1.
Choix et intérêt du travail
1.1. Choix du sujet
choix de ce sujet s’explique par l’importance stratégique du secteur minier dans l’économie de la
République Démocratique du Congo. Les produits miniers représentent une part essentielle des
exportations nationales, représentant plus de 90% des exportations et constituent une source majeure
de recettes publiques. La fraude à l'exportation, sous forme de sous-déclaration de quantités, de sous-
évaluation des valeurs ou de fausses certifications d'origine, prive l'État de recettes fiscales estimées à
plusieurs milliards de dollars annuellement (rapports ITIE-RDC) Cependant, ce secteur est confronté à
une fraude persistante lors de l’exportation, entraînant des pertes fiscales considérables et
compromettant la transparence é[Link] douane, en tant qu’institution chargée du contrôle des
flux commerciaux et de la perception des droits et taxes, occupe une place centrale dans la lutte contre
cette fraude. Étudier son rôle et ses défis permet non seulement de comprendre les mécanismes de
régulation, mais aussi d’identifier les failles qui favorisent la contrebande et la sous-déclaration des
produits miniers
En tant que futur professionnel en administration publique ou droit économique, ce thème m'intéresse
pour son lien direct avec le contrôle douanier et les accises..
1.2. Intérêt du travail
a) Intérêt personnel: Ce sujet s'aligne sur ma formation en Douane et Assise, et mon intérêt pour sur sur
le rôle des exportations Minière en RDC. Il me permet d'approfondir les mécanismes douaniers utiles
pour ma formation.
b)Intérêt scientifique: Il contribue à la littérature sur la gouvernance minière en Afrique, en analysant les
failles institutionnelles et en proposant des solutions empiriques, comblant un vide sur les défis
spécifiques de la douane face à la fraude sophistiquée. Cette étude offre un cadre analytique utile aux
futurs chercheurs, facilitant ainsi la compréhension des enjeux liés au domaine douanier. »
c) Intérêt institutionnel Pour la Direction Générale des Douanes et Accises (DGDA) et le Ministère des
Mines, ce travail offre des recommandations pratiques pour renforcer les contrôles, alignés sur les
réformes de l'OHADA.
2. DÉLIMITATION DU SUJET
À l'instar de tout travail de recherche, la présente étude s'inscrit dans un cadre délimité:
1. Dans le temps : Cette étude s'étend sur la période post-COVID-19 (2022- 2025) , marquée par une
exacerbation des fraudes douanières et une intensification du conflit armé à l'Est ; dans ce contexte, les
exportations sont perçues comme un levier stratégique de financement de la guerre.
.2.2. Dans l'espace: Sur le plan spatial, nos investigations se limitent au champ d'action de la Direction
Provinciale de la DGDA/Haut-Katanga, précisément au sein des services opérant dans la ville de
Lubumbashi. Ce choix se justifie par le rôle central de cette direction dans la mobilisation des recettes.
3. PHENOMENE OBSERVE
Toute investigation doit faire l'objet d'une observation.
Par phénomène observé nous comprenons que c'est ce que l'on observe par une expérience et qui est
susceptible de se répéter ou d'être reproduit et d'acquérir une valeur objective, universelle.
D'après MBAYO L.M (2014), un phénomène observé est une situation réelle d'un état de choses, une
réalité observée par le chercheur qui est phénoménale.
Sur base des observations faites à la Direction Générale de douane et Accises, notamment sur la
procédure de dédouanement des marchandises à l’exportation en général, en particulier la procédure
de dédouanement des produits miniers à l’exportation.
Nous avons constaté que la plupart de nos frontières sont poreuses, et les opérateurs économiques
développent des mécanismes pour contourner la voie légale (la fraude, la contrebande); la procédure de
dédouanement à l’exportation est longue, et l’exportateur dans l’impatience de faire couler sa
marchandise, ce dernier recourt à des voies non autorisées par la douane (la contrebande); le non-
respect de la procédure douanière, le comportement et l’absence des infrastructures, le non-respect de
la législation douanière et la législation minière et une faible procédure de dédouanement à
l’exportation.
Notre question de départ est formulée de la manière suivante :« Pourquoi la procédure de
dédouanement des minerais à l’exportation ne permet pas à la DGDA de maximiser les recettes
douanières ? »
4. Problématique
On définit souvent la problématique comme un ensemble de questions que l’on se pose pour traiter un
sujet particulier. (Emile Benveniste 2012)
La problématique est une formulation de la question centrale de recherche .Il s’agit de l’ensemble des
questions pertinentes que se pose un chercheur sur un phénomène observé (Cornet S. M., 2018).
Malgré les réformes engagées et les outils de contrôle mis en place, la fraude à l’exportation des
produits miniers demeure un phénomène récurrent en RDC. Les pertes fiscales liées à cette fraude
fragilisent l’économie nationale et limitent la capacité de l’État à financer ses politiques [Link]
question centrale est donc :Comment la douane congolaise peut-elle renforcer son efficacité dans la
lutte contre la fraude à l’exportation des produits miniers, tout en surmontant les défis institutionnels,
techniques et humains auxquels elle est confrontée ?
5. Hypothèses
SEM MBIMBI et Annie cornet (2018) dans Méthode de recherche en Sciences Économique et de
Gestion, définissent l’hypothèse comme l’ensemble des propositions des réponses à la recherche. Il
s’agit d’une réponse anticipée ; une affirmation provisoire qui décrit ou explique un phénomène.
George Andrew Lundberg (1942) : Dans Social Research, il précise qu'une hypothèse est une «
généralisation provisoire dont la validité reste à vérifier ». Pour lui, elle peut n'être qu'une simple
intuition ou une idée imaginative au stade élémentaire.
La persistance de la fraude minière est principalement due à la faiblesse des mécanismes de contrôle
douanier et au manque de moyens techniques adaptés.
Le renforcement des capacités institutionnelles et technologiques de la douane (digitalisation,
traçabilité, coopération interinstitutionnelle) permettrait de réduire significativement la fraude.
La lutte contre la fraude minière nécessite une coopération régionale et internationale, car une partie de
la contrebande s’effectue par des circuits transfrontaliers.
Définition de la méthode
Selon Jean-Claude Kaufmann (1996), une méthode est « l’ensemble des démarches intellectuelles et
pratiques mises en œuvre pour atteindre un objectif scientifique ».
Pour Raymond Quivy et Luc Van Campenhoudt (1995), la méthode est « un cheminement rigoureux qui
permet de passer de la problématique à des résultats fiables ».
Guy Rocher (1968) définit la méthode comme « un ensemble de principes et de règles qui guident la
recherche et garantissent la validité des connaissances produites ».
S'agissant de cette étude, nous avons utilisé les méthodes suivantes:
Méthode documentaire
- Jean-Pierre Deslauriers (1991) : « La méthode documentaire est une technique de recherche qui
consiste à recueillir, analyser et interpréter des informations provenant de documents écrits ou
enregistrés afin de mieux comprendre un phénomène ».
- Philippe Perrenoud (1994) : « La recherche documentaire permet de situer un travail scientifique dans
un champ de connaissances existant, en mobilisant les sources disponibles pour éclairer la
problématique ».
Cette méthode consiste à exploiter les sources écrites et numériques disponibles (rapports officiels,
études académiques, statistiques douanières, publications de la Banque mondiale, FMI, DGDA, etc.).
Elle nous a permis:
- De comprendre le rôle institutionnel de la douane.
- D’identifier les formes de fraude minière déjà étudiées.
- De situer la recherche dans le contexte scientifique existant.
Méthode quantitative
Raymond Boudon (1971) : « La méthode quantitative repose sur l’utilisation de données chiffrées et de
techniques statistiques pour décrire et expliquer les phénomènes sociaux ».
- Thierry Mertens (2002) : « L’approche quantitative vise à mesurer objectivement les variables étudiées
et à établir des relations entre elles à travers des indicateurs statistiques ».
La méthode quantitative repose sur la collecte et l’analyse de données chiffrées.
Elle est adaptée à ce sujet car la fraude minière se mesure en termes de volumes exportés, de recettes
fiscales perdues et de statistiques douanières.
- Elle nous permis d’évaluer l’ampleur de la fraude à travers des indicateurs (écarts entre production
déclarée et exportations officielles, pertes fiscales estimées).
- Elle nous a facilité la comparaison entre différentes périodes ou postes douaniers.
- Elle nous a donné une base objective pour formuler des recommandations.
Jean-Pierre Deslauriers (1991) : « Les techniques de recherche sont des instruments pratiques qui
permettent de mettre en œuvre une méthode et de recueillir des données pertinentes ».
- Maurice Angers (1992) : « Les techniques sont des procédés concrets utilisés par le chercheur pour
collecter, traiter et analyser les informations nécessaires à l’étude ».
a) Technique statistique
- Définition : technique quantitative qui consiste à recueillir des données chiffrées sur un phénomène.
Cette technique nous a permis de relever les volumes des exportations officielles et les écarts constatés
pour mesurer la fraude et nous aidé d'établir des tableaux comparatifs entre recettes attendues et
recettes perçues, calculer le taux de fraude estimé, représenter les tendances par graphiques.
b) Questionnaires
- Définition : outil de collecte d’informations standardisées auprès d’un échantillon de personnes.
- Application : administrer des questionnaires aux agents douaniers et aux opérateurs miniers pour
obtenir des perceptions sur les mécanismes de fraude et de contrôle.
C) Interviews semi-directives
- Définition : technique qualitative qui consiste à interroger des acteurs en suivant un guide d’entretien
souple.
- Application : interroger des responsables douaniers et des experts du secteur minier pour compléter
les données quantitatives par des témoignages de terrain.
d) Traitement statistique
- Définition : ensemble de procédés permettant de transformer des données brutes en indicateurs
significatifs (pourcentages, graphiques, comparaisons).
OBJECTIFS POURSUIVIS
L'objectif principal poursuivi dans ce travail est d'évaluer l'efficacité des mécanismes de contrôle
douanier contre la fraude à l'exportation minière, afin de proposer des stratégies de sécurisation des
recettes publiques.
REVUE DE LITTÉRATURE
La revue de littérature est une étape importante dans la recherche scientifique. Elle consiste à
rassembler, analyser et organiser les articles scientifiques afin de donner une vue d’ensemble sur l’état
d’avancement scientifique dans un domaine donné.
Elle permet d’identifier, de sélectionner, d’évaluer et de résumer les données primaires et les résultats
de recherche sur une question spécifique.
2.1. ETUDES THÉORIQUE
LA THEORIE CLASSIQUE DE L’ECHANGE INTERNATIONAL
Adam SMITH considère que grâce à la division du travail, les pays peuvent au lieu de
produire tous leurs biens eux-mêmes, importer les biens produits par d’autres pays et en tirer
un bénéfice car la spécialisation améliore sensiblement la productivité.SMITH considère en plus le
commerce extérieur comme avantageux en lui-même, pourvu qu’il arrive à son heure et se développe
spontanément c’est à RICARDO et ses successeurs, en particulier S. MILL, qu’il était réservé de trouver
une base scientifique solide à la théorie du commerce international.
1.2.2. LE MERCANTILISME INDUSTRIEL
Colbert croyait que le développement d’une économie tenait à la qualification de sa main-d’œuvre. Or,
les industries nécessitent production de luxe. Afin de permettre l’implantation de telles industries.
C’est-à-dire il faut interdire les importations. En outre, la consommation de
biens de luxe corrompt les mœurs ; il faut donc en favoriser l’exportation.
1.2.3. LE BULLIONISME ESPAGNOL
Selon cette doctrine, la richesse de la nation s’identifie au stock de métaux précieux. Pour
qu’un pays puisse accumuler des métaux précieux, il faut que la balance extérieure soit favorable, dès
lors, le principe de la politique commerciale d’un tel pays est clair : il s’agit de freiner autant que
possibles les importations, en allant jusqu’à les interdire, et favoriser par tous les moyens les
exportations.
1.2.4. THEORIE STRATEGIQUE DU COMMERCE INTERNATIONAL
La théorie stratégique du commerce international est une théorie qui soutient que les puissances
publiques peuvent, en soutenant leurs entreprises transnationales, capter des rentes commerciales à
l’international et ainsi assurer des exportations.
1.2.5. LA THEORIE DES AVANTAGES ABSOLUS D’Adam SMITH
Adam SMITH est surtout connu pour avoir posé les bases de la théorie économique
moderne. Parmi ses multiples apports, il a notamment mis en lumière les gains que les pays 23Le
commerce international permet des gains de productivité puisque chaque pays, en se spécialisant dans
les secteurs où il est le plus productif, augmente sa production totale (donc sa consommation). Cette
idée est en lien avec l’exemple de SMITH sur la manufacture d’épingles :
en divisant les tâches successives permettent de fabriquer une épingle, SMITH montre qui la
productivité augmente fortement grâce à la division du travail. Le commerce international, en
permettant l’extension de la taille du marché et donc de la division du travail, en accroit les
[Link] théorie montre que chaque pays a intérêt à se spécialiser dans la production pour
laquelle il a un avantage compétitif absolu vis-à-vis des autres et à échanger en suite sa production.
1.2.6. THEORIE DES AVANTAGES COMPARATIFS DE David RICARDO
Au début 19ème siècle, l’économiste anglais David RICARDO poursuit le travail de SMITH mais montre
qu’un pays a intérêt à se spécialiser et à participer au commerce international même s’il n’a pas
d’avantage compétitif absolu. C’est la théorie des avantages comparatifs : chaque pays a intérêt à se
spécialiser dans la production pour laquelle il est comparativement le plus compétitif et à échanger.
La conclusion de RICARDO, qui peut sembler contre-intuitive, est que chaque tire un intérêt du
commerce international, quel que soit son niveau de développement.
David RICARDO illustre sa théorie en prenant l’exemple de deux produits et deux pays :
le drap et le vin, et le Portugal et l’Angleterre. Dans son exemple, le Portugal est plus productif
que l’Angleterre dans les deux productions. Pourtant, l’avantage du Portugal est comparativement plus
grand dans le vin que le drap. Le Portugal a intérêt à ne pas produire du vin, l’Angleterre que du drap, et
à échanger en suite une partie de leur production.
Cette théorie repose cependant sur certaines hypothèses restrictives, par exemple l’absence de coûts de
transport. De plus, une spécialisation très poussée des pays les rend vulnérables.
Par exemple, si un pays se spécialise dans la production de vin et qu’une maladie décime la vigne, il en
résultera une violence crise é[Link] ces six théories ont un point commun qui est «
d’interdire les importations, d’encourager la production locale et de favoriser les exportations »
Pour nous, aucun pays ne peut vivre dans l’autarcie. Nous suggérons de diminuer les importations et de
produire beaucoup plus pour exporter. Parce que les exportations autorisent
l’accès à des marchés étrangers. Par conséquent les entreprises qui exportent vont pouvoir bénéficier
du développement financier et économiques des autres pays étrangers ce qui implique une croissance
au niveau du chiffre d’affaire et un accroissement au niveau de la rentabilité économique. L’exportation
des biens et services est une source de richesse pour un pays comme nous l’avons signalé dans
l’introduction.
Quand bien même les avantages de l’exportation, les entreprises qui exportent se heurtent à des
quelques difficultés. Les entreprises exportatrices se trouvent parfois face un problème de change. En
effet, les échanges s’effectuent le biais de différentes monnaies (euro, dollar
américain, yen…). Sachant que les taux de change sont constamment flottants, et que les prix des
transactions sont souvent fixées à l’avance, l’entreprise exportatrice risque de subir une perte
provoquée par la dépréciation de la monnaie du pays [Link] le cadre des opérations
d’exportation, c’est souvent l’importateur qui définit la politique commerciale. Ce qui limitera le pouvoir
de l’exportateur sur le sort de ses produits et/ou services dans le pays de destination.
En conclusion, parmi les entraves à l’exportation, on cite les frais supplémentaires afférents au transport
des marchandises lourdes ou faibles valeur, révélées coûteuses.
1.3.1. PROTECTION CONTRE LES PRATIQUES DE DUMPING (Les mesures antidumping)
Les mesures antidumping sont règlementées par l’organisation mondiale du commerce (OMC). Parmi les
mesures possibles, les pays peuvent imposer des droits antidumping. Dans le cadre de l’OMC, ces droits
doivent correspondre à la différence entre le cout de production et le prix de la vente sur le marché
[Link] Etats ayant recours au protectionnisme invoquent une concurrence déloyale ou des
pratiques de dumping :
Dumping monétaire : une monnaie subit une dévaluation, lorsque les autorités monétaires décident
d’intervenir sur le marché des changes pour abaisser la valeur de sa devise par rapport à d’autres
monnaies. Cela rend les produits locaux plus compétitifs et les produits importés plus chers (condition
de Marshall-Lerner), permettant d’augmenter les exportations et de diminuer les importations, et ainsi
d’améliorer la balance commerciale. Les pays avec une monnaie trop faible provoquent des
déséquilibres commerciaux : ils affichent des excédents externes importants alors queleurs concurrents
enregistrent des déficits considérables.
Dumping fiscal : regroupe les politiques fiscales très incitatives mises en place par certains Etats pour
attirer les entreprises ou les contribuables. Associées fréquemment a de la concurrence déloyale, elles
ont à nouveau été dénoncés lors des récents scandales LuxLeaks et Panama Papers. Certains Etats
pratiquent un taux d’imposition sur les sociétés et les personnes plus faible.
Dumping social : pratique visant à abaisser les couts de production en abaissant le cout de la main
d’œuvre. Lorsqu’un Etat réduit les cotisations sociales ou conserve des normes sociales très faibles. (Par
exemple, en Chine, la règlementation du travail est moins contraignante pour les employeurs
qu’ailleurs).
Dumping environnemental : est une expression qui peut être utilisée pour décrire deux
situations :
La première, c’est lorsqu’un Etat cherche à accroitre la compétitivité des entreprises présentes sur son
territoire en allégeant les dispositions législatives visant à protéger l’[Link] deuxième
signification, c’est un Etat qui adopte des normes environnementales moins rigoureuses que d’autres
pour attirer des formes multinationales sur ses terres.
Les pays exportateurs encouragent les pratiques dumpings qui consistent à vendre sur les marchés
extérieurs à des prix inférieurs à ceux du marché national (à moins chers) voire même inférieurs au prix
de revient pour faire revenir les devises afin de financer les importations et stabiliser l’économie.
1.3.2. LE PROTECTIONNISME
Le protectionnisme consiste au contraire à mettre en place des droits de douane, des quotas
d’importation ou encore des normes spécifiques pour diminuer les importations. Il vise à favoriser les
entreprises et travailleurs nationaux mais il peut, au final, pénaliser les consommateurs,
l’investissement et l’innovation.L’adoption d’une politique protectionniste peut avoir pour objectif de
protéger certains secteurs économiques comme les industries naissantes qui ne sont pas assez
compétitives pour affronter la concurrence internationale, laisser le temps à des activités vieillissantes
de se reconvertir ou bien encore de sauvegarder l’emploi dans les secteurs menacés.
A l’inverse, le protectionnisme peut conduire à une guerre commerciale entre les nations (les mesures
de représailles des autres pays, boycott), à l’isolement de l’économie nationale, à une augmentation des
prix préjudiciable pour les consommateurs et les entreprises, à retarder les avancées technologiques, à
la perte de compétitivité des entreprises, à une augmentation du chômage, etc.
1.3.3. LE LIBRE-ECHANGE
Le libre-échange défend l’ouverture au commerce international en supprimant les barrières à la
circulation des marchandises et des capitaux. L’augmentation de la concurrence et de la taille des
marchés est censée favorable à l’innovation et à l’investissement tout en réduisant les coûts pour les
consommateurs.
Étude Empirique
Contrôler la valeur des exportations de minéraux : options stratégiques pour les États.
Cet ouvrage pratique a pour but de mieux familiariser les décideurs avec le processus d’établissement
de la valeur des minéraux exportés. L’accent porte ici sur la détermination de la valeur (ou de la qualité)
des exportations de minéraux, et non sur leur quantité. Bien que le risque existe que des entreprises
sous-évaluent l’une et l’autre, le contrôle de la valeur des minéraux est plus complexe et requiert une
plus grande expertise technique.
En outre, la plupart des États ont mis en place des mesures de contrôle de la quantité reposant, par
exemple, sur la pesée des navires qui transportent les minéraux exportés, alors qu’ils manquent des
compétences, de l’expertise et des équipements requis pour contrôler la valeur des minéraux.
Cet ouvrage présente les trois principales options stratégiques qui s’offrent aux pouvoirs publics pour
améliorer l’évaluation des exportations de produits minéraux. Il aide également les responsables publics
à déterminer le type d’intervention adéquat pour prévenir le risque que des entreprises évaluent
délibérément ou de façon accidentelle leurs exportations de minéraux.
Joël MASHUNI-ILUNGA (2016), Exportations miniers et stabilisation du taux de change en RDC. Edition
Edilivre-Aparis.
Le défi de développement dont la face actuelle est la stabilité macro-économique comme préalable et,
d’un autre versant, l’abondance des matières premières en RDC, nous ont conduits à analyser leur
interaction en sous-ensemble. Sous un nouveau contexte, celui de l’ouverture du secteur minier, nous
avons analysé l’impact de celui-ci sur la stabilisation du taux de change. À l’aide de la MCO pour saisir
l’impact des exportations minières sur la stabilisation du taux de change et de la méthode GARCH pour
saisir la volatilité, nous sommes parvenus à la conclusion selon laquelle les exportations minières ont un
impact positif sur la volatilité. La stabilisation est tributaire de la dette extérieure sous le joug de moult
explications.
Jimmy DIMITRI MBAZI, dans son travail intitulé « Analyse économique des exportations des substances
minérales à Goma en RDC ». Cas de la cassitérite, du coltan et du wolframite. Université des Pays des
Grands Lacs RDC – graduat en sciences économiques et gestion (2012). Son travail avait pour objectif de
savoir le comportement du niveau d’exportation au niveau de la province du Nord-Kivu.
Jean-Bosco LENGE MUZAMILWA, dans son travail intitulé « Participation de la République Démocratique
du Congo au commerce international, analyse des statistiques des exportations entre 2016-2020 ». ISC-
BUKAVU. Il fait une analyse des exportations et importations de la RDC avec le reste du monde, avec
pour objectif d’analyser le solde de la balance commerciale de la RDC.
Magloire, son travail intitulé « Procédures douanières à l’importation et à l’exportation », cas de la
DGDA/KASUMBALESA. Son étude montre qu’il y a une inefficacité des recettes douanières suite à la non-
accomplissement de toutes les formalités des procédures douanières par le service de la douane. Ce
non-accomplissement se remarque par l’absence de l’ordre de transit dans le processus douanier.
Nous avons lu différents travaux, ces trois ont retenu notre attention. Nous avons parcouru le travail de
Jimmy DIMITRI, qui cherchait à savoir le comportement du niveau d’exportation au niveau de la
province du Nord-Kivu. Nous avons également lu Jean-Bosco LENGE MUZAMILWA, qui cherchait à faire
une analyse des exportations et importations de la RDC avec le reste du monde, dans l’objectif
d’analyser le solde de la balance commerciale de la RDC. Et enfin, nous avons consulté celui de Magloire,
dont l’étude montre qu’il y a une inefficacité des recettes douanières suite à la non-accomplissement de
toutes les formalités des procédures douanières par le service de la douane. Ce non-accomplissement se
remarque par l’absence de l’ordre de transit dans le processus douanier.
Contrairement aux trois travaux précités ci-haut, notre étude se distingue en ce qu’elle cherche à
comprendre la procédure de dédouanement des produits miniers à l’exportation et à scruter les
facteurs qui expliquent la faiblesse des procédures de dédouanement des produits miniers à
l’exportation sur les recettes de la DGDA.
Ce livre est un manuel pour les étudiants et chercheurs, un guide utile pour les personnes opérant dans
l’exportation. Il décrit et analyse l’ensemble des règles pertinentes à l’occasion du déroulement des
formalités.
- STRUCTURE DE LA RECHERCHE
A l'exclusion de l'introduction et la conclusion, notre travail a mis au point trois chapitres à savoir
Chapitre e 1 : Cadre Conceptuel et théorique
Chapitre 2 : Défis et cas d'étude de la DGDA Lubumbashi.
Chapitre 3 : 3 : Résultats de l’étude.
Bibliographie sommaire
- Angers, Maurice. Méthodologie de la recherche en sciences sociales. Montréal : CEC, 1992.
- Babbie, Earl. The Practice of Social Research. Belmont : Wadsworth, 2010.
- Banque mondiale. Rapport sur la gouvernance des ressources naturelles en Afrique. Washington, 2020.
- Boudon, Raymond. La logique du social. Paris : Hachette, 1971.
- Creswell, John W. Research Design: Qualitative, Quantitative, and Mixed Methods Approaches.
Thousand Oaks : Sage, 2014.
- Deslauriers, Jean-Pierre. Recherche qualitative : Guide pratique. Montréal : McGraw-Hill, 1991.
- Direction Générale des Douanes et Accises (DGDA). Rapports annuels sur les recettes douanières et
minières. Kinshasa, diverses années.
- FMI. Fiscalité et ressources naturelles en Afrique subsaharienne. Washington, 2019.
- Gaston MUTAMBA LUKUSA (2016) L’économie congolaise de 2007 à 2016. Analyse de la situation
économique de la RDC sur cette période, avec focus sur gouvernance et climat des affaires.
- Jimmy DIMITRI MBAZI (2012) Analyse économique des exportations des substances minérales à Goma
en RDC. Cas de la cassitérite, du coltan et du wolframite. Université des Pays des Grands Lacs, RDC.
- Jean-Bosco LENGE MUZAMILWA (2020) Participation de la République Démocratique du Congo au
commerce international : analyse des statistiques des exportations entre 2016-2020. ISC-Bukavu.
- Joël MASHUNI-ILUNGA (2016) Exportations miniers et stabilisation du taux de change en RDC. Édition
Edilivre-Aparis. Analyse de l’impact des exportations minières sur la stabilité macro-économique et le
taux de change
- Kaufmann, Jean-Claude. L’entretien compréhensif. Paris : Nathan, 1996.
- Magloire NKONGOLO 2012-2016: Procédures douanières à l’importation et à l’exportation. Cas de la
DGDA/Kasumbalesa. Étude sur l’inefficacité des recettes douanières liée au non-accomplissement des
formalités.
- Mertens, Thierry. Méthodes de recherche en sciences sociales. Bruxelles : De Boeck, 2002.
- MBAYO L.M (2014) Définition du phénomène observé dans la recherche scientifique.
- Perrenoud, Philippe. Construire des compétences dès l’école. Paris : ESF, 1994.
- Quivy, Raymond & Van Campenhoudt, Luc. Manuel de recherche en sciences sociales. Paris : Dunod,
1995.
- Rocher, Guy. Introduction à la sociologie générale. Montréal : Éditions HMH, 1968.