Module Hydrologie FR
Module Hydrologie FR
Auteurs Traduction
Martin Pfaundler, Division Eaux, OFEV Service linguistique, OFEV
Christina Dübendorfer, Ernst Basler + Partner AG Kathrin Schneider, OFEV
Andreas Zysset, Ernst Basler + Partner AG
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Accompagnement [Link]/uv-1107-f
Daniel Devanthéry, Service des routes et des cours d’eau, canton du (il n’existe pas de version imprimée)
Valais
Werner Göggel, OFEV Cette publication est également disponible en allemand.
Ion Iorgulescu, Service cantonal de l’écologie de l’eau, canton de
Genève © OFEV 2011
Manfred Kummer, OFEV
Peter Molnar, Institut für Umweltingenieurwissenschaften ETH Zürich
Beat Müller, Amt für Umwelt und Energie des Kantons [Link]
Armin Peter, Eawag: L’Institut de Recherche de l’Eau du Domaine des
EPF
Roger Pfammatter, Association suisse pour l’aménagement des eaux
ASAE (avant le 1.9.2010: Ernst Basler + Partner AG)
Christopher Robinson, Eawag
Andrea Salvetti, Ufficio dei corsi d’acqua, canton du Tessin
Markus Zeh, Office des eaux et des déchets, canton de Berne
Autres contributions
Hugo Aschwanden, Daniel Devanthéry, Melanie Flubacher, Andreas
Helbling, Christoph Joerin, Caroline Kan, Mario Keusen, Markus
Knellwolf, Thomas Scheuner, Kathrin Schneider, Sandro
Webersberger, Thomas Wüthrich (tous OFEV)
> Table des matières 3
2 Concept HYDMOD-R 15
2.1 Objectifs et principes 15 6 Evaluation et interprétation 78
2.2 Limites 16 6.1 Evaluation par tronçon des différents indicateurs 79
2.3 Schéma de classement et méthode d’évaluation 17 6.2 Représentation des résultats 82
2.4 Définition du régime d’écoulement 20 6.3 Interprétation de l’évaluation 84
2.5 Choix des indicateurs d’évaluation 21 6.4 Agrégation pour l’évaluation globale 87
> Abstracts
The Modular Stepwise Procedure to investigate and assess watercourses includes Keywords:
assessment procedures in three intensity steps (=spatial scales) for the areas hydromor- Modular Stepwise Procedure,
phology, biology and chemical and toxic effects. This hydrology-flow regime module Watercourse assessment,
for the so-called spatial step R (regional scale), HYDMOD-R for short, is in this re- Measures, Hydrology,
spect the method for describing hydrological conditions of a region by logging the Flow regime
water resources management measures and assessing their effects on the flow regime.
The natural state of the flow regime is assessed and classified using nine assessment
indicators, which cover a number of characteristics from the areas of low flow, medium
flow and high flow regime.
Le système modulaire gradué d’analyse et d’appréciation des cours d’eau comprend Mots-clés:
des méthodes subdivisées en trois niveaux d’analyse et concernant les domaines de Système modulaire gradué,
l’hydromorphologie, de la biologie ainsi que des effets chimiques et toxiques. Le évaluation des cours d’eau,
présent module «Hydrologie – régime d’écoulement» conçu pour le niveau R (région), atteintes, hydrologie, régime
ou HYDMOD-R, représente la méthode mise au point pour décrire les conditions d’écoulement
hydrologiques d’une région en y relevant les atteintes liées à la gestion des eaux et en
évaluant leurs effets sur le régime d’écoulement. Le degré de naturalité du régime
d’écoulement est apprécié et classé à l’aide de neuf indicateurs d’évaluation tenant
compte de diverses caractéristiques du régime d’étiage, du régime des débits moyens et
du régime de crue.
Il concetto basato su moduli e livelli per l’analisi e la valutazione dei corsi d’acqua Parole chiave:
prevede delle procedure di rilevamento suddivise in tre livelli di intensità per i settori Concetto basato su moduli e
idromorfologia, biologia ed effetti chimici e tossici. In tale ambito, il presente modulo livelli, valutazione dei corsi
idrologia – portata di deflusso per il livello R («regione»), abbreviato in HYDMOD-R, d’acqua, interventi, idrologia,
è il metodo utilizzato per la descrizione delle condizioni idrologiche di una regione portata di deflusso
mediante il rilevamento degli interventi idraulici e la valutazione delle loro ripercussio-
ni sulla portata di deflusso. Il grado di naturalità della portata di deflusso viene valutato
e classificato in base a nove indicatori di valutazione che coprono diverse caratteristi-
che relative alla portata di magra, media e massima (o di piena).
> Avant-propos 5
> Avant-propos
La protection intégrale des eaux et de leurs multiples fonctions en tant que milieux
naturels pour la flore et la faune ainsi que l’utilisation durable des cours d’eau par
l’homme sont des objectifs principaux de la législation fédérale sur la protection des
eaux. La protection intégrale des eaux nécessite la connaissance précise de leur état.
Dans le cadre du système modulaire gradué, des experts de l’OFEV, de l’Eawag et des
services cantonaux concernés élaborent des méthodes d’analyse, appelées modules,
pour pouvoir évaluer les cours d’eau. Ces méthodes, qui distinguent trois niveaux
d’analyse, couvrent les domaines de l’hydromorphologie, de la biologie, de la chimie
des eaux et de l’écotoxicologie.
L’état écologique des cours d’eau est influencé par de multiples utilisations humaines.
De façon très générale, on distingue les trois domaines d’influence suivants: la qualité
de l’eau, les caractéristiques morphologiques et spatiales des cours d’eau et le débit.
Ainsi, selon la brochure «Idées directrices – Cours d’eau suisses» (OFEFP &
OFEG 2003), les objectifs à atteindre sur la base de la législation en vigueur sont une
qualité de l’eau suffisante, un espace suffisant et un débit suffisant. Alors que les
grands efforts réalisés ces dernières décennies dans le domaine de la protection des
eaux ont permis de réduire nettement la charge en matières solides provenant des eaux
usées ou d’apports diffus, l’hydromorphologie de nombreux cours d’eau suisses reste
fortement perturbée. A l’avenir, c’est surtout au débit que la promotion de l’énergie
hydraulique résultant de la politique climatique et énergétique fera subir la plus forte
pression.
La présente méthode est une aide à l’exécution pour les analyses à effectuer dans le
cadre de la législation sur la protection des eaux, qui vise un régime d’écoulement
proche de l’état naturel, et permet également d’apprécier l’atteinte de l’objectif «débit
suffisant». Or il ne suffit pas qu’un débit résiduel convenable soit maintenu dans le
cours d’eau, mais, bien plus généralement, que le régime d’écoulement soit proche de
l’état naturel (y compris les effets indirects sur la dynamique du régime de charriage).
Par conséquent, la présente méthode va au-delà du paramètre classique «débit rési-
duel», car elle tient également compte de la problématique des phénomènes d’éclusée –
qui est devenue récemment un sujet d’actualité et qui est explicitement prise en consi-
dération dans la révision de la loi fédérale sur la protection des eaux du 11 décembre
2009 – et fonde l’appréciation du déficit hydrologique sur toute une série d’autres
paramètres du régime d’écoulement importants du point de vue écologique.
Cette méthode s’intéresse ainsi à l’impact des atteintes humaines sur le degré de natu-
ralité du régime d’écoulement. En Suisse, il s’agit principalement de mesures anthropi-
ques prises dans les secteurs de la gestion des eaux urbaines et de l’utilisation de
l’énergie hydraulique. Au vu de l’augmentation attendue ces prochaines années des
activités dans ce deuxième secteur, il est important que des méthodes permettent
d’apprécier les modifications qui en résulteront et offrent aux décideurs une base pour
la gestion durable des eaux.
Méthodes d’analyse et d’appréciation des cours d’eau. Hydrologie – régime d’écoulement niveau R OFEV 2011 6
La présente méthode est un élément essentiel car elle comble une lacune et mène à une
appréciation globale de l’état des eaux. Complétée par les bases hydrologiques qui ont
été élaborées en parallèle, nous souhaitons qu’elle soit largement appliquée et satisfas-
se de nombreux besoins.
Stephan Müller
Chef de la division Eaux
Office fédéral de l’environnement (OFEV)
> Résumé 7
> Résumé
Le module «Hydrologie – régime d’écoulement» au niveau R (région), ou HYDMOD-
R, représente la méthode mise au point dans le cadre du système modulaire gradué
pour décrire les conditions hydrologiques d’une région en y relevant les atteintes liées à
la gestion des eaux et en évaluant leurs effets sur le régime d’écoulement. Il donne
comme résultat une indication de l’état hydrologique du réseau hydrographique d’un
bassin versant en se référant aux différents tronçons de cours d’eau. Pour pouvoir se
faire une idée globale de l’état des eaux, cet aspect manquait jusqu’ici à côté des
modules existants consacrés aux domaines de la biologie, de la morphologie et de la
chimie. La présente méthode est une aide à l’exécution pour les analyses à effectuer
dans le cadre de la législation sur la protection des eaux, qui vise un régime
d’écoulement proche de l’état naturel, et permet également d’apprécier l’objectif «débit
suffisant» défini dans la brochure «Idées directrices – Cours d’eau suisses».
HYDMOD-R est une approche qui s’intéresse aux atteintes. La plupart des perturba-
tions hydrologiques importantes sont dues à des atteintes ponctuelles directes liées à la
gestion des eaux. L’avantage, c’est que les relevés peuvent se focaliser de façon précise
sur les atteintes et les tronçons de cours d’eau concernés. Ces atteintes proviennent en
grande partie des secteurs de l’utilisation de l’énergie hydraulique et de la gestion des
eaux urbaines.
Cette méthode est conçue pour le niveau R. Elle vise donc à donner une vue d’en-
semble des atteintes importantes pour le régime d’écoulement dans une région, dans un
bassin versant entier, à en quantifier les effets et à apprécier puis représenter les déficits
hydrologiques qui en résultent. HYDMOD-R ne propose toutefois pas de mesures.
Ainsi, il faut considérer HYDMOD-R comme un paquet dont l’élément central est la
méthode d’évaluation proprement dite. Diverses méthodes d’estimation sont également
proposées. Cette publication décrit l’ensemble des méthodes. Pour terminer, le paquet
est complété par le logiciel informatique (HYDMOD-FIT) mis à disposition pour
l’application assistée par ordinateur, pour la standardisation et pour simplifier le travail
à fournir. Cet outil est diffusé via les pages internet [Link]
> Hydrologie.
1 > Introduction 9
1 > Introduction
Ce chapitre décrit la situation initiale, les exigences et les bases juridiques de la méthode
d’appréciation et donne une vue d’ensemble de la structure de la publication.
Il est important que les cours d’eau puissent avoir un débit convenable et un régime Des mots à des grandeurs
d’écoulement se rapprochant des conditions naturelles. Dans la législation relative à la mesurables
protection des eaux, ces objectifs écologiques sont formulés par des mots. Pour les
mettre en pratique, il faut les interpréter et les préciser de façon à aboutir, dans la
mesure du possible, à des appréciations compréhensibles et mesurables, formulées par
des nombres, ainsi qu’une application uniforme des exigences.
La présente aide à l’exécution fait partie des «Méthodes d’analyse et d’appréciation des Un élément du système modulaire
cours d’eau» (système modulaire gradué). L’objectif du système modulaire gra- gradué
dué (OFEFP 1998) est le développement de méthodes standardisées permettant
d’analyser et d’apprécier l’état des cours d’eau en Suisse. Ces méthodes couvrent
divers aspects structurels, hydrologiques, biologiques, chimiques et écotoxicologiques
de la qualité des eaux. Elles s’adressent aux services cantonaux en tant qu’aides à
l’exécution. Le système modulaire gradué distingue trois niveaux d’investigation, à
savoir les niveaux R (région), C (cours d’eau) et T (tronçon), qui se réfèrent à différen-
tes échelles spatiales du territoire étudié.
Le module «Hydrologie – régime d’écoulement» (HYDMOD-R) présenté ici est conçu Aide à l’exécution pour
pour le niveau R. Il présente une méthode qui permet d’apprécier globalement les l’appréciation des conditions
conditions hydrologiques régnant dans une région en considérant les atteintes et leurs hydrologiques régionales
effets sur le régime d’écoulement. Pour évaluer le degré de naturalité du régime
d’écoulement, la méthode s’appuie sur des considérations écologiques.
En tant que méthode pour le niveau R, HYDMOD-R répond aux exigences suivantes: Exigences niveau R
> analyse globale de tous les cours d’eau d’un grand territoire (canton, région) possi-
ble;
> degré d’analyse et travail investi par tronçon de cours d’eau étudié relativement
limités;
> vue d’ensemble des aspects importants de l’état des cours d’eau, respectivement des
perturbations qu’ils subissent, appréciation par tronçon, représentation cartographi-
que;
> destinataires: professionnels, autorités, politiques, public.
Méthodes d’analyse et d’appréciation des cours d’eau. Hydrologie – régime d’écoulement niveau R OFEV 2011 10
Les principaux facteurs qui influencent l’écologie d’un cours d’eau sont la qualité de Importance écologique du régime
l’eau, l’état morphologique et les conditions hydrologiques. L’importance du régime d’écoulement
d’écoulement pour l’écologie aquatique réside dans:
La loi fédérale du 24 janvier 1991 sur la protection des eaux (LEaux, RS 814.20) LEaux/OEaux: écologie des eaux
charge la Confédération (art. 57) et les cantons (art. 58) de mener des investigations sur et milieux naturels
les cours d’eau. Il s’agit, entre autres, de contrôler si les objectifs écologiques pour les
eaux superficielles définis dans l’annexe 1, ch. 1, de l’ordonnance du 28 octobre 1998
sur la protection des eaux (OEaux, RS 814.201), sont atteints ou non. Ceux-ci doivent,
conformément à l’art. 1, al. 2, OEaux, être pris en considération lors de l’exécution des
dispositions relatives à la protection des eaux.
Selon l’annexe 1, ch. 1, al. 2, OEaux, l’hydrodynamique (débits de charriage, régime OEaux: objectifs écologiques
des niveaux et des débits) et la morphologie doivent présenter des caractéristiques pour les eaux superficielles
proches de l’état naturel. Elles doivent en particulier garantir sans restriction l’auto-
épuration par des processus naturels, les échanges naturels entre l’eau et le lit ainsi que
les interactions avec l’environnement.
Les exigences relatives à la qualité des eaux superficielles sont indiquées dans OEaux: exigences de la qualité
l’annexe 2, ch. 1, OEaux. Le chiffre 12, al. 3, dit que le prélèvement et le déversement des eaux
d’eau ainsi que les ouvrages de construction ne doivent pas modifier l’hydrodynamique
du cours d’eau dans une mesure telle que sa capacité d’auto-épuration soit réduite ou
que la qualité de l’eau soit insuffisante pour permettre le développement de biocénoses
spécifiques au cours d’eau. Si l’autorité constate que les eaux ne satisfont pas aux
exigences fixées dans l’annexe 2 OEaux, elle doit, conformément à l’art. 47 OEaux,
déterminer la nature, l’ampleur et les causes de ce non-respect des exigences, évaluer
l’efficacité des mesures possibles et veiller à ce que celles-ci soient prises en vertu des
prescriptions correspondantes.
Le diagnostic des cours d’eau est important pour l’exécution des prescriptions de la LEaux/OEaux: prélèvements
LEaux sur les débits résiduels. Les art. 29 à 36 et 80 à 83 LEaux ainsi que les art. 33 à d’eau et débits résiduels
41 OEaux comprennent des prescriptions visant à assurer des débits résiduels convena-
bles dans le cadre de l’octroi des autorisations de prélèvement, ainsi que dans le cadre
de l’assainissement des cours d’eau sensiblement influencés par des prélèvements
d’eau.
Les arts. 39a et 83a de la LEaux visent à empêcher ou à assainir les atteintes graves que LEaux: éclusées
des variations subites et artificielles du débit d’un cours d’eau (éclusées) portent à la
faune et à la flore indigènes et à leurs biotopes. Pour l’exécution de ces dispositions,
des analyses sur l’hydrodynamique, portant notamment sur le degré d’atteinte dû aux
éclusées, sont également nécessaires.
Selon l’art. 50 LEaux et l’art 49 OEaux, les cantons informent le public sur l’état des LEaux/OEaux: information sur
eaux. La présente publication présente des méthodes permettant aux cantons de contrô- l’état des cours d’eau
ler et de relever les conditions hydrologiques des cours d’eau.
Outre ces bases juridiques les «Idées directrices – Cours d’eau suisses» (OFEFP & Idées directrices –
OFEG 2003) fournissent un concept général pour un usage durable des eaux. Il exige Cours d’eau suisses
non seulement que la qualité de l’eau soit suffisante et que les cours d’eau aient assez
d’espace, mais aussi que leur débit soit suffisant et que leur régime d’écoulement soit
Méthodes d’analyse et d’appréciation des cours d’eau. Hydrologie – régime d’écoulement niveau R OFEV 2011 12
proche de l’état naturel. La notion de «débit suffisant» ne se réfère pas ici uniquement
à un débit résiduel convenable, mais englobe de façon tout à fait générale la dynamique
du comportement hydrologique et implique qu’un régime d’écoulement aussi naturel
que possible soit maintenu ou rétabli avec toutes ses caractéristiques. La présente
méthode peut également être utilisée pour l’appréciation des cours d’eau dans l’optique
d’atteindre le but cité ci-dessus.
1.4 Destinataires
Le chapitre 2 décrit les objectifs du module HYDMOD-R et effectue diverses délimita- Chapitre 2: concept
tions. Il présente ensuite les principes importants de la méthode d’évaluation.
Pour pouvoir utiliser la méthode d’évaluation, il faut connaître divers paramètres Chapitre 3: méthodes
hydrologiques. Le chapitre 3 explique comment les calculer ou les estimer et donne d’estimation et outils
une vue d’ensemble des sources de données existantes. Il fait également référence à
l’outil informatique HYDMOD-FIT et aux fichiers de support SIG disponibles sur le
site internet du système modulaire gradué ([Link] > Hy-
drologie).
L’annexe propose diverses analyses caractéristiques du type de régime d’écoulement Annexe: analyses caractéristiques
relatives aux paramètres hydrologiques décrits au chapitre 3. du type de régime d’écoulement
La partie principale du module HYDMOD-R est la méthode d’évaluation proprement Chapitre 4–6: Méthode
dite. L’évaluation se déroule en quatre grandes étapes générant chacune des produits d’évaluation en quatre étapes
différents. Ces étapes sont décrites aux chapitres 4 à 6 de cette publication.
La figure qui suit met en évidence les quatre grandes étapes de la méthode d’évaluation Graphique explicatif
ainsi que les méthodes de calcul, les méthodes d’estimation et les outils à disposition.
Ce graphique explicatif est répété au début des chapitres 3 à 6 pour faire ressortir les
thèmes traités dans chacun d’eux. Il est toujours précédé d’une indication des résultats
de l’étape en question et des connaissances exigées de la part de l’utilisateur.
1 > Introduction 13
L’utilisation du module HYDMOD-R exige un certain travail préalable pour se fami- Travail préalable
liariser avec la méthode, la démarche et les outils. Cet effort dépend beaucoup du
nombre et de la complexité des atteintes dans le bassin versant ainsi que de la disponi-
bilité des données.
Succinctement, on peut définir ainsi le travail à fournir pour chacune des grandes
étapes de la méthode:
> étape «terrain d’étude, inventaire des atteintes»: l’identification des atteintes, leur
relevé et leur fonctionnement ainsi que la collecte d’informations et de données de-
mandent un travail important;
> étape «détermination et classement des indicateurs d’évaluation»: la préparation des
paramètres hydrologiques nécessaires et des autres grandeurs auxiliaires demande
un travail qui varie en fonction de la disponibilité des données, mais qui, par expé-
rience, est souvent important. Le travail à fournir pour l’évaluation elle-même est
considéré comme plutôt modéré;
Méthodes d’analyse et d’appréciation des cours d’eau. Hydrologie – régime d’écoulement niveau R OFEV 2011 14
> étape «évaluation par tronçon»: la définition des tronçons, l’évaluation par tronçon
et la représentation des résultats demandent un travail considéré comme plutôt mo-
déré par rapport aux étapes précédentes;
> étape «évaluation globale»: l’évaluation globale demande peu de travail.
Selon l’étape, il est préférable voire indispensable que les utilisateurs de la méthode Connaissances exigées
bénéficient de connaissances approfondies en matière d’hydrologie, de gestion des de la part des utilisateurs
eaux et d’écologie aquatique. Les connaissances nécessaires à chaque étape sont préci-
sées en introduction des chapitres 3 à 6.
HYDMOD-R représente la méthode mise au point dans le cadre du système modulaire Evaluation de l’état hydrologique
gradué pour apprécier les conditions hydrologiques d’une région en relevant les attein-
tes liées à la gestion des eaux et leurs effets sur le régime d’écoulement. Ce module
donne comme résultat des informations sur l’état hydrologique du réseau hydrographi-
que d’un bassin versant.
Le module HYDMOD-R ne permet pas à lui seul d’évaluer l’état écologique des cours Etat écologique influencé par
d’eau. En effet, leur fonctionnalité écologique dépend de la qualité de l’eau, de la plusieurs facteurs
morphologie et de l’hydrologie. L’état écologique global résulte de l’interaction entre
ces trois facteurs, ce qui se manifeste ensuite dans l’état biologique (qui peut être
apprécié à l’aide de bioindicateurs, voir les modules biologiques du système modulaire
gradué).
Par conséquent, en évaluant le degré de naturalité du régime d’écoulement à l’aide Pas de conclusion définitive sur
d’HYDMOD-R, on obtient uniquement une indication de l’intensité avec laquelle la la fonctionnalité écologique
fonctionnalité écologique d’un cours d’eau se trouve compromise d’un point de vue
strictement hydrologique, même si les indicateurs d’évaluation sont choisis en tenant
compte de considérations écologiques et que les règles de classement s’inspirent elles
aussi beaucoup de critères écologiques.
L’état hydrologique, qui correspond au degré de naturalité du régime d’écoulement, est Contenu et objet de l’évaluation
évalué à l’aide d’une sélection d’indicateurs. La naturalité du régime d’écoulement est
donc le contenu de l’évaluation et le réseau hydrographique en est l’objet. Les diffé-
rents tronçons des cours d’eau constituent les objets de référence.
HYDMOD-R suit une approche axée sur les atteintes. La plupart des perturbations Approche relative aux atteintes
hydrologiques sont dues à des atteintes ponctuelles directes liées à la gestion des eaux
et faciles à identifier. L’avantage, c’est que les relevés peuvent se focaliser de façon
précise sur les atteintes et les tronçons de cours d’eau concernés.
Méthodes d’analyse et d’appréciation des cours d’eau. Hydrologie – régime d’écoulement niveau R OFEV 2011 16
2.2 Limites
> Les paramètres hydrologiques et les indicateurs calculés au cours de l’utilisation Précision
d’HYDMOD-R sont des valeurs estimatives qui donnent une vue d’ensemble des
conditions régionales, mais qui ne sont pas assez précises pour servir de valeurs de
dimensionnement ou de bases de planification. Les valeurs estimatives mises à dis-
position, en particulier celles qui ont été déterminées sur la base d’analyses caracté-
ristiques du type de régime d’écoulement, ne fournissent donc que des ordres de
grandeur.
> Les résultats obtenus en utilisant HYDMOD-R ne remplacent pas les autres analyses Champ d’application
hydrologiques, comme les enquêtes du rapport d’état menées dans le cadre des plans
généraux d’évacuation des eaux (PGEE) et celles effectuées pour fixer les débits
résiduels ou déterminer les valeurs de dimensionnement pour les crues. Au contrai-
re, les résultats obtenus au cours de ce type d’analyses peuvent être exploités pour
HYDMOD-R, ou complétés par le module.
> Les atteintes diffuses indirectes (p. ex. changements d’affectation du sol, drainages) Les atteintes diffuses et les
ne sont pas prises en considération car elles sont difficiles à identifier. De plus, des petites atteintes ne sont pas
effets collectifs (superpositions dans des systèmes complexes) ainsi que des relations prises en considération
de cause à effet peu claires et parfois retardées peuvent se présenter. Les petites at-
teintes ont également été ignorées car il est difficile, voire souvent impossible, de
quantifier leur impact. Pour ces raisons, on considère que le travail à fournir pour
observer les atteintes diffuses et les petites atteintes directes est trop important pour
une méthode du niveau R.
Il peut donc arriver que des effets négatifs passent inaperçus chez les petits cours
d’eau. Cependant, on part du principe que de tels effets ne concernent que de courts
tronçons, puisque, proportionnellement, la surface du bassin versant augmente rapi-
dement, et qu’ils ne justifient pas l’approche régionale d’une méthode du niveau R.
> Les corrections de cours d’eau ne sont pas non plus prises en considération dans le Les corrections de cours d’eau ne
cadre d’HYDMOD-R, puisque, même si elles peuvent altérer les conditions hydrau- sont pas prises en considération
liques, elles n’entraînent guère de modifications hydrologiques, à l’exception d’une
éventuelle élévation des pointes de crue. Du point de vue écologique, la hauteur des
pointes de crue est cependant moins importante que leur fréquence par
ple (voir chapitre 2.5).
> Comme les atteintes faibles et diffuses sont laissées de côté, on recommande Surface des bassins versants
d’utiliser HYDMOD-R pour les bassins versants de moyenne (1–1000 km²) et gran-
de échelle (> 1000 km²). Les atteintes faibles et diffuses gagnent en importance dans
les bassins versants de petite échelle (< 1 km²). Par conséquent, la limite
d’application de la méthode se situe au niveau des cours d’eau du domaine inférieur
de la moyenne échelle (bassins versants d’env. 2–5 km²).
2 > Concept HYDMOD-R 17
Les résultats des analyses menées au niveau R donneront un bref aperçu des aspects Schéma de classement
importants de l’état des cours d’eau et des perturbations que ceux-ci subissent. Pour comportant une classe spéciale
faciliter le travail, les divers modules recourent autant que possible à un système
uniforme de classement du degré de naturalité.
Le régime d’écoulement est évalué au moyen d’une sélection d’indicateurs (voir Définition: indicateurs
chapitre 2.5). Ceux-ci sont définis et décrits au chapitre 5 en suivant toujours les mê- d’évaluation et règles de
mes étapes: classement
Les définitions des indicateurs d’évaluation et les règles de classement se basent autant Réflexions sur les définitions
que possible sur les réflexions cohérentes suivantes:
> l’approche d’HYDMOD-R, relative aux atteintes, se focalise sur les altérations dues
à des atteintes. Pour pouvoir constater l’importance de l’altération, il faut une base
de comparaison, c’est-à-dire un état de référence;
Méthodes d’analyse et d’appréciation des cours d’eau. Hydrologie – régime d’écoulement niveau R OFEV 2011 18
> dans la mesure du possible, les limites entre les classes d’évaluation sont définies en
tenant compte de considérations écologiques;
> on ne peut pas partir du principe que l’impact écologique dépend linéairement de
l’écart en pour-cent par rapport à l’état de référence;
> lorsque l’état altéré d’un paramètre hydrologique fluctue dans le cadre de sa variabi-
lité naturelle, on ne peut pas dire que l’altération est importante.
Le module HYDMOD-R fonde l’évaluation sur un état de référence qui entre dans la Etat de référence comme base de
règle de classement chez la plupart des indicateurs d’évaluation. l’évaluation
Diverses méthodes mises au point pour le niveau C du système modulaire gradué ont Etat de référence comme état
recours à ce type d’évaluation. L’état de référence y est défini comme étant l’état qui naturel du cours d’eau dans le
s’installerait dans les conditions paysagères actuelles si toutes les utilisations humaines paysage cultivé donné
étaient suspendues dans l’environnement immédiat du cours d’eau, c’est-à-dire l’état
naturel du cours d’eau dans le paysage cultivé donné, façonné par l’agriculture et la
sylviculture.
Par conséquent, l’état de référence ne correspond pas à l’état d’un cours d’eau du
paysage naturel originel, qui n’existe pratiquement plus nulle part en Europe. Au
contraire, il intègre les modifications paysagères irréversibles dues aux activités hu-
maines, comme le changement d’affectation du sol dans de vastes zones du bassin
versant (p. ex. déboisements de grandes surfaces, assèchement de marais, construction).
On part du principe que le régime d’écoulement modifié de la sorte comporte en subs-
tance les traits caractéristiques de l’état naturel et qu’il correspond encore à l’état de
référence.
Lorsque cependant un petit bassin versant est fortement urbanisé, on ne peut plus Ecarts par rapport à l’état de
considérer que le cours d’eau est proche de l’état naturel. En outre, il peut s’écarter de référence
l’état de référence lorsqu’il subit des atteintes directes, ponctuelles et significatives.
2 > Concept HYDMOD-R 19
Les régulations de lacs et les détournements de rivières dans des lacs sont des cas Des régulations de lacs et des
particuliers. Les régulations, dont certaines remontent à plusieurs siècles, ont provoqué détournements de rivières
des changements d’importance diverse. Dans le cadre d’HYDMOD-R ces cas sont à historiques comme état de
considérer comme état de référence. Les détournements historiques de rivières dans des référence
lacs (p. ex. le détournement de la Kander ou de la Linth ainsi que la correction des eaux
du Jura) sont à traiter de la même manière.
Comme on l’a vu au chapitre 2.3.2, il est important de savoir si l’état altéré d’un para- Rôle de la variabilité naturelle
mètre hydrologique évolue dans le domaine de la valeur d’espérance
le (=moyenne), à l’intérieur de la dispersion naturelle (variabilité naturelle) ou à
l’extérieur de celle-ci. Cette position relative du régime d’écoulement altéré par rapport
à la position et à la dispersion de l’état de référence sert de base à la répartition dans les
classes d’état.
La variabilité naturelle des paramètres hydrologiques entre directement dans la défini- Prise en considération de la
tion de l’indicateur ou dans la règle de classement en fonction des caractéristiques de variabilité naturelle
l’indicateur d’évaluation et de l’existence de critères écologiques établis. Dans la
plupart des cas, la variabilité est exprimée par un coefficient de variation défini statisti-
quement, dans quelques cas également par des quantiles (voir définitions du chapitre
5).
En raison des changements climatiques, la question de la stationnarité de l’état de Approche des tendances
référence se pose également (modifications temporelles des valeurs d’espérance et d’origine climatique
variabilités). Une étude systématique de séries de données concernant les débits en
Suisse (Birsan et al. 2005a/b) a démontré que, d’un point de vue statistique, les bassins
versants de caractère alpin subissaient d’importantes modifications d’origine climati-
Méthodes d’analyse et d’appréciation des cours d’eau. Hydrologie – régime d’écoulement niveau R OFEV 2011 20
que. Selon le rapport actuel sur le climat pour la Suisse (OcCC/ProClim 2007), il faut
s’attendre à de nouveaux changements. Cependant comme leur ampleur demeure dans
les limites de l’imprécision des méthodes d’estimation utilisées dans HYDMOD-R, ils
sont laissés de côté.
La notion de «régime d’écoulement» désigne le comportement hydrologique d’un Comportement hydrologique d’un
cours d’eau. Celui-ci dépend principalement des facteurs environnementaux que sont le cours d’eau
climat, la topographie et la végétation, mais aussi de la structure hydrogéologique de la
région. C’est toutefois par le climat qu’il est le plus influencé.
Le régime d’écoulement d’un cours d’eau est révélé par le tracé et l’allure de son Caractéristiques hydrologiques
hydrogramme. L’année y revêt une importance capitale en tant que période détermi-
nante pour les processus d’écoulement. L’hydrogramme d’un cours d’eau permet de
déduire différents paramètres qui en caractérisent les spécificités hydrologiques. Les
principaux paramètres sont les suivants:
> taille
> fréquence
> durée
> saisonnalité (moment dans l’année)
> variabilité (dispersion des caractéristiques d’une année à l’autre)
> taux d’altération
Le comportement hydrologique peut être subdivisé en trois régimes partiels: le régime HYDMOD subdivise le régime
des débits moyens, le régime de crue et le régime d’étiage. Les paramètres qui les d’écoulement en quatre domaines
caractérisent ont chacun un impact différent sur l’environnement et peuvent être altérés
par des atteintes. Comme HYDMOD-R tient également compte des effets de courte
durée dus à l’activité humaine, on distingue finalement les quatre domaines suivants:
La définition du régime d’écoulement utilisée dans HYDMOD-R est nettement plus Les différents types de régime
large que celle des types de régime d’écoulement proposée par Aschwanden et Wein- d’écoulement en Suisse
gartner (1985) pour la Suisse et renseignant sur la variation annuelle moyenne des
débits mensuels moyens. Ces différents types de régime d’écoulement constituent
cependant une base importante pour HYDMOD-R, puisqu’ils sont utilisés pour estimer
la valeur de référence lorsqu’il manque des données (voir chapitre 3.3.1).
2 > Concept HYDMOD-R 21
HYDMOD-R définit neuf indicateurs d’évaluation couvrant les régimes d’écoulement Indicateurs d’évaluation
partiels définis au chapitre 2.4. Ces indicateurs tiennent compte de l’état altéré ainsi
que de l’état de référence et de sa variabilité naturelle. La valeur de l’indicateur est
donc souvent une grandeur relative dont la valeur numérique seule est peu pertinente,
si ce n’est qu’elle permet la répartition dans les classes d’état.
Divers paramètres hydrologiques et quelques grandeurs auxiliaires entrent dans le Paramètres hydrologiques
calcul des indicateurs d’évaluation. Les paramètres hydrologiques permettent de carac-
tériser le régime d’écoulement.
Les indicateurs d’évaluation ont été choisis compte tenu des critères suivants: Choix des indicateurs
d’évaluation
> la pertinence écologique de l’indicateur;
> un vaste relevé des caractéristiques du régime d’écoulement;
> le relevé des effets des atteintes liées à la gestion des eaux répandues en Suisse;
> la faisabilité de l’analyse et le travail à fournir.
Ces considérations ont présidé au choix des indicateurs d’évaluation et des paramètres
hydrologiques nécessaires répertoriés dans le tab. 1.
Régime des débits 1 Comportement des débits Débits mensuels moyens, débit annuel moyen, coefficients de Pardé
moyens moyens
Régime de crue 2 Fréquence des crues Crue annuelle moyenne (débits journaliers), valeur seuil de crue, fréquence moyenne des crues (débits
3 Saisonnalité des crues instantanés)
Saisonnalité des crues (date d’apparition moyenne et variabilité)
Régime d’étiage 4 Débit d’étiage Débit d’étiage, coefficient de variation du débit d’étiage
5 Saisonnalité de l’étiage Saisonnalité de l’étiage (date d’apparition moyenne et variabilité)
6 Durée des périodes d’étiage Durée moyenne de la période d’étiage
Effets de courte 7 Phénomène d’éclusée Débit d’éclusée, débit plancher, rapport débit d’éclusée/débit plancher, taux de montée et taux de descente
durée 8 Purge et vidange du niveau d’eau lors des éclusées
9 Rejets des eaux pluviales Débit de purge, fréquence des purges, taux de montée du niveau d’eau lors des purges
Fréquence moyenne des crues dues aux rejets des eaux pluviales (débits instantanés)
Méthodes d’analyse et d’appréciation des cours d’eau. Hydrologie – régime d’écoulement niveau R OFEV 2011 22
L’utilisation du module HYDMOD-R requiert un grand nombre de données diverses De nombreuses données
sur les atteintes, le bassin versant et les conditions d’écoulement dans le cours d’eau. Il nécessaires, SIG comme outil
est conseillé d’utiliser un système d’information géographique (SIG), d’une part pour
faciliter la préparation de certaines entrées (p. ex. les surfaces des bassins versants),
d’autre part pour le traitement cartographique des résultats. On veillera donc à acquérir
le plus de géodonnées ou de données géoréférencées possible.
Le site internet du système modulaire gradué ([Link] > Sources de données principales
Hydrologie) met à disposition une liste des principales sources de données avec des
liens renvoyant à leurs sites actuels. En outre, le système d’information suisse des
eaux (GEWISS), accessible sous [Link] contient certaines des bases
qui sont présentées ci-dessous ainsi que des données liées aux cours d’eau.
Les principales sources livrant des données géographiques de base sur les cours d’eau Données géographiques de base
sont les suivantes:
> carte topographique à l’échelle qui convient, p. ex. au 1:25 000, 1:50 000 ou
1:100 000 (swisstopo);
> réseau hydrographique numérique, p. ex. la couche réseau hydrographique du Vec-
tor25 (swisstopo) ou un réseau hydrographique cantonal plus détaillé;
> géodonnées sur la structuration des bassins versants suisses (OFEV, disponibles
sous [Link] > Thèmes > Eaux > Données et bases hydrolo-
giques > Systèmes d’information et méthodes > Géodonnées sur la structuration des
bassins versants suisses);
> modèle numérique d’altitude pour définir les bassins versants, p. ex. le modèle
numérique d’altitude au 1:25 000 (MNT25, swisstopo) ou le modèle numérique de
terrain de la mensuration officielle (MNT-MO, swisstopo).
On trouve une vue d’ensemble des atteintes dans différentes banques de données et Données sur les atteintes,
cartes de la Confédération: vue d’ensemble
> prélèvements et restitutions d’eau: carte des débits résiduels en Suisse (Kummer
et al. 2007, disponible sous [Link] > Thèmes > Protection
des eaux > Débits résiduels > Carte des débits résiduels);
> centrales hydroélectriques: statistique des aménagements hydroélectriques de la
Suisse (OFEN, disponible sous [Link] > Thèmes> Force hydrauli-
que);
> stations d’épuration: carte de l’emplacement des stations d’épuration des eaux (mise
à jour en 2005, disponible sous [Link] > Thèmes > Protec-
tion des eaux > Eaux usées > Traitement des eaux usées communales > Stations
d’épuration) et banque de données Stations d’épuration de la Suisse (OFEV);
> grands lacs d’accumulation: planche HADES 5.3.
Méthodes d’analyse et d’appréciation des cours d’eau. Hydrologie – régime d’écoulement niveau R OFEV 2011 24
Les sources suivantes livrent des données plus détaillées au sujet des atteintes: Données sur les atteintes, détails
La planche HADES 5.1 donne une vue d’ensemble des stations hydrométriques. On Données sur les débits
trouvera également des données concernant les débits dans les sources et documents
suivants:
Contrairement aux valeurs moyennes (p. ex. données horaires, journalières, mensuel- Débits instantanés
les), des données instantanées reflètent la valeur du débit pour chaque instant précis. En
mesurant et en enregistrant des valeurs à des intervalles réguliers d’une haute résolu-
tion temporelle (p. ex. des valeurs toutes les 10 min) ou en effectuant la régistration
d’une valeur chaque fois que le débit change sensiblement, on assure que la série de
données représente le tracé réel des débits d’une manière continue.
Comme validation ou lorsque les données manquent, il est conseillé d’interroger des Enquête auprès
connaisseurs des lieux et des spécialistes sur l’emplacement et le type et le fonction- des spécialistes locaux
nement des atteintes ou sur les débits des cours d’eau.
3 > Calcul des paramètres hydrologiques 25
> saisie des stations de mesure et calcul des paramètres hydrologiques à partir des
données brutes (débits journaliers et débits instantanés);
> saisie des atteintes ainsi que calcul et classement des indicateurs d’évaluation en
utilisant les données des stations de mesure (reprise directe, interpolation, extrapola-
tion ou estimation);
> saisie des tronçons de cours d’eau et leur évaluation par indicateur d’évaluation,
agrégation en vue de l’évaluation globale;
> rapports de toutes les données et calculs sous forme de tableaux et de graphiques;
> exports des données et résultats nécessaires pour le traitement cartographique dans
un SIG.
Les fichiers de support pour les SIG comprennent un module avec la symboli-
que (fichiers layer pour les logiciels d’ESRI) et des légendes prédéfinies pour la repré-
sentation cartographique des inventaires des atteintes et des tronçons de retenue ainsi
que des résultats de l’évaluation.
3.2.1 Généralités
Les chapitres qui suivent montrent diverses possibilités pour calculer ou estimer les Priorisation des possibilités
paramètres hydrologiques en fonction des données disponibles. Ces possibilités sont de calcul
représentées par ordre de priorité.
> Les estimations approximatives livrent généralement des valeurs uniquement pour
l’état de référence. Quelques-unes se basent sur le type de régime d’écoulement,
d’autres nécessitent l’utilisation d’un SIG.
Pour la plupart des paramètres, on se base sur des valeurs de débits journaliers moyens, Données brutes nécessaires et
alors que pour le paramètre fréquence des crues et la majeure partie des paramètres des période d’observation
effets de courte durée on utilise des débits instantanés. Le volume de données qui suit
est considéré comme suffisant pour le calcul:
> période d’observation d’au moins 5 ans pour les paramètres du régime des débits
moyens;
> période d’observation d’au moins 8–10 ans pour les paramètres du régime de crue et
du régime d’étiage ainsi que pour les paramètres des effets de courte durée (vu la
grande variabilité des valeurs).
L’expérience montre que la disponibilité des données est souvent insuffisante. Les
sous-chapitres suivants expliquent donc comment déterminer les paramètres hydrolo-
giques si aucune donnée mesurée n’est disponible à l’endroit de l’atteinte. D’une part
ceci nécessite la créativité lorsqu’il s’agit de collecter et de préparer les données (voir
chapitres 3.2.3 et 3.2.4), d’autre part une analyse de sensibilité est fortement recom-
mandée pour faire une validation des résultats (voir chapitre 3.2.5)
Si des données mesurées à une station hydrométrique représentative de l’endroit de Interpolation et extrapolation des
l’atteinte sont à disposition, on peut les utiliser pour calculer les paramètres, puis pour paramètres
les interpoler et/ou les extrapoler. Des indications de calcul concrètes sont proposées
dans l’annexe A4.
Selon les cas, il peut être intéressant d’interpoler ou d’extrapoler la série de données Interpolation ou extrapolation des
originale d’une station hydrométrique au lieu des paramètres déjà calculés. Comme séries de données
cette méthode dépend beaucoup de la situation initiale, la démarche est illustrée à
l’aide d’un exemple.
Si une station hydrométrique non influencée se trouve en amont d’une atteinte, on peut Exemple d’approche
extrapoler sa série de données sur la base des différentes valeurs journalières en utili-
sant l’une des méthodes décrites dans l’annexe A4. On obtient ainsi des données
virtuelles pour l’état de référence.
3 > Calcul des paramètres hydrologiques 27
Cette série de données virtuelles sur l’état de référence permet dans un deuxième temps
de simuler les effets de l’atteinte. Si des données d’exploitation, par exemple des débits
prélevés journaliers, sont disponibles, on peut directement les combiner avec la série de
l’état de référence. S'il n’existe que des données de concession, par exemple un prélè-
vement maximal autorisé et le débit de dotation, alors on peut les utiliser pour simuler
l’exploitation. Les jours où il y a suffisamment d’eau, le débit maximal autorisé est
prélevé en respectant le débit de dotation. On obtient ainsi une deuxième série de
données virtuelles pour l’état altéré.
Ces deux séries de données virtuelles pour l’état de référence et pour l’état altéré
peuvent désormais être utilisées pour déterminer les paramètres hydrologiques néces-
saires.
Si les données qui permettent d’effectuer une interpolation ou une extrapolation man- Possibilité de quantification sans
quent, il faut trouver d’autres approches pour quantifier les paramètres hydrologiques. données sur les débits
Il existe plusieurs méthodes, qui peuvent être combinées le cas échéant:
En fonction du type d’atteinte, d’autres réflexions et estimations approximatives effec- Exemple d’approche
tuées grâce aux données d’exploitation et à l’expérience entrent en jeu. Si par exemple
on ne dispose d’aucune série de débits instantanés pour calculer la fréquence des crues,
on peut procéder à une quantification approximative comme suit:
> pour le type d’atteinte «lac de retenue pour la force hydraulique (C1)», la fréquence
des crues peut être déduite directement de la connaissance empirique du nombre
d’événements de déversement de crues et du débit excédentaire d’une crue typique.
> l’influence des prélèvements d’eau (types d’atteintes A1–A6) sur la fréquence des
crues peut être estimée en comparant la capacité du captage et de la conduite, et
donc le volume de prélèvement maximal, avec la valeur seuil de crue Q*. Si la capa-
cité est petite par rapport à Q*, on peut considérer que l’atteinte influence peu la fré-
quence des crues.
Méthodes d’analyse et d’appréciation des cours d’eau. Hydrologie – régime d’écoulement niveau R OFEV 2011 28
Si le volume de l’échantillon des séries de mesures de débit n’atteint pas les valeurs Validation à l’aide de possibilités
indicatives citées ci-dessus, on recommande au minimum une validation à l’aide de de calcul alternatives
valeurs estimatives obtenues sur la base d’autres possibilités de calcul. En principe,
cette validation est également recommandée lors de l’utilisation de toutes les autres
possibilités de calcul, notamment lors de l’utilisation d’analyses caractéristiques du
type de régime d’écoulement de l’annexe A3. Ces valeurs ont été calculées à partir de
données relevées sur des cours d’eau de taille moyenne et peuvent donc ne pas conve-
nir aux très petits ou aux très grands cours d’eau ainsi qu’à ceux qui sont alimentés par
les eaux souterraines.
Dans l’esprit d’une analyse de sensibilité, il faut varier les paramètres d’entrée dans Variation des paramètres d’entrée
leur envergure d’incertitude et examiner leur effet sur le classement des indicateurs
d’évaluation, puis calculer l’évaluation globale avec le classement des différents indi-
cateurs d’évaluation le plus probable. La gamme de variation de l’évaluation globale
peut ensuite être déterminée en variant les différents classements incertains des indica-
teurs individuels.
Aschwanden et Weingartner (1985) ont défini 16 types de régime d’écoulement en 16 types de régime basés sur
analysant les données relevées par des stations de référence. Ces différents types de le coefficient de Pardé
régime sont basés sur le comportement saisonnier des débits moyens, qui est décrit par
ce qu’on appelle le coefficient de Pardé (voir chapitre 3.4.3).
En 2004, l’OFEV a actualisé ces analyses et les a complétées par diverses analyses Analyses caractéristiques
caractéristiques du type de régime d’écoulement portant sur les paramètres hydrologi- du type de régime
ques (voir annexe A1). Les résultats de ces analyses figurent dans les annexes A2 et A3
ainsi que sur le site internet de l’OFEV ([Link] > Thèmes >
Données hydrologiques > Systèmes d’information et méthodes > Estimation sommaire
des paramètres hydrologiques en fonction du type de régime d’écoulement). Ils four-
nissent des valeurs estimatives rudimentaires pour l’état de référence. Avant de pouvoir
les utiliser, il faut connaître le type de régime d’écoulement.
3 > Calcul des paramètres hydrologiques 29
Pour les bassins versants de 1 à 500 km², le type de régime d’écoulement peut être Détermination du type de régime
déterminé sans ambiguïté sur la base de critères géographiques. Les bassins versants sur la base de critères
dont les régimes d’écoulement sont considérablement influencés par un lac constituent géographiques
cependant une exception.
L’annexe A2 indique l’intervalle d’espérance et le domaine de variation des coeffi- Détermination du type de régime
cients de Pardé Pk i pour chaque type de régime d’écoulement (voir chapitre 3.4.3). Ces sur la base des Pk i (imprécis)
deux valeurs de référence sont issues des analyses caractéristiques du type de régime
d’écoulement mentionnées plus haut. S'il existe des mesures de débit, on peut détermi-
ner le type de régime qui convient le mieux en comparant les valeurs mesurées à
l’endroit de l’atteinte avec les valeurs de référence.
Fig. 9 > Intervalle d’espérance et domaine de variation des Pk i Fig. 10 > Détermination du type de régime d’écoulement
à partir de Pk i mesurés
Exemple de tracé de l’intervalle d’espérance et du domaine de Cet exemple montre une analyse peu précise du type de régime.
variation des Pk i d’un type de régime d’écoulement et des Le type 3 est le plus probable, mais il se démarque trop peu des
valeurs d’une station hydrométrique. types 4 et 5.
Selon le chapitre 2.4, HYDMOD-R distingue trois régimes partiels: le régime des Délimitation du domaine des
débits moyens, le régime de crue et le régime d’étiage. Pour certains paramètres hydro- étiages, des débits moyens et
logiques et indicateurs d’évaluation, on renvoie aux conditions de débits moyens, de des crues
crue ou d’étiage.
> NNQ: débit le plus bas mesuré pendant une longue période;
> HHQ: débit le plus haut mesuré pendant une longue période;
> Q 347 : débit d’étiage
Fig. 11 > Délimitation du domaine des étiages, des débits moyens et des crues
Délimitation du domaine des étiages, des débits moyens et des crues en fonction de MQ.
3 > Calcul des paramètres hydrologiques 33
La surface du bassin versant A BV représente la taille du bassin versant topographique Détermination à l’aide d’un
naturel d’un endroit du réseau hydrographique. Pour pouvoir utiliser HYDMOD-R, il modèle numérique
faut connaître la surface du bassin versant à divers endroits du réseau hydrographi- d’altitude (utilisation d’un SIG)
que (essentiellement aux endroits des atteintes, aux stations hydrométriques et aux
embouchures des affluents). On recommande donc de déterminer automatiquement les
surfaces des bassins versants à l’aide d’un modèle numérique d’altitude (voir chapitre
3.1) et d’un SIG.
La détermination du bassin versant peut aussi se faire manuellement sur la base de Détermination à l’aide de cartes
cartes topographiques, en examinant le tracé des courbes de niveau puis en calculant la topographiques
surface.
Diverses planches de l’HADES indiquent la surface des bassins versants, comme les Détermination à l’aide
planches 1.2 (bassins versants de base), 5.1 (stations de mesure) et 5.8 (étiages). Voir de documents existants
également les géodonnées de la structuration des bassins versants suisses citées au (p. ex. HADES)
chapitre 3.1. Certains projets et études peuvent également renseigner sur la surface des
bassins versants.
Les débits mensuels moyens MMQ i représentent les moyennes interannuelles des débits Définition
journaliers moyens d’un mois civil.
1 n
Possibilité de calcul 1:
MMQ i =
n
⋅ ∑Q
k =1
d , i ,k
du mois i
sur la base de données mesurées
Des jeux de données matricielles (500 m x 500 m) comprenant les hauteurs des débits Possibilité de calcul 2:
mensuels moyens MMQ i sont disponibles pour l’ensemble de la Suisse (Pfaundler à l’aide de la méthode
& Zappa 2006). A l’aide d’un SIG, on peut calculer la moyenne d’un bassin versant et d’estimation (utilisation d’un SIG)
la convertir en débits mensuels en la multipliant par la surface.
Le débit annuel moyen MQ représente la moyenne interannuelle des débits journaliers Définition
moyens d’une année civile complète.
1 n
Possibilité de calcul 1:
MQ =
n
⋅ ∑Q
k =1
d,k
sur la base de données mesurées
Des jeux de données matricielles (500 m x 500 m) comprenant les hauteurs du débit Possibilité de calcul 2:
annuel moyen MQ sont disponibles pour l’ensemble de la Suisse (Pfaundler et Zap- à l’aide de la méthode
pa 2006). A l’aide d’un SIG, on peut calculer la moyenne d’un bassin versant et la d’estimation (utilisation d’un SIG)
convertir en débit annuel en la multipliant par la surface.
MQ = MQBV,grille ⋅ ABV
MQ BV,grille Hauteur du débit annuel moyen du bassin versant provenant de données matricielles
A BV Surface du bassin versant
Tab. 2 > Débit annuel moyen spécifique Mq [l/s·km²] par type de régime d’écoulement
Les valeurs suivantes ont été calculées dans le cadre d’analyses caractéristiques du type de régime d’écoulement (annexe A1).
Une carte ainsi qu’un graphique box-plot font ressortir des données supplémentaires (annexe A3, fig. 38).
Type de régime 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16
Médiane 51 61 54 48 43 42 49 36 27 16 21 16 52 51 35 31
3 > Calcul des paramètres hydrologiques 35
Les coefficients de Pardé Pk i décrivent la distribution mensuelle relative des débits. Ils Définition
reflètent ainsi le comportement hydrologique saisonnier.
Le coefficient de Pardé moyen du mois i représente le rapport du débit mensuel moyen du
mois i au débit annuel moyen.
Les paramètres Pk i peuvent être calculés en fonction du type de régime d’écoulement. Possibilité de calcul 2:
Les moyennes mensuelles correspondant à chaque type de régime sont à disposition approximation
pour cela. (via le type de régime)
Type de régime 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16
Janvier 0.07 0.13 0.18 0.24 0.21 0.33 0.44 0.59 0.96 1.14 1.07 1.39 0.29 0.33 0.52 0.91
Février 0.06 0.12 0.17 0.2 0.2 0.34 0.52 0.71 1.11 1.33 1.21 1.52 0.25 0.31 0.46 0.9
Mars 0.07 0.17 0.21 0.2 0.26 0.49 0.81 1.06 1.27 1.3 1.45 1.54 0.29 0.56 0.72 0.99
Avril 0.17 0.37 0.46 0.4 0.62 0.99 1.44 1.65 1.25 1.16 1.61 1.28 0.59 1.26 1.48 1.14
Mai 0.76 1.08 1.35 1.41 1.69 2.16 1.9 1.59 1.03 1.05 1.07 0.95 1.79 2.18 1.8 1.33
Juin 2 2.19 2.44 2.68 2.64 2.29 1.73 1.34 1.12 1.02 0.85 0.84 2.49 1.73 1.42 1.09
Juillet 3.21 2.86 2.58 2.34 2.15 1.61 1.34 1.12 0.94 0.77 0.64 0.55 1.79 0.99 0.86 0.81
Août 3.09 2.52 2.04 1.58 1.6 1.15 1.08 0.97 0.79 0.67 0.51 0.35 1.22 0.73 0.55 0.74
Septembre 1.61 1.46 1.25 1.2 1.1 0.89 0.85 0.79 0.84 0.69 0.64 0.48 1.13 1.18 1 0.92
Octobre 0.57 0.57 0.67 0.85 0.71 0.7 0.66 0.7 0.7 0.75 0.77 0.75 1.04 1.36 1.45 1.21
Novembre 0.19 0.29 0.37 0.51 0.48 0.58 0.66 0.8 0.89 0.96 1.02 0.97 0.7 0.91 1.13 1.15
Décembre 0.11 0.19 0.23 0.33 0.29 0.43 0.56 0.66 1.11 1.17 1.19 1.42 0.39 0.44 0.59 0.82
Méthodes d’analyse et d’appréciation des cours d’eau. Hydrologie – régime d’écoulement niveau R OFEV 2011 36
La crue annuelle moyenne MHQ (débit journalier) est la moyenne interannuelle des crues Définition
annuelles, c’est-à-dire de la valeur maximale du débit journalier moyen qui est relevée
durant une année civile.
1 n
Possibilité de calcul 1:
MHQ =
n
⋅ ∑Q
j =1
d , max, j
sur la base de données mesurées
Q d,max Crue annuelle (valeur maximale du débit journalier moyen d’une année)
n Nombre d’années
Remarque: N’utiliser que des jeux complets de données annuelles.
Le paramètre MHQ peut être estimé comme multiple de MQ. Les médianes des fac- Possibilité de calcul 2:
teurs k MHQ:MQ (rapport MHQ/MQ, sur la base des débits journaliers) correspondant à approximation
chaque type de régime sont à disposition pour cela. (via le type de régime)
MHQ = MQ ⋅ k MHQ : MQ
Tab. 4 > Facteurs k MHQ:MQ [-] par type de régime d’écoulement (MHQ sur la base des débits journaliers)
Les valeurs suivantes ont été calculées dans le cadre d’analyses caractéristiques du type de régime d’écoulement (annexe A1).
Une carte ainsi qu’un graphique box-plot font ressortir des données supplémentaires (annexe A3, fig. 42).
Type de régime 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16
Médiane 5.5 5.2 4.7 5.4 5.6 5.1 8.7 9.9 10.2 9.2 7.3 9.7 7.3 14.9 11.4 8.7
Le paramètre MHq régime peut être calculé en fonction du type de régime d’écoulement.
Les médianes correspondant à chaque type de régime sont à disposition pour cela.
3 > Calcul des paramètres hydrologiques 37
Tab. 5 > Crue annuelle moyenne spécifique MHq [l/s·km²] par type de régime d’écoulement (débits journaliers)
Les valeurs suivantes ont été calculées dans le cadre d’analyses caractéristiques du type de régime d’écoulement (annexe A1).
Une carte ainsi qu’un graphique box-plot font ressortir des données supplémentaires (annexe A3, fig. 40).
Type de régime 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16
Médiane 291 297 259 257 253 225 456 411 272 139 161 145 348 706 418 257
La grandeur auxiliaire valeur seuil de crue Q* indique l’ordre de grandeur du débit de Définition
l’état de référence à partir duquel on suppose qu’il y a transport de sédiments et modifica-
tions du lit du cours d’eau, et, en conséquence, que les aspects écologiquement importants
d’une crue sont réunis.
La fréquence moyenne des crues f HQ (débits instantanés) est la moyenne interannuelle du Définition
nombre annuel d’événements de crue indépendants qui dépassent la valeur seuil de crue.
1 n Possibilité de calcul 1:
fHQ = ⋅ ∑ (nombre annuel d' événements indépendants avec Q > Q *) j
n j =1 sur la base de données mesurées
La saisonnalité des crues exprime le comportement temporel de la crue annuelle et corres- Définition
pond à la position d’un point (pointe d’un vecteur) dans ce qu’on appelle le cercle de
saisonnalité (cercle unité). Cette position est déterminée par la date moyenne d’appa-
ritionθ HQ de la crue annuelle en tant qu’angle ainsi que par la variabilité temporelle r HQ
de celle-ci en tant que longueur du vecteur.
Les axes de coordonnées du cercle de saisonnalité sont orientés comme ceux d’une montre,
de sorte que le 1er janvier (axe des x) est placé sur l’ordonnée (12 h) et les autres jours de
l’année se suivent dans le sens des aiguilles d’une montre (voir fig. 12).
et
rHQ = x 2 + y 2
3 > Calcul des paramètres hydrologiques 39
Avecx ety comme moyennes arithmétiques des coordonnées cartésiennes des diffé-
rents événements j:
1 n
1 n
y=
n
⋅ ∑
j =1
sin( θHQ , j ) x=
n
⋅ ∑ cos( θ
j =1
HQ , j ) θHQ , j = 2 π ⋅ JDHQ , j / 365 ( 0 ≤ θ i ≤ 2 π )
La saisonnalité des crues en tant que position d’un point dans le cercle de saisonnalité Possibilité de calcul 2:
peut être calculée en fonction du type de régime d’écoulement. Des analyses corres- approximation
pondant à chaque type de régime sont à disposition pour cela. Pour tenir compte des (via le type de régime)
variations, on n’a pas calculé une moyenne, mais une zone à l’intérieur du cercle de
saisonnalité, qui est définie comme la plus petite ellipse possible regroupant 75 % des
valeurs des stations représentatives d’un type de régime. La fig. 13 représente les
ellipses du quantile 75 % par type de régime.
Le débit d’étiage Q 347 représente le débit journalier moyen atteint ou dépassé pendant Définition
95 % des jours, c’est-à-dire pendant 347 jours par année en moyenne.
La planche 5.8 de l’Atlas hydrologique de la Suisse (HADES) présente une estimation Possibilité de calcul 2:
du Q 347 pour l’écoulement de presque tous les bassins hydrologiques de bilan de la à l’aide de la méthode
Suisse et de quelques points intermédiaires. La carte de cette planche permet de trouver d’estimation (HADES 5.8)
dans quel bassin de bilan se situe le bassin versant étudié. La valeur de Q 347 (ainsi que
la surface du bassin versant correspondant, dans le cas où il faudrait procéder à une
interpolation ou à une extrapolation) peut ensuite être relevée dans le tableau de cette
même planche.
Tab. 6 > Débit d’étiage spécifique q 347 [l/s·km²] par type de régime d’écoulement
Les valeurs suivantes ont été calculées dans le cadre d’analyses caractéristiques du type de régime d’écoulement (annexe A1).
Une carte ainsi qu’un graphique box-plot font ressortir des données supplémentaires (annexe A3, fig. 46).
Type de régime 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16
Médiane 3.2 5.1 6.5 6.4 7 7.5 6.8 4.8 4.1 4.4 4.4 2.7 8.4 5.5 5.2 9.2
3 > Calcul des paramètres hydrologiques 41
Le coefficient de variation du débit d’étiage CV-Q 347 exprime la variabilité naturelle de Définition
Q 347 . Il se calcule sur la base de l’écart type et de la moyenne des Q 347 des différentes
années.
s Ecart type
Q 347,j Débit d’étiage de l’année j, c’est-à-dire le débit journalier Q d atteint ou dépassé pendant 95 % des jours
n Nombre d’années
Remarque: N’utiliser que des jeux complets de données annuelles.
Le paramètre CV-Q 347 peut être calculé en fonction du type de régime d’écoulement. Possibilité de calcul 2:
Les médianes correspondant à chaque type de régime sont à disposition pour cela. approximation
(via le type de régime)
Tab. 7 > Coefficient de variation du débit d’étiage CV-Q 347 [%] par type de régime d’écoulement
Les valeurs suivantes ont été calculées dans le cadre d’analyses caractéristiques du type de régime d’écoulement (annexe A1).
Une carte ainsi qu’un graphique box-plot font ressortir des données supplémentaires (annexe A3, fig. 47).
Type de régime 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16
Médiane 22 19 19 13 18 22 30 35 38 30 37 38 19 38 34 21
n
Possibilité de calcul 1:
d Q 347 = ∑d
j =1
max,Q 347 , j /n
sur la base de données mesurées
d max,Q347 Plus longue période d’étiage ininterrompue de l’année avec Q d < Q 347,r en nombre de jours
n Nombre d’années
Qd Débits journaliers moyens
Q 347,r Débit d’étiage à l’état de référence
Remarque: Si une période d’étiage dépasse la fin de l’année, elle n’est pas coupée en deux. Si en plus il s’agit de la
période la plus longue (de l’année), elle est attribuée à l’an dans lequel elle a commencé.
Méthodes d’analyse et d’appréciation des cours d’eau. Hydrologie – régime d’écoulement niveau R OFEV 2011 42
Le débit d’éclusée Q éclusée désigne un débit représentatif apparaissant durant les phases Définition
d’éclusée.
Ce débit représentatif s’obtient en calculant le quantile 80 % des débits maximaux journa-
liers d’un échantillon représentatif.
Le débit plancher Q plancher désigne un débit représentatif apparaissant durant les phases de Définition
débit plancher.
Ce débit représentatif s’obtient en calculant le quantile 20 % des débits minimaux journa-
liers d’un échantillon représentatif.
Le rapport débit d’éclusée/débit plancher V é/p désigne un rapport représentatif des débits Définition
apparaissant durant les phases d’éclusée et les phases de débit plancher.
Ce rapport représentatif s’obtient en calculant le quantile 80 % des rapports du débit
maximal journalier et du débit minimal journalier d’un échantillon représentatif.
Q Possibilité de calcul 1:
Vé/p = quantile 80% de max
sur la base de données mesurées
Qmin
Le taux de montée du niveau d’eau lors des éclusées TN éclusée désigne un taux de montée Définition
du niveau d’eau maximal représentatif lors de la transition du débit plancher au débit
d’éclusée.
Le taux de montée du niveau d’eau lors des éclusées s’obtient en calculant la médiane des
taux de montée du niveau d’eau maximaux journaliers d’un échantillon représentatif.
Le taux de descente du niveau d’eau lors des éclusées TN plancher désigne un taux de Définition
descente du niveau d’eau minimal représentatif lors de la transition du débit d’éclusée au
débit plancher.
Le taux de descente du niveau d’eau lors des éclusées s’obtient en calculant la médiane des
valeurs absolues des taux de descente du niveau d’eau minimaux journaliers d’un échantil-
lon représentatif.
Le débit de purge Q purge est le débit supplémentaire typique dû à une purge ou à une Définition
vidange, c’est-à-dire la différence entre le débit de pointe et le débit de base. Sont considé-
rés comme typiques les événements de purge actuels et prévisibles.
Le paramètre Q purge peut être estimé sur la base des données d’exploitation ou des Possibilité de calcul 2:
informations se trouvant dans les documents de concession. sur la base de données
d’exploitation
La fréquence des purges et vidanges f purge représente le nombre annuel moyen de purges Définition
ou de vidanges générant un débit équivalent ou supérieur au débit de purge Q purge défini au
chapitre 3.7.6.
Le paramètre f purge peut être estimé sur la base des données d’exploitation ou des Possibilité de calcul 1:
informations se trouvant dans les documents de concession. sur la base de données
d’exploitation
Le taux de montée du niveau d’eau lors des purges TN purge désigne un taux de montée du Définition
niveau d’eau maximal représentatif provoqué par un événement de purge ou de vidange.
Sont considérés comme typiques les événements de purge actuels et prévisibles.
3 > Calcul des paramètres hydrologiques 47
Le paramètre TN purge peut être estimé sur la base des données d’exploitation en fonc- Possibilité de calcul 2:
tion de la pente moyenne du niveau d’eau du débit de base au débit de pointe. approximation sur la base des
données d’exploitation
Npurge,max − Nbase
TNpurge =
tpurge,max − t0
3.7.9 Fréquence moyenne des crues dues aux rejets des eaux pluviales (débits instantanés)
Remarque: comme les rejets des eaux pluviales ont lieu durant des événements de
pluie, il est très probable qu’ils surviennent en même temps que de hauts débits dans le
cours d’eau récepteur. Cependant, comme le rejet est accentué par les surfaces
d’habitat et d’infrastructure, il peut précéder l’augmentation naturelle des débits.
La fréquence moyenne des crues dues aux rejets des eaux pluviales f E (débits instanta- Définition
nés) exprime le nombre annuel moyen des débits de pointe dépassant la valeur seuil de
crue générés par des rejets des eaux pluviales dans le cours d’eau récepteur.
Les débits de pointe dans le cours d’eau récepteur s’obtiennent en additionnant le débit de
pointe dû aux rejets au débit annuel moyen du cours d’eau récepteur.
1 n
Le paramètre f E peut être estimé sur la base d’informations relatives au volume et à la Possibilité de calcul 2:
fréquence des rejets effectués par les installations d’évacuation des eaux du PGEE. sur la base de données
d’exploitation
Méthodes d’analyse et d’appréciation des cours d’eau. Hydrologie – régime d’écoulement niveau R OFEV 2011 48
Le paramètre f E peut être estimé à l’aide des calculs proposés par la méthodologie Possibilité de calcul 3:
PGEE décrite dans VSA (2002) ou à l’aide du programme REBEKA selon Rauch d’après la méthode PGEE
et al. (2000). Il est possible de résoudre la formule pour le calcul du rejet des eaux
pluviales dans l’autre sens, afin d’obtenir la saisonnalité de l’intensité de pluie r D,T pour
le temps de concentration estimé (durée D).
T Temps de retour
r D,T Intensité de pluie pour le temps de concentration estimé D et le temps de retour T; détermination à l’aide des
analyses d’intensité de pluie, p. ex. courbes d’intensité des pluies SN 640 350; planche HADES 2.4
Q* Valeur seuil de crue (voir chapitre 3.5.2)
MQ récepteur Débit annuel moyen du cours d’eau récepteur
A drain Surface drainée
Ψ Coefficient du débit de pointe
4 > Terrain d’étude et inventaire des atteintes 49
La première étape consiste à délimiter le terrain d’étude. Idéalement, celui-ci devrait se Le bassin versant hydrologique
rapporter à un bassin versant hydrologique (BV), lequel peut aussi s’étendre au-delà comme terrain d’étude
des frontières politiques ou administratives, notamment cantonales. En effet, c’est le
bassin versant qui représente le champ d’action des atteintes portées au régime
d’écoulement.
En définissant le terrain d’étude, il faut se souvenir que les atteintes liées à la gestion
des eaux peuvent provoquer un déplacement d’eau au-delà des limites topographiques
du bassin versant.
Pour l’évaluation, c’est le réseau hydrographique subdivisé en tronçons qui constitue Le réseau hydrographique comme
l’unité spatiale de référence proprement dite. Il s’agit donc de définir un réseau hydro- unité spatiale de référence
graphique de base dans le terrain d’étude, auquel se réfèrera l’évaluation. On recom-
mande d’utiliser un réseau hydrographique numérique pour se faciliter la tâche.
Pour dresser l’inventaire des atteintes, il faut commencer par identifier et relever
l’ensemble des atteintes susceptibles d’agir sur le régime d’écoulement. Pour cela, il
faut aussi tenir compte des informations sur les atteintes qui ont été laissées de côté
dans le cadre d’HYDMOD-R au chapitre 2.2. Les deux étapes suivantes consistent à
examiner l’importance et la signification des atteintes (chapitre 4.3 et 4.4).
Dans le cadre d’HYDMOD-R, les atteintes désignent des mesures anthropiques de Les atteintes comme mesures
nature constructive ou opérationnelle qui agissent sur le régime d’écoulement. La liées à la gestion des eaux
majorité des atteintes sont des mesures liées à l’utilisation de l’énergie hydraulique et à
la gestion des eaux urbaines. En Suisse, ce sont ces deux secteurs de la gestion des
eaux qui sont à l’origine des principales altérations du régime d’écoulement.
HYDMOD-R propose une typologie des atteintes (voir tab. 8) qui s’articule autour de Typologie des atteintes
la nature et du but premier de l’atteinte. Cette typologie sert de point de départ aux
étapes qui vont suivre. Si l’utilisateur ne peut attribuer une atteinte à aucun type, il est
libre de juger s’il doit élargir l’inventaire en conséquence et procéder à une évaluation
par analogie avec les autres atteintes.
Il est recommandé de répertorier également les tronçons de retenue dans le cadre Inventaire des tronçons de
d’HYDMOD-R. Ceux-ci ne modifient certes pas le régime d’écoulement en lui-même, retenue
mais influencent le caractère de l’écoulement. Ils doivent donc être inventoriés, mais
pas évalués.
4 > Terrain d’étude et inventaire des atteintes 51
Tab. 8 > Typologie et catégories des atteintes avec la valeur seuil de l’importance et le critère de signification.
Le critère de signification se réfère toujours à Q 347 ou MQ de l’état de référence.
Pour HYDMOD-R, une atteinte est importante lorsqu’elle dépasse une certaine valeur Limitation aux atteintes
minimale. On évite ainsi de devoir consacrer par la suite trop de temps aux petites importantes
atteintes, qui sont souvent mal documentées. Cette élimination préliminaire permet
donc de réduire le travail à fournir pour appliquer la méthode. Cette démarche est une
concession à l’applicabilité de la méthode, mais il convient toutefois d’observer ceci:
> en se limitant aux atteintes importantes, il peut arriver que des perturbations signifi- Elimination des petits cours d’eau
catives au niveau local soient négligées (voir chapitre 4.4) lorsque de petites attein-
tes considérées comme non importantes concernent de petits cours d’eau. Par consé-
quent, l’utilisation de la méthode n’est pas prévue pour les cours d’eau de petite
taille (voir chapitre 2.2);
> si plusieurs atteintes de même type, qui, prises séparément, ne sont pas importantes, Regroupement de plusieurs
se trouvent tout près les unes des autres, il faut vérifier si, une fois regroupées, elles petites atteintes
dépassent la valeur seuil de l’importance. Le cas échéant, on recommande de les
apprécier en les cumulant. Deux atteintes sont considérées comme proches lors-
qu’elles se situent sur le même cours d’eau et que le plus grand bassin versant est au
maximum 15 % plus grand que le plus petit.
Pour chaque type d’atteinte, le tab. 8 indique une valeur seuil pour les différentes
grandeurs caractéristiques (débit prélevé p. ex.).
Cette étape consiste à établir, dans le sens d’une considération des immissions, si Signification selon les
l’ampleur de l’atteinte est significative relativement aux conditions hydrologiques natu- immissions
relles du cours d’eau étudié. Les critères de signification du tab. 8 mettent en rapport
une grandeur qui caractérise l’atteinte avec un paramètre hydrologique du régime
d’écoulement naturel à l’endroit de l’atteinte.
Lorsqu’une atteinte reste inférieure au critère de signification défini, on admet qu’elle Elimination des atteintes sans
n’influence pas significativement le régime d’écoulement et que celui-ci peut entrer, impact négatif
malgré l’atteinte, dans la classe d’état 1 «naturel/proche de l’état naturel». En com-
mençant par éliminer les atteintes qui n’ont vraisemblablement pas d’impact négatif,
on réduit le travail à fournir pour utiliser la méthode.
Si plusieurs atteintes de même type, qui, prises séparément, ne sont pas significatives, Regroupement de plusieurs
se trouvent tout près les unes des autres, il faut vérifier si, une fois regroupées, elles petites atteintes
dépassent le critère de signification. Le cas échéant, on recommande de les apprécier
en les cumulant. Deux atteintes sont considérées comme proches lorsqu’elles se situent
sur le même cours d’eau et que le plus grand bassin versant est au maximum 15 % plus
grand que le plus petit.
4 > Terrain d’étude et inventaire des atteintes 53
Aucun critère de signification n’a été défini pour les deux types d’atteintes liées à la Exceptions
gestion des eaux souterraines D2 et D3, puisqu’elles agissent de manière indirecte sur
le régime d’écoulement. Il en est de même pour le type d’atteinte B5 (déversement
d’eau de refroidissement) puisqu’il s’agit de la restitution d’une déviation précéden-
te (type A3) et que le régime d’écoulement retrouve ses caractéristiques en aval de
l’endroit de la restitution (mise à part la température de l’eau). Il n’est donc pas prévu
de poursuivre l’évaluation de ces trois types d’atteintes dans le cadre d’HYDMOD-R.
L’outil informatique HYDMOD-FIT permet d’inventorier les atteintes. L’application L’outil HYDMOD-FIT
propose les informations à saisir par type d’atteinte. Il s’agit pour l’essentiel des infor-
mations suivantes:
Pour dresser la carte des atteintes, on peut créer des tableaux de données dans HYD- Représentation cartographique
MOD-FIT et les importer dans un SIG. Des symboles sont proposés pour les atteintes,
les tronçons de retenue et les stations hydrométriques (voir ex. de la fig. 15). Des
fichiers layer et des légendes prédéfinies sont en outre disponibles pour les logiciels
d’ESRI.
Méthodes d’analyse et d’appréciation des cours d’eau. Hydrologie – régime d’écoulement niveau R OFEV 2011 54
Certaines atteintes ne modifient que quelques caractéristiques du régime d’écoulement, Evaluation limitée aux indicateurs
alors que d’autres causent des perturbations qui touchent presque tous les indicateurs risquant d’être perturbés
d’évaluation. Ainsi, pour simplifier l’utilisation d’HYDMOD-R, l’évaluation peut se
limiter à l’analyse des indicateurs qui risquent d’être perturbés. En conséquence, on
part du principe que l’évaluation des autres indicateurs entre dans la classe d’état
1 «naturel/proche de l’état naturel».
Le tab. 9 met en relation les différents types d’atteintes avec les indicateurs d’éva- Informations sur les effets
luation qui risquent d’en subir les effets. Cette appréciation distingue les trois variantes prévisibles d’une atteinte
suivantes:
Tab. 9 > Effets des divers types d’atteintes sur les indicateurs d’évaluation
Les codes attribués aux types d’atteintes sont les mêmes que dans le tab. 8.
Type d’atteinte A1 A2 A3 A4 A5 A6 B1 B2 B3 B4 B5 B6 B7 B8 C1 C2 C3 C4 D1 D2 D3 E1 E2
Comportement des débits x x x x x x x x x x x x x
moyens
Fréquence des crues x x x (x) x x x x x x
Saisonnalité des crues x x x (x) (x) (x) (x) x x x x x x x x
Débit d’étiage x x x x x x x x x x x x x x () ()
Saisonnalité de l’étiage x x x x x x x x x x x x x x () ()
Durée des périodes d’étiage x x x x x x x x x x x x x x () ()
Phénomène d’éclusée x
Purge et vidange x x x x x x x x x x
Rejets des eaux pluviales x x x
Ces informations ont une valeur indicative, ce qui veut dire qu’il n’est pas exclu qu’une Choix des indicateurs pertinents
atteinte concrète ait d’autres effets que ceux qui sont mentionnés dans le tableau. Au en fonction de la situation
cas où une situation particulière le laisserait présumer, il faudrait alors analyser des
indicateurs supplémentaires. Inversement, la mise en valeur des indicateurs peut par-
fois s’avérer inutile pour certains types de cours d’eau. Par exemple, il n’est pas perti-
nent de dépouiller les indicateurs d’évaluation liés aux crues lorsqu’un cours d’eau est
principalement alimenté par les eaux souterraines, puisque naturellement aucun évé-
nement de crue marqué ne s’y produit.
Si d’autres atteintes sont situées en amont de l’atteinte à étudier, leurs effets peuvent Prise en considération des
encore être perceptibles à l’endroit de cette dernière. Pour autant que leur critère de atteintes situées en amont
signification soit toujours rempli à l’endroit de l’atteinte à étudier, il faudrait aussi
5 > Détermination et classement des indicateurs d’évaluation 57
analyser les indicateurs qu’elles risquent de perturber. Dans les situations où le prélè-
vement et la restitution d’eau sont proches dans le temps et dans l’espace, l’évaluation
à l’amont du prélèvement peut être reprise pour l’endroit de la restitution.
Les modifications dues à des atteintes peuvent résulter d’une part de décalages saison-
niers (MQ reste le même, mais les Pk i changent, p. ex. en raison d’une accumulation),
d’autre part d’une augmentation ou d’une diminution du débit annuel total (MQ change
suite à des déversements ou à des prélèvements, mais le comportement saisonnier reste
le même), ou d’une combinaison des deux. La fig. 16 montre un exemple où des attein-
tes liées à la gestion des eaux ont entraîné autant une diminution de MQ qu’une modi-
fication du comportement hydrologique saisonnier.
L’indicateur d’évaluation proprement dit est une grandeur relative R r,a qui rapporte la Indicateur d’évaluation
somme des différences calculées sur la base des MQ et Pk i (resp. MMQ i ) illustrés à la
fig. 16 aux MQ de l’état de référence.
Le rapport à l’état de référence est déjà compris dans la valeur indicatrice R r,a . Rapport à l’état de référence
> R r,a : valeur R état de référence (r) par rapport à l’état altéré (a) Grandeurs d’évaluation
> R j,régime : valeurs R des différentes années j par rapport à la moyenne interannuelle
du type de régime
5.2.2 Calculs
La valeur R état de référence (r) par rapport à l’état altéré (a) R r,a est une grandeur Calcul de la valeur indicatrice R r,a
relative qui rapporte la somme des valeurs absolues de toutes les différences entre les
débits mensuels de l’état de référence et de l’état altéré à la somme des débits mensuels
de l’état de référence.
12 12
R r,a = ∑ MMQ i,r − MMQ i,a /( ∑ MMQ i,r ) ⋅100 [% ]
i =1 i =1
MMQ i,r Débits mensuels moyens du mois i de l’état de référence (voir chapitre 3.4.1)
MMQ i,a Débits mensuels moyens du mois i de l’état altéré (voir chapitre 3.4.1)
Les quantiles 50 %, 65 % et 80 % de la valeur R j,régime entrent dans l’évaluation. Il n’est Calcul d’autres grandeurs
pas nécessaire de calculer ces valeurs, qui peuvent être reprises du tab. 10. d’évaluation
Tab. 10 > Quantiles de la valeur R j,régime [%] par type de régime d’écoulement
Les valeurs suivantes ont été calculées dans le cadre d’analyses caractéristiques du type de régime d’écoulement (annexe A1).
Les calculs à la base des quantiles et les fonctions de distribution théoriques sont représentés à l’annexe A2,, fig. 11.
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16
Quantile 50 % 18 16.3 17.5 21.1 19.3 25.9 31.5 39.5 40.4 42.8 44.9 49.1 27.7 44.5 52.8 39.8
Quantile 65 % 19.8 18.3 20.2 23.9 21.6 28.8 35.1 43.4 44.8 47.7 48.2 54.2 32.2 49.8 62.0 45.6
Quantile 80 % 21.9 20.6 23.8 27.7 24.7 32.7 39.8 48.7 49.9 53.5 52.3 60.8 38.4 56.8 75.1 53.5
5 > Détermination et classement des indicateurs d’évaluation 59
5.2.3 Classement
La répartition dans les classes 1 à 3 se fait par comparaison, d’une part avec les quanti- Règle de classement
les des valeurs R caractéristiques du régime d’écoulement, d’autre part avec les valeurs
seuils absolues de R r,a , et il suffit qu’une seule condition soit remplie. Pour les classes
4 et 5, ce sont les valeurs seuils absolues de R r,a qui comptent.
La démarche est illustrée à l’aide d’un exemple avec une valeur R r,a de 36 %. Il montre Exemple d’application
comment la méthode d’évaluation tient compte de l’ampleur de la variabilité naturelle
de MQ et Pk:
> s’il s’agit d’une atteinte située dans un bassin versant caractérisé par un régime
d’écoulement de type 3 (a-glacio-nival), la valeur R r,a de 36 % dépasse les deux
conditions de la classe d’état 1. Pour la classe d’état 2, la condition <R j,régime,65 %
n’est pas remplie, mais la condition < 45 % l’est bien. C’est donc la classe d’état 2
qui s’applique;
> si par contre il s’agit d’une atteinte située dans un bassin versant caractérisé par un
régime de type 10 (pluvial inférieur), la valeur R r,a de 36 % est inférieure à la valeur
R j,régime,50 % et remplit ainsi une condition de la classe d’état 1, qui est alors appli-
quée.
Les crues sont des éléments structurels qui provoquent un décolmatage et qui, en tant Fondement
qu’événements perturbateurs, interrompent la succession des associations végétales
tout en créant continuellement de nouvelles stations pour les populations pionnières.
Les modifications du régime de crue ont diverses conséquences sur l’écologie:
> lorsque le débit ou la fréquence des crues diminue, les algues ont tendance à croître
davantage, le lit du cours d’eau à s’envaser et les interstices à être colmatés par les
particules fines. Une crue avec transport de sédiments débarrasse le substrat de ses
algues et décolmate le lit du cours d’eau;
> en outre, lorsqu’il n’y a plus assez de crues dans les cours d’eau comportant à
l’origine des terres inondables, la présence d’espèces peuplant ces zones inondables
est affaiblie par une succession non perturbée.
Méthodes d’analyse et d’appréciation des cours d’eau. Hydrologie – régime d’écoulement niveau R OFEV 2011 60
Une augmentation des événements de crue a elle aussi des conséquences écologiques.
En effet, si leur fréquence augmente trop fortement, il n’y a plus assez de phases de
rétablissement permettant aux biocénoses de se remettre des perturbations, ce qui peut
provoquer une forte altération de la présence d’espèces (voir fig. 18).
L’indicateur d’évaluation fréquence des crues n’entre en jeu que lorsque la fréquence
des crues est en diminution. Divers aspects à l’origine d’une augmentation de la fré-
quence des crues sont couverts par des indicateurs d’évaluation particuliers, notam-
ment:
L’indicateur d’évaluation proprement dit est la fréquence moyenne des crues Indicateur d’évaluation
f HQ,a (débits instantanés) à l’état altéré, définie comme moyenne interannuelle du
nombre annuel de débits de crue dépassant la valeur seuil de crue de l’état de référence.
5 > Détermination et classement des indicateurs d’évaluation 61
Une analyse caractéristique du type de régime d’écoulement portant sur la fréquence Rapport à l’état de référence
des crues f HQ,r révèle des différences marquées entre les différents types de régime
d’écoulement. Les cours d’eau alpins peuvent connaître en moyenne 3 à 5 événements
de crue dépassant la valeur seuil par année alors que les cours d’eau préalpins peuvent
en compter 10 à 13 environ (voir annexe A3, fig. 44). Ces valeurs de référence sont
intégrées dans la définition de la règle de classement. L’état de référence est alors
indirectement intégré dans l’évaluation.
L’analyse de la variabilité des fréquences d’une année à l’autre révèle de façon généra- Variabilité naturelle
le une grande dispersion et ne mène à aucune différenciation (voir A3, fig. 45). La
variabilité naturelle n’entre donc pas dans l’évaluation.
> f HQ,a : fréquence moyenne des crues (débits instantanés) à l’état altéré Grandeur d’évaluation
5.3.2 Calculs
La fréquence moyenne des crues f HQ,a est définie directement comme paramètre hydro- Calcul de la valeur indicatrice f HQ,a
logique (voir chapitre 3.5.3).
5.3.3 Classement
Le classement se fait en valeurs absolues. La limite de la classe 1 se réfère à la fré- Règle de classement
quence minimale naturelle de l’état de référence (voir annexe A3, fig. 44). Pour la
classe 2 il faut qu’un décolmatage garantissant de bonnes conditions écologiques ait
lieu au moins une fois par année environ (Brookes, 1995 & Poff et al. 1997).
La saisonnalité des crues désigne l’apparition dans le temps du débit journalier maxi- Fondement
mal de l’année. La saisonnalité est relevée par deux paramètres, la date moyenne
d’apparition (valeur d’espérance) et la variabilité de la date d’apparition (voir chapitre
3.5.4). La saisonnalité déterminée pour une station ou un cours d’eau peut ainsi être
inscrite sous forme de point dans un domaine de saisonnalité (voir fig. 20).
L’impact écologique de la saisonnalité des crues, respectivement de son décalage dans
le temps, est lié au transport de sédiments déclenché par les événements de crue. Par
exemple, un décalage de la saison des crues à la période de reproduction et d’alevinage
perturbe les jeunes truites.
L’indicateur d’évaluation est une appréciation du décalage dans le comportement
saisonnier entre l’état de référence et l’état altéré. Ce décalage peut concerner la valeur
d’espérance temporelle (sans changement de variabilité), une nette modification de la
variabilité (sans changement de la date moyenne d’apparition) ou une modification de
la valeur d’espérance et de la variabilité.
L’indicateur d’évaluation proprement dit est un nombre adimensionnel Dist r,a , qui Indicateur d’évaluation
exprime la distance entre les deux points de saisonnalité à l’état de référence et à l’état
altéré en tenant compte des deux aspects de la saisonnalité que sont la valeur
d’espérance et la variabilité.
Le rapport à l’état de référence est déjà compris dans l’indicateur d’évaluation Dist r,a . Rapport à l’état de référence
La variabilité naturelle est déjà comprise dans l’indicateur d’évaluation Dist r,a . Variabilité naturelle
> Dist r,a : nombre exprimant la distance entre les deux points de saisonnalité à l’état de Grandeur d’évaluation
référence (r) et à l’état altéré (a)
5.4.2 Calculs
Distr,a = (rHQ,r ⋅ sinδi 2 + (rHQ,a − rHQ,r ⋅ cosδo2 où δ = θHQ,r − θHQ,a Calcul de la valeur indicatrice
Dist r,a sur la base de
θ HQ Angle de la date moyenne d’apparition de la crue annuelle (voir chapitre 3.5.4) coordonnées polaires
r HQ Variabilité temporelle de la date d’apparition de la crue annuelle (voir chapitre 3.5.4)
Distr,a = (x − x ) + (y − y )
r a
2
r a
2 Calcul de la valeur indicatrice
Dist r,a sur la base de
x, y Moyenne arithmétique des coordonnées cartésiennes des différents événements j (voir 3.5.4) coordonnées cartésiennes
5 > Détermination et classement des indicateurs d’évaluation 63
Lorsqu’il n’y a pas de données mesurées pour l’état de référence, on peut utiliser les Calcul de la valeur indicatrice
données caractéristiques du régime d’écoulement des stations de référence. La distance Dist r,a à l’aide des ellipses de
doit alors être relevée à la fig. 13 (plus courte distance jusqu’à l’ellipse de référence référence
correspondante), en suivant l’exemple de la fig. 20. Le calcul de la distance est égale-
ment implémenté dans HYDMOD-FIT.
5.4.3 Classement
Le classement s’appuie sur le nombre adimensionnel Dist r,a , dont les valeurs se situent Règle de classement
théoriquement entre 0 et 2:
> si la référence se caractérise par une grande variabilité temporelle et se situe ainsi
dans le domaine de l’origine du cercle de saisonnalité, les valeurs de Dist r,a peuvent
seulement aller jusqu’à 1 au maximum;
> si par contre la référence se caractérise par une saisonnalité marquée et se situe ainsi
près du cercle unité, les valeurs de Dist r,a peuvent aussi être comprises entre 1 et 2
au maximum.
La règle de classement fait la différence entre le calcul effectué sur la base de données
mesurées, où la distance se rapporte à deux points, et le calcul effectué à l’aide des
données de référence, où la distance se rapporte à l’ellipse de référence et est donc plus
petite.
Le débit d’étiage Q 347 est un paramètre représentatif du régime d’étiage. Il s’agit du Fondement
débit journalier moyen qui est atteint ou dépassé en moyenne 347 jours par an-
née (= 95 % des jours). L’importance écologique ne dépend pas uniquement de
l’ampleur de la modification de Q 347 , mais aussi de la taille du cours d’eau. En effet,
une masse d’eau substantielle se maintient plus longtemps dans les grands cours d’eau,
alors que des diminutions de débit proportionnellement plus faibles peuvent déjà
entraîner des conditions critiques (niveau trop bas ou sections mouillées insuffisantes)
dans les cours d’eau plus petits.
Les phases de débit plancher provoquent elles aussi une réduction de l’habitat sur les
tronçons concernés par des phénomènes d’éclusée (voir également chapitre 5.8.1). La
succession de débits planchers très bas peut entraîner des conditions critiques sembla-
bles aux conditions d’étiage. Comme les débits planchers bas ne sont pas représentés
par le débit d’étiage Q 347 calculé sur la base des débits journaliers moyens, ils doivent
être pris en compte séparément.
L’indicateur d’évaluation proprement dit est la différence relative ∆Q 347,r,a entre le Indicateur d’évaluation
Q 347 réel de l’état altéré et le Q 347 naturel de l’état de référence. En cas de phénomènes
d’éclusée, Q plancher remplace Q 347 de l’état altéré si sa valeur est plus faible.
Le rapport à l’état de référence est déjà compris dans l’indicateur d’évaluation ∆Q 347,r,a . Rapport à l’état de référence
En tant que mesure de la variabilité naturelle, le coefficient de variation de Q 347,r entre Variabilité naturelle
dans la règle de classement. Il est utilisé pour la classe d’état 1.
> ∆Q 347,r,a : différence relative entre les Q 347 de l’état de référence (r) Grandeurs d’évaluation
et de l’état altéré (a)
> CV-Q 347,r : coefficient de variation de Q 347,r
> Q plancher : débit plancher (seulement en cas de phénomènes d’éclusée si
Q plancher < Q 347,a , à introduire à la place de Q 347,a )
5.5.2 Calculs
La différence relative ∆Q 347,r,a entre le Q 347 réel de l’état altéré et le Q 347 naturel de Calcul de la valeur indicatrice
l’état de référence se calcule comme suit: ∆Q 347,r,a
Sur des tronçons à débit plancher très bas (Q plancher < Q 347,a ) la différence relative Calcul de la valeur indicatrice
∆Q 347,r,a entre le débit plancher et le Q 347 naturel de l’état de référence se calcule ∆Q 347,r,a lors des phénomènes
comme suit: d’éclusée
Le coefficient de variation de Q 347,r CV-Q 347,r est défini comme paramètre hydrologi- Calcul d’autres grandeurs
que (voir chapitre 3.6.2). d’évaluation
5.5.3 Classement
Pour la limite entre les classes d’état 1 et 2, le classement se base sur une comparaison Règle de classement
de ∆Q 347,r,a et de CV-Q 347 . C’est la différence relative ∆Q 347,r,a qui détermine les autres
limites.
Il est possible que CV-Q 347,r dépasse les valeurs limites définies pour les classes 2 à 5,
puisque la moyenne suisse de CV-Q 347,r se situe vers 25 %. Le cas échéant, c’est le
meilleur classement qui est déterminant.
Si le Q 347,a de l’état altéré est plus grand que le Q 347,b de l’état de référence, c’est
toujours la classe 1 qui s’applique.
Méthodes d’analyse et d’appréciation des cours d’eau. Hydrologie – régime d’écoulement niveau R OFEV 2011 66
La saisonnalité de l’étiage désigne l’apparition dans le temps du débit journalier mini- Fondement
mal de l’année. La saisonnalité est relevée par deux paramètres, la date moyenne
d’apparition (valeur d’espérance) et la variabilité de la date d’apparition. La saisonnali-
té déterminée pour une station ou un cours d’eau peut ainsi être inscrite sous forme de
point dans un domaine de saisonnalité (voir fig. 20).
L’indicateur d’évaluation est défini de la même façon que pour la saisonnalité des
crues (voir chapitre 5.4).
Les calculs et le classement se font de la même façon que pour la saisonnalité des
crues (voir chapitre 5.4).
Du point de vue écologique, les périodes d’étiage, tout comme les crues, sont considé- Fondement
rées comme des événements perturbateurs. Par contre, elles s’installent plus lentement
que les crues, qui surgissent soudainement. Leurs principales conséquences écologi-
ques sur l’écosystème et les biocénoses sont notamment la rupture de la continuité
hydrologique, la perte de milieux naturels, ou du moins leur rétrécissement et leur
dégradation, la détérioration de la qualité de l’eau, l’altération de la situation alimentai-
re, etc. Les biocénoses réagissent à l’ensemble de ces influences par des altérations qui
dépendent de l’ampleur des modifications. L’importance écologique du nombre de
jours durant lesquels les débits restent inférieurs à un débit d’étiage tel que l’indicateur
hydrologique en question est documentée dans Riis et Biggs (2003).
5 > Détermination et classement des indicateurs d’évaluation 67
Sont considérées comme périodes d’étiage les périodes continues durant lesquelles le
débit demeure inférieur ou égal au débit naturel non altéré Q 347 . La durée de la plus
longue période d’étiage est déterminée chaque année pour servir de base au calcul de la
moyenne interannuelle d Q347 .
C’est la moyenne interannuelle de la plus longue période d’étiage de l’année à l’état Indicateur d’évaluation
altéré d Q347,a qui est utilisée comme indicateur d’évaluation. La durée de la période
d’étiage d Q347,a n’indique donc pas le nombre total de jours par année durant lesquels
Q 347 n’est pas atteint, mais la durée moyenne de la plus longue période d’étiage conti-
nue.
Une analyse caractéristique du type de régime d’écoulement portant sur la durée des Rapport à l’état de référence
périodes d’étiage (voir annexe A3, fig. 50) indique que celle-ci est d’environ 15 à 20
jours pour les types de régime alpins et d’environ 10 jours pour les régimes du Plateau.
Ces valeurs de référence ont été utilisées pour fixer la règle de classement. L’état de
référence entre donc indirectement dans l’évaluation.
Une analyse caractéristique du type de régime d’écoulement portant sur les coefficients Variabilité naturelle
de variation de la durée des périodes d’étiage (voir annexe A3, fig. 51) révèle de très
fortes variations pour tous les types de régime avec des coefficients de variation supé-
rieurs à 100 %. Vu l’homogénéité de ces résultats, l’évaluation ne serait aucunement
différenciée si la variabilité naturelle était prise en considération. Celle-ci n’entre donc
qu’indirectement dans la règle de classement.
> d Q347,a : durée moyenne de la plus longue période d’étiage de l’année à l’état altéré Grandeur d’évaluation
5.7.2 Calculs
La durée moyenne de la période d’étiage d Q347 est définie directement comme paramè- Calcul de la valeur indicatrice
tre hydrologique (voir chapitre 3.6.3). d Q347,a
Méthodes d’analyse et d’appréciation des cours d’eau. Hydrologie – régime d’écoulement niveau R OFEV 2011 68
5.7.3 Classement
Le classement se réfère à l’ordre de grandeur des moyennes naturelles et à leur variabi- Règle de classement
lité naturelle. En partant d’une moyenne quelque peu relevée de d Q347 sur l’ensemble
de la Suisse (environ 20 jours), un écart standard (environ 15 jours en moyenne suisse)
est ajouté à la limite de la classe précédente. On ne tient compte que du cas de la
prolongation des périodes d’étiage, puisque le cas contraire n’est guère important du
point de vue écologique.
On parle de phénomène d’éclusée lorsque le débit d’un cours d’eau subit des variations Fondement
régulières se produisant à intervalles rapprochés, caractérisées par de rapides augmen-
tations et diminutions. Ce phénomène, qui s’observe durant une bonne partie de
l’année, se distingue des purges avant tout par la fréquence des variations du débit. Les
hydrogrammes marqués par les éclusées suivent généralement un cycle journalier
simple ou complexe (voir fig. 24) et sont surtout dus au fonctionnement des centrales
hydroélectriques à accumulation exploitées en fonction de la demande.
Un phénomène d’éclusée peut être interprété comme une impulsion (voir fig. 24). Les
cinq indicateurs qui suivent permettent de décrire cette impulsion:
> son amplitude: différence maximale entre le débit d’éclusée et le débit plancher;
> son volume relatif ou son intensité: rapport amplitude/débit plancher ou rapport
débit d’éclusée/débit plancher;
> le rapport débit d’éclusée/MQ ou MHQ, comme indice du stress hydraulique dû au
débit d’éclusée;
> son acuité temporelle: taux de montée et de descente du niveau d’eau lors des éclu-
sées;
> la fréquence des impulsions: nombre de successions de débit d’éclusée et de débit
plancher.
Pour l’évaluation, on ne tient pas compte de ce dernier point, parce qu’on part du
principe que la fréquence de base est de une ou plusieurs impulsions par jour, qui se
produisent régulièrement au moins durant une certaine période. Si ce n’est pas le cas,
on utilise alors l’indicateur d’évaluation purge et vidange. En fonction de la morpholo-
gie du cours d’eau, les points cités ci-dessus sont à pondérer différemment. Comme
l’évaluation se réfère à un point précis (l’endroit de l’atteinte), qui est ensuite rapportée
aux tronçons situés en aval, la variation de la morphologie le long du profil longitudi-
nal ne peut pas être prise en compte dans le classement. La conception de l’indicateur
d’évaluation phénomène d’éclusée développé dans HYDMOD-R se base sur le type de
morphologie le plus courant, celui du cours d’eau rectiligne.
Deux valeurs indicatrices sont définies pour l’indicateur d’évaluation phénomène Indicateur d’évaluation
d’éclusée:
> l’intensité de l’impulsion d’éclusée I P,é/p , définie par le rapport débit d’éclusée/débit
plancher V é/p complétée par un facteur de correction pour le taux de montée et de
descente du niveau d’eau lors des éclusées;
> le stress hydraulique dû au débit d’éclusée I h,éclusée , défini par le rapport débit
d’éclusée Q éclusée /débit annuel moyen de l’état de référence MQ r complété par un
facteur de correction pour la surface du bassin versant.
Méthodes d’analyse et d’appréciation des cours d’eau. Hydrologie – régime d’écoulement niveau R OFEV 2011 70
Comme le phénomène d’éclusée n’a pas d’équivalent naturel, l’état de référence Rapport à l’état de référence
n’entre qu’indirectement dans l’une des deux valeurs indicatrices.
Comme le phénomène d’éclusée n’a pas d’équivalent naturel, la variabilité naturelle Variabilité naturelle
n’est pas exprimée.
5.8.2 Calculs
La valeur indicatrice intensité de l’impulsion d’éclusée I P,é/p se calcule comme suit: Calcul de la valeur indicatrice I P,é/p
La valeur indicatrice stress hydraulique dû au débit d’éclusée I h,é/p se calcule comme Calcul de la valeur indicatrice
suit: I h,éclusée
Le facteur de correction k BV pour la surface du bassin versant est défini comme suit:
5.8.3 Classement
> le rapport débit d’éclusée/débit plancher critique du point de vue écologique est
environ de 3:1 à 4:1 (OFEFP 2003). A partir de 5:1, on peut parler d’une charge si-
gnificative (BMLF 2004);
> les répercussions du rapport débit d’éclusée/débit plancher sont atténuées par des
vitesses lentes de montée et de descente;
> en moyenne suisse, le rapport crue annuelle moyenne naturelle MHQ (débits journa-
liers)/MQ est d’environ 6–8 (voir annexe A3, fig. 42). Plus le rapport débit
d’éclusée/MQ se rapproche de ces valeurs, plus le débit d’éclusée a tendance à évo-
luer en crue, provoquant ainsi un stress hydraulique dès la première impulsion;
> en Suisse, le rapport débit d’éclusée/MQ se situe le plus souvent entre 0,5 et 2. C’est
donc cet ensemble de valeurs qui se situe au centre du schéma d’évaluation;
> en règle générale, les cours d’eau des petits bassins versants sont un peu moins
sensibles aux répercussions du phénomène d’éclusée.
Les purges sont des augmentations rapides du débit déclenchées artificiellement, qui Fondement
sont toujours liées à de fortes concentrations de matières solides. Elles visent à entraî-
ner des dépôts de matières solides. Les vidanges des lacs de retenue provoquent des
effets comparables. Dans ce qui suit, le terme «purge» désigne les deux phénomè-
nes «purges et vidanges». Il existe différents types de purges: cela va des purges cau-
sant des débits de pointe relativement faibles, brèves mais fréquentes, certaines appa-
raissant de façon périodique (purges des dessableurs), à celles produisant des débits du
même ordre de grandeur que les événements de crue, de plus longue durée mais
n’apparaissant que très rarement, de façon épisodique (purge des réservoirs de retenue).
L’impact écologique résulte d’une part des contraintes de choc hydrauliques, d’autre
part des fortes concentrations de matières solides qui apparaissent durant la purge ou la
vidange et de la turbidité qui en découle (OFEFP 1994). Cependant, seules les réper-
cussions sur le régime d’écoulement sont appréciées dans le cadre d’HYDMOD-R.
> l’importance du débit de purge, qui est un indicateur du stress hydraulique: plus le
débit de purge se rapproche de l’ordre de grandeur des événements de crue, plus le
stress hydraulique est sérieux. Le débit de purge Q purge est rapporté au débit annuel
moyen MQ pour être normalisé;
> la fréquence des purges: une augmentation de la fréquence des purges est responsa-
ble d’une plus grande perturbation. Si les crues artificielles ont lieu trop souvent,
l’écosystème aquatique n’a plus le temps de se rétablir entre les différents événe-
ments;
> l’instant des purges: l’impact des purges est plus important en conditions d’étiage et
plus faible en période de crues que lorsqu’elles sont effectuées sans tenir compte des
conditions hydrologiques naturelles;
> la vitesse de montée du niveau d’eau: des vitesses lentes de montée et de descente
atténuent l’impact des purges, des vitesses rapides le renforcent (temps de réaction
insuffisant pour la faune).
5 > Détermination et classement des indicateurs d’évaluation 73
Deux valeurs indicatrices sont définies pour l’indicateur d’évaluation purge et vidange: Indicateur d’évaluation
> le stress hydraulique I h,purge , défini comme débit de purge Q purge normalisé par
rapport au débit annuel moyen de l’état de référence MQ r , compte tenu de deux fac-
teurs de correction pour l’instant des purges et la vitesse de montée du niveau d’eau;
> la fréquence des purges et vidanges f purge par année.
Comme les purges et vidanges n’ont pas d’équivalent naturel, l’état de référence Rapport à l’état de référence
n’entre qu’indirectement dans l’une des deux valeurs indicatrices.
Comme les purges et vidanges n’ont pas d’équivalent naturel, la variabilité naturelle Variabilité naturelle
n’est pas exprimée.
5.9.2 Calculs
La valeur indicatrice stress hydraulique dû aux purges et vidanges I h,purge se calcule Calcul de la valeur indicatrice
comme suit: I h,purge
Le facteur de correction k TN,purge pour le taux de montée du niveau d’eau lors des
purges est défini comme suit:
> k TN,purge = 0,65 pour un taux maximal de montée du niveau d’eau ≤ 0.5 cm/min
> k TN,purge = 0,75 pour un taux maximal de montée du niveau d’eau = 1 cm/min
> k TN,purge = 1,00 pour un taux maximal de montée du niveau d’eau = 2 cm/min
> k TN,purge = 1,50 pour un taux maximal de montée du niveau d’eau ≥ 4 cm/min
> interpolation linéaire entre les points de repérage cités ci-dessus.
Le facteur de correction k t pour l’instant des purges est défini comme suit:
> k t = 0,75 lorsque les purges se produisent durant les périodes de crues;
> k t = 1,00 lorsque les purges se produisent durant les périodes de débits moyens;
> k t = 1,50 lorsque les purges se produisent durant les périodes d’étiage.
La valeur indicatrice fréquence des purges et vidanges f purge est définie directement Calcul de la valeur indicatrice
comme paramètre hydrologique (voir chapitre 3.7.7). Elle se réfère au nombre d’évé- f purge
nements de purge quand Q purge est utilisé.
Si des purges bien distinctes ont lieu, il faut considérer celles qui, en combinant stress Remarque
hydraulique et fréquence, produisent la pire évaluation selon la règle de classement.
5 > Détermination et classement des indicateurs d’évaluation 75
5.9.3 Classement
La règle de classement se réfère à la taille et à la fréquence des crues naturelles. Par Règle de classement
manque de points de repère, il n’est pas possible de faire un classement en fonction du
type de régime d’écoulement.
> Le rapport k MHQ:MQ crue annuelle moyenne/débit annuel moyen (débits instantanés)
est d’environ 10 pour les cours d’eau alpins et s’élève jusqu’à environ 30 pour les
cours d’eau du Plateau (voir annexe A3, fig. 43).
> La fréquence naturelle des événements de crue dépassant la valeur seuil définie varie
selon le type de régime d’écoulement: les cours d’eau alpins peuvent en connaître 3
à 5 par année alors que les cours d’eau préalpins peuvent en compter 10 à 13 envi-
ron (voir annexe A3, fig. 44).
> Pour des fréquences de purges dépassant les 60 événements par année, un espace
surligné en gris est dessiné à la fig. 27. Lorsque f purge est si élevée, il s’agit plutôt
d’un phénomène d’éclusée. Il est à examiner, si cette atteinte devrait être évaluée
avec l’indicateur d’évaluation phénomène d’éclusée.
Comme le montre le fondement de l’indicateur d’évaluation fréquence des crues, les Fondement
crues sont parfois très attendues. Cependant, lorsque leur fréquence augmente trop
massivement, il n’y a plus assez de phases de rétablissement qui pourraient permettre
aux biocénoses de se remettre des événements qui les ont perturbées, ce qui peut
entraîner une altération importante de la présence d’espèces (Hütte, 2000, et chapitre
5.3, fig. 18).
Les rejets des eaux pluviales liés à la gestion des eaux urbaines peuvent entraîner une
élévation de la fréquence des crues. C’est dans les petits cours d’eau que leur impact
est le plus grand, puisque le rapport entre le débit rejeté et le débit naturel y dépasse
certaines limites. Cet aspect a déjà été traité dans le cadre des critères de signification.
L’indicateur d’évaluation proprement dit est la fréquence moyenne des crues dues aux Indicateur d’évaluation
rejets des eaux pluviales f E (débits instantanés), qui exprime le nombre annuel moyen
de rejets des eaux pluviales générant des débits de pointe supérieurs à la valeur seuil de
crue.
L’indicateur d’évaluation se réfère aux événements de crue supplémentaires dus aux Rapport à l’état de référence
rejets des eaux pluviales. Ce type d’événements n’existe pas dans l’état de référence.
Les rejets des eaux pluviales n’ont pas de variabilité naturelle, puisqu’ils n’existent pas Variabilité naturelle
dans l’état de référence.
> f E : fréquence moyenne des crues dues aux rejets des eaux pluviales (débits instanta- Grandeur d’évaluation
nés)
5.10.2 Calculs
La fréquence moyenne des crues dues aux rejets des eaux pluviales f E (débits instanta- Calcul de la valeur indicatrice f E
nés) est définie directement comme paramètre hydrologique (voir chapitre 3.7.9).
5 > Détermination et classement des indicateurs d’évaluation 77
5.10.3 Classement
Fig. 28 > Règle de classement pour les rejets des eaux pluviales
HYDMOD-FIT permet d’établir un rapport répertoriant le classement de l’ensemble HYDMOD-FIT comme outil
des indicateurs d’évaluation pour les atteintes significatives. La classe d’état 1 est
attribuée aux indicateurs qui, conformément au chapitre 5.1, ne devaient pas être pris
en considération pour l’atteinte en question. Les indicateurs qui nécessiteraient une
évaluation mais pour lesquels, par exemple, il manque des données ne sont pas éva-
lués (surlignés en gris à la fig. 29). Afin d’obtenir un bref aperçu des déficits hydrolo-
giques, on recommande de représenter les résultats de l’évaluation non seulement par
des chiffres, mais aussi par des couleurs. La figure qui suit en donne un exemple.
Après avoir calculé les différents indicateurs d’évaluation, on dispose d’une évaluation De l’évaluation ponctuelle
ponctuelle aux endroits des atteintes. Il s’agit dans un deuxième temps de rapporter à l’évaluation par tronçon
cette information ponctuelle au réseau hydrographique, qui, pour ce faire, est subdivisé
en tronçons.
Pour l’évaluation par tronçon, le réseau hydrographique est subdivisé en tronçons de Identification des tronçons
cours d’eau (Tr), dans lesquels règnent des conditions hydrologiques comparables. de cours d’eau (Tr)
Pour délimiter ces tronçons, on commence à la première atteinte significative située en
amont, puis on identifie les tronçons un par un en descendant le courant. Un nouveau
tronçon commence:
Le troisième argument se fonde sur le fait que toutes les embouchures d’un petit apport
intermédiaire ne sont pas susceptibles de modifier sensiblement les conditions hydro-
logiques régnant dans le cours d’eau. En outre, cette résolution spatiale imparfaite est
également justifiée par les imprécisions contenues dans les données hydrologiques et
les valeurs estimatives.
La formation des tronçons s’achève dès que, quelque part en aval, tous les indicateurs Fin de la formation des tronçons
d’évaluation ont atteint la classe d’état 1. La formation des tronçons et l’évaluation par
tronçon (voir chapitre 6.1.2) se déroulent donc de façon itérative. Les lacs dont le
volume est supérieur à 3h·MQ r de l’affluent considéré sont un autre critère signalant la
fin de la formation des tronçons. Celle-ci reprend lorsqu’une nouvelle atteinte signifi-
cative est observée plus en aval.
Il est recommandé d’utiliser un SIG pour la sauvegarde des données et la représenta- SIG comme outil
tion cartographique ultérieure de l’évaluation par tronçon. Un réseau hydrographique
structuré et kilométré constitue la base idéale de l’évaluation par tronçon (voir chapitre
3.1). HYDMOD-FIT propose un modèle pour la sauvegarde des données des tronçons
et leurs évaluations.
Méthodes d’analyse et d’appréciation des cours d’eau. Hydrologie – régime d’écoulement niveau R OFEV 2011 80
Le point servant de référence pour les calculs et les évaluations (p. ex. de la surface du Point de référence
bassin versant, des paramètres hydrologiques du Tr) est à chaque fois l’extrémité pour les calculs
amont d’un tronçon.
L’évaluation par tronçon est menée séparément pour chaque indicateur d’évaluation. Déroulement de l’évaluation par
Le point de référence d’un tronçon (Tr) est toujours son extrémité amont. L’évaluation tronçon
par tronçon commence à la première atteinte significative située en amont, dont
l’évaluation (classe d’état) est menée pour le premier tronçon. Les indicateurs qui n’ont
pas été évalués pour les raisons évoquées au chapitre 5.1 (effets prévisibles insigni-
fiants) sont placés d’office dans la classe d’état 1.
En aval, les effets des atteintes changent sous l’influence des affluents provenant des
bassins versants intermédiaires et d’autres apports. Pour évaluer les tronçons situés en
aval d’atteintes, on prend la moyenne pondérée des résultats de l’évaluation (classes
d’état) des atteintes significatives les plus proches en amont. Les atteintes situées
encore plus en amont ne sont pas prises en considération. En outre, le bassin intermé-
diaire non altéré situé entre les atteintes considérées et le Tr, y compris les bassins
partiels des autres apports non altérés, entre dans l’évaluation; c’est la classe d’état 1
qui lui est attribuée. Les surfaces respectives des différents bassins versants servent de
facteurs de pondération. C’est donc la formule suivante qui s’applique:
CTr = ∑C ⋅ A
i
i BV,i
/ ∑ ABV,i
i
A supposer qu’une ou plusieurs atteintes entrent dans la classe d’état «sans évaluation» Usage de la classe grise «sans
représentée en gris, on ne tient pas compte des bassins partiels qui leur correspondent évaluation»
si, une fois additionnés, ils représentent moins de 15 % du bassin versant total. Si la
surface représente une plus grande part, le tronçon correspondant est placé dans la
classe d’état grise.
Dans le cas où des enregistrements auraient été effectués avant et après le début d’une Vérification de l’évaluation par
atteinte (état de référence et état altéré disponibles) par une station hydrométrique tronçon à l’aide de données
située en aval, il est recommandé d’utiliser les débits mesurés pour procéder à une mesurées
analyse directe des indicateurs d’évaluation. Ceci permet de vérifier l’évaluation par
tronçon effectuée selon la méthode présentée ci-dessus.
6 > Evaluation et interprétation 81
La méthode à suivre est illustrée à la fig. 30 à l’aide de l’exemple d’un bassin versant Exemple d’application
touché par plusieurs atteintes. Les tronçons 1 à 4 (Tr 1 -Tr 4 ) sont évalués de la manière
suivante:
Les résultats de l’évaluation peuvent être représentés d’une part sous forme de carte,
d’autre part sous forme de tableau.
Des symboles sous forme de fichiers de support SIG (fichiers layer pour les logiciels Représentation cartographique
d’ESRI) et des légendes prédéfinies sont mis à disposition pour la représentation à l’aide des fichiers de support
cartographique des résultats (voir exemple de la fig. 31). On conseille de dresser une
carte séparée pour chaque indicateur d’évaluation ainsi que pour l’évaluation globa-
le (voir chapitre 6.4).
On recommande de représenter non seulement l’évaluation par tronçon, mais aussi les Tronçons à débits résiduels et à
tronçons soumis à des débits résiduels et à des débits d’éclusée. Sont considérés com- débits d’éclusée
me tronçon à débit résiduel, respectivement à débit d’éclusée, les tronçons dans les-
quels l’indicateur d’évaluation correspondant obtient un classement pire que la classe
d’état 1 (voir exemple de la fig. 31).
6 > Evaluation et interprétation 83
Les résultats de l’évaluation par tronçon peuvent également être représentés sous forme
de tableau. Afin d’obtenir un bref aperçu des déficits hydrologiques, on recommande
de représenter les résultats de l’évaluation des neuf indicateurs non seulement par des
chiffres, mais aussi par des couleurs. La figure qui suit en montre un exemple. HYD-
MOD-FIT comprend une fonctionnalité permettant de générer un tableau de ce type
avec des codes couleurs à partir des résultats de l’évaluation par tronçon.
Fig. 32 > Tableau des résultats de l’évaluation par tronçon de cours d’eau
Chaque ligne représente un tronçon, défini par une désignation précise du cours d’eau
(p. ex. le numéro de cours d’eau GWLNR selon VECTOR25) ainsi que par le kilométrage.
Les autres colonnes indiquent les classes d’état codées par des couleurs pour les différents
indicateurs d’évaluation ainsi que pour l’évaluation globale (voir chapitre 6.4).
En conséquence, le tableau qui suit indique pour chaque indicateur d’évaluation quels
sont les risques que pourraient encourir les tronçons de cours d’eau se trouvant dans les
classes d’état 3 à 5 et quels sont les autres facteurs à considérer pour l’interprétation
écologique.
6 > Evaluation et interprétation 85
Comportement des Réduction de l’habitat aquatique, rétrécis- Les effets de l’altération du comportement des débits moyens varient en fonction de la
débits moyens sement de la surface mouillée (surface morphologie du cours d’eau et de l’hydrologie régionale. Lorsqu’à l’état naturel l’échange
d’échange avec les eaux souterraines), avec les eaux souterraines est limité, que les profils sont étroits et que les eaux sont peu
diminution de la dilution des polluants polluées, il faut s’attendre à des effets moins marqués que dans le cas contraire.
Etudes recommandées:
• Importance de l’infiltration et de l’exfiltration des eaux souterraines
• Sensibilité des cours d’eau situés en aval (y compris les lacs) à une diminution des taux
d’échange et à une augmentation des concentrations de polluants
• Importance de l’habitat aquatique dans les zones riveraines, y compris les éventuelles
zones alluviales
Au cas où ces études démontreraient que la modification du comportement des débits
moyens ne peut pas être considérée comme inoffensive, on recommande un relevé de
terrain de l’habitat aquatique local dans les zones riveraines, l’observation du niveau des
aquifères dépendants et un suivi de la qualité des eaux dans les cours d’eau situés en aval.
Fréquence des crues Modification de la présence d’espèces sur Les effets de l’altération de la fréquence des crues varient en fonction de la morphologie du
les surfaces inondées, renforcement de la cours d’eau et de l’hydrologie régionale. Lorsque les profils sont étroits et que le charriage
croissance des algues et du colmatage du est naturellement limité, il faut s’attendre à des effets différents et parfois moins marqués
lit du cours d’eau en cas de réduction de que dans le cas contraire.
la fréquence des crues
Etudes recommandées:
• Sensibilité des frayères à une croissance accrue des algues
• Importance de l’infiltration et de l’exfiltration des eaux souterraines
• Sensibilité des habitats aquatiques à des changements dans le régime des matières
solides et le bilan d’oxygène
• Importance de l’habitat aquatique dans les zones riveraines, y compris les zones
alluviales éventuelles
Au cas où ces études démontreraient que la modification de la fréquence des crues ne peut
pas être considérée comme inoffensive, on recommande un relevé de terrain des zones
inondées locales ainsi qu’une observation de la croissance des algues et de la reproduction
des poissons.
Saisonnalité des crues Perturbation du cycle de reproduction des Les effets négatifs du point de vue écologique d’une modification de la saisonnalité des
poissons due à un transport de sédiments crues apparaissent surtout dans les eaux piscicoles.
décalé dans le temps
Etudes recommandées:
› Sensibilité des frayères éventuelles aux crues au cours de l’année
Au cas où ces études démontreraient que la modification de la saisonnalité des crues ne
peut pas être considérée comme inoffensive, on recommande une observation de la
reproduction des poissons à l’échelle locale.
Débit d’étiage Entrave à la migration des poissons, Les effets de l’altération du débit d’étiage varient en fonction de la morphologie du cours
réduction de l’habitat de la faune aquati- d’eau et de l’hydrologie régionale. Lorsque les cours d’eau sont grands et les profils étroits, il
que, péjoration de la qualité des eaux, faut s’attendre à des effets moins marqués que dans le cas contraire.
élévation de la température de l’eau
Etudes recommandées:
• Continuité piscicole en conditions d’étiage
• Existence de zones de refuge en conditions d’étiage
• Sensibilité des habitats aquatiques à l’élévation des températures
• Sensibilité des habitats aquatiques à l’augmentation des concentrations de polluants
Au cas où ces études démontreraient que la modification du débit d’étiage ne peut pas être
considérée comme inoffensive, on recommande l’observation de la migration des poissons
et de la fonctionnalité des zones de refuge ainsi que l’observation de l’ensemble de la faune
et de la flore aquatiques.
Méthodes d’analyse et d’appréciation des cours d’eau. Hydrologie – régime d’écoulement niveau R OFEV 2011 86
Saisonnalité de l’étiage Perturbation du cycle de reproduction des Il s’agit surtout d’observer les effets sur les divers cycles biologiques de la faune aquatique
poissons due à des conditions d’étiage avec les phases d’élevage, de repos et de rétablissement.
décalées dans le temps
Par ailleurs, les explications relatives au débit d’étiage sont aussi valables ici.
Durée de la période Renforcement de l’impact des étiages dû à Les effets des périodes d’étiage relativement longues varient en fonction de l’hydrologie et
d’étiage la durée de leur action des conditions climatiques régionales. Lorsque l’échange avec les eaux souterraines est
limité et que le climat est tempéré, il faut s’attendre à des effets moins marqués que dans le
cas contraire.
Par ailleurs, les explications relatives au débit d’étiage sont aussi valables ici.
Phénomène d’éclusée Stress hydraulique (force du courant, Les effets du phénomène d’éclusée varient fortement en fonction de la morphologie du cours
turbidité, dérive, transport de matières d’eau. Dans des cours d’eau rectilignes ou canalisés, il faut s’attendre à une dérive impor-
solides, etc.), changements rapides des tante des invertébrés lorsque le débit augmente fortement et rapidement, tandis que dans
conditions de l’habitat, exondation partielle les cours d’eau ramifiés, c’est plutôt l’échouage des poissons qui est à craindre en cas de
de grandes surfaces de rives diminution rapide de la surface mouillée. En outre, la succession de débits planchers très
bas peut également entraîner des conditions critiques semblables aux conditions
d’étiage (voir indicateur d’évaluation débit d’étiage). En principe, les effets négatifs sont
quelque peu affaiblis dans les cours d’eau bien structurés d’un point de vue écomorphologi-
que grâce à l’existence de zones de refuge.
Etudes recommandées:
• Sensibilité générale de l’écomorphologie locale au phénomène d’éclusée, compte tenu
d’une éventuelle infiltration des eaux souterraines
• Continuité écologique en conditions de débit plancher
• Appréciation écologique des pointes et de la fréquence des événements d’éclusée au
cours de l’année
Au cas où ces études démontreraient que l’atteinte due au phénomène d’éclusée ne peut
pas être considérée comme inoffensive, on recommande un relevé de terrain de la biologie
aquatique locale et sa comparaison avec des cours d’eau de référence.
Purge et vidange Stress hydraulique (force du courant, En général, les explications relatives aux effets du phénomène d’éclusée sont aussi valables
turbidité, dérive, transport de matières ici.
solides, etc.), changements rapides des
conditions de l’habitat, colmatage et Les purges et vidanges se caractérisent par une forte augmentation de la turbidité et du
ensablement transport de matières solides. Il s’agit surtout d’observer comment la biologie aquatique
locale réagit à ces deux phénomènes.
Au cas où les rejets des eaux pluviales ne se révéleraient pas inoffensifs à ce sujet, on
recommande un relevé de terrain de la biologie aquatique locale et sa comparaison avec
des cours d’eau de référence.
6 > Evaluation et interprétation 87
Suite à l’évaluation par tronçon, les évaluations des neuf indicateurs se présentent sous Nécessité d’une évaluation
formes d’évaluations individuelles pour tous les tronçons de cours d’eau identifiés. globale
Cependant, le système modulaire gradué exige une évaluation globale par module,
permettant une rapide vue d’ensemble de l’état des cours d’eau.
En agrégeant les neuf évaluations individuelles, on peut obtenir une évaluation globale Réflexions sur la règle
par tronçon de cours d’eau. La définition de la règle d’agrégation repose sur les ré- d’agrégation
flexions suivantes:
> on ne peut pas faire la moyenne de toutes les évaluations individuelles, car celles-ci
apprécient divers aspects entre lesquels aucun effet de compensation n’est prévu;
> comme il suffit déjà d’un mauvais état relatif à un indicateur d’évaluation pour
perturber l’écosystème, l’évaluation globale doit tendre vers le cas le plus gra-
ve (worst-case);
> l’expérience d’analyses pilotes a pourtant révélé qu’une véritable règle du worst-
case donne une évaluation globale trop pessimiste, notamment dans les situations où
un seul indicateur fait très mauvaise figure, alors que tous les autres témoignent d’un
bon état;
> une pondération universelle entre les indicateurs n’est pas fondée objectivement;
> l’indicateur d’évaluation phénomène d’éclusée est particulier, car il est souvent le
seul à afficher un mauvais classement sur les tronçons d’éclusée, ce qui ne reflète
pas son importance écologique. D’autres phénomènes comme les tronçons à débit
résiduel sont représentés par plusieurs indicateurs. Dans le cas des éclusées, il suffit
d’une mauvaise évaluation de cet indicateur individuel pour démontrer que l’état
global soit mauvais et qu’une évaluation worst-case est de mise.
La règle d’agrégation qui découle de ces réflexions intègre autant la pire des neuf Règle d’agrégation comprenant
évaluations individuelles (worst-case) que la somme de toutes les évaluations indivi- l’approche worst-case et la somme
duelles. des évaluations individuelles
La somme des évaluations individuelles s’obtient en additionnant les points qui sui- Calcul de la somme sur la base
vent, en fonction de la classe d’état des évaluations individuelles: des classes d’état des
évaluations individuelles
> classe 1: 1 point
> classe 2: 2 points
> classe 3: 4 points
> classe 4: 8 points
> classe 5: 12 points
Pour un tronçon de cours d’eau, un indicateur d’évaluation entre dans la classe 5, deux Exemple d’interprétation
dans la classe 3 et les six autres dans la classe 1. La classe 5 représente donc la valeur
worst-case et la somme des évaluations individuelles s’élève à 26. Comme dans la
colonne de la classe worst-case 5 c’est le critère somme < 31 qui est rempli, on obtient
la classe 4 comme évaluation globale.
Le classement de l’indicateur d’évaluation phénomène d’éclusée est adopté pour Exception phénomène d’éclusée
l’évaluation globale des tronçons d’éclusée si son classement est pire qu’avec la règle
d’agrégation décrite ci-dessus. Cette démarche s’explique par le fait que ce phénomène
d’une grande importance écologique est souvent représenté uniquement par cet indica-
teur.
Pour les indicateurs qui n’ont pas été pris en considération selon le chapitre 5.1, on Indicateurs non évalués
estime qu’il n’y a pas d’altération significative et donc que c’est la classe d’état 1 qui
s’applique. Ces indicateurs sont intégrés en tant que classe 1 dans l’évaluation globale.
En règle générale, si un ou plusieurs indicateurs d’évaluation se trouvent dans la classe Classe grise «sans évaluation»
d’état «sans évaluation» représentée en gris, celle-ci s’obtient aussi dans l’évaluation
globale, puisque la règle d’agrégation choisie ne permet pas de déterminer l’évaluation
globale. Mais si deux indicateurs ou plus entrent dans la classe 5, celle-ci s’obtient
également dans l’évaluation globale.
Les résultats de l’évaluation globale peuvent être traités et représentés de la même Représentation de l’évaluation
façon que ceux des évaluations individuelles (voir chapitre 6.2, fig. 31). globale
> Annexe analyses caractéristiques du type de régime d’écoulement 89
Les données d’une série de 359 stations de référence au total ont permis de procéder à Série complète
diverses analyses de paramètres hydrologiques liées aux types de régime d’écoulement. (359 stations de référence):
Les résultats de ces analyses sont rassemblés à l’annexe A3 et concernent: divers paramètres hydrologiques
Pour actualiser les coefficients de Pardé Pk i , on a réduit à 90 la sélection des stations Série réduite
de référence, afin de disposer d’un nombre comparable pour chaque type de régime. (90 stations de référence):
Cette série réduite a également servi à analyser les valeurs R (variabilité naturelle de valeurs Pk i et R
MQ et Pk i des différentes années par rapport à leurs moyennes interannuelles). Les
résultats de ces analyses se trouvent à l’annexe A2.
Les stations hydrométriques de référence ont été sélectionnées en fonction de divers Critères de sélection pour les
critères: stations de référence
> type de régime déterminable (pas d’influence, influence d’un lac, etc.);
> indépendance des stations (pas de stations situées près l’une de l’autre sur le même
cours d’eau)
Tab. 12 > Sélection des 90 stations de référence pour les analyses des valeurs Pk et R
Sélection d’un nombre comparable de stations par type de régime d’écoulement sur la base de
l’ensemble des stations de référence.
Type de régime Nom de la station de référence Période de mesure Durée (en années)
1 Rhône(Rotten)-Gletsch 1956–2000 45
1 Trübbach-Räzliberg 1952–1995 44
1 Rosegbach-Pontresina 1960–2001 42
1 Lonza-Blatten 1956–2001 46
1 Massa-Blatten bei Naters 1965–2001 16
2 Alpbach-Erstfeld, Bodenberg 1977–2000 24
2 Borgne-La Luette 1926–1956 31
2 Drance de Bagnes-Le Châble, Villette 1922–1955 34
2 Linth-Tierfehd 1918–1961 44
2 Simme-Oberried/Lenk 1950–2001 52
3 Engelberger Aa-Engelberg 1955–1990 36
3 Gornerbach-Kiental 1950–1982 33
3 Hinterrhein-Hinterrhein 1945–2001 57
3 [Link] 1923–2001 79
3 Lütschine-Gsteig 1923–2001 79
> Annexe analyses caractéristiques du type de régime d’écoulement 91
Type de régime Nom de la station de référence Période de mesure Durée (en années)
Type de régime Nom de la station de référence Période de mesure Durée (en années)
10 Wyna-Unterkulm 1977–1999 22
11 Areuse-Boudry 1984–2001 18
11 Birse-Moutier, La Charrue 1923–2001 79
11 Noiraigue-Noiraigue 1959–1979 21
11 Suze-Sonceboz 1961–2001 41
11 Orbe-Le Chenit 1971–2001 31
12 Ergolz-Liestal 1934–2001 68
12 Parimbot-Ecublens, Eschiens 1979–2001 23
12 Mentue-Dommartin, La Scie 1975–1990 16
12 Sissle-Eiken 1977–1997 20
12 Allondon-Dardagny, Les Granges 1986–2001 16
12 Talbach-Schinznach-Dorf 1980–1999 19
13 Moesa-San Giacomo 1919–1928 10
13 Brenno-Campra 1920–1930 11
13 Brenno-Olivone 1921–1930 10
13 Ticino-Piotta 1925–1945 21
13 Krummbach-Klusmatten 1952–2001 48
13 Calancasca-Buseno 1952–1962 11
13 Riale di Calneggia-Cavergno, Pontit 1967–2001 35
13 Poschiavino-La Rösa 1970–2001 32
13 Bavona-Bignasco 1932–1952 21
14 Riale di Roggiasca-Roveredo 1966–2001 36
14 Traversagna-Arbedo 1980–2001 22
14 Vedeggio-Isone 1980–2002 23
14 Riale di Gnosca-Gnosca 1979–2002 24
14 Verzasca-Lavertezzo, Campiöi 1990–2001 12
15 Cassarate-Pregassona 1967–2002 36
15 Magliasina-Magliaso, Ponte 1980–2001 22
15 Vedeggio-Bioggio, Acquedotto CDALD 1981–2000 20
16 Faloppia-Chiasso 1969–1980 12
16 Laveggio-Penate, Mendrisio 1981–2002 22
16 Scairolo-Figino 1982–2002 21
> Annexe analyses caractéristiques du type de régime d’écoulement 93
Les analyses des coefficients de Pardé et des valeurs R qui suivent ont été réalisées à
l’aide d’une sélection de 90 stations de référence (voir annexe A1, tab. 12).
Pour chaque type de régime d’écoulement, on a calculé la moyenne (MPk) ainsi que les Analyses des coefficients
limites supérieure (LS) et inférieure (LI) de l’intervalle d’espérance (IE) et du domaine de Pardé Pk i
de variation (DV) des coefficients de Pardé (Pk i ):
> moyenne: la moyenne MPk par type de régime a été calculée à partir des coeffi-
cients de Pardé Pki (moyenne interannuelle) des différentes stations de référence
d’un type de régime;
> intervalle d’espérance: la limite inférieure de l’intervalle d’espérance correspond
au Pki minimal (moyenne interannuelle) des stations de référence d’un type de régi-
me, la limite supérieure à leur Pki maximal;
> domaine de variation: les quantiles moyens 25 % et 75 % d’un type de régime sont
déterminés à partir des variations annuelles des Pki; la différence entre ces valeurs
rapportée à la moyenne interannuelle vient agrandir l’intervalle d’espérance. Pour
simplifier, on peut dire que le domaine de variation couvre ainsi 50 % de tous les cas
(entre les quantiles 25 % et 75 %) de la variabilité naturelle.
LS DV = max(Pki, n) ⋅ (1 + Δ75i )
LI DV = min(Pki, n) ⋅ (1 − Δ25i )
La figure qui suit représente ces analyses sous forme de graphiques pour tous les types
de régime, valeurs calculées comprises. Ces graphiques sont également disponibles sur
le site internet de l’OFEV ([Link] > Thèmes > Données et
bases hydrologiques > Systèmes d’information et méthodes > Estimation sommaire des
paramètres hydrologiques).
Méthodes d’analyse et d’appréciation des cours d’eau. Hydrologie – régime d’écoulement niveau R OFEV 2011 94
Légende
> Annexe analyses caractéristiques du type de régime d’écoulement 97
Les valeurs R expriment la variabilité naturelle de MQ et Pk des différentes années de Analyse des valeurs R j,régime
part et d’autre de leur moyenne interannuelle (Pfaundler et al. 2006). Les stations de
référence répertoriées dans le tab. 12 ont permis de réaliser des analyses caractéristi-
ques du régime d’écoulement portant sur la valeur R. La valeur R j,régime , caractéristique
du régime d’une année j par rapport à la moyenne interannuelle, est une grandeur
relative et rapporte la somme des valeurs absolues de toutes les différences entre les
débits mensuels d’une année et les débits mensuels moyens à la somme des débits
mensuels moyens.
12 12
R j, régime = ∑
i =1
MMQi − MMQi, j /( ∑ MMQ ) du type de régime
i =1
i
Dans le cadre d’un travail de recherche fondamentale (Pfaundler et al. 2006), de nom-
breuses valeurs R de différentes années R j,régime ont été calculées pour chaque type de
régime sur la base des stations de référence et ont servi à produire des histogrammes.
La figure suivante montre la fonction de distribution théorique de ces histogrammes.
On y observe que la variabilité naturelle des MQ et Pk des régimes alpins est moins
marquée que celle des types de régime du Plateau.
Fig. 36 > Analyse caractéristique du régime d’écoulement portant sur les valeurs R j,régime
Fonction de distribution théorique des valeurs R par type de régime.
Méthodes d’analyse et d’appréciation des cours d’eau. Hydrologie – régime d’écoulement niveau R OFEV 2011 98
Sauf indication contraire, les analyses des divers paramètres hydrologiques qui suivent
reposent sur la série complète des 359 stations de référence. Elles sont représentées
chaque fois sous la forme:
Fig. 40 > Crue annuelle moyenne spécifique (débits journaliers) MHq [l/s· km²]
Fig. 41 > Coefficient de variation de la crue annuelle moyenne (débits journaliers) CV-MHQ [%]
> Annexe analyses caractéristiques du type de régime d’écoulement 101
Fig. 42 > Facteurs k MHQ:MQ [-] (MHQ sur la base des débits journaliers)
MHQ est basé sur les débits journaliers maximaux de l’année.
Fig. 43 > Facteurs k MHQ:MQ [-] (MHQ sur la base des débits instantanés)
MHQ est basé sur les débits instantanés maximaux de l’année. Série réduite de stations de référence due au manque de données.
Méthodes d’analyse et d’appréciation des cours d’eau. Hydrologie – régime d’écoulement niveau R OFEV 2011 102
Fig. 44 > Fréquence des crues f HQ [événements/an] avec valeur seuil de 0,6· MHQ
Les données de base sont des débits instantanés. Série réduite de stations de référence due au manque de données.
Fig. 45 > Coefficient de variation de la fréquence des crues CV-f HQ [%] avec valeur seuil de 0,6· MHQ
Les données de base sont des débits instantanés. Série réduite de stations de référence due au manque de données.
> Annexe analyses caractéristiques du type de régime d’écoulement 103
Fig. 48 > Débit minimal annuel moyen spécifique MNq [l/s· km²]
Fig. 49 > Coefficient de variation du débit minimal annuel moyen CV-MNQ [%]
> Annexe analyses caractéristiques du type de régime d’écoulement 105
Fig. 51 > Coefficient de variation de la durée moyenne de la période d’étiage CV-d Q347 [%]
Méthodes d’analyse et d’appréciation des cours d’eau. Hydrologie – régime d’écoulement niveau R OFEV 2011 106
Lorsqu’on ne dispose pas de données mesurées directement à l’endroit de l’atteinte, Interpolation et extrapolation
mais à une station hydrométrique représentative de l’endroit de l’atteinte, les paramè- via la surface du bassin versant
tres peuvent être calculés à l’aide de ces données, puis interpolés et/ou extrapolés en
utilisant les surfaces des bassins versants.
Une interpolation ou une extrapolation peut uniquement être effectuée entre les stations
de mesure, ou les séries de données des stations de mesure, qui représentent le même
état de régime d’écoulement (état de référence ou état altéré).
X E = X am + ( X av − X am ) ⋅ ( ABV ,E − ABV ,am ) /( ABV ,av − ABV ,am ) Interpolation d’une station en
amont et d’une station en aval
X Paramètre recherché, à l’endroit de l’atteinte (E), aux stations en amont (am) et en aval (av)
A BV Surface du bassin versant, à l’endroit de l’atteinte (E), aux stations en amont (am) et en aval (av)
X E = (X am1 + X am2 ) + (X av − (X am1 + X am2 )) ⋅ (ABV,E − (ABV,am1 + ABV,am2 ))/(ABV,av − (ABV,am1 + ABV,am2 )) Interpolation avec deux stations
en amont et une station en aval
X Paramètre recherché, à l’endroit de l’atteinte (E), aux stations en amont (am1, am²) et en aval (av)
A BV Surface du bassin versant, à l’endroit de l’atteinte (E), aux stations en amont (am1, am²) et en aval (av)
> Annexe interpolation et extrapolation 107
Si l’extrapolation ne peut être basée que sur une station, l’application n’est recomman- Extrapolation d’une seule station
dée que si le bassin versant de cette station couvre une surface d’au moins 5 km². en amont ou en aval
X E = X S ⋅ (ABV,E /ABV,S )Φ
L’utilisation de débits spécifiques (débits par unité de surface) représente un cas parti- Extrapolation avec des valeurs
culier d’extrapolation. On peut utiliser par exemple les débits d’étiage spécifiques q 347 , spécifiques
qui peuvent être dérivés des valeurs d’un bassin versant semblable, pas obligatoirement
situé en amont ou en aval.
X E = x ⋅ ABV,E
Pk i , fréquence des crues, saisonnalité des crues et de l’étiage, durée des périodes
d’étiage, CV-Q 347 . Ci-après, les formules pour les interpoler et extrapoler.
L’interpolation tient compte indirectement de la surface du bassin versant, la ressem- Interpolation de plusieurs
blance des surfaces étant intégrée dans une moyenne pondérée. stations
n
1 n
XE = ∑i =1
X S,i ⋅ ⋅1 − ABV,S,i − ABV,E /
n −1 ∑A
i =1
BV,S,i − ABV,E
Si l’extrapolation ne dépend que d’une station, le paramètre recherché est repris in- Extrapolation d’une seule station
changé pour l’endroit de l’atteinte. en amont ou en aval
Méthodes d’analyse et d’appréciation des cours d’eau. Hydrologie – régime d’écoulement niveau R OFEV 2011 108
> Répertoires
Ih,éclusée
Stress hydraulique dû au débit d’éclusée
Ih,purge
Stress hydraulique dû aux purges et vidanges
Abréviations
IP,é/p
Intensité de l’impulsion d’éclusée
a
Etat altéré
JDHQ
Date (jour julien de l’année) de la crue annuelle
ABV
Surface du bassin versant
kBV
Facteur de correction pour la taille du cours d’eau ou la surface du
Adrain
bassin versant
Surface drainée
kMHQ:MQ
Alac
Rapport MHQ/MQ
Surface du lac
kt
Ci
Facteur de correction pour l’instant des purges
Classe d’état de l’atteinte
kTN,é/p
CTr
Facteur de correction pour le taux de montée et de descente du
Classe d’état du tronçon du cours d’eau
niveau d’eau durant les éclusées
CV
kTN,purge
Coefficient de variation
Facteur de correction pour le taux de montée du niveau d’eau lors des
purges
Distr,a
Distance entre les deux points de saisonnalité de l’état de référence
MHQ
et de l’état altéré dans le cercle de saisonnalité
Crue annuelle moyenne
dmax,Q347
MHq
Plus longue période d’étiage ininterrompue de l’année où Q d < Q 347
Crue annuelle moyenne spécifique
dQ347
MMQi
Durée moyenne de la période d’étiage
Débit mensuel moyen du mois i
EH
MMQi,BV,grille
Equivalent habitant
Débit mensuel moyen du bassin versant provenant des données
matricielles du mois i
fE
Fréquence moyenne des crues dues aux rejets des eaux pluviales
MNQ
Débit d’étiage annuel moyen
fHQ
Fréquence moyenne des crues
MNq
Débit d’étiage annuel moyen spécifique
fpurge
Fréquence des purges et vidanges
MQ
Débit annuel moyen
HHQ
Débit le plus haut mesuré pendant une longue période
Mq
Débit annuel moyen spécifique
HQ1
Crue avec temps de retour 1
> Répertoires 109
MQaffluents_du_lac Qd,i
Total des débits moyens des affluents du lac Débit journalier moyen du mois i
MQaffluents_du_rés Qd,max
Total des débits moyens des affluents du réservoir Crue annuelle (sur la base des débits journaliers)
MQBV,grille QE
Débit annuel moyen du bassin versant provenant de données matri- Débit de pointe dû aux rejets des eaux pluviales
cielles
Qéclusée
MQj Débit d’éclusée
Débit annuel moyen de l’année j
QM
MQrécepteur Débit maximal ou quantité déversée autorisée d’une atteinte
Débit annuel moyen du cours d’eau récepteur
Qmax
Nbase Débit maximal journalier (basé sur les débits instantanés)
Niveau d’eau moyen avant le début de la purge
Qmin
NNQ Débit minimal journalier (basé sur les débits instantanés)
Débit le plus bas mesuré pendant une longue période
QP
Npurge,max Prélèvement maximal (débit) autorisé pour une atteinte
Niveau d’eau maximal lors de la purge
Qplancher
Nt Débit plancher
Niveau d’eau au moment t (données instantanées)
Qpurge
Pinstallée Débit supplémentaire dû à une purge
Puissance installée d’une centrale hydroélectrique
Qpurge,max
Pki Débit de pointe lors des purges
Coefficient de Pardé du mois i
Qrés
Q Débit résiduel en amont d’une restitution
Débits instantanés
QT
Q* Débit d’eau de refroidissement autorisé
Valeur seuil de crue
Qturbine
Q347 Capacité débit de la ou des turbine(s) d’une centrale électrique
Débit d’étiage
r
q347 Etat de référence
Débit d’étiage spécifique
rD,T
Qbase Intensité de pluie pour le temps de concentration D et le temps de
Débit de base avant le début de la purge retour T
Qc rHQ
Débit de conduite autorisé Variabilité temporelle de la date d’apparition de la crue annuelle
Qd Rj,régime
Débit journalier Valeurs R de l’année j pour la moyenne interannuelle du type de
régime
Méthodes d’analyse et d’appréciation des cours d’eau. Hydrologie – régime d’écoulement niveau R OFEV 2011 110
Rr,a Figures
Valeur R état de référence/état altéré
Fig. 1
T
Régime d’écoulement et fonctionnalité écologique des cours
Temps de retour
d’eau 10
t
Fig. 2
Indice de temps
Déroulement de la méthode d’évaluation et outils 13
TNéclusée
Fig. 3
Taux de montée du niveau d’eau lors des éclusées Schéma de classement: désignation et couleur des classes 17
TNmax
Fig. 4
Maximum journalier des taux de changement du niveau d’eau TN t Classement de l’état de référence 18
TNmin
Fig. 5
Minimum journalier des taux de changement du niveau d’eau TN t
Variabilité naturelle et position relative de l’état altéré 19
TNplancher Fig. 6
Taux de descente du niveau d’eau lors des éclusées
Les types de régime d’écoulement en Suisse 29
TNpurge Fig. 7
Taux de montée du niveau d’eau lors des purges
Organigramme pour la détermination du type de régime
d’écoulement 30
TNt
Taux de changement du niveau d’eau au moment t (données instan- Fig. 8
tanées) Régions I, II et III pour la détermination du type de régime
d’écoulement 31
Tr
Tronçon de cours d’eau Fig. 9
Intervalle d’espérance et domaine de variation des Pk i 32
Vé/p
Rapport débit d’éclusée/débit plancher Fig. 10
Détermination du type de régime d’écoulement à partir de Pk i
Vollac mesurés 32
Volume du lac
Fig. 11
Volréservoir Délimitation du domaine des étiages, des débits moyens et
Volume du réservoir au niveau de retenue
des crues 32
Volrégulation Fig. 12
Volume du lac réglable jusqu’à HQ 1 Exemple du cercle de saisonnalité 38
Volrétention Fig. 13
Volume de rétention
Saisonnalité des crues par type de régime d’écoulement 39
Φ Fig. 14
Coefficient pour l’influence de la surface
Saisonnalité de l’étiage par type de régime d’écoulement 42
Ψ Fig. 15
Coefficient du débit de pointe
Représentation cartographique de l’inventaire des atteintes 54
θ HQ Fig. 16
Date moyenne de la crue annuelle Référence naturelle et état altéré 57
> Répertoires 111
Fig. 17 Fig. 35
Règle de classement pour le comportement des débits moyens 59 Analyses caractéristiques du régime d’écoulement portant sur
Pk i 94
Fig. 18
Conséquences d’une modification de la fréquence des crues 60 Fig. 36
Analyse caractéristique du régime d’écoulement portant sur
Fig. 19 les valeurs R j,régime 97
Règle de classement pour la fréquence des crues 61
Fig. 37
Fig. 20 Aide à la lecture des graphiques box-plots 98
Exemple de nombre adimensionnel Dist r,a 63
Fig. 38
Fig. 21 Débit annuel moyen spécifique Mq [l/s· km²] 99
Règle de classement pour la saisonnalité des crues 63
Fig. 39
Fig. 22 Coefficient de variation du débit annuel moyen CV-MQ [%] 99
Règle de classement pour le débit d’étiage 65
Fig. 40
Fig. 23 Crue annuelle moyenne spécifique (débits journaliers) MHq
Règle de classement pour la durée des périodes d’étiages 68 [l/s· km²] 100
Fig. 24 Fig. 41
Exemple d’un hydrogramme marqué par les éclusées 68 Coefficient de variation de la crue annuelle moyenne (débits
journaliers) CV-MHQ [%] 100
Fig. 25
Règle de classement pour le phénomène d’éclusée 71 Fig. 42
Facteurs k MHQ:MQ [-] (MHQ sur la base des débits journaliers) 101
Fig. 26
Hydrogramme caractéristique d’une purge 73 Fig. 43
Facteurs k MHQ:MQ [-] (MHQ sur la base des débits instantanés) 101
Fig. 27
Règle de classement pour les purges et vidanges 75 Fig. 44
Fréquence des crues f HQ [événements/an] avec valeur seuil de
Fig. 28 0,6· MHQ 102
Règle de classement pour les rejets des eaux pluviales 77
Fig. 45
Fig. 29 Coefficient de variation de la fréquence des crues CV-f HQ [%]
Tableau des résultats de l’évaluation par atteinte 77 avec valeur seuil de 0,6· MHQ 102
Fig. 30 Fig. 46
Exemple de la méthode d’évaluation par tronçon. 81 Débit d’étiage spécifique q 347 [l/s· km²] 103
Fig. 31 Fig. 47
Exemple de représentation cartographique des résultats de Coefficient de variation du débit d’étiage CV-Q 347 [%] 103
l’évaluation 83
Fig. 48
Fig. 32 Débit minimal annuel moyen spécifique MNq [l/s· km²] 104
Tableau des résultats de l’évaluation par tronçon de cours
d’eau 84 Fig. 49
Coefficient de variation du débit minimal annuel moyen CV-
Fig. 33 MNQ [%] 104
Règle de classement pour l’évaluation globale 88
Fig. 50
Fig. 34 Durée moyenne de la période d’étiage d Q347 [jours] 105
Carte synoptique des stations de référence 90
Méthodes d’analyse et d’appréciation des cours d’eau. Hydrologie – régime d’écoulement niveau R OFEV 2011 112
Fig. 51
Coefficient de variation de la durée moyenne de la période
d’étiage CV-d Q347 [%] 105
Tables
Tab. 1
Indicateurs d’évaluation et paramètres hydrologiques
nécessaires 21
Tab. 2
Débit annuel moyen spécifique Mq [l/s·km²] par type de
régime d’écoulement 34
Tab. 3
Pk i moyens par type de régime d’écoulement 35
Tab. 4
Facteurs k MHQ:MQ [-] par type de régime d’écoulement (MHQ
sur la base des débits journaliers) 36
Tab. 5
Crue annuelle moyenne spécifique MHq [l/s·km²] par type de
régime d’écoulement (débits journaliers) 37
Tab. 6
Débit d’étiage spécifique q 347 [l/s·km²] par type de régime
d’écoulement 40
Tab. 7
Coefficient de variation du débit d’étiage CV-Q 347 [%] par type
de régime d’écoulement 41
Tab. 8
Typologie et catégories des atteintes avec la valeur seuil de
l’importance et le critère de signification. 51
Tab. 9
Effets des divers types d’atteintes sur les indicateurs
d’évaluation 56
Tab. 10
Quantiles de la valeur R j,régime [%] par type de régime
d’écoulement 58
Tab. 11
Aide à l’interprétation des résultats de l’évaluation 85
Tab. 12
Sélection des 90 stations de référence pour les analyses des
valeurs Pk et R 90
> Bibliographie 113
> Bibliographie
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