Institut national de la formation supérieure paramédicale de Batna
Module : les examens biologiques
Spécialité : sage femme de la sante publique
²emeAnnée / semestre : 3
Premier cours : ECBU : Examen cytobactériologique des urines
Réalisé et présenté par madame : Guerza
ECBU : Examen cytobactériologique des urines
L’ECBU est un examen des urines qui permet de détecter l’éventuelle présence
d’un micro-organisme pathogène dans les urines. Cet examen est indispensable
en cas de suspicion d'une infection urinaire. Il permet également de trouver un
traitement antibiotique adapté.
L’ECBU est l’acronyme d’Examen Cytobactériologique des Urines.
Cet examen permet d’étudier la composition de l’urine (étude des cellules, des
facteurs composant l’urine, et recherche de micro-organismes) pour y déceler
une éventuelle infection.
Cet examen peut se réaliser dans le cadre d’un diagnostic d’une infection
urinaire, notamment quand la personne présente des symptômes
caractéristiques comme les brulures mictionnelles, incontinence urinaire,
douleurs vésicales ; hématurie ….
Cet examen est réalisé également en systématique chez la femme enceinte ou
encore en période préopératoire.
Pourquoi faire une analyse d'urine avec un ECBU ?
L’ECBU est important pour détecter une éventuelle infection de la sphère uro-
génitale.
Ainsi, le médecin prescrit généralement un ECBU dans le cadre d’un
diagnostic d’une prostatite), d’une pyélonéphrite (infection du rein) ou d'une
cystite.
Quand un patient présente les signes d’une infection urinaire, comme de la
fièvre, une douleur de type brûlure à la miction ou des douleurs au niveau du
dos, cet examen est incontournable.
L’ECBU se réalise régulièrement en dépistage chez la femme enceinte pour
éviter qu’une infection urinaire asymptomatique ne se développe. L’ECBU
permet aussi de dépister une éventuelle infection avant une opération ou se
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réalise quand une sonde urinaire est posée pendant un temps assez long (ce
qui augmente le risque d’infection urinaire).
Si l’ECBU est positif, des analyses supplémentaires sont effectuées pour trouver
le traitement le plus adapté.
Comment bien prélever ses urines pour un examen cytobactériologique des
urines ?
Il est important d’utiliser les flacons stériles du laboratoire pour prélever son
urine afin de ne pas fausser les résultats de l’ECBU.
Dans un premier temps, il faut se laver les mains soigneusement, ensuite, il
faut effectuer une toilette simple puis utiliser un antiseptique adapté. L’urine
doit être prélevée le matin, où les urines sont les plus concentrées, mais le
premier jet d’urine doit être jeté aux toilettes. Cependant, si le prélèvement ne
peut se réaliser le matin, il faut s’efforcer de recueillir une urine qui a séjourné
au moins 4 heures dans la vessie (pour que le nombre de bactéries
éventuellement présentes soit suffisant pour être détectable).
Chez le nourrisson et le jeune enfant, le prélèvement peut s’effectuer à l’aide
d’une poche stérile appelée un collecteur d’urine. En cas de sonde, le
prélèvement se réalise avec l’aide d’une seringue.
Le prélèvement doit être ramené le plus rapidement possible au laboratoire.
En cas d’impossibilité de se rendre immédiatement au laboratoire, le flacon
peut être conservé quelques heures au réfrigérateur.
Les résultats d’un ECBU prennent généralement 24 heures en l’absence
d’infection, en revanche, elles peuvent prendre 48 heures en cas d’infection (le
temps d’élaborer un antibiogramme ou un antifongigramme).
La réalisation d’un antibiogramme (test permettant de détecter les éventuelles
résistances bactériennes aux antibiotiques) ou d’un antifongigramme (test
permettant de détecter les éventuelles résistances des champignons aux
antifongiques) permet ensuite de trouver le traitement le plus adapté.
La bactérie le plus souvent en cause dans les infections urinaires est Escherichia
coli, cependant il peut arriver que d’autres bactéries soient également
présentes, comme Proteus mirabilis ou Staphylococcus saprophyticus.
Pas besoin d'être à jeun pour un ECBU.
L'interprétation d'un ECBU positif est en général une infection urinaire, mais il
peut aussi s'agir de maladies comme la cystite, une pyélonéphrite ou une
prostatite.