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Résolution TD DA

Le document présente un travail de groupe sur le droit administratif, abordant des questions liées aux actes administratifs, à la création de services publics et à la compétence des autorités. Il traite d'un cas où la Première Ministre annule un décret de création d'un service public d'assistance sociale, soulignant les implications juridiques et les procédures à suivre. En tant que conseiller juridique, il est recommandé de reconnaître l'irrégularité de l'acte, de proposer une voie régulière pour la création du service et d'agir dans l'urgence avec des mesures provisoires.

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Le document présente un travail de groupe sur le droit administratif, abordant des questions liées aux actes administratifs, à la création de services publics et à la compétence des autorités. Il traite d'un cas où la Première Ministre annule un décret de création d'un service public d'assistance sociale, soulignant les implications juridiques et les procédures à suivre. En tant que conseiller juridique, il est recommandé de reconnaître l'irrégularité de l'acte, de proposer une voie régulière pour la création du service et d'agir dans l'urgence avec des mesures provisoires.

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1

INTRODUCTION

Dans le cadre du cours de droit administratif dispensé par le professeur NTUMBA


MUSUKA Zacharie ainsi que ses collaborateurs, il a été attribué à chaque groupe constitué
d’étudiants des casus sur basent desquels il élaborerons après plusieurs recherches et
réflexions des travaux qui feront l’objet d’un exposé.

Ce travail est dirigé par le chef des travaux SULUBIKA ASHA Dodo accompagné d’autres
collaborateurs du professeur NTUMBA MUSUKA Zacharie.

Et nous constituons le 42 ème groupe de ce travail tel qu’énuméré dans LA LISTE


DE RÉPARTITION DES GROUPES POUR LE TRAVAIL DIRIGÉ (TD) EN DROIT
ADMINISTRATIF GENERAL : L3 LMD-A.

C’est donc après lecture de notre thématique ( casus ) que nous y avons ressorti les 5
questions essentielles qui seront abordés de manière claire, concise et structuré en chapitre se
présentant comme suite :

1.​ Chapitre Premier : ACTES ADMINISTRATIFS ET COMPÉTENCE


ADMINISTRATIVE ( de la première ministre et du ministère des
affaires sociales )

2.​ Chapitre Deuxième : CRÉATION DES SERVICES PUBLICS

3.​ Chapitre Troisième : POUVOIR HIÉRARCHIQUE ET CONTRÔLE


ADMINISTRATIVES

4.​ Chapitre Quatrième : EFFETS L’ANNULETION D’UN ACTE ADMINISTRATIF

5.​ Chapitre Cinquième : NOTRE ORIENTATION ENTANT QUE CONSEILLERS


JURIDIQUE DU MINISTÈRE DES AFFAIRE SOCIALES
2

CASUS

À l’occasion d’une Conférence sur le Climat ténu au Brésil au mois de novembre


2025, la première Ministre a dû accompagner le Président de la République dans la
délégation congolaise.
En date du 15 du même mois une urgence s’est imposée pour la création d’un service
public d’Assistance sociale aux sinistrés des pluies et de ce fait, le Ministre des
affaires sociales prend un décret portant création de ce dernier. À son retour de la
Conférence la première Ministre décide d’annuler ce Décret.

Vous, entant que Conseiller juridique Ministre comment allez-vous l’orienter?

CHAPITRE PREMIER :
ACTES ADMINISTRATIFS ET COMPÉTENCE ADMINISTRATION ( de la
première ministre et du ministère des affaires sociales )

SECTION I : Actes Administratifs

Un acte administratif est celui qui émane d’une autorité administrative et qui a pour
effet de créer, modifier ou de supprimer l’ordonnancement juridique d’une matière ou
encore la situation juridique d’une personne ou d’un bien et qui jouit des privilèges de
la puissance publique.
Dans la pratique nous retrouvons deux actes administratifs à savoir :

-​ L’acte réglementaire : est celui émanant d’une autorité administrative et qui a


pour objet de réglementé, de créer une règle de conduite sociale dans une
matière donné avec des effets à caractère général, impersonnel et abstrait.

-​ Et l’acte individuel : qui émane également des autorités administratives mais


qui sort des effets individuels ou personnels dans le but de créer, modifier ou
supprimer la situation juridique d’une personne nommément désignés.

Nous nous concentrons ici sur l’acte réglementaire, il relève de la fonction du


gouvernement, l’administration agit donc pour le compte du gouvernement et c’est
elle qui, dans la fonction administrative prend des décisions administratives appelé
“Règlements”.
3

SECTION II : Compétences administrative

En droit congolais, tout actes administratif doit être pris par l’autorité légalement
compétente, cette compétence doit être organique dans le sens où la loi attribue à une
autorité la compétence de prendre certaines actes et matériels car la loi délimite les
matières entrant dans la compétence de ces autorités
Voyons à présent les actes et attributions tels qu’énuméré par la loi qui entre dans la
compétence administrative de la première ministre et ceux du ministère des affaires
sociales.

1.​ La première ministre

La première ministre est le chef du gouvernement1.


Elle disponise du pouvoir réglementaire général, elle assure donc l’exécution des lois
et statut par voie de Décret 2.

2.​ Le ministre des affaires sociales

Le ministre des affaires sociales est responsable de son département. Il applique le


programme gouvernemental dans son ministère, sous la direction et la coordination du
premier ministre, il statue par voie d'arrêté3.
Parmi les attributions qui lui sont reconnus par la l’ordonnance n°22/003 du 7 janvier
2022 fixant les attributions des ministres nous pouvons citer :

-​ L’organisation l’administration et la gestion des centres d’action sociale tels


que les centres de promotion sociale, les orphelins, les homes et les ospices des
vieillards
-​ Assistance sociale aux populations nécessiteuses
-​ Tutelle et reclassement des enfants en situation particulière
-​ Collaboration et élaboration de projet pilotes de lutte contre la pauvreté
-​ Etc…

1
cf. Article 90 de la constitution du 18 février 2006, révisée par la loi n°11/002 du 20 janvier 2011, qui a
modifié les articles 71, 110, 126, 149, 197, 198, 218 et 226
2
Cf. article 92 de la constitution du 18 février 2006, révisée par la loi n°11/002 du 20 janvier 2011, qui a
modifié les articles 71, 110, 126, 149, 197, 198, 218 et 226
3
Cf. Article 93 de la constitution du 18 février 2006, révisée par la loi n°11/002 du 20 janvier 2011, qui a
modifié les articles 71, 110, 126, 149, 197, 198, 218 et 226
4

CHAPITRE DEUXIÈME : CRÉATION DES SERVICES PUBLICS

Il existe des services publics créé par la constitution tel que le conseil supérieur
de la magistrature ( art 152 de la const. ), la caisse nationale de péréquation ( art 181
de la const. ) ,la commission électorale nationale indépendant ( art 211, const. ), etc…

Et des services publics créé par la loi suivant l’article 222 de la constitution du 18
février 2006.

Mais ce sur lequel notre intérêt se porte est de savoir si le gouvernement par le biais
de la première ministre peut créer un service public et si oui à travers quel type d’acte
?

Il existe un monopole des personnes publiques en matière de création des


publics. Cependant, en n‘attribuant pas explicitement au législateur cette compétence
dans les articles 122 et 123 de la Constitution du 18 février 2006 ,la législation
congolaise fait du pouvoir réglementaire le détenteur de droit commun de cette
compétence.

Et comme le Premier ministre est le détenteur du pouvoir réglementaire général


de l’État, sous réserve des prérogatives dévolues au Président de la République, c’est à
lui que revient le pouvoir de créer, par voie de décret, les services publics d’État.
Parailleurs, le Premier ministre pouvant déléguer certains de ses pouvoirs aux
ministres (art.92,al.5, onst.), il peut arriver qu'il confie l’organisation de structures
administratives non permanent (du genre commissions ou comités) aux ministres
agissant par voie d’arrêté (art.93,al.2,Const.). Toutefois, le ministre de l’Enseignement
primaire, secondaire et / ou professionnel a le pouvoir, par la volonté expresse du
législateur national, de créer par arrêté établissements publics d’enseignement
maternel, primaire, secondaire professionnel (art. 40 et 53, L-C. de l’enseignement
national )4.

3
c ⁴ note du cours des grands services publics du professeur Daniel MBAU SUKISA P. 85 et 86
5

CHAPITRE TROISIÈME :
POUVOIR HIÉRARCHIQUE ET CONTRÔLE ADMINISTRATIF

SECTION I : Pouvoir hiérarchique

Ce pouvoir s’analyse en une autorité absolue du chef sur ses subordonnés et, par la
suite, en une responsabilité politique entière du chef de la hiérarchie.
l'État centralisé forme ainsi une pyramide au sommet de laquelle se place les autorités
administratives suprême⁵.

La première ministre a donc en vertu de l’article 90 de la constitution un pouvoir


hiérarchique sur les ministres, par son rôle de chef du gouvernement, elle dans la
fonction administrative de ce travail donner des instructions à ses subordonnés,
contrôle leurs acte et même disposé d’un pouvoir disciplinaire sur eux.

SECTION II : Contrôle Administratif

L’autorité hiérarchique se trouve être à la fois garante de la légalité et protectrice de la


politique du Gouvernement. Toute administration se trouve dans l’obligation de
prendre des décisions conformes à la loi mais également des décisions jugées
opportunes en rapport avec la politique du Gouvernement exécutée par
l’administration.
De ce fait, l’autorité hiérarchique assure le contrôle administratif sur les décisions
prises par l’autorité subordonné. Ce contrôle lui permet de d’instruire, de réformer, de
substitution ou les cas échéant de sanctionner par voie d’annulation toute décisions
prises par leur subordonnés soit pour cause d’illégalité ou encore pour inopportunité.

Ce pouvoir de sanction peut être exercé soit à la suite d’un recours hiérarchique
introduit par un administré lésé soit encore directement par l’autorité hiérarchique à la
suite d’un contrôle ou d’une inspection de routine⁶.4

4
⁵ Manuel de droit administratif du professeur Zacharie- Richard NTUMBA MUSUKA P.57
⁶ Professeur MBOKO N’DJANDIMA
6

CHAPITRE CINQUIÈME : EFFETS DE L’ANNULETION D’UN ACTE


ADMINISTRATIF

L’annulation est une décision qui intervient dans le cadre de la sanctionde


l’illégalité; elle vise à faire disparaître un acte administratif entaché d’excès de
pouvoir. Etant une sanction de l’illégalité, la décision d’annulation fait disparaître les
effets de la décision ou de l’acte annulé «abovo», c’est-à-dire à partir de son émission;
c’est en cela que l’annulation sort les mêmes effets que le retrait, elle supprime l’acte
pour le passé, le présent et l’avenir. Cependant, si par le retrait l’autorité
administrative exerce son propre contrôle de la légalité, l’annulation découle de
l’exercice du contrôle de la légalité par l’autorité hiérarchique ou de tutelle; c’est ici le
lieu de faire la distinction entre l’annulation et le retrait du point de vue organique,
c’est-à-dire de l’autorité administrative intervenant dans la décision d’annulation;
celle-ci est une autorité supérieure à celle qui aura pris la décision faisant l’objet
d’annulation.
Mais l’annulation n’est pas seulement l’œuvre de l’autorité administrative; elle est
également l’œuvre du juge de l’excès de pouvoir.
7

CHAPITRE CINQUIÈME :
NOTRE ORIENTATION ENTANT QUE CONSEILLERS JURIDIQUE DU
MINISTÈRE DES AFFAIRE SOCIALES

En qualité de conseiller juridique, il convient d’orienter le Ministre


des Affaires sociales de manière prudente et conforme au droit.
Il faudra donc :

1.​ Reconnaître l’irrégularité de l’acte

Le Ministre doit admettre que le décret pris était juridiquement fragile.


Il s’agissait d’un acte pris hors de sa compétence, sous une forme inappropriée, ce qui
explique son annulation par la Première Ministre.

2.​ Proposer la voie régulière

Pour la création d’un service public d’assistance sociale, le Ministre doit suivre la
procédure légale :

-​ Saisir ces supérieur hiérarchique pour proposer :


●​ l’adoption d’un décret par Premier Ministre;
●​ ou d’une ordonnance par président de la République.
Cette démarche permet de respecter la hiérarchie administrative et le pouvoir
réglementaire légal.

3.​ Agir dans le cadre de l’urgence

En attendant la décision de l’autorité compétente, le Ministre peut prendre des


mesures provisoires, notamment :

-​ L’adoption d’arrêtés ministériels dans son champ de compétence,


-​ La mise en œuvre de mesures administratives temporaires pour venir en aide
aux sinistrés.

Cette stratégie permet de combiner efficacité dans l’urgence et respect de la légalité,


évitant tout nouvel excès de pouvoir.
8

CONCLUSION

La méthode employée pour rédiger le présent travail a été élaboré non


seulement pour charmer ceux et celles qui le lirons mais aussi pour permettre une
compréhension fluide et concise de la thématique abordé car vous l’aurais compris à
travers sa structuration qu’il a été dégagé 4 principales questions de ce casus dont les
réponses ont servis de base d’orientation au ministère des affaires sociales.

Les réponses à ces questions ont mené à la conclusion que le décret portant
création du service public d’assistance sociale, pris par la Première Ministre, en sa
qualité de chef du Gouvernement et supérieure hiérarchique des ministres, était donc
fondée à en prononcer l’annulation.
Le Ministre des Affaires sociales, était entaché d’incompétence matérielle et
organique.
Le Ministre des affaires sociales doit désormais privilégier la voie réglementaire
régulière, en sollicitant l’intervention de l’autorité compétente (Premier Ministre)
pour la création légale et conforme du dit service public, tout en assurant, dans
l’attente, la mise en œuvre des mesures provisoires relevant de sa compétence.

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