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I. Définitions :
1.1 Définition de l’environnement :
Ensemble des éléments (biotiques ou abiotiques) qui entourent un individu ou une espèce et dont
certains contribuent directement à subvenir à ses besoins. Ensemble des éléments objectifs
(qualité de l'air, bruit, etc.) et subjectifs (beauté d'un paysage, qualité d'un site, etc.) constituant
le cadre de vie d'un individu ; atmosphère, ambiance, climat dans lequel on se trouve ; contexte
psychologique, social.
1.2. Composantes de l'environnement
Notre environnement comprend les êtres vivants et le monde non vivant.
Les êtres vivants appartiennent à deux grands groupes :
- la faune, ensemble des animaux d'une région ;
- la flore, ensemble des végétaux d'une région. Ils se caractérisent par un cycle de vie à durée
variable. Ils naissent, croissent, se reproduisent et meurent.
Le monde non vivant comprend :
- les composantes minérales, encore appelées éléments minéraux :
L’eau, les roches et l'air invisible.
L'eau, salée ou douce, occupe la majeure partie de la surface terrestre.
L'air, sous forme de gaz, contient du diazote, du dioxygène, du dioxyde de carbone et des traces
de gaz rares.
Les roches occupent le sous-sol et participent à la formation du sol.
- les restes des êtres vivants : plumes d'oiseau, os, bois, feuille tombée, cadavres
- les productions humaines proviennent des composantes minérales, des restes d'êtres vivants et
des marques de l'activité humaine qui dominent (champs, maisons, ponts, etc.)
1.3. Relations entre les composantes de l'environnement
Toutes relations s'établissent entre un être vivant et un autre, entre un être vivant et un élément
minéral. Chaque relation met en évidence une activité particulière : de type alimentaire, de type
reproduction (entre mâle et la femelle), de type déplacement ‘recherche de), de type compétition
(entre deux individus pour se nourrir), de transport (entre l'homme et l'eau), de type parasitisme
entre les êtres vivants, etc.
1.4. Définition du développement durable
Le développement durable est une croissance qui répond aux besoins du présent sans
compromettre la capacité des générations futures. Le développement durable est une façon
d’organiser la société de manière à lui permettre d’exister sur le long terme. Et de préserver
l’environnement et les ressources naturelles ou la légalité sociale et économique.
Les 3 piliers du développement durable :
Contrairement au développement économique, le développement durable est un développement
qui prend en compte trois dimensions : économique, environnementale et sociale.
Les trois piliers du développement durable utilisés pour le définir sont : l’économie, le social et
l’environnement. La particularité du développement durable est de se situer au croisement de ces
3 piliers.
Fig. 1 Schéma expliquant que le développement durable passe par l’optimisation des décisions
dans les domaines économiques, social et environnemental
Le développement durable est un développement qui répond aux besoins du présent sans
compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs. »
(Rapport Brundtland 1987. ONU)
2. Signification du développement :
C’est l'ensemble des mutations positives (techniques, démographiques, sociales, sanitaires…)
que peut connaître une zone géographique. C’est l’action de changer, d'évoluer, de progresser ;
de s'épanouir ses aptitudes et de sa personnalité. Développement intégral, intellectuel, moral,
psychologique, de l'esprit, de l'intelligence, des facultés humaines, de la personnalité.
2.1 Les principales dimensions de la crise environnementale :
A. Notion de démographie :
La démographie est l'étude quantitative et qualitative des caractéristiques des populations et de
leurs dynamiques, à partir de la natalité, la fécondité, la mortalité, mariage et de la migration. La
démographie est variable dans le temps et dans l'espace, en fonction des milieux socio-
économiques et culturels.
B. Le réchauffement climatique :
Le réchauffement climatique, réchauffement planétaire ou dérèglement climatique, est le
phénomène d'augmentation des températures moyennes océaniques et atmosphériques, induit par
2.2 Pourquoi le développement durable ?
Le développement durable est important dans la mesure ou nos actions d'aujourd'hui et de demain
puissent préserver les ressources pour l'avenir de l'humanité, l'avenir de notre planète. Chaque
action doit être attentive pour qu'un bénéfice économique, environnemental et sociétal soient
défini.
2.3 Concept du développement durable :
Le développement durable est un développement qui répond aux besoins du présent sans
compromettre la capacité des générations futures et répond à leurs propres besoins. Le
développement durable intègre trois dimensions :
En réalité, les objectifs propres à chaque sphère entrent en concurrence les uns des autres, ce qui
rend difficile la convergence des différentes dimensions. Le concept de développement durable
doit répondre à trois principes :
Principe de solidarité : solidarité entre les peuples et les générations. Le développement doit
profiter à toutes les populations.
Principe de précaution : se donner la possibilité de revenir sur des actions lorsque leurs
conséquences sont aléatoires ou imprévisibles.
Principe de participation : associer la population aux prises de décision.
En réalité, le concept du DD se repose sur 3 grands piliers qui sont dépendants les uns des
autres, dont une dimension environnementale, une dimension sociale et une dimension
économique.
Les ressources naturelles ne s’épuiseront jamais et que la nature s’arrangera pour nous
fournir de l’eau et d’autres ressources jusqu’à l’éternité. Dans ce concept du développement
durable, il faut penser à économiser et préserver les ressources naturelles. Il est aussi
important de se concentrer sur la protection de la biodiversité en maintenant la variété des
espèces de la faune et de la flore. Le développement durable lutte également contre le
changement climatique et ceci se traduit par la limitation des émissions du CO2.
✓ Mettre en place un plan d'action pour contrer l'intimidation dans les établissements
scolaires ;
✓ Mettre en œuvre des mesures d’aide aux personnes démunies.
✓ Utiliser les services d’une entreprise d’économie sociale lorsque cela est possible ;
✓ Adopter un code d’éthique en milieu de travail.
2.5.7 Subsidiarité
Les pouvoirs et les responsabilités doivent être délégués au niveau approprié d’autorité. Une
répartition adéquate des lieux de décision doit être recherchée, en ayant le souci de les
rapprocher le plus possible des citoyens et des communautés concernées. En éducation, ce
principe peut s’expliquer par les actions :
Les gouvernements doivent collaborer afin de rendre durable le développement sur les plans
environnemental, social et économique. Les actions entreprises sur un territoire doivent
prendre en considération leurs impacts à l’extérieur de celui-ci. En éducation, ce principe
peut s’expliquer par les actions :
✓ Évaluer les effets de l’action et déterminer la nature des risques le cas échéant.
✓ Déterminer des critères d’attribution de subventions qui permettent de considérer les
risques identifiés.
✓ Élaborer des mécanismes permettant de mieux informer la population.
✓ Intégrer des critères de protection et de valorisation du patrimoine culturel dans les grilles
d’analyse de projets, comme la régénération du patrimoine bâti et l’accessibilité des sites
patrimoniaux aux populations voisines.
✓ Adopter une approche de concertation entre les citoyens, les employés, les élèves et les
groupes communautaires dans les projets de conservation ou de valorisation du
patrimoine culturel.
2.5.12 Préservation de la biodiversité :
La diversité biologique rend des services inestimables et doit être conservée au bénéfice des
générations actuelles et futures. Le maintien des espèces, des écosystèmes et des processus
naturels qui entretiennent la vie est essentiel pour assurer la qualité de vie des citoyens. En
éducation, ce principe peut s’expliquer par les actions :
Les activités humaines doivent être respectueuses de la capacité de support des écosystèmes
et en assurer la pérennité :
Les personnes qui génèrent de la pollution ou dont les actions dégradent autrement
l’environnement doivent assumer leur part des coûts des mesures de prévention, de réduction
et de contrôle des atteintes à la qualité de l’environnement de la lutte contre celles-ci. En
éducation, ce principe peut s’expliquer par les actions :
L'empreinte écologique d'un pays n'est donc pas uniquement ce qui se produit sur son propre
sol, mais en réalité ce qui s'y "consomme". La biocapacité d'une zone donnée désigne sa
capacité à générer une offre continue en ressources renouvelables et à absorber les déchets
découlant de leur consommation. Le concept d'impact environnemental désigne l'ensemble
des modifications qualitatives, quantitatives et fonctionnelles de l'environnement (négatives
ou positives) engendrées par un projet, un processus, un procédé, un ou des organismes et un
ou des produits, de sa conception. Indice de performance de la logistique reflète les
conceptions relatives à la logistique d'un pays basées sur l'efficacité des processus de
dédouanement, la qualité des infrastructures commerciales et des infrastructures de transports
connexes, etc. L'indice de développement humain (IDH) est un indice statistique composite
pour évaluer le taux de développement humain des pays du monde. L'IDH se fondait alors
sur trois critères : le produit intérieur brut (PIB) par habitant, l'espérance de vie à la naissance
et le niveau d'éducation des enfants de 17 ans et plus.
Le PIB ou produit intérieur brut est un indicateur économique de la richesse produite par
année dans un pays donné. Cet indicateur représente la valeur ajoutée totale des biens et des
services produits sur un territoire national. Il est utilisé pour mesurer la croissance
économique d'un pays. Le taux brut de scolarisation (TBS) est défini comme le total des
inscriptions dans un niveau spécifique d'éducation, sans distinction d'âge, exprimé en
pourcentage de la population officiellement scolarisable au même niveau pour une année
scolaire donnée. L’accessibilité aux soins est un droit auquel tout citoyen peut prétendre. Elle
est multifactorielle, les facteurs dont elle dépend ont trait à la densité de l’offre sanitaire, à sa
répartition spatiale, au temps d’accès aux services de soins, aux revenus et à l’information
des patients
PARTIE II - L’ETUDE D’IMPACT ENVIRONNEMENTAL
II-1-1 Définitions
Une étude d’impact social est un instrument de planification de développement durable, ayant
comme objectif de préserver les milieux socioéconomiques des « zones d’influence » des projets
en identifiant des mesures d’atténuation des impacts négatifs et d’optimisation des impacts
positifs. La composante sociale, objet de l’étude comprend principalement : les modes et moyens
d’existences de la population ou l’économie, les éléments sociaux tels que l’éducation, la santé,
les cultures, les traditions, les US et coutumes.
L’environnement étant défini comme l’ensemble des trois éléments : Physique (eau, air,sol…),
biologique (faune, flore) et humain (social, économie, culturel, cultuel), l’étude d’impact social,
objet du présent guide, n’est donc qu’une composante de l’étude d’impact environnemental.
Malgré cela, l’étude d’impact social revêt une importance particulière pour les principales raisons
suivantes :
Toute finalité des investissements ou de la dégradation des composantes biophysiques de
l’environnement est l’homme : ses moyens d’existences, ses cultures, ses traditions… ;
L’étude d’impact sociale, se fixe parmi ses objectifs l’insertion sociale des projets dans leurs
milieux d’implantation et conditionne en grande partie leurs réussites.
Malgré les instructions en matière de prise en compte des impacts des investissements sur les
composantes humaines contenus dans les guides d’études d’impacts environnementaux, ces
derniers ne donnent suffisamment des orientations quant aux démarches à entreprendre sur les
sites d’études des projets, pour identifier leurs enjeux sociaux économiques
Aucun document national ne s’est particulièrement penché sur ce critère essentiel des aspects
sociaux de l’étude d’impact qui pourraient constituer un facteur déterminant dans la réduction de
la pauvreté.
L’étude d’impact social d’un projet est soumise aux mêmes dispositions législatives et
réglementaires que celles d’une étude d’impact environnemental assortie des textes
supplémentaires notamment en matière des dispositions sur les expropriations pour causes
d’utilité publique, les textes sur le foncier en matière du domaine privé national, sur le domaine
public, sur le bail emphytéotique. Les promoteurs sont invités à se procurer les dispositions
législatives et réglementaires auprès des Ministères sectoriels concernés par les thèmes étudiés,
du Ministère de Tutelle de leur investissement et auprès du Ministère de l’environnement et de
l’ONE en ce qui concerne les dispositions environnementales. Les textes suivants sont donnés à
titre indicatif et ne sont pas exhaustifs :
131Charte de l’Environnement
Conformément à l’article 10 de la loi N° 90-033 du 21 décembre 1990 portant Charte de
l’Environnement Malagasy, modifiés par les lois 97 012 du 06 juin 1997 et n°2004-015 du 19
Août 2004, les projets d’investissements publics ou privés susceptibles de porter atteinte à
l’environnement doivent faire l’objet d’une étude d’impact environnemental (EIE).
132 Décret MECIE
En application de cet article 10 de la Charte, le décret MECIE n°99-954 du 15 décembre 1999,
modifié par le décret n° 2004-167 du 03 février 2004, fixe les règles et les procédures à suivre
par les promoteurs pour la mise en œuvre d’une EIE. Ce décret définit entre autres le champ
d'application des études d'impacts, les projets devant être évalués, le processus à suivre, le
contenu de l'étude, la procédure d'évaluation et la participation du public à l’évaluation. L'étude
d'impact du promoteur doit satisfaire les exigences du décret et le projet sera évalué par le Comité
Technique d’Evaluation ou CTE selon les règles qui y sont préétablies.
L’application de ces prescriptions doit en particulier se faire dans le cadre de l’application du
Décret MECIE. Ainsi, selon des canevas issus de études environnementales programmées relatifs
à chaque type de sous projets doivent faire l’objet d’une Etude d’Impact Environnemental (EIE)
soit d’une étude d’impact allégée dit Programme d’Engagement Environnemental ou PREE selon
qu’ils se trouvent respectivement définis par l’article 4 ou par l’article 5 du décret MECIE.
133 Quelles sont les projets qui sont soumis à l’EIE et PREE
• Les projets soumis à l’EIE sont des projets qui de par leur nature technique, leur
contiguïté, l’importance de leurs dimensions ou de la sensibilité du milieu d’implantation,
sont susceptible d’avoir des conséquences dommageables sur l’environnement. Une liste
de projets est donnée dans l’annexe I du décret MECIE
• Les projets qui figurent explicitement à l’annexe II du décret MECIE sont soumis au
PREE. Ce sont des projets dont la nature, l’ampleur et d’autres caractéristiques connexes
ont le potentiel nécessaire pour provoquer certains impacts sur l'environnement, impacts
qui ne sont cependant pas suffisamment importants pour nécessiter une EIE scientifique
indépendante. Le PREE pourra être réalisé dans le cadre de l’étude de faisabilité, sur le
modèle d’une EIE mais de manière allégée
• Les projets qui ne nécessitent aucune analyse de l'environnement sont des projets qui
ont peu de chance d'avoir des impacts sensibles sur l'environnement. Ces projets ne
doivent pas figurer dans l’annexe I et II du décret MECIE. Comme il y a toujours une
possibilité d’avoir des impacts, il faut compléter, au minimum, une simple fiche
environnementale.
134 Acteurs des EIE et PREE
a) Les promoteurs qui sont les maîtres d'ouvrage des projets, objet de ces EIE/PREE.
Ces promoteurs sont les seuls responsables de ce type d'études. A ce titre, ils sont tenus
de préciser le contenu des EIE/PREE dans leurs cahiers de charges.
b) Les réalisateurs qui sont les bureaux d'études qui sont chargés de réaliser ces études
pour le compte des bénéficiaires de ces études. Ces bureaux d'étude sont supposés
spécialisés dans l'évaluation environnementale.
c) Les acteurs de suivi sont représentés par les services d'état chargés de la validation de
ces études (services techniques). Ces différents services interviennent, selon le cas, dans
le processus de délivrance des autorisations d'exploitation sur la base du contenu des
EIE/PREE.
Cette section a pour but de présenter les éléments à l'origine du projet. Elle comprend une
présentation du promoteur, ainsi qu'un exposé du contexte expliquant entre autres la raison
d’être et la justification du projet et de son emplacement
L’objectif de cette section est d’expliquer le contexte d’insertion et la raison d’être du projet.
À cet égard, elle décrit la situation actuelle du secteur d’activité concerné, énonce les objectifs
liés au projet, explique les problèmes ou besoins motivant le projet et présente les contraintes
(à l’échelle locale et régionale, de même que nationale et internationale, s’il y a lieu) ou les
exigences liées à sa réalisation. Elle doit faire ressortir les problèmes ou les besoins qui
motivent la réalisation du projet et le choix du site. Elle présentera les contraintes ou
exigences liées à la réalisation et à l’exploitation du projet, lesquelles peuvent être
écologiques, techniques et/ou économiques, notamment en termes d’importance et de
calendrier de réalisation, en tenant compte des plans, schémas ou programmes existants, le
cas échéant. En outre, elle devra mentionner les enjeux environnementaux, sociaux,
économiques et techniques potentiels du projet à l’échelle locale et régionale, ainsi que
nationale et internationale, s’il y a lieu. Dans certains cas, il peut être approprié d’exposer et
de comparer les autres options envisageables pour répondre à la problématique ou aux
besoins pour lesquels le promoteur propose son projet. En procédant sommairement à une
comparaison des différentes options, y compris l’alternative de non réalisation du projet ou
de son report, le promoteur pourra justifier le raisonnement et les critères utilisés pour arriver
au choix de la solution retenue. Sur le plan environnemental, cette comparaison peut se baser
essentiellement sur les avantages ou inconvénients permanents les plus importants, ainsi que
sur les inconvénients temporaires les plus préoccupants.
− la façon dont s’articule le projet par rapport aux différentes politiques et orientations
gouvernementales en lien avec le secteur d’activité du projet ;
− s’il y a lieu, les aspects pertinents des ententes conclues entre les communautés locales et
les gouvernements qui ont un lien avec le territoire d’insertion du projet En fin de compte,
cette rubrique vise à démontrer que le projet proposé constitue la meilleure option afin
d’atteindre les objectifs poursuivis, de résoudre les problèmes ou de satisfaire les besoins
susmentionnés. L’objectif est également d’assurer une meilleure insertion sociale du projet.
Cette section a comme objectif de présenter la description des composantes du projet et ses
caractéristiques techniques pendant toutes les phases de réalisation du projet, y compris les
activités connexes impliquées, telles qu’elles apparaissent au stade initial de planification.
Elle comprend aussi la description des ressources utilisées, des modes d’exploitation ou de
traitement, des productions attendues, des pollutions et nuisances engendrées par le projet,
tenant compte des normes de référence en vigueur. Une description élaborée et suffisante du
projet inclura toutes informations utiles à l’identification des sources d’impacts et de leurs
effets, ainsi qu’à l’analyse et à l’évaluation des impacts du projet. Le promoteur est invité à
se référer au guide sectoriel pertinent ou aux autorités concernées pour convenir, le cas
échéant, des éléments de son projet les plus pertinents devant être décrits. La liste suivante
propose les principales caractéristiques d’un projet. Cette liste n’est pas nécessairement
exhaustive et le promoteur peut l’adapter selon ses besoins. Le choix des éléments à
considérer dépend largement de la dimension et de la nature du projet, et de son contexte
d’insertion dans son milieu récepteur. Parmi les éléments à considérer notons à titre indicatif
:
- Le plan d'ensemble des composantes du projet, ou plan de masse, à une échelle appropriée
(incluant les voies d’accès et de circulation, les structures et les bâtiments) ;
- La durée de vie du projet et l'engagement à préparer les plans de fermeture des installations,
quelques années avant la cessation des activités ;
- Le calendrier de réalisation selon les différentes phases, la main d'œuvre requise, les horaires
de travail et les phases futures de développement
- Les ressources naturelles utilisées, renouvelables ou non, tels que les sols ou les ressources
géologiques, les eaux (collecte, contrôle, dérivation, confinement), les bois et les ressources
biologiques, etc.
- Les procédés d'exploitation et de traitement, les équipements utilisés ainsi que les schémas
de procédé ;
- Les modalités et les mesures de protection des sols, des eaux de surface et souterraines, de
l'atmosphère et de la faune (abat poussières, bassins de rétention, confinement, etc.), incluant
les mesures temporaires ; - Les bilans de masse des principales étapes de production et
d’exploitation.
- Les résidus, déchets et eaux usées produits (quantité et nature, utilisation en rapport avec
les activités du projet, modes de gestion et de traitement, lieux et modes d'élimination,
raccordement à des systèmes d’assainissement adéquats, destination finale des déblais et
décombres, etc.)
- D’avoir un aperçu de la situation initiale de la zone d’étude sur le plan écologique, socio-
économique et culturel ;
- De mieux saisir les interactions entre les composantes du milieu physique et celles des
milieux biologique et humain ;
- De mieux comprendre la dynamique des écosystèmes qui seront influencés par le projet ;
- De déterminer les potentiels aussi bien écologiques qu’économiques des composantes, afin
de pouvoir exprimer les tendances observées en termes de leur intégrité et de cerner tous les
effets directs ou indirects du projet
L'étude d'impact doit fournir une description, la plus factuelle possible, des milieux
biophysique et humain, tels qu'ils se présentent avant la réalisation du projet, et exprimer les
tendances observées en termes d'intégrité. A cet effet, elle fournira toute information facilitant
la compréhension ou l’interprétation des données présentées dans le rapport d’étude. Après
avoir déterminé toutes les composantes environnementales qui peuvent être touchées par le
projet, il s’agit de procéder à la collecte de toutes informations utiles sur le milieu récepteur
en s’appuyant sur les études bibliographiques ou les études de base déjà disponibles auprès
des organismes gouvernementaux, institutions de recherche ou d’archivage, organismes non
gouvernementaux ou privés, organisations internationales et autres. Des enquêtes, études ou
inventaires de terrain sont parfois requises lorsque les données ne sont pas disponibles ou
afin de combler les lacunes de connaissances sur certaines composantes pertinentes. Ces cas
nécessiteront l’intervention d’une équipe multidisciplinaire et les méthodes utilisées doivent
faire appel à des techniques ou approches reconnues scientifiquement dans les domaines
concernés (ex. : choix des paramètres, des méthodes d’échantillonnage, des méthodes
d’analyse et des périodes d’échantillonnage, etc.). Enfin, la description sur l’état initial des
composantes pertinentes de l’environnement se fera en rapport avec les enjeux et
préoccupations majeures déjà identifiées, ainsi qu’avec les effets prévisibles du projet. Les
données générales de la description doivent être analysées, résumées et pertinentes pour
assurer la compréhension et l’analyse de l’évolution probable du site avec l’implantation du
projet. L’étude d’impact doit considérer au niveau du site du projet et de ses zones d’influence
:
L’objectif de cette section consiste à démontrer que le projet proposé, ou la variante du projet
choisie par le promoteur parmi d’autres solutions envisageables, constitue globalement une
solution acceptable aux plans technique, économique et environnemental. Selon la nature du
projet et les objectifs à atteindre, le promoteur peut être amené à élaborer plusieurs variantes.
Ces variantes peuvent concerner des activités ou éléments précis du projet, leur localisation
ou différentes techniques de réalisation et d’exploitation. Il s’agit donc de présenter, s’il y a
lieu, les variantes, y compris les alternatives de localisation et de technologie, pour réaliser
les objectifs ou les besoins liés au projet. Il s’agit ensuite de procéder à une analyse
comparative des variantes afin de permettre de choisir et/ou justifier le plus objectivement
possible la variante préférable. S’il n’y a pas de variantes, le promoteur passe directement à
l’analyse des impacts.
La description sommaire des variantes du projet, localisées sur une carte, devra fournir les
détails pertinents des procédés et des activités susceptibles de porter atteinte à
l’environnement. Comme l’identification des effets d’un projet doit se faire non seulement
dans l’espace mais aussi dans le temps, la distinction des différentes phases d’activités (Ex :
phase préparatoire, phase de construction ou de mise en place, phase d’exploitation, phase de
remise en état) et le calendrier des travaux à effectuer s’avèrent nécessaire. Des critères de
comparaison sont d’abord définis aux plans technique, économique et environnemental. Les
critères retenus doivent permettre de discriminer les variantes entre elles. Sur le plan
environnemental, la comparaison peut s’appuyer essentiellement sur les inconvénients ou
avantages permanents les plus importants, ainsi que sur les inconvénients temporaires les
plus préoccupants. Par la suite, il s’agit d’établir le bilan comparatif des variantes qui
permettra de choisir ou de justifier le plus objectivement possible la variante préférable.
Cette partie porte sur l’identification et l’évaluation des impacts probables sur
l’environnement, associés à la réalisation du projet. Elle vise à proposer les mesures à prendre
pour atténuer les impacts néfastes à la qualité de l’environnement ou mieux, pour les prévenir.
Alors que la détermination des impacts se base sur des faits appréhendés, leur évaluation
comporte un jugement de valeur. En se basant sur la valorisation des composantes du milieu
et les normes en vigueur, cette évaluation peut non seulement aider à établir des seuils
d’émissions polluantes ou des niveaux de rejets dans l’environnement, mais également
permettre de déterminer les mesures d’atténuation des impacts importants ou les besoins en
matière de surveillance et de suivi des impacts indéterminés. Cette phase comprendra les
étapes suivantes :
− les risques de contamination des sols et la gestion prévue des sols contaminés, y compris
les lieux de disposition envisagés ainsi que le risque de découverte d’une contamination
fortuite ;
− une estimation des principales sources d’émission de GES liées à la phase de construction
;
− les bâtiments et autres structures permanentes, ainsi que les installations connexes
(routières, ferroviaires, portuaires et aéroportuaires, prises d’eau, aires de réception, de
manipulation et d’entreposage, de stationnement, etc.) ;
− une description des travaux requis pour la réfection ou la réparation d’un établissement,
d’une construction, d’un équipement ou d’un ouvrage existant ainsi que pour le
remplacement ou la modification d’équipements techniques afférents à l’un de ceux-ci, le cas
échéant ;
− les modalités d’entreposage des matières dangereuses ainsi que les mesures qui seront
prises pour assurer le maintien en bon état de ces installations ;
− les rejets liquides, solides et gazeux (y compris les émissions atmosphériques ponctuelles
et diffuses) ;
− la considération des risques actuels et futurs liés aux changements climatiques dans la
localisation, la conception et l’exploitation des infrastructures du projet ;
− l’entretien des ouvrages, des aménagements et des installations. Phase de fermeture Sans
s’y limiter, l’initiateur doit aborder les éléments suivants pour la phase de fermeture ;
− les activités liées à la fermeture et au démantèlement des installations ; − les activités liées
à la restauration du site ;
Cette étape porte sur l’évaluation des impacts afin de déterminer si les changements prédits
sont suffisamment significatifs pour justifier l’application des mesures d’atténuation, de
surveillance et de suivi des impacts. L’évaluation se réalise en prenant en compte des critères
les plus objectifs possibles qui conduiront à déterminer l’importance des impacts. Comme
l’évaluation repose en partie sur un jugement de valeur, il est recommandé que les critères
d’évaluation des impacts soient déterminés en prenant en compte l’opinion des parties
concernées. L’évaluation quantitative des impacts devrait considérer les critères suivants :
- Impacts cumulatifs ;
Le promoteur est invité à expliciter la méthodologie d’analyse des impacts qu’il adopte pour
son évaluation.
L’initiateur doit déterminer les enjeux de son projet en s’inspirant des interactions possibles
entre le projet et les composantes valorisées de l’environnement. Il devra également tenir
compte des préoccupations exprimées lors de la consultation du public et des communautés
autochtones, comme précisé à la section et prendre en considération les observations sur les
enjeux soulevés lors de la consultation publique sur l’avis de projet et la directive. L’initiateur
devra justifier le choix des enjeux retenus. De plus, les impacts du projet associés aux enjeux
gouvernementaux doivent être présentés. Ces enjeux peuvent être les suivants :
− le maintien de la biodiversité ;
Ainsi, par exemple, un projet qui pourrait avoir un impact sur un milieu naturel d’intérêt pour
la communauté pourrait avoir comme enjeu la protection des paysages. Un projet ayant un
impact sur des espèces fauniques et floristiques menacées ou vulnérables et leurs habitats, et
sur des complexes de milieux humides aurait pour enjeu le maintien de la biodiversité. Un
projet qui générerait d’importantes quantités de GES aurait pour enjeu la lutte contre les
changements climatiques. Si les impacts du projet sur les différentes composantes de
l’environnement sont jugés inacceptables, le projet pourrait être refusé par le gouvernement.
À l’inverse, le projet pourrait être autorisé si les impacts résiduels sont jugés acceptables
après l’application de mesures adéquates pour éviter les impacts négatifs, les atténuer ou, en
dernier recours, les compenser. Il est important que le processus de détermination des enjeux
conserve une certaine souplesse pour que, au cours de la planification du projet et de la
préparation de l’étude d’impact par l’initiateur, les enjeux puissent être révisés et ajustés par
rapport à l’information acquise sur le terrain et lors des consultations menées auprès du public
et des communautés autochtones Suite à l’évaluation des impacts, la prochaine étape consiste
à identifier et décrire les enjeux environnementaux, c’est à dire les préoccupations
environnementales susceptibles de favoriser ou de remettre en cause l’existence même du
projet. Ces enjeux devront faire l’objet d’une attention particulière lors de la formulation des
mesures d’atténuation.
Cette étape consiste à présenter les actions ou les mesures appropriées pour prévenir,
supprimer ou réduire les impacts négatifs, ou bien pour accroître les bénéfices des impacts
positifs sur l’environnement. Selon le cas, les mesures d’atténuation des impacts négatifs
seront à proposer par phase d’activité, source d’impacts, action ou activité qui a une incidence
négative sur une ou plusieurs composantes de l’environnement. L’étude précisera les actions,
ouvrages, dispositifs ou correctifs prévus aux différentes phases du projet. A défaut de
pouvoir réduire ou supprimer les impacts négatifs par les mesures d’atténuation, il faut
envisager l’application de mesures compensatoires comme par exemple le dédommagement
des personnes expropriées. Enfin, l’étude doit présenter les impacts résiduels qui subsisteront
après l’application des mesures d’atténuation. Ces impacts générés par le projet devront faire
l'objet d’un programme de suivi environnemental. Les mesures d’atténuation et de
compensation peuvent être générales ou spécifiques. Les mesures générales seront destinées
à atténuer les effets négatifs d’un projet pris dans son ensemble. Les mesures spécifiques
viseront l’atténuation des impacts négatifs sur une composante de l’environnement en
particulier. Une estimation des dépenses engagées, c’est-à-dire le coût des mesures
envisagées, pour l’atténuation des impacts du projet doit figurer dans l’EIE, lorsqu’il est
possible d’estimer ces coûts
L’étude doit d’abord identifier les dangers associés au projet. Si l’étude démontre que le
projet n’est pas susceptible d’engendrer d’accidents technologiques majeurs pouvant mettre
en péril la sécurité publique ou porter atteinte à l’environnement, les informations recueillies
lors de l'identification des dangers du projet sont suffisantes et le promoteur doit les utiliser
pour établir les mesures appropriées à appliquer. Si le promoteur ne peut pas démontrer
l’absence de possibilités d’accidents technologiques majeurs, il poursuit la démarche
d’analyse de risques. En se basant sur une revue des accidents passés survenus dans le cadre
de projets similaires, l’étude doit prédire les dangers et les scénarios d’accidents majeurs
potentiels, afin d’en estimer les conséquences, les fréquences et les risques. L’analyse des
risques technologiques doit être effectuée en utilisant des données et des hypothèses de calcul
justifiées par des références appropriées. Elle doit permettre de circonscrire les zones de
danger sur le territoire pour en tenir compte dans la planification des mesures d’urgence. Il
est aussi nécessaire de bien connaître toutes les composantes menacées en cas d’accidents.
Une discussion quant aux risques et aux facteurs qui pourraient provoquer des accidents
technologiques doit être présentée.
L'étude doit décrire les mesures de sécurité qui seront prises sur le site du projet et le plan de
mise en œuvre. Une liste non exhaustive de mesures de sécurité qui peuvent être pertinentes
pour différents projets est présentée ci-après :
- Les mesures de protection pour protéger les populations des zones à risque ;
Le suivi consiste à suivre l’évolution de certaines composantes des milieux naturel et humain
affectées par la réalisation du projet. Cette activité vise à vérifier la validité des hypothèses
émises relativement à la performance environnementale du projet et à l’efficacité des mesures
d’atténuation, le cas échéant. Ce programme comportera au moins :
L'étude d'impact doit être présentée d’une façon claire et concise, et comporter tous les
éléments pertinents à la bonne compréhension du projet et de ses impacts, présentés dans la
partie précédente, tout en respectant un ordre de présentation logique et rigoureux. Lorsque
cela s’avère possible, l’information doit être présentée de manière synthétique sous forme de
tableaux et, le cas échéant, accompagnés de représentations graphiques, schématiques ou
cartographiques à des échelles appropriées. Toutes autres informations pouvant alourdir le
texte (méthodologies d’inventaire ou d’échantillonnage, techniques utilisées, liste complète
des espèces, etc.) seront fournies dans une section distincte ou placées en annexes du rapport.
Les méthodes et les critères utilisés doivent être présentés et explicités en mentionnant, leurs
sources ou références, leur fiabilité, leur degré de précision et leurs limites de précision. Les
sources de renseignements doivent être données en référence. Le nom, la profession et la
fonction des personnes ayant contribué à la réalisation de l'étude d'impact doivent être
indiqués et intégrés au rapport. Si le promoteur a effectué des consultations du public avant
la réalisation de l’étude ou le dépôt du rapport, ce dernier est invité à faire état des résultats
de ces consultations, en y incluant les points de litige avec le public, et refléter la prise en
compte de certaines préoccupations et propositions exprimées. Le rapport doit être
accompagné d'un résumé non technique rédigé en français et en malgache destiné à
l’information et à l'évaluation publique de l’étude. Il devrait être rédigé d’une manière claire
et simple afin de faciliter la compréhension de l'étude par les populations concernées. Ce
résumé, traité à part et joint au rapport d'étude d'impact, devrait contenir les éléments
principaux suivants :
- La description du projet
- Les mesures d’atténuation. Les éléments qui doivent se trouver dans le rapport principal
sont énumérés ci-après :
- Sommaire résumant les grandes lignes de l'étude
- Table de matières
- Introduction
- Description du projet
- Synthèse du projet
- Conclusion
- Références bibliographiques
- Annexes
- Représentations cartographiques
Le dossier à déposer à l'ONE doit comprendre le rapport complet de l'étude d'impact, son
résumé et tout autre document connexe (compléments d'information, rapports sectoriels
pertinents) nécessaire à la bonne compréhension du projet et de ses répercussions sur
l'environnement. Ce dossier doit être conforme aux exigences du décret MECIE et
comprendre tous les éléments administratifs requis. Le promoteur est invité à contacter
l’ONE, le ministère de l’Environnement ou le ministère de tutelle du projet pour obtenir les
précisions relatives à la recevabilité de son projet. Les dossiers à déposer doivent contenir les
éléments suivants :