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Syndrome Obésité Hypoventilation (SOH)

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Syndrome obésité hypoventilation (SOH)

Introduction
• Appellation actuelle de l’anci en syndrome de pi ckwi ck, qui a été

évoqué par Charles Dickens (romancier), non pas comme un syndrome

mais plutôt comme un ensemble de caractéristiques d’un monsi eur

( Pi ckwi ck) dans son roman.

• C’est une des étiologies relativement fréquentes (sous diagnostiquées)

des I RC rest ri ct i ves.

• Elle est souvent découverte tardivement à l’occasion d’une exacerbation

et traitée à tort comme une aut re étiol ogi e de dyspnée chroni que.
Définition du SOH:

• C’est l’associ at i on de :

 Une hypoventilation alvéolaire chronique (Hypoxémie : PaO2 <70 mmhg et hypercapni e : PaCO2>45

mmhg) .

 Patients obèses avec I MC >30kg / m2.

 Non expliquée par une aut re af f ect i on respi rat oi re chroni que.
Epidemiologie

• El l e est souvent non diagnostiquée à l’étape chroni que .

• Sa prévalence est estimée à 10-20% chez les patients obèses présent ant un SAOS ( sd d’apnée
d’obst ruct i on du sommei l ) .

• Sa préval ence est estimée à 0.15% à 0.3% dans la population adulte en général .

• El l e const i t ue 1% chez les obèses vues en ambul at oi re

• Prévalence d’autant plus importante que l’IMC est élevé, on est i me :

• → Sa prévalence à 30% lorsque l’IMC > 35 kg /m2

• → Sa prévalence à 49% lorsque l’IMC > 50 kg /m2


Rappel

• C’est quoi l’hypoventilation alvéol ai re ?

 Elle peut être définie comme un défaut de renouvel l ement des gaz alvéolaires nécessaires au maintien

d’une PaCO2 normal e.

 Elle provoque en même temps une diminution de la quantité d’Oxygène dans le sang (et donc peut être

responsable d’une hypoxémie).

 El l e const i t ue l e poi nt commun des insuffisances respiratoires aiguës et chroni ques.


Etiopathogénie :
• mécanismes de l’hypoventilation alvéolaire

• Causes de l’hypoventilation chez l’obèse

 Les contraintes mécani ques ++

 La répétition des apnées obst ruct i ves ( sd d’apnées obstructives du sommeil associé ) présentes chez
beaucoup de malades SOH va aggraver cette hypoventilation alvéol ai re.
compliance thoracique
obésité => obésité́ abdominale
l'hypoventilation nocturne dysfonctionnement diaphragmatique

Restriction des volumes pulmonaire

SAOS
• Position
Accumulation du CO2 •Chémosensibilité
réduite (sommeil,
REM++)

Hypoventilation nocturne

Récupération à l’éveil
hypoventilation Hypoventilation nocturne
nocturne =>
SOH
Répétition et chronicité

Dysfonctionnement des centres respiratoires

•Inadaptation aux
Hypoventilation permanente: diurne et nocturne besoins à l’éveil
excessive (effort++)
•Sédentarité
•Comorbidité CV

Syndrome Obésité́ Hypoventilation Insuffisance


respiratoire chronique
Diagnostic positif : Tableau clinique d’un
SOH isolé :
• Circonstances de découverte :

• Il s’agit souvent d’une aggravation aiguë d’une dyspnée


chronique (qui va motiver le patient à consulter aux
urgences) nécessi t ant une prise en charge en unité de
soi ns i nt ensi f s.
• Il s’agit, rarement, d’un bilan d’une dyspnée chronique ou d’un bilan d’une obésité morbi de.

• Interrogatoire :

• Symptômes trouvés :

 Dyspnée chroni que : D’effort au début devenant rapidement de repos, s’aggravant progressivement au
cours des années.

 une obésité avec un I MC>30


Symptômes évocateurs d’i nsuf f i sance
respi rat oi re chroni que :

 Surtout la dyspnée de repos

 Signes d’hypercapnie lorsque l’IRC grave avec des céphalées matinales,

somnolence, tremblements, troubles de mémoi re. . .


Examen clinique :
• Evaluation de l’obésité :

 Obésité, élément import ant pour conf i rmer l e di agnost i c, souvent morbi de mai s au moi ns avec un I MC
> 30 ( i l f aut prendre correct ement l a t ai l l e et l e poi ds) .

 Il faut également éval uer l’obésité viscéral e (périmètre ombi l i cal et cervi cal ) .

• Signes d’I RC :

 Cyanose des extrémités, tremblements des extrémités, troubles de la mémoi re.

 Suspicion par oxymétri e si saturation artéri el l e en O2, SaO2 <92%


• Examen pl euro- pul monai re :
 Di mi nut i on de l’ampl i at i on t horaci que.
 Auscul t at i on et percussi on di f f i ci l es par accumul at i on de l a
grai sse, et sont souvent sans anomalies évident es.
• Examen cardi o- vascul ai re :
 Élimine des signes cliniques de cardiopathie pouvant expliquer la dyspnée
chroni que ( val vul opat hi e ++)
 Recherche des signes d’I C droite (témoin de la sévérité du sd) .
Examen paraclinique :
• RADIOGRAPHIE thoracique :

 Doit être de bonne qualité (doit être correct ement pénétrée ce qui peut être un peu difficile chez les patients
obèses) .

 Elle permet d’éliminer une ori gi ne pul monai re et une di st ensi on t horaci que qui peut ori ent er vers
une BPCO.

• NFS :

• Permet de suspect er l’I RC s’i l exi st e une pol ygl obul i e avec élévat i on de l’hémoglobine et de
l’hémat ocri t e.

• LES EFR :
• Examens f onct i onnel s respi rat oi res : permettent de s’approcher l e pl us du di agnost i c
• La spirométri e :
• Permet d’éliminer un TVO donc éliminer une BPCO et ori ent e vers un TVR en mont rant
une cvf <80 % de la théorique. (CVF : capacité vitale forcée).
• Pléthysmographi e :
• Réalisée par le pneumologue, confirme le TVR en montrant une CPT <80% de la théorique. (CPT :
capacité pulmonai re t ot al e)
• La gazométrie artéri el l e +++++ :
• C’est el l e qui conf i rme l e di agnost i c : PaCO2 >45 mmhg associée à une hypoxémie
DIAGNOSTIC DIFFÉRENTIEL : étiologies
de dyspnée chronique
• Respiratoires :

• Cause d’i nsuf f i sance respi rat oi re chroni que par hypovent i l at i on :

 obst ruct i ves :

• BPCO
 rest ri ct i ve :

● pneumopat hi e i nf i l t rant e diffuse, DDB, séquelles de t ubercul ose.

● paroi t horaci que : cyphoscol i ose, mal adi e neuromuscul ai re.


• Non respiratoires :
 Étiologies d’i nsuf f i sance cardi aque : cardi opat hi e gauche
+++
 Autres : anémie , hyperthyroïdi e .
• Il est important d’analyser l’interrogatoire, l’examen clinique et
certaines données d’examens complémentai res pour f ai re l a
part des choses.
EVOLUTION ET COMPLICATIONS :
• Exacerbation de SOH :
 Aggravation récente de la dyspnée chronique devenue de repos avec tableau
d’insuffisance respiratoire aiguë.
 Rechercher des arguments cliniques de SOH (obésité +++...)
• Signes cliniques traduisant l’hypoxémie et l’aci dose respi rat oi re :
 Cyanose si hypoxémie importante (SaO2<85%) se cherche surtout au niveau des extrémités (doigts, lèvre et
orei l l es) .
 Signes neurologiques : irritabilité, agitation, changements de personnalité, troubl es de consci ence
pouvant al l er au coma.
 Si gnes cardi ovascul ai res : t roubl es de ryt hme ( aryt hmi es ++) , hypot ensi on, hypert ensi on.
• Gazométrie artéri el l e :
• Confirmer l’existence d’une I RA hypercapni que avec aci dose respi rat oi re.
• Bi l an Paracl i ni que
• Pour éliminer une autre étiologie de dyspnée chroni que :
 I nt errogat oi re et examen cl i ni que.
 Rx- t horax
 ECG
Complications chroniques :
• Le SOH va évoluer vers le CPC : cœur pul monai re chroni que :

 Il s’agit d’une hypert rophi e- di l at at i on du vent ri cul e droi t avec ou sans i nsuf f i sance

cardi aque.

 I l compl i que une HTAP

 Il peut décompenser en cas d’exacerbat i on

 En l’absence d’un TTT adapté, le décès va survenir dans un tableau d’I RA hypercapni que.
PEC -TRAITEMENT
• Principes thérapeutiques :

• Le SOH correspond à une réduct i on des vol umes avec un défaut d’évacuat i on du CO2.

• Obj ect i f du t rai t ement :

 générer un volume courant adapté au patient et au degré de la restriction volumétri que.

 faciliter l’expiration (passive ou active) pour évacuer l e CO2.

• Lieu de la PEC : service de pneumologie spécialisé en VNI chronique, dans le cadre multidisciplinaire car ceux sont des
patients obèses ayant d’autres complications d’obésité, en particulier cardiovasculaires et métabol i ques.

• Il n’y pas de traitement médi cament eux pour cet t e pat hol ogi e, l e t rai t ement est essent i el l ement basé
sur l a vent i l at i on +++++.
Principe du traitement par Ventilation non
invasive (VNI) chronique

 générer un volume inspiratoire (par un appareil de VNI) qui nécessite une pression inspiratoire

externe supplémentaire adaptée

 adapter la pression expiratoire, particulièrement si un SAOS est associé.


Conclusion :
• SOH : étiologie de dyspnée chroni que et d’I RC rest ri ct i ve assez fréquente due à l’obésité.

 à évoquer systémat i quement : devant un dyspnéique chronique obèse, devant une exacerbation de

dyspnée chronique d’étiologie indéterminée chez un obèse.

 à orienter systémat i quement en cas d’exacerbation vers une USI pour VNI aiguë.

 Lutter contre l’obésité permet d’éviter l’évol ut i on vers ce handi cap respi rat oi re.

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