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Le MASTER

Le document présente les Agni-Bona, un peuple d'Afrique de l'Ouest, en Côte d'Ivoire, en se concentrant sur leur culture, leur histoire, leur organisation sociale et politique. Les Bona, issus d'une migration du Ghana au XVIIIe siècle, ont une structure matrilinéaire et célèbrent des fêtes culturelles comme celle de l'igname. Leurs proverbes jouent un rôle essentiel dans leur communication et leur sagesse collective.

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Le MASTER

Le document présente les Agni-Bona, un peuple d'Afrique de l'Ouest, en Côte d'Ivoire, en se concentrant sur leur culture, leur histoire, leur organisation sociale et politique. Les Bona, issus d'une migration du Ghana au XVIIIe siècle, ont une structure matrilinéaire et célèbrent des fêtes culturelles comme celle de l'igname. Leurs proverbes jouent un rôle essentiel dans leur communication et leur sagesse collective.

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LES PROCCEDES D’ANALOGIE DANS LES PROVERBES

AGNI-BONA

AVANT-PROPOS

Les Agni1 (ou Anyi) sont un peuple situé en Afrique de l’Ouest, majoritairement en
Côte d’Ivoire et également au Ghana. Appartement au grand groupe Akan, (voir carte) les
Agni se sont installés dans les parties Sud-Est au Nord-Est de la Côte d’Ivoire. Il existe des
proximités syntaxique et sémantique dans ces différents groupes mais, des points de
divergence existent au sein de ces groupes notamment au niveau de la phonétique et au niveau
tonal. Ainsi, les Agni se subdivisent en plusieurs groupes que sont : l’Indénié, le Sanwi, le
Morofoué, le Bona, le Bini-Barabo, le Djuablin et l’Agni Arsin situé dans la zone de Tiassalé.
Les Agni-Bona, peuple sur lequel se fonde la présente étude, considère le proverbe comme un
puissant moyen de communication et son énonciateur comme un être doté d’une grande
sagesse et d’un bon esprit de raisonnement. La présentation de cette société permettra
d’appréhender la place du proverbe dans l’élaboration de sa littérature. Comment se présente
la société Agni-Bona ? Quelle est sa vision du monde ?

I- PRESENTATION PHYSIQUE DU PAYS AGNI-


BONA
Les Agni-Bona, comme les autres groupes Agni, sont repartir en plusieurs sous-
groupes. Chaque sous-groupe est régi par une organisation politique et sociale indépendante.
Ainsi, comment situer le peuple Agni-Bona sur l’espace territorial ivoirien ? Quels sont leurs
origines ?

I-1- LOCALISATION GEOGRAPHIE DES BONA2

1
Ces groupes donnent à cette appellation plusieurs sens. L’une des versions est que ce nom viendrait de
l’expression ‘‘ɑ nyin’’ qui a plusieurs sens. Dans le langage courant, elle peut vouloir dire « que tu as grandi ».
Elle peut aussi signifier : « tu as atteint la puberté ou la majorité », « tu as atteint la maturité nécessaire pour
assumer des responsabilités » mais ‘‘nyin’’ a encore le sens de mâle, de viril, de courage, de celui qui l’emporte
dans le rapport de force ; ‘‘ɑnyin’’ peut donc vouloir dire « tu as vaincu, tu as triomphé ». Amon d’Aby précise
que l’Agni, en général, pense que ‘‘ɑ nyin’’ veut dire celui, dès sa naissance, est déjà mûr, intelligent, celui qui,
dès son bas âge raisonne comme un adulte.
2
Par souci d’économie dans l’exposé, nous emploierons le terme Bona pour désigner les Agni-Bona.

1
Les Bona se retrouve au Nord-est de la Côte d’Ivoire avec une minorité dans la sous-
préfecture de Tanda plus au Nord. Leur ville principale est Koun-Fao. La zone des Bona part
du fleuve Comoé à l’Ouest jusqu’à la frontière Est du Ghana. Les Abron de Bondoukou et les
Agni-Bini situé distinctivement au Nord et au Nord-Est ainsi que le royaume Djuablin au Sud
lui servent de frontière.

I-2- PRESENTATION DE LA VEGETATION ET DU CLINAT

Le couvert végétal de la zone Bona présente une forêt qui s’adapte aux différentes
saisons de l’année. Cette végétation, se caractérise par une rareté de liane et de cour d’eau. En
ce qui concerne le climat, il se distingue avec quatre (4) saisons par ans. C’est un climat de
type équatorial dont les saisons se présentent comme suit :

- De décembre à avril, une grande saison sèche.

- D’avril à juillet, une grande saison de pluie.

- D’août à septembre, une petite saison sèche.

- D’octobre à novembre une petite saison de pluie.

I-3- ASPECT DEMOGRAPHIQUE DU PEUPLE BONA

La région Bona couvre près de 3000 km² avec une population estimée à environ
116230 habitants3 soit une densité de 39h/km². Diverses raisons expliquent sa forte
démographie notamment, son climat propice à toute activité agricole, sa proximité avec le
Ghana (20 km à l’Est de Tankéssé), l’existence d’une axe routier entre Abidjan et
Bondoukou. Toutes ses raisons ont contribué à la croissance démographique de sa population.

I-4- MODE ET HABITAT DU BONA

Le Bona à une taille moyenne de 1,70 m, avec un visage généralement large et arrondi.
Le Bona, est caractérisé par une peau sombre avec des tatouages raciaux porté au visage. Le
plus connu est fait de trois petites entailles au niveau de chaque joue communément appelé
l’ɑkodjɑ patte de poule. Ce signe est sensé protégé l’individu contre d’éventuelles maladies.

Pour ce qui concerne le style vestimentaire en pays Bona, les hommes, se vêtissent de
l’ɑblɑkon, sorte de cache sexe et d’un pagne en étoffe de Kong. Ce pagne se met autour du
3
Institut National de la statistique : [Link]/n/documents/rgph/CONTOUGO (consulté le 11 décembre 2021)

2
buste et laisse le bras droit libre. Chez la femme, le pagne est composé de deux ensemble qui
se porte à l’aide de l’ɑbossuè sorte de lacet issu du même pagne qui sert de ceinture l’autre
morceau de pagne restant est mis sur l’épaule.

La tenue kitɑ Ashanti importé par les Agni est l’une des tenues privilégie porté par les
Bona lors des grandes cérémonies traditionnelle.

En pays Bona, les Habitats sont faite de terre rouge (argile) façonner de telles sortes à
obtenir une forme harmonieuse et uniforme. Quand à la toiture de leurs maisons, elle est
constitué de feuille de raphia ou de palmier tressés et disposé les uns sur les autres afin
d’obtenir une toiture étanche et résistante. Les maisons en pays Bona sont généralement de
forme rectangulaire. La disposition de ces maisons est faite de manière à former une grande
cours familiale afin de consolider l’union et la solidarité entre les différentes familles. La
cuisine, est sous forme d’hangar ou d’aspartam soutenues par des piquets avec une toiture
composé de feuille de palme. Les toilettes sont construites à l’écart des dortoirs.

II- SITUATION HISTORIQUE DES BONA EN CÔTE


D’IVOIRE
Issu du grand groupe Akan, les Bona se sont installé en Côte d’Ivoire au début du
XVIIIe siècle soit entre 1700 et 1750 en provenance de l’actuel Ghana. Leurs exodes vers la
Côte d’Ivoire s’inscrit dans la grande vague migratoire qu’a connu certains peuples issus de
l’actuel Ghana. Ainsi, la migration des Bona est due aux guerres intercommunautaires et à la
pression mise par les Ashanti sur certains peuples vassaux. La défaite des Agni-Ebrosssa par
les Ashanti en 1721 sera à l’ origine d’une importance vague migratoire de groupes qui ont
quitté l’Ebrossa. Ainsi, les premiers groupes à atteindre l’actuel Bona furent par ordre
d’arrivée : les Assuadiè, les Amanvouna, les Abradiè, et Dengaso.

L’installation des Bona sur leur site actuel s’est faite par vagues successives. A
l’origine, les Bona n’étaient pas constitué en société homogène issue d’un même ancêtre. Il
s’agit d’une fusion de diverse communauté telle que les Abradiè, les Assuadiè, les
Amanvouma et les Dengaso. Yao Kré Kouabena Arnaud dit à ce propos que : « les Bona sont
donc le résultat de groupe aux origines diverses qui se sont rassemblés sur le territoire qu’ils
occupent actuellement. »4 Les peuples qui forment le groupe Bona son régi par des lois et des

4
Arnaud Kouabena KRE, Chant et chansons funéraires Agni-Bona : valeur esthétique et fonctions sociales,
Thèse de doctorat, Abidjan, Université Félix Houphouët-Boigny, UFR LLC, Lettres Modernes 2020-2021, p. 11.

3
pactes de non agressivité et de non-ingérence dans les affaire politico-sociale afin de bénéficié
une vie communautaire autonome.

L’appellation « Bona » tire son origine du nom d’un génie vénéré dans le temps par le
peuple Akan. Ce nom a été choisi par l’ensemble des quatre (4) communautés qui forment le
groupe Bona. Cela s’est fait sur la colline Bradè situé à quelques encablures de la ville de
Koun-Fao afin de scellé leurs alliances de vivre ensemble. Avec la colline Bradrè comme
témoin, et prêtant sur le génie Bona, ces différents groupes décident qu’aucun d’entre eux ne
doit chercher à dominer l’autre.

Une fois migré en Côte d’Ivoire dans la région Nord-est, ils se feront asservir par les
Bron Gyaman de Tièddio et devront cohabiter avec les Ananfoè de Ouatté et les Koulongo
déjà installé dans cette zone. Pour mieux établi sa domination sur les groupes Bona, le roi des
Bron décide de faire de la chefferie Dengaso le point d’échange entre le roi des Bron et les
autres groupes Bona. Il s’en est suivi des facteurs comme la colonisation et tout son corollaire
de modernisme provoquant ainsi un fort mouvement migratoire vers les Zone occupé par le
peuple Bona.

III- MODE D’ORGANISATION DE LA SOCIETE BONA


L’organisation de la société Bona est à l’image de celle du grand groupe Akan dont ils
sont originaires.

III-1- ORGANISATION SOCIALE

En pays Bona l’organisation sociale est du type matrilinéaire c’est-à-dire que


l’héritage des biens matériels, des noms de familles et des titres se succède suivant le lignage
féminin. ɑwuro est le terme qui désigne un ensemble de personnes dont on connaît la
généalogie à partir d’un même aïeule suivant une ligne utérin ininterrompue. En un mot,
l’ɑwuro désigne les descendants d’une même lignée familiale. C’est ce lien de sang qui établit
l’héritage ou la succession d’une génération à une autre.

L’ɑbusuã chez les Bona rassemble l’ensemble de tous les membres de la famille. C’est
en quelque sorte une grande famille contrairement à l’ɑwuro. Ce faisant, l’ɑbusuã est
constitué de plusieurs ɑwuro repartir dans plusieurs village et constitué de plusieurs lignages.

La royauté se fait autour de l’ɑjɑɑ biɑ (trône royal) détenu par le fɑmiã (souverain, le roi) qui
dirige la communauté Bona.

4
La société Bona est repartie en trois grandes couches que sont :

- les nobles ou dihiè. Ils détiennent le trône ancestral c’est de cette classe sociale qu’est issu le
fɑmiã (roi).

- les intégrés, il s’agit principalement des étranger.

- les esclaves et leurs descendances (kãgã).

Ces différentes classes sociales que présente le peuple Bona est à l’image de leurs
structurations politiques.

III-2- ORGANISATION POLITIQUE

Chez les Bona, la chefferie est subdivisée en quatre groupes indépendants que sont :
les Amanvouna d’Améakro, les Assuadiè de Tienkouakro les Abradiè de Dakro et les
Dengaso de Dokanou. Ces différents groupes sont politiquement indépendants. Le roi et la
reine mère proviennent de la classe des nobles. La gestion du pouvoir chez les Bona est du
type pyramidal.

Ainsi au sommet se trouve le roi (fɑmiã) et la reine mère (la himiã) et la cour royale.
Dans la cour royale, on retrouve les membres de la famille du roi, des portes cannes, des chefs
des grandes familles villageoises.

Dans le second niveau, on rencontre les villages avec à leur tête les chefs respectifs
appelé kuro kpãgni. Ils sont assistés de porte cannes locaux, de chef des grandes familles
villageoise.

A la base ont retrouvent les indigène. Chaque élément de cette pyramide joue un rôle
crucial pour le bien communautaire.

III-2-1 PRESENTATION DU ROI ET DE LA REINE MERE

Le peuple Bona à un système de chefferie fondé sur la royauté constitué du famiã et la


himiã. Ce couple royale garanti la stabilité au sein du royaume et sont les intermédiaire entre
les administrés et leur ancêtres (wômĩ).

Le roi est issu de la descendance matrilinéaire des fondateurs du royaume. Son


pouvoir est caractérisé par un tabouret (aja bja ou bja bile). Le culte du bia est assuré par le
biasôfuè, le sacrificateur du siège. Le roi est le garant de la tradition Bona. Il est chargé d’un
pouvoir civil et religieux et s’assure du bon fonctionnement de la société. Etant le chef de

5
l’armé, il détient le droit de vie ou de mort sur les habitants de son royaume. De ce fait, le roi
doit être craint mais il doit être accessible à sa population. Pour mener à bien sa mission, le roi
est assisté du conseil des chefs de quartiers, des religieux. Le kɔmiã qui est l’intermédiaire
entre les hommes et les esprits, accompagne également le roi dans sa mission. Le rôle du
kɔmiã est de communiqué avec les puissances surnaturels afin de prévenir le peuple d’un
éventuel malheur ou d’un d’évènement. Sa présence auprès du roi, lui procure force et
puissance.

Quant à la himiã, elle assiste le roi et a pour rôle de veiller sur la bonne
cohésion et la moralité entre les membres du lignage. Elle gère les affaires matrimoniales des
administrés. Pour ce faire, elle dispose de sa propre cour de justice. Les chefs de village ou
kuro kpãgni exercent également les mêmes rôles que le roi dans leurs circonscriptions, ils sont
choisi parmi les membres mâle matrilignage des fondateurs du village. Ils sont les
intermédiaires entre la haute administration et le peuple. Ils sont assistés dans leurs tâches par
un conseil de notable constitué des différentes awuro.

L’awuro kpâgni, quant à lui, est le gardien de tous les terrains de culture, des
propriétés appartenant à la cour, il veille à la cohésion entre les membres de la cour. Il juge en
premier lieu les conflits de peu d’importance. Il est soumis à l’autorité du famiã.

III-3 ACTIVITES CULTURELLES ET RELIGIEUX DES SOCIETES


BONA

III-3-1 ACTIVITE CULTURELLE

Sur le plan de la culture, les Bona ont pour principale fête, la fête d’igname. Cette
cérémonie se commémore une fois par an. Les objectifs de cette fête est de remercié les
ancêtres pour leurs protections, pour la cohésion et la paix entre les différentes communautés
qui forme le peuple Bona. C’est le lieu également de rendre hommage aux disparus afin que
ceux-ci leur apportent leurs protections et leurs sagesses.

En ce qui concerne la culture littéraire, les genres privilégié sont : Les genres narratifs
(conte, fable), les genres poétique (les proverbes, les dictons, les chants,), et les genres
transcodés (sons tambourinés). Les Bona son friand du foutou banane, igname et tarot
accompagné de la sauce aubergine ou gombo. A toutes ces cultures, s’ajoute une bonne
cohabitation entre les Bona et les autres royaumes du grand groupe Akan. Cette entente a été
possible grâce à l’instauration d’une alliance connue sous le nom de Toukpê (alliance a

6
plaisanterie). Cette alliance à faciliter l’insertion des Bona après leur migration vers la Côte
d’Ivoire.

III-3-2 AU PLAN RELIGIEUX


Les Bona ont pour religion le culte aux divinités naturelles (divinité des cours d’eau,
Tanoé, Bia, de montagne, de foret), des êtres surnaturels (géants, nains) ce sont donc des
animistes dans l’ensemble. Mais de nos jours avec le modernisme et l’apparition d’autre
religion due à la colonisation, les Bona se sont tourné de plus en plus vers le christianisme au
dépend de leur religion de base.

INTRODUCTION

7
« Dès qu’ils y’a effort pour bien dire et non pas seulement pour dire, il y’a effort
littéraire »5 cette affirmation de Marcel Mauss propose déjà le champ d’application de la
littérature. L’effort pour bien dire renvoie, à la production orale d’une œuvre esthétique
doublé du vernis éthique. Chez les négro-africains en générale et chez les Bona en particulier,
la puissance créatrice, la capacité de conception littéraire se ressent surtout dans la mise en
œuvre de la pensée imageante. Le recourt à la pensée imageante laisse percevoir la splendeur
des paroles formalisées à texture idéologique.

ɑɲῖdãra est le terme Bona pour désigner le proverbe. En tant que vérité d’expérience
ou conseil connu de tous, le proverbe chez les Bona, est un énoncé généralement court qui
colporte un enseignement. Son usage est le signe du niveau de maîtrise du langage. La
littérature orale Bona, accorde une place de choix au proverbe. En d’autre terme, le proverbe
est au centre de toutes activités culturelles de ce peuple. En pays Bona, le proverbe est
employé en différente situation de communication pour soit convaincre, fait comprendre une
situation, un fait sociale. Le proverbe fonctionne par le biais d’un énonciateur qui l’émet selon
une situation de communication. La parole proverbiale dans la société Bona est omniprésente
dans la communauté. La pensée proverbiale dans sa manifestation ne requiert pas de situation
particulière. C’est une parole à la portée de tous. Il ne nécessite pas une quel compte initiation
ou un certain âge pour pouvoir l’énoncé néanmoins, son énonciation doit se fait avec tact pour
les plus jeunes. Les proverbes tant usités par la société Bona obéit à un mécanisme de création
de l’image. La parémiologie est un acte de parole, tout personne ayant accès à celle-ci, peut
s’en servir mais à des circonstances précises et surtout en fonction de l’auditoire. Le proverbe
Bona ainsi se fait image analogique afin d’exprimé une parole de sagesse. Cet énoncé de
longueur généralement court témoigne de la capacité de son énonciateur à élever son niveau
de langue et à utiliser parfaitement les procédés d’analogie nécessaire à l’élaboration de la
pensé imageante. De ce fait, il apparait aisément que les images analogiques sont
omniprésentes dans la parole proverbiale du peuple Bona. Ainsi, il convient pour mieux
comprendre la portée du message proverbiale, de s’intéresser aux différents moyens
d’élaborations de la parole mise en image.

La parole, élément de la communication avec ses adjuvants notamment le proverbe


occupe une place de choix dans les rapports d’échange entre les hommes. Comme toute œuvre
de l’esprit, elle obéit à un mode de fonctionnement pour traduire une pensé. Ainsi parmi ses
modes de fonctionnement, figure la parole imageante qui se manifeste par l’analogie

5
Mauss Marcel, 1967, p. 120.

8
généralement défini comme : « une ressemblance perçue comme non fortuite entre deux
éléments ou deux entiers naturels »6 L’analogie apparaît ainsi comme le rapprochement de
deux réalités avec des sèmes plus ou moins éloigné.

A ce propos, la notion d’analogie recouvre plusieurs réalités selon le domaine dans


lequel il est énoncé. Nous retrouvons l’analogie dans les domaines de la grammaire et
linguistique, de la phonétique, de la sémantique, de la logique, du droit, de la psychologie, de
l’anthropologie et l’ethnologie, de l’informatique, de la biologie, et de la métaphysique
notamment.

Dans le domaine littéraire, plus précisément en linguistique, Georges Mounin la définit


comme un : « rapport de similitude perçu entre des structures grammaticales ».7 Ainsi, dans
un processus d’analogie, on dira qu’un énoncé B a été créée par analogie avec C lorsque cette
nouvelle forme B remplace A initialement attendu. On parlera alors d’un écart à la norme. En
poétique, la relation analogique met en rapport des éléments de la sémantique et de la logique.
A cet effet, Bédjo Afankoe la définit comme : « une influence assimilatrice exercé sur une
certaine forme par d’autre ou tout simplement, un rapport de ressemblance établi entre deux
réalités »8. Cette remarque démontre à quel point la pensé mise en image fait appel à des
règles et à une structuration bien précise. Toutefois cette pluralité de forme dans laquelle peut
naitre l’image analogique, peut être regroupée en deux catégories. Nous avons d’une part
l’analogie à structure implicite qui se caractérise par la synecdoque, la métonymie et la
métaphore et ses variantes telles que la personnification, l’allégorie. C’est l’ensemble de ces
figures cité que Du Marsais9 dans son ouvrage intitulé : Les différents sens dans lesquels on
peut prendre un même mot dans une langue fait appeler trope. Ces figures de tropes,
fonctionnent par plusieurs connotations afin de créer une image pour décrire une idée ou une
pensée. Pour Jean cauvin, l’autre procédé implicite dans lequel l’analogie prend forme est
l’intentation qui permet l’encodage de la parole parémiologique. Pour ce faire, il a mis en
place le mécanisme de l’homothèse. Dans un article, Bedjo Afankoe le décrit comme : « un
discours qui se sert de expériences de la vie quotidienne pour expliquer une réalité en
6
Bédjo AFANKOE, Relations analogiques et fonction initiatique chez les poètes oralistes : cas de D’éclaire et
de foudres de Jean Marie Adiaffi, Césarienne de Zadi Zaourou et Seglego ou le poème du tam-tam de Frédéric
Pacéré Titinga, Thèse unique de doctorat, Abidjan, Université de Cocody, UFR LLC, département de Lettres
Modernes, 2009, p 25.
7
Geoges MOUNIN, Dictionnaire de la linguistique, Paris, PUF, 1974, p. 25.
8
Bédjo AFANKOE, Relations analogiques et fonction initiatique chez les poètes oralistes : cas de D’éclaire et
de foudre de Jean Marie Adiaffi, Césarienne de Zadi Zaourou et Seglego ou le poème du Tam-Tam de Frédéric
Pacéré Titinga, Op. cit, pp. 29-30.
9
Du Marsais Les différents sens dans lesquels on peut prendre un même mot dans une langue, Paris, Manucius,
coll, Le philologue, 1730, 156p.

9
situation, qu’on se refuse de nommer directement mais que les allusions contenues dans
l’énoncé aident à comprendre »10. Cette description d’Afankoe laisse transcender la portée
extralinguistique des figures de l’homothèse. Cette figure s’appuie sur des rapports plus ou
moins éloignés pour expliquer une situation donnée. Dans le cadre du proverbe, Jean cauvin
définit l’image comme : « un signe linguistique (mot ou suite de mot) à dénotation double »11.
Pour lui, le sens connoté d’une phrase ou d’un mot n’existe pas véritablement en littérature
orale, elle peut être appliqué dans le cadre d’un texte il ajoute que : « la dénotation suit les
règles objectives de la signification par images, la connotation, est subjective et dépend de
l’appréciation de chaque participant »12. En d’autres termes, la création de l’image analogie
dans un discours orale se fait par un mécanisme de double dénotation pour relever
l’authenticité de l’idée véhiculé. Grace aux procédés de homothèse, l’image analogique
recouvre un champ d’action interprétative plus vaste et plus enrichissante.

D’autre part, l’analogie peut se faire par une structure explicite. Cela est possible, par
le biais de figures non tropiques mais qui se font image analogique telle que la comparaison.
A cet effet, la comparaison fonctionne par le rapprochement avec un terme de comparaison de
deux signifiés. La comparaison rapproche deux termes linguistiques sur la base d’un élément
de comparaison. De ce fait, nous distinguons le comparatif de supériorité, le comparatif
d’égalité et le comparatif d’infériorité. Dans Élément de stylistique et de versification, il est
mentionné que : « la comparaison apparait donc comme la représentation d’une chose par le
moyen d’une double mention, celle du terme propre et celle du terme analogique »13. Cette
mise en rapport comparatif se fait en présence d’un motif.

En somme, ce sont ces deux raisons évoqué qui participent à la mise en forme de la
parole imagée, notamment l’analogie à forme implicite et l’analogie à structure explicite. Elle
nous décrit les différentes modes de formation des figures de l’homothèse, la comparaison et
la métaphore. En effet, dans la comparaison et la métaphore on part d’un rapprochement entre
des sèmes linguistique tandis que l’homothèse quand à lui, a la capacité de rapproché un
énoncé linguistique à un énoncé paralinguistique.

10
AFANKOE (Bédjo), « Poétique du langage initiatique dans la littérature orale : encodage et décodage de la
parole sage », Nordic Journa of African Studies, Vol 25, n° 3-4, 2016, pp. 218-235, disponible sur :
[Link]
11
Jean Cauvin, Comprendre les proverbes, Paris, Les classiques Africains, coll. « Edition Saint Paul », 1981, p.
21.
12
Idem, p. 35
13
YEPRI (Léon) et al. Éléments de stylistique et de versification, Abidjan, Les classiques Ivoiriens, 09 Janvier
2009, p. 31.

10
La création de la parole imageante se fait au moyen des figures de la rhétorique. Ces
figures dites d’analogie, n’ont pas fait l’objet d’étude théorique hautement mené. Cependant,
elle a été évoquée en quelques chapitres dans leurs travaux par certains théoriciens. Ce
manque d’écrit sur l’analogie pourra s’expliqué par le fait que l’analogie en elle-même n’est
pas une théorie à proprement dite, elle est visible dans le domaine des genres littéraire
parémiologique. C’est justement tous ces facteurs qui pourront justifier en quelque sorte, le
déficit de travaux de recherche sur les procédés d’analogie dans la production orale et écrite.
Cependant, il existe bien et belle des théoriciens chercheur qui se sont intéressé à la question
de la parole imagé notamment le mécanisme de production de la pensé imageante et le champ
d’action sémantique auquel cela renvoie. L’application de ces théories montrant le processus
de création de l’image analogique dans les proverbes reste encore insuffisant. Cette
observation tient de diverse investigation documentaire portant pour la plupart sur des thèses
et article. En ce qui concerne les thèses, celui de Bédjo Afankoe Y 14, Jean Cauvin15 sont des
exemples. Au niveau des articles, ceux de Kouadio Yao 16, Cécile Bulte17, Bédjo Afankoe Y18,
ont été consulté dans le cadre de nos recherches. Cependant, seul véritablement Jean Cauvin,
s’est véritablement intéressé au mécanisme de création de la parole imageante. Il utilise le
processus de l’intentation à travers les figures de l’homothèse pour traduire le mode de
fonctionnement de la parole mise en image. Ces recherches et ses analyses sur la mise en
image des paroles parémiologique, présentent un champ d’action propice de recherche dans le
cadre d’un mémoire de master de recherche. C’est dans le but d’apporter un additif dans ce
domaine littéraire que s’orientent nos travaux de recherche qui a pour thème : « Les procédés
d’analogie dans les proverbes Agni-Bona »

Pour la résolution d’un tel sujet, il s’agira de répondre aux préoccupations suivantes :
quels sont les différents types de figures d’analogie ? Comment les définis ? Et quels sont les
différents mécanismes de création et de fonctionnement de la parole imageante ?

14
Bédjo AFANKOE, Y, Relations analogiques et fonction initiatique chez les poètes oralistes : cas de D’éclaire
et de foudre de Jean Marie Adiaffi, Césarienne de Zadi Zaourou et Seglego ou poème de tam-tam de Frédéric
Pacéré Titinga, Thèse unique de doctorat, Abidjan, Université de Cocody, UFR LLC, département de Lettres
Modernes, 2009, 598 P
15
Jean CAUVIN, Proverbe mynianka recueillis à Karangasso, au Mali, Thèse de doctorat d’Etat, Tome 2,
Université de Paris, Sorbonne Nouvelle, 1977.
16
Kouadio (Yao), Le problème du fonctionnement du proverbe dans la communication , Langues et Littérature,
[En ligne]Université Gaston Berger de Saint-Louis, Sénégal, n°12, Janvier 2008, pp. 77-87, Disponible sur
[Link]
17
BULTE (Cécile), « Du proverbe a l’image », Arts et Savoirs, [En ligne], 3/ 2013, mis en ligne le 15 février
2012, consulté le 01 decembre 2021. URL : [Link]
18
AFANKOE(Bédjo), Poétique du langage initiatique dans la littérature orale : encodage et décodage de la
parole sage, Op. cit. pp. 218-235.

11
Un travail minutieux et pragmatique s’impose à nous afin de trouver des éléments de
réponse adéquate à de telles problématiques.

Ce faisant, la diversité des études entrepris sur les figures d’analogie d’auteurs tels que
Fontanier, Jean Cauvin, Du Marsais, Bédjo Afankoe, sont celles qui serviront de méthode de
résolution de ces différentes interrogations. Le choix de ces théoriciens répond au fait que
pour ces auteurs, l’image nait d’une création de l’esprit par un processus analogique pour
rendre plus vivant la parole. Cependant, Jean Cauvin et les autres théoriciens cités plus haut,
ont-il les mêmes visions du mécanisme de création de l’image dans la parole proverbiale ?
Une partie de notre travail axé sur les points de vu des auteurs sur cette question nous
permettra d’en savoir un peu plus.

En ce qui concerne les proverbes Bona, qui constituent le support de notre travail, son
choix d’étude tient du fait qu’aucune étude n’avait au préalable été fait sur les procèdes de
création de la parole imagée dans les proverbes de ce groupe ethnique. De plus, dans l’optique
d’apporter un plus valu sur le mode de fonctionnement de l’image parémiologique, il est
important de noter que d’autres productions littéraires seront ajoutées comme point d’appui.
Les œuvres consultées nous permettrons de mieux nous orienter afin de produire un travail
plus efficace. Ces différents ouvrages convoqués seront notés en bas de page. À noter
également que les proverbes Bona convoqué ne figureront pas en note de bas de page mais
seront noté en italique.

PREMIERE PARTIE : APPROCHE METHODOLOGIQUE ET


CONCEPTUELLE DES FIGURES D’ANALOGIE ET DES PROVERBES
BONA

12
CHAPITRE 1 : DEFINITION ET PRESENTATION DES CONCEPTES CLES

1/ Notion générale des procédés d’analogie

2/ Présentation des figures d’analogie à structure implicite.

3/ Présentation des figures d’analogie à structure explicite.

CHAPITRE 2 : RELATION ANALOGIQUE DANS LES PROVERBES

1/ Mode de création des images analogiques des figures de trope dans le proverbe Bona.

2/ La variation de la métaphore dans le proverbe : la personnification et l’allégorie.

3/ L’intentation comme moyen d’encodage de l’image proverbiale.

CHAPITRE 3 : ETUDE ET ANALYSE DE PROVERBES BONA

1/ Genèse et définition du proverbe vu par des auteurs et le dictionnaire

2/ Etude comparée du proverbe et des forment brèves de la littérature orale

3/ Etude comparée du proverbe et de forme longues de la littérature orale.

PREMIERE PARTIE : APPROCHE


METHODOLOGIQUE ET CONCEPTUELLE

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DES FIGURES D’ANALOGIE ET DES
PROVERBES BONA

14
Dans cette première partie, les travaux à entreprendre porte essentiellement sur les
traits théoriques de notre sujet de réflexion. Dans cette partie, nous allons tenter d’élucidé les
notions et les concepts qui fondent notre sujet. Le processus de résolution de ces concepts
s’articule autour trois chapitres respectivement intitulé : définition et présentation des
concepts clés, relation analogique dans les proverbes et étude et analyse des proverbes Bona.
Chaque chapitre dans son énonciation argumentative, est en quelque sorte une continuité du
chapitre qui le précède.

De prime abord, le processus d’élucidation de notre sujet, part de la définition de


l’analogie en générale mais également, de la définition attribuée à cette analogie en fonction
du domaine dans lequel il peut être employé. Il sera aussi très important d’exposer les grandes
théories analytiques dans le domaine tel que celle de Jean cauvin. Il a mené des études dans le
domaine de nos recherches. Ces recherches l’on permit de décrire un procédés qui permet
d’encodé la pensée imageante appelé figure de l’homothèse. C’est l’une des principales raison
qui nous ont menés à s’inspirer de ces méthodes de travail tout au long de notre étude. Cette
démarche, nous permet de mieux assimiler la notion d’image analogique présente dans les
proverbes Bona.

En somme, la question de la production de la pensé imageante, plus précisément de la


parole proverbiale a fait l’objet d’un intérêt non négligeable de la part de certains théoriciens
et chercheur comme Bédjo Afankoé qui renvoie la notion d’image analogique à un écart par
rapport à la norme du langage. Cet écart de la langue se présente sous trois formes, et est
fonction des images analogique mise en rapport. Il y’a également des théoriciens comme
Leon Yepri, Yeboue Kouamé, Ekran n’guessan, Boidy Akouba, Yedagne Agnéro ont en
commun une revue et qui s’intitule Eléments stylistique et de versification. Dans cette revue,
ils considèrent que l’image analogique permet de représenté un objet ou un être afin de
faciliter la compréhension de la situation qui est en train d’être vécu. Ces différents
théoriciens qui se sont prononcé sur le mécanisme de production de cette parole imagé sont
cité ainsi que leur point de vu tout au long de la rédaction de notre travail. Cette démarche,
nous permet d’apporté un additive à notre champs de connaissance sur notre sujet d’étude.

Dans la seconde partie de notre parcourt réflexif, nous userons des réflexions de ces
chercheurs dans notre domaine d’étude afin de mieux saisi le mécanisme ou le mode de
fonctionnement et de création de l’image analogique dans la parole orale ou écrite.

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Enfin dans la troisième partie de notre travail, nous allons diriger nos études
descriptibles sur le proverbe et les autres genres qui lui sont proche aussi bien sur le plan
sémantique que syntaxique.

CHAPITRE 1 : DEFINITION ET PRESENTATION


DES CONCEPTS CLES

Ce chapitre est subdivisé en trois grandes parties. Nous avons d’une part, la notion
générale des procédés d’analogie, ensuite, nous présentons les figures d’analogie à structure
implicite, enfin, nous nous attelons à faire la présentation des figures d’analogie à structure
explicite.

1- NOTION GLOBALE DES PROCEDES D’ANALOGIE

La notion d’analogie occupe une grande importance dans le discours ordinaire mais plus
précisément dans le discours stylistique et rhétorique. Le terme analogie prend racine chez les
mathématiciens dans la Grecs Antique. L’analogie (ávaλοyía) est composée de áva, ana :
« selon » et de λοyía, lοgia : « ratio ». Ce terme désigne à l’ origine et selon les définitions
que lui attribue Aristote et Euclide une similitude entre des choses distinctes.

Cette analogie se retrouve dans des disciplines mathématiques telles que l’arithmétique,
géométrie et l’harmonique. Ainsi la notion d’analogie chez les mathématiciens renvoie à une
similitude entre deux entités, deux choses ou deux entiers naturels. De cette première
conception originelle de l’analogie, s’en suit une migration de celle-ci vers d’autre discipline
en dehors des mathématiques. De ce faite, la définition du terme analogie, doit se faire en
fonction du domaine dans lequel il est employé afin d’évité toute amalgame. Ainsi, les
champs d’action des relations analogie nous conduire dans divers secteurs de connaissance tel
que la linguistique, la sémantique, la logique, l’informatique, la psychologie, la biologie, la
poétique. Une étude séreuse sur ces différents point cité doit être de mise afin d’hotter toute

16
ambiguïté quand à la définition de la notion d’analogie dans chaque domaine où il est
employé.

1.1- APPROCHE LINGUISTIQUE DE LA NOTION D’ANALOGIE EN


PHONETIQUE

En ce qui concerne la notion d’analogie en phonétique, elle intervient le plus souvent


dans des faits historique. Elle fonctionne par une simplification d’un paradigme, par
l’utilisation d’un même radical ou d’un même affixe pour plusieurs formes. L’analogie donne
donc des formes inclure dans la langue pour remplacer des formes plus anciennes. Selon les
orientations données par l’encyclopédie électronique Wikipédia,

L’analogie désigne la force de nivellement inconsciente et prégnante qui pousse les


locuteurs par souci d’économie de la mémoire, à rendre un système quelconque moins
irrégulier. On parle ainsi quatrième proportionnelle 19

Ici le raisonnement par analogie permet de découvrir des expressions plus anciennes
ou de connaitre l’expression première de certain mot avant d’avoir subi une mutation pour
donner la forme actuelle. Selon l’explication donné par Wikipédia 20, on dit que la forme D a
été créé par analogie avec un autre E quand cette forme nouvelle D remplace une ancienne D’
qui s’emble inattendue. A titre d’exemple, nous avons le mot « j’aim » dans son expression
plus ancienne mais par le nivellement de la voyelle nous avons aujourd’hui « j’aime ».

Au vu de ce qui précède, s’en tenir dans notre étude à la notion de l’analogie en


phonétique laisserais le travail entrepris sur une note d’inachevé. Ainsi, le terme de l’analogie
est également présent en sémantique.

1.2- NOTION D’ANALOGIE EN SEMANTIQUE

La notion de la sémantique renvoie selon le dictionnaire Larousse à «L’étude du sens


des unités linguistiques et de leurs combinaisons »21 cette définition donnée par le
dictionnaire montre que le terme de la sémantique fait référence au sens et à la signification
des unités linguistiques. La sémantique est beaucoup utilisée en situation de création d’image
analogique. Elle établit un rapprochement par un rapport de parallélisme entre différent sème
afin d’explique une situation donnée. Pour l’encyclopédie Wikipédia,
19
Wikipédia : « Un article de » L’encyclopédie libre, wikipé[Link], [texte en ligne]. (Wikipédia est une marque
déposé de la wikimedia Foundation, Inc, organisation de bienfaisance régie par le paragraphe 501 © (3) du code
fiscal des Etats-Unis.
20
Idem
21
Dictionnaire Larousse de Poche, Paris, Larousse, 2010, 747 p.

17
Il y’a deux manière de dire « A c’est comme B ». L’analogie et la métaphore.
Certains auteurs emploient indifféremment les deux termes. D’autres auteurs,
préfèrent réserver le terme d’analogie lorsque A et B sont du domaine
concret. 22

Pour mieux appréhender ce procédé décryptons l’exemple donné par Wikipédia 23 ; « la


voiture, cette diligence à moteur » le terme « voiture » et « diligence » désigne deux réalités
du monde concret, papable. Dans ce cas de figure, nous parlerons exclusivement d’analogie et
non de métaphore.

A noté également que la notion d’analogie s’étend aussi au domaine de la logique.

1.3- RELATION ANALOGIQUE EN LOGIQUE

La logique renvoie à ce qui est conforme au bon sens, ce qui est rationnel. C’est donc
une science qui obéit à des principes de raisonnement cohérent et réfléchie. La logique se
retrouve dans trois domaines d’études qui sont : le raisonnement affectif, le raisonnement
analytique et le raisonnement analogique qui constitue notre champ d’étude.

- Raisonnement analogique :

On parle de raisonnement par analogie lorsqu’il s’agit d’une compilation d’idée, une
combinaison d’idée lié les uns des autres. L’encyclopédie Wikipédia la décrit en ces points

La définition stricte de l’analogie est A est à B ce que C est à D. par


conséquent, en affirmant une telle analogie, j’affirme que tout ce qui est vrai dans le
rapport entre A et B, l’est aussi dans le rapport entre C et D et aussi que tout ce qui
faux dans le rapport entre A et B l’est aussi dans le rapport entre C et D 24

Dans ce cas de figure, les éléments mise en rapports d’analogie sont étroitement lié les uns
aux autres et suivre un même raisonnement. La notion d’analogie s’étend dans le domaine
psychologie également.

1.4- APPROCHE ANALOGIQUE EN PSYCHOLOGIE

La psychologie vise dans sa conception et d’après le dictionnaire Larousse à


« l’ensemble des sentiments, des façons de penser ou d’agir »25 la psychologie étudie donc le

22
Wikipédia, « un article de » Wikipé[Link], [Link], [texte en ligne].
23
Ibidem
24
Wikipédia, « un article de » Wikipé[Link], Op. Cit.
25
Dictionnaire Larousse de poche, [Link] p. 657

18
comportement humain et l’état psychique de chaque être dans leur ensemble. En psychologie
analogique, et selon Wikipédia, « l’analogie est un des processus organisateurs de la pensée,
en ce sens qu’il permet à l’enfant de catégoriser des concepts, de les organiser en schémas ou
d’en extraire des prototypes »26 l’analogie en psychologie permet ainsi de développé
l’intelligence de d’individu, d’aiguisé son esprit critique et son niveau d’imagination. Le
terme d’analogie dans sa conception revoie également à l’informatique.

1.5- NOTION D’ANALOGIE EN INFORMATIQUE

Dans le domaine informatique, l’analogie est décrite selon Wikipédia « par rapport à
un enregistrement numérique d’un son sera dit analogique si le signal qui le représente est
continuellement en rapport avec l’original et non crénelé »27 ce point de vue sur l’analogie en
informatique est associé à celui de la photographie. Elle est dite soit numérique ou
analogique. Elle fonctionne soit de manière numérique par un capteur qui échantillonne les
prises de vu ou de manière analogique à travers une pellicule. Portons un regard analytique
sur la notion de l’analogie en Biologie.

1.6- RELATION ANALOGIQUE EN BIOLOGIE

En ce qui concerne la biologie, et d’après l’encyclopédie numérique Wikipédia, la


notion d’analogie recouvre trois secteurs d’étude qui sont : la paléontologie, l’embryologie et
la génétique.

- EN PALEONTOLOGIE

L’analogie en paléontologie met l’accent sur la mutation de certaines espèces animales depuis
leurs premières forme de création jusqu’à leurs mutation actuel. L’analogie intervient dans ce
cas de figure pour montrer que, la forme la plus récente d’une espèce animale dérive d’une
mutation plus ancienne.

- EN EMBRYOLOGIE

L’embryologie de prime abord est la science qui étudie l’évolution du fœtus et de l’embryon.
En analogie, elle procède par une mise en rapport des différents stades de développements
embryonnaire des êtres vivant.

-EN GENETIQUE

26
Wikipédia, « un article de » Wikipé[Link], Op. Cit.
27
Ibidem

19
La notion d’analogie nous permet d’expliqué le mécanisme de nutation des espèces animal. Il
faut noter que leur transformation demeure aléatoire. Lorsqu’il y’a modification, création ou
perte de certains gène, cela abouti à la naissance de nouvelle individu.

En définitive, l’étude de l’analogie dans le domaine de la biologie nous démontre que


les formes des espèces d’être vivant que nous avons actuellement dérive d’une forme qui le
précédente.

Etudions maintenant la notion d’analogie en poétique.

1.7- RELATION ANALOGIQUE EN POETIQUE

Dans la relation analogique en poétique dont il est question dans ce qui suit, il fait
mention que la relation de la création de la pensée imageante en poétique lie les dimensions
de la sémantique et de la logique étudié plus haut. A ce propos, Bedjo Affankoe la définie
comme « une influence assimilatrice exercé sur certaines formes par d’autres ou tout
simplement, un rapport de ressemblance établi entre deux réalités. »28 . A travers cette
définition, l’on comprend que les réalités misent en situation analogique ont pour point de
chute ou finalité, la création du beau et du bien dire. Donc cette pensé imageante subit une
transformation pour en devenir une œuvre esthétique. L’analogie en poétique, élabore un
rapport étroit entre le signifiant et le signifié afin de donné une justification adéquate a la
formation de l’image analogique en poétique. A ce titre, George Mounin affirme :

L’analogie en tant que rapport de similitude entre des signifiés ou entre des sonorités
est à la base d’un grand nombre de figure de rhétorique l’analogie sonore explique la figure
telles que la rime, l’assonance, l’est à la base d’un grand nombre de figure de rhétorique
l’analogie sonore explique la figure telles que la rime, l’assonance, l’allitération 29

. À travers cette définition, il en ressort ici les causes des différentes motivations de la
création de l’image analogique. GEORGE mounin en distingue deux qui sont : la motivation
analogique des sons, qui se rapport au signifiant et la motivation analogique du sens qui
correspond au signifié.

Au sortir de ces différentes études sur le terme de l’analogie, nous pouvons constater
dans l’égrainement de nos idées que le champ d’action du domaine de la création de la pensée

28
Bédjo AFANKOE, Y, Relations analogique et fonction initiatique chez les poètes oralistes : cas de D’éclaire et
de foudre de Jean Marie Adiaffi, Césarienne de Zadi Zaourou et Seglego ou poème de tam-tam de Frédéric
Pacéré Titinga, Op, Cit. p. 29-30.
29
George Mounin, La linguistique, Paris, Coll. Clefs, Seghers, 1968-1971, p.36

20
imageante s’applique à divers compétence, divers secteur d’activité aussi bien littéraire,
scientifique qu’informatique. Ces différentes études mener sur la notion de la pensée
analogique nous ont permis d’avoir une idée générale de l’analogie mais aussi, de savoir
dissocié le terme analogie dans chaque domaine d’étude.

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