Projet Final
Projet Final
INSTITUT DE MATHEMATIQUES ET DE
SCIENCES PHYSIQUE (IMSP)
Centre d 'Excellence Africain en Sciences Mathématiques,
Informatiques et Applications (CEA-SMIA)
MASTER 1
.P THEME
Résolution d’exercices
.S
Rédigé par :
I.M
Présentation
Dangbo, Mars 2025
EXERCICE I
Déterminons les problèmes d’optimisation qui admettent de solutions.
1. inf (x2025 + y 2 )
x≥0,y≥0
x+y 2 ≤1
Soit f :
R2 → R
(x, y) 7→ x2025 + y 2
Posons : A = {(x, y) ∈ R2 | x ≥ 0, y ≥ 0, x + y 2 ≤ 1}
Représentons graphiquement A :
y
.P x
A est une partie fermée et bornée de R2 , alors A est compacte. Or f est continue sur A, donc
.S
f est bornée sur A et atteint ses bornes. Ainsi, il existe (x0 , y0 ) ∈ A tel que :
x2025
0 + y02 = inf (x2025 + y 2 ).
x≥0,y≥0
x+y 2 ≤1
Le problème admet donc des solutions.
2. inf (x,y)∈R2 (x2 + y 2 + e−xy )
I.M
Soit f :
R2 −→ R
(x, y) 7→ x2 + y 2 + e−xy
f est continue sur le fermé non borné R2 .
Soit (x, y) ∈ R2 .
e−xy > 0 ⇒ x2 + y 2 + e−xy > x2 + y 2
⇒ f (x, y) > x2 + y 2
⇒ lim∥(x,y)∥2 →+∞ f (x, y) = +∞ car lim∥(x,y)∥2 →+∞ (x2 + y 2 ) = +∞
Ainsi, f est coercive.
D’où ce problème admet des solutions.
.P
.S A
A est une partie fermée et bornée de R2 , alors A est compacte. En fait, f est continue sur A,
donc f est bornée sur A et atteint ses bornes.
I.M
(x, y) 7→ x2 + y 2 + cos(x + y)
−1 ≤ cos(x + y) ≤ 1 ⇒ −1 + x2 + y 2 ≤ x2 + y 2 + cos(x + y) ≤ 1 + x2 + y 2
⇒ −1 + x2 + y 2 ≤ f (x, y) ≤ 1 + x2 + y 2
lim (−1 + x2 + y 2 ) = +∞
∥(x,y)∥2 →+∞
⇒ lim f (x, y) = +∞car
∥(x,y)∥2 →+∞ lim (1 + x2 + y 2 ) = +∞
∥(x,y)∥2 →+∞
.P
sin e(x−y)
9. inf (x,y)∈R2 2+cos y
Soit (x, y) ∈ R2 .
−1 ≤ cos y ≤ 1 ⇒ 1 ≤ 2 + cos y ≤ 3
1 1
⇒ ≤ ≤1
3 2 + cos y
.S ⇒
sin(x − y)
≤1
2 + cos y
1
≤ 1 or sin e(x−y) ≤ 1 donc
2 + cos y
sin(x − y) π
≤ 1 or ln( ) + π, −π ∈ R2 et
I.M
2 + cos y 2
π
sin e(π+ln 2 )−π sin π2
= = 1 donc
2 + cos π 2−1
π
sin e(x−y) sin e(π+ln 2 )−π
sup = =1
x,y∈R 2 + cos y 2 + cos π
D’où ce problème admet des solutions.
10. Z 1
inf [µ(t)]2 dt
µ∈E([0,1]) 0
µ(1)=1
∗ n
(de fonctions (fn )n∈N∗ définies sur [0, 1] par ∀n ∈ N , fn (t) = t , ∀t ∈
Considérons la suite
fn ∈ E([0, 1])
[0, 1]. On a : ∀n ∈ N∗ ,
fn (1) = 1
∗
Soitn ∈ N Z 1 Z 1
2
fn (t)dt = t2n dt
0 0
1
1
= t2n+1
2n + 1 0
Z 1
1
fn2 (t)dt =
0 2n + 1
Z 1
lim fn2 (t)dt = 0 (2)
n→+∞ 0
De (1) et (2), on conclut que Z 1
inf [µ(t)]2 dt = 0
µ∈E([0,1]) 0
µ(1)=1
R1
Supposons qu’il existe µ0 ∈ E([0, 1]) tel que µ0 (1) = 1 et 0
µ20 (t)dt = 0
.P
0 µ20 (t) ≥ 0, ∀t ∈ [0, 1]
=⇒ µ0 (t) = 0, ∀t ∈ [0, 1]
=⇒ µ0 (1) = 0 (absurde, car µ0 (1) = 1)
R1
Ainsi, pour tout µ0 ∈ E([0, 1]) tel que µ0 (1) = 1, on a : 0 µ20 (t)dt ̸= 0 D’où ce problème
n’admet pas de solutions.
.S
I.M
EXERCICE II
1.
i Représentons graphiquement dans différents repères les épigraphes des fonctions suivantes :
— f (x) = x − 1, x ∈ R
Soit E(f ) l’épigraphe de f
E(f ) = {(x, y) ∈ R × R | f (x) ≤ y}
E(f ) = {(x, y) ∈ R2 | x − 1 ≤ y}
−7 −6 −5 −4 −3 −2 −1 1 2 3 4 5 6
.P
−1
−2
−3
.S −4
−5
−6
I.M
— g(x) = |x|, x ∈ R
Soit E(g) l’épigraphe de g
E(g) = {(x, y) ∈ R × R | |x| ≤ y}
E(g) = {(x, y) ∈ R × R+ | |x| ≤ y}
E(g) = {(x, y) ∈ R × R+ | −y ≤ x ≤ y}
E(g) = {(x, y) ∈ R × R+ | −y ≤ x ≤ y} ∩ {(x, y) ∈ R × R+ | x ≤ y}
−8 −7 −6 −5 −4 −3 −2 −1 1 2 3 4 5 6 7
.P
−1
−2
−3
.S
— h(x) = −|x|, x ∈ R
Soit E(h) l’épigraphe de h
E(h) = {(x, y) ∈ R × R | −|x| ≤ y}
E(h) = {(x, y) ∈ R2 | |x| ≥ −y}
E(h) = {(x, y) ∈ R2 | x ≥ −y et − x ≥ −y}
I.M
−7 −6 −5 −4 −3 −2 −1 1 2 3 4 5 6 7
−1
−2
−3
.P
−4
−5
−6
.S
— φ(x) = x3 , x ∈ R
Soit E(φ) l’épigraphe de φ
E(φ) = {(x, y) ∈ R2 | x3 ≤ y}
Traçons d’abord la courbe représentative (Cφ ) de la fonction φ.
La fonction φ est définie, continue et dérivable sur R et on a :
I.M
−7 −6 −5 −4 −3 −2 −1 1 2 3 4 5
−1
.P
−2
−3
−4
.S
−5
— ii) Disons les fonctions qui sont convexes
Comme une fonction est convexe si et seulement si son épigraphe est convexe, alors on en
déduit que les fonctions f et g sont convexes car leurs épigraphes sont convexes, c’est-à-dire
I.M
pour deux points quelconques A et B appartenant à leur épigraphe, le segment [AB] est
entièrement contenu dans leur épigraphe. Les fonctions h et φ ne sont pas convexes car leurs
épigraphes ne sont pas convexes.
D’où seules les fonctions f et g sont convexes.
2. Représentons graphiquement l’enveloppe convexe K de ces trois points
L’enveloppe convexe K des points A, B et C est le plus petit ensemble convexe qui contient
A, B et C. Comme A, B et C ne sont pas alignés, K est le triangle ABC y compris son intérieur.
2
B
1
A C
−3 −2 −1 1 2 3 4 5
−1
−2
. Ecrivons K comme l’ensemble des solutions d’un système de trois inéquations linéaires
.P
On a :
0−2
(BC) : y = ax + b avec a = = −2
1−0
c ∈ (BC) ⇒ yc = axc + b
⇒ 0 = −2 + b
.S
⇒b=2
D’où K = {(x, y) ∈ R2 | x ≥ 0, y ≥ 0 et y + 2x ≤ 2}
EXERCICE III
1. i. Representons les parties dans des figures differentes :
— K1 = {(x, y) ∈ R2 | x ≥ 0 et y ≥ 0}
−2 −1 1 2 3 4 5 6
−1
.P
−2
K1 est la partie colorié
— K2 = {(x, y) ∈ R2 | x < 0 et y < 0}
2
.S
1
−6 −5 −4 −3 −2 −1 1 2
−1
I.M
−2
−3
−4
−5
−6
K2 est la partie colorié
— K3 = {(x, y) ∈ R2 | x < 0ety < 0}
−7 −6 −5 −4 −3 −2 −1 1 2 3 4 5 6
−1
−2
.P
−3
−4
−5
.S −6
K3 est la partie colorié
— K4 = {(x, y) ∈ R2 | x − y ̸= 0}
I.M
— K5 = {(x, y) ∈ R2 | x − 2y = 0}
−6 −5 −4 −3 −2 −1 1 2 3 4 5 6 7
−1
−2
.P
−3
−4
−5
— K6 = {(x, y) ∈ R2 | |y| = 1}
.S
I.M
−4 −3 −2 −1 1 2 3 4
−1
−2
−3
−4
.P
−5
— K8 = {(x, y) ∈ R2 | |x| ≤ 0 + |y| ≤ 0}
3
2
.S
1
−5 −4 −3 −2 −1 1 2 3 4 5 6
−1
I.M
−2
−3
−4
— K9 = {(x, y) ∈ R2 | x2 + y 2 ≤ 0}
3
−3 −2 −1 1 2 3 4 5
−1
−2
.P
iii. Démonstration en utilisant les définitions de convexités :
a) K1 , K2 et K5 sont convexes
— K1 = {(x, y) ∈ R2 | x ≥ 0 et y ≥ 0}
Soit (x1 , y1 ), (x2 , y2 ) ∈ K1 et λ ∈ [0, 1].
On a : λ(x1 , y1 ) + (1 − λ)(x2 , y2 ) = (λx1 + (1 − λ)x2 , λy1 + (1 − λ)y2 ) ∈ R2
.S
λ>0
1 − λ > 0
⇒ λx1 + (1 − λ)x2 ≥ 0
x 1 ≥ 0
x2 ≥ 0
I.M
λ>0
1 − λ > 0
⇒ λy1 + (1 − λ)y2 ≥ 0
y 1 ≥ 0
y2 ≥ 0
A et B ∈ K5 ⇛ x1 − 2y1 = 1 et x2 − 2y2 = 1
on a ∀t ∈]0, 1[
.P
=1
Z 1 Z 1
|tf + (1 − t)g(x)| dx ≤ (|tf (x)| + |(1 − t)g(x)|)dx
0 0
Z 1 Z 1
≤ |tf (x)| dx + |(1 − t)g(x)| dx(car t ≥ 0et (1 − t) ≥ 0)
0 0
Z 1 Z 1
≤t |f (x)| dx + (1 − t) |g(x)| dx
0 0
≤ −t + 1 + t
= 1(2)
.P
E3 = {f ∈ E([0, 1]) | |f (0)| = 1}
|[λf + (1 − λ)g](0)| ≤ λ + 1 − λ = 1
I.M
|h(0)| = |f (0) − c1 | = | − 1 + c1 − c1 | = 1
|t(0)| = |f (0) + c2 | = |1 − c2 + c2 | = 1
Donc h, t ∈ E3 . On a : (
c2 h(x) = c2 f (x) − c1 c2
c1 t(x) = c1 f (x) + c1 c2
c2 h(x) + c1 t(x) = (c1 + c2 )f (x)
c2 c1
f (x) = h(x) + t(x) car c1 + c2 > 0.
c1 + c2 c1 + c2
Pn ∗
Pn
Comme conv(E3 ) = { i=1 λi hi | n ∈ N , λi ∈ [0, 1], hi ∈ E3 et i=1 λi = 1}, alors on a : f ∈
conv(E3 ) car
h ∈ E3
t ∈ E 3
c2
c1 +c2
>0
c 1
>0
c1 +c2
c1 + c2 = 1
c1 +c2 c1 +c2
.P
EXERCICE IV
1. Représentons K.
K = {(x, y) ∈ R2 | x ≥ 0, y ≥ 0, −2x − y ≤ 1, −x + 2y ≤ 5, x + y ≤ 7, x ≤ 5} et
f (x, y) = 5x + 4y, ∀(x, y) ∈ R2
Soient :
.S
x 7 3
(D1 ) : x + y = 7 ;
y 0 4
x 0 1
(D2 ) : −2x − y = 1 ;
y -1 -3
x 1 3
I.M
(D3 ) : −x + 2y = 5 ;
y 3 4
7 (∆3 3)
6 (D1 )
5
C
4
B
3
D
2
A
(D3 ) (∆0 ) 1
m F E
−4 −3 −2 −1 1 2 3 4 5 6 7
−1
.P
−2
−3
(D2 ) −4
.S
le domaine K est la partie coloriée en rouge
2. Résolvons graphiquement le problème (LP) :
(LP) : max (5x + 4y)
x≥0,y≥0
I.M
−5x+y≤1
−x+2y≤5
x≤5
Soit (∆k ) : 5x + 4y = k, avec k ∈ R.
En faisant varier successivement k à partir de k0 et en balayant le domaine k avec la droite
(∆k ) en retrouvant le point de coordonnée (2, 5).
3. i Trouvons les sommets de K.
Les sommets de K sont les points O, A, B, C, D et E. Le point F est l’origine du repère,
donc F (0, 0). Le point A est l’intersection des droites x = 0 et −5x + y = 1, donc A(0, 1).
(
−5x + y = 1
Le point B est le point d’intersection des pendantes droites (D1 ) et (D2 ), alors
−x + 2y = 5
donc B(1, 3).
(
x+y =7
Le point C est l’intersection des droites (D1 ) et (D2 ), alors donc
−x + 2y = 5
C(3, 4).
Le point D est l’intersection des droites x = 5 et x + y = 7, donc D(5, 2). Le point E est
l’intersection des droites x = 5 et y = 0, donc E(5, 0).
ii Retrouvons la solution de (LP) par la méthode d’énumération : f (x, y) = 5x + 4y.
x F A B C D E
f (x) 0 5 17 31 33 25
On conclut que la solution de (LP) est l’unique point de coordonnée (5, 2).
EXERCICE V
1. Résolvons (Lp1) : max (2x + y)
x ≥ 0; y ≥ 0
2x + 3y ≤ 12
2x − y ≤ 4
.P
5
(∆0 ) (∆8 ) (D2 )
A
4
3
D
.S
2
1
B C
i
−5 −4 −3 −2 −1 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
I.M
−1
−2
−3
−4
−5
Soit (∆k ) : 2x + y = k, k ∈ R.
En faisant varier k successivement à partir de k = 0 et en balayant le domaine K avec la droite
(∆k ) on retrouve le point D (intersection de (D1 ) et de (D2 )) comme le maximum de f (x; y)
sur K.
(
2x + 3y = 12 L1
2x − y = 4 L2
L1 + 3L2 donne
8x = 24 ⇒ x = 3
De L2 on a alors y = 2
f (3; 2) = 2 × 3 + 2 = 8
Par conséquent
(Lp1) : maxx≥0;y≥0 (2x + y) = 8
2x + 3y ≤ 12
2x − y ≤ 4
.P
Posons s = −a et t = −b ; on a alors a ≤ 0 et b ≤ 0
(
2x + 3y − 12 = a L1
2x − y − 4 = b L2
On obtient :
.S (
2x + 3y − 12 = a L1
2x − y − 4 = b L2
a + 3b + 3
8x − 24 = a + 3b ⇒ x =
8
De L2 on a alors
a−b+8
y=
4
a + 3b + 3 a − b + 8
2x + y = +
8 4
Ainsi
a b
2x + y = + +8
2 2
Alors
(Lp1) : max (2x + y) = max ( a2 + 2b + 8)
x≥0;y≥0 a≤0;b≤0
2x+3y≤12
2x−y≤4
En posant a = 0 et b = 0
a b
max ( + + 8) = 8
a≤0;b≤0 2 2
Par conséquent
(Lp1) : max (2x + y) = 8
x≥0;y≥0
2x+3y≤12
2x−y≤4
EXERCICE VI
1. Disons les fonctions qui sont convexes
i) f : R → R, f (x) = x + 2
.P
f étant une fonction affine, alors f est convexe.
0 ≤ −1 (absurde)
Donc f n’est pas convexe.
v f : R → R, f (x) = (x − 1)2
f est deux( fois dérivable sur R et on a :
f ′ (x) = 2(x − 1)
∀x ∈ R,
f ′′ (x) = 2
∀x ∈ R, f ′′ (x) ≥ 0 , alors f est convexe
vi f : R → R, f (x) = x3
f est deux
( fois dérivable sur R et on a :
f ′ (x) = 3x2
∀x ∈ R,
f ′′ (x) = 6x
∀x ∈] − ∞, 0[, f ′′ (x) < 0, alors f n’est pas convexe sur R.
vii f : R+ → R, f (x) = x3
f est deux fois dérivable sur R+ et on a :
(
f ′ (x) = 3x2
∀x ∈ R,
f ′′ (x) = 6x
∀x ∈ R+ , f ′′ (x) ≥ 0. Donc f est convexe.
viii f : R → R, f (x) = max{1 − x, 0}
∀x ∈ R, f (x) = 12 (1 − x + |1 − x|)
La fonction x 7→ 1 − x est convexe sur R (1) car étant affine.
Montrons que la fonction x 7→ |1 − x| est convexe sur R.
.P
Soit x, y ∈ R et λ ∈ [0, 1].
ix f : R → R, f (x) = ex
f est deux
( fois dérivable sur R et on a :
f ′ (x) = ex
∀x ∈ R
f ′′ (x) = ex
∀x ∈ R, f ′′ (x) > 0, alors f est convexe.
x f : R → R, f (x) = e−x
f est deux
( fois dérivable sur R et on a :
f ′ (x) = −e−x
∀x ∈ R
f ′′ (x) = e−x
∀x ∈ R, f ′′ (x) > 0, alors f est convexe.
xi f : R → R, f (x) = x4 − x2 + x2 − 1
f est deux
( fois dérivable sur R et on a :
f ′ (x) = 4x3 − 3x2 + 2x
∀x ∈ R, ′′ 2
Etudions le signe de f ′′
f (x) = 12x − 6x + 2
soit △ le discriminant de f ′
△ = (−6)2 − 4(12)(2)
△ = −60
Ainsi f ′′ (x) ¿ 0. Par conséquent, f est convexe
xii f : R → R, f (x) = x6 − x2
.P
= |λ(x1 − y1 ) + (1 − λ)(x2 − y2 )| ≤ λ|x1 − y1 | + (1 − λ)|x2 − y2 |
Or λ ≥ 0 et 1 − λ ≥ 0 donc
g1 (λ(x1 , y1 ) + (1 − λ)(x2 , y2 )) ≤ λg1 (x1 , y1 ) + (1 − λ)g1 (x2 , y2 ). Ainsi, g1 est convexe.
(4)
.S
De (3) et (4) , on conclut que g est convexe.
iii g : R2 → R, g(x, y) = −y 2
g est deux fois différentiable sur R2 et on a :
∀(x, y) ∈ R2 , Jg (x, y) = (0, −2y) où Jg est le jacobien de g au point (x, y).
0 0
I.M
.P
0 1
Hess(g)(x, y) =
1 0
det(Hess(g)(x, y)) = −1 < 0 alors Hess(g)(x, y) n’est pas semi-définie ∀(x, y) ∈ R2
Donc g n’est pas convexe.
.S
vii g : R2 → R, g(x, y) = x2 + xy + y 2 g est deux fois différentiable sur R2 . Soit (x, y) ∈ R2 et
(x1 , y1 ) ∈ R2 .
Jg (x, y) = 2x + y x + 2y
2 1
Hess(g)(x, y) =
1 2
I.M
x1 x
En a : (x1 y1 ) × Hess(g)(x, y) × = (2x1 + y1 x1 + 2y1 ) 1
y1 y1
= 2x21 + x1 y1 + x1 y1 + 2y12
1 1
= 2(x21 + x1 y1 + y12 ) − y12 + 2y12
4 2
1 2 3 2
= 2(x1 + y1 ) + y1 ≥ 0
2 2
2 2 x1
∀(x, y) ∈ R , ∀(x1 , y1 ) ∈ R , (x1 y1 ) × Hess(g)(x, y) × ≥0
y1
Ainsi, Hess(g)(x, y) est semi-définie positive pour tout (x, y) ∈ R2 . Donc g est convexe.
3. .i) Trouvons les valeurs de n pour chacune desquelles fn est convexe. ∀x ∈ R, fn (x) = xn
1er cas : n = 1 Ona : ∀x ∈ R, fn (x) = x Ainsi, fn est convexe car elle est affine sur R.
2ème cas : n ≥ 2 fn est deux fois dérivable sur R et ona : ∀x ∈ R, fn′ (x) = nxn−1 ∀x ∈ R,
fn′′ (x) = n(n − 1)xn−2 Ona : fn convexe ⇔ ∀x ∈ R, fn′′ (x) ≥ 0 ⇔ ∀x ∈ R, n(n − 1)xn−2 ≥ 0 ⇔
∀x ∈ R, xn−2 ≥ 0 car n(n − 1) > 0 ⇔ n − 2 pair ⇔ n pair D’où fn est convexe si et seulement
si n = 1 ou n pair.
ii) Trouvons toutes les valeurs de p pour chacune desquelles fp est convexe. ∀x ∈ R+ , fp (x) =
xp fp est deux fois dérivable sur R∗+ et ona : ∀x ∈ R∗+ , fp′ (x) = pxp−1 ∀x ∈ R∗+ , fp′′ (x) =
p(p − 1)xp−2
fp convexe sur R∗+ ⇔ ∀x ∈ R∗+ , fp′′ (x) ≥ 0 ⇔ ∀x ∈ R∗+ , p(p − 1)xp−2 ≥ 0 ⇔ p − 1 ≥ 0 car
∀x ∈ R∗+ , xp−2 > 0 ⇔ p ≥ 1
Comme fp est continue en 0, alors on a : fp convexe sur R ⇔ fp convexe sur R∗+ ⇔ p ≥ 1
D’où fp est convexe si et seulement si p ≥ 1.
.P Exercice VII
Déterminons les valeurs de ces paramètres pour que :
1. Q soit affine
.S
Q est affine si et seulement si Q est sous la forme Q(x, y) = αx + βy + γ avec (α, β, γ) ∈ R3 .
Ainsi on a :
@affine
a=b=0
I.M
2. Q soit quadratique
Q est quadratique si et seulement si Q est sous la forme Q(x, y) = αx2 + βy 2 + γxy avec
(α, β, γ) ∈ R3 . Ainsi on a :
@quadratique
c=d=e=0
3. Q convexe
Q est deux fois différentiable sur R2 .
Soit (x, y) ∈ R2 .
2a 0
Hess(Q)(x, y) =
0 2b
Les valeurs propres de Hess(Q)(x, y) sont 2a et 2b. On a :
Q convexe ⇔ Hess(Q)(x, y) semi-définie positive pour tout (x, y) ∈ R2 .
(
2a ≥ 0
⇐⇒
2b ≥ 0
(
a≥0
⇐⇒
b≥0
D’où on a : Q convexe (
a≥0
⇐⇒
b≥0
4. Q coercif
Soit (x, y) ∈ R2 .
Q(x, y) = ax2 + by 2 + cx + dy + e
1er cas : a > 0 et b > 0
c2 d2 c2 d2
c
2 2 d
Q(x, y) = a x + 2x + 2 + b y + 2y + 2 +e− −
.P
2a 4a 2b 4b 4a 4b
2
c2 d2
c 2 d
Q(x, y) = a x + +b y+ +e− −
2a 2b 4a 4b
" 2 #
lim
.S
Q(x, y) = +∞ car lim a x+
c 2
+b y+
d
= +∞
∥(x,y)∥→+∞ ∥(x,y)∥→+∞ 2a 2b
Si a < 0
On a :
lim Q(x, 0) = lim (ax2 + cx + e) = −∞
x→+∞ x→+∞
Exercice VIII
1. Justifions que ∀x0 ∈ Rn , ∃y0 ∈ K, inf y∈K ∥y − x0 ∥2 = ∥y0 − x0 ∥2
Comme Rn muni de son produit scalaire canonique est un espace préhilbertien réel complet
et K est un fermé non vide et convexe de Rn , alors d’après le théorème de la projection sur un
convexe complet, on a :
∀x0 ∈ Rn , ∃!y0 ∈ K, d2 (x0 , K) = d2 (x0 , y0 )
d’où ∀x0 ∈ Rn , ∃!y0 ∈ K, inf y∈K ∥y − x0 ∥2 = ∥y0 − x0 ∥2
2. Montrons que ∀x0 ∈ Rn , ∃y0 ∈ K, inf y∈K ∥y − x0 ∥2 = ∥y0 − x0 ∥2
Soit x0 ∈ Rn
Considérons l’application f : Rn → R+
y 7→ ∥y − x0 ∥
f est continue sur Rn car étant 1-lipschitzienne sur Rn . Ainsi, f est continue sur K.
1er cas : K borné
K est alors un sous-ensemble fermé et borné de Rn . Donc K est compact.
.P
f est continue sur K, donc f est bornée sur K et atteint ses bornes.
D’où il existe y0 ∈ K tel que inf y∈K ∥y − x0 ∥ = ∥y0 − x0 ∥
2ème cas : K non borné
Soit y ∈ K
On a : ∥y∥ − ∥x0 ∥ ≤ ∥y − x0 ∥ i.e. ∥y∥ − ∥x0 ∥ ≤ f (y), donc lim∥y∥→+∞ ∥y∥ − ∥x0 ∥ = +∞
donc lim f (y) = +∞
∥y∥→+∞
.S
Ainsi, f est coercive sur le fermé non borné K. Or f est continue sur K donc il existe y0 ∈ K
tel que
inf ∥y − x0 ∥ = ∥y0 − x0 ∥
y∈K
De tout ce qui précède, on conclut que ∀x0 ∈ Rn , ∃y0 ∈ K, inf ∥y − x0 ∥ = ∥y0 − x0 ∥
y∈K
I.M
Exercice IX
1. i il Donnons une condition suffisante sur f pour que les sous-ensembles suivants soient convexes :
* Pf ≤ α := f −1 (] − ∞, α]) = {x ∈ K, f (x) ≤ α}
Supposons f convexe.
Soit x, y ∈ {f ≤ α} et λ ∈]0, 1[.
x, y ∈ {f ≤ α} =⇒ x ∈ K =⇒ f (x) ≤ α =⇒ y ∈ K =⇒ f (y) ≤ α
Comme K est convexe alors λx + (1 − λ)y ∈ K et on a :
f (λx + (1 − λ)y) ≤ λf (x) + (1 − λ)f (y) car f convexe. Or f (x) ≤ α et f (y) ≤ α donc
f (λx + (1 − λ)y) ≤ λα + (1 − λ)α car λ > 0 et 1 − λ > 0.
Ainsi, f (λx + (1 − λ)y) ≤ α. Par conséquent, λx + (1 − λ)y ∈ {f ≤ α} donc {f ≤ α}
est convexe.
D’où il suffit que f soit convexe pour que {f ≤ α} soit convexe.
* {f < α} := f −1 (] − ∞, α[) = {x ∈ K, f (x) < α}
Supposons f convexe.
.P
(√
3
x3 ≤ 1
=⇒ p 3
y3 ≤ 1
(
x≤1
=⇒
y≤1
(
.S (
λx ≤ λ λ>0
=⇒ car
(1 − λ)y ≤ 1 − λ 1−λ>0
=⇒ λx + (1 − λ)y ≤ λ + 1 − λ = 1
I.M
(
0 ≤ λx + (1 − λ)y ≤ 1 si λx + (1 − λ)y ≥ 0
=⇒
λx + (1 − λ)y < 0 si λx + (1 − λ)y < 0
(
[λx + (1 − λ)y]3 ≤ 1 si λx + (1 − λ)y ≥ 0
=⇒ 3
[λx + (1 − λ)y] ≤ 1 si λx + (1 − λ)y < 0 car [λx + (1 − λ)y]3 < 0
=⇒ [λx + (1 − λ)y]3 ≤ 1
=⇒ λx + (1 − λ)y ∈ A
Ainsi, A est convexe.
Soit (x, y) ∈ B et λ ∈]0, 1[.
On a : λx + (1 − λ)y ∈ R
(
x3 < 1
x, y ∈ B =⇒
y3 < 1
(√
3
x3 < 1
=⇒ p
3
y3 < 1
(
x<1
=⇒
y<1
( (
λx < λ λ>0
=⇒ car
(1 − λ)y < (1 − λ) 1−λ>0
=⇒ λx + (1 − λ)y < 1
(
0 ≤ λx + (1 − λ)y < 1 si λx + (1 − λ)y ≥ 0
=⇒
λx + (1 − λ)y < 0 < 1 si λx + (1 − λ)y < 0
(
[λx + (1 − λ)y]3 < 1 si λx + (1 − λ)y ≥ 0
=⇒
[λx + (1 − λ)y]3 < 1 si λx + (1 − λ)y < 0
.P
=⇒ λx + (1 − λ)y ∈ B
∀x ∈ R, g ′ (x) = 3x2
∀x ∈ R, g ′′ (x) = 6x
On a : g ′′ (−1) = −6 < 0 alors g n’est pas convexe.
Soit x, y ∈ 3b = α4 et λ ∈]0, 1[
=α
D’où il suffit que f soit convexe et concave pour que {f = α} soit convexe.
Posons : C = {x ∈ R, x3 − 1 = 0}
Soit x, y ∈ C et λ ∈]0, 1[
On a : λx + (1 − λ)y ∈ R
(
x3 = 1
x, y ∈ C =⇒
y3 = 1
.P
(√
3
x3 = 1
=⇒ p
3
y3 = 1
(
=⇒
x=1
.S
y=1
(
λx = λ
=⇒
(1 − λ)y = 1 − λ
I.M
=⇒ λx + (1 − λ)y = 1
λx + (1 − λ)y = 1 =⇒ λx + (1 − λ)y = 1
=⇒ [λx + (1 − λ)y]3 = 1
=⇒ x + (1 − x)y ∈ C
Ainsi, C est convexe.
Leçon qu’on peut en tirer : C = g −1 ({1}) avec g : R → R, x 7→ x3 − 1. Comme g n’est
pas convexe sur le convexe R, alors g n’est pas convexe et concave sur R. Or C est convexe,
donc la convexité et la concavité de f n’est pas une condition nécessaire et suffisante pour
que {f = α} soit convexe.
3. Donnons une condition suffisante sur f pour que les sous-ensembles suivants soient convexes :
{f ≥ α} := f −1 ([α, +∞[) = {x ∈ K, f (x) ≥ α}.
Supposons f concave.
Soient x, y ∈ {f ≥ α} et λ ∈ [0, [
x∈K
f (x) ≥ α
x, y ∈ {f ≥ α} =⇒
y∈K
f (y) ≥ α
.P
x∈K
y ∈ K
x, y ∈ {f > α} ⇒
f (x) > α
f (y) > α
.S
Comme K est convexe alors λx + (1 − λ)y ∈ K et on a :
(
f (x) > α
f (λx + (1 − λ)y) ≥ λf (x) + (1 − λ)f (y) car f concave, or
f (y) > α
I.M
Soit
(
λf (x) > λα
(1 − λ)f (y) > (1 − λ)α
(
λ>0
puisque donc
1 − λ > 0.
Ainsi, f (λx + (1 − λ)y) > α Par conséquent, λx + (1 − λ)y ∈ {f > α}. Donc {f > α} est
convexe.
D’où il suffit que f soit concave pour que {f > α} soit convexe. De tout ce qui précède, il
suffit que f soit concave pour que {f ≥ α} et {f > α} soient convexes.
Exercice X
1. Justifions que f (x, y) = (x + 1)2 + (x − 2)2 + (x − 5)2 + (y − 1)2 + (y − 3)2 + (y − 2)2
On a :
f (x, y) = P A2 + P B 2 + P C 2
= (x + 1)2 + (y − 1)2 + (x − 2)2 + (y − 3)2 + (x − 5)2 + (y − 2)2
f (x, y) = (x + 1)2 + (x − 2)2 + (x − 5)2 + (y − 1)2 + (y − 3)2 + (y − 2)2
D’où le résultat.
2. a) Trouvons les coordonnées du point P qui minimise f
Soit (x, y) ∈ R2
2(x + 1) + 2(x − 2) + 2(x − 5) 6x − 12
∇f (x, y) = =
2(y − 1) + 2(y − 3) + 2(y − 2) 6y − 12
0
Posons : ∇f (x, y) =
0
( (
0 6x − 12 = 0 x=2
.P
∇f (x, y) = ⇔ ⇔
0 6y − 12 = 0 y=2
Ainsi, (2, 2) est un point critique de f.
On a :
6 0
Hess(f )(x, y) =
0 6
6 0
.S
Hess(f )(2, 2) =
0 6
6 est la seule valeur propre de Hess(f )(2, 2). Et 6 > 0, alors Hess(f )(2, 2) est définie positive.
Ainsi, (2, 2) est un minimum local de f.
On a :
I.M
Ainsi, ∀(x, y) ∈ R2 , f (x, y) ≥ f (2, 2). Par conséquent, (2, 2) est le minimum global de f.
D’où P (2, 2) est le point qui minimise f.
Le coût de connexion des trois villes est f (2, 2) = 20.
EXERCICE XI
1. Déterminons en un point quelconque x ∈ Rn ,
i le gradient de f
Soit x ∈ Rn et h ∈ Rn \ {0}. Alors
1
f (x + h) = ⟨A(x + h), x + h⟩ + ⟨b, x + h⟩ + c
2
1
= ⟨Ax + Ah, x + h⟩ + ⟨b, x + h⟩ + c
2
1 1 1 1
= ⟨Ax, x⟩ + ⟨Ax, h⟩ + ⟨Ah, x⟩ + ⟨Ah, h⟩ + ⟨b, x⟩ + ⟨b, h⟩ + c
2
2 2 2
1 1 1 1
= ⟨Ax, x⟩ + ⟨b, x⟩ + c + ⟨Ah, x⟩ + ⟨Ax, h⟩ + ⟨Ah, h⟩ + ⟨b, h⟩
2 2 2 2
1 1 1
= f (x) + ⟨h, AT x⟩ + ⟨Ax, h⟩ + ⟨Ah, h⟩ + ⟨b, h⟩
2 2 2
1
= f (x) + ⟨Ax, h⟩ + ⟨b, h⟩ + ⟨Ah, h⟩ car AT = A
2
⟨Ah, h⟩
f (x + h) = f (x) + ⟨Ax + b, h⟩ + ∥h∥ϵ(h) avec ϵ(h) =
2∥h∥
.P
⟨Ah,h⟩ ∥Ah∥ ∥A∥∥h∥
On a : |⟨Ah, h⟩| ≤ ∥Ah∥∥h∥ ≤ ∥A∥∥h∥∥h∥ soit 2∥h∥
≤ 2
≤ 2
.
∥A∥∥h∥ ∥A∥∥h∥
i.e. |ϵ(h)| ≤ 2
or lim 2
= 0 donc lim ϵ(h) = 0.
h→0 h→0
De plus, l’application h 7→ ⟨Ax + b, h⟩ est linéaire sur Rn .
Ainsi, f est différentiable en x et on a :
.S
dfx (h) = ⟨Ax + b, h⟩, or dfx (h) = ⟨∇f (x), h⟩ donc
∇f (x) = Ax + b
D’où ∇f (x) = Ax + b
ii le gradient de g
Soit x ∈ Rn et h ∈ Rn \ {0Rn }. Alors
I.M
1
g(x + h) = ⟨Q(x + h), x + h⟩
2
1 1 1 1
= ⟨Qx, x⟩ + ⟨Qx, h⟩ + ⟨Qh, x⟩ + ⟨Qh, h⟩
2 2 2 2
1 1 1
= g(x) + ⟨x, QT h⟩ + ⟨Qh, x⟩ + ⟨Qh, h⟩
2 2 2
1 1 1
= g(x) + ⟨Qx, h⟩ + ⟨h, QT x⟩ + ⟨Qh, h⟩
2 2 2
1 1
= g(x) + ⟨(Q + QT )x, h⟩ + ⟨Qh, h⟩
2 2
1 ⟨Qh, h⟩
= g(x) + ⟨(Q + QT )x, h⟩ + ∥h∥ϵ(h) avec ϵ(h) =
2 2∥h∥
∥Qh∥∥h∥ ∥Q∥∥h∥ ∥Q∥∥h∥
On a : |ϵ(h)| ≤ 2∥h∥
≤ 2
or lim 2
= 0.
h→0Rn
Donc lim ϵ(h) = 0. De plus, l’application h 7→ 12 ⟨(Q + QT )x, h⟩ est linéaire sur Rn .
h→0
Ainsi, g est différentiable en x et on a :
dgx (h) = 21 ⟨(Q + QT )x, h⟩, or dgx (h) = ⟨∇g(x), h⟩ donc
∇g(x) = 12 (Q + QT )x
iii le gradient de φ
Soit x ∈ Rn et h ∈ Rn \ {0}.
On a : lim ϵ(h) = lim ∥h∥ = 0. De plus, l’application h 7→ ⟨2(x − b), h⟩ est linéaire sur
h→0 h→0
n
R .
Ainsi, φ est différentiable en x et on a :
dφx (h) = ⟨2(x − b), h⟩, or dφx (h) = ⟨∇φ(x), h⟩
D’où ∇φ(x) = 2(x − b)
.P
2. i Déterminons la matrice hessienne de f en un point quelconque x ∈ Rn .
Soit (x, h, k) ∈ Rn × Rn × Rn .
Or l’application h 7→ ⟨Ah, k⟩ est linéaire, donc f est deux fois différentiable sur Rn et on
I.M
a:
d2 fx (h, k) = ⟨Ah, k⟩ = k T Ah
Or d2 fx (h, k) = k T Hess(f )(x)h, donc Hess(f )(x) = A.
D’où Hess(f )(x) = A.
ii Condition nécessaire et suffisante sur A, b et c pour que f soit convexe.
f convexe ⇐⇒ Hess(f )(x) est semi-définie positive pour tout x ∈ Rn .
⇐⇒ A semi-définie positive.
D’où f est convexe si et seulement si A est semi-définie positive, b ∈ Rn et c ∈ R.
EXERCICE XII
Utilisons la méthode des multiplicateurs de Lagrange pour résoudre les problèmes de minimisation sui-
vants :
1. min (x2 + y 2 + z 2 )
x−y−z=1
Soit f : R3 → R g : R3 → R
et
(x, y, z) 7→ x2 + y 2 + z 2 . (x, y, z) 7→ x − y − z − 1.
.P
2 0 0
Hf (x, y, z) = 0 2 0
0 0 2
Les valeurs propres de Hf (x, y, z) sont toutes égales à 2. Or 2 > 0, donc Hf (x, y, z) est
semi-définie positive pour tout (x, y, z) ∈ K. Ainsi, f est convexe sur K.
Soit (x, y, z) ∈ K
.S
Cherchons en cas d’existence λ ∈ R tel que ∇f (x, y, z) + λ∇g(x, y, z) = 0.
2x + λ = 0
On a : 2y − λ = 0 soit x − y − z = − λ2 − λ2 − λ2 = − 3λ 2
. Or x − y − z = 1,
2z − λ = 0
λ
x = − 2
I.M
donc − 3λ 2
= 1,i.e λ = − 23 soit λ = − 32 . et donc on a y = λ2
z = λ2
3
x−y−z =− λ=1
2
( 13 , − 31 , − 31 ) est l’unique solution de problème.
2. inf (x2 + y 2 + z 2 )
x+y=1
y−z=0
Soit f : R3 → R g : R3 → R Soit f : R3 → R
et
(x, y, z) 7→ x2 + y 2 + z 2 . (x, y, z) 7→ x − y − z − 1. (x, y, z) 7→ y − z.
D’aprés la réponse semi-définie positive au en probléme (1), la matrice hessienne de f est tout
point de R3 . Alors, f est convexe sur R3 on particulier mir Ki ∩K2 . De plus, of est différentiable
sus R3 en particulier sur K1 ∩ K2 . Aussi, g1 et g2 sont affines
On a : K4 ∩ K2 non borné car étant une droite
Soit (x, y, z) ∈ K1 ∩ K2
lim (x, y, z) = +∞
|||x,y,z|||→+∞
Alors f est coercive or f est continue sur K1 ∩ K2 donc f admet un minimum sur K4 ∩ K2 . Ainsi,
le problème admet de solutions.
Soit (x,y,z)∈ R3 solution du poroblime
Ona : ▽g1 (x, y, z) = (1, 1, 0) et ▽g2 (x, y, y) = (9, 1, −1) Comme (1, 1, 0)et(0, 1, −1) sont
linéavrement indépendanto alors il existe un unique coupla (λ1 λ2 ) ER² tel que
On
a donc :
2x + λ1 = 0
( (
x + y = −x1 − λ22
.P
x+y =1
2y + λ1 + λ2 = 0 soit ou donc
y − z = − λ21 − λ2 y−z =0
3z − λ2 = 0
( (
−λ1 − λ21 = 1 λ1 = − 43
i.e.
− λ21 − λ2 = 0 λ2 = 23
.S
Ainsi, (x, y, z) = 32 , 13 , 13
Réciproquement, comme
2 1 1 4 2 1 1 2 2 1 1
∇f , , − ∇g , , + ∇g2 , , = 0R3
3 3 3 3 3 3 3 3 3 3 3
I.M
solution du problème.
3. min lim (x + y + z)
x2 +y 2 +z 2 =1
Soit f : R3 → R g : R3 → R
et
(x, y, z) 7→ x + y + z. (x, y, z) 7→ x2 + y 2 + z 2 − 1.
Posons : K = {(x, y, z) ∈ R3 | x2 + y 2 + z 2 − 1 = 0}
On a : K = g −1 ({0}) et g est continue sur R3 et {0} est un fermé de R, donc K est un fermé
de R3 . Or K est borné donc K est compact. De plus, f est continue sur K. Ainsi, f est bornée
sur K et atteint ses bornes. Par conséquent, le problème admet des solutions.
On a : f et g différentiables sur R3 .
Soit (x, y, z) ∈ R3 solution du problème.
On a : ∇g(x, y, z) = (2x, 2y, 2z) ou (x, y, z) ̸= (0, 0, 0) car x2 + y 2 + z 2 = 1, donc il existe
un unique λ ∈ R tel que ∇f (x, y, z) + λ∇g(x, y, z) = 0R3
On a :
2 2 1
1 + 2xλ = 0
λ x = 4
3
1 + 2yλ = 0 soit λ2 y 2 = 14 et donc λ2 (x2 + y 2 + z 2 ) =
2 2 1 4
1 + 2zλ = 0 λz =4
√ √
3 3 3
a x2 + y 2 + z 2 = 1 donc λ2 = 4
soit λ= 2
ou λ = − 2
√
3
Pour λ = 2
, on a : (x, y, z) = (− √13 , − √13 , − √13 )
√
3
Pour λ = − 2
, on a : (x, y, z) = ( √13 , √13 , √13 )
√
3
Comme f (− √13 , − √13 , − √13 ) = − √33 < f ( √13 , √13 , √13 ) = √3
3
alors on rejette λ = − 2
.
√
3
Par conséquent, on a : λ = 2
et (x, y, z) = (− √13 , − √13 , − √13 )
Comme le problème admet de solutions et que (x, y, z) ∈ R3 est solution du problème, on
a : (x, y, z) = ( √13 , √13 , √13 ),alors on conclut que ( √13 , √13 , √13 ) est l’unique solution de ce
problème.
EXERCICE XIII
.P
Utilisons la méthode de Karush-Kuhn-Tucker pour résoudre chacun des problèmes d’optimisation sui-
vants :
1. min(x − y)
x2 + y 2 ≤ 1
Soit f : R2 → R et h : R2 → R
.S
(x, y) 7→ x − y (x, y) 7→ x2 + y 2 − 1
Posons K = {(x, y) ∈ R2 | x2 + y 2 ≤ 1}
K est une partie fermée et bornée de R2 , alors K est compacte. f est continue sur K, donc f
I.M
est bornée sur K et atteint ses bornes. Ainsi, le problème admet des solutions.
Les fonctions f et h sont continûment différentiables sur R2 . Soit (x, y) ∈ R2 solution du
problème.
f étant affine sur R2 alors elle est convexe sur R2 , en particulier sur le compact K. Ainsi,
(x, y) est un point extrême de K soit (x, y) ∈ ∂K i.e. x2 + y 2 = 1.
Comme x2 + y 2 = 1 alors N = {(2x, 2y)} = ̸ 0 On a : (x, y) ̸= (0, 0) car x2 + y 2 = 1, donc
(2x, 2y) ̸= (0, 0) Par conséquent, il existe µ > 0 tel que ∇f (x, y) + µ∇h(x, y) = 0R2 On a :
( (
1 + 2µx = 0 µ2 x2 = 41
Soit 2 2 1
et donc µ2 (x2 + y 2 ) = 24 et x2 + y 2 = 1 donc µ2 = 42
−1 + 2µy = 0 µy =4
√ √
2 2
soit µ = 2
ou µ = − 2
√
2
Pour µ = 2
, on a : (x, y) = − √12 , √12
√
2 1 1
Pour µ = − 2 , on a : (x, y) = √
2
,− 2 √
√
2
On a : f − √12 , √12 = − √22 et f √12 , − √12 = √2
2
alors on rejette µ = − 2
et on maintient
√
2
µ= 2
.
Ainsi, (x, y) = − √12 , √12 d’où − √12 , √12 est l’unique solution du problème.
2. min (x2 + y 2 − 2y + z 2 )
y+z=1
y≥2
Soit f : R3 → R
(x, y, z) 7→ x2 + y 2 − 2y + z 2
g : R3 → R
(x, y, z) 7→ y + z − 1
h : R3 → R
(x, y, z) 7→ y − 2
(
K1 = {(x, y, z) ∈ R3 , y + z = 1}
Posons
K2 = {(x, y, z) ∈ R3 , y ≥ 2}
(
K1 = g −1 ({0})
On a : or g et h sont continues sur R3 et,
K2 = h−1 (] − ∞, 0])
{0} et ] − ∞, 0] sont des fermés de R, donc K1 et K2 sont des
fermés de R3 . Ainsi, K1 ∩ K2 est un fermé de R3 .
.P
puisqu’un vecteur normal de (P) est non colinéaire à un vecteur normal
de (Q), alors K1 ∩ K2 ̸= ∅ et K1 ∩ K2 est non borné. Et comme
f est continue sur R3 alors f est continue sur le fermé non borné K1 ∩ K2 .(1)
Soit (x, y, z) ∈ K1 ∩ K2 .
.S
lim f (x, y, z) = lim (x2 + y 2 − 2y + z 2 )
∥(x,y,z)∥2 →+∞ ∥(x,y,z)∥2 →+∞
= +∞
I.M
.P
y≥2
λ∈R
µ≥0
er
1 cas : µ = 0
x = 0
x = 0
x=0
2y − 2 + λ = 0
.S
2(y − 1) + λ = 0
−2z + λ = 0
On a : 2y + λ = 0 soit 2z + λ = 0 i-e 2z + λ = 0
y + z = 1 −z = y − 1 −z = y − 1
y ≥ 2
y ≥ 2
y ≥ 2
x=0
I.M
λ=0
2z = 0
(
y=1
donc on a y − 1 = −3 (absurde) car
y ≥ 2
y≥2
x=0
y ≥ 3
Ainsi, (x, y, z, λ, µ) = (0, 2, −1, 2, 4) est la seule solution de (S). Or le problème admet de
solutions. D’où (0,2,-1) est l’unique solution de ce problème.
3. min (x2 + y 3 )
x∈R
y≥−1
Soit f : R2 → R h : R2 → R
Soit : et
(x, y) 7→ x2 + y 3 . (x, y) 7→ x − y − 1.
Posons :
K = {(x, y) ∈ R2 | y ≥ −1}
On a : K = h−1 (] − ∞, 0]) or h est continue sur R2 ] − ∞, 0] est un fermé de R, donc K est un
fermé de R2 . De plus, K est non borné. Comme f est continue sur R2 alors f est continue sur le
fermé non borné K.(3)
soit (x, y) ∈ K
On a :
lim f (x, y) = lim (x2 + y 3 )
∥(x,y)∥2 →+∞ ∥(x,y)∥2 →+∞
.P
Comme h(x, y) = 0 si et seulement si y = −1, alors on a :
W = {} si y ̸= −1 et W = {∇h(x, y)} si y = −1
W = {} ou W = {(0, −1)} or (0, −1) ̸= (0, 0) et la famille vide est libre donc il existe
µ ≥ 0 tel que
∇f (x, y) + µ∇h(x, y) = 0R2
.S
µh(x, y) = 0
(5)
y ≥ −1
µ≥0
On a :
2x = 0
I.M
2
3y − µ = 0
h(x, y) = 0
y ≥ −1
µ ≥ 0
µh(x, y) = 0 ⇒ µ = 0 ou h(x, y) = 0
1er cas : µ = 0
On a :
x=0
y = 0
y ≥ −1
µ≥0
.P
= +∞ car y ≥ −1 et donc y ne peut tendre vers −∞
Ainsi, f est coercive sur K.
Par conséquent, ce problème admet de solutions.
Soit (x, y) ∈ R2 solution de ce problème.
D’après la réponse au problème (3), l’ensemble des vecteurs normaux des contraintes actives
en (x, y) est linéairement indépendant. Ainsi, il existe µ ≥ 0 tel que
.S
2x = 0
∇f (x, y) + µ∇h(x, y) = 0
1 − µ = 0
µh(x, y) = 0
(S) Soit h(x, y) = 0
y ≥ −1
y ≥ −1
µ≥0
I.M
µ ≥ 0
1er cas:µ=0
2x = 0
1 = 0 (absurde car 1 ̸= 0)
On a : y = −1
y ≥ −1
µ = 0
x=0
µ = 1
2ème cas h(x, y) = 0 i.e. y = −1 On a : y = −1
y ≥ −1
µ > 0
Ainsi, (x, y, µ) = (0, −1, 1) est l’unique solution de (S). Or le problème admet des solutions.
D’où (0, −1) est l’unique solution de ce problème.
5. inf (−xy)
x≥0,y≥0
x2 +y 2 =1
Soit f : R2 → R g : R2 → R h1 : R2 → R h2 : R2 → R
et
(x, y) 7→ −xy. (x, y) 7→ x2 + y 2 − 1. (x, y) 7→ −x. (x, y) 7→ −y.
.P
Comme (−1, 0) et (0, −1) ne sont pas liés alors la famille ((0, 0), (−1, 0), (0, −1)) est libre.
Si x ̸= 0 ou y ̸= 0, ona : (2x, 2y) ̸= (0, 0) Ainsi, l’ensemble des vecteurs normaux des
contraintes actives en (x, y) est linéairement indépendant. Par conséquent, il existe (λ, µ1 , µ2 ) ∈
R3 tel
que
∇f (x, y) + λ∇g(x, y) + µ1 ∇h1 (x, y) + µ2 ∇h2 (x, y) = 0R2
.S
µ1 h1 (x, y) = 0
µ h (x, y) = 0
2 2
x ≥ 0
y≥0 (5)
2 2
x +y =1
I.M
µ≥0
µ2 ≥ 0
λ ∈ R
−y + 2xλ − µ1 = 0
−x + 2yλ − µ2 = 0
µ1 x = 0
µ2 y = 0
y ≥ 0
x≥0
x2 + y 2 = 1
µ1 ≥ 0
µ2 ≥ 0
λ∈R
1er cas : x = 0 et y = 0
µ 1 = 0
Alors : µ2 = 0 (absurde, car 0 ̸= 1)
2 2
0 +0 =1
2ème cas : x ̸= 0 et y = 0
2xλ − µ 1 = 0
2xλ = 0 λ = 0
−x − µ2 = 0 µ2 = −x µ2 = −1
µ1 = 0 µ1 = 0 µ1 = 0
x ≥ 0
x ≥ 0
x ≥ 0
Alors : Soit i.e (absurde car µ2 ≥ 0)
y≥0
y=0
y≥0
2
x =1
x=1
x=1
µ1 ≥ 0 µ1 ≥ 0 µ1 ≥ 0
µ2 ≥ 0 µ2 ≥ 0 µ2 ≥ 0
: x = 0 et y ̸= 0
3ème cas
−y − µ 1 = 0 µ1 = −y
µ1 = −1
2yλ − µ2 = 0 2yλ = 0
λ = 0
µ = 0
µ = 0
2 2
Alors : soit i.e µ2 = 0 (absurde car µ1 ≥ 0)
y≥0 y≥0
y=1
2
y =1
y=1
µ ≥ 0
.P
1
µ1 ≥ 0 µ1 ≥ 0
4ème cas : x ̸= 0 et y ̸= 0
eno : µ = 0 et λ = 0 et donc on a :
yx − 2x2 λ = 0
−y + 2xλ = 0
−yx + 2y 2 λ = 0
−x + 2yλ = 0
.S
x ≥ 0
x≥0 soit
y≥0
y ≥ 0
x2 + y 2 = 1
x 2 + y 2 = 1
−y + 2xλ = 0
I.M
−y + 2xλ = 0
(S’) =⇒ −x + 2yλ = 0
x ≥ 0y ≥ 0x2 + y 2 = 1
y 2 = x2
−y + 2xλ = 0
=⇒ x>0 car λ ̸= 0 puisque si λ = 0, on trouve une absurdité dans
y>0
x2 + y 2 = 1
−y + 2xλ = 0
−x + 2yλ = 0
2
x + y2 = 1
2
2x = 2y 2 = 1
x ≥ 0
=⇒
y≥0
−y + 2xλ = 0
√
2
x = (
√2
x≥0
=⇒ y = 22 car
√2 √
y≥0
− 2 + 2λ = 0
√
2
x =
√2 √ √
2 2 2 1
=⇒ y = 2
Réciproquement, (x, y, λ) = 2
, ,
2 2
est solution de (S’).
1
λ=
2
√ √
2 2 1
De tout ce qui précède, on conclut que (x, y, λ, µ, λ) = 2
, 2 , 2 , 0, 0
est l’unique solution
√ √
de (S). Or le problème admet de solutions. D’où 22 , 22 est l’unique solution du problème.
EXERCICE XIV
1. (A) inf (x3 − y)
y=0
i Donnons le système d’optimalité de Lagrange que doit satisfaire toute solution (s’il en existe)
.P
de ce problème. Soit (x, y) ∈ R2 solution de (61) s’il en existe.
Soient f : R2 → R et g : R2 → R
f (x, y) 7→ x3 − y et g(x, y) 7→ y
Les fonctions f et g sont différentiables sur R2 . Comme ∇g(x, y) = (0, 1) et (0, 1) ̸=
(0, 0), alors il existe un unique λ ∈ R tel que
.S
∇f (x, y) + λ∇g(x, y) = 0R2
y=0
(x, y) doit satisfaire le système (S) : ∇f (x, y) + λ∇g(x, y) = 0R2
I.M
2
3x = 0
(S) : −1 + λ = 0
y=0
ii) Résolvons (S)
x = 0
λ=1
y=0
6x 0
Hess(f )(x, y) =
0 0
−6 0
Hess(f )(−1, 0) =
0 0
-6 est une valeur propre strictement négative de Hess(f )(−1, 0). Alors Hess(f )(−1, 0) n’est
pas semi-définie positive. Donc f n’est pas convexe sur K.
Comme f n’est pas convexe sur K, alors on ne peut pas conclure que (0, 0) est solution
de (A1 ) bien que f soit différentiable sur R2 et g affine sur R2 .
Aussi, d’après la réponse à la question 1-i), c’est lorsque (61) admettra de solutions que
la solution sera égale à (0, 0).
D’où il n’y a pas d’anomalie.
.P
Soit f : R2 → R et g : R2 → R
(x, y) 7→ x − y et (x, y) 7→ x2 + y 2
Les fonctions f et g sont différentiables sur R2 . De plus, f est convexe mais g n’est pas
affine.
Posons : K = {(x, y) ∈ R2 , x2 + y 2 = 0.9}
.S
On a : K = {(x, y) ∈ R2 |x2 = 0 et y 2 = 0.9}
K = {(0, 0)}
Soit (x, y) ∈ R2
∇g(x, y) = (2x, 2y)
On a : ∇g(0, 0) = (0, 0)
I.M
Alors, pour toute solution (x, y) ∈ R2 de (12) s’il en existe, on a : ∇g(x, y) = ∇g(0, 0) =
(0, 0) soit (∇g(x, y)) liée, et ∇f (x, y) = (1, −1).
D’où on ne peut pas utiliser la méthode de Lagrange pour résoudre ce système.
iii Non, il n’y a pas d’anomalie. En effet, comme les conditions requises pour appliquer la
méthode de Lagrange ne sont pas satisfaites, alors on ne peut pas utiliser cette méthode.
Mais le problème a bien des solutions.
3. (A3) inf x+y
x2 +y 2 ≤0
i Disons pour quoi on ne peut pas utiliser la méthode de Karush-Kuhn-Tucker pour résoudre
ce problème.
Soient f : R2 → R (x, y) 7→ x + y et h : R2 → R (x, y) 7→ x2 + y 2
La fonction f est convexe et différentiable sur R2
2 0
Comme h est deux fois différentiable et Hess(h)(x, y) = , ∀(x, y) ∈ R2 , alors h
0 2
est convexe puisque Hess(h)(x, y) est semi-définie positive pour tout (x, y) ∈ R2
Posons K = {(x, y) ∈ R2 /x2 + y 2 ≤ 0} On a : K = {(x, y) ∈ R2 /x2 + y 2 = 0} car
∀(x, y) ∈ R2 , x2 + y 2 ≥ 0 K = {(0, 0)}
Soit (x, y) ∈ R2 ∇h(x, y) = (2x, 2y) et ∇f (x, y) = (1, 1)
EXERCICE XV
.P
Determinons les sous différentiels :
1. ∂f (x), x ∈ R
car g(x) =
1 si x > 0 x si x > 0
Ainsi, ∀x ∈] − ∞, 0[, ∂g(x) = {−1} et ∀x ∈]0, +∞[, ∂g(x) = {1}.
De plus, limx→0+ g ′ (x) = 1 et limx→0− g ′ (x) = −1.
Ainsi, ∂g(0) = [−1, 1].
{1}
si x > 0
D’où ∂g(x) = {−1} si x < 0
[−1, 1] si x = 0
3. ∂h(0)
h est convexe sur R comme somme de fonctions convexes sur R.
On a :
h(x) − h(0) x + x2
lim = lim+
x−→ 0 x−0 x−
→ 0 x
> >
= lim+ 1 + x
x−
→ 0
>
=1
h(x) − h(0) −x + x2
lim = lim
x−→ 0 x−0 x−
→ 0 x
< <
= lim −1 + x
x−
→ 0
<
= −1
4. ∂F (0, 0)
Soit f1 : R → R et f2 : R → R
x 7→ x2
y 7→ |y|
.P
Les fonctions f1 et f2 sont convexes sur R et on a :