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Math Course 4

Le document traite des similitudes dans le plan complexe, en définissant les transformations selon les valeurs de a et b. Il explique comment une similitude peut être décomposée en une rotation et une homothétie, ainsi que les propriétés des points invariants. De plus, il souligne l'importance de maîtriser les opérations sur les nombres complexes et fournit des exercices pour renforcer la compréhension des concepts abordés.

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Math Course 4

Le document traite des similitudes dans le plan complexe, en définissant les transformations selon les valeurs de a et b. Il explique comment une similitude peut être décomposée en une rotation et une homothétie, ainsi que les propriétés des points invariants. De plus, il souligne l'importance de maîtriser les opérations sur les nombres complexes et fournit des exercices pour renforcer la compréhension des concepts abordés.

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P ROPOSITION 1.

47
Soient (a, b) ∈ C∗ × C. Soit f la similitude du plan représentée dans le plan complexe par z 7→ az + b .
– Si a = 1, f est la translation de vecteur d’affixe b .
– Si a 6= 1, f admet un unique point invariant Ω ( f (Ω) = Ω ) appelé centre de la similitude. De plus, dans ce cas, si
1. α est un argument de a ,
2. r est la rotation de centre Ω et d’angle α ( r Ω,α ),
3. h est l’homothétie de centre Ω et de rapport |a| ( hΩ,|a| ),
alors f s’écrit comme la composée de h et r : f = r ◦ h = h ◦ r . Le réel |a| est appelé le rapport de la similitude et α
est une mesure de l’angle de la similitude. En particulier,
– si a ∈ R∗ , f est l’homothétie de centre Ω et de rapport |a|.
– si |a| = 1, f est la rotation de centre Ω et d’angle α.

Démonstration
– Si a = 1, on reconnaît l’application étudiée dans la proposition 1.9.
– Supposons maintenant a 6= 1 et recherchons les points invariants par f . Soit un tel point qu’on suppose d’affixe z0 . z0 est alors
b
solution de l’équation z0 = az0 +b . Cette équation possède une et une seule solution qui est z0 = (car a 6= 1 !). Notons Ω le
1−a
point d’affixe z0 . Ω est donc l’unique point invariant de f . Soient M un point d’affixe z . Notons M le point d’affixe z ′ = f (z).

On a : z ′ − z0 = a(z − z0 ). Soient α un argument de a , h l’homothétie hΩ,|a| et r la rotation r Ω,|a| . Vérifions que f s’écrit comme
la composée de h et de r . Notons z1 l’affixe de r (M) et z2 celle de h(r (M)). D’après les propositions 1.43 et 1.13 :

z1 − z0 = e iα (z − z0 )

z2 − z0 = |a|(z1 − z0 )
donc
z2 − z0 = |a|e iα (z − z0 ) = a(z − z0 )
ce qui prouve que z2 = z ′ et donc que z2 est l’affixe de f (M) On a donc bien montré que f = h ◦ r . On montre de la même façon
que f = r ◦ h .
Multimédia : On donne un rapport, un angle et un centre. On pointe avec la souris
sur un z du plan complexe et le logiciel construit l’image de z par la rotation ,
puis l’image de ce point par l’homothétie

En résumé
1 il faut savoir manipuler parfaitement les opérations suivantes sur les nombres complexes : addition, multiplication,
conjugaison, calcul du module ou d’un argument.
2 il faut connaître parfaitement les formules d’Euler et de Moivre.
3 la fonction exponentielle complexe doit être bien maîtrisée. La technique de factorisation par les angles moitiés
est d’un usage fréquent dans les exercices.
4 il faut savoir calculer les racines carrées d’un nombre complexe ainsi que les solutions d’une équation du second
degré à coefficients complexes.
5 il faut avoir bien compris les groupes U et Un tant au niveau algébrique que géométrique.
6 les différentes transformations du plan doivent être bien maîtrisées ainsi que la traduction en terme d’affixe des
notions d’angle ou de distance.
Il est essentiel de compléter la lecture de ce chapitre par celle des paragraphes suivants de l’annexe B :
1 Trigonométrie, voir paragraphe B.1 page 1155.
2 Calculs de sommes, voir paragraphe B.2 page 1158.
3 Trigonométrie et complexes, voir paragraphe B.3 page 1164.
4 Calculs sur des polynômes, voir le paragraphe B.4.1 page 1168 consacré au trinôme du second degré ainsi que le
paragraphe B.4.4 page 1176 consacré à la factorisation des polynômes grâce aux racines de l’unité.

40
16.
Suites & 21.
Fonctions Polynômes
Complexes

Théorème de
d’Alembert
Partie
Imaginaire

1. Nombres
Partie
Complexes
Module
Imaginaire

Partie Réelle

Partie Réelle Argument

Norme
Conjugué

Base (1,i ) Applications


linéaires
Angle

Base (1, j ) Symétrie


Axiale
24. Di-
mension
des E.V. 2.
Géométrie
Plane

41
1.11 Exercices
1.11.1 Forme algébrique - Forme trigonométrique
Exercice 1.1 ♥
Donner l’écriture algébrique des nombres complexes suivants :
¡1 ¢¡1 ¢ 1
1. z1 = 3 − 2i 2 + 2i 3. z3 = 1+3i 5. z5 = (2 + i )3
2−i
2. z2 = (1 − 2i )2 4. z4 = 1+i 6. z6 = (1 + i )2 − (2 − i )2

Solution :
1 1 5. z5 = 2 + 11i
1. z1 = (7 − 5i ) 3. z3 = (1 − 3i )
6 10
1
2. z2 = −3 − 4i 4. z4 = (1 − 3i ) 6. z6 = −3 + 6i
2

Exercice 1.2 ♥
On donne les nombres complexes
µ p ¶ p
p p 1 3 −1 + i 3
z1 = ( 6 + i 2) +i et z2 = p .
4 4 1 3
2 +i 2

1. Mettre z1 et z2 sous forme algébrique a + i b .


2. Déterminer le module puis un argument de z1 , z2 et z1 z2 .
3. Déterminer le module puis un argument de Z = zz21 , Z′ = z26 . Écrire Z et Z′ sous forme algébrique.

Solution :
p ¡ p ¢³1 p ´
3
p −1 + i 3 −1 + i 3 2 −i 2 p
1. Un calcul direct donne : z1 = i 2 . De plus : z2 = p = ¯ p ¯ = 1+i 3 .
1 3 ¯ 1 3¯
2 + i 2 ¯ 2 + i 2 ¯
p iπ/2 ¡ p ¢
2. Il est alors clair que z1 = 2e et que z2 = 2 1/2 + 3/2i = 2e iπ/3 .
p p p
3. Comme Z = z1 /z2 = 2/2e i(π/2−π/3) = 2/2e iπ/6 , il vient |Z| = 2/2 et arg(Z) = π/6 [2π] d’où
p ³ ´
2 p ¡ ¢6
Z= 3 + i . De même, Z′ = z26 = 2e iπ/3 = 64e i2π = 64 .
3

Exercice 1.3 ♥
p !20 Ã
1+i 3
Déterminer le module et et un argument de z = .
1−i

p π p π 35π π
Solution : On montre facilement que 1 + i 3 = 2e i 3 et que 1 − i = 2e −i 4 d’où z = 210 e i 3 = 210 e −i 3 car 35π/3 =
(36π − π)/3. Le module de z est donc 210 et un argument de z est − π3 .

Exercice 1.4 ♥♥
1. Soit θ ∈ [−π, π]. Déterminer le module et un argument de : e iθ + 1 et e iθ − 1.
2. En déduire le module et un argument, pour θ ∈ ]−π, π[, de :
cos θ + i sin θ + 1
.
cos θ + i sin θ − 1

Solution :
1. Par factorisation par les angles moitiés (voir proposition 1.25 page 30 ), on trouve :
µ ¶
θ iθ −i θ θ θ
z =e iθ
+ 1 = ei 2 e +e
2 2 = 2cos e i 2 .
2

42
Il reste à étudier le signe de cos θ2 . Comme θ ∈ [−π, π], alors θ
2 ∈ [−π/2, π/2] et cos θ2 Ê 0. Il vient donc :
θ θ
|z| = 2cos et arg(z) = [2π] . On montre de même que si z ′ = e iθ − 1 alors :
2 2

µ ¶ ³ ´
θ iθ −i θ θ iθ θ i θ+π
z ′
= ei 2 e −e
2 2 = 2i sin e = 2sin e
2 2 2 .
2 2

On étudie alors le signe de sin θ2 . Comme θ ∈ [−π, π], sin θ/2 Ê 0 si θ ∈ [0, π] et sin θ/2 < 0 si θ ∈ [−π, 0[. Donc :

¯ ¯  θ + π [2π]
¯ ′¯ ¡ ′¢  si θ ∈ [0, π]
¯z ¯ = 2 ¯¯sin θ ¯¯ et arg z = θ + 2
2 
 3π
[2π] si θ ∈ [−π, 0[
2

2. En utilisant les résultats de la question précédente, on obtient :

θ θ
cos θ + i sin θ + 1 e iθ + 1 e i 2 2cos 2 θ π
Z= = iθ = θ θ
= cotan e −i 2
cos θ + i sin θ − 1 e − 1
e i 2 2i sin 2
2

(
¯ ¯ ¯¯ ¯
θ¯ ¡ ¢ −π/2 si θ ∈ [0, π[
On obtient |Z| = |z| / ¯ z ′ ¯ = ¯cotan ¯ et arg(Z) = arg(z) − arg z ′ = .
2 − 3π
2 [2π] si θ ∈ ]−π, 0[

Exercice 1.5 ♥ ¡p ¢n
Trouver les entiers n ∈ N tels que 3 + i soit réel.
p π ¡p ¢n π
Solution : Comme 3 + i = 2e i 6 , si n ∈ N : 3 + i = 2n e in 6 . Ce nombre est réel si et seulement si n π6 ≡ 0 [π]
c’est-à-dire si et seulement si n est un multiple de 6.

Exercice 1.6 ♥
On considère, pour θ ∈ R et n ∈ N , le complexe z = [1 − sin θ + i cos θ]n . Déterminer les réels θ tels que Re (z) = 0.

Solution : En utilisant la factorisation par les angles moitiés (voir proposition 1.25 page 30 ), on trouve :

z = [1 + e i(π/2+θ) ]n = 2n cosn (π/4 + θ/2)e in(π/4+θ/2)

et donc :
Re (z) = 2n cos n (π/4 + θ/2) cos(nπ/4 + nθ/2)
Par suite : Re (z) = 0 si et seulement si θ = 2kπ + π/2 ou θ = (2k + 1)π/n − π/2 où k ∈ Z .

1.11.2 Polynômes, équations, racines de l’unité


Exercice 1.7 ♥
Soit P le polynôme défini dans C par :
P(z) = z 3 − z 2 + (5 + 7i )z + 10 − 2i .

1. Montrer que P possède une racine imaginaire pure.


2. En déduire une factorisation de P de la forme P(z) = (z − 2i )Q(z) où Q est un polynôme du second degré à
coefficients complexes.
3. Résoudre alors P(z) = 0 et factoriser complètement le polynôme P sur C.

Solution :
1. Le nombre complexe 2i est une racine de P.
2. P admet alors une factorisation de la forme P(z) = (z−2i )Q(z) avec Q (z) = az 2 +bz+c un polynôme à coefficients
complexes à déterminer. Par identification, on montre que Q (z) = z 2 + (−1 + 2i )z + 1 + 5i .
3. En appliquant le théorème de résolution des équations du second degré à coefficients complexes, on trouve que
les racines de Q sont −1 + i et 2 − 3i . On a donc : P = (z − 2i )(z + 1 − i ) (z − 2 + 3i ) .

43
Exercice 1.8 ♥
Déterminer les racines carrées des nombres complexes suivants :

1. z1 = −3 + 4i 3. z3 = −24 − 10i
2. z2 = −5 − 12i 4. z4 = −i

Solution :
1. On utilise la méthode vue en cours. Soit Z = X + i Y une racine carrée de z1 . (X, Y) vérifie le système :
 2 2
X + Y
 =5
X2 − Y2 = −3 .


XY >0

Par addition-soustraction des deux premières équations, il vient que 2X2 = 2 c’est-à-dire X = ±1 et 2Y2 = 8 c’est-à-
dire Y = ±2. On utilise alors que XY > 0 et on trouve que Z = 1 + 2i ou Z = −1 − 2i . Réciproquement, on vérifie
que ces deux solutions conviennent.
2. On procède de même et on trouve que les deux racines carrées de z2 sont 2 − 3i et −2 + 3i
3. On procède encore de la même façon et on trouve que les deux racines de z4 sont 1 − 5i et −1 + 5i .
4. On peut procéder comme avant. Mais on peut aussi utiliser la forme exponentielle de −i qui est −i = e i3π/2 donc
Z = ρe iθ est une racine carrée de −i si et seulement si
(
ρ =1

2θ = 2 [2π]

p
2
et alors ρ = 1 et θ = 3π/4[π]. Donc Z = e i3π/4 ou Z = e i7π/4 ce qui donne, sous forme algébrique Z = (1 − i )
2
p
2
ou Z = (−1 + i ) . On vérifie réciproquement que ces deux solutions conviennent.
2

Exercice 1.9 ♥
Déterminer les racines des polynômes suivants :

1. z 2 + i z + 5 − 5i 3. z 2 − i z + 1 − 3i
2. z 2 + z − i z − 5i 4. z 2 − 3i z − 3 − i = 0

Solution :
1. Le discriminant de z 2 + i z + 5 − 5i est ∆ = −21 + 20i . Une racine carrée de ∆ est 2 + 5i . Les racines du polynôme
sont donc : 1 + 2i et −1 − 3i .
2. Le discriminant de z 2 + z − i z − 5i est ∆ = 18i . Une racine carrée de ∆ est 3 + 3i . Les racines du polynôme sont
donc : 1 + 2i et −2 − i .
3. Le discriminant de z 2 − i z + 1 − 3i est ∆ = −5 + 12i . Une racine carrée de ∆ est 2 + 3i . Les racines du polynôme
sont donc : 1 + 2i et −1 − i .
4. Le discriminant de z 2 − 3i z − 3 − i = 0 est ∆ = 3 + 4i . Une racine carrée de ∆ est 2 + i . Les racines du polynôme
sont donc : 1 + 2i et −1 + i .

Exercice 1.10 ♥
Déterminer :
−4p
1. Les racines troisièmes de −8. 2. Les racines cinquièmes de −i 3. Les racines sixièmes de 1+i 3

Solution : Soit z = ρe iθ ∈ C avec ρ ∈ R∗+ et θ ∈ R.


1. On a −8 = 8e iπ et z est une racine troisième de −8 si et seulement si ρ3 = 8 et 3θ = π [2π]. Il vient alors ρ = 2
et θ = π/3 [2π/3]. Donc z = 2e iπ/3 ou z = 2e i(2π/3+π/3) = 2e iπ = −2 ou z = 2e i(4π/3+π/3) = 2e i5π/3 = 2e −iπ/3 .
On vérifie réciproquement que ces trois nombres conviennent.

44
π
2. Comme −i = e −i 2 , on a : z 5 = −i si et seulement si ρ5 = 1 et 5θ ≡ − π2 [2π] c’est-à-dire si et seulement si ρ = 1 et
£ 2π ¤ π
π
θ = − 10 5 . Les cinq racines cinquièmes de −i sont donc : e i(4k−1) 10 avec k ∈ ‚0, 4ƒ.
2iπ
−4p −4p 2π
3. De même, on montre que 1+i 3
= 2e 3 . Par conséquent, z 6 = 1+i 3
si et seulement si ρ6 = 2 et 6θ ≡ 3 [2π],
p £π¤ (3k+1)π
c’est-à-dire si et seulement si : ρ = 6 2 et θ ≡ π9 3 . Les six racines sixième de −4p
1+i 3
sont donc : e i 9 avec
k ∈ ‚0, 5ƒ.

Exercice 1.11 ♥♥
Résoudre dans C l’équation
(z − 1)6 + (z − 1)3 + 1 = 0 (⋆)

p 2iπ
3
Solution : Posons Z = (z − 1)3 . L’équation devient alors Z2 + Z+ 1 = 0 qui admet deux solutions : Z1 = − 21 + i 2 =e
3
p 2iπ (6k+2)π
et Z2 = − 21 − i 2
3
= e− 3 . On a alors (z − 1)3 = Z1 ou (z − 1)3 = Z2 . La première équation amène : z = ei 9 +1
(6k−2)π
avec k ∈ ‚0, 2ƒ et la seconde : z = e i 9 + 1 avec k ∈ ‚0, 2ƒ. On vérifie réciproquement que ces six nombres sont
solutions de (⋆).

Exercice 1.12 ♥♥
1. Résoudre dans C , l’équation
(1 + i z)5 = (1 − i z)5 (⋆) (1.1)
π 2π
2. En déduire les valeurs de tan et tan , que l’on exprimera sous la forme :
5 5
q
p
p + q n, (n, p, q) ∈ N2 × Z

π
3. En déduire la valeur de tan .
10

Solution :
1+iz
1. Soit z une solution de (⋆). z 6= −i donc 1−i z 6= 0. Posons U = . Le nombre complexe U doit vérifier U5 = 1.
1−iz

En posant ω = e i 5 , il existe k ∈ ‚0, 4ƒ tel que :
U = ωk
Alors : µ ¶
ωk − 1 kπ
z = −i k = tan
ω +1 5


On vérifie réciproquement, que z = tan est solution pour k ∈ ]0, 4[.
5
2. Résolvons de façon différente l’équation (⋆) en développant les deux membres à l’aide de la formule du binôme
de Newton :

1 + 5(i z) + 10(i z)2 + 10(i z)3 + 5(i z)4 + (i z)5


= 1 − 5(i z) + 10(i z)2 − 10(i z)3 + 5(i z)4 − (i z)5
⇐⇒ 5i z + 10(i z)3 + (i z)5 = 0
£ ¤
⇐⇒ z z 4 − 10z 2 + 5 = 0

Et si z est une solution non-nulle, Z = z 2 est racine du trinôme

Z2 − 10Z + 5 = 0

qui possède deux racines réelles : p p


Z1 = 5 − 2 5 Z2 = 5 + 2 5
et donc, les racines de (⋆) sont :
q q
p p
0, ± 5 + 2 5, ± 5−2 5

45
kπ π 2π
Comme tan est strictement positif pour k = 1, 2, et comme tan < tan , on trouve que
5 5 5
q q
π p 2π p
tan = 5−2 5 et tan = 5+2 5
5 5

3. En utilisant la formule de trigonométrie :


2tan θ
tan 2θ =
1 − tan2 θ
π π
avec θ = , et en posant A = tan , A doit vérifier :
10 10
q q
p p
5 − 2 5 A2 + 2A − 5 − 2 5 = 0

et A est alors la seule racine positive de ce trinôme :


p
5−2
A= p p
5−2 5

Exercice 1.13 ♥♥
Résoudre les équations suivantes d’inconnue z ∈ C :
µ ¶ µ ¶
z +i z +i 2 z +i 3 2. (z + i )n = (z − i )n
1. 1 + + + =0
z −i z −i z −i

Solution :
1. Soit z une solution de la première équation. On a nécessairement z 6= i car i n’est pas une solution de l’équation.
z +i
Posons Z = . Ce complexe vérifie 1 + Z + Z2 + Z3 = 0. Remarquons que Z 6= 1 car il n’existe pas de complexe
z −i
z +i 1 − Z4
z tel que = 1. Donc 1 + Z + Z2 + Z3 = et Z vérifie : 1 − Z4 = 0. Le complexe Z est donc une racine
z −i 1−Z
Z+1
quatrième de l’unité différente de 1, ce qui amène Z = i , −1, −i . On écrit ensuite que z = i et on trouve les
Z−1
trois solutions z = 1, 0, −1 . On vérifie réciproquement que ces trois nombres sont solutions de l’équation.
2. Considérons maintenant une solution z de la deuxième équation. Comme précédemment, il est clair que z 6= i .
z +i 2ikπ
Posons U = . Il vient alors Un = 1 et donc U est une racine n -ième de l’unité différente de 1 : U = e n avec
z −i
k ∈ ‚1, n − 1ƒ . On écrit alors que
2ikπ
U+1 e n +1
z =i = i 2ikπ
U−1 e n −1
n kπ
o
Après factorisation par l’angle moitié, on trouve que z ∈ cotan ; k ∈ ‚0, n − 1ƒ . On vérifie réciproquement
n
que ces nombres sont solutions de l’équation.

Exercice 1.14 ♥♥
Résoudre
z3 = z

Solution : ♥♥ On remarque ¯ ¯ que z = 0 est une solution de cette équation. Supposons alors z 6= 0. En prenant les
modules, on a : |z|3 = ¯ z ¯ = |z| et donc :|z| = 1. Si z est solution, alors en multipliant par z on trouve que z 4 = |z|2 = 1
d’où z ∈ {1, i , −1, −i }. On vérifie réciproquement que ces solutions conviennent. L’ensemble solution de l’équation est
donc : {0, 1, i , −1, −i } .

Exercice 1.15 ♥
Soit ω une racine n -ième de l’unité différente de 1. On pose
X
n−1
S= (k + 1) ωk .
k=0

46
Déterminer une valeur de S .
Indication 1.9 : On pourra calculer (1 − ω) S .

Solution :
X
n−1
(1 − ω) S = (1 − ω) (k + 1) ωk
k=0
X
n−1 ³ ´
= (k + 1) ωk − ωk+1
k=0
¡ ¢ ¡ ¢ ¡ ¢
= (1 − ω) + 2 ω − ω2 + 3 ω2 − ω3 + . . . + n ωn−1 − ωn
2
= + . . . + ωn−1} +nωn par télescopage
|1 + ω + ω {z
=0
= n
n
et S = .
ω−1

Exercice 1.16 ♥♥
Soit n ∈ N, n Ê 2. Calculer le produit des éléments de Un .

Solution :

Y Y
n−1 2ikπ Y ³ 2iπ ´k
n−1 ³ 2iπ ´1+2+...+n−1 ³ 2iπ ´ n(n−1)
2 2iπn(n−1)
ξ= e n = e n = e n = e n =e 2n = e i(n−1)π = (−1)n−1
ξ∈Un k=0 k=0

Exercice 1.17 ♥
Résoudre dans C l’équation
1 + 2z + 2z 2 + · · · + 2z n−1 + z n = 0

Indication 1.9 : Multiplier par (1 − z).

Solution : Soit z une solution de l’équation. Comme 1 n’est pas solution de l’équation, nécessairement z 6= 1. En
multipliant l’équation par (1 − z), on se ramène à l’équation équivalente :

(1 + z)(1 − z n ) = 0

Les solutions de cette équation sont les racines n -ièmes de l’unité différentes de 1 ainsi que −1.

Exercice 1.18 ♥♥
2iπ
Pour n Ê 2, on note ω = e n . Calculer les sommes suivantes :
n−1
X X ³n ´
n−1 X¯
n−1
¯ k
¯
¯
S1 = ωk p (p ∈ Z ), S2 = ωk , S3 = ¯ω − 1¯.
k=0 k=0 k k=0

Solution :
• La première somme est géométrique de raison ωp . La raison est différente de 1 si et seulement si p n’est pas un
multiple de n . Alors
ωpn − 1
S1 = = 0
ωp − 1
Si p est un multiple de n , on trouve S 1 = n .
• La deuxième somme se calcule grâce à la formule du binôme :
à !
Xn n π
S2 = ωk − ωn = (1 + ω)n − 1 = −2n cosn −1
k=0 k n

en utilisant la factorisation par l’angle moitié

47
• La troisième somme se calcule en remarquant que
¯ ¯ ¯ ¯
¯ k ¯ ¯ kπ ¯ kπ
¯ω − 1¯ = 2 ¯sin ¯ = 2sin
n n

La première égalité est une conséquence de la factorisation de l’angle moitié et la seconde provient du fait que sinus
est positif si k ∈ ‚0, n − 1ƒ . On introduit alors la somme E des exponentielles imaginaires correspondante que l’on
calcule et finalement,

X
n−1 ikπ e iπ − 1 2i e − 2n
E=2 e n =2 π = π
k=0 ei n − 1 sin 2n
³ π
´
S 3 = Im(E) = 2cotan
2n

Exercice 1.19 ♥♥♥ Racines primitives de l’unité


Soit n ∈ N, n Ê 1 et soit ω ∈ Un . On dit que ω est une racine primitive n -ième de l’unité si et seulement si toute racine
n -ième de l’unité s’écrit comme une puissance de ω. Autrement dit :
n o
Un = ωk | k ∈ Z

2ikπ
Soit k ∈ ‚0, n − 1ƒ. Montrer que ω = e n est une racine primitive n -ième de l’unité si et seulement si k est premier
avec n .

Solution :
⇒ Par contraposée, si k et n ne sont pas premiers entre eux, alors ils admettent un diviseur commun d 6= ±1 : n = dn ′
µ ¶n ′
′ ′ ′ n′ 2iπk ′ d
et k = dk avec n , k ∈ N. En particulier, w = e n = 1 et

© ª
w r | r ∈ N ⊂ Un ′ Ú Un

car n ′ < n . On en déduit que ω n’est pas primitive.


⇐ Si k et n sont premiers entre eux alors d’après le théorème de Bézout, il existe a, b ∈ Z tels que ak + bn = 1. Donc
pour tout l ∈ ‚0, n − 1ƒ ,
µ ¶al
2ikπ 2ik al π 2i(1−bn)l π 2il π
e n =e n =e n =e n

et ω est bien primitive.

Exercice 1.20 ♥♥♥


2iπ
Posons ω = e 7 et considérons X = ω + ω2 + ω4 et Y = ω3 + ω5 + ω6 .
1. Montrer que Y = X et que ImX > 0.
2. Calculer X + Y et XY. En déduire que X et Y sont solutions d’une équation du second degré puis calculer X et Y.
3. Exprimer Re X en fonction de cos 2π
7 .

4. En déduire que cos 2π 3 2


7 est une racine du polynôme 8x + 4x − 4x − 1 = 0.

Solution : On remarque que ω est une racine septième de l’unité.


1. On remarque que ω = ω6 , ω2 = ω5 et ω¯4 = ω3 .¯ Il est donc clair que Y = X . Par ailleurs, comme 2π , 4π ∈ [0, π],
£ π¤ 7 7
on a : sin 7 > 0 et sin 7 > 0. De plus ¯sin 7 ¯ = sin 7 < sin 7 car sin est croissante sur 0, 2 . Donc ImX =
2π 4π 8π π 2π

sin 2π 4π 8π
7 + sin 7 + sin 7 > 0.
1 − ω7
2. On applique le cours : 1 + ω + ω2 + ω3 + ω4 + ω5 + ω6 = = 0 car ω7 = 1. Il vient alors que X + Y = −[Link]
1−ω
ailleurs
XY = ω4 + ω5 + ω6 + 3ω7 + ω8 + ω9 + ω10 = ω4 + ω5 + ω6 + 3 + ω + ω2 + ω3 = 2.
En utilisant les relations entre les coefficients et les racines d’un trinôme du second
p
degré, on obtient que
p
X et Y
sont racines du trinôme X2 + X + 2. On en déduit que, comme ImX > 0, X = − 21 + i 27 et que Y = − 21 − i 27 .

48
¡ ¢ ¡ ¢
3. Remarquons que Re ω4 = Re ω3 . Donc :
¡ ¢
Re X = Re ω + ω2 + ω4
¡ ¢
= Re ω + ω2 + ω3
2π 2π 2π
= cos + cos 2 + cos 3
7 7 7
2π 2 2π 2π 2π
= cos + 2cos − 1 + 4cos3 − 3cos
7 7 7 7
3 2π 2 2π 2π
= 4cos + 2cos − 2cos −1
7 7 7

4. Comme Re (X) = −1/2, l’égalité précédente devient :


1 2π 2π 2π
− = 4cos3 + 2cos2 − 2cos − 1
2 7 7 7

Soit :
2π 2π 2π
8cos3 + 4cos2 − 4cos −1 = 0
7 7 7

et on prouve que cos 2π


7 est une racine du polynôme.

1.11.3 Application à la trigonométrie


Exercice 1.21 ♥
Pour x ∈ R, linéariser les expressions suivantes :

1. sin2 x 3. sin4 x 5. cos x sin2 x 7. cos a cos b


4 5 2 2
2. cos x 4. sin x . 6. cos x sin x 8. cos a cos b cos c

Solution :
1. Par la trigonométrie : sin2 x = (1 − cos(2x)) /2
2. On utilise les formules d’Euler et la formule du binôme :
µ ¶4
e i x + e −i x
cos4 x =
2
1 ³ i4x ´
= e + 4e i2x + 6 + 4e −2i x + e −4i x
16
1
= (cos(4x) + 4cos(2x) + 3) .
8

1
3. On procède comme avant. On trouve sin4 x = (cos(4x) − 4cos(2x) + 3) .
8
1
4. De même, on obtient sin5 x = (sin(5x) − 5sin(3x) + 10sin(x)) .
16
5. On calcule
1 ³ ix ´³ ´2
cos x sin2 x = − e + e −i x
e ix
− e −i x
23
1 ³ ´
= − 3 e i3x + e −i3x − e i x − e −i x
2
1
= − (cos(3x) − cos(x)) .
4

1
6. De même : cos2 x sin2 x = (− cos(4x) + 1)
8

1
7. Par la trigonométrie ou en utilisant les formules d’Euler : cos a cos b = (cos (a − b) + cos (a + b)) .
2
8. On utilise les formules d’Euler :
1
cos a cos b cos c = (cos (a − b − c) + cos (a − b + c) + cos (a + b − c) + cos (a + b + c)) .
4

49
Exercice 1.22 ♥
Pour tout x ∈ R, transformer :
1. cos(3x) en un polynôme en cos x .
2. sin(3x) en un polynôme en sin x .
3. cos(4x) en un polynôme en cos x .

Solution :
1. D’après la formule de Moivre et la formule du binôme :

cos(3x) + i sin(3x) = (cos x + i sin x)3


= cos3 x + 3i sin x cos2 x − 3cos x sin2 x − i sin3 x

et il vient en identifiant les parties réelles et imaginaires : cos(3x) = cos3 x − 3cos x sin2 x mais sin2 x = 1 − cos2 x
donc cos 3x = 4cos3 x − 3cos x .

2. Il vient aussi sin(3x) = 3sin x cos2 x − sin3 x . Comme cos2 x = 1 − sin2 x , on obtient : sin(3x) = 3sin x − 4sin3 x

3. On procède de même que dans la première question et on trouve cos(4x) = 8cos4 x − 8cos2 x + 1 .

Exercice 1.23 ♥ Équations trigonométriques


Résoudre dans l’ensemble des nombres réels les équations trigonométriques suivantes :
¡ ¢ ¡ ¢
1. cos(2x) + cos(x) = 0 5. cos 2x − π3 = sin x + 3π
4
2. sin x cos x = 1/4 6. sin x − 1/ sin x = 3/2.
¡ ¢ ¡ ¢
3. tan 3x − π5 = tan x + 4π
5 7. sin x + sin 3x = 0
p p p
4. cos x − 3sin x = 1 8. 3cos x − 3sin x = 6

Solution :
1. cos(2x) + cos(x) = 0 ⇐⇒ cos (2x)£ = ¤− cos (x) ⇐⇒ cos (2x) = cos (x + π) ⇐⇒ 2x = x + π [2π] ou 2x = −x −
π [2π] ⇐⇒ x = π [2π] ou x = − π3 2π
3 .
2. D’après les formules de trigonométrie, cos x sin x = sin (2x) /2 donc cos x sin x = 1/4 ⇐⇒ sin (2x) = 1/2 ⇐⇒ 2x =
π/6 [2π] ou 2x = π − π/6 [2π] ⇐⇒ x = π/12 [π] ou x = 5π/12 [π].
¡ ¢ ¡ ¢ £π¤
3. tan 3x − π5 = tan x + 4π π 4π
5 ⇔ 3x − 5 = x + 5 [π] ⇐⇒ 2x = π [π] ⇐⇒ x = 0 2 .
p p ¡π ¢
3
4. cos x − 3 sin x = 1 ⇐⇒ 21 cos x − sin x = 21 ⇐⇒ cos π3 cos x − sin π3 sin x = cos π3 ⇐⇒ cos
2 3 + x = cos π3 ⇐⇒
π π
3 + x = 3 [2π] ou π3 + x = − π3 [2π] ⇐⇒ x = 0 [2π] ou x = − 2π 3 [2π]
¡ ¢ ¡ ¢ ¡ ¢ ¡ ¡ ¢¢ ¡ ¢ ¡ ¢
5. cos 2x − π3 = sin x + 3π π
4 ⇐⇒ cos 2x − 3 = cos
π
− x + 3π ⇐⇒ cos 2x − π3 = cos −x − π4 ⇐⇒ 2x − π3 =
π π π π
£ 2π ¤2 4

−x − 4 [2π] ou 2x − 3 = x + 4 [2π] ⇐⇒ x = 36 3 ou x = 12 [2π]
6. On suppose que x 6= 0 [π] On a : sin x − 1/ sin x = 3/2 ⇐⇒ sin2 x − 1 = 3/2sin x ⇐⇒ sin2 x − 3/2sin x − 1 = 0. On
effectue le changement de variable X = sin x et on cherche les racines du trinôme X2 − 3/2X − 1 = 0. On trouve 2
et −1/2. Seule la deuxième racine amène des solutions pour notre équation. On résout alors sin x = −1/2 et on
trouve x = −π/6 [2π] et x = π/6 + π [2π] = 7π/6 [2π].
£π¤
7. Cette équation se traite comme la première. On trouve x = 0 2
1
8. On multiplie les deux membres de l’équation par p
2 3
et on effectue alors des calculs similaires à ceux de la
π
troisième. On trouve x = 12 [2π] ou x = − 5π
12 [2π].

Exercice 1.24 ♥♥ Équations trigonométriques


Résoudre les équations trigonométriques suivantes :

1. cos(2x) + cos(x) = −1 2. cos4 x + sin4 x = 1 3. cos x + cos 2x + cos 3x = −1

Solution :
2
1. On utilise les formules de duplication : cos(2x) + cos(x) ¢ ⇔ 2cos
¡ =π −1 x − 1 + cos x = −1 ⇐⇒ cos x (2cos x + 1) =
0 ⇐⇒ cos x = 0 ou cos x = − 2 ⇐⇒ x = 2 [π] ou x = π + 3 [2π] = 3 [2π] ou x = − 4π
1 π 4π
3 [2π].

50

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