles 110, 129, 130 et 132 de la présente Loi. 3. les reconnaissances et légitimations d’enfants naturels ;
4. le décès ou divorce des époux ;
Article 125 : Acte de mariage des étrangers en Guinée 5. le changement de régime matrimonial ;
L’acte de mariage des étrangers en République de Guinée 6. le changement de prénoms ;
est dressé conformément aux lois guinéennes sur présen- 7. les mentions essentielles inscrites sur l’acte de divorce.
tation d’un certificat délivré par leur consul et attestant qu’ils
peuvent contracter mariage. Au cas où un acte de l’état civil est rectifié, il doit en être fait
mention sur ce livret.
En l’absence de représentation diplomatique ou consulaire
du pays d’origine de l’étranger désirant se marier, l’officier Article 131 : Spécificités des mentions indiquées dans
de l’état civil procède comme pour les nationaux guinéens. le livret de famille
Chacune des mentions, indiquées à l’article précédent,
Article 126 : Mariage en Guinée entre deux étrangers de est approuvée par l’officier de l’état civil et revêtue de son
même nationalité sceau.
Le mariage en République de Guinée entre deux étrangers
de même nationalité peut être célébré par les agents diplo- Pour les mariages à régime polygamique, un livret de fa-
matiques ou consulaires de leur pays d’origine représentés mille est établi pour chaque ménage constitué par lesdits
en République de Guinée. Dans ce cas, l’agent consulaire mariages, après que l’officier de l’état civil ait préalablement
avise l’officier de l’état civil du lieu du mariage. recueilli l’accord de la première épouse.

Article 127 : Conditions de forme et de fond requises Article 132 : Duplicata du livret de famille
pour le mariage des étrangers en Guinée En cas de perte, de destruction ou de tout autre évène-
Les étrangers résidents en Guinée peuvent se marier sui- ment, l’un des époux en fait la déclaration et un duplicata
vant les formes guinéennes du mariage. Ils restent cepen- du livret de famille lui est délivré.
dant soumis aux conditions de fond requises par leur Loi
nationale et l’officier de l’état civil leur demande la justifica- En cas de divorce, l’épouse peut obtenir de l’officier de l’état
tion desdites conditions. civil, le duplicata du livret de famille sur présentation du ju-
gement de divorce.
Si les futurs époux n’ont pas la même nationalité, il y a lieu
d’appliquer à chacun sa Loi nationale pour déterminer son Article 133 : Acte de décès
aptitude au mariage. L’acte de décès est dressé par l’officier de l’état civil de la
commune où le décès est survenu, sur la déclaration d’un
Toutefois, la loi nationale des futurs époux est écartée parent du défunt ou sur celle d’une personne possédant les
quand son application porte atteinte à l’ordre public gui- renseignements exacts et complets sur l’état civil du défunt.
néen, particulièrement lorsqu’elle édicte des capacités ou
des empêchements fondés sur des différences de couleur En cas de décès survenu en dehors des structures sa-
de peau, de caste ou de religion. nitaires, un acte de déclaration est dressé par l’agent du
centre de déclaration du ressort, après consultation de
Article 128 : Mariage des Guinéens à l’étranger l’agent de santé, s’il en existe.
L’acte de mariage des Guinéens à l’étranger est dressé
conformément aux Lois du territoire sur lequel se trouvent L’officier de l’état civil prend toutes dispositions utiles pour
les futurs époux, sauf s’ils se rendent à l’ambassade ou s’assurer de la véracité de la déclaration du décès.
au consulat guinéen. Dans ce cas, le mariage est célébré L’acte de décès, tout comme l’acte d’autorisation d’inhuma-
conformément à la loi guinéenne. tion, sont établis sur base de la déclaration du décès.
special TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES RELATIF AU RAVEC journal officiel de la republique DE GUINEE 34
Article 134 : Exigence de l’acte d’autorisation d’inhu- gueur.
mation
Aucune inhumation n’est faite sans une autorisation de l’of- En cas de décès survenu pendant un voyage maritime ou
ficier de l’état civil. aérien, le capitaine du navire ou le pilote de l’avion sont
compétents pour dresser l’acte de décès. Ils transmettent
Article 135 : Suspicion sur les circonstances du décès l’acte rédigé à l’officier de l’état civil du domicile de la per-
Lorsqu’il existe des signes ou indices de mort violente ou sonne décédée si son dernier domicile se trouve sur le ter-
suspecte ou d’autres circonstances de nature à donner lieu ritoire guinéen.
à des suspicions, l’officier de l’état civil ne délivre l’acte de
décès qu’après l’établissement d’un procès-verbal de l’état Lorsque le corps d’une personne décédée est retrouvé et
du cadavre et des circonstances du décès par un officier de est identifié, un acte de décès est rédigé par l’officier de
police judiciaire assisté d’un médecin légiste. l’état civil du lieu présumé du décès, quel que soit le temps
écoulé entre le décès et la découverte du corps.
Ce procès-verbal mentionne tous les renseignements re-
cueillis sur les prénoms, nom, âge, profession, lieu de nais- Si le défunt ne peut être identifié, l’acte de décès mentionne
sance et domicile de la personne décédée. son signalement le plus complet. En cas d’identification ul-
térieure, la procédure prévue à l’alinéa précédent est ap-
Le procès-verbal est transmis sans délai à l’officier de l’état pliquée.
civil.
Article 139 : Tenue d’un carnet spécial de déclaration
Article 136 : Délai de déclaration de décès de décès auto carboné
Le délai de déclaration de décès est de soixante jours. Pas- Il est tenu, dans toutes les structures sanitaires, les lieux
sé ce délai, l’officier de l’état civil ne transcrit dans ses re- de culte et tout autre lieu homologué, un carnet spécial de
gistres la déclaration de décès qu’en vertu d’un jugement déclaration auto carboné sur lequel sont immédiatement
supplétif, rendu par le tribunal du lieu de décès. inscrits, par ordre de date, tous les décès transités auprès
de leur institution.
Si ce lieu est inconnu ou s’il y a impossibilité de saisir le
tribunal du lieu de décès, le tribunal compétent est celui de Les carnets spéciaux de déclaration auto carbonés sont
la résidence du demandeur. gratuitement fournis par le ministère en charge de l’état ci-
vil.
Article 137 : Mentions à l’acte de décès
L’acte de décès énonce : Un arrêté du ministre en charge de l’état civil fixe les carac-
• le jour, le mois, l’année, l’heure et le lieu du décès ; téristiques du carnet spécial de déclaration auto carboné.
• les prénoms, nom, date et lieu de naissance, domicile
de la personne décédée ; Article 140 : Transmission mensuelle du carnet spécial
• les prénoms, noms, professions et domicile de ses Les structures sanitaires, les lieux de culte ou tout autre
père et mère ; lieu homologué et les responsables communautaires trans-
• les prénoms, noms du ou des conjoint(s), si la per- mettent mensuellement à l’officier de l’état civil ce carnet
sonne décédée était mariée, veuve ou divorcée ; spécial.
• les prénoms, nom, âge, profession et domicile du dé-
clarant et, s’il y a lieu, le lien de parenté avec la per- Toutefois, l’officier de l’état civil ou les autorités adminis-
sonne décédée. tratives et judiciaires peuvent exiger, à tout moment, aux
organes indiqués ci-dessus la transmission sans délais de
Il est fait mention du décès en marge de l’acte de naissance ces carnets.
de la personne décédée.
Article 141 : Rapport mensuel de déclaration de décès
Lorsqu’il s’agit d’une personne inconnue, l’acte énonce les L’officier de l’état civil dresse un rapport mensuel confron-
données disponibles au moment de son établissement. tant les déclarations de décès reçues dans son ressort et
celles enregistrées soit dans les structures sanitaires, soit
Article 138 : Cas particuliers de décès dans les lieux de culte ou tout autre lieu homologué, soit par
Lorsqu’un décès s’est produit ailleurs que dans la com- les représentants communautaires.
mune où le défunt était domicilié, l’officier de l’état civil qui
dresse l’acte de décès transmet, dans les brefs délais, une CHAPITRE III : JUGEMENTS SUPPLETIFS
expédition de cet acte à l’officier de l’état civil du domicile
du défunt. Article 142 : Jugements supplétifs tenant lieux d’actes
de l’état civil
Lorsqu’un enfant décède, avant la déclaration de nais- Les jugements supplétifs tenant lieux d’actes de l’état civil
sance, l’officier de l’état civil établit un acte de naissance et énoncent :
un acte de décès sur la base d’un certificat médical. Ce der- • le jour, le mois, l’année et l’heure où ils sont reçus ;
nier document indique que l’enfant est né vivant et viable • les prénoms et nom de l’officier de l’état civil ;
et précise les jours, mois, année, heure et lieu de sa nais- • les prénoms, noms, professions et domiciles de tous
sance et de son décès. ceux qui y sont dénommés.

En cas de mort-né, l’officier de l’état civil établit l’acte de Article 143 : Mentions supplémentaires sur les juge-
décès, en indiquant les circonstances de la mort. ments supplétifs
Sont également énoncés, lorsqu’ils sont connus, les dates
En cas de décès dans les établissements pénitentiaires, il et lieux de naissance :
en est donné avis, sur le champ, par le régisseur de l’éta- • des père et mère dans les actes de naissance et de
blissement à l’officier de l’état civil territorialement compé- reconnaissance ;
tent qui procède conformément à la réglementation en vi- • de l’enfant dans les actes de naissance et de recon-
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naissance ; gistrée sous un numéro, présentée par (prénoms, nom
• des époux dans les actes de mariage ; et date de naissance du le/la requérant (e), profession,
• du défunt dans les actes de décès. domicile (au quartier/District, Commune, Sous-préfec-
ture, Préfecture) ;
Dans le cas où l’âge des personnes citées à l’alinéa précé- • un certificat de résidence datant de moins de trois mois;
dent n’est pas connu, il est fixé suivant leur nombre d’an- • une photocopie de la carte d’identité nationale du de-
nées, comme l’est, dans tous les cas, l’âge des déclarants. mandeur ou la photocopie de son passeport ;
• une photocopie de la carte d’identité nationale de deux
En ce qui concerne les témoins, leur qualité de majeurs est témoins majeurs ;
seule indiquée. • un certificat médical de naissance à se procurer à la
maternité du lieu de naissance de l’enfant.
Article 144 : Saisine du tribunal aux fins d’un jugement
supplétif Article 146 : Mentions contenues dans le jugement
Lorsqu’un événement à déclarer à l’état civil ne l’est pas supplétif d’acte de mariage
dans le délai fixé par la loi ou lorsque l’acte n’est pas re- Outre les mentions prévues aux articles de la présente Loi,
trouvé, il est suppléé par un jugement supplétif à la suite l’acte énonce :
d’une requête présentée, par le ministère public ou par • les prénoms, nom, profession, âge, date et lieu de nais-
toute autre personne intéressée, au tribunal de première sance, domicile ou résidence des époux ;
instance du lieu où l’acte aurait dû être dressé. • le consentement des parents, en cas de minorité de
l’un ou des deux époux ;
Lorsque la requête n’émane pas du ministère public, elle lui • la déclaration des contractants de se prendre pour
est communiquée. époux et le prononcé de leur union par l’officier de l’état
civil ;
L’action est introduite par requête écrite ou par déclaration • les prénoms, noms, professions et domiciles des té-
verbale, enregistrée ou consignée dans un registre. moins et leur qualité de majeur.

Le tribunal ordonne d’office toutes les mesures d’instruction Article 147 : Pièces constitutives de dossier aux fins
et de publication qu’il juge nécessaires et la communication d’obtention d’un jugement supplétif d’acte de décès
de toutes les pièces utiles. Il peut procéder ou faire procé- Pour l’obtention d’un jugement supplétif tenant lieu d’acte
der à une enquête par un officier de police judiciaire. de décès, la personne intéressée fournit les pièces ci-après
:
Le tribunal apprécie souverainement les preuves qui lui • une requête manuscrite ou dactylographiée, sollicitant du
sont présentées. La preuve testimoniale est admissible, tribunal un jugement supplétif tenant lieu d’acte de décès,
mais les témoignages doivent être concordants et précis. datée (jour/mois/année de la requête), enregistrée sous
Les parents ou alliés en ligne directe peuvent être entendus un numéro, présentée par (prénoms, nom et date de nais-
comme témoins. sance de le/la requérant (e), profession, domicile (au quar-
tier/District/Sous-préfecture/Commune/Préfecture) ;
Le Président du tribunal statue sur-le-champ ou rend sa dé- • l’acte de mariage, s’il en existe, daté (jour, mois, an-
cision à une date fixe qu’il ordonne. née) dressé par l’officier de l’état civil de la Commune
de …………..établissant l’union entre …………… (Ma-
Les différents jugements supplétifs sont rendus par le tribu- dame ou Monsieur) (prénoms, nom, domicile) et le/la
nal de première instance. Ils sont susceptibles de recours défunt (e) ;
selon les règles du droit commun. • la requête indique les prénoms et noms, dates et lieux
de naissance, professions et domiciles de deux té-
Le dispositif de jugement supplétif ou de l’arrêt définitif est moins.
transmis par le procureur de la République à l’officier de
l’état civil du lieu où s’est produit le fait qu’il constate. Article 148 : Mentions contenues dans le jugement sup-
plétif d’acte de décès
Tout jugement supplétif de l’état civil est opposable aux L’acte de décès énonce :
tiers. • les jours, heure et lieu du décès ;
• les prénoms, nom, date et lieu de naissance, domicile
Une copie de tout jugement supplétif, en lien avec les actes et ou résidence de la personne décédée ;
de l’état civil, est transmise systématiquement de manière • les prénoms, noms, professions, domiciles et ou rési-
physique ou électronique par le greffier délégué à l’état civil dence de ses père et mère ;
à l’officier de l’état civil compétent. • les prénoms, nom du conjoint, si la personne décédée
était mariée, veuve ou divorcée ;
La transcription en est effectuée dans les registres de l’état • les prénoms, nom, âge profession, domicile et ou rési-
civil de l’année en cours et mention en est portée en marge dence du déclarant et, s’il y a lieu, le degré de parenté
des registres à la date du fait. avec la personne décédée. Le tout autant qu’on peut
le savoir.
Article 145 : Pièces constitutives de dossier aux fins Il est fait mention du décès en marge de l’acte de naissance
d’obtention d’un jugement supplétif d’acte de nais- de la personne décédée.
sance
Pour l’obtention d’un jugement supplétif tenant lieu d’acte Article 149 : Pièces constitutives de dossier aux fins
de naissance, la personne intéressée fournit les pièces ci- d’obtention d’un jugement supplétif d’acte de recon-
après : naissance
• une requête manuscrite ou dactylographiée, sollicitant Pour l’obtention d’un jugement supplétif tenant lieu d’acte
du tribunal un jugement supplétif tenant lieu d’acte de de reconnaissance, la personne intéressée fournit les
naissance à son/sa (lien) (prénoms et nom du bénéfi- pièces ci-après :
ciaire), datée (jour, mois, année de la requête), enre- • une requête manuscrite ou dactylographiée, sollicitant
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du tribunal un jugement supplétif tenant lieu d’acte de instance est transmise systématiquement de manière phy-
reconnaissance, datée (jour/mois/année de la requête), sique ou électronique par le greffier délégué à l’état civil à
enregistrée sous un numéro, présentée par (prénoms, l’officier de l’état civil compétent.
nom et date de naissance du le/la requérant (e), pro-
fession, domicile (au quartier/District/Sous-préfecture/ Article 154 : Transmission des copies de jugements
Commune/Préfecture) ; supplétifs au service du casier judiciaire central
• une photocopie de la carte nationale d’identité ou du Toutes copies de jugements supplétifs, tenant lieu d’acte
passeport du demandeur (ou de la demanderesse) ; de naissance, de mariage, de divorce, de décès, de recon-
• le certificat de résidence datant de moins de trois mois naissance, d’adoption, sont envoyées dans une version
du demandeur (ou de la demanderesse) ; électronique, au service du casier judiciaire central à la fin
• l’acte de consentement de la personne à reconnaitre de chaque mois.
ou celui de la personne qui reconnait.
Les actes portant rectification, adjonction ou suppression
Article 150 : Pièces constitutives de dossier aux fins des prénoms et nom de toute personne, sont également
d’obtention d’un jugement supplétif d’acte d’adoption envoyés dans une version électronique, au service du ca-
Pour l’obtention d’un jugement supplétif tenant lieu d’acte sier judiciaire central à la fin de chaque mois.
d’adoption, la personne intéressée fournit les pièces ci-
après : Article 155 : Conditions de transcription du jugement
• une requête manuscrite ou dactylographiée sollicitant supplétif sur le registre de l’état civil
du tribunal un jugement supplétif tenant lieu d’acte Avant toute transcription d’un jugement supplétif sur un re-
d’adoption (simple ou plénière), datée (jour/mois/an- gistre de l’état civil, l’officier de l’état civil s’assure qu’il a
née de la requête), enregistrée sous un numéro, pré- bien reçu la copie du jugement qui doit lui être transmise
sentée par (prénoms, nom et date de naissance du le/ directement par le greffier du tribunal de première instance
la requérant (e), profession, domicile (au quartier/Dis- délégué à l’état civil et que les informations à transcrire
trict/Sous-préfecture/Commune/Préfecture) ; concordent entre la copie du jugement envoyée par le gref-
• une photocopie de la carte nationale d’identité ou du fier et le jugement présenté par la personne intéressée.
passeport du demandeur ou de la demanderesse ;
• un certificat de résidence datant de moins de trois mois CHAPITRE IV : JUGEMENT DECLARATIF DU CHANGE-
du demandeur ou de la demanderesse ; MENT DE NOM OU DE PRENOMS, JUGEMENT RECTIFI-
• l’acte de consentement de la personne à adopter ou CATIF ET JUGEMENT DE RECONSTITUTION D’ACTES
celui de l’adoptant. DE L’ETAT CIVIL

Article 151 : Délivrance des jugements supplétifs Article 156 : Changement de nom patronymique
La délivrance des jugements supplétifs, tenant lieu d’acte Le nom patronymique est immuable.
de naissance, de mariage, d’adoption, de reconnaissance
et de décès, se fait en chambre du conseil avec la compa- Toutefois, la personne qui justifie d’un intérêt légitime peut
rution personnelle de deux témoins et la présence du Mi- demander à changer de nom.
nistère public.
Le changement de nom patronymique est autorisé par dé-
En cas de violation des dispositions relatives à la tenue des cret du Président de la République.
audiences en chambre du conseil ou à la délivrance des
actes, le juge, le magistrat du parquet ou le greffier s’ex- La requête de changement de nom patronymique est faite
pose aux sanctions disciplinaires ou pénales prévues par auprès du ministre en charge de la Justice.
les textes en vigueur.
Sous peine d’irrecevabilité, la demande de changement de
Article 152 : Tenue des audiences foraines relatives aux nom expose les motifs sur lesquels elle se fonde et indique
jugements supplétifs le nom sollicité.
A la demande des officiers de l’état civil, le président du
tribunal de première instance ou le magistrat délégué en En cas d’empêchement, le demandeur peut être représenté
charge de l’état civil, organise des audiences foraines dans par un fondé de pouvoir à travers une procuration spéciale
les communes rurales pour la délivrance des jugements et authentique.
supplétifs tenant lieu d’actes de naissance, de mariage, de
décès et de reconnaissance pour les personnes physiques Un décret du Président de la République fixe les détails de
qui le requièrent, après avis du procureur de la République. la procédure de changement de nom patronymique.

Les dates et le nombre des audiences foraines, dans le res- Article 157 : Pièces constitutives de dossier pour le
sort de chaque juridiction, sont déterminés par ordonnance changement de nom patronymique
du président du tribunal de première instance, après avis La demande de changement de nom est accompagnée des
du Ministère public. pièces suivantes :
• la copie de l’acte de naissance du demandeur ;
Le jugement supplétif rendu en audience foraine est exécu- • le cas échéant, la copie de l’acte de naissance des en-
toire par provision, sur minute, avant enregistrement. Il tient fants du demandeur ;
lieu de l’acte d’état civil demandé. • le consentement personnel écrit des enfants mineurs
du demandeur, âgés de plus de treize ans ;
La procédure des audiences foraines est gratuite. • un certificat de nationalité guinéenne du demandeur;
• le bulletin N° 3 du casier judiciaire de la personne
Article 153 : Mode de transmission de la copie du juge- concernée si elle est majeure.
ment supplétif
Une copie de tout jugement supplétif, tenant lieu d’acte Article 158 : Publication au journal officiel et consigna-
d’état civil, rendu par un président du tribunal de première tion du changement de nom patronymique dans le re-
special TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES RELATIF AU RAVEC journal officiel de la republique DE GUINEE 37
gistre de l’état civil La décision de changement de prénom est inscrite sur le
Le décret autorisant le changement de nom patronymique registre de l’état civil.
est publié au Journal officiel de la République.
Article 165 : Opposition au changement de prénom(s)
Le changement de nom patronymique est consigné par l’of- Si l’officier de l’état civil estime que la demande de chan-
ficier de l’état civil dans le registre de l’état civil en cours. gement de prénom ne revêt pas un intérêt légitime, en
particulier lorsqu’elle est contraire à l’intérêt de l’enfant, ou
Il est mentionné en marge de l’acte de naissance. aux droits des tiers, il saisit, sans délai, le procureur de la
République.
Article 159 : Changement de nom acquis à l’étranger
Les décisions de changement de nom régulièrement ac- L’officier de l’état civil en informe le demandeur.
quises à l’étranger sont portées en marge des actes de
l’état civil sur réquisition du procureur de la République. Si le procureur de la République s’oppose à ce change-
ment, le demandeur, ou son représentant légal, peut alors
Article 160 : Opposition à la demande de changement saisir le président du tribunal de première instance compé-
de nom patronymique tent.
La demande de changement de nom est publiée au Journal
officiel de la République. Article 166 : Changement de prénoms acquis à l’étran-
ger
Pendant le délai d’une année à compter de cette publica- Les décisions de changement de prénoms régulièrement
tion, toute personne justifiant d’un intérêt légitime peut, par acquises à l’étranger sont portées en marge des actes de
un acte, faire opposition à cette demande devant le ministre l’état civil sur instructions du procureur de la République.
de la Justice.
Article 167 : Rectification des actes de l’état civil
A cette fin, le ministre de la Justice peut demander au procu- La rectification intervient par suite d’une déclaration erro-
reur de la République près le tribunal territorialement com- née, d’un changement de nom, de prénom(s), de date de
pétent ou, si le requérant demeure à l’étranger, à l’agent naissance, d’adresse ou d’ajout de prénom(s).
diplomatique ou consulaire de son lieu de résidence, de
procéder à une enquête. L’officier de l’état civil ne peut procéder à la modification de
l’acte de l’état civil qu’en cas d’erreur matérielle.
Article 161 : Refus d’autorisation du changement de
nom patronymique Après rectification, il notifie directement au procureur de la
Le refus d’autoriser le changement de nom patronymique République.
est motivé.
L’officier de l’état civil rectifie les erreurs ou omissions pu-
Il est notifié au demandeur par le ministre de la Justice. rement matérielles entachant les énonciations et mentions
apposées en marge des actes de l’état civil dont il est dé-
Toute personne intéressée peut faire opposition au décret positaire.
de refus devant la Cour suprême dans un délai de deux
mois à compter de sa publication au Journal officiel de la Si l’erreur entache d’autres actes de l’état civil, l’officier de
République. l’état civil saisi procède ou fait procéder à leur rectification
lorsqu’il n’est pas dépositaire de l’acte.
Le décret portant changement de nom patronymique prend
effet, s’il n’y a pas d’opposition, à l’expiration du délai Le jugement portant rectification est susceptible de voie de
pendant lequel l’opposition est recevable ou, dans le cas recours par les personnes et autorités ayant compétence
contraire, après le rejet de l’opposition. de solliciter une rectification d’un acte de l’état civil.

Article 162 : Effets juridiques du changement de nom Lorsque la déclaration d’une rectification est faite par repré-
sur les enfants sentation au moyen d’une procuration, celle-ci est annexée
Le changement de nom s’étend aux enfants mineurs de au fichier constitué.
l’intéressé. Il ne s’étend aux enfants majeurs qu’avec leur
consentement. Article 168 : Correction d’une erreur matérielle
La correction d’une erreur matérielle consiste en une modi-
Article 163 : Changement de prénom (s) fication d’une faute d’orthographe liée :
Toute personne qui justifie d’un intérêt légitime peut deman- • aux prénom (s) et nom ;
der à changer de prénom. • à la date de naissance ;
• à l’identification d’une profession ;
La demande de changement de prénom est présentée, • à l’adresse contenue dans l’acte.
sous forme de requête, devant le président du tribunal de
première instance, par l’intéressé ou, s’il s’agit d’un inca- En dehors des cas mentionnés à l’alinéa précédent, l’offi-
pable, par son représentant légal. cier de l’état civil ne peut procéder à la correction qu’après
un jugement rendu par le tribunal de première instance
Article 164 : Adjonction, suppression ou modification compétent.
de l’ordre des prénoms
L’adjonction, la suppression ou la modification de l’ordre Article 169 : Transmission et transcription des déci-
des prénoms peut être demandée. sions portant rectification des actes de l’état civil
Les décisions portant rectification sont transmises immé-
Si l’enfant est âgé de plus de treize ans, son consentement diatement par le procureur de la République à l’officier de
personnel est requis. l’état civil du lieu où se trouve inscrit l’acte réformé. Le dis-
positif de ces décisions est transcrit dans les registres et
special TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES RELATIF AU RAVEC journal officiel de la republique DE GUINEE 38
mention en est faite en marge de l’acte. plaire substituant.

Article 170 : Opposabilité de la rectification judiciaire Lorsqu’il n’existe pas de trace des actes dans les registres
ou administrative ou qu’ils sont perdus, la preuve en est reçue tant par titres
Toute rectification judiciaire ou administrative d’un acte est que par témoins, et dans ce cas, les mariages, naissances
opposable à tous, à compter de sa publicité dans les re- et décès sont prouvés tant par les actes de l’état civil
gistres de l’état civil. émanés du père et de la mère décédés que par témoins.

Article 171 : Annulation des actes de l’état civil S’agissant des actes détenus par les autorités diploma-
L’annulation des actes de l’état civil est ordonnée par le tri- tiques ou consulaires, le chef de poste avise, sans délai, le
bunal de première instance compétent. service central de l’état civil qui en informe immédiatement
Toutefois, le procureur de la République territorialement le procureur de la République compétent. Ce dernier auto-
compétent peut faire procéder à l’annulation de l’acte rise leur reconstitution et adresse à cet effet, ses réquisi-
lorsque celui-ci est irrégulièrement dressé. tions à ce service.

Article 172 : Motifs d’annulation d’un acte de l’état civil La reconstitution des actes est réalisée par l’officier de l’état
Un acte de l’état civil est annulé lorsque les énonciations civil à partir du second exemplaire de ceux-ci ou des don-
essentielles qu’il comporte sont fausses ou sans objet, bien nées contenues dans les traitements automatisés.
que l’acte lui-même soit régulier en la forme.
Un acte de l’état civil est également annulé lorsqu’il est Article 176 : Sources de reconstitution des actes
irrégulièrement dressé, bien que ses énonciations soient La reconstitution des actes a lieu d’après le numéro per-
exactes. Toutefois, dans ce dernier cas, l’acte peut être va- sonnel d’identification, à défaut, d’après les extraits authen-
lidé, si l’annulation risque de porter atteinte à des intérêts tiques desdits actes ;
légitimes, et si les déclarations ont été faites de bonne foi. • les déclarations des personnes intéressées ou les té-
moignages des tiers et au vu des documents présentés
Article 173 : Demande en annulation d’un acte de l’état à l’appui, tels que les livrets de famille, la carte natio-
civil nale d’identité ;
La demande en annulation d’un acte de l’état civil est • les registres des hôpitaux et des cimetières, les docu-
adressée : ments des préfectures, des tribunaux, des mairies, de
• soit à titre principal, à la juridiction du lieu où l’acte a l’éducation nationale, des bureaux de recrutement, des
été établi ou transcrit, elle est alors introduite par voie services de la statistique nationale, ainsi que toutes les
de requête ; pièces qui peuvent reproduire la substance des actes
• soit à titre incident, au tribunal saisi d’un litige mettant de l’état civil.
en jeu l’acte argué de nullité.
Article 177 : Reconstitution d’un registre entier
Le Ministère public, lorsqu’il n’est pas partie principale, est En cas de destruction d’un registre, le procureur de la Ré-
entendu en ses conclusions. publique requiert du ministre en charge de l’état civil, l’auto-
risation de reconstitution.
Le tribunal, selon le cas, prononce l’annulation de l’acte.
Lorsque la reconstitution porte sur un registre entier, copie
Article 174 : Transmission de la décision définitive à du jugement donnant force probante aux actes est insérée
l’officier de l’état civil en début de celui-ci. Mention en est portée en marge de
La décision définitive est transmise immédiatement à l’of- l’acte reconstitué, lorsqu’il est demandé une copie intégrale
ficier de l’état civil du centre où se trouve l’acte. Elle est de celui-ci.
alors transcrite dans les registres des actes de l’état civil et
mentionnée en marge de l’acte annulé. S’agissant des registres détenus par les autorités diploma-
tiques ou consulaires, le chef de poste avise, sans délai, le
Le jugement d’annulation peut être frappé des voies de re- service central de l’état civil qui en informe immédiatement
cours du droit commun. le procureur de la République compétent. Ce dernier auto-
rise leur reconstitution et donne, à cet effet, réquisition à ce
L’annulation d’un acte de l’état civil peut être attaquée service.
par les personnes intéressées ou par le Ministère public,
lorsque l’ordre public est en jeu. La reconstitution des registres est réalisée par l’officier de
l’état civil à partir du registre d’identification des personnes
Toute annulation judiciaire d’un acte est opposable à tous physiques ou du second exemplaire de ceux-ci ou des don-
à compter de sa publicité dans les registres de l’état civil. nées contenues dans les traitements automatisés.

Article 175 : Reconstitution des actes de l’état civil Article 178 : Preuve d’inexistence ou de perte de re-
La reconstitution intervient par suite de perte, de destruc- gistres
tion totale ou partielle des registres et en cas de déclara- Lorsqu’il n’existe pas de registres, ou qu’ils sont perdus, la
tions frappées de forclusion. preuve en est reçue tant par titres que par témoins, et dans
ces cas, les mariages, naissances et décès sont prouvés
En cas de perte des actes ou de leur contenu, de dété- tant par les registres et papiers émanés des pères et mères
rioration de deux volets d’un feuillet, la reconstitution est décédés, que par les témoins.
décidée par arrêté conjoint des ministres en charge de l’état
civil et de la Justice. Article 179 : Tribunal compétent en matière de recons-
titution des actes et registres de l’état civil
En cas de perte ou de détérioration d’un seul volet, la re- La reconstitution des actes et registres de l’état civil relève
constitution est effectuée par l’officier de l’état civil à la di- de la compétence du tribunal de première instance dans le
ligence du procureur de la République à partir de l’exem- ressort duquel ils sont établis.
special TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES RELATIF AU RAVEC journal officiel de la republique DE GUINEE 39
Sont toutefois seuls compétents : République
• le tribunal de première instance du lieu d’établissement Le procureur de la République saisit, par requête, le tribu-
du service central de l’état civil du ministère en charge nal de première instance afin qu’il confère force probante
des Affaires étrangères, pour les actes détenus par ce aux actes ou registres reconstitués.
service et ceux détenus par les autorités diplomatiques
ou consulaires ; Mention du jugement est portée en marge des actes re-
• les tribunaux de première instance de Conakry, pour constitués et copie de celui-ci est versée aux pièces an-
les certificats tenant lieu d’acte de l’état civil à un ré- nexes.
fugié, un apatride ou un bénéficiaire de la protection
subsidiaire. Article 186 : Jugement supplétif de reconstitution de
l’acte ou du registre
Article 180 : Destruction ou perte d’une feuille vierge Lorsque la reconstitution de l’acte ou du registre ne peut
du registre de l’état civil être effectuée dans les conditions prévues par la présente
En cas de destruction ou de perte d’une feuille vierge, l’offi- Loi, celle-ci est opérée en vertu d’un jugement supplétif ren-
cier de l’état civil indique sur le procès-verbal de clôture du du sur réquisition du procureur de la République ou sur la
registre, le numéro de la feuille ainsi que les circonstances demande de l’intéressé lui-même.
de l’incident. Les actes de l’état civil sont établis sur les
feuilles portant les numéros qui suivent. Le jugement supplétif portant reconstitution est susceptible
Article 181 : Destruction ou perte d’une feuille non de voie de recours par les personnes et autorités ayant
vierge du registre de l’état civil compétence de solliciter une rectification d’un acte de l’état
Au cas où une feuille contenant un ou plusieurs volets est civil.
perdue, détruite ou rendue inexploitable, l’officier de l’état
civil en avertit, sans délai, le procureur de la République Article 187 : Compétence du tribunal de première ins-
territorialement compétent. Ce dernier autorise la recons- tance en matière de reconstitution des actes et des re-
titution du ou des actes et donne toutes instructions utiles gistres de l’état civil
à cet effet. La reconstitution des actes et des registres de l’état civil
relève de la compétence du tribunal de première instance
Article 182 : Reconstitution des registres par l’officier dans le ressort duquel l’acte où le registre a été établi.
de l’état civil
En cas de destruction d’un registre, le procureur de la Ré- Sont toutefois seuls compétents :
publique sollicite du ministre en charge de l’état civil, l’auto- • le tribunal de première instance du lieu d’établissement
risation de reconstitution. du service central d’état civil du ministère en charge
des Affaires étrangères, pour les actes détenus par ce
S’agissant des registres détenus par les autorités diploma- service et ceux détenus par les autorités diplomatiques
tiques ou consulaires, le chef de poste avise, sans délai, le ou consulaires ;
service central de l’état civil qui en informe immédiatement • les tribunaux de première instance de Conakry, pour
le procureur de la République compétent. Ce dernier auto- les certificats tenant lieu d’acte de l’état civil à un ré-
rise leur reconstitution et donne à ce service toutes instruc- fugié, un apatride ou un bénéficiaire de la protection
tions utiles à cet effet. subsidiaire.

La reconstitution des registres est réalisée par l’officier de Article 188 : Cas où la reconstitution de l’acte ou du
l’état civil à partir du second exemplaire de ceux-ci ou des registre ne peut être effectuée
données contenues dans les traitements automatisés. Lorsque la reconstitution de l’acte ou du registre ne peut
être effectuée dans les conditions prévues par la présente
Article 183 : Cas de l’inexistence ou de perte de re- Loi, celle-ci ne peut être opérée qu’en vertu d’un jugement
gistres supplétif rendu, sur réquisition du procureur de la Répu-
Lorsqu’il n’existe pas de registres ou qu’ils sont perdus, la blique ou sur demande de l’intéressé lui-même.
preuve en est reçue tant par titres que par témoins, et dans
ces cas, les mariages, naissances et décès peuvent être CHAPITRE V : REGLES COMMUNES AUX ACTES DE
prouvés tant par les registres et papiers émanés des pères L’ETAT CIVIL
et mères décédés, que par témoins.
Article 189 : Langue de rédaction des actes de l’état
Article 184 : Substitution des actes de notoriété aux civil
actes de l’état civil Les actes de l’état civil sont rédigés en français.
Jusqu’à ce que la reconstitution ou la restitution des re-
gistres soit effectuée, il est suppléé par des actes de no- Article 190 : Mentions obligatoires
toriété à tous les actes de l’état civil dont les originaux ont L’acte de l’état civil contient les mentions suivantes :
été détruits ou ont disparu par suite d’un sinistre ou de faits • la date et l’heure auxquelles il est dressé ;
de guerre. • le numéro de l’acte ;
• les prénoms, le nom et la qualité de l’officier de l’état
Ces actes de notoriété sont délivrés par un notaire. civil ;
• la signature et le cachet de l’officier de l’état civil ;
L’acte de notoriété est établi sur la foi des déclarations d’au • la signature du déclarant ;
moins trois témoins et de tout autre document produit qui • la nationalité des personnes intéressées dans l’acte;
attestent de l’état civil de l’intéressé. • les prénoms, noms, sexes, situations matrimoniales,
professions, domiciles, dates et lieux de naissance de
L’acte de notoriété est signé par le notaire et par les té- ceux qui y sont mentionnés.
moins.
Article 191 : Refus de recevoir une déclaration
Article 185 : Saisine du tribunal par le procureur de la L’officier de l’état civil ne peut recevoir une déclaration
special TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES RELATIF AU RAVEC journal officiel de la republique DE GUINEE 40
contraire aux lois et règlements de la République de Gui- naissance de chacun des époux ;
née. • la transcription des jugements ou des arrêts rendus en
matière d’état des personnes et comportant une inci-
En cas de refus de recevoir une déclaration, l’officier de dence sur l’état civil des personnes indiquées par les
l’état civil avise, dans les quarante-huit heures, le procureur juges ;
ou le magistrat chargé de contrôler le fonctionnement de • le changement de nom transcrit en marge de l’acte de
l’état civil dans sa circonscription, lequel, jusqu’à l’expira- naissance.
tion de la quinzaine qui suit la date de son refus, peut le
requérir de dresser l’acte. Est également mentionnée en marge de l’acte de nais-
sance, la légitimation d’un enfant naturel résultant, soit
L’officier de l’état civil défère à ses réquisitions, transcrit d’une décision judiciaire, soit de plein droit la reconnais-
celles-ci dans le registre et dresse l’acte à la suite. sance suivie du mariage des parents.

Article 192 : Saisine du tribunal Article 196 : Mentions sur les volets établis ou trans-
Si l’acte n’est pas dressé dans le délai de quinze jours, pré- crits dans le même centre de l’état civil
vu à l’alinéa 2 de l’article 194, les parties intéressées, dans Si l’acte donnant lieu à mention et l’acte en marge duquel
les quinze jours qui suivent son expiration, peuvent présen- celle-ci doit être opérée sont établis ou transcrits dans le
ter la requête au tribunal de première instance territoriale- même centre de l’état civil, l’officier de l’état civil opère im-
ment compétent, aux fins d’ordonner à l’officier de l’état civil médiatement les mentions sur les volets.
de recevoir la déclaration.
Si le volet destiné à la Justice est déjà déposé au greffe du
Le jugement rendu est susceptible d’appel de la part du tribunal, l’officier de l’état civil envoie un avis de mention au
ministère public et des parties intéressées. greffe dans les trois jours à compter de la date où la men-
tion est effectuée.
Lorsque l’organe judiciaire ordonne de recevoir la déclara-
tion, l’acte est dressé à la suite de la transcription du dispo- Article 197 : Mentions sur les actes établis dans une
sitif du jugement ou de l’arrêt et mention en est portée, en représentation diplomatique ou consulaire
marge des registres, à la date du fait qu’il constate. Si l’acte est établi dans une représentation diplomatique ou
consulaire de la République de Guinée et si le volet n°2 est
Article 193 : Refus d’un agent de l’état civil de recevoir déjà expédié, l’officier de l’état civil du poste diplomatique
une déclaration ou consulaire envoie, dans les plus brefs délais, un avis
Si le refus de recevoir une déclaration émane d’un agent de mention au procureur de la République par les voies
de l’état civil, celui-ci rend immédiatement compte à l’offi- régulières.
cier de l’état civil sous l’autorité duquel il se trouve. Ce der-
nier apprécie, s’il y a lieu, de passer outre ou de procéder Article 198 : Mentions sur les actes dressés ou trans-
comme indiqué à l’article précédent. crits dans des centres de l’état civil différents
Si l’acte donnant lieu à mention et l’acte en marge duquel
Article 194 : Mentions marginales cette mention doit être opérée sont dressés ou transcrits
La mention marginale est une information qui permet de dans des centres de l’état civil différents, l’avis de mentions
compléter un acte. est transmis dans les trois jours à l’officier de l’état civil du
centre où la mention doit être apposée, à compter de la
Elle permet de suivre l’évolution des informations concer- date d’établissement de l’acte à mentionner.
nant une personne et leur modification dans un acte de
l’état civil. Si le volet destiné à la Justice est déjà déposé au greffe,
l’officier de l’état civil du centre porte mention sur la souche
Elle est positionnée sur le côté, dans la marge de l’acte de qu’il détient et transmet aussitôt l’avis de mention au greffe.
l’état civil.
Article 199 : Avis de mention
La mention marginale indique, entre autres, la nature du fait L’avis de mention comporte un récépissé destiné à être re-
qui concoure à la modification, la date et le lieu de l’événe- tourné à l’officier de l’état civil qui l’a envoyé, afin d’établir
ment (naissance, mariage, décès) qui est mentionné. qu’il est bien parvenu à son destinataire.
Le modèle de cet avis est établi par arrêté conjoint des mi-
Elle comporte également la date à laquelle la mention est nistres en charge de l’état civil et de la Justice.
apposée, le statut de l’officier de l’état civil qui a effectué la
mise à jour et sa signature. Article 200 : Délivrance des extraits d’acte de l’état civil
La délivrance des extraits d’acte de l’état civil est payante,
Article 195 : Mentions en marge de l’acte dressé ou pour toute demande postérieure, conformément à la régle-
transcrit mentation en vigueur.
Sont mentionnés en marge de l’acte précédemment dressé
ou transcrit : Les extraits d’acte de l’état civil ont une validé n’excédant
• l’acte de reconnaissance d’un enfant naturel en marge pas 3 mois et ne s’obtiennent qu’à la demande des per-
de l’acte de naissance de l’enfant ; sonnes ayant qualité, conformément à la présente Loi.
• l’acte de mariage en marge de l’acte de naissance des
époux ; Les extraits destinés à être utilisés à l’étranger sont, pour
• l’acte de décès en marge de l’acte de naissance et autant que cela soit exigé, légalisés par le ministre en
éventuellement de l’acte de mariage ; charge des Affaires étrangères ou l’agent de l’Etat délégué
• la transcription du jugement ou de l’arrêt prononçant par lui.
la séparation de corps en marge de l’acte de mariage ;
• la transcription du jugement ou de l’arrêt prononçant le Article 201 : Types d’extraits d’actes de l’état civil
divorce en marge de l’acte de mariage et de l’acte de Les extraits d’actes de l’état civil sont :
special TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES RELATIF AU RAVEC journal officiel de la republique DE GUINEE 41
• l’extrait de la copie intégrale ; également être reçus, en cas de mobilisation ou de siège,
• l’extrait de la copie littérale ; par les autorités énumérées ci-dessus, mais seulement
• l’extrait de la copie conforme. lorsque le service communal n’est plus régulièrement as-
suré.
Article 202 : Extraits de la copie intégrale
La copie intégrale est la retranscription complète de l’en- La compétence de ces autorités s’étend, sous les mêmes
semble des informations figurant dans l’acte inscrit dans le réserves, aux personnes non militaires qui se trouvent dans
registre de l’état civil. les zones fortifiées ou assiégées.
Elle comporte notamment les informations personnelles
(prénoms, nom, date et lieu de naissance), et celles des Article 207 : Transmission et transcription des actes de
parents ainsi que les mentions marginales lorsqu’elles l’état civil
existent. L’autorité militaire qui reçoit un acte le transmet, dès que
la communication est possible et, dans le plus bref délai,
Les copies intégrales des actes de l’état civil ne sont au- une expédition au ministre en charge de la Défense natio-
thentiques que lorsqu’elles sont revêtues de la signature et nale, qui le fait transcrire dans les registres de l’état civil du
du sceau de l’officier de l’état civil compétent. dernier domicile des époux pour les actes de mariage et
de naissance, du défunt pour les actes de décès. Si le lieu
Elles font foi jusqu’à inscription en faux d’acte de l’état civil du dernier domicile est inconnu, la transcription est faite au
original. registre de l’état civil de son domicile connu.

Article 203 : Extraits de la copie littérale Article 208 : Tenue d’un registre de l’état civil des mi-
La copie littérale est la reproduction synthétique des in- litaires
formations sur une personne physique. Elle comporte les Il est tenu un registre de l’état civil :
prénoms, nom, date et lieu de naissance ainsi que les men- • dans chaque corps de troupes en formation de guerre
tions marginales lorsqu’elles existent. pour les actes relatifs aux individus portés sur les
contrôles du corps de troupes ou sur ceux des corps
Article 204 : Extraits de la copie conforme qui ont participé à la constitution de la formation de
La copie conforme est la photocopie certifiée d’un acte de guerre ;
l’état civil conformément à la copie originale. Elle permet • dans chaque quartier général ou état-major, pour les
d’attester la conformité de l’acte établi. actes relatifs à tous les individus, qui y sont employés
ou qui en dépendent ;
Article 205 : Conditions de délivrance d’une copie • dans chaque formation ou établissement sanitaire dé-
conforme pendant des armées, pour les individus en traitement
A l’exception du procureur de la République, de l’enfant, des ou employés dans ces établissements.
ascendants et descendants en ligne directe, du conjoint,
du tuteur ou du représentant légal, s’il s’agit d’un mineur Les registres sont adressés au ministre en charge de la
ou d’un majeur incapable, nul ne peut obtenir une copie Défense nationale pour être déposés aux archives immé-
conforme d’un acte de naissance d’autrui, si ce n’est en diatement après leur clôture, qui a lieu, au plus tard, au jour
vertu d’une ordonnance du président de la juridiction civile du passage des armées sur le pied de paix ou de la levée
du lieu où l’acte est reçu et sur demande écrite. du siège.

En cas de refus de délivrance d’une copie aux personnes Article 209 : Cotation et paraphe des registres de l’état
qui en ont droit, la demande est portée devant le président civil
du tribunal qui statue en référé. Les registres sont côtés et paraphés par :
• le chef d’état-major, pour les unités mobilisées ;
Les dépositaires des registres délivrent au requérant un ex- • l’officier commandant, pour les unités qui ne dépendent
trait ou une copie contenant l’année, le jour, l’heure, le lieu d’aucun état-major ;
de naissance, le sexe, les prénoms et nom de l’enfant, les • le directeur de l’hôpital ou le chef de la formation sani-
prénoms et noms, professions et domicile des père et mère, taire, dans les hôpitaux ou formations sanitaires.
tels qu’ils résultent des énonciations de l’acte de naissance
et des mentions contenues en marge. Article 210 : Validité des actes de l’état civil des étran-
gers établis en Guinée
CHAPITRE VI : DISPOSITIONS RELATIVES A L’ETAT Tout étranger, ayant sa résidence habituelle en Guinée,
CIVIL DES MILITAIRES, DES GUINEENS ETABLIS A peut recevoir les actes de l’état civil le concernant, par les
L’ETRANGER, DES APATRIDES, DES REFUGIES ET agents diplomatiques, dont il relève, et ce, dans les formes
DES ETRANGERS prévues par sa loi nationale.

Article 206 : Actes de l’état civil des militaires Toutefois, toute naissance ou décès d’un étranger survenu
Les actes de l’état civil concernant les militaires sont établis sur le territoire de la République de Guinée est déclaré à un
conformément à la présente Loi. officier de l’état civil guinéen, dans les formes et conditions
Toutefois, hors de la République de Guinée et, dans les prévues par la présente Loi.
circonstances prévues au présent alinéa, les actes de l’état
civil peuvent, en tout temps, être reçus et établis par les Toute pièce rédigée dans une langue autre que le français
autorités ci-après : produit par un étranger, en vue de l’obtention d’un acte de
• le commandant de la formation pour les formations de l’état civil guinéen, est traduite par un interprète agréé par
guerre ; le consulat de l’État du requérant.
• l’intendant pour les quartiers généraux ou états-majors;
• les gestionnaires pour le personnel militaire placé sous Article 211 : Compétence de l’officier de l’état civil gui-
leurs ordres. néen dans l’établissement de l’acte de mariage mixte
En République de Guinée, les actes de l’état civil peuvent Pour l’acte de mariage, si l’une des parties est de natio-
special TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES RELATIF AU RAVEC journal officiel de la republique DE GUINEE 42
nalité guinéenne et l’autre étrangère, l’officier de l’état civil gueur relative à l’identification des personnes physiques en
guinéen demeure compétent d’en dresser l’acte. République de Guinée.

Il transmet une copie authentique à l’agent diplomatique ou CHAPITRE VIII : STATISTIQUES VITALES DE L’ETAT CI-
consulaire de l’autre partie n’ayant pas la nationalité gui- VIL
néenne.
Article 212 : Conditions de validité d’un acte d’état civil Article 216 : Source des statistiques vitales de l’état ci-
établi par un agent diplomatique ou consulaire vil
Tout acte de l’état civil rédigé, établi par un agent diplo- La source des statistiques vitales de l’état civil est consti-
matique ou consulaire de la République de Guinée, n’est tuée à partir des registres des faits d’état civil dans lesquels
valable que s’il l’a été dans les conditions prévues par la sont consignées, en permanence, toutes les informations
présente Loi. concernant tous les faits d’état civil qui surviennent en Ré-
publique de Guinée et dans les ambassades et consulats.
Article 213 : Transcription des actes de l’état civil
concernent des Guinéens résidant à l’étranger L’exactitude, la ponctualité et la complétude des données
Les actes de l’état civil qui concernent des Guinéens rési- statistiques produites par les services de l’état civil déter-
dant à l’étranger sont transcrits dans les registres de l’état minent certains indicateurs socioéconomiques aux fins de
civil de l’année courante, tenus par les agents diploma- planification et d’information sur le processus démogra-
tiques ou les consuls territorialement compétents. phique.

Une mention sommaire de cette transcription est faite en Article 217 : Principes du système de gestion des sta-
marge des registres à la date de l’acte. tistiques de l’état civil
La gestion des statistiques de l’état civil est régie par quatre
Lorsque, par suite de rupture de relations diplomatiques ou principes fondamentaux :
de fermeture de poste diplomatique ou consulaire territoria-
lement compétent, la transcription ne peut être faite dans 1. la couverture universelle couvre l’ensemble des faits
les formes prévues à l’alinéa précédent. d’état civil qui surviennent sans distinction dans tous les
services de l’état civil en République de Guinée ;
L’acte est exceptionnellement déposé au ministère en 2. la continuité consiste en la collecte et l’élaboration
charge des Affaires étrangères, qui en délivre expédition, des statistiques de l’état civil qui reflètent les fluctuations à
dès que les circonstances le permettent. court, moyen et long termes permettant l’établissement des
rapports mensuels, semestriels et annuels de l’enregistre-
Le ministère fait procéder à la transcription de l’acte dans ment complet des faits d’état civil ;
les conditions précitées. 3. la confidentialité des données concerne les informa-
tions personnelles figurant dans les données statistiques de
Article 214 : Tenue de registres des faits d’état civil par l’état civil et dans tous les bulletins statistiques correspon-
les agents diplomatiques ou consulaires dants, qui sont protégés autant que le permet leur utilisation
Les agents diplomatiques ou consulaires tiennent des re- à des fins administratives et statistiques. Les documents
gistres des faits d’état civil dans lesquels ils enregistrent statistiques fondés sur des faits d’état civil établis à partir
tous les actes de l’état civil soumis à leur autorité. des données d’un système d’enregistrement sont utilisés le
plus largement possible, à des fins autorisées, compte tenu
Un double de ces registres est adressé, à la fin de chaque du droit à la protection de la vie privée des individus, dont
année, au ministère en charge des Affaires étrangères qui les données contribuent aux statistiques ;
les transmet au ministère en charge de l’état civil. 4. la diffusion régulière des données concerne la com-
pilation des statistiques de l’état civil qui se fait en deux
CHAPITRE VII : REGISTRE NATIONAL DE L’ETAT CIVIL phases :
a. la remontée des statistiques mensuelles ou trimes-
Article 215 : Institution et gestion du registre national trielles des faits d’état civil qui se fait dans un délai de 10
de l’état civil jours pour fournir des informations, en vue de l’élabora-
Il est institué en République de Guinée, un registre national tion de programmes de santé et de statistiques démogra-
de l’état civil. phiques et d’utilisation à des fins administratives ;
b. la production de tableaux annuels détaillés pour chaque
Ce registre est une base de données centralisées et inté- fait d’état civil, qui est classée conformément aux caracté-
grées, destiné à la gestion des données de l’état civil. ristiques démographiques et socioéconomiques du pays.

Il sert à la synchronisation des registres de l’état civil infor- Article 218 : Statistiques vitales relatives à la naissance
matisés de toutes les communes, ainsi que ceux des mis- Les données relatives aux naissances permettent d’appré-
sions diplomatiques et des postes consulaires. cier l’accroissement de la population en fonction des nais-
sances vivantes enregistrées.
Toute utilisation des données de l’état civil, que ce soit par
le procédé manuel ou informatisé, se conforme aux disposi- Les données collectées dans les registres de naissance dé-
tions de la législation en vigueur relative à la cybersécurité terminent les indicateurs de reproduction, de planification et
et la protection des données à caractère personnel. d’évaluation des programmes sanitaires et sociaux.

Le registre national de l’état civil est le référentiel de tout le Article 219 : Statistiques vitales relatives au mariage
système d’identification en République de Guinée. Les données statistiques sur les mariages sont utilisées à
des fins administratives et de recherches.
Le registre national de l’état civil est géré par l’organe en
charge du registre national de l’identification des personnes Article 220 : Statistiques vitales relatives aux décès
physiques et de l’état civil, prévu par la législation en vi- Les données statistiques relatives aux décès fournissent
special TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES RELATIF AU RAVEC journal officiel de la republique DE GUINEE 43
les indicateurs sur le taux de mortalité et de morbidité. FRACTIONS

Elles fournissent également des informations qui peuvent CHAPITRE I : ROLE DU TRIBUNAL EN MATIERE D’ETAT
être utiles pour planifier, exploiter et évaluer des services CIVIL
conçus pour prévenir les décès maternels et infantiles.
Article 227 : Désignation des membres du tribunal
Article 221 : Organismes intervenant sur les statis- Au début de chaque année judiciaire, le président du tribu-
tiques de l’état civil nal de première instance et le chef du greffe désignent res-
La collecte, l’établissement et la gestion du système natio- pectivement, par ordonnance et par décision, un magistrat
nal des statistiques de l’état civil sont assurés par l’organe délégué et un greffier délégué, pour les assister dans leurs
en charge du Registre National des Personnes Physiques missions en lien avec l’état civil.
et de l’état civil.
Le président du tribunal de première instance confie au ma-
L’exploitation, l’analyse, la production et la diffusion des gistrat délégué tous les pouvoirs de signature en cas d’em-
données des faits d’état civil sont assignées à l’Institut Na- pêchement pour exercer ses fonctions liées à l’état civil.
tional des Statistiques.
Il peut désigner ce magistrat pour la tenue des audiences
Article 222 : Exactitude des statistiques des faits d’état régulières ou des audiences foraines.
civil
L’exactitude des données statistiques repose sur : Article 228 : Réception et conservation des copies des
• la collecte des données, qui permet de détecter les volets n° 2
omissions et erreurs afin de pouvoir incorporer les so- Les copies des volets n°2 destinées à la Justice sont trans-
lutions dans les actes initiaux ; mises, accompagnées d’un procès-verbal, chaque mois, au
• le suivi des rapports statistiques, qui garantit un greffe du tribunal de première instance compétent, contre
transfert exact et complet des données ; décharge.
• le contrôle et la demande d’informations complé-
mentaires lors des phases de vérification, de codage Les volets n°2 sont numérisés dans une base de données
et de tabulation des données statistiques. du tribunal de première instance et transférés au casier judi-
ciaire central, dans les quinze jours qui suivent le transfert.
Article 223 : Evaluation des statistiques des faits d’état
civil La version papier des volets n°2 est conservée dans les
L’évaluation de la qualité des données statistiques est faite archives du greffe du tribunal de première instance.
trimestriellement et de façon ponctuelle.
Article 229 : Transmission de la copie du jugement de
Les procédures d’évaluation sont fixées par un arrêté du divorce
ministre en charge de l’état civil. Une copie de tout jugement de divorce, rendu par un tribu-
nal de première instance, est transmise systématiquement
Chaque centre principal de l’état civil tient les statistiques par le greffier délégué à l’officier de l’état civil compétent, en
relatives au fonctionnement du système de l’état civil dans version papier et électronique.
sa zone de compétence.
Article 230 : Tenue du répertoire spécial des actes de
Article 224 : Données statistiques et volets physiques l’état civil
des faits d’état civil Les greffes des tribunaux de première instance tiennent
Les volets physiques des faits d’état civil, dédiés à la statis- un répertoire spécial des actes de l’état civil, constitué par
tique, sont transmis mensuellement par l’officier de l’état ci- l’ensemble des extraits des demandes, des actes et des
vil à la direction préfectorale de l’état civil de rattachement. jugements, relatif à l’état civil.

Les données statistiques ou volets physiques des faits Ces extraits sont inscrits dans un registre, jour par jour et
d’état civil sont transmis mensuellement aux directions ré- par ordre numérique.
gionales du plan par les soins des directions régionales de
l’état civil. Le contenu de ce répertoire est enregistré dans la version
électronique de la base de données du tribunal de première
En ce qui concerne les missions diplomatiques, la trans- instance et transmis au service du casier judiciaire central
mission est faite par le biais du ministère en charge des du ministère en charge de la Justice.
Affaires étrangères au ministère en charge de l’état civil.
CHAPITRE II : RAPPORT ENTRE L’OFFICIER DE L’ETAT
Article 225 : Compilation des données de l’état civil CIVIL ET LE PROCUREUR DE LA REPUBLIQUE
La compilation des données de l’état civil se fait au service
de l’état civil, qui les transmet à l’Institut National de la Sta- Article 231 : Rôle du procureur de la République
tistique. Le procureur de la République constitue l’autorité supé-
rieure en matière d’état civil.
Article 226 : Traitement et diffusion des statistiques des
données de l’état civil L’officier de l’état civil exerce ses fonctions sous le contrôle
Le traitement et la diffusion des statistiques des données et la surveillance du procureur de la République territoriale-
de l’état civil sont annuels et relèvent exclusivement de la ment compétent qui peut lui donner des instructions.
compétence de l’Institut National de la Statistique.
Article 232 : Désignation d’un substitut
TITRE IV : ROLE DU TRIBUNAL EN MATIERE D’ETAT Au début de chaque année judiciaire, le procureur de la
CIVIL, RAPPORT ENTRE L’OFFICIER DE L’ETAT CIVIL République désigne un substitut en charge de l’état civil,
ET LE PARQUET, SANCTIONS DISCIPLINAIRES ET IN- pour l’assister dans ses fonctions de contrôle des activités
special TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES RELATIF AU RAVEC journal officiel de la republique DE GUINEE 44
réalisées par les officiers de l’état civil. L’officier de l’état civil avise sans délai le procureur de la
République lorsque les prénoms choisis par le ou les pa-
Ce magistrat peut représenter le ministère public lors des rents portent atteinte aux intérêts de l’enfant ou lorsqu’il
audiences régulières ou foraines en matière d’état civil. existe des doutes sérieux, laissant présumer qu’un mariage
envisagé serait susceptible d’être annulé en raison de l’ab-
Article 233 : Suivi et contrôle des actes de l’état civil sence de consentement de l’un ou des époux.
Le procureur de la République ou le substitut désigné en
charge de l’état civil organise tous les trois mois une réu- Article 237 : Délivrance des actes de l’état civil
nion de suivi et de contrôle des actes de l’état civil avec les Les officiers publics ou ministériels ou les autres déposi-
officiers de l’état civil de sa juridiction. taires d’actes délivrent, à charge de leurs droits, expédition
ou copie des actes aux parties elles-mêmes, à leurs héri-
Le compte rendu des résultats de chaque mission de suivi tiers ou ayants droit.
et de contrôle des actes de l’état civil est dressé en trois
exemplaires, dont un est envoyé au président du tribunal de En cas de refus injustifié de la mairie de délivrer ou de
première instance compétent, le deuxième au ministère en mettre à jour un acte, toute personne intéressée peut
charge de l’état civil et le dernier est conservé au parquet. s’adresser au procureur de la République du tribunal de
première instance dans le ressort duquel l’acte ou le re-
Le procureur de la République ou le substitut en charge de gistre a été établi.
l’état civil vérifie la bonne tenue des registres, le respect
des obligations en matière de partage et d’archivage des Sans réponse de la part du procureur de la République
informations relatives aux actes de l’état civil et le respect dans un délai de quinze jours, la personne, elle-même,
des tarifs des actes de l’état civil fixés par la règlementation peut saisir le tribunal de première instance dans le ressort
en vigueur. duquel l’acte ou le registre est établi.

Article 234 : Vérification du registre de l’état civil et du Article 238 : Compétences du procureur général près
volet no 2 la Cour d’appel
Le procureur de la République ou le substitut en charge de Le procureur général, outre la défense des intérêts des
l’état civil est tenu de vérifier l’état du registre de l’état civil, absents et des indigents, assure la protection de certaines
en mettant l’accent sur le volet no 2 lors du dépôt qui en est catégories de personnes considérées comme vulnérables,
fait au greffe. dont les mineurs en danger et les incapables majeurs pla-
cés respectivement sous le régime de la tutelle ou de la
Il dresse un procès-verbal sommaire de vérification. curatelle.

S’il constate une erreur, il est tenu de procéder ou d’en faire Le procureur général veille à la tenue correcte du registre
procéder à la rectification. de l’état civil, dont il assure également le contrôle de la ré-
gularité.
S’il constate une omission, il fait accomplir les diligences
nécessaires afin que soient portés sur les registres les Le procureur général dispose également de compétences
actes qui auraient été omis. en matière de coopération judiciaire internationale.

S’il constate des négligences ou des irrégularités dans la Il est destinataire des actes judiciaires en provenance ou à
tenue de l’état civil, le procureur de la République adresse destination de l’étranger.
à l’officier de l’état civil les observations ou les injonctions
qui lui paraissent nécessaires. Il fait procéder à leur notification et requiert l’exécution des
commissions rogatoires délivrées par des magistrats étran-
Si ces négligences ou irrégularités s’avèrent graves, le pro- gers en matière civile, commerciale ou pénale.
cureur de la République constate les infractions commises
et requiert contre son auteur les condamnations prévues Le parquet général reçoit et initie également les procédures
par la présente Loi. d’extradition en provenance ou à destination de l’étranger.

Article 235 : Compétence territoriale du procureur de la TITRE V : RESPONSABILITES ET SANCTIONS


République
Les autorités diplomatiques et consulaires guinéennes, CHAPITRE I : RESPONSABILITES
agissant en qualité d’officier de l’état civil et les officiers de
l’état civil du service central d’état civil, exercent leurs fonc- Article 239 : Responsabilités de l’officier de l’état civil
tions sous le contrôle du procureur de la République du lieu L’officier de l’état civil exerce ses fonctions sous le contrôle
où est établi ce service. du procureur de la République près le tribunal de première
instance du ressort de la commune et est responsable ci-
Les personnes habilitées auprès de l’Office guinéen de vilement, disciplinairement et pénalement des fautes et né-
protection des réfugiés et apatrides à exercer les fonctions gligences qu’il commet à l’occasion ou dans l’exercice de
d’officier de l’état civil sont, dans le cadre de leurs activi- ses fonctions.
tés, placées sous le contrôle du procureur de la République
près le tribunal de première instance de Conakry. La responsabilité se définit par l’obligation qui pèse sur l’of-
ficier de l’état civil de réparer les dommages subis par un
Article 236 : Recours au procureur de la République tiers, de son fait.
Lorsqu’il rencontre des difficultés dans l’accomplissement
de sa mission, l’officier de l’état civil se réfère au procu- Elle recouvre deux fonctions :
reur de la République, à qui il revient de déterminer les dili- 1. la réparation pour la responsabilité civile ;
gences à engager et toutes autres instructions utiles. 2. la répression pour les responsabilités pénale et discipli-
naire.
special TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES RELATIF AU RAVEC journal officiel de la republique DE GUINEE 45
La responsabilité civile de l’officier de l’état civil est indé- outre son recours contre l’officier de l’état civil, demander
pendante de sa responsabilité pénale et de sa responsabi- réparation de la totalité du préjudice à l’Administration.
lité disciplinaire.
Il en est de même, dans le cas où une faute de service
Article 240 : Responsabilité civile professionnelle de a concouru, avec la faute personnelle de l’officier de l’état
l’officier de l’état civil civil, à la production du dommage.
Aucun officier de l’état civil ne peut être déclaré civilement
responsable, soit envers l’Administration, soit envers les L’Administration et l’officier de l’état civil sont tenus solidai-
tiers, si ce n’est en raison de sa faute personnelle. rement responsables envers l’intéressé.

L’officier de l’état civil se porte garant de l’authenticité de L’action dirigée contre l’Administration et celle dirigée
toutes les déclarations et engage sa responsabilité civile contre l’officier de l’état civil sont engagées indépendam-
professionnelle, en cas d’erreur ou d’oubli lors de leur ré- ment ou concurremment.
daction.
Lorsque le dommage est imputable à la seule faute per-
Article 241 : Responsabilité civile des dépositaires des sonnelle de l’officier de l’état civil ou lorsque celui-ci ne
registres de l’état civil peut se prévaloir de la faute de service, sur le fondement
Tout dépositaire des registres de l’état civil est civilement de laquelle l’Administration est poursuivie par la victime, la
responsable des altérations qui y surviennent, sauf son re- charge définitive de la réparation incombe, pour la totalité,
cours, s’il y a lieu, contre les auteurs desdites altérations. à l’officier de l’état civil.

Sans préjudice des peines prévues au Code pénal, toute Lorsque le dommage est produit à la fois par une faute per-
altération, tout faux dans les actes de l’état civil, toute ins- sonnelle de l’officier de l’état civil et par une faute de service
cription de ces actes fait autrement que sur les registres à de l’Administration, dont l’officier de l’état civil peut légitime-
ceux destinés, donnent lieu à réparation du dommage subi ment se prévaloir, la charge définitive de la réparation est
par les parties. répartie au prorata de la part prise par chacune des deux
fautes dans la production du dommage.
Article 242 : Responsabilités personnelles des officiers
de l’état civil et des agents de déclaration La responsabilité civile des officiers de l’état civil est indé-
Une faute, commise dans l’exercice des fonctions d’état ci- pendante de leur responsabilité pénale et de leur respon-
vil, engage soit la responsabilité de la collectivité locale, en sabilité disciplinaire.
cas de faute de service, soit la responsabilité de l’officier de
l’état civil, en cas de faute personnelle. Article 245 : Responsabilité de l’Etat et des communes
L’officier de l’état civil agit sur le territoire de la commune en
La responsabilité de l’officier de l’état civil a un caractère tant que représentant de l’Etat.
personnel.
Il exerce ses fonctions sous la responsabilité et le contrôle
L’officier de l’état civil répond de sa faute personnelle, déta- du procureur de la République.
chable de sa fonction, qui engage sa seule responsabilité.
Les principes de la responsabilité administrative s’ap-
Article 243 : Caractéristiques d’une faute personnelle pliquent en matière d’état civil.
La faute personnelle est celle qui est dépourvue de tout lien
avec le service. L’Etat ou la commune est responsable du mauvais fonction-
nement du service public de l’état civil.
Est également considérée comme faute personnelle, celle
qui a un lien avec le service, mais se détache de celui-ci, en Les juridictions judiciaires connaissent aussi bien des
raison de son anormal gravité ou de l’intention de nuire ou contentieux relatifs au fonctionnement ou à l’organisation
de l’intérêt personnel, dont elle procède. du service public de l’état civil qu’à ceux relatifs à la respon-
sabilité personnelle de l’officier de l’état civil.
L’officier de l’état civil ne répond de sa responsabilité que
de ses fautes personnelles, notamment la négligence, la Les fautes et négligences commises par l’officier de l’état
vengeance et l’imprudence détachables de sa fonction. civil dans l’exercice de ses fonctions peuvent engager la
responsabilité de l’Etat, de la commune, ou celle de l’officier
Les recours, pour engager la responsabilité de l’officier de de l’état civil.
l’état civil, sont exercés devant les juridictions compétentes.
Article 246 : Responsabilités de l’agent de l’état civil
Indépendamment des sanctions pénales, les fautes et né- L’agent de l’état civil exerce ses fonctions sous le contrôle
gligences des officiers de l’état civil et des agents de dé- de l’officier de l’état civil de la commune et est responsable
claration, commises dans l’exercice de leurs fonctions, en- civilement, disciplinairement et pénalement des fautes et
gagent leur responsabilité civile et personnelle envers les négligences qu’il commet à l’occasion ou dans l’exercice
particuliers, dans la mesure où ceux-ci en éprouvent un de ses fonctions.
préjudice.
La responsabilité se définit par l’obligation qui pèse sur
Aucun officier de l’état civil ne peut être déclaré civilement l’agent de l’état civil de réparer les dommages subis par
responsable, soit envers l’Administration, soit envers les un tiers.
tiers, si ce n’est en raison de sa faute personnelle.
Elle recouvre deux fonctions :
Article 244 : Réparation du préjudice subi par un tiers 1. la réparation pour la responsabilité civile ;
Le tiers, victime d’une faute personnelle d’un officier de 2. la répression pour les responsabilités pénale et discipli-
l’état civil, non dépourvue de tout lien avec le service peut, naire.
special TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES RELATIF AU RAVEC journal officiel de la republique DE GUINEE 46
La responsabilité civile de l’agent de l’état civil est indépen- Article 252 : Déclenchement des procédures discipli-
dante de sa responsabilité pénale et de sa responsabilité naires
disciplinaire. Pour déclencher la procédure disciplinaire contre un officier
de l’état civil, il faut la réunion de trois conditions :
Article 247 : Responsabilité civile professionnelle de 1. une faute professionnelle à l’occasion de l’exercice de
l’agent de l’état civil ses fonctions ;
Aucun agent de l’état civil ne peut être déclaré civilement 2. un dommage causé dans l’exercice de ses fonctions ;
responsable, soit envers l’Administration, soit envers les 3. un lien de causalité entre la faute professionnelle et le
tiers, si ce n’est en raison de sa faute personnelle. dommage causé dans l’exercice de ses fonctions.

Article 248 : Confidentialité et authenticité des actes L’autorité administrative examine si l’officier de l’état civil a
L’officier de l’état civil est garant de la confidentialité et de commis une faute remettant en cause l’autorité nécessaire
l’authenticité des actes. Sa responsabilité civile profession- à la bonne marche des affaires communales.
nelle est engagée en cas de violation de l’obligation de
confidentialité et d’authenticité. Article 253 : Procédure d’audition et de suspension par
le ministre en charge de l’état civil
Article 249 : Responsabilité de l’autorité de tutelle Lorsque des faits constants sont reprochés à l’officier de
Dans le cas où l’autorité exécutive communale, en tant l’état civil, le ministre en charge de l’état civil, peut le sus-
qu’officier de l’état civil, refuserait ou négligerait d’établir les pendre par arrêté motivé pour une durée n’excédant pas
actes qui lui sont prescrits, l’autorité de tutelle peut, après un mois.
l’en avoir requis, confier momentanément cette attribution
à un Conseiller, au Secrétaire Général ou à un agent com- Avant toute sanction disciplinaire, l’officier de l’état ci-
pétent du service de l’état civil de la commune concernée. vil concerné est entendu et invité à fournir au ministre en
charge de l’état civil des explications écrites.
L’autorité de tutelle doit immédiatement informer le procu-
reur de la République ou le substitut chargé de l’état civil, Article 254 : Révocation
qui prendra les dispositions légales nécessaires. Lorsque des faits graves et constants sont reprochés à l’of-
ficier de l’état civil, celui-ci est révoqué par décret pris en
CHAPITRE II : FAUTES ET SANCTIONS DISCIPLI- Conseil des ministres.
NAIRES
En cas de révocation, l’élu est inéligible, de plein droit, aux
Article 250 : Fautes disciplinaires des officiers et agents fonctions de maire et d’adjoint pendant une durée d’un
de l’état civil mandat.
Le procureur de la République peut requérir une sanction
disciplinaire à l’encontre des officiers et agents de l’état civil CHAPITRE III : SANCTIONS PENALES
pour tout acte occasionnant une faute.
Article 255 : Infractions et sanctions
Dans l’exercice de leurs fonctions, les officiers et les agents Le non-respect des dispositions de la présente Loi peut,
de l’état civil coupables de négligence ou de toutes autres selon le cas, entrainer des poursuites pénales devant les
fautes sont passibles, selon la gravité de la faute commise tribunaux correctionnels et criminels.
et sans préjudice des poursuites judiciaires à l’encontre des
intéressés, de l’une des sanctions ci-après : Article 256 : Défaut de déclaration de naissance ou de
• avertissement écrit ; décès
• blâme ; Est puni d’une amende de 300 000 à 1 000 000 de francs
• suspension d’indemnité ; guinéens, quiconque, y étant légalement tenu, néglige de
• suspension de fonction ; déclarer à l’état civil une naissance ou un décès.
• révocation.
Article 257 : Violation des conditions de mariage liée à
Les officiers et les agents de l’état civil peuvent se voir infli- l’âge, au consentement des prétendants et au régime
ger des sanctions disciplinaires, et ce, même s’ils ont déjà matrimonial
été condamnés sur le plan civil ou pénal pour les mêmes Est puni d’un emprisonnement de 6 mois à 2 ans et d’une
actes. amende de 5 000 000 à 20 000 000 de francs guinéens ou
de l’une de ces deux peines seulement :
Article 251 : Sanctions encourues par l’officier de l’état • tout officier ou agent de l’état civil, imam, pasteur,
civil prêtre ou tout autre chef religieux ou coutumier qui
L’officier de l’état civil répond de sa responsabilité propre, procède, délibérément, au mariage de deux personnes
de ses fautes personnelles, notamment la négligence, la n’ayant pas l’âge requis et ne justifiant pas de la dis-
vengeance et l’imprudence détachables de sa fonction. pense prévue par la Loi ;
• tout officier ou agent de l’état civil, imam, pasteur,
Il peut se voir infliger des sanctions de nature disciplinaire, prêtre ou tout autre chef religieux ou coutumier qui cé-
civile et pénale. lèbre un mariage sans avoir obtenu le consentement
des prétendants ;
L’officier de l’état civil peut également se voir infliger • tout officier ou agent de l’état civil, imam, pasteur, prêtre
des sanctions disciplinaires, et ce, même s’il a déjà été ou tout autre chef religieux ou coutumier qui procède,
condamné sur le plan civil ou pénal pour les mêmes actes. en connaissance de cause, à un second mariage d’un
homme ayant opté pour le mariage monogamique ou
L’autorité administrative exerce à l’encontre de l’officier de d’une femme engagée dans les liens d’un précédent
l’état civil fautif ses pouvoirs de suspension et de révoca- mariage non encore dissout, ou d’un homme polyga-
tion. me n’ayant pas obtenu le consentement de la première
épouse, et en cas de mariage, entre parents et alliés à
special TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES RELATIF AU RAVEC journal officiel de la republique DE GUINEE 47
un degré prohibé par la loi. mariage.

Article 258 : Violation du délai de viduité, d’opposition En cas de récidive, il encourt une peine d’emprisonnement
au mariage et de consentement des parents de 1 à 3 mois et l’amende est fixée au double.
Est puni d’une amende de 500 000 à 1 000 000 de francs
guinéens : Article 264 : Privation ou altération de l’état personnel
• tout officier ou agent de l’état civil, imam, pasteur, prêtre et familial de l’enfant
ou tout autre chef religieux ou coutumier, qui célèbre le Est puni d’un emprisonnement de 1 à 5 ans et d’une amende
mariage d’une femme ayant déjà été mariée, et dont le de 2 000 000 à 10 000 000 de francs guinéens, quiconque
délai de viduité, prévu par la Loi, n’est pas expiré ; enlève, cache, substitue un enfant dans le but de le priver
• tout officier ou agent de l’état civil, imam, pasteur, prêtre de son état personnel et familial.
ou tout autre chef religieux ou coutumier, qui procède
au mariage, en présence d’une opposition non assortie Les mêmes peines sont applicables à quiconque fait, en
d’une mainlevée ; toute connaissance de cause, à l’officier de l’état civil des
• tout officier ou agent de l’état civil ou toute autre per- déclarations inexactes de nature à altérer l’état personnel
sonne mandatée qui ne s’assure pas de l’existence du et familial de la personne en cause.
consentement des père, mère ou autres personnes
lorsque la loi le prescrit pour la validité d’un mariage. Article 265 : Fausses déclarations, altération, falsifica-
tion et destruction de registre ou d’actes de l’état civil
En cas de récidive, il encourt une peine d’emprisonnement Est puni d’un emprisonnement de 1 à 5 ans et d’une
de quinze jours à 3 mois et l’amende est fixée au double. amende de 3 000 000 à 10 000 000 de francs guinéens,
l’officier ou l’agent de l’état civil qui, en toute connaissance
Article 259 : Défaut de transcription à l’état civil d’un de cause, enregistre des déclarations inexactes ou volon-
mariage célébré dans un lieu de culte ou de tout autre tairement altère, falsifie ou détruit un registre, un acte ou un
lieu homologué document de l’état civil.
Est puni d’une amende de 500 000 à 1 000 000 de francs
guinéens, tout imam, pasteur, prêtre ou tout chef religieux Article 266 : Inhumation irrégulière, dissimulation, mu-
ou coutumier qui procède aux cérémonies religieuses d’un tilation ou destruction de corps
mariage, sans le faire transcrire à l’état civil du lieu de célé- Est puni d’un emprisonnement de 2 à 5 ans et d’une amende
bration, dans les dix jours après ce mariage. de 5 000 000 à 15 000 000 de francs guinéens, quiconque :
• fait inhumer illicitement un corps humain, sans avoir fait
En cas de récidive, il encourt une peine d’emprisonnement régulièrement constater le décès ;
de 1 à 3 mois et l’amende est fixée au double. • dissimule, mutile, profane ou détruit le corps d’une per-
sonne décédée.
Article 260 : Abstention de déclaration des faits d’état
civil Article 267 : Funérailles contraires à la volonté du dé-
Est punie d’une amende de 500 000 à 1 000 000 de francs funt ou à une décision judiciaire
guinéens, toute personne à laquelle la loi fait obligation de Toute personne, qui donne aux funérailles un caractère
déclarer les faits d’état civil, et qui s’abstient volontairement contraire à la volonté du défunt ou à une décision judiciaire,
de faire les déclarations prévues par la Loi. volonté ou décision dont elle a connaissance, est punie de
6 mois à 3 ans d’emprisonnement et d’une amende de 500
En cas de récidive, elle encourt une peine d’emprisonne- 000 à 3 000 000 de francs guinéens.
ment de 1 mois à 3 mois et l’amende est fixée au double.
Article 268 : Destruction, dégradation ou soustraction
Article 261 : Inscription des actes de l’état civil sur des des registres, actes ou documents publics
feuilles volantes Quiconque détruit, dégrade ou soustrait des registres,
Est puni d’une amende de 300 000 à 1 000 000 de francs actes ou autres documents publics contenus et conservés
guinéens, l’officier de l’état civil qui inscrit des actes de l’état dans les services publics ou par les officiers ministériels est
civil sur des feuilles volantes. puni de 1 à 5 ans d’emprisonnement et d’une amende de 5
000 000 à 20 000 000 de francs guinéens.
Article 262 : Négligence ayant entraîné destruction,
soustraction ou détournement des actes de l’état civil Article 269 : Fautes professionnelles de l’officier de
Est puni d’une amende de 500 000 à 1 000 000 de francs l’état civil et de l’agent de déclaration
guinéens, tout officier de l’état civil ou agent qui, par négli- Est puni d’un emprisonnement de 6 mois à 5 ans et d’une
gence, ayant entraîné la destruction, la soustraction ou le amende de 2 000 000 à 20 000 000 de francs guinéens,
détournement des actes de l’état civil. toute infraction aux dispositions de la présente Loi, com-
mise par un officier de l’état civil ou un agent de déclaration,
En cas de récidive, il encourt une peine d’emprisonnement concernant l’établissement des actes ou l’enregistrement
de 1 mois à 3 mois et l’amende est fixée au double. des faits d’état civil, la tenue, le dépôt, la conservation des
registres, la délivrance des copies, la transcription et l’ap-
Article 263 : Violation des dispositions réglementaires position des mentions marginales.
Est puni d’une amende de 500 000 à 1 000 000 de francs
guinéens : Sont punis des mêmes peines, l’officier de l’état civil ou les
• le fait de contrevenir aux dispositions réglementaires agents de déclaration, qui, par négligence, n’établissent
concernant la tenue des registres et la publicité des pas d’office l’acte ou ne relèvent pas le fait d’état civil, dont
actes de l’état civil ; ils ont connaissance.
• le fait d’avoir violé la règlementation relative à l’état civil
des étrangers ; Article 270 : Violation des règles relatives aux actes de
• le fait d’avoir violé la réglementation relative à l’éta- l’état civil et la tenue d’un registre
blissement et aux mentions contenues dans l’acte de Sans préjudice des peines plus fortes prévues par le Code
special TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES RELATIF AU RAVEC journal officiel de la republique DE GUINEE 48
pénal, est puni d’un emprisonnement de 2 mois à 1 an et documents sous un état civil d’emprunt :
d’une amende de 2 000 000 à 10 000 000 de francs gui- • de prendre un nom ou un accessoire du nom autre que
néens, ou de l’une de ces deux peines seulement : celui assigné par l’état civil ;
• l’officier de l’état civil qui, tenu de rédiger un acte de • de changer, altérer ou modifier le nom ou l’accessoire
l’état civil, ne le rédige pas dans le délai prévu par la du nom assigné par l’état civil.
Loi ;
• l’officier de l’état civil qui rédige un acte de l’état civil sur Article 276 : Usage d’un carnet non-auto carboné
la foi des déclarations, dont il connait l’inexactitude ; Est puni d’une amende de 500 000 francs guinéens, tout
• l’officier de l’état civil qui, tenu de communiquer les responsable d’une structure sanitaire ou chef d’un lieu de
actes de l’état civil, ne le fait pas; culte ou représentant communautaire, qui fait une décla-
• l’officier de l’état civil qui viole les règles relatives à la ration de décès dans un carnet autre qu’un carnet spécial
conservation des registres de l’état civil et à la déli- auto carboné.
vrance des extraits des actes de l’état civil ;
• celui qui, requis par l’officier de l’état civil de fournir des Article 277 : Falsification de sceaux ou toutes autres
informations en vue de l’établissement d’un acte de marques d’identification de l’administration publique
l’état civil le concernant, s’abstient de les fournir ; Est puni de la réclusion criminelle à temps de 5 à 10 ans
• celui qui fait une déclaration inexacte en connaissance et d’une amende de 50 000 000 à 150 000 000 de francs
de cause devant l’officier de l’état civil, en vue de l’éta- guinéens ou de l’une de ces deux peines seulement, qui-
blissement d’un acte de l’état civil ; conque contrefait ou falsifie le sceau de l’Etat ou d’une
• le témoin qui corrobore des déclarations les sachant administration publique, les marques, poinçons et autres
fausses ; instruments utilisés par les administrations publiques pour
• celui qui détruit ou altère un registre de l’état civil ; distinguer les actes, documents, matières ou objets.
• celui qui, en toute connaissance de cause, fait usage
d’un acte ou d’une copie d’un acte ou d’un extrait d’un La même peine est applicable à ceux qui font usage des
acte de l’état civil volé, frauduleusement altéré ou fal- certificats, pièces ou documents contrefaits ou falsifiés.
sifié.
Les sceaux, poinçons, timbres et marques contrefaits ou
Article 271 : Défaut de carnet spécial de naissance et falsifiés sont confisqués et détruits.
de décès
Est puni d’une amende de 500 000 francs guinéens, tout TITRE VI : DISPOSITIONS TRANSITOIRES ET FINALES
chef d’hôpital, de maternité ou de structure sanitaire public
ou privé, qui ne tient pas un carnet spécial de naissance et CHAPITRE I : DISPOSITIONS TRANSITOIRES
de décès.
Article 278 : Effets juridiques des actes antérieurs
Article 272 : Fausses déclarations lors de l’établisse- Les dispositions transitoires, ci-après prévues, sont appli-
ment d’un acte de naissance cables dans les matières visées dans la présente Loi, à
Quiconque, lors de l’établissement d’un acte de naissance compter de la date de prise d’effet des lois particulières les
et de son dossier annexe, en toute connaissance de cause, régissant.
devant l’officier de l’état civil, fait des déclarations menson-
gères, est puni d’une peine d’emprisonnement de 3 mois Les actes de l’état civil régulièrement dressés et les juge-
à 2 ans et d’une amende de 2 000 000 à 10 000 000 ments supplétifs régulièrement transcrits antérieurement
de francs guinéens, sans préjudice de tous dommages et conservent tous leurs effets.
intérêts au profit de la victime. Il en est délivré des copies ou des extraits dans les formes
et conditions prévues par la présente Loi.
Article 273 : Refus d’enregistrement, de transmission
de déclaration et de délivrance des actes de l’état civil Les jugements supplétifs d’acte de l’état civil, en cours
Nonobstant les poursuites judiciaires, le refus manifeste d’usage, restent valables jusqu’à inscription de faux.
d’un officier de l’état civil, d’un agent de l’état civil ou d’un
préposé aux écritures, d’enregistrer un fait d’état civil, de Le ministère public, l’officier de l’état civil ou toute personne
transmettre la déclaration au centre principal ou secondaire ayant intérêt peut demander, par requête, au président du
de rattachement ou d’en délivrer l’acte correspondant, dans tribunal concerné, la rectification ou l’annulation d’un juge-
les délais prescrits, est puni d’un emprisonnement de 6 ment supplétif.
mois à 3 ans et d’une amende de 3 000 000 à 30 000 000
de francs guinéens, sans préjudice de tous dommages et En attendant le début de l’enregistrement des actes de
intérêts au profit de la victime. l’état civil, sous format uniquement dématérialisé, les actes
établis sur papier font foi jusqu’à preuve du contraire.
Article 274 : Non prise en compte des rectifications or-
données sur les actes de l’état civil Les actes de l’état civil, établis depuis l’indépendance
Est puni d’une amende de 500 000 francs guinéens, sans jusqu’à l’entrée en vigueur de la décision consacrant l’éta-
préjudice de dommages et intérêts, tout dépositaire de re- blissement uniquement par voie électronique, sont numéri-
gistres qui délivre un acte, sans tenir compte des rectifica- sés et les données y afférentes versées au registre national
tions ordonnées. de l’état civil.

Article 275 : Violation de la règlementation dans l’usage Article 279 : Régularisation des actes de l’état civil
du nom donné à l’état civil Il est autorisé de régulariser la situation de tous les citoyens
Est puni de 1 à 2 ans d’emprisonnement et d’une amende n’ayant pas d’acte de l’état civil sur le territoire national et à
de 5 000 000 à 20 000 000 de francs guinéens, le fait dans l’étranger, pour une durée d’un an, à compter du lancement
un acte public ou authentique ou dans un document admi- du processus de régularisation.
nistratif, destiné à l’autorité publique et hors les cas où la
réglementation en vigueur autorise à souscrire ces actes ou Des audiences foraines sont organisées par tous les tribu-
special TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES RELATIF AU RAVEC journal officiel de la republique DE GUINEE 49
naux de première instance, afin de délivrer aux parties des DECRET D/2023/274/PRG/CNRD/SGG DU 11 DE-
jugements supplétifs tenant lieu d’acte de l’état civil. CEMBRE 2023, PORTANT PROMULGATION DE LA LOI
L/2023/020/CNT DU 25 OCTOBRE 2023.
Les parties se présentent avec deux témoins majeurs au
cours de l’audience, un pour chacune d’elle. LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE,

Article 280 : Etablissement des certificats de déclara- Vu la Charte de la Transition ;


tion Vu l’Ordonnance O/2021/001/PRG/CNRD/SGG du 17 Sep-
Les parties intéressées se font établir les certificats de dé- tembre 2021, portant Prorogation des Lois Nationales, des
claration auprès des services de l’état civil territorialement Conventions, Traités et Accords Internationaux en vigueur
compétents. à la date du 05 Septembre 2021;
Vu le Communiqué N°001 du Comité National du Rassem-
Article 281 : Rétribution, indemnités et avantages des blement pour le Développement (CNRD) du 05 Septembre
officiers, agents de l’état civil et les chefs religieux ou 2021, portant Prise Effective du Pouvoir par les Forces de
coutumiers Défense et de Sécurité;
Les officiers ou agents de l’état civil, les agents de décla-
ration et les chefs religieux ou coutumiers perçoivent des DECRETE :
rétributions, des indemnités et des avantages qui sont fixés
par voie règlementaire. Article 1er: Est promulguée la Loi L/2023/020/CNT du 25
Octobre 2023, portant Etat Civil en République de Guinée.
CHAPITRE II : DISPOSITIONS FINALES
Article 2 : Le présent Décret, qui prend effet à comp-
Article 282 : Entrée en vigueur ter de sa date de signature, sera enregistré et publié au
La présente Loi, qui entre en vigueur à compter de sa date Journal Officiel de la République.
de promulgation, sera enregistrée et publiée au Journal of-
ficiel de la République. Conakry, le 11 Décembre 2023

Conakry, le 25 Octobre 2023 Colonel Mamadi DOUMBOUYA

Pour la Plénière

Le Secrétaire de Séance Le Président de Séance


Le Président du Conseil
National de la Transition

M. Mory DOUNOH Dr Dansa KOUROUMA

DECRETS

DECRET D/2023/273/PPRG/CNRD/SGG DU 08 DE-


CEMBRE 2023, PORTANT PROMULGATION DE LA LOI
L/2023/019/CNT DU 25 OCTOBRE 2023.

LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE,

Vu la Charte de la Transition ;
Vu l’Ordonnance O/2021/001/PRG/CNRD/SGG du 17 Sep-
tembre 2021, portant Prorogation des Lois Nationales, des
Conventions, Traités et Accords Internationaux en vigueur
à la date du 05 Septembre 2021;
Vu le Communiqué N°001 du Comité National du Rassem-
blement pour le Développement (CNRD) du 05 Septembre
2021, portant Prise Effective du Pouvoir par les Forces de
Défense et de Sécurité ;

DECRETE :

Article 1er: Est promulguée la Loi L/2023/019/CNT du 25


Octobre 2023, portant Identification de Personnes phy-
siques en République de Guinée.

Article 2 : Le présent Décret, qui prend effet à compter de


sa date de signature, sera enregistré et publié au Journal
Officiel de la République.

Conakry, le 08 Décembre 2023

Colonel Mamadi DOUMBOUYA


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MESSAGE DU SECRETARIAT
GENERAL DU GOUVERNEMENT

MESDAMES ET MESSIEURS DES ADMINISTRATIONS PUBLIQUES, LES RE-


PRESENTANTS(TES) DES INSTUTITIONS INTERNATIONALES, LES CHEFS DES
MISSIONS DIPLOMATIQUES ET CONSULAIRES ACCREDITEES EN GUINEE, LES
DIRECTEURS(TRICES) GENERAUX(LES) DES BANQUES ET ASSURANCES, LES
MAGISTRATS, LES NOTAIRES, LES AVOCATS, LES COMMISSAIRES PRISEURS,
LES HUISSIERS DE JUSTICE, LES EXPERTS GEOMETRES, LES OPERATEURS
ECONOMIQUES, LES COMMERCANTS(TES) LES COMPAGNIES MINIERES ET IN-
DUSTRIELLES, LES SOCIETES ET LES PARTICULIERS.

Mesdames et Messieurs,

Il convient de porter à votre connaissance, que le Secretariat Général du Gouverne-


ment a pris toutes les dispositions nécessaires pour inscrire le Journal Officiel de la
République parmi ses priorités, afin d’assurer la régularité de sa parution.

Il est important de rappeler que le journal Officiel de la République consacre la so-


lennité des textes légaux et réglementaires.

En effet, le Code Civil Guinéen en ses articles 1 et 3 dispose:

«Les lois, au lendemain de leur publication au Journal Officiel de la République ou à


la date qu’elles fixent, sont exécutoires sur toute l’étendue du territoire national en
vertu de la promulgation qui en est faite par le Président de la République».

«La publication est l’opération qui porte la loi à la connaissance du public.


Elle se fait au moyen d’une insertion au Journal Officiel de la République».

Mesdames et Messieurs,

La Loi n’est opposable aux tiers que lorsqu’elle est publiée au Journal
Officiel de la République

Par conséquent le Secrétariat Général du Gouvernement vous demande de bien


vouloir apporter votre soutien au journal Officiel de la République,en vous y
abonnant massivement.

LE SECRETARIAT GENERAL DU
GOUVERNEMENT
SECRETARIAT GENERAL DU
GOUVERNEMENT
*****************
Direction du Journal Officiel de la République.
*****************

Ex-Bâtiment de la DACO, à côté du Haut Commandemant de la

Gendarmerie Nationale

Rue KA 003, Angle Rue KA 022 Quartier Boulbinet - Commune de Kaloum

BP: 263 CONAKRY - Tél.: (224) 625 25 28 98 / 624 16 29 27

E-MAIL: journalofficielrepublique@[Link]

Les abonnements et annonces sont


ABONNEMENTS ET ANNONCES payables d’avance à l’ordre du Journal ABONNEMENTS
Les demandes d’abonnements et annonces Officiel de la République, exclusivement 1 an
doivent être adressées au SECRETA- par chèque barré certifié visé ou par
RIAT GENERAL DU GOUVERNEMENT virement bancaire au compte n°001 1. Guinée
BP: 263 CONAKRY avec la mention 190 201 1000148-71/PGT/GSP-BCRG - Sans Livraison
Direction du Journal Officiel de la Répu- Conakry. 1.000.000GNF
blique.
Prix du numéro : 100.000 GNF 2. Autres Pays
Les annonces devront parvenir au S.G.G. le 15 Année antérieure Simple : 120.000 GNF - Sans Livraison
de chaque mois pour la publication dans le nu- PRIX DES ANNONCES & AVIS 2.000.000 GNF
méro du mois. La ligne : 50.000 GNF

Imprimerie NIK - Té[Link]:(224) 657 20.00.51 / 657 20.00.50 - BP: 1932 Conakry

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Dépôt légal - SPECIAL TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES RELATIF AU RAVEC.

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