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Résumé Évolution

L'évolution biologique est un processus graduel qui favorise la survie des espèces adaptées à leur milieu, illustré par la phylogénie des vertébrés et les arguments de l'anatomie comparée, de l'embryologie et de la biologie moléculaire. Les mécanismes de l'évolution incluent les mutations, qui modifient l'information génétique, et la sélection naturelle, qui favorise les individus les mieux adaptés. La spéciation résulte de l'isolement reproductif et des variations génétiques, entraînant l'apparition de nouvelles espèces.

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Résumé Évolution

L'évolution biologique est un processus graduel qui favorise la survie des espèces adaptées à leur milieu, illustré par la phylogénie des vertébrés et les arguments de l'anatomie comparée, de l'embryologie et de la biologie moléculaire. Les mécanismes de l'évolution incluent les mutations, qui modifient l'information génétique, et la sélection naturelle, qui favorise les individus les mieux adaptés. La spéciation résulte de l'isolement reproductif et des variations génétiques, entraînant l'apparition de nouvelles espèces.

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Section : Terminale Sc.

Exp Résumé de cours d’évolution La perle des SVT


L'évolution biologique
I] Qu’est ce que l’évolution ?
L’évolution est l’ensemble des transformations qui
affectent les êtres vivants graduellement et
progressivement au cours du temps géologique et
qui sont dirigées dans un même sens celui qui
favorise la survie et le développement des espèces
les plus adaptées à leur milieu.

La phylogénie des vertébrés :

II] La phylogénie des espèces :


La phylogénie ou arbre phylogénétique est une
représentation qui montre les liens de parenté entre les différents groupes et espèces des êtres vivants et leur évolution
au cours du temps.
1) Les arguments de l’anatomie comparée :
* Les membres des vertébrés tétrapodes actuels, ont le même plan d'organisation : même structure et même
composition d’où on parle d'organes homologues. Cette similitude d'organisation suggère une origine commune des
vertébrés (même ancêtre commun).
Cependant, apparaissent des différences au niveau de la forme et de la taille des organes et des os puisqu’ils présentent
des adaptations particulières liées à leur mode de vie.
Ces différences suggèrent une évolution de ces espèces à partir du même ancêtre commun.
* L'anatomie comparée de l'appareil circulatoire des vertébrés : poissons, batraciens, reptiles, oiseaux et mammifères
montre qu’il ont le même plan d'organisation, on parle d'organes homologues et qu'il y a une complexification
croissante dans l'organisation de l'appareil circulatoire des poissons aux mammifères : On passe d’une oreillette et un
ventricule chez les poissons à deux oreillettes et deux ventricules chez les oiseaux et les mammifères.
* L'anatomie comparée montre alors qu'il y a une filiation entre les différents groupes de vertébrés à partir d'un ancêtre
commun probablement d'origine aquatique avec une complexification des organes homologues à partir des poissons
vers les mammifères.
Ressemblances Lien de parenté (filiation) même ancêtre commun
Différences évolution de ces espèces à partir du même ancêtre commun.
2) Les arguments de l’embryologie :
En comparant les embryons des vertébrés on constate qu’ils se ressemblent. Ces ressemblances apparaissent au niveau :
des fentes branchiales, cœur, encéphale, appareil digestif, rein,…
Ces similitudes que manifestent les embryons des vertébrés au cours de leur développement plaident en faveur de leur
parenté, c'est-à-dire d'une origine commune à tous les vertébrés.
En allant du stade 1 vers le stade 3 de développement embryonnaire on constate une apparition progressive des
différences au profits des ressemblances : les fentes branchiales persistent et se développent chez les poissons dont
l'adulte mène une vie aquatique avec une respiration branchiale, elles sont transitoires chez les amphibiens et elles
régressent chez l'animal à respiration pulmonaire. Ce qui favorise l’idée que ces espèces ont évolué à partir d’un même
ancêtre commun aquatique.
* Ainsi L'embryologie permet de comprendre les tendances évolutives qui ont affecté les différents groupes au cours
des temps géologiques : Le groupe dont l'embryon présente le moins de transformations par rapport à l'adulte est le
groupe le plus primitif (poissons).
3) Les arguments de la biologie moléculaire :
La comparaison de la séquence de la même molécule chez plusieurs espèces montre des ressemblances et des
différences.
Le dénombrement des ressemblances et des différences entre acides aminés constitue donc une méthode de mesure du
degré de parenté entre les êtres vivants :
* les similitudes moléculaires constatées chez les vertébrés montrent qu’il s’agit de molécules homologues ainsi que
l'existence d'un gène ancestral chez le même ancêtre commun c'est-à-dire d'un lien de parenté entre ces espèces.
* Les différences, en acides aminés, entre des protéines homologues chez deux espèces, fournissent des renseignements
sur leur degré de parenté.
Ainsi on admet que plus le nombre d'acides aminés différents est élevé, plus l'ancêtre commun des deux espèces est
éloigné dans le temps et inversement.
Section : Terminale [Link] Résumé de cours d’évolution La perle des SVT
III] Les mécanismes de l'évolution :
1) Les mutations :
Les mécanismes de l'évolution des espèces expliquent la diversification du monde vivant et l'apparition de nouvelles
espèces. Ils impliquent nécessairement des modifications au niveau de l'information génétique.
En modifiant l'information génétique, les mutations s'opposent à la stabilité de l'espèce et tendent à la transformer au
cours du temps. Ces innovations génétiques sont des remaniements moléculaires aléatoires non orientés.
a) Mutations géniques :
Les mutations géniques résultent de la substitution, de l'addition ou de la délétion (soustraction), lors de la réplication
de l'ADN, d'une ou de plusieurs paires de nucléotides d'un gène. D’où un changement de la structure du gène, ce qui
provoque l'apparition d'allèles nouveaux, d'où de nouveaux génotypes et de nouveaux phénotypes.
Il peut en résulter une variation du caractère contrôlé par ce gène.
Exemple: la variabilité constatée dans les motifs colorés des ailes du papillon.
Les mutations cumulées et orientées dans une même direction comme chez les équidés, aboutissent à la transformation
de certains organes qui deviennent adaptés à de nouvelles fonctions. Ainsi s'ajoute à la reproduction sexuée génératrice
de diversité, la mutation source de variabilité.
b) Mutations chromosomiques :
b1) L'amplification génique :
L’amplification génique, intervient et fait augmenter la taille de l'information génétique. Les gènes qui codent pour
l’hémoglobine des diverses classes de vertébrés, sont similaires. Les similitudes entre gènes s'interprètent comme le
résultat d'une ou plusieurs duplications à partir d'un gène ancestral (ou gène originel) unique. On admet que c'est la
duplication du gène ancêtre des poissons qui aurait conduit successivement aux gènes des amphibiens puis à ceux des
reptiles et enfin à ceux des mammifères. Les copies du gène issues des duplications peuvent rester proches sur le même
chromosome, ou être localisées sur des chromosomes différents.
Ainsi les génomes se diversifient par création de nouveaux gènes à partir de gènes préexistants: c'est l'amplification
génique.
b2) Les modifications du caryotype :
Les remaniements chromosomiques constatés chez la drosophile et la multiplication du nombre de chromosomes
(cas du blé) se sont produits au cours de la méiose. Il en résulte de nouveaux caryotypes différents de celui de l'espèce
originelle. Il se crée alors entre les individus porteurs de ces caryotypes nouveaux et l'espèce originelle une barrière à la
reproduction puisque ces caryotypes sont tellement différents qu'ils ne peuvent plus s'apparier correctement au cours de
la reproduction sexuée.
2) La sélection naturelle :
C’est le choix (tri) opéré par le milieu et qui favorise la survie et le développement des espèces les plus adaptées à leur
milieu et élimine les moins adaptées.
La sélection naturelle privilégie donc la transmission de certaines mutations, notamment celles qui donnent un avantage
dans des conditions environnementales données.
L'exemple des phalènes du bouleau est très démonstratif : au sein de la population coexistent des formes de phénotypes
variés, et suivant les conditions du milieu, les individus qui ont plus de chance d'échapper à leurs prédateurs,
transmettent leurs gènes à la descendance.

* La sélection naturelle est ainsi un processus orienté qui favorise la survie des individus dont les phénotypes sont les
mieux adaptés à un milieu donné.
IV] La spéciation :
La spéciation est l'ensemble des processus qui aboutissent à l'apparition de nouvelles espèces à partir d'une espèce
originelle.
Mutation et reproduction sexuée sont deux processus complémentaires; leurs effets combinés font apparaître, au sein
de la même espèce, des individus aux génotypes nouveaux. Ces individus se seraient isolés reproductivement des autres
membres de l'espèce et auraient été à l'origine d'espèces nouvelles.
L'isolement reproductif peut être la conséquence d'un :
a- isolement écologique: les conjoints potentiels peuvent ne plus se rencontrer parce qu'ils occupent des niches
écologiques différentes.
b- isolement saisonnier: la période de l'accouplement survient à des moments différents.
c- isolement éthologique (comportemental) dû à la non attraction sexuelle entre les deux partenaires.
d- isolement génétique dû à une incompatibilité génétique entre les deux individus : il n'y a plus d'appariement
chromosomique et de brassage génétique entre leur matériel génétique.

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