Citoyenneté: Niversité de AN Edro
Citoyenneté: Niversité de AN Edro
Union-Discipline-Travail
CITOYENNETÉ
Support de cours
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CHARGÉ DE COURS
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SOMMAIRE
INTRODUCTION
2. Quelques définitions
2.1 Citoyen
2.2 Citoyenneté
2.3 Patrie/patriotisme/nation/nationalisme
2.4 Citoyenneté et nationalité
2.5 Citoyenneté et démocratie
3. Symbolique de la citoyenneté
CONCLUSION
Support de cours de Citoyenneté – Université de San Pedro
INTRODUCTION
Grâce aux données construites avec les étudiants, il sera pensé un dispositif pour
renforcer les acquis et faire de l'Université de San Pedro, un lieu d'apprentissage du
vivre ensemble et de l'ouverture sur le monde.
Chargé de cours : DR. ZAN Bi – Claude Évariste, Criminologue - Expert en Management - Enseignant-Chercheur / +225 05-06-41-08-48
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La démocratie est alors directe, la hiérarchie entre les hommes est abolie (entre les
citoyens seulement et uniquement sur le plan politique - il n'y a pas d'égalité sociale,
économique : c'est l'isonomie, mise en place en 508-507). L’activité politique reste
réservée aux membres les plus favorisés de la cité.
1.2 Rome
1.3 France
Probablement une des premières citations non seulement du citoyen mais aussi du
bourgeois se trouve sur le plan de Paris de 1550 (plan de Truschet et Hoyau)
« …puis on voit à planter d'autres logis pleins de beaux édifices pour les bourgeois &
citoyens propices ».
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À la Révolution française, le terme citoyen est réutilisé, prenant la place au niveau local
de bourgeois, puis au niveau national de sujet (en 1789). Il instaure alors une égalité,
puisque tout homme de nationalité française peut être appelé citoyen français sans
autre condition, contrairement aux titres de noblesse (mais aussi à la citoyenneté 3
antique fondée sur la méritocratie). C'est la Révolution qui transforme les Français en
citoyens pourvus de droits politiques garantis par 4 articles de Déclaration des Droits
de l'Homme et du Citoyen.
À partir de 1791, seuls les citoyens actifs peuvent être électeurs ou éligibles, ce qui
suppose de remplir deux conditions : pouvoir justifier d'un certain niveau de revenu et
d'un certificat de civisme délivré par le comité révolutionnaire de son domicile. Toutes
les femmes en sont exclues. De 1792 à 1795, tous les Français sans distinction de
couleur sont des citoyens.
L'usage du substantif citoyen, comme adjectif, s'est répandu dans les médias à
l'occasion du Bicentenaire de la Révolution française. Dans le Dictionnaire culturel en
langue française, Rey (1995) fixe l'usage du terme citoyen comme adjectif en
alternative de l'adjectif consacré qui est civique. Cet emploi tend à insister sur la
connotation morale, républicaine et partisane (Serrut, 2016). Ainsi, une attitude civique
consisterait à remplir ses devoirs de citoyen, tandis qu'une « démarche citoyenne »
afficherait une volonté d'intégrer dans ses actes des considérations éthiques et des
finalités ou des solidarités sociales plus affirmées (Castel, 2009).
2. Quelques définitions
2.1 Citoyen
Comme nous l’avons vu, le concept de « citoyen » (politès en grec, civis en latin) naît
dans la Grèce, puis la Rome antique, en même temps que la cité (polis, civitas).
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Bien que le terme de citoyen soit maintenant utilisé à tout propos, il a un sens précis.
Il définit un ensemble de droits et de devoirs et il caractérise notre régime politique,
dans lequel le citoyen est à la source de la légitimité politique. Le citoyen n’est pas un
individu concret. On ne rencontre pas le citoyen, c’est un sujet de droit. Il dispose à ce 4
titre de droits civils et politiques. Il jouit des libertés individuelles, la liberté de
conscience et d’expression, la liberté d’aller et venir, de se marier, d’être présumé
innocent s’il est arrêté par la police et présenté à la justice, d’avoir un avocat pour le
défendre, d’être traité par la justice selon une loi égale pour tous. Il dispose des droits
politiques : participer à la vie politique et être candidat à toutes les fonctions publiques.
En revanche, il a l’obligation de respecter les lois, de participer aux dépenses
collectives en fonction de ses ressources et de défendre la société dont il est membre,
si elle se trouve menacée. La citoyenneté définit un ensemble de droits et de devoirs
réciproques. Le citoyen réclame légitimement de l’État le respect deses droits parce
que l’État réclame légitimement du citoyen l’accomplissement de certains devoirs.
Dans la définition célèbre qu'en propose Aristote, trois aspects sont décisifs : la liberté
du citoyen, qui lui permet de se déterminer par lui-même ; la référence à un
« bien commun » de la cité, supérieur aux intérêts des particuliers ; enfin, l'égalité,
qui permet à tous les citoyens de concourir à la formation de la loi et les soumet
aussi à ses obligations. En d'autres termes, les mêmes individus sont alternativement
« gouvernants » et « gouvernés ». On le voit, une telle notion est potentiellement
universelle.
2.2 Citoyenneté
La citoyenneté est le fait pour un individu, pour une famille ou pour un groupe, d'être
reconnu officiellement comme citoyen, c'est-à-dire membre d'une ville ayant le statut
de cité, ou d’un État.
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À cet égard, une différence capitale se fait jour entre la conception grecque et la
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conception romaine : la citoyenneté grecque, héréditaire (y compris dans les
constitutions démocratiques), reste cantonnée dans le cadre original, tandis que la
citoyenneté romaine (liée aux institutions aristocratiques hiérarchisant les classes de
patriciens et de plébéiens1) peut être indéfiniment étendue à mesure que la cité devient
le centre d'un empire universel.
De même, dans toutes les cités antiques, la citoyenneté est un privilège réservé à une
élite masculine : elle ne concerne que les hommes libres, vivant du travail des
esclaves, et les pères de famille (excluant absolument les femmes).
Juridiquement, la citoyenneté peut être définie comme la jouissance des droits civiques
attachés à la nationalité, c'est-à-dire la jouissance de l'ensemble des droits privés et
publics qui constituent le statut des membres d'un État donné qui les reconnaît comme
tels. Dans ce sens, le citoyen est celui qui, appartenant à la
« cité », dispose de droits (droit de vote, d'éligibilité, d'accès à la fonction publique…),
est soumis à des devoirs et doit respecter les lois au nom de l'intérêt général. Par
exemple, on dit d'un électeur qui vote qu'il accomplit « son devoir de citoyen ». Ainsi,
elle est, statut juridique conférant des droits égaux (civils et politiques, sociaux,
économiques) et des obligations égales pour tous dans une
1
Le Patriciat est un cercle fermé aux autres se composant de groupes de familles assez puissantes pour dominer la religion romaine. Les plébéiens, eux, étaient des
hommes libres non-privilégiés, ils formaient donc la plus grande partie de la population romaine.
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Il faut enfin signaler qu'elle est nationalité, mais elle peut constituer un statut
transnational qui a le monde comme cadre d'expression. Cela signifie une
interdépendance entre nations, entre les personnes. Ainsi les citoyens du monde
accordent une importance au mondialisme, l'ensemble des idées et des actes
exprimant la solidarité des populations du globe.
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2.3 Patrie/patriotisme/nation/nationalisme
Patrie, nation, patriotisme, nationalisme sont des concepts qui vont trop bien
ensemble… dans l’air de toute chanson nationaliste, mais dont on a parfois perdu le
sens historique des paroles. Ils sont souvent employés l’un pour l’autre. Or, leur usage
par des adversaires de la nation républicaine doit conduire à leur redonner leur
profondeur de temps et leur différence de champ. Même un peu rapidement comme
ici.
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En France, il faut dire d’abord que ce sont des concepts qui sont nés à la gauche des
premières assemblées démocratiques – les révolutionnaires s’appelaient «patriotes »
en 1789 –, mais que l’évolution de la société a ensuite amené vers la droite, ce qui est
une preuve de l’acculturation de la conception nationale républicaine. Mais aussià
l’extrême droite hors du camp des républicains, ce qui est une forme d’incongruité
historique, là encore un contresens historique. Car il s’agit bien de concepts clés de
la nation républicaine. En effet, la patrie, c’est la terre des pères, c’est une valeur
affective, non inscrite dans le droit. Mais au moment de la naissance des démocraties
modernes, en Amérique comme en France, les premiers révolutionnaires, ceux qui
combattent pour la liberté, choisissent de s’appeler
«patriotes » car leur patrie c’est la liberté, leur pays c’est la terre des libertés.
Alors que la nation, c’est la communauté politique qui est, elle, définie dans la
constitution comme étant l’ensemble des citoyens. On est ici dans un registre juridique
et non plus affectif. Là encore, le concept est né bien à gauche du champ politique car
ceux qui, en 1789 et au début du XIXe siècle, pensent que la souveraineté politique
doit désormais être fondée sur la nation, bousculent l’ordre établi des pouvoirs
traditionnels : les nationalistes sont d’abord des révolutionnaires, démocrates et
libéraux.
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Le patriotisme a un lien assez logique avec la patrie. La terre des pères produit un
affect, une émotion, et le patriotisme c’est cette émotion qui nous réunit – ou pas – à 8
la vue du drapeau ou lorsque nos sélections nationales de football ou de handball sont
victorieuses. Ce mot de victoire transposé au sport provient du vocabulaire militaire.
C’est dans l’armée républicaine que l’attachement aux symboles nationaux reste le
plus souligné, le plus patriotiquement soutenu. Et c’est à l’école que la République
développa un enseignement patriotique embrassant toutes les disciplines, morale et
histoire en tête, sans oublier la géographie (Loubes, 2015).
En effet, la citoyenneté, qui implique l'exercice des droits civiques (vote, service
militaire, etc.), est une notion différente de celle de nationalité qui désigne le fait
d'être régi personnellement par un droit civil national (nom, majorité, mariage, divorce,
succession, etc.), même si la « nationalité » est presque toujours attachée à la
citoyenneté.
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2.5 Citoyenneté et démocratie
La citoyenneté est intimement liée à la politique. Être citoyen implique que l'on fait
partie d'un corps politique, d'un État, que l'on a dans ce corps politique des droits et
des devoirs politiques. En Côte d’Ivoire, un citoyen ou une citoyenne est défini(e)
comme suit : « Homme ou femme âgé(e) de plus de 18 ans, né(e) de parents ivoiriens
ou étrangers naturalisés ». Cette exclusion des personnes mineures de la vie politique
est aujourd'hui contestée. Un citoyen a plusieurs devoirs comme payer les impôts,
respecter les lois ou encore être juré de Cour d'assises si besoin est. En démocratie,
chaque citoyen est détenteur d'une partie de la souveraineté politique.
Le citoyen moderne est le sujet de droits et de devoirs : droits de l'Homme - droits civils
- droits politiques - droits sociaux. Les devoirs sont accomplis par les citoyens pour le
bien de la collectivité (impôts, service militaire, etc.), ou de personnes (devoir dont le
non-respect peut être sanctionné, par exemple, dans le cadre de la non- assistance à
personne en danger) et définis par les lois des pays dans lesquels ils vivent.
« Le citoyen est un être éminemment politique (la cité) qui exprime non pas son intérêt
individuel mais l'intérêt général. Cet intérêt général ne se résume pas à la somme des
volontés particulières mais la dépasse. » (Rousseau).
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reconnaissance des droits culturels des minorités, a récemment fait son apparition.
3. Symbolique de la citoyenneté
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L’éducation à la citoyenneté vise, somme toute, à faire des hommes dévoués au bien
commun, respectueux des lois et des règles de la vie sociale et œuvre à les améliorer
dans le sens de la dignité, de l'équité et du respect mutuel.
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relation entre l'éthique personnelle de chacun et les lois qui régissent les
rapports sociaux. Ce sont donc les valeurs vers lesquelles tendent les volontés
humaines. Le citoyen doit connaître les concepts et le contenu des Droits de
l'homme dans les textes juridiques, les valeurs de justice, de liberté, de
solidarité… Il doit les promouvoir à travers le respect de soi, de l'autre, à travers
le règlement intérieur dans la vie associative à l'école, à l’université. Il doit
assumer ses responsabilités, user de la liberté d'expression à travers le journal
scolaire et universitaire, le conseil de classe, le conseil de coopération, le conseil 12
d'étudiants ou le foyer socio-éducatif, les clubs comme les clubs verts, de
civisme, d’éducation à la citoyenneté…
• La démocratie : C'est un ensemble de valeurs que chaque peuple peut
s'approprier, les transformer selon son génie propre, les adapter. C'est une
pratique. C'est un système sociopolitique qui restitue libertés et pouvoirs de
décisions à l'ensemble des acteurs sociaux, qui reconnaît les décisions
émanant du dialogue institutionnalisé, prônant l'initiative et l'exemplarité (c'est-
à-dire mettre en pratique la théorie, l'action). Elle suppose les libertés publiques
et la séparation de pouvoirs, des élections libres et périodiques. C'est une façon
de vivre ensemble avec le respect de l'autre avec un débat et une culture du
dialogue. Elle est liée aux Droits humains, leur offre un cadre, mais le respect
des Droits humains entraîne aussi la démocratie. A l'école comme à l’université,
en classe ou en amphithéâtre, la participation des élèves et étudiants doit être
effective dans toutes les structures citées avant comme les clubs, la
coopérative, le conseil de coopération…
• Le développement : il est nécessaire à l'exercice de la démocratie, des Droits
de l'homme. Ces derniers sont des conditions de réalisation du développement,
un développement durable. L'éducation à la citoyenneté doit offrir aux citoyens
des compétences utiles aux besoins du développement.
• La paix : C'est plus que l'absence de guerre. C'est une situation où les conflits
sont réglés par la non-violence. Elle est liée aux Droits de l'homme et à la
démocratie. C'est la résultante d'un ensemble de conduites démocratiques
inspirées de Droits humains. Elle naît du respect de Droits humains, du
développement, du respect de l'environnement. En classe, certaines activités
devraient la favoriser comme la coopération, les séances de résolution non
violente des conflits…
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groupes. C’est une liaison intime, une relation étroite entre deux ou plusieurs
personnes ou choses de façon à former un tout homogène ou à ne faire plus
qu'un. Les liens peuvent être, physiques, affectifs ou résultant d'intérêts
communs. L'union est aussi la jonction de deux ou de plusieurs choses,
séparées par leur nature différente. Elle renvoie à un groupement depersonnes
ou de collectivités associées pour mener une action, défendre une même
cause. C’est une fonction de différentes choses ou de personnes. C’est une
entente volontaire, un assemblage de moyens pour un but. C’est la formule
consacrée à l’adhésion, à l’altérité et aux normes sociales. C’est la résultante
d’un paradigme consultatif et participatif dans le processus de la construction
psychosociale. C’est l’expression ultime de la liberté cognitive, conative et
sociale, dans la considération de la chose publique et le respectde l’intérêt
général. Les citoyens, dans une conception classique, ne sont pas de simples
individus juxtaposés, mais un ensemble d’Hommes attachés à un projet
commun. Dans un tel contexte, l’union, voire la solidarité, consiste à venir en
aide aux plus démunis, directement ou par le biais des politiques publiques
(Redistribution des richesses, Prospérité partagée, etc.). Ces valeurs
s’opposent mutuellement à l’individualisme et à l’indifférence. Elles
représentent une vertu du citoyen qui a le sens de ses obligations politiques,
sociales et morales, et n’a point besoin d’y être contraint pour les accomplir.
Le civisme est inséparable du sentiment d’appartenance à une communauté
dont les membres sont solidaires. La démocratie n’a de sens que si elle inclut
le rôle des citoyens dans son fonctionnement. Cela requiert donc une
participation active et responsable du citoyen à tous les niveaux de la vie
publique.
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Pour éviter les confusions, on garde à l’esprit que le « travail » cible au moins
trois choses : une activité, une façon de réaliser cette activité et le résultat de
cette activité.
En philosophie, c’est le travail comme activité qui intéresse. Le travail est
d’abord ce par quoi l’être humain transforme ce qui l’entoure pour satisfaire ses
besoins (Morfaux et Lefranc, 2005). La notion s’écarte donc très vite du sens
courant. Travailler, c’est agir sur le réel pour le modifier. Certains ouvrages
insistent sur le rapport entre travail et nature. Le travail serait une transformation 15
de la nature, pas du réel en général. Cette vision correspond à une image du
travail très éloignée du monde contemporain. Il y a 5000 ans, travailler, oui,
c’était agir sur la nature. Mais aujourd’hui ? Sérieusement ? Travailler, c’est
interagir avec son environnement. C’est chercher à le transformer, à en faire
quelque chose d’autre que ce qu’il est au départ. Dans le même temps, cet
environnement va transformer celui qui travaille. Il y a une double dynamique
(Godin, 2004). Le travail est un moment de confrontation. L’être humain se rend
compte que le réel lui résiste. Il ne se plie pas à ses désirs ou à sa volonté. Il
faut faire des efforts, voire souffrir, pour réussir à transformer les choses. Le
réel est un perçu comme un obstacle. Essayez de faire de la poterie. Vous
prenez du matériel, vous malaxez la glaise… et c’est moche. C’est raté. Ça ne
ressemble à rien. Vous vouliez faire un bel objet, mais ce n’est pas facile. Il faut
de la technique. Vous devez prendre du temps, vous entraîner, recommencer
plusieurs fois. Le réel ne se laisse pas transformer sans effort. Pourtant, la
résistance du réel va vous apporter quelque chose. Quand vous réussirez à
sculpter l’objet que vous souhaitiez, vous ne serez plus le même qu’au départ.
L’être humain change le réel par le travail, mais ce travail fait aussi changer
l’être humain. Travailler n’est pas un objectif en soi. Il est subordonné à un fin
extérieure: la satisfaction des besoins. C’est parce qu’on a des besoins ; et
parce que le réel résiste à leur satisfaction qu’il faut travailler. L’être humain
est donc contraint de [Link] travail n’est pas recherché pour lui-même,
mais pour autre chose. Il est dit
« productif », dans la mesure où il a un résultat, un produit qui se distingue du
travail comme activité (Dekens, 2002 ; Baraquin, 2007).
Retenons pour notre part que ce concept renvoie à un ensemble d’activités par
lesquelles l’être humain satisfait ses besoins et transforme la réalité. C’est
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une activité particulière ayant pour fonction la satisfaction des besoins d’un
individu et la transformation la réalité. Comme tel, le travail sera dépouillé de ses
caractéristiques mutilantes et dénaturantes, pour épouser une dynamique
constructive de l’être humain. C’est un moyen d’accomplissement et
d'humanisation (Castel, 1995 ; Schwartz, 1997).
D’un point de vue sociologique, le travail suppose et engendre des relations
sociales : rapports de collaboration, d’élaboration collective d’un projet, rapports
commerciaux, rapports hiérarchiques, rémunérations, négociations, conflits... A 16
ce titre, le travail est un fait social, c’est-à-dire une activité indissociable de la
vie sociale puisqu’elle suppose et engendre des relations sociales diverses
(Méda et Vendramin, 2013 ; Zan Bi, 2018). C’est une activité particulière à
laquelle un individu est formé, et qui est censée lui permettre de satisfaire ses
besoins (métier, profession). Le travail a une grande valeur, il ne s'agit pas de le
nier. Il développe des vertus morales, permet à l'individu de se sentir utile
socialement et lui donne des raisons de vivre. Il est au principe dela civilisation
et de ses progrès. L’intégrité et l’honnêteté, l’envie de se développer et
d’apprendre, la responsabilité, la loyauté, l’adaptabilité, l’éthique
professionnelle, la positivité, l’’autonomie, la confiance en soi et le
professionnalisme… sont autant de valeurs rattachées au travail. Pastichons
avec Noumène en soulignant que le travail devient ainsi le « ferment d’une
citoyenneté éclairée ».
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CONCLUSION
Plus qu’une simple appartenance à une communauté politique organisée autour d’un
État, nous avons découvert que la citoyenneté désigne l’exercice des droits et des
responsabilités que nous avons en tant que citoyens vis-à-vis de notre communauté.
Les droits des citoyens que nous sommes sont civils, politiques, économiques,sociaux
et culturels. Afin de mieux jouir d’eux, nous avons pour responsabilité d’obéir aux textes
qui régissent notre communauté, de nous instruire, de travailler pourparticiper à la 17
construction de notre nation, de payer nos taxes, d’aimer et de servirnotre patrie.
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