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Fiscalite Tseguidt

Le document présente une introduction à la fiscalité au Sénégal, détaillant le budget national, les principes budgétaires, et les différentes administrations fiscales. Il définit des concepts clés tels que l'impôt, la taxe, et les régimes fiscaux, tout en expliquant les sources du droit fiscal et la classification des impôts. Enfin, il aborde la pyramide des normes de Kelsen, illustrant l'organisation du système juridique fiscal.

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« L’humilité mon choix, l’excellence ma voie »

Université Iba Der THIAM de Thiès

UFR-Sciences Economiques et Sociales

Département-Sciences Economiques et de Gestion

Licence 3- Semestre 5

FISCALITE

FISCALITE-UIDT 2024/2025
Intervenant: Monsieur Pape Mory TALL

TABLE DES MATIERES

Chapitre 1 : Les aspects généraux de la fiscalité

Chapitre 2 : L’impôt sur le revenu

Chapitre 3 : L’impôt sur les sociétés


Chapitre 4 : Les droits d’enregistrement
Chapitre 5 : La taxe sur la valeur ajoutée

CHAP 1 :

LES ASPECTS GENERAUX DE LA FISCALITE

FISCALITE-UIDT 2024/2025
INTRODUCTION
Le budget du Sénégal de 2025 est de l’ordre 6614 milliards. Le budget qui
aussi appelé loi de finance est une prévision des recettes et des dépenses. Les
recettes proviennent généralement de la fiscalité (impôts et taxes) soit 80% du
budget. On note trois types de loi de finance à savoir :
La loi de finance initiale (LFI)
La loi de finance rectificative (LFR)
La loi de règlement.
Un budget répond à 06 principes classiques :

- Le principe d’universalité : Toutes les opérations financières


doivent être inscrites au budget, sans exception. Cela garantit la
transparence et l'exhaustivité des informations financières.

- Le principe d’annualité : Le budget est établi pour une période


déterminée, généralement une année. Cette périodicité permet
d'évaluer les performances financières sur une base régulière et
d'adapter le budget aux évolutions économiques.

- Le principe de spécialité : Chaque poste budgétaire doit être


clairement défini et affecté à une dépense spécifique. Ce principe
permet de suivre l'utilisation des fonds et d'éviter les dérives.

- Le principe de sincérité : Le principe de sincérité signifie que


les informations financières présentées dans un budget doivent
être :

Fidèles : Elles doivent refléter la réalité économique de l'entité.


Complètes : Toutes les informations pertinentes doivent être fournies.
Neutres : Les informations ne doivent pas être biaisées ou manipulées
pour favoriser un intérêt particulier.
Prudentes : Les risques doivent être évalués et les provisions nécessaires
doivent être constituées.

- Le principe d’unité : Toutes les recettes et les dépenses d'une


entité sont regroupées dans un seul document budgétaire. Cela

FISCALITE-UIDT 2024/2025
permet d'avoir une vision globale de la situation financière et de
faciliter le contrôle.

- Le principe d’équilibre budgétaire

Nous pouvons citer certaines administrations qui s’occupent des impôts et


taxes comme

- La Direction Générale des Impôts et Domaines (DGID) : Il s'agit


généralement de l'administration fiscale centrale d'un pays. Elle
est responsable de la gestion globale des impôts directs et
indirects, de l'évaluation des biens immobiliers et de la gestion du
domaine public.

- La douane : Elle est principalement chargée de la perception des


droits de douane sur les importations et les exportations, de la
lutte contre la fraude et la contrebande, et du contrôle des
mouvements de marchandises aux frontières.

- Les collectivités locales : Elles perçoivent des taxes locales (taxe


foncière, taxe d'habitation, etc.) et sont responsables de la gestion
des finances locales.

- Le trésor : C'est le service financier de l'État. Il gère la trésorerie


publique, émet la monnaie, effectue les paiements de l'État et
assure le contrôle des dépenses publiques.

- La perception municipale : C'est un service local, dépendant


généralement de la mairie, chargé de la perception des impôts et
taxes locaux.

Mais par ailleurs, il existe d’autres sources de financement autres que les
impôts :

- Les emprunts obligataires


- Les recettes non fiscales
- Les aides et les dons
- Les ressources naturelles (gaz, pétrole, zircon, fer, or etc.)
FISCALITE-UIDT 2024/2025
- Les exploitations forestières
- Les ressources halieutiques
La fiscalité vient du mot « fiscus » qui veut dire un tablier où on recueille des
pièces de monnaies.
La fiscalité peut être défini au sens étroit du terme comme l’ensemble des impôts
et taxes qui frappent les activités d’une entité donnée. Mais au sens large, la
fiscalité peut être définie comme l’ensemble des textes législatifs, réglementaires
qui sont liés à l’assiette, à la liquidation et au recouvrement des impôts et taxes
nationaux.
La fiscalité est confinée dans un code appelé code général des impôts (CGI)
qui fait 723 articles. Le code est subdivisé en 04 parties :

• Le livre 01 frappe la fiscalité directe (IS et IR) ;


• Le livre 02 frappe la fiscalité indirecte comme la TVA ;
• Le livre 03 frappe les droits d’enregistrement ;
• Le livre 04 frappe le contrôle et le contentieux fiscal.
Le système fiscal sénégalais repose sur deux éléments :

- Le système déclaratif
- Le système de la retenue à la source (RAS)
Il existe au Sénégal trois régimes fiscaux à savoir :

- Le régime du réel qui porte sur les grandes entreprises avec un


chiffre d’affaires qui dépasse 100 millions ;

- Le régime du réel simplifié qui frappe les PME dont le chiffre


d’affaires est compris entre 50millions et 100 millions ;

- Le régime du forfait ou de la CGU (Contribution Globale Unique)


ou le secteur informel avec un chiffre d’affaires inférieur à 50
millions.
Il existe une différence fondamentale entre un impôt et une taxe car l’impôt
n’a pas de contrepartie contrairement à la taxe qui requiert une contrepartie.

FISCALITE-UIDT 2024/2025
La meilleure définition de l’impôt a été donné par Gaston JEZE en 1939 qui
dit : « l’impôt est une prestation de nature pécuniaire requise des particuliers
par voie d’autorité à titre définitif et sans contrepartie en vue de financer les
charges publiques de l’Etat ». Cette définition fait ressortir trois grandes
caractéristiques de l’impôt à savoir :

- L’impôt est obligatoire et forcé ;


- L’impôt est définitif ;
- L’impôt est sans contrepartie.
Quant à la taxe, elle peut être définie comme la rétribution d’un service qui a
été rendu par la puissance publique.

Selon Adam SMITH, il existe quatre fondements de l’impôt à savoir :

▪ La règle de justice ou équité fiscale :


Chaque individu doit contribuer au financement des dépenses publiques en

proportion de ses capacités financières. Ce principe repose sur l'idée d'une

égalité devant l'impôt.

▪ La règle de commodité :
Le moment et le mode de paiement de l'impôt doivent être choisis de

manière à être les moins onéreux possible pour les contribuables. L'objectif

est de minimiser les coûts de recouvrement et les contraintes

administratives.

▪ La règle de certitude :
Le montant de l'impôt que chaque contribuable doit payer doit être connu à

l'avance et ne doit pas être soumis à l'arbitraire des agents de l'État. Cette

certitude permet aux contribuables de planifier leurs finances.

▪ La règle économique : L'impôt doit être conçu de manière à prélever le


moins possible sur le revenu des contribuables et à le priver le moins

FISCALITE-UIDT 2024/2025
possible au-delà de ce qu'il fait entrer dans le trésor public. En d'autres
termes, il faut éviter les impôts qui découragent l'activité économique
et qui coûtent cher à percevoir. (Cette dernière fait ressortir
l’expression « trop d’impôts tue l’impôt » selon Arthur LAFFER et
conduit même au calcul du taux de la pression fiscale)
𝑅𝑒𝑐𝑒𝑡𝑡𝑒𝑠 𝑓𝑖𝑠𝑐𝑎𝑙𝑒𝑠 ∗ 100
𝑇𝑃𝐹 =
𝑃𝐼𝐵

Selon Keynes, l’impôt doit jouer le rôle de justice sociale avec une politique
de redistribution de ces revenus.
Selon les tenants de la conception individualiste, l’impôt est comme une sorte
de prime d’assurance et selon les tenants de la conception du devoir social,
chaque citoyen a l’obligation de contribuer au financement du budget selon
sa capacité contributive.

I. LA CLARIFICATION DES CONCEPTS DE BASE


Le Contribuable : c’est celui qui doit payer les impôts et taxes dus à l’Etat.

Le Redevable : c’est celui qui collecte les impôts et taxes dus à l’Etat. On
note un redevable légal qui est du point de vue de l’impôt direct l’employé et
l’employeur le redevable réel.

La matière imposable : c’est l’élément à partir duquel l’impôt prend


directement ou indirectement sa source. C'est l'élément sur lequel
l'administration fiscale va se baser pour calculer l'impôt que vous devez
payer.

La base imposable : qui veut dire assiette fiscale ou le montant à partir


duquel on calcule les impôts. La base imposable est la somme sur laquelle
l'impôt va être calculé. C'est la valeur de vos revenus, de vos biens ou de vos
transactions qui est retenue pour déterminer le montant que vous devez à
l'État

La liquidation : c’est le fait de procéder au paiement des impôts.

Le fait générateur d’impôts : c’est l’élément qui donne naissance à la dette


fiscale ou qui déclenche le paiement d’un impôt. Le fait générateur d'un impôt
est l'événement, l'acte ou la situation qui déclenche l'obligation fiscale. C'est le

FISCALITE-UIDT 2024/2025
moment précis à partir duquel le contribuable est soumis à l'impôt et doit le
payer.

L’exonération : c’est le fait d’échapper temporairement aux paiements des


impôts.

L’exemption : c’est être exclu définitivement du champ d’application.

L’assujetti : c’est être frappé d’une catégorie (exemple frappée de la TVA).


Un assujetti est une personne physique ou morale qui est soumise à une
obligation fiscale. C'est celui qui, en vertu de la loi, doit payer un impôt.
L'assujettissement à un impôt est généralement lié à une activité, à une
situation ou à la possession de biens.

L’imposable : C’est l’obligation de s’acquitter de la charge fiscale.

L’exigibilité : ce sont les échéances fixées par les services fiscaux pour
liquider les impôts. C'est la date à laquelle l'administration fiscale peut
légalement réclamer le paiement de l'impôt.

L’évasion fiscale : c’est le fait de délocaliser son patrimoine dans une zone
moins fiscalisée appelée paradis fiscaux ou niches fiscales.

La parafiscalité : ce sont des versements perçus par des organismes publics


et semi-publics à caractère économique ou social (Fonds National de
Retraite).

La neutralité de l’impôt : l’impôt est rarement neutre parce que cela


entraine des effets de revenus et de substitutions.

L’acte anormal de gestion : c’est le fait de gonfler les charges qui ne sont ni
exposées ni rattachées à l’exploitation de l’entreprise en vue de payer moins
d’impôts. Autrement dit Il désigne toute action ou décision prise par une
entreprise qui s'écarte de la gestion normale et rationnelle d'une entreprise, et
qui a pour effet de réduire artificiellement son bénéfice imposable.

La théorie de l’abus de droit : c’est un montage financier dont le seul but


d’éluder.

La taxation d’office : c’est le fait de majorer les impôts soit à 25% soit à
50% ou 100%. Cette mesure est généralement prise lorsque le contribuable ne
s'est pas acquitté de son obligation de déclarer ses revenus ou ses biens dans
les délais impartis.
FISCALITE-UIDT 2024/2025
L’impôt est portable et non quérable. C’est l’obligation pour le contribuable
de déclarer les impôts au niveau des services fiscaux.

II- LES SOURCES DU DROIT FISCAL


On note cinq sources du droit fiscal à savoir :

- La loi qui se manifeste à travers son code général des impôts


dans son article 67. La loi est la source fondamentale du droit
fiscal. Elle fixe les règles générales de l'imposition (assiette, taux,
modalités de calcul, etc.).

- La jurisprudence c’est l’ensemble des décisions rendues


publiques par les cours et tribunaux en matière de décision
fiscale.

- Les conventions internationales ou traités internationaux


permettent d’éviter la double imposition.

- Les règlements sont des délais d’application de la loi


(Décret, arrêtés)

- Les doctrines administratives sont les interprétations ou


commentaires qui sont faits de la loi par des experts fiscaux.

Titre : pyramide des normes de Hans KELSEN

FISCALITE-UIDT 2024/2025
CONSTITUTION

CONVENTION

LOI

REGLEMENT

JURISPRUDENCE

COUTUME

DOCTRINE
La Constitution : C'est la norme fondamentale, la plus élevée dans la
hiérarchie. Elle fixe les principes fondamentaux de l'organisation de l'État et
les droits et libertés fondamentaux.
Les traités internationaux : Ce sont des accords passés entre différents pays. Ils
ont une valeur supérieure aux lois nationales, mais sont inférieurs à la
Constitution.

Les lois : Ce sont les règles générales adoptées par le Parlement. Elles doivent
être conformes à la Constitution et aux traités internationaux.

Les règlements : Ce sont des textes plus précis qui viennent compléter les lois.
Ils sont élaborés par le gouvernement.

Jurisprudence : Les décisions de justice interprètent les lois et les règlements,


et peuvent ainsi influencer leur application. Elles sont placées à un niveau
intermédiaire car elles ne créent pas de nouvelles normes mais contribuent à
leur évolution.

Coutumes : Les coutumes sont des pratiques sociales anciennes et répétées qui
sont reconnues par le droit. Elles peuvent avoir une force normative,
notamment dans certains domaines comme le droit civil ou le droit
commercial.

Les actes administratifs individuels : Ce sont des décisions qui concernent une
personne ou une situation particulière (par exemple, un permis de construire).

FISCALITE-UIDT 2024/2025
Légende :

 Bloc de constitutionnalité : Regroupe la Constitution et les traités


internationaux.
 Bloc de légalité : Regroupe les lois.
 Bloc de réglementation : Regroupe les règlements.
 Bloc de l'interprétation et de la tradition : Regroupe la jurisprudence et
les coutumes.

Importance de la pyramide de Kelsen

La pyramide de Kelsen est un outil précieux pour :

 Comprendre l'organisation du système juridique.


 Résoudre les conflits de normes.
 Garantir la sécurité juridique.
 Contrôler le pouvoir de l'État.

III- LA CLASSIFICATION DES IMPOTS ET TAXES


Il existe trois types de classification des impôts :

- La classification administrative qui regroupe les impôts directs ;


- La classification économique qui regroupe les impôts indirects ;
- La classification technique qui regroupe les impôts et taxes
locaux.

FISCALITE-UIDT 2024/2025
Classification Classification C. technique
Administrative économique Impôts et taxes locaux
Les impôts directs Les impôts
indirects

FISCALITE-UIDT 2024/2025
• Impôts sur le 03 familles d’impôts locaux
(revenu 06  Impôts
catégories de fonciers
revenus) - Contribution foncière des
 Revenus propriétés bâties
fonciers (CFPB)
(RF) -Contribution foncière des
 Bénéfice propriétés non bâties
Industriel et (CFPNB)
commercial -Taxe d’enlèvement des
TVA 18 % (Secteur Ordures ménagères
(BIC)
touristique)10% (TOM)
 Bénéfice nonTAF 17%
commercial
(ST)7%  Impôts
(BNC)
Droits d’enregistrement personnels
Droits d’accises -Taxe représentative de
 Bénéfice (spécifique) l’impôt du minimum fiscal
agricole -Taxe sur la (TRIMF)
 Traitement dépigmentation -Contribution forfaitaire à
de salaire -Taxe sur le tabac la charge de
 Revenus des -Taxe sur l’alcool L’employeur (CFCE) 3%
valeurs  Impôts
mobilières professionnels
(RVM) La contribution
• IS = 30% économique locale (CEL)
(ex patente) Contribution
sur la valeur locative
Contribution sur la valeur
ajoutée

Contribution globale
unique
Impôt minimum fiscal
(IMF)
La contribution des
licences de boisson
alcoolisée

FISCALITE-UIDT 2024/2025
TAXES

Taxe sur l’eau


Taxe sur la publicité
Taxe sur le spectacle
Taxes rurales
Taxes hippomobiles
Droits de stationnement

CHAPITRE II- L’IMPOT SUR LE REVENU

L’IR est un impôt annuel direct qui frappe les revenus des personnes
physiques établies au Sénégal mais toute personne qui séjourne au moins
pour une période de 6 mois + 1 jour sera recherchée en paiement d’impôts.
L’IR est composé de six catégories de revenus (REVENUS FONCIERS, BIC,
BNC, BA, TS et RVM ou R Capitaux mobiliers) mais avec la révision du code
général des impôts, l’IR est désormais composé d’un seul droit qui se trouve
être le droit progressif. Le droit proportionnel a été supprimé.
A) La notion de foyer fiscal
Le foyer fiscal est une entité économique et fiscale à part entière où sont
aidés et élevés les enfants (célibataire, mariée et enfant).
b) La notion de domicile fiscal
Pour être domicilié fiscalement au Sénégal, il faudra remplir les critères ci-
après :

- Disposer d’un lieu d’habitation permanente ;


- Avoir un titre de séjour ;
- Avoir ses activités professionnelles ou à titre accessoires au
Sénégal.

FISCALITE-UIDT 2024/2025
c) Les exemptions :
Il existe globalement deux grandes exemptions

- les personnes qui ont un revenu annuel qui n’excède pas 630000 ;
- Les personnes diplomatiques
d) Le calcul de la RAS
Il est aussi appelé VRS qui veut dire Versement de Retenues à la Source ou
Bordereau de Retenue à la Source (BRS) ou impôts libératoires ou crédits
d’impôts.

C’est une créance que détient l’Etat sur les particuliers.

Selon les articles 200 et 201 du CGI, qui disposent que toute prestation de
service supérieur ou égale à 25 000 sera frappée d’une RAS calculée sur le
montant brut au taux de 5%.

RAS = Montant Brut – Montant net


Exemple d’application :
Monsieur TALL dispense le cours de fiscalité dans un établissement privé et
perçoit un montant net de 95 000.

TAF : Calculer la RAS

95000 est une prestation de service

95000 > 25000 donc il y a une RAS de 5%=0.05

MB – RAS = MN

MB est un inconnu = y
MB - RAS = MN
Y – 0.05Y= MN

Y (1 - 0.05) = MN

Y (0.95) = MN

MN
Y= ou MB =
1−t

FISCALITE-UIDT 2024/2025
Y=100000➔ MB=100000

RAS= 100000*0.05=5000

I. METHODOLOGIE DE CALCUL DU TRAITEMENT DE SALAIRE


Le salaire est composé d’avantages en numéraire (primes, indemnités et
émoluments) et des avantages en nature (véhicule, téléphone)
1ère étape : Les avantages en numéraire
Salaire de base x12
Sursalaire x12
Primes de risque x12
Prime d’ancienneté x12
Prime d’assiduité x12
Prime d’expatrié ment x12
Prime de dépaysement x12
Prime de naissance
Prime de rendement x12
Prime de productivité x12
Prime de caisse x12

NB : Les revenus exonérés ou non imposables

Allocations familiales
Indemnité de décès
Indemnités de maternité
Indemnité de fin de contrat
Primes de panier c’est lorsque le travailleur est obligé de se restaurer sur place
après plusieurs heures de travail.
Prime de pèlerinage est exonérée jusqu’à 100000.
Prime de médaille est exonérée jusqu’à 100 000.
Indemnité de salissure
(x12) Prime de transport : c’est lorsque la distance qui sépare son domicile et
son lieu de travail fait au minimum 3km et plafonnée à 26 000.
(x12) Indemnités kilométriques c’est lorsqu’un employé utilise son propre
moyen de transport pour les besoins de l’entreprise. Elle sera exonérée
jusqu’à 50 [Link] : Mais s’il parcourt 500 km/semaine alors l’indemnité
kilométrique sera plafonnée à 100000.

FISCALITE-UIDT 2024/2025
2ème étape : les avantages en nature

Il s’agit entre autres les éléments ci-après :

Logement (33 500 * 12 *nombre de pièce) NB : le maximum de pièces se


limite à 4. NB 2 : On considèrera une pièce comme étant une chambre ou un
salon.
Electricité 30 200 *12
Eau 10 500 * 12
Téléphone 67 000 * 12

3ème étape : calcul du salaire brut social

SBS = A en numéraire + A en nature

4ème étape : Calcul de l’abattement à la retraite

Abattement=30% SBS

L’abattement c’est une réduction qui s’applique sur un montant

NB : Mais en aucun cas le montant de l’abattement ne peut être supérieur à 900


000.
5ème étape : Salaire brut imposable (SBI)

SBI = SBS - Abattement

6ème étape : Calcul du droit progressif (barème)

TRANCHE TAUX
0-630000 0%
630000-1500000 20%
1500000-4000000 30%
4000000-8000000 35%
8000000-13500000 37%
Plus de 13500000 40%
+50 000 000 43%

7ème Etape : Calcul du Bouclier Fiscal


FISCALITE-UIDT 2024/2025
BF=SBI*43%

8ème étape :la réduction de l’impôt sur la famille


Nombre de Taux Min Max
parts
1 0% 0 0
1.5 10% 100 000 300 000
2 15% 200 000 650 000
2.5 20% 300 000 1 100 000
3 25% 400 000 1 650 000
3.5 30% 500 000 2 030 000
4 35% 600 000 2 490 000
4.5 40% 700 000 2 755 000
5 45% 800 000 3 180 000

NB :

- Le célibataire c’est une part (1) ou divorcé ou veuf. Mais si le


veuf a des enfants on lui attribue toujours la part supplémentaire
(0,5).

- Marié c’est 1,5 : mais si la femme ne dispose pas de revenus on lui


attribue 0,5 part supplémentaire. C’est-à-dire si le contribuable a
plusieurs épouses et que l’une d’entre elles ne travaille pas on lui
ajoute 0,5. Mais toutefois si la femme dispose de revenus, elle sera
imposée séparément.

- Pour chaque enfant du contribuable, on attribue 0.5 part jusqu’à


l’âge révolu de 18 ans. Mais ils peuvent toujours être compté
jusqu’à l’âge de 25 ans à condition de poursuivre leurs études.

NB1 : le maximum de parts se limite à 5.

FISCALITE-UIDT 2024/2025
NB2: Les enfants infirmes ou handicapés seront comptés à une part (1) et
sans limitation d’âge.

NB3: Les enfants du contribuable qu’ils soient légitimes, naturels, orphelins,


abandonnés, recueillis qu’ils vivent ou non dans le foyer du contribuable sont
considérés comme ses propres enfants selon les dispositions du code de la
famille.

CHAPITRE III : L’IMPOT SUR LES SOCIETES


L’impôt sur les sociétés est un impôt direct annuel qui frappe les bénéfices des
personnes morales établies au Sénégal. Le taux applicable de l’IS au Sénégal
est de 30% mais il peut être réduit à 15% lorsqu’il s’agit des entreprises
franches d’exportation (EFE). C’est-à-dire une entreprise qui exporte au
moins 80% de sa production. La société peut être définie comme une
association de deux ou plusieurs personnes qui conviennent d’apporter des
apports en nature, en numéraire et en industrie dans une activité en vue de
profiter de l’économie qui pourra en résulter. Cela peut être aussi une perte. Si
l’entreprise constate une perte, elle paiera pour l’impôt minimum forfaitaire
de 0,5% du chiffre d’affaires.
Pour créer une société, il faudra respecter les conditions de validité du contrat
de société qui repose essentiellement sur les conditions de fonds et de formes.

 Les conditions de fonds sont :


- Le consentement appelé la volonté de s’associer ;
- Il faudra que l’objet soit licite (vous ne pouvez pas vendre de la
drogue et que l’Etat vous laisse faire).

- Les causes
- La capacité juridique ;
 Les conditions de formes sont :
- Le capital de la société
- Le siège social de la société ;
- Les noms des associés ;
FISCALITE-UIDT 2024/2025
- L’immatriculation au RCCM qui donne la personnalité juridique
à la société ;

Le droit fiscal fait ressortir l’existence de types de sociétés d’une part les
sociétés de capitaux appelées aussi sociétés opaques composées de la SA, de la
SARL et de la SAS et d’autres part les sociétés de personne appelées aussi les
sociétés transparentes. Elles sont composées de la SNC, du GIE, de la SCS, les
sociétés de fait et les sociétés en participation (ces deux sociétés qui refusent
l’immatriculation ou qui ne respectent pas les dispositions du SYSCOHADA).
Les sociétés individuelles, les sociétés civiles professionnelles (SCP), les
sociétés de groupement coopératives (SGC). La différence entre ces deux
types de sociétés se situent à trois niveaux.
 Pour les sociétés opaques :
- Le capital est fixé ou connu exemple SA 10 000 000F
- La responsabilité se limite à la valeur de leurs apports
- Elles sont soumises obligatoirement à l’impôt sur les sociétés au
taux de 30%.

 Pour les sociétés de personne transparente :


La différence se situe à trois niveau

- Le capital est librement fixé par les associés exemple GIE capital
0F ;

- La responsabilité est illimitée c’est-à-dire on poursuit les associés


en cas de perte ;

- Elles sont soumises à l’impôt que sur option (irréversible et


irrévocable) entre IR et IS.
Le paiement de l’impôt s’effectue sous formes d’acomptes appelés tranches.
On note toutefois que le premier acompte devrait être payé avant le 15
Février de N+1, le 2ème acompte doit être payé avant le 30 avril de N+1 et le
dernier avant le 15 juin de N+1.
NB1 : Le résultat comptable (RC) qui est égal aux produits – charges (P-C)
n’est pas un bon indicateur de calculs de l’IS. C’est-à-dire on ne calcule pas
l’IS sur le résultat comptable mais sur un résultat fiscal.

FISCALITE-UIDT 2024/2025
Résultat fiscal = Résultat comptable + R – D
R : Réintégration

D : Déduction

NB2 :

IS = Résultat fiscal x 30%


NB3 : L’IS se calcule sur l’année précédente.

NB4 : Le premier acompte = Tiers de l’impôt dû.

NB5 : En cas de perte, on calcule l’IMF au taux de 0.5% du chiffre d’affaires


mais le montant maximal est de 5 000 000

Application 1 :

La société MIO a réalisé en 2020 un chiffre d’affaires de 128 000 000.

Le résultat fiscal de 2020 s’élevait à 14 400 000 tandis que le résultat fiscal de
2021 était estimé à 18 600 000.

TAF : Calculer l’IS et procéder à la régularisation des acomptes prévisionnels.

Application 2 :

La société MIO a réalisé en 2020 un chiffre d’affaires de 48 000 [Link]


résultat fiscal de 2020 s’élevait à 1 600 000 tandis que le résultat fiscal de
2021 était estimé à 6 000 000.

TAF : Calculer l’IS et procéder à la régularisation des acomptes prévisionnels.

Solution 1 :

Hypothèse 1 :

CA2020 :128 000 000 RF2020 : 14 400 000 RF2021 : 18 600 000

IMF= 0,5% du CA

IMF= 128 000 000 * 0.5%= 640 000

IS= RF x 30%

IS 2020= 14 400 000 x 30%= 4 320 000 (N-1)

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IS 2021= 18 600 000 x 30 % = 5 580 000 (N)

1er acompte (15/12): 4 320 000 x 1/3 = 1 440 000

1 440 000 > 640 000 (IMF)

Donc 1er acompte = 1 440 000

2ème acompte (30/04) : 1 440 000

3ème acompte (15/06) : 5 580 000 – (1 440 000 x 2)

3ème acompte (15/06) = 2 700 000

1er :1 440 000

2ème : 1 440 000

3ème : 2 700 000

5 580 000➔(N)
Application 2 :
Hypotheses2 :

CA2020= 48 000 000 RF2020: 1 600 000 RF2021: 6 000 000

IMF= 0,5% CA

IMF: 48 000 000 x 0.5%= 240 000 (IMF)

IS2020: 1 600 000 x 0,3= 480 000 (N-1)


IS 2021: 6 000 000 x 0.3= 1 800 000 (N)

1er acompte (15/02) : 480 000 x 1/3= 160 000

160 000 < 240 000


Donc 1er acompte est 240 000
On prend l’IMF quand le montant du 1er acompte est inférieur.

2ème acompte : (ISn-1 x 2/3) - IMF

2ème acompte : (480 000 x 2/3) – 240 000

2ème acompte : 80 000


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I. LE BENEFICE IMPOSABLE
Le bénéfice imposable se calcule à partir de l’équation

Résultat fiscal = Résultat Comptable + Réintégration – Déduction.


Le comptable enregistre toutes les opérations soit en produits soit en charges.
C’est dans ce sens qu’on dit que toutes les opérations ont été déjà enregistrées
de manière comptable et figurent dans le résultat comptable. Mais force est de
constater que le résultat comptable n’est pas un indicateur fiable du calcul de
l’IS. Pour corriger le résultat comptable, l’administration fiscale va opérer à
un redressement extracomptable qui passe nécessairement par des
réintégrations et des déductions.

 Définition de la réintégration
La réintégration consiste à enregistrer des charges qui ont été déjà
comptabilisées dans le résultat comptable et qui devrait être non déductible
(réintégration) du point de vue fiscal. Autrement dit, on réintègre un acte
anormal de gestion.
Rappel d’un acte anormal : c’est le fait de gonfler les charges qui ne sont ni
exposées ni rattachées à l’exploitation de l’entreprise.

Par conséquent, tout acte anormal fera l’objet d’une réintégration.


NB : on considère une charge déductible lorsqu’elle est normale d’où
l’expression fiscale qui dit : « la charge est déductible par nature et le produit
imposable ».

 Définition de la déduction
Ce sont des sommes qui sont comprises dans le résultat comptable et qui du
point de vue fiscal sont non imposables. Autrement dit, on déduit
généralement une exonération.

NB : S’il n’y a ni une réintégration ni une déduction alors l’opération est


fiscalement imposable c’est-à-dire normal.

II. ANALYSE DES PRODUITS

1. Evaluation des stocks

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Il existe plusieurs méthodes d’évaluation stocks parmi lesquels la méthode
du cout unitaire moyen pondéré, la méthode PEPS. Mais la méthode LIFO
est bannie par l’administration fiscale et son utilisation conduit à une
réintégration.

2. Les indemnités
Les indemnités perçues à la suite d’un sinistre (catastrophes, inondations,
vols,) sont généralement fiscalement imposables.

3. Les dividendes
Les dividendes constituent des quôtes parts attribués aux associés. Ils
subissent une retenue à la source de 10 % qui fera l’objet d’une réintégration.

Montant Brut = Montant net/1-Taux

RAS= Montant Brut * 10%

RAS= Montant Brut – Montant net

Mais les dividendes peuvent revenir soit d’une société mère filiale appelée
société éligible ou soit aussi d’une société non filiale appelées aussi sociétés
non éligibles.

o Société mère filiale

Pour être considéré comme une société mère filiale, il faudra répondre aux
critères ci-après :

- La société doit être SA ou SARL ;

- La société doit avoir son siège social au Sénégal ;

- La société doit détenir au moins 10% des actions de sa filiale


(condition ).
- Elle doit garder les actions sous formes nominatives et ne pas les
vendre au moins pour 2 ans.
NB: Si on conclut que c’est une société mère filiale alors 95% du
montant brut viendra en déduction.
o Société non filiale

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Si on conclut que c’est une société non filiale alors 60% du montant brut
viendra en déduction.

4. Les obligations
Ce sont des titres de reconnaissance de dettes ou titres de participation. Son
analyse nécessite de cas de figure.

1er cas :
Si l’obligation est inférieure à 5 ans On applique une retenue à la source de
13% qui fera l’objet d’une réintégration.
2ème cas :

Si l’obligation est supérieure ou égale à 5 ans, on applique une retenue à la


source de 6% qui fera l’objet de réintégration et au même moment le montant
brut viendra en déduction.

5. Les bons de caisse


Ce sont des titres à court et moyen terme émis par des établissements
financiers. Ils subissent une retenue à la source de 20% qui fera l’objet d’une
réintégration et au même moment le montant brut viendra en réduction.

6. Les intérêts exonérés


Il s’agit entre autres des éléments ci-après :

- Les intérêts de la BHS

- Les intérêts du CNCAS

- Les intérêts des sociétés nationales des HLM

- Les intérêts de BCEAO

- Les intérêts des bons du trésor

- Les intérêts des sociétés d’économie mixte

- Les entreprises franches d’exportations

- Les intérêts des SFD (Système financier décentralisé)

- Les intérêts de l’AFD

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- Les mutuelles d’épargne et de crédits

- Les prêts accordés à l’Etat ou aux démembrements

7. Les autres intérêts de créance


*Les jetons de présence : ce sont les rémunérations accordées au niveau du
conseil d’administrations. Ils subissent une retenue à la source de 16% qui
fera l’objet d’une réintégration.

*les tirages de lots : c’est lorsque le remboursement des obligations


s’effectue sous forme de tirage appelé lots. Ils subissent une RAS de 15 % qui
fera l’objet d’une réintégration.

*Les intérêts de créances bancaires : Il s’agit des comptes courants de


banque qui subissent une retenue à la source de 8% qui fera l’objet de
réintégration.
8. Le dégrèvement d’impôts
C’est lorsque l’administration fiscale tente de corriger une erreur en
procédant à un allégement fiscal. Il est généralement fiscalement imposable.

9. Abandons de créances
Compte tenu des liens existants entre deux sociétés, il peut arriver que l’une
abandonne sa créance au profit de l’autre. Ils sont généralement fiscalement
imposables.

10. La plus-value

C’est le gain réalisé lors de la cession d’une immobilisation.

Plus-value = Prix de cession – Valeur nette comptable

NB : Le prix de cession c’est le prix de vente et la VNC est la valeur


bilancielle. L’analyse de la plus-value nécessite trois cas de figures

1er cas : Si l’entreprise s’engage à réinvestir la plus-value sur une durée de 3


trois ans alors, elle devient déductible.

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2ème cas : Si l’entreprise ne s’engage pas à réinvestir la plus-value, il faudra
en ce moment calculer la disponibilité qui fera l’objet d’une réintégration.

Disponibilité 1 = Prix de revient + Plus-value

Disponibilité 2 = Prix de cession + Cumul des amortissements


3ème cas : Si l’entreprise s’engage à réinvestir partiellement une partie de la
plus-value, il faudra dans ce cas déduire la partie investie et au même moment
réintégrer celle qui ne l’est pas en tenant compte bien entendu de la valeur
d’origine.

III- ANALYSE DES CHARGES

Pour que la charge soit comptabilisée au niveau du résultat comptable, il


faudra qu’elle réponde aux critères ci-après :

- La charge doit être effective et réelle

- La charge doit être justifiée

- La charge doit être existante et certaine

- La charge doit être inscrite dans la période d’activité

- La charge doit être exposée ou rattachée (avoir au moins un lien


avec l’activité).

1) Les impôts
Tous les impôts professionnels sont déductibles comme IR, TVA, droits
d’enregistrement, la contribution économique locale à l’exception de l’IS,
de l’impôt minimum fiscal et de la taxe sur les voitures des personnes
morales.
2) Assurance
L’assurance quelle qu’en soit son objet constitue une charge déductible à
condition que le risque puisse entrainer l’arrêt systématique de l’activité de
l’entreprise.

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3) Les provisions
Pour que l’entreprise puis prélevé une provision il faudra qu’elle soit réelle et
certaine

b) Provision pour congé

La provision pour congé s’analyse pour deux manières


1er cas : La provision en années n fera l’objet de réintégration

2ème cas : La provision pour l’année n-1 fera l’objet de


déduction.

4) Les dons

L’entreprise n’a pour objectif de faire uniquement des dons mais l’arrêté du
ministère des finances autorise les entreprises à faire des dons dans la limite
de 0.5 du chiffre d’affaires. Nous pouvons citer les organismes d’utilité
publique agréé par l’Etat :

o Association des Nations Unies (ASNU)

o Union Nationale des Aveugles du Sénégal (UNAS)

o Association Sénégalaise d’Assistance aux Lépreux (ASAL)

o La Croix-Rouge sénégalaise

o CARITAS SENEGAL

o Associations sénégalaises d’aides au monde rural

o Fondation nationale d’action et d’assistance sociale et de

solidarité

o Fondation Servir le Sénégal o Fondation Marie Louis MIMRAN

o ZAKAT

5) Les comptes courants d’associés


Ce sont des qu’ôtes part attribués aux associés. Mais en aucun cas la
rémunération accordée aux associés ne peut être supérieur au capital

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initial entièrement libéré. De même que le taux de la rémunération
accordée aux associés ne peut en aucun cas dépasser le taux de la BCEAO
augmenté de 3%. Toutefois, retenons que les deux conditions ne sont pas
forcément concomitantes.

Si l’entreprise constate une perte, elle a la possibilité de reporter sur les


exercices ultérieurs dans la limite de 3 ans inclusif. De même qu’elle peut
puiser autant de fois sur les amortissements pour corriger le déficit.

6. les logements
L’entreprise a la possibilité de loger ses cadres dans des appartements
composés de pièces d’habitation

1 Pièce : 100 000 x 12

2 Pièces : 200 000 x 12

3 Pièces : 300 000 x 12

4 Pièces : 400 000 x 12

NB 1 : le maximum de pièces se limite à quatre (4).

NB 2 : On considère une pièce soit comme étant une chambre ou un salon.

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CHAPITRE IV- LES DROITS D’ENREGISTREMENT

Les DE constituent des formalités accomplies par un officier assermenté.


Avec la révision du code général des impôts, on note trois droits fixes :

- Un droit fixe de 5 000

- Un droit fixe de 10 000

- Un droit fixe de 50 000


NB :

DAO : droit d’apport ordinaire

APS : Apport Pur et Simple

DATO : Droits d’apport à titre onéreux

SI : Surtaxe immobilière
L’hypothèque c’est une garantie portant sur un bien immeuble ou elle peut
être définie comme une sureté immobilière.

Il existe trois types de droits d’enregistrement à savoir :

- Les droits d’apports purs et simples

- Les droits d’apports mixtes

- Les droits d’apport à titre onéreux

Notre étude sur les DE portera uniquement sur les actes de sociétés.

a) La constitution

Il existe deux cas de figure :

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1er cas : Si le capital de la société est inférieur ou égal à 100 000 000, on
calculera un droit fixe de 10 000 (DAO).

2ème cas : Si le capital est strictement supérieur à 100 000 000, on calculera un
DAO de 1% sur le montant du capital.

b) La surtaxe immobilière
Si un ou plusieurs associés apportent un immeuble, on calculera la surtaxe
immobilière au taux de 2%. Mais si l’entreprise s’engage à garder l’immeuble
au moins pendant 10 ans le taux de la surtaxe immobilière sera alors réduit à
1%.

Attention : Si l’immeuble est hypothéqué, on calculera la surtaxe immobilière


à partir du montant brut défalqué de l’hypothèque.
c) Le DATO
De manière générale toute forme de prise en charge(garantie) sera considérée
comme un DATO de même que le surplus d’apport. Le DATO peut porter
respectivement sur les éléments ci-après :

- Immeubles__________________________________5%

- Meubles____________________________________ 3%

- Véhicules d’occasion__________________________2 %

- Véhicules neufs ______________________________1%

- Créances ____________________________________1%

- Fonds commercial_____________________________5%

NB : Si le fonds de commerce porte sur des marchandises neuves estimées


et détaillées article par article on applique un taux de 1%.
- Augmentation du capital
Si l’augmentation s’effectue par apport nouveau, on calcule un DAO de 1%
sur le montant de l’augmentation.

NB1 :

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*Si l’augmentation s’effectue par incorporation des réserves avant l’IS, on
applique un taux de 2% mais si elle est effectuée après l’IS, on applique un
taux de 1%.
*Si l’augmentation s’effectue par incorporation des réserves et des provisions
qu’elles soient avant ou après l’IS, on applique un taux de 2%.

NB2 :
L’augmentation n’a pas pour effet toujours de porter le capital à plus de
100 000 000 dans ce cas aucun droit d’enregistrement ne sera réclamé.

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