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DS 1 de Math Ematiques: Psi - Ds Samedi 27 Septembre 2025

Le document présente un devoir de mathématiques comprenant plusieurs problèmes sur les matrices carrées et les endomorphismes. Les parties I et II explorent des propriétés des matrices, notamment leur diagonalisation et les ensembles de matrices dont le carré est donné. Les parties III et IV se concentrent sur les endomorphismes d'espaces vectoriels, abordant des concepts tels que les valeurs propres et les projections.

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Le document présente un devoir de mathématiques comprenant plusieurs problèmes sur les matrices carrées et les endomorphismes. Les parties I et II explorent des propriétés des matrices, notamment leur diagonalisation et les ensembles de matrices dont le carré est donné. Les parties III et IV se concentrent sur les endomorphismes d'espaces vectoriels, abordant des concepts tels que les valeurs propres et les projections.

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PSI - DS 1 Samedi 27 Septembre 2025

DS 1 de Mathématiques

Problème 1 Dans tout ce problème, n est un entier naturel supérieur ou égal à 2 et


Mn (R) désigne l’espace des matrices carrées à n lignes et n colonnes à coefficients dans
R. In est la matrice identité de Mn (R). Soit A ∈ Mn (R). On note R(A) l’ensemble
des matrices de Mn (R) dont le carré vaut A :

R(A) = {B ∈ Mn (R), B 2 = A}.

L’objectif du problème est d’étudier R(A). La partie I étudie des exemples dans
M2 (R) et M3 (R). La partie II étudie un exemple de Mn (R). Les parties III et IV
étudieront le cas des endomorphismes.

Partie I
A.

1. Trouver toutes les matrices diagonales D ∈ M2 (R) telles que D 2 = I2 .

2. Déterminer une matrice K de M2 (R) non diagonales telle que K 2 = I2 . On


pourra chercher une matrice dont le polynôme caractéristique est X 2 − 1.

3. Montrer que R(02 ) est un ensemble infini de M2 (R). On pourra considérer des
matrices triangulaires.

B. Dans cette sous-partie seulement, on désigne par f l’endomorphisme de M3,1(R)


dont la matrice dans la base canonique est donnée par :
 
8 4 −7
 
A = −8 −4 8 
 
 
0 0 1

1. Montrer que A est diagonalisable.

2. Déterminer une base (V1 , V2 , V3 ) de M3,1 (R) formée de vecteurs propres de f ,


et donner la matrice D de f dans cette nouvelle base.

1
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3. Soit P la matrice de passage de la base canonique à la base (V1 , V2 , V3 ). Soit


un entier m ≥ 1. Sans calculer l’inverse de P , exprimer Am en fonction de D,
P et P −1.

4. Calculer P −1, puis Am .

5. Déterminer toutes les matrices de M3 (R) qui commutent avec la matrice D


trouvée à la question B2.

6. Montrer que si H ∈ M3 (R) vérifie H 2 = D, alors H et D commutent.

7. Déduire de ce qui précède toutes les matrices H de M3 (R) vérifiant H 2 = D.


Déterminer alors le cardinal de R(D).

C. Dans cette sous-partie seulement, on considère les matrices A et J définies par :


   
2 1 1 1 1 1
   
A = 1 2 1 et J = 1 1 1 .
   
   
1 1 2 1 1 1

1. Montrer que A admet deux valeurs propres distinctes λ et µ telles que λ < µ.

2. Calculer J m pour tout entier m ≥ 1.


1
3. En déduire que pour tout m ∈ N∗ , Am = I3 + (4m − 1)J. Cette relation
3
est-elle encore valable pour m = 0 ?

4. Déterminer un couple (B, C) ∈ M3 (R)2 telles que, pour tout m ∈ N, Am =


λm B +µm C. Montrer que ces matrices B et C sont linéairement indépendantes.

5. Calculer B 2 , C 2 , BC et CB. Trouver toutes les matrices H, combinaisons


linéaires de B et C qui vérifient H 2 = A.

6. Montrer que A est diagonalisable et diagonalisez-la. (déterminer une matrice


de passage ainsi que la matrice diagonale et la relation qui relient ces matrices
à A.)

7. Déterminer une matrice Y de M3 (R) non diagonale telle que Y 2 = D. On


pourra utiliser le résultat de la question A2.

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8. En déduire qu’il existe une matrice H ∈ M3 (R) vérifiant H 2 = A qui n’est


pas combinaison linéaire de B et C.

9. Montrer que toutes les matrices de R(A) sont diagonalisables.

Partie II - Soit A ∈ Mn (R). On suppose qu’il existe (λ, µ) ∈ R2 et P et Q deux


matrices non nulles de Mn (R) tels que :

λ 6= µ, In = P + Q, A = λP + µQ et A2 = λ2 P + µ2 Q.

1. Calculer (A − λIn ) × (A − µIn ). En déduire que A est diagonalisable.

2. Montrer que λ et µ sont valeurs propres de A et qu’il n’y en a pas d’autres.

3. Déduire de la relation trouvée dans la question II.1 que P Q = QP = 0n , puis


montrer que P 2 = P et Q2 = Q.
On suppose jusqu’à la fin de cette partie que λµ 6= 0.

4. Montrer que A est inversible et écrire A−1 comme combinaison linéaire de P


et Q.

5. Montrer que, pour tout m ∈ Z, Am = λm P + µm Q.

6. Soit F le sous-espace de Mn (R) engendré par P et Q. Déterminer la dimension


de F .
On suppose dans la suite de cette partie que λ et µ sont strictement positifs.

7. Déterminer R(A) ∩ F .

8. Soit k un entier supérieur ou égal à 2. Déterminer une matrice K de Mk (R)


non diagonale et vérifiant K 2 = Ik .

9. Montrer que si l’ordre de multiplicité de la valeur propre λ est supérieur ou


égal à 2, alors il existe P ′ ∈ Mn (R)\F tel que P ′2 = P et P ′ Q = QP ′ = 0n .

10. En déduire que si n ≥ 3, alors R(A) 6⊂ F .

Partie III - À partir de maintenant, E est un R-espace vectoriel de dimension finie n ;


L(E) désigne les endomorphismes de E, et GL(E) l’ensemble des endomorphismes de

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E qui sont bijectifs. On note 0 l’endomorphisme nul, et Id l’application identité. Pour


tout endomorphisme f , Ker f et Im f désignent respectivement le noyau et l’image
de f . L’ensemble des valeurs propres de f sera noté Sp(f ). On considère l’ensemble
des endomorphismes dont le carré vaut f :

R(f ) = {h ∈ L(E), h2 = f }.
Y
Si f1 , . . . , fq désignent q endomorphismes de E (q ∈ N∗ ), alors fi désignera
1≤i≤q
l’endomorphisme f1 ◦ fq . Soit f un endomorphisme non nul de E tel qu’il existe en
entier p > 1 tel que f p = 0 et f p−1 6= 0.

1. Montrer qu’il existe x ∈ E non nul tel que la famille (x, f (x), . . . , f p−1(x)) est
libre. En déduire que p ≤ n et que f n = 0.

2. Montrer que si R(f ) 6= ∅, alors 2p − 1 ≤ n.


n−1
√ X
3. Déterminer les réels a0 , . . . , an−1 tels que 1+x= ak xk + O(xn ) au voisi-
k=0
n−1
X
nage de 0. Dans la suite, Pn désigne le polynôme défini par Pn = ak X k .
k=0
4. Montrer qu’il existe une fonction η bornée au voisinage de 0 telle que l’on ait
Pn2 (x) − x − 1 = xn η(x). En déduire que X n divise Pn2 − X − 1.

5. Montrer alors que R(f + Id) 6= ∅. Plus généralement, montrer que pour tout α
réel, R(αf +Id) 6= ∅, puis que pour tout β réel strictement positif, R(f +βId) 6=
∅.

6. Soit T = (aij )1≤i,j≤n une matrice triangulaire supérieure de Mn (R) dont tous
les coefficients diagonaux sont égaux à un réel λ. Montrer que (T − λIn )n = 0.
On suppose dans les deux questions suivantes que f est un endomorphisme
de E dont le polynôme caractéristique est scindé et qui n’admet qu’une seule
valeur propre λ.

7. Déduire de la question précédente que E = Ker(f − λId)n .

8. Montrer que si λ > 0, alors R(f ) 6= ∅.

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Partie IV (à chercher en DM après avoir travaillé la correction des parties précédentes)
- Soient p1 , . . . , pm des endomorphismes non nuls de E et λ1 , . . . , λm des nombres réels
Xm
distincts. Soit f un endomorphisme de E vérifiant : ∀k ∈ N, f = k
λki pi .
i=1
m
X
1. Montrer que, pour tout P ∈ R[X], on a P (f ) = P (λi )pi .
i=1
m
Y
2. En déduire que (f − λi Id) = 0, puis que f est diagonalisable.
i=1
Pour tout entier l ∈ [[ 1, m ],] on considère le polynôme :
Y X − λi
Ll (x) = .
λ l − λi
1≤i≤m, i6=l

3. Montrer que, pour tout entier l ∈ [[ 1, m ],] on a pl = Ll (f ). En déduire que


Im(pl ) ⊂ Ker(f − λl Id), puis que le spectre de f est Sp(f ) = {λ1 , . . . , λm }.

4. Vérifier que pour tout couple d’entiers (i, j) tels que 1 ≤ i, j ≤ m, on a :



0 si i 6= j

pi ◦ pj =
pi si i = j

m
X
5. Justifier le fait que la somme Ker(f − λi Id) est directe et égale à E.
i=1
X
6. Montrer que pj est la projection de Ker(f −λj Id) parallèlement à Ker(f −
1≤i≤n, i6=j
λi Id).

7. Soit F le sous-espace vectoriel de L(E) engendré par {p1 , . . . , pm }. Déterminer


la dimension de F .

8. Déterminer R(f ) ∩ F dans le cas où λ1 , . . . , λm sont des réels positifs ou nuls.

9. Dans cette question, on suppose de plus que m = n.


(a) Préciser alors la dimension des sous-espaces propres de f .

(b) Montrer que si h ∈ R(f ), tout vecteur propre de f est également vecteur
propre de h.

(c) En déduire que R(f ) ⊂ F , et donner une condition nécessaire et suffisante


sur les λi pour que R(f ) soit non vide.
10. Montrer que si m < n et si tous les λi sont positifs ou nuls, alors R(f ) 6⊂ F .

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