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PREMIÈRE PARTIE : LE PRINCIPE DE LÉGALITÉ
Le principe de légalité = leg legist
Elle est héritière de la centralisé de la loi est à l’origine depuis 1789 dans la hiérarchie des normes. La
hiérarchie des normes s’impose à l’administration.
Le principe de légalité est au dessus de la loi. La juridicité est fondé sur le terme jus juris qui signifie le droit.
Le second principe est le principe de responsabilité. L’administration quand elle cause un dommage, elle doit le
réparer.
L’administration doit respecter le droit et elle doit réparer les dommages qu’elle cause.
Le principe de légalité repose sur le concept de la hiérarchie des normes. Ce principe a été introduit par le juriste
autrichien Hans Kelsen. L’administration doit respecter le droit, ainsi, elle applique le principe de légalité caractérisé
par la hiérarchie des normes.
L’obligation de respecter le droit dans son action doit être nuancé, la contrainte du respect à la loi est variable. Ce
respect est variable en raison de la compétence de l’administration pour agir, elle peut être discrétionnaire ou liée.
Liée = + étroit, discrétionnaire = + large.
La juridiction administrative lorsqu’elle se prononce sur le respect du principe de légalité tient compte de la
compétence de l’administration.
CHAPITRE I. LA HIÉRARCHIE DES NORMES
La hiérarchie des normes caractérise le droit s’imposant à l’administration et elle est le mode d’organisation
de l’ordre juridique de l’administration. Kelsen né en 1881, mort en 1973.
Le droit imposé dans une société est organisé en une pyramide. La validité objective d’une norme donnée au sein
de cette pyramide est liée à la procédure de son élaboration. Il faut rechercher si cette norme est en conformité par
rapport à la norme qui lui est supérieure.
Le respect de la norme supérieur par la norme inférieur. Une norme donnée peut modifier une norme du même
niveau.
Historiquement, la hiérarchie des normes ne se présente pas de façon immuable, elle est changeante, évolutive.
L’effectivité de la hiérarchie a été sujette à caution, en france ce n’est que lorsque le contrôle de constitutionnalité
a été introduit que l’effectivité de la hiérarchie a été possible.
L’effectivité s’est renforcé à partir des années 70, toutefois, elle présente toujours des incertitudes. Le sommet de la
pyramide est différente selon que nous sommes du point de vu national ou européen. National = constitution,
européen = traité.
Le règle du sommet sont des règles fondamentales. Dans toute hiérarchie il y a un bas, les sources administratives
sont en bas de la hiérarchie des normes. Ainsi, elle doit être conforme à tout ce qui est au dessus d’elle.
Les règles intermédiaires = les règles au centre de la hiérarchie. Les règles intermédiaires est composé de la loi. La loi
était au départ au sommet puis elle est arrivé au niveau intermédiaire.
Section 1 : Les normes supra-législatives
Les juridictions européennes énoncent que c’est le DUE ou la Cour convention européenne des droits de l’homme
qui est au sommet de la hiérarchie. La CREDH = siège à Strasbourg.
CJUE = siège à Luxembourg.
Les juges internes considèrent que c’est la Constitution qui est au sommet, La Cour de cassation et le Conseil d’État.
Une coexistence entre ces deux normes s’est imposé, il faut raisonner avec les deux. Ainsi, au sommet de la
hiérarchie il y a la Constitution et les normes européennes.
§1 : La Constitution
La supériorité de la Constitution a été longtemps théorique, ce n’est qu’en 58 que le contrôle de constitutionnalité a
été introduit. Toutefois, ce n’est qu’une 1971 que le contrôle de constitutionnalité a été effectif et l’introduction de la
QPC en 2010.
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Le Conseil d’État dans son rôle de contrôle de l’administration a toujours veillée au respect par l’administration de la
Constitution. Le CE s’est toujours comporté comme juge constitutionnel à l’égard de l’administration.
La Cour de cassation impose le respect de la Constitution dans les relations entre personnes privées.
Il y a trois juges : le Conseil constitutionnel, la Conseil d’État et la Cour de cassation.
A) Le bloc de constitutionnalité
1) Le corps de la Constitution
Les articles qui concernent directement la Constitution, les articles. 20., 21., 22., 19., 13., 34., 37., 72., 76., 77. En réalité,
tous les articles de la Constitution sont susceptibles d’être invoqué pour annuler un AAU.
Le Conseil Constitutionnel est depuis 58 est chargé d’assurer l’effectivité de la Constitution. Il y a un contrôle a priori.
Depuis 2008 et 2010, il a un second mode de contrôle : le contrôle a posteriori par QPC. Le Conseil a eu à interpréter
la constitution faisant émarger lui même certaines règles.
2) Le préambule de la Constitution
a) L’affirmation de la valeur constitutionnelle :
Le Conseil d’État et le Conseil Constitutionnel ont eu à poser la valeur constitutionnelle de se préambule.
Le Conseil d’État l’a posé dans l’arrêt CE Société Eky, 12 février 1960, le CE dans cet arrêt se fonde sur l’article 8 de la
DDHC qui renvoie au préambule de 58 qui lui même renvoie au préambule de 46 et à la DDHC. Le CE tient compte
de cet article pour tenir compte de la DDHC pour se prononce sur un décret. Ainsi, il donne valeur constitutionnel au
préambule.
Le pas décisif est la décision : CC DC 16 Juillet 1971, liberté d’association, il s’agit d’une révolution juridique du CC en
tant qu’il étends son contrôle de constitutionnalité. Il fallait forcer le parlement à se tenir dans le nouveau carde
imposé par la Constitution de 58 notamment aux articles 34 et 37. En 71, le CC utilise les droits fondamentaux pour
devenir en plus de contrôleur de l’administration mais il devient en plus un protecteur de la Constitution.
Il va puiser dans le préambule des droits et libertés fondamentaux qu’il va mettre en exergue afin de les imposer au
légiste un et faire prévaloir les droits et libertés fondamentaux face au législateur qui écrit des textes qui
contreviennent à ces droits et libertés.
b) Les composantes du préambule : Sur le fondement du renvoi effectué par le préambule
Les composantes sont :
- DDHC
- Préambule de 1946.
Ce sont les décisions suivantes qui posent ce principe :
• DDHC : CC 27 décembre 1973 Taxation d’office, liberté d’expression, etc.
• Préambule de 1946 :
Ø PPESNPT : CC DC 15 janvier 1975 interruption volontaire de grossesse
Ø PFRLR : CC DC liberté d’association
16 juillet 1971
Ø le CE pose parfois des PFRLR : CE Ass., 3 juillet 1996 Moussa
Koné
• Charte de l’environnement de 2004 : intégrée dans le bloc de constitutionnalité depuis 2005
cf cour DA
Les PPESNPT = Principe Politique Économique et Sociaux Particulièrement nécessaire à notre Temps. L’expression est
inscrite dans le texte. Les PPESNPT ont valeur constitutionnelle depuis l’arrêt CC DC 15 janvier 1975 interruption
volontaire de grossesse.
Ces droits économiques et sociaux différenciés par les droits civils et politique. les droits civils et politiques exigent des
pouvoirs publiques une abstention, ils sont des droits de la première génération. Les droits économiques et sociales
sont des droits de seconde génération, qui ont été reconnu au lendemain de la seconde guerre mondiale. Ces
droits économiques et sociaux requiert une intervention des pouvoirs publiques, dans la décision de 75 c’est le droit
à la santé.
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Les PFRLR = Principe Fondamentaux Reconnu par les Lois de la République. Elle est mentionné par le préambule mais
il n’y a pas de contenu. C’est la décision de 71 qui va donner au titre du préambule de 46 une valeur
constitutionnelle au PFRLR.
Ainsi, comme le texte ne donne pas le contenu, il faut poser des critères pour déterminer s’il y a des PFRLR :
- Il faut rechercher un fondement textuel, il peut s’agir d’une ou plusieurs lois adoptent sous un régime républicain.
Ainsi, la période monarchie, impériale ou royale n’est pas retenu. Les lois ont été adoptés avant la Constitution de
46, ces principes sont considéré comme le constituant de 46 comme
- il faut une constance d’application de la législation.
- Elle ne doit pas être contingent, il faut une règle générale.
Le conseil Constitutionnel a une liste de 13 PFRLR. Le CC est invité par les requérants à reconnaître des PFRLR et il
peut dire oui ou non.
En 2013, le CC devait instituer le mariage hétérosexuel comme PFRLR mais il a refusé.
Le CC n’est pas le seul à avoir reconnu des PFRLR, il arrive au CE devait le faire. Il en a reconnu 3 notamment l’arrêt
CE, Ass., 3 juillet 1996 Moussa Koné. Interdiction d’extradition à des fins politiques.
Il y également la Charte de l’environnement de 2004. Elle est adopté en 2004 et constitutionnalisé en 2005. Dans son
article 1 elle pose un droit : le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de notre santé.
Dans la charte il y a également le principe de précaution qui est de promouvoir un développement durable. La
charte dans son article 7 il y a la mention de deux principes/droits en matière environnementale :
- le principe de la transparence, il se traduit par un droit à l’information environnementale.
- Le principe de participation, il se traduit par un droit de participation à la décision environnementale.
Les deux sont des principes constitutionnels.
3) Les principes proclamés par le CC sans référence au préambule
PVC = principe général du droit de valeur constitutionnel. Il y en a 6, en particulier il y a la continuité de l’État donc
du SP et la protection de la dignité humaine.
Il y a des OVC = des objectifs à valeur constitutionnelle. Il les fait apparaître en s’inspirant de constitution étrangère
ou de JP étrangère. Si le CC français introduit une catégorie qui s’intégrer dans la juridicité et s’imposer à
l’administration en s’inspirant de l’étranger. Il faut s’interroger sur le mode de fonctionnement d’un organe de
constitutionnalité.
La consécration de cette théorie est venu en 82, c’est une décision dans laquelle il répète comme OVC, la
sauvegarde de l’ordre public, la liberté d’autrui, la préservation du caractère pluraliste des courants sociaux et
culturelle. OVC du pluralisme en matière de l’audio visuel.
Le principe selon lequel il faut refléter dans la programmation de chaîne publique, la diversité des idées, approches,
altitudes culturelles, etc, de la société française.
La possibilité d’obtenir un logement décent prévu par une décision de 95. il y a des incertaines concernant
l’identification, on ne comprends pas pourquoi ils sont retenu ou pourquoi ils ne le sont pas.
Pourquoi ils ont été introduit comme catégorie d’OVC : les OVC permettent de surmonter une des limites de
l’identification des PF. Elle permet de surmonter la difficulté d’identification des PF, la difficulté étant la datation.
On peut imposer ou repérer un OVC dans la période qui commence avec la IV République. Ce n’est pas pour
compenser une limitation d’identification des PF mais pour concilier les droits fondamentaux et l’intérêt général.
Certaines fois l’OVC a une fonction limitative de la jouissance des droits fondamentaux au nom de l’intérêt général.
PVC, il n’y a pas de repérage en terme de critère ou de fonction, il est à l’œuvre le pouvoir d’interprétation du CC
en dehors des pistes dégagées par le préambule lui-même. Le CC construit lui même le droit jurisprudentiel.
4) Constitution et jurisprudence (du CC et du CE)
Remarque générale : la JP va donner une réponse au regard d’un texte et interpréter un texte particulier, en
produisant une règle jurisprudentielle. Plus un texte est élevée dans la hiérarchie des normes plus il a tendance dans
sa formulation à être générale, plus il se prête à interprétation.
Problématique : Qu’elle est la valeur de l’interprétation qui donne sens au texte interprété ? il y a une difficulté car
certaines fois c’est le CE qui est l’interpréter d’autre fois c’est le CC ou la Cour de cassation.
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