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Cours

Le document traite de l'environnement et du développement durable, définissant l'environnement comme un ensemble d'éléments biotiques et abiotiques influençant la vie des individus. Il souligne l'importance du développement durable, qui répond aux besoins présents sans compromettre ceux des générations futures, en intégrant des dimensions économiques, sociales et environnementales. Les principes et objectifs du développement durable sont également abordés, mettant en avant la nécessité de préserver les ressources naturelles et de promouvoir l'équité sociale.

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Le document traite de l'environnement et du développement durable, définissant l'environnement comme un ensemble d'éléments biotiques et abiotiques influençant la vie des individus. Il souligne l'importance du développement durable, qui répond aux besoins présents sans compromettre ceux des générations futures, en intégrant des dimensions économiques, sociales et environnementales. Les principes et objectifs du développement durable sont également abordés, mettant en avant la nécessité de préserver les ressources naturelles et de promouvoir l'équité sociale.

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PARTIE I - L’ENVIRONNEMENT ET DU DEVELOPPEMENT DURABLE

I. Définitions :
1.1 Définition de l’environnement :
Ensemble des éléments (biotiques ou abiotiques) qui entourent un individu ou une espèce et dont
certains contribuent directement à subvenir à ses besoins. Ensemble des éléments objectifs
(qualité de l'air, bruit, etc.) et subjectifs (beauté d'un paysage, qualité d'un site, etc.) constituant
le cadre de vie d'un individu ; atmosphère, ambiance, climat dans lequel on se trouve ; contexte
psychologique, social.
1.2. Composantes de l'environnement
Notre environnement comprend les êtres vivants et le monde non vivant.
Les êtres vivants appartiennent à deux grands groupes :
- la faune, ensemble des animaux d'une région ;
- la flore, ensemble des végétaux d'une région. Ils se caractérisent par un cycle de vie à durée
variable. Ils naissent, croissent, se reproduisent et meurent.
Le monde non vivant comprend :
- les composantes minérales, encore appelées éléments minéraux :
L’eau, les roches et l'air invisible.
L'eau, salée ou douce, occupe la majeure partie de la surface terrestre.
L'air, sous forme de gaz, contient du diazote, du dioxygène, du dioxyde de carbone et des traces
de gaz rares.
Les roches occupent le sous-sol et participent à la formation du sol.
- les restes des êtres vivants : plumes d'oiseau, os, bois, feuille tombée, cadavres
- les productions humaines proviennent des composantes minérales, des restes d'êtres vivants et
des marques de l'activité humaine qui dominent (champs, maisons, ponts, etc.)
1.3. Relations entre les composantes de l'environnement
Toutes relations s'établissent entre un être vivant et un autre, entre un être vivant et un élément
minéral. Chaque relation met en évidence une activité particulière : de type alimentaire, de type
reproduction (entre mâle et la femelle), de type déplacement ‘recherche de), de type compétition
(entre deux individus pour se nourrir), de transport (entre l'homme et l'eau), de type parasitisme
entre les êtres vivants, etc.
1.4. Définition du développement durable
Le développement durable est une croissance qui répond aux besoins du présent sans
compromettre la capacité des générations futures. Le développement durable est une façon
d’organiser la société de manière à lui permettre d’exister sur le long terme. Et de préserver
l’environnement et les ressources naturelles ou la légalité sociale et économique.
Les 3 piliers du développement durable :
Contrairement au développement économique, le développement durable est un développement
qui prend en compte trois dimensions : économique, environnementale et sociale.
Les trois piliers du développement durable utilisés pour le définir sont : l’économie, le social et
l’environnement. La particularité du développement durable est de se situer au croisement de ces
3 piliers.

Fig. 1 Schéma expliquant que le développement durable passe par l’optimisation des décisions
dans les domaines économiques, social et environnemental
Le développement durable est un développement qui répond aux besoins du présent sans
compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs. »
(Rapport Brundtland 1987. ONU)
2. Signification du développement :
C’est l'ensemble des mutations positives (techniques, démographiques, sociales, sanitaires…)
que peut connaître une zone géographique. C’est l’action de changer, d'évoluer, de progresser ;
de s'épanouir ses aptitudes et de sa personnalité. Développement intégral, intellectuel, moral,
psychologique, de l'esprit, de l'intelligence, des facultés humaines, de la personnalité.
2.1 Les principales dimensions de la crise environnementale :
A. Notion de démographie :
La démographie est l'étude quantitative et qualitative des caractéristiques des populations et de
leurs dynamiques, à partir de la natalité, la fécondité, la mortalité, mariage et de la migration. La
démographie est variable dans le temps et dans l'espace, en fonction des milieux socio-
économiques et culturels.
B. Le réchauffement climatique :
Le réchauffement climatique, réchauffement planétaire ou dérèglement climatique, est le
phénomène d'augmentation des températures moyennes océaniques et atmosphériques, induit par
2.2 Pourquoi le développement durable ?
Le développement durable est important dans la mesure ou nos actions d'aujourd'hui et de demain
puissent préserver les ressources pour l'avenir de l'humanité, l'avenir de notre planète. Chaque
action doit être attentive pour qu'un bénéfice économique, environnemental et sociétal soient
défini.
2.3 Concept du développement durable :
Le développement durable est un développement qui répond aux besoins du présent sans
compromettre la capacité des générations futures et répond à leurs propres besoins. Le
développement durable intègre trois dimensions :

• Économique (efficacité, rentabilité) : trouver un équilibre entre profit et gestion durable de


l'environnement.
• Sociale (responsabilité sociale) : satisfaire les besoins essentiels des populations en réduisant
les inégalités sociales dans le respect des différentes cultures.
• Environnementale (responsabilité environnementale) : maintenir l'équilibre écologique sur le
long terme en limitant notre impact sur l'environnement. Le développement durable qualifie le
développement qui respecte simultanément l’efficacité économique, la justice sociale et le
respect de l’environnement.
Les trois piliers du développement durable sont schématisés par trois sphères qui s’entrecroisent,
avec leur intersection ; la partie relevant du développement durable. Les dimensions culturelles
et patrimoniales sont intégrées dans le pilier social

En réalité, les objectifs propres à chaque sphère entrent en concurrence les uns des autres, ce qui
rend difficile la convergence des différentes dimensions. Le concept de développement durable
doit répondre à trois principes :

 Principe de solidarité : solidarité entre les peuples et les générations. Le développement doit
profiter à toutes les populations.

 Principe de précaution : se donner la possibilité de revenir sur des actions lorsque leurs
conséquences sont aléatoires ou imprévisibles.
 Principe de participation : associer la population aux prises de décision.

Les cinq objectifs du DD sont :

✓ Lutte contre les changements climatiques.


✓ Préservation de la biodiversité, des milieux et des ressources.
✓ Union sociale et solidarité entre les territoires et les générations.
✓ Épanouissement de tous les êtres humains
✓ Dynamique de développement suivant des modes de production et de consommation
responsables.

2.4 Les domaines du DD :

En réalité, le concept du DD se repose sur 3 grands piliers qui sont dépendants les uns des
autres, dont une dimension environnementale, une dimension sociale et une dimension
économique.

2.4.1 La dimension environnementale

Les ressources naturelles ne s’épuiseront jamais et que la nature s’arrangera pour nous
fournir de l’eau et d’autres ressources jusqu’à l’éternité. Dans ce concept du développement
durable, il faut penser à économiser et préserver les ressources naturelles. Il est aussi
important de se concentrer sur la protection de la biodiversité en maintenant la variété des
espèces de la faune et de la flore. Le développement durable lutte également contre le
changement climatique et ceci se traduit par la limitation des émissions du CO2.

2.4.2 La dimension sociale


Le développement durable touche également le domaine social par la lutte contre l’exclusion
et les séparations. Il contribue activement à la réduction des inégalités sociales tout en
valorisant chaque territoire. Chaque personne doit se sentir bien dans sa peau et la
communauté ne devra pas exclure certaines personnes pour leur origine, pour la couleur de
leur peau ou encore pour leur situation sociale.
2.4.3 La dimension économique
Le développement durable prend également une tournure économique en conciliant la
viabilité d’un projet ou d’une entité. Pour ceci, il faut se référer aux principes ethniques
comme la protection de l’environnement et le respect du concept social. Dans le cadre du
développement durable, le prix d’un bien ou d’un service est défini par les éléments qui sont
rentrés de la fabrication à l’utilisation. Dans tous les cas, vous constatez bien que le
développement touche trois domaines qui sont étroitement liés les uns des autres.
2.5 Les principes du développement durable :
Le développement durable se définit par des principes qui doivent être pris en compte par
l’ensemble des ministères et organismes gouvernementaux dans le cadre de leurs différentes
activités. Ces principes constituent des balises qui guident chaque organisation du secteur
public, quelle que soit sa mission, afin que ses interventions s’inscrivent dans une démarche
qui tienne compte des trois dimensions indissociables du développement durable
(environnemental, social et économique).
2.5.1 Santé et qualité de vie :
Les personnes, la protection de leur santé et l’amélioration de leur qualité de vie sont au
centre des préoccupations relatives au développement durable. Les personnes ont droit à une
vie saine et productive, en harmonie avec la nature. En éducation, ce principe peut s’expliquer
par ces actions :
✓ S’assurer que les cafétérias scolaires offrent des menus variés composés d’aliments
santé
✓ Optimiser la qualité des aménagements pour une meilleure qualité de vie au travail ;
✓ Sensibiliser le personnel aux bienfaits d’un mode de vie équilibré (juste répartition du
temps entre loisir, sport, famille et travail).
2.5.2 Équité et solidarité sociales :
Les actions de développement doivent être entreprises dans un souci d’équité intra
générationnelle et intergénérationnelle ainsi que d’éthique et de solidarité sociales. En
éducation, ce principe peut s’expliquer par les actions :

✓ Mettre en place un plan d'action pour contrer l'intimidation dans les établissements
scolaires ;
✓ Mettre en œuvre des mesures d’aide aux personnes démunies.
✓ Utiliser les services d’une entreprise d’économie sociale lorsque cela est possible ;
✓ Adopter un code d’éthique en milieu de travail.

2.5.3 Protection de l’environnement


Pour parvenir à un développement durable, la protection de l’environnement est une partie
intégrante du processus de développement. En éducation, ce principe peut s’expliquer par les
actions :
✓ Réduire la consommation d’énergie (électricité, pétrole, etc.) ;
Diminuer la quantité des matières résiduelles en réduisant la consommation, en recyclant et
en réutilisant davantage.
✓ Adopter une politique d’achat qui permet de minimiser l’empreinte écologique de
l’organisation.
2.5.4 Efficacité économique
L’économie doit être performante et porteuse d’innovation. La richesse économique doit être
favorable au progrès social et respectueuse de l’environnement. En éducation, ce principe
peut s’expliquer par les actions :

✓ Favoriser la consommation des biens et de services moins nuisibles pour


l’environnement.
✓ Privilégier l’achat de produits locaux, lorsque possible, afin de contribuer à la santé
économique des collectivités et des régions.
✓ Réviser et améliorer les processus organisationnels afin de les rendre plus efficaces.
2.5.5 Participation et engagement
La participation et l’engagement des citoyens et des groupes qui les représentent sont
nécessaires pour définir une vision concertée du développement et assurer sa durabilité sur
les plans environnemental, social et économique. En éducation, ce principe peut s’expliquer
par les actions :
✓ Mener des campagnes de sensibilisation et d’information pour susciter la participation
et l’engagement des membres de la communauté à la vie scolaire.
✓ Mettre en place des mesures de reconnaissance et de soutien à l’égard des employés
qui font du bénévolat.
✓ Veiller à la participation des parties prenantes dans les processus d’évaluation et
d’amélioration (par exemple les parents, les élèves, les employés, les fournisseurs).

2.5.6 Accès au savoir (participation du public)


Les mesures favorisant l’éducation, l’accès à l’information et la recherche doivent être
encouragées de manière à stimuler l’innovation ainsi qu’à améliorer la sensibilisation et la
participation du public à la mise en œuvre du développement durable. En éducation, ce
principe peut s’expliquer par les actions :
✓ Sensibiliser le personnel au moyen de capsules d’information, d’activités ou de
conférences ;
✓ Intégrer l’acquisition de connaissances sur les principes de développement durable
dans les programmes scolaires ou dans différentes situations d’apprentissage et
d’évaluation ;
✓ Encourager la mise en place de communautés de pratique qui ont pour but d’améliorer
les méthodes pédagogiques.

2.5.7 Subsidiarité
Les pouvoirs et les responsabilités doivent être délégués au niveau approprié d’autorité. Une
répartition adéquate des lieux de décision doit être recherchée, en ayant le souci de les
rapprocher le plus possible des citoyens et des communautés concernées. En éducation, ce
principe peut s’expliquer par les actions :

✓ Préciser les rôles et responsabilités des différents niveaux d’autorité


✓ Faire connaître les rôles respectifs et favoriser le partage des responsabilités entre les
différentes parties prenantes.
✓ Promouvoir une approche de gestion axée sur l’autonomie et la transparence.
2.5.8 Partenariat et coopération intergouvernementale

Les gouvernements doivent collaborer afin de rendre durable le développement sur les plans
environnemental, social et économique. Les actions entreprises sur un territoire doivent
prendre en considération leurs impacts à l’extérieur de celui-ci. En éducation, ce principe
peut s’expliquer par les actions :

✓ Établir des ententes de partage de l’équipement collectif entre la commission scolaire


et la mairie dans les domaines du loisir, du sport, du transport, etc.
✓ Tenir des rencontres d’échange entre les élus de différents paliers de gouvernement
qui œuvrent sur un même territoire.
✓ Déterminer si des partenaires appartenant à d’autres paliers de gouvernement sont
concernés en vertu d’ententes, de lois, de champs d’action, etc.
2.5.9 Prévention
En présence d’un risque connu, des actions de prévention, de réduction et de correction
doivent être mises en place, en priorité à la source. En éducation, ce principe peut s’expliquer
par les actions :

✓ Reconnaître les facteurs de risque, les caractériser et augmenter les connaissances à


leur sujet (par exemple la violence, la menace);
✓ Identifier les groupes vulnérables en fonction des facteurs de risques.
✓ Élaborer et mettre en œuvre des stratégies de prévention efficaces.
2.5.10 Précaution

Lorsqu’il y a un risque de dommage grave ou irréversible, l’absence de certitude scientifique


complète ne doit pas servir de prétexte pour remettre à plus tard l’adoption de mesures
efficaces visant à prévenir une dégradation de l’environnement. En éducation, ce principe
peut s’expliquer par les actions :

✓ Évaluer les effets de l’action et déterminer la nature des risques le cas échéant.
✓ Déterminer des critères d’attribution de subventions qui permettent de considérer les
risques identifiés.
✓ Élaborer des mécanismes permettant de mieux informer la population.

2.5.11 Protection du patrimoine culturel

Le patrimoine culturel, constitué de biens, de lieux, de paysages, de traditions et de savoirs,


reflète l’identité d’une société. Il transmet les valeurs de celle-ci de génération en génération
et sa conservation favorise le caractère durable du développement. Il importe d’assurer son
identification, sa protection et sa mise en valeur, en tenant compte des composantes de rareté
et de fragilité qui le caractérisent. En éducation, ce principe peut s’expliquer par les actions :

✓ Intégrer des critères de protection et de valorisation du patrimoine culturel dans les grilles
d’analyse de projets, comme la régénération du patrimoine bâti et l’accessibilité des sites
patrimoniaux aux populations voisines.
✓ Adopter une approche de concertation entre les citoyens, les employés, les élèves et les
groupes communautaires dans les projets de conservation ou de valorisation du
patrimoine culturel.
2.5.12 Préservation de la biodiversité :

La diversité biologique rend des services inestimables et doit être conservée au bénéfice des
générations actuelles et futures. Le maintien des espèces, des écosystèmes et des processus
naturels qui entretiennent la vie est essentiel pour assurer la qualité de vie des citoyens. En
éducation, ce principe peut s’expliquer par les actions :

✓ Les élèves, les enseignants et les employés à la valeur écologique de la biodiversité et


des écosystèmes dans leur milieu de vie
✓ Déterminer si des espèces menacées ou fragiles sont concernées par l’action.
✓ Définir des critères de préservation de la biodiversité dans les appels d’offres.
2.5.13 Respect de la capacité de support des écosystèmes

Les activités humaines doivent être respectueuses de la capacité de support des écosystèmes
et en assurer la pérennité :

✓ Prendre connaissance et respecter les lois, règlements, normes et conventions concernant


le respect de la capacité de support des écosystèmes (ex. : Loi concernant la conservation
des milieux humides et hydriques).
✓ Établir un plan d’aménagement des écoles et des cours d’écoles en fonction
d’écosystèmes sensibles.
✓ Intégrer la notion de capacité de support des écosystèmes dans les cursus scolaires.
2.5.14 Production et consommation responsables :
Des changements doivent être apportés dans les modes de production et de consommation
en vue de rendre ces dernières plus viables et plus responsables sur les plans social et
environnemental, entre autres par l’adoption d’une approche d’éco efficience, qui évite le
gaspillage et qui optimise l’utilisation des ressources. En éducation, ce principe peut
s’expliquer par les actions :
✓ Analyser les besoins réels en ressources pour en réduire la consommation.
✓ Diffuser des bulletins d’information : réduction, réutilisation, recyclage, valorisation ;
✓ Adopter des guides d’achat éthique et écologique.

2.5.15 Pollueur payeur

Les personnes qui génèrent de la pollution ou dont les actions dégradent autrement
l’environnement doivent assumer leur part des coûts des mesures de prévention, de réduction
et de contrôle des atteintes à la qualité de l’environnement de la lutte contre celles-ci. En
éducation, ce principe peut s’expliquer par les actions :

✓ Mettre en place des mesures de réduction de la pollution déjà existante.


✓ Sensibiliser au principe de pollueur payeur ;
✓ Intégrer dans les appels d’offres des critères de prévention de la pollution en cas
d’accident ou de négligence.

2.6 Les indicateurs du développement durable :

L'empreinte écologique d'un pays n'est donc pas uniquement ce qui se produit sur son propre
sol, mais en réalité ce qui s'y "consomme". La biocapacité d'une zone donnée désigne sa
capacité à générer une offre continue en ressources renouvelables et à absorber les déchets
découlant de leur consommation. Le concept d'impact environnemental désigne l'ensemble
des modifications qualitatives, quantitatives et fonctionnelles de l'environnement (négatives
ou positives) engendrées par un projet, un processus, un procédé, un ou des organismes et un
ou des produits, de sa conception. Indice de performance de la logistique reflète les
conceptions relatives à la logistique d'un pays basées sur l'efficacité des processus de
dédouanement, la qualité des infrastructures commerciales et des infrastructures de transports
connexes, etc. L'indice de développement humain (IDH) est un indice statistique composite
pour évaluer le taux de développement humain des pays du monde. L'IDH se fondait alors
sur trois critères : le produit intérieur brut (PIB) par habitant, l'espérance de vie à la naissance
et le niveau d'éducation des enfants de 17 ans et plus.

Le PIB ou produit intérieur brut est un indicateur économique de la richesse produite par
année dans un pays donné. Cet indicateur représente la valeur ajoutée totale des biens et des
services produits sur un territoire national. Il est utilisé pour mesurer la croissance
économique d'un pays. Le taux brut de scolarisation (TBS) est défini comme le total des
inscriptions dans un niveau spécifique d'éducation, sans distinction d'âge, exprimé en
pourcentage de la population officiellement scolarisable au même niveau pour une année
scolaire donnée. L’accessibilité aux soins est un droit auquel tout citoyen peut prétendre. Elle
est multifactorielle, les facteurs dont elle dépend ont trait à la densité de l’offre sanitaire, à sa
répartition spatiale, au temps d’accès aux services de soins, aux revenus et à l’information
des patients
PARTIE II - L’ETUDE D’IMPACT ENVIRONNEMENTAL

Section II-1 Introduction


Madagascar, le décret de Mise en Compatibilité des Investissements avec l’Environnement
(MECIE) est l’instrument juridique qui demande aux investisseurs publics ou privés de
procéder à une ÉIE, lorsque ces investissements sont susceptibles de porter atteinte à
l’environnement, en application de l’art 10 de la Charte de l'Environnement. Le décret
spécifie dans son annexe I que tout plan, programme ou politique pouvant modifier le milieu
naturel ou l’utilisation des ressources naturelles, et/ou la qualité de l’environnement humain
en milieu urbain et/ou rural doit faire doit faire l’objet d’une étude d’impact environnemental.
L’annexe I du décret MECIE spécifie donc déjà que des EES doivent être faites pour certains
cas. Toutefois les spécificités des EES par rapport aux EIE des projets ne permettent pas la
duplication automatique des procédures d’EIE sur celles des EES, ce qui ne rend pas possible
l’application opérationnelle immédiate des EES conformément à la réglementation MECIE.
D’un autre côté, malgré ce manque de références nationales, un certain nombre d’EES ont
été réalisées à Madagascar dans cette optique justement de développement durable et d’aide
à la décision, sans que même quelquefois les uns et les autres ne soient pas tous sûrs qu’il
s’agit bien d’une EES, et que les terminologies utilisées sont diverses et variées. Il s’agit alors
de capitaliser ces pratiques à Madagascar pour éclairer la définition de ces directives sur les
EES

II-1-1 Définitions

Une étude d’impact social est un instrument de planification de développement durable, ayant
comme objectif de préserver les milieux socioéconomiques des « zones d’influence » des projets
en identifiant des mesures d’atténuation des impacts négatifs et d’optimisation des impacts
positifs. La composante sociale, objet de l’étude comprend principalement : les modes et moyens
d’existences de la population ou l’économie, les éléments sociaux tels que l’éducation, la santé,
les cultures, les traditions, les US et coutumes.
L’environnement étant défini comme l’ensemble des trois éléments : Physique (eau, air,sol…),
biologique (faune, flore) et humain (social, économie, culturel, cultuel), l’étude d’impact social,
objet du présent guide, n’est donc qu’une composante de l’étude d’impact environnemental.
Malgré cela, l’étude d’impact social revêt une importance particulière pour les principales raisons
suivantes :
Toute finalité des investissements ou de la dégradation des composantes biophysiques de
l’environnement est l’homme : ses moyens d’existences, ses cultures, ses traditions… ;
L’étude d’impact sociale, se fixe parmi ses objectifs l’insertion sociale des projets dans leurs
milieux d’implantation et conditionne en grande partie leurs réussites.
Malgré les instructions en matière de prise en compte des impacts des investissements sur les
composantes humaines contenus dans les guides d’études d’impacts environnementaux, ces
derniers ne donnent suffisamment des orientations quant aux démarches à entreprendre sur les
sites d’études des projets, pour identifier leurs enjeux sociaux économiques
Aucun document national ne s’est particulièrement penché sur ce critère essentiel des aspects
sociaux de l’étude d’impact qui pourraient constituer un facteur déterminant dans la réduction de
la pauvreté.

1-2 Pourquoi on doit le faire ?


Une étude d’impact social d’un projet est justifiée par les principaux éléments suivants :
• Une garantie de l’insertion sociale du projet dans ses zones d’influence ;
• Un instrument préventif de la préservation de la dégradation du milieu socioéconomique
des zones d’implantation et des zones d’influences d’un projet ou programme ;
• Un outil de mise en œuvre de la politique de développement durable ;
• Un processus imposé par des lois et réglementations sociales et environnementales en
vigueur à Madagascar

1-3 Lois et règlementations

L’étude d’impact social d’un projet est soumise aux mêmes dispositions législatives et
réglementaires que celles d’une étude d’impact environnemental assortie des textes
supplémentaires notamment en matière des dispositions sur les expropriations pour causes
d’utilité publique, les textes sur le foncier en matière du domaine privé national, sur le domaine
public, sur le bail emphytéotique. Les promoteurs sont invités à se procurer les dispositions
législatives et réglementaires auprès des Ministères sectoriels concernés par les thèmes étudiés,
du Ministère de Tutelle de leur investissement et auprès du Ministère de l’environnement et de
l’ONE en ce qui concerne les dispositions environnementales. Les textes suivants sont donnés à
titre indicatif et ne sont pas exhaustifs :
131Charte de l’Environnement
Conformément à l’article 10 de la loi N° 90-033 du 21 décembre 1990 portant Charte de
l’Environnement Malagasy, modifiés par les lois 97 012 du 06 juin 1997 et n°2004-015 du 19
Août 2004, les projets d’investissements publics ou privés susceptibles de porter atteinte à
l’environnement doivent faire l’objet d’une étude d’impact environnemental (EIE).
132 Décret MECIE
En application de cet article 10 de la Charte, le décret MECIE n°99-954 du 15 décembre 1999,
modifié par le décret n° 2004-167 du 03 février 2004, fixe les règles et les procédures à suivre
par les promoteurs pour la mise en œuvre d’une EIE. Ce décret définit entre autres le champ
d'application des études d'impacts, les projets devant être évalués, le processus à suivre, le
contenu de l'étude, la procédure d'évaluation et la participation du public à l’évaluation. L'étude
d'impact du promoteur doit satisfaire les exigences du décret et le projet sera évalué par le Comité
Technique d’Evaluation ou CTE selon les règles qui y sont préétablies.
L’application de ces prescriptions doit en particulier se faire dans le cadre de l’application du
Décret MECIE. Ainsi, selon des canevas issus de études environnementales programmées relatifs
à chaque type de sous projets doivent faire l’objet d’une Etude d’Impact Environnemental (EIE)
soit d’une étude d’impact allégée dit Programme d’Engagement Environnemental ou PREE selon
qu’ils se trouvent respectivement définis par l’article 4 ou par l’article 5 du décret MECIE.
133 Quelles sont les projets qui sont soumis à l’EIE et PREE
• Les projets soumis à l’EIE sont des projets qui de par leur nature technique, leur
contiguïté, l’importance de leurs dimensions ou de la sensibilité du milieu d’implantation,
sont susceptible d’avoir des conséquences dommageables sur l’environnement. Une liste
de projets est donnée dans l’annexe I du décret MECIE
• Les projets qui figurent explicitement à l’annexe II du décret MECIE sont soumis au
PREE. Ce sont des projets dont la nature, l’ampleur et d’autres caractéristiques connexes
ont le potentiel nécessaire pour provoquer certains impacts sur l'environnement, impacts
qui ne sont cependant pas suffisamment importants pour nécessiter une EIE scientifique
indépendante. Le PREE pourra être réalisé dans le cadre de l’étude de faisabilité, sur le
modèle d’une EIE mais de manière allégée
• Les projets qui ne nécessitent aucune analyse de l'environnement sont des projets qui
ont peu de chance d'avoir des impacts sensibles sur l'environnement. Ces projets ne
doivent pas figurer dans l’annexe I et II du décret MECIE. Comme il y a toujours une
possibilité d’avoir des impacts, il faut compléter, au minimum, une simple fiche
environnementale.
134 Acteurs des EIE et PREE

Les acteurs des EIE/PREE peuvent être classés en quatre catégories :

a) Les promoteurs qui sont les maîtres d'ouvrage des projets, objet de ces EIE/PREE.
Ces promoteurs sont les seuls responsables de ce type d'études. A ce titre, ils sont tenus
de préciser le contenu des EIE/PREE dans leurs cahiers de charges.

b) Les réalisateurs qui sont les bureaux d'études qui sont chargés de réaliser ces études
pour le compte des bénéficiaires de ces études. Ces bureaux d'étude sont supposés
spécialisés dans l'évaluation environnementale.

c) Les acteurs de suivi sont représentés par les services d'état chargés de la validation de
ces études (services techniques). Ces différents services interviennent, selon le cas, dans
le processus de délivrance des autorisations d'exploitation sur la base du contenu des
EIE/PREE.

d) Le public (associations, particuliers, partenaires institutionnels du maître d'ouvrage tels


que les collectivités locales et autres). Il est important de souligner que le public est un
acteur potentiel de ce type d'étude. Bien qu'il ne participe pas dans l'élaboration ni dans
le suivi de ces études, son avis est important dans la décision d'autorisation d'exploiter
pour les installations classées.

SECTION 2 CONTENU DE L’ETUDE D’IMPACT

Le contenu de l’étude d’impact et la structure du rapport sont subdivisés en sept grandes


étapes ou sections : la mise en contexte du projet, la description technique du projet, la
description du milieu récepteur, l’analyse des impacts, l’analyse des risques et dangers, la
synthèse du projet avec mesures d’atténuation et enfin, la présentation du programme de
gestion environnementale du projet.

2.1 MISE EN CONTEXTE DU PROJET

Cette section a pour but de présenter les éléments à l'origine du projet. Elle comprend une
présentation du promoteur, ainsi qu'un exposé du contexte expliquant entre autres la raison
d’être et la justification du projet et de son emplacement

2.1.1 Présentation du promoteur


L’étude d’impact présente l’initiateur et, s’il y a lieu, son représentant en inscrivant leurs
coordonnées. S’il s’agit d’une entreprise, le nom et le numéro d’entreprise (NIF et STAT) qui
lui est attribué lorsqu’il est immatriculé en vertu de la Loi sur la publicité légale des
entreprises doivent être fournis. Si le demandeur est une municipalité, une copie certifiée
d'une résolution du conseil municipal ou une copie d’un règlement autorisant le mandataire
à signer les documents déposés doit aussi être jointe à l’étude d’impact. Cette section doit
aussi présenter l’expérience de l’initiateur en lien avec le type de projet présenté, par exemple
son mandat et son secteur d’activité. Elle doit également inclure une description des grands
principes de ses politiques en matière d’environnement et de développement durable.
Finalement, l’initiateur ou le promoteur donne les noms et coordonnées des professionnels
ou d’autres personnes compétentes responsables de la conception de tout le projet ou d’une
partie ou de l’étude d’impact ainsi qu’une brève description de leurs mandats. Cette rubrique
a pour objectif de bien identifier le promoteur et comprend :

• La présentation du nom et de la raison sociale du promoteur et éventuellement de ses


filiales ;
• Les renseignements généraux sur la société ou l’entreprise et sur ses secteurs d’activité ;
• Les renseignements généraux sur ses expériences et son savoir-faire dans le domaine
d’activité en relation avec le projet envisagé ;
• L’identification du responsable du projet, et du bureau d’étude ou des entreprises
chargées de la réalisation de l’étude d’impact ;
• La description de sa politique en matière d’environnement et de développement durable,
si elle existe.

2 2.1.2 Localisation du projet

L’étude d’impact présente l’emplacement, y compris un plan de localisation, ainsi que le


territoire d’insertion du projet (milieu urbain, et rurale, s’il y a lieu, les réserves des sites
protégés marins ou terrestres), etc.). Les coordonnées géographiques des principales
composantes du projet doivent aussi être inscrites dans cette section.

2.1.3 Contexte et justification du projet

L’objectif de cette section est d’expliquer le contexte d’insertion et la raison d’être du projet.
À cet égard, elle décrit la situation actuelle du secteur d’activité concerné, énonce les objectifs
liés au projet, explique les problèmes ou besoins motivant le projet et présente les contraintes
(à l’échelle locale et régionale, de même que nationale et internationale, s’il y a lieu) ou les
exigences liées à sa réalisation. Elle doit faire ressortir les problèmes ou les besoins qui
motivent la réalisation du projet et le choix du site. Elle présentera les contraintes ou
exigences liées à la réalisation et à l’exploitation du projet, lesquelles peuvent être
écologiques, techniques et/ou économiques, notamment en termes d’importance et de
calendrier de réalisation, en tenant compte des plans, schémas ou programmes existants, le
cas échéant. En outre, elle devra mentionner les enjeux environnementaux, sociaux,
économiques et techniques potentiels du projet à l’échelle locale et régionale, ainsi que
nationale et internationale, s’il y a lieu. Dans certains cas, il peut être approprié d’exposer et
de comparer les autres options envisageables pour répondre à la problématique ou aux
besoins pour lesquels le promoteur propose son projet. En procédant sommairement à une
comparaison des différentes options, y compris l’alternative de non réalisation du projet ou
de son report, le promoteur pourra justifier le raisonnement et les critères utilisés pour arriver
au choix de la solution retenue. Sur le plan environnemental, cette comparaison peut se baser
essentiellement sur les avantages ou inconvénients permanents les plus importants, ainsi que
sur les inconvénients temporaires les plus préoccupants.

De plus, elle présente :

− les exigences techniques et économiques concernant l’implantation et l’exploitation du


projet, notamment en ce qui a trait à l’importance de ces exigences et au calendrier de
réalisation ;

− la liste des permis, droits et autorisations nécessaires à la réalisation du projet,


conformément aux lois et règlements à Madagascar ;

− la façon dont s’articule le projet par rapport aux différentes politiques et orientations
gouvernementales en lien avec le secteur d’activité du projet ;

− s’il y a lieu, les aspects pertinents des ententes conclues entre les communautés locales et
les gouvernements qui ont un lien avec le territoire d’insertion du projet En fin de compte,
cette rubrique vise à démontrer que le projet proposé constitue la meilleure option afin
d’atteindre les objectifs poursuivis, de résoudre les problèmes ou de satisfaire les besoins
susmentionnés. L’objectif est également d’assurer une meilleure insertion sociale du projet.

3 2.2 DESCRIPTION DU PROJET

Cette section a comme objectif de présenter la description des composantes du projet et ses
caractéristiques techniques pendant toutes les phases de réalisation du projet, y compris les
activités connexes impliquées, telles qu’elles apparaissent au stade initial de planification.
Elle comprend aussi la description des ressources utilisées, des modes d’exploitation ou de
traitement, des productions attendues, des pollutions et nuisances engendrées par le projet,
tenant compte des normes de référence en vigueur. Une description élaborée et suffisante du
projet inclura toutes informations utiles à l’identification des sources d’impacts et de leurs
effets, ainsi qu’à l’analyse et à l’évaluation des impacts du projet. Le promoteur est invité à
se référer au guide sectoriel pertinent ou aux autorités concernées pour convenir, le cas
échéant, des éléments de son projet les plus pertinents devant être décrits. La liste suivante
propose les principales caractéristiques d’un projet. Cette liste n’est pas nécessairement
exhaustive et le promoteur peut l’adapter selon ses besoins. Le choix des éléments à
considérer dépend largement de la dimension et de la nature du projet, et de son contexte
d’insertion dans son milieu récepteur. Parmi les éléments à considérer notons à titre indicatif
:

2.2.1 Les composantes du projet et ses infrastructures techniques

- Le but de production ou l’objectif économique et la clientèle visée par le projet ;

- Le plan d'ensemble des composantes du projet, ou plan de masse, à une échelle appropriée
(incluant les voies d’accès et de circulation, les structures et les bâtiments) ;

- Le terrain du projet et le statut juridique de ce terrain ;

- Les plans spécifiques des éléments de conception du projet et si nécessaire un plan en


perspective de l'intégration de l'ensemble des composantes dans le paysage environnant ;

- La description ou le plan des installations de chantier et autres infrastructures temporaires


(chemins d'accès, parcs pour la machinerie, points de raccordement aux réseaux ou au milieu
récepteur, aires d'entreposage et d'expédition, installations sanitaires, équipements de
traitement des eaux et des boues, hébergement du personnel, cantine, bureaux administratifs,
stationnements, etc.) ;

- La description des activités relatives à la mise en place du projet, d'aménagement et de


construction : déboisement, défrichage, brûlage, enlèvement du sol arable, forage,
excavation, dynamitage, creusage, déblayage et remblayage, franchissement de cours d'eau,
utilisation de machinerie lourde, utilisation d'herbicides et de pesticides, démolition ou
déplacement de bâtiments, etc. ;
- La description ou le plan des bâtiments et autres structures permanentes, ainsi que les
installations connexes (routières, ferroviaires, portuaires et aéroportuaires, amenées
d'énergie, prises d'eau, aires de réception, de manipulation et d'entreposage, etc.) ;

- La durée de vie du projet et l'engagement à préparer les plans de fermeture des installations,
quelques années avant la cessation des activités ;

- Le calendrier de réalisation selon les différentes phases, la main d'œuvre requise, les horaires
de travail et les phases futures de développement

. 2.2.2 Les ressources utilisées

- Les matières premières, additifs et matériaux utilisés (provenance, quantité,


caractéristiques, entreposage, transport, etc.) ;

- Les ressources naturelles utilisées, renouvelables ou non, tels que les sols ou les ressources
géologiques, les eaux (collecte, contrôle, dérivation, confinement), les bois et les ressources
biologiques, etc.

- Les ressources humaines (mode de recrutement, main d’œuvre requise, nombre de


personnel, qualification, hébergement, mode d’approvisionnement sur les lieux
d’hébergement et de travail etc.) ;

- Les besoins énergétiques, les types d’énergie utilisés et leur source.

2.2.3 Les modes d’exploitation et de traitement

- Les produits et sous-produits attendus comme objectifs du projet ;

- Les procédés d'exploitation et de traitement, les équipements utilisés ainsi que les schémas
de procédé ;

- Les mesures d'utilisation rationnelle et de conservation des ressources (réduction à la


source, amélioration de l'efficacité d'utilisation et application des technologies de valorisation
: réemploi, recyclage, compostage, etc.) ;

- Les modalités et les mesures de protection des sols, des eaux de surface et souterraines, de
l'atmosphère et de la faune (abat poussières, bassins de rétention, confinement, etc.), incluant
les mesures temporaires ; - Les bilans de masse des principales étapes de production et
d’exploitation.

2.2.4 Les pollutions et nuisances potentielles directement causées par le projet


- Les émissions dans l’atmosphère et les odeurs ;

- Les bruits et vibrations ;

- Le déversement de polluants dans les eaux superficielles et souterraines (quantité et


caractéristiques physico-chimiques et biologiques, modes de traitement et de gestion,
localisation précise de leurs points de rejet) ;

- L’introduction ou l’injection de substances dans le sol ;

- Les résidus, déchets et eaux usées produits (quantité et nature, utilisation en rapport avec
les activités du projet, modes de gestion et de traitement, lieux et modes d'élimination,
raccordement à des systèmes d’assainissement adéquats, destination finale des déblais et
décombres, etc.)

5 2.3 DESCRIPTION DU MILIEU RECEPTEUR

La description du milieu récepteur est essentielle à l'analyse environnementale afin d'obtenir


une connaissance adéquate des composantes du milieu d’insertion du projet. Cette activité
comprend la délimitation de la zone d’étude et la caractérisation des composantes pertinentes
de l’environnement, telles qu’elles sont avant l’implantation du projet. Elle permettra :

- D’avoir un aperçu de la situation initiale de la zone d’étude sur le plan écologique, socio-
économique et culturel ;

- D’identifier à l’intérieur de la zone d’étude les composantes susceptibles d’être touchées


par le projet, et en particulier les composantes qui sont à la source des préoccupations
environnementales majeures définies lors de la présentation du contexte et de la justification
du projet ;

- De mieux saisir les interactions entre les composantes du milieu physique et celles des
milieux biologique et humain ;

- De mieux comprendre la dynamique des écosystèmes qui seront influencés par le projet ;

- De déterminer les potentiels aussi bien écologiques qu’économiques des composantes, afin
de pouvoir exprimer les tendances observées en termes de leur intégrité et de cerner tous les
effets directs ou indirects du projet

2.3.1 Délimitation de la zone d'étude


Le promoteur doit définir et justifier les limites de la zone d’étude qui correspond à la zone
d’influence du projet : elle doit inclure toutes les portions du territoire qui peuvent être
touchées par le projet et ses activités connexes (ex. : routes d'accès au site, sites
d'approvisionnement en matériaux et corridors de transports, etc.). Selon l’aire d’influence
du projet, les limites de la zone d’étude seront reportées sur une carte. La description des
composantes et les études spécifiques tiendront compte du niveau de perception approprié en
regard des impacts appréhendés.

2.3.2 Description des composantes du milieu récepteur les plus pertinentes

L'étude d'impact doit fournir une description, la plus factuelle possible, des milieux
biophysique et humain, tels qu'ils se présentent avant la réalisation du projet, et exprimer les
tendances observées en termes d'intégrité. A cet effet, elle fournira toute information facilitant
la compréhension ou l’interprétation des données présentées dans le rapport d’étude. Après
avoir déterminé toutes les composantes environnementales qui peuvent être touchées par le
projet, il s’agit de procéder à la collecte de toutes informations utiles sur le milieu récepteur
en s’appuyant sur les études bibliographiques ou les études de base déjà disponibles auprès
des organismes gouvernementaux, institutions de recherche ou d’archivage, organismes non
gouvernementaux ou privés, organisations internationales et autres. Des enquêtes, études ou
inventaires de terrain sont parfois requises lorsque les données ne sont pas disponibles ou
afin de combler les lacunes de connaissances sur certaines composantes pertinentes. Ces cas
nécessiteront l’intervention d’une équipe multidisciplinaire et les méthodes utilisées doivent
faire appel à des techniques ou approches reconnues scientifiquement dans les domaines
concernés (ex. : choix des paramètres, des méthodes d’échantillonnage, des méthodes
d’analyse et des périodes d’échantillonnage, etc.). Enfin, la description sur l’état initial des
composantes pertinentes de l’environnement se fera en rapport avec les enjeux et
préoccupations majeures déjà identifiées, ainsi qu’avec les effets prévisibles du projet. Les
données générales de la description doivent être analysées, résumées et pertinentes pour
assurer la compréhension et l’analyse de l’évolution probable du site avec l’implantation du
projet. L’étude d’impact doit considérer au niveau du site du projet et de ses zones d’influence
:

• L’environnement physique du projet ;


• L’environnement biologique du projet ;
• L’environnement humain (social, économique et culturel) du projet. Au minimum,
l’étude présentera une carte d’occupation actuelle du sol sur laquelle seront également
représentés les principaux éléments du projet proposé. L’annexe 2 présente une liste des
informations pouvant être utiles à la description du milieu.

2.4 ANALYSE DES VARIANTES DU PROJET

L’objectif de cette section consiste à démontrer que le projet proposé, ou la variante du projet
choisie par le promoteur parmi d’autres solutions envisageables, constitue globalement une
solution acceptable aux plans technique, économique et environnemental. Selon la nature du
projet et les objectifs à atteindre, le promoteur peut être amené à élaborer plusieurs variantes.
Ces variantes peuvent concerner des activités ou éléments précis du projet, leur localisation
ou différentes techniques de réalisation et d’exploitation. Il s’agit donc de présenter, s’il y a
lieu, les variantes, y compris les alternatives de localisation et de technologie, pour réaliser
les objectifs ou les besoins liés au projet. Il s’agit ensuite de procéder à une analyse
comparative des variantes afin de permettre de choisir et/ou justifier le plus objectivement
possible la variante préférable. S’il n’y a pas de variantes, le promoteur passe directement à
l’analyse des impacts.

2.4.1 Description et analyse comparative des variantes

La description sommaire des variantes du projet, localisées sur une carte, devra fournir les
détails pertinents des procédés et des activités susceptibles de porter atteinte à
l’environnement. Comme l’identification des effets d’un projet doit se faire non seulement
dans l’espace mais aussi dans le temps, la distinction des différentes phases d’activités (Ex :
phase préparatoire, phase de construction ou de mise en place, phase d’exploitation, phase de
remise en état) et le calendrier des travaux à effectuer s’avèrent nécessaire. Des critères de
comparaison sont d’abord définis aux plans technique, économique et environnemental. Les
critères retenus doivent permettre de discriminer les variantes entre elles. Sur le plan
environnemental, la comparaison peut s’appuyer essentiellement sur les inconvénients ou
avantages permanents les plus importants, ainsi que sur les inconvénients temporaires les
plus préoccupants. Par la suite, il s’agit d’établir le bilan comparatif des variantes qui
permettra de choisir ou de justifier le plus objectivement possible la variante préférable.

2.4.2 Sélection de la variante préférable


Cette partie expose les raisons pour lesquelles le projet présenté a été sélectionné a priori ou
parmi les variantes possibles. Il s’agit alors de démontrer que la variante retenue est celle qui
constitue globalement la meilleure solution sur les plans technique, économique et
environnemental.

2.5 ANALYSE DES IMPACTS

Cette partie porte sur l’identification et l’évaluation des impacts probables sur
l’environnement, associés à la réalisation du projet. Elle vise à proposer les mesures à prendre
pour atténuer les impacts néfastes à la qualité de l’environnement ou mieux, pour les prévenir.
Alors que la détermination des impacts se base sur des faits appréhendés, leur évaluation
comporte un jugement de valeur. En se basant sur la valorisation des composantes du milieu
et les normes en vigueur, cette évaluation peut non seulement aider à établir des seuils
d’émissions polluantes ou des niveaux de rejets dans l’environnement, mais également
permettre de déterminer les mesures d’atténuation des impacts importants ou les besoins en
matière de surveillance et de suivi des impacts indéterminés. Cette phase comprendra les
étapes suivantes :

- L’identification des impacts probables du projet sur le milieu récepteur ;

- L’évaluation des impacts environnementaux ;

- L’identification des mesures d’atténuation des impacts.

L’étude doit au minimum présenter une méthodologie de détermination et d’évaluation des


impacts appropriée pour mettre en relation les activités du projet prévu avec les composantes
du milieu récepteur. Les méthodes et techniques utilisées doivent être suffisamment
explicites, objectives et reproductibles pour permettre au lecteur de suivre facilement le
raisonnement du promoteur pour déterminer et évaluer les impacts. L’étude définira
clairement les critères et les termes utilisés pour déterminer les impacts potentiels et pour les
classifier selon divers niveaux d’importance. Phases d’aménagement et de construction Sans
s’y restreindre, l’initiateur doit décrire les activités suivantes : le déboisement, le défrichage,
le brûlage, le dynamitage, le bétonnage, l’utilisation de machinerie lourde, la circulation des
camions, le déplacement ou le démantèlement de bâtiments ou d’infrastructures, le
détournement et la traversée de cours d’eau ainsi que l’assèchement de parties de cours d’eau.
Les activités d’excavation, de dragage, de remblayage et d’extraction des matériaux
d’emprunt doivent aussi être décrites. Cette description doit tenir compte des volumes prévus,
de leur provenance, de leur transport, de leur réutilisation, de leur élimination et de leur mode
de gestion, lorsqu’applicable. Également, doivent être considérés :

− l’empiétement en zone agricole ;

− la gestion des eaux de ruissellement, de drainage et d’assèchement (collecte, contrôle,


dérivation, traitement, confinement, bassins de sédimentation) ;

− les risques de contamination des sols et la gestion prévue des sols contaminés, y compris
les lieux de disposition envisagés ainsi que le risque de découverte d’une contamination
fortuite ;

− la gestion des sols présentant des espèces floristiques exotiques envahissantes ;

− la gestion des sols arables ;

− les émissions atmosphériques (ponctuelles et diffuses) ;

− une estimation des principales sources d’émission de GES liées à la phase de construction
;

− les matières résiduelles (type, volume, lieux et modes de gestion (valorisation et


élimination), etc.). Lorsque les rejets, notamment les eaux et les matières résiduelles
(dangereuses ou non), sont gérés par un tiers, l’étude doit démontrer que les équipements
utilisés sont en mesure de gérer ces rejets, et ce, en conformité avec les exigences
gouvernementales ;

− les installations de chantier et autres infrastructures temporaires (chemins d’accès, parcs


pour la machinerie et stationnements, points de raccordement aux réseaux ou au milieu
récepteur, aires de travail, d’entreposage, de manutention et d’expédition, lieux d’entreposage
de matières dangereuses, installations sanitaires, quais ou autres infrastructures empiétant en
milieux hydriques, etc.). Phase d’exploitation Sans s’y limiter, l’initiateur doit aborder les
éléments suivants pour la phase d’exploitation :

− les bâtiments et autres structures permanentes, ainsi que les installations connexes
(routières, ferroviaires, portuaires et aéroportuaires, prises d’eau, aires de réception, de
manipulation et d’entreposage, de stationnement, etc.) ;

− une description des travaux requis pour la réfection ou la réparation d’un établissement,
d’une construction, d’un équipement ou d’un ouvrage existant ainsi que pour le
remplacement ou la modification d’équipements techniques afférents à l’un de ceux-ci, le cas
échéant ;

− les installations requises ou existantes nécessaires au raccordement électrique, avec la


description des besoins en énergie et en puissance ;

− les matières résiduelles (type, volume, lieux et modes de gestion (valorisation et


élimination, etc.)). Lorsque les rejets, notamment les eaux et les matières résiduelles
(dangereuses ou non), sont gérés par un tiers, l’étude doit démontrer que les équipements
utilisés sont en mesure de gérer ces rejets, et ce, en conformité avec les exigences
gouvernementales ;

− les modalités d’entreposage des matières dangereuses ainsi que les mesures qui seront
prises pour assurer le maintien en bon état de ces installations ;

− les modalités d’entreposage des matières dangereuses résiduelles et leur mode de


disposition ;

− les procédés et les équipements ;

− les rejets liquides, solides et gazeux (y compris les émissions atmosphériques ponctuelles
et diffuses) ;

− une estimation des principales sources d’émission de GES ;

− la considération des risques actuels et futurs liés aux changements climatiques dans la
localisation, la conception et l’exploitation des infrastructures du projet ;

− les mesures d’utilisation rationnelles et de conservation des ressources (réduction à la


source, amélioration de l’efficacité d’utilisation et application des technologies de
valorisation : réemploi, recyclage, etc.) ;

− l’entretien des ouvrages, des aménagements et des installations. Phase de fermeture Sans
s’y limiter, l’initiateur doit aborder les éléments suivants pour la phase de fermeture ;

− les activités liées à la fermeture et au démantèlement des installations ; − les activités liées
à la restauration du site ;

− les activités liées à la gestion post-fermeture, le cas échéant

2.5.1 Identification des impacts potentiels


Cette étape se fait par confrontation des composantes du milieu récepteur aux éléments de
chaque phase du projet. Pour chacune des interrelations entre les activités du projet et les
composantes pertinentes du milieu, il s’agit d’identifier tous les impacts probables. Les
impacts sur les composantes du milieu sont généralement identifiés en regard du milieu
physique, puis du milieu biologique et du milieu humain. Il est alors possible de décrire les
sources d’impact directes du projet sur le sol, l’air et l’eau et, d’en déduire, les impacts sur
les milieux biologique et humain découlant des modifications appréhendées sur le milieu
physique.

2.5.2 Evaluation de l’importance des impacts

Cette étape porte sur l’évaluation des impacts afin de déterminer si les changements prédits
sont suffisamment significatifs pour justifier l’application des mesures d’atténuation, de
surveillance et de suivi des impacts. L’évaluation se réalise en prenant en compte des critères
les plus objectifs possibles qui conduiront à déterminer l’importance des impacts. Comme
l’évaluation repose en partie sur un jugement de valeur, il est recommandé que les critères
d’évaluation des impacts soient déterminés en prenant en compte l’opinion des parties
concernées. L’évaluation quantitative des impacts devrait considérer les critères suivants :

- L’intensité ou l’ampleur de l’impact en regard du degré de perturbation du milieu, de la


sensibilité, de la vulnérabilité, de l’unicité ou de la rareté de la composante affectée ;

- L’étendue de l'impact (dimension spatiale telle la longueur ou la superficie affectée) ;

- La durée de l'impact (aspect temporel, caractère irréversible) ;

- La fréquence de l'impact et la probabilité que l’impact se produise (caractère intermittent,


occasionnel) ;

- Le niveau d'incertitude de l'impact (fiabilité de l'estimation) ;

- La valeur de la composante pour les concernés (population potentiellement affectée) ;

- Les risques pour la santé, la sécurité et le bien-être de la population ;

- L’effet d'entraînement (lien entre la composante affectée et d'autres composantes). Après


avoir utilisé la technique d’évaluation et analysé les résultats, il s’agit ensuite de dresser la
liste des impacts et de les classer. La classification des impacts pourra ainsi s’attacher à
distinguer :
- Impacts positifs ou négatifs ;

- Impacts directs ou indirects ;

- Impacts cumulatifs ;

Le promoteur est invité à expliciter la méthodologie d’analyse des impacts qu’il adopte pour
son évaluation.

2.5.3 Enjeux Dans cette section,

L’initiateur doit déterminer les enjeux de son projet en s’inspirant des interactions possibles
entre le projet et les composantes valorisées de l’environnement. Il devra également tenir
compte des préoccupations exprimées lors de la consultation du public et des communautés
autochtones, comme précisé à la section et prendre en considération les observations sur les
enjeux soulevés lors de la consultation publique sur l’avis de projet et la directive. L’initiateur
devra justifier le choix des enjeux retenus. De plus, les impacts du projet associés aux enjeux
gouvernementaux doivent être présentés. Ces enjeux peuvent être les suivants :

− le maintien de la biodiversité ;

− le maintien de la quantité d’habitats floristiques et fauniques et de leur qualité ;

− la lutte contre les changements climatiques ;

− la protection des milieux humides et hydriques ;

− le maintien de la qualité de vie ;

− le maintien de la sécurité des résidents et des usagers ;

− la protection de la santé publique ;

− la conciliation des usages du territoire ;

− l’acceptabilité sociale du projet ;

− la protection du patrimoine bâti et archéologique et des paysages ;

− la pérennité du territoire et des activités agricoles ;

− l’occupation et la vitalité des territoires.

Ainsi, par exemple, un projet qui pourrait avoir un impact sur un milieu naturel d’intérêt pour
la communauté pourrait avoir comme enjeu la protection des paysages. Un projet ayant un
impact sur des espèces fauniques et floristiques menacées ou vulnérables et leurs habitats, et
sur des complexes de milieux humides aurait pour enjeu le maintien de la biodiversité. Un
projet qui générerait d’importantes quantités de GES aurait pour enjeu la lutte contre les
changements climatiques. Si les impacts du projet sur les différentes composantes de
l’environnement sont jugés inacceptables, le projet pourrait être refusé par le gouvernement.
À l’inverse, le projet pourrait être autorisé si les impacts résiduels sont jugés acceptables
après l’application de mesures adéquates pour éviter les impacts négatifs, les atténuer ou, en
dernier recours, les compenser. Il est important que le processus de détermination des enjeux
conserve une certaine souplesse pour que, au cours de la planification du projet et de la
préparation de l’étude d’impact par l’initiateur, les enjeux puissent être révisés et ajustés par
rapport à l’information acquise sur le terrain et lors des consultations menées auprès du public
et des communautés autochtones Suite à l’évaluation des impacts, la prochaine étape consiste
à identifier et décrire les enjeux environnementaux, c’est à dire les préoccupations
environnementales susceptibles de favoriser ou de remettre en cause l’existence même du
projet. Ces enjeux devront faire l’objet d’une attention particulière lors de la formulation des
mesures d’atténuation.

2.5.4 Atténuation des impacts

Cette étape consiste à présenter les actions ou les mesures appropriées pour prévenir,
supprimer ou réduire les impacts négatifs, ou bien pour accroître les bénéfices des impacts
positifs sur l’environnement. Selon le cas, les mesures d’atténuation des impacts négatifs
seront à proposer par phase d’activité, source d’impacts, action ou activité qui a une incidence
négative sur une ou plusieurs composantes de l’environnement. L’étude précisera les actions,
ouvrages, dispositifs ou correctifs prévus aux différentes phases du projet. A défaut de
pouvoir réduire ou supprimer les impacts négatifs par les mesures d’atténuation, il faut
envisager l’application de mesures compensatoires comme par exemple le dédommagement
des personnes expropriées. Enfin, l’étude doit présenter les impacts résiduels qui subsisteront
après l’application des mesures d’atténuation. Ces impacts générés par le projet devront faire
l'objet d’un programme de suivi environnemental. Les mesures d’atténuation et de
compensation peuvent être générales ou spécifiques. Les mesures générales seront destinées
à atténuer les effets négatifs d’un projet pris dans son ensemble. Les mesures spécifiques
viseront l’atténuation des impacts négatifs sur une composante de l’environnement en
particulier. Une estimation des dépenses engagées, c’est-à-dire le coût des mesures
envisagées, pour l’atténuation des impacts du projet doit figurer dans l’EIE, lorsqu’il est
possible d’estimer ces coûts

2.6 ANALYSE DES RISQUES ET DES DANGERS

Selon la spécificité des projets, particulièrement pour les projets industriels et


d’infrastructures lourdes, leur réalisation pourrait comporter des risques importants
d’accidents technologiques et autres dangers pour l'environnement ou la santé publique. Dans
ce cas, l'étude d'impact doit les identifier, en fournir une analyse appropriée et présenter un
plan de mesures de sécurité et d’urgence pertinentes. Ces mesures seront à appliquer aussi
bien pour la protection des populations environnantes que pour la sécurité des travailleurs du
projet et des zones à risques identifiées.

2.6.1 Analyse des risques d'accident technologique

L’étude doit d’abord identifier les dangers associés au projet. Si l’étude démontre que le
projet n’est pas susceptible d’engendrer d’accidents technologiques majeurs pouvant mettre
en péril la sécurité publique ou porter atteinte à l’environnement, les informations recueillies
lors de l'identification des dangers du projet sont suffisantes et le promoteur doit les utiliser
pour établir les mesures appropriées à appliquer. Si le promoteur ne peut pas démontrer
l’absence de possibilités d’accidents technologiques majeurs, il poursuit la démarche
d’analyse de risques. En se basant sur une revue des accidents passés survenus dans le cadre
de projets similaires, l’étude doit prédire les dangers et les scénarios d’accidents majeurs
potentiels, afin d’en estimer les conséquences, les fréquences et les risques. L’analyse des
risques technologiques doit être effectuée en utilisant des données et des hypothèses de calcul
justifiées par des références appropriées. Elle doit permettre de circonscrire les zones de
danger sur le territoire pour en tenir compte dans la planification des mesures d’urgence. Il
est aussi nécessaire de bien connaître toutes les composantes menacées en cas d’accidents.
Une discussion quant aux risques et aux facteurs qui pourraient provoquer des accidents
technologiques doit être présentée.

2.6.2 Mesures de sécurité et plan d'urgence

L'étude doit décrire les mesures de sécurité qui seront prises sur le site du projet et le plan de
mise en œuvre. Une liste non exhaustive de mesures de sécurité qui peuvent être pertinentes
pour différents projets est présentée ci-après :

- Les limitations d'accès au site ;


- Les installations de sécurité (systèmes de surveillance, d'arrêt d'urgence, de lutte contre les
incendies, système de communication, etc.) ;

- Les moyens d'entreposage des produits toxiques et dangereux ;

- Un programme de gestion des risques (protection du personnel, formation des employés,


exercices d’alerte, simulation des situations d'urgence, etc.) ;

- Un programme de révision des mesures de sécurité établie au besoin. Sur la base de


l'identification des dangers et accidents technologiques, l'étude doit également présenter un
plan de mesures d'urgence à mettre en place en cas d'accident. Une liste non exhaustive de
mesures d'urgence est donnée ci-dessous :

- Les scénarios d'accidents : conséquences et zones à risque ;

- Les informations pertinentes en cas d'urgence ;

- La structure d'intervention en situation d'urgence ;

- Les modes de communication ;

- Les mesures d'intervention et les actions envisagées par scénario d'accident ;

- Les mesures de protection pour protéger les populations des zones à risque ;

- Les moyens prévus pour alerter les populations concernées ;

- Un programme de révision des mesures d'urgence selon les besoins.

2.7 PLAN DE GESTION ENVIRONNEMENTAL DU PROJET

L’étude d’impact débouche sur un programme de surveillance et de suivi environnemental à


mettre en œuvre durant toutes les différentes phases du projet et, le cas échéant, après la
fermeture du projet. Cette section constitue la base du cahier des charges environnementales
du promoteur, sous forme d’un plan de gestion environnemental du projet (PGEP)

2.7.1 Le programme de surveillance

La surveillance consiste à s’assurer que le promoteur respecte ses engagements et ses


obligations de prise en compte de l’environnement et d’application des mesures d’atténuation
des impacts négatifs requises pendant toute la durée du projet. Ce programme comportera au
moins :
• La liste des exigences et des obligations légales et réglementaires de prise en compte de
l’environnement pour la réalisation du projet ;
• La description des moyens et des modalités prévus pour le bon fonctionnement des
travaux, des équipements et des installations, ainsi que pour prendre les décisions et les
mesures qui s’imposent en cas de problèmes survenant pendant leur réalisation ;
• La description de l’ensemble des mesures et moyens destinés à protéger l’environnement
;
• L’évaluation des dangers et les mesures de prévention, de protection et de sauvegarde
ainsi que les paramètres de sécurité ;
• Les engagements pris par le promoteur pour l’application des mesures d’atténuation des
impacts négatifs du projet ;
• Le chronogramme ou l’échéancier de mise en œuvre des mesures d’atténuation ;
• Les mécanismes et la fréquence d’envoi des rapports périodiques sur les résultats des
programmes de surveillance et de suivi aux autorités compétentes (Ministère chargé de
l’Environnement, ONE et autres ministères sectoriels concernés). Il est à souligner que le
programme de surveillance peut éventuellement faire l’objet d’une révision périodique à
la lumière de la performance des mesures d’atténuation prévues lors de la mise en place
du projet. Il peut permettre, lorsque requis, de réorienter la poursuite de ces travaux et
d’améliorer le déroulement du projet afin d’atteindre les objectifs escomptés.

2.7.2 Le programme de suivi

Le suivi consiste à suivre l’évolution de certaines composantes des milieux naturel et humain
affectées par la réalisation du projet. Cette activité vise à vérifier la validité des hypothèses
émises relativement à la performance environnementale du projet et à l’efficacité des mesures
d’atténuation, le cas échéant. Ce programme comportera au moins :

• L’identification des actions et composantes devant faire l’objet d’un suivi ;


• La description des activités et moyens prévus pour suivre les effets réels du projet sur les
composantes de l’environnement les plus sensibles ;
• Les méthodes d’échantillonnage et d’analyse requises ;
• Le chronogramme de mise en œuvre des mesures de suivi ;
• L’ensemble des mesures et moyens pour faire face aux circonstances imprévues et
adapter la réalisation des mesures d’atténuation ou de contrôle en conséquence, et
apporter, le cas échéant, au plan d’aménagement les changements appropriés ;
• Les responsables, mécanismes et la fréquence d’exécution et de diffusion des résultats du
programme de suivi environnemental.

PARTIE III : PRESENTATION DE L'ETUDE D'IMPACT

Cette partie précise les modalités de présentation du rapport de l'étude d'impact.

3.1 LE RAPPORT D’ETUDE D’IMPACT

L'étude d'impact doit être présentée d’une façon claire et concise, et comporter tous les
éléments pertinents à la bonne compréhension du projet et de ses impacts, présentés dans la
partie précédente, tout en respectant un ordre de présentation logique et rigoureux. Lorsque
cela s’avère possible, l’information doit être présentée de manière synthétique sous forme de
tableaux et, le cas échéant, accompagnés de représentations graphiques, schématiques ou
cartographiques à des échelles appropriées. Toutes autres informations pouvant alourdir le
texte (méthodologies d’inventaire ou d’échantillonnage, techniques utilisées, liste complète
des espèces, etc.) seront fournies dans une section distincte ou placées en annexes du rapport.
Les méthodes et les critères utilisés doivent être présentés et explicités en mentionnant, leurs
sources ou références, leur fiabilité, leur degré de précision et leurs limites de précision. Les
sources de renseignements doivent être données en référence. Le nom, la profession et la
fonction des personnes ayant contribué à la réalisation de l'étude d'impact doivent être
indiqués et intégrés au rapport. Si le promoteur a effectué des consultations du public avant
la réalisation de l’étude ou le dépôt du rapport, ce dernier est invité à faire état des résultats
de ces consultations, en y incluant les points de litige avec le public, et refléter la prise en
compte de certaines préoccupations et propositions exprimées. Le rapport doit être
accompagné d'un résumé non technique rédigé en français et en malgache destiné à
l’information et à l'évaluation publique de l’étude. Il devrait être rédigé d’une manière claire
et simple afin de faciliter la compréhension de l'étude par les populations concernées. Ce
résumé, traité à part et joint au rapport d'étude d'impact, devrait contenir les éléments
principaux suivants :

- La description de l'état initial du site et son environnement

- La description du projet

- Les impacts significatifs du projet, leurs importances relatives

- Les mesures d’atténuation. Les éléments qui doivent se trouver dans le rapport principal
sont énumérés ci-après :
- Sommaire résumant les grandes lignes de l'étude

- Table de matières

- Listes des tableaux, des figures et des schémas

- Introduction

- Contexte et justification du projet

- Description du milieu récepteur

- Description du projet

- Analyse des variantes et des impacts

- Analyse des risques et des dangers

- Synthèse du projet

- Plan de gestion environnemental du projet

- Conclusion

- Références bibliographiques

- Annexes

- Liste des membres l'équipe de réalisation de l'étude (nom, profession, fonction)

- Représentations cartographiques

- Comptes-rendus des séances d'information, registres des communications inter-agence et


publique, ONG

- Méthodes et résultats détaillés d'inventaire et d’échantillonnage

- Documents de données et de références non publiées

- Autres informations jugées utiles pour la compréhension de l'ensemble du projet.

3.2 CONFIDENTIALITE DES RENSEIGNEMENTS ET DONNEES

Afin de respecter la confidentialité de certains renseignements et données (de nature


commerciale, financière, technique, industrielle ou scientifique) pouvant porter préjudice au
promoteur, il lui est recommandé de placer ces informations dans un document séparé de
l’étude d’impact et clairement identifié comme étant jugées de nature confidentielle. Lors de
l’étape de la consultation ou de l’évaluation publique du dossier, le consentement préalable
du promoteur du projet sera nécessaire quant à la divulgation ou non de ces renseignements
et éléments justifiés comme étant de nature confidentielle

3.3 DEPOT DU RAPPORT

Le dossier à déposer à l'ONE doit comprendre le rapport complet de l'étude d'impact, son
résumé et tout autre document connexe (compléments d'information, rapports sectoriels
pertinents) nécessaire à la bonne compréhension du projet et de ses répercussions sur
l'environnement. Ce dossier doit être conforme aux exigences du décret MECIE et
comprendre tous les éléments administratifs requis. Le promoteur est invité à contacter
l’ONE, le ministère de l’Environnement ou le ministère de tutelle du projet pour obtenir les
précisions relatives à la recevabilité de son projet. Les dossiers à déposer doivent contenir les
éléments suivants :

- Une demande écrite du promoteur adressée à l’ONE

- Une fiche descriptive succincte du projet

- Sept (7) exemplaires du rapport d'étude d'impact

- Sept (7) exemplaires du résumé non technique en français et en malagasy

- Le récépissé de paiement de la contribution du promoteur aux frais d'évaluation


environnementale et de suivi du PGEP conformément à l’article 14 (nouveau) du décret
MECIE - Les pièces justificatives du montant d'investissement projeté, validé par les autorités
compétentes. Il faut que les pièces justificatives du montant de l’investissement projeté soient
acceptables. Cette acceptabilité s’évalue par l’une ou plusieurs manières suivantes :

• Certification par une autorité compétente (SG ou DG ou Directeur) du Ministère sectoriel


de tutelle et recoupement avec les dossiers déposés par le promoteur à son Ministère de
tutelle. C’est la méthode par défaut
• Factures proforma ou factures ou pièces de contrat de travaux ou de prestations
• Dossier de projet validé
• Autres à évaluer selon les cas.
• Un exemplaire de version numérique sur CD-ROM compatible avec le traitement de texte
WORD 97-2003 ou plus sera également remis.
Bibliographies

1. 1-DECRET N° 99-954 du 15 décembre 1999 modifié par le décret n° 2004-167 du 03


février 2004 relatif à la mise en compatibilité des investissements avec l’environnement
(MECIE)- P.2-34
2. Institut de la Francophonie pour le développement durable et Université Senghor, 2019,
Évaluations environnementales des politiques et projets de développement [Sous la
direction de Yelkouni, M. et E.L. Ngo-Samnick].IFDD, Québec, Canada, 272 p.
3. 2-Ministère de l’Environnement- Direction de l’Évaluation Environnementale/ONE -
Directive générale pour la réalisation d’une étude d’impact environnemental à
Madagascar - P.15-30

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