Guide de L'Utilisateur Manuel Technique
Guide de L'Utilisateur Manuel Technique
MANUEL TECHNIQUE
CALSTEN Version 9.4
Guide de l’utilisateur – Manuel Technique
Sommaire
1. Généralités................................................................................................................ 3
1.1 Les murs de soutènement ..................................................................................................................... 3
3.4.3 Synthèse....................................................................................................................................... 54
1. Généralités
Un mur de soutènement est un ouvrage vertical ou sub-vertical dont la fonction est de retenir un remblai sur une emprise
réduite.
• Les murs poids qui s’opposent seuls à la poussée du remblai (et de dimensions relat ivement massives) ;
• Les murs cantilever (ou en T inversé), en béton armé, de sections plus réduites et qui ont pour principe d’associer
Jusqu’à l’arrivée du béton armé vers la fin du XIXe siècle, les murs poids étai ent exclusivement employés. Certains ouvrages
légués par nos ancêtres montrent une maîtrise indéniable du dimensionnement et de la mise en œuvre.
Les murs de soutènement sont une solution adapt ée pour des hauteurs de terres all ant jusqu’à 6/8m.
Pour des hauteurs plus importantes, les sollicitations en pied induites par les poussées conduisent à des sections trop
importantes et il devient plus avantageux d’opter pour des ouvrages de type parois clouées ou microberlinoises dont on
La mise en place d’appuis intermédiaires (clous inclinés traversants) permet de répartir la charge sur l’ensemble de
l’ouvrage contrairement au mur de soutènement où les poussées sont équilibrées par le seul encastrement en pied.
Ces parois sont des ouvrages « non tradi tionnels » : leur réalisation doit être confiée à des entreprises spécialisées (trava ux
spéciaux). Ils font l’objet d’une méthode de calcul spécifique (modules de réaction, équilibre élastoplastique…) qui n’est
Si un dimensionnement « à l’œil » est encore possible pour de petits ouvrages, les choses se compliquent pour des
hauteurs supérieures à 3m, des chargements spécifiques… et le recours à l’ingénierie devient nécessaire.
Le logiciel CALSTEN a été élaboré à cette attention et se pose en alternative gratuite aux logiciels du commerce dont le
Il peut être utilisé dans un cadre personnel, éducatif ou professionnel pour peu que la mise en page ne soit pas modifiée
et que vous acceptiez le fait que la responsabilité du concepteur ne saurait être engagée quels qu’en soient l’usage et les
conséquences.
A l’attention des utilisateurs "néophytes" du bâtiment : soyez sûrs de bien comprendre la signification de chaque
paramètre, faites preuve de bon sens et ne vous lancez pas dans une réalisation sur la seule base d’un logiciel qui semble
1.2.2 Fonctionnalités
CALSTEN permet le calcul automatique des murs de soutènement de type cantilever et le s murs poids.
Après génération des combinaisons d'action règlementaires, le programme effectue les calculs suivants :
• Vérification de la stabilité interne : calcul des armatures avec choix de la fissuration et tracés des armatures en
L'ensemble des calculs est synthétisé sur une feuille de format A4 directement imprimable.
• géométrie du mur entièrement paramétrable : fruit avant / arrière, permettant aussi bien le calcul en mur
• paramétrage du remblai en configuration "plat / pente / replat" permettant de traiter la grande majorité des
• prise en compte sur talus de deux charges réparties, d'une charge ponctuelle ou linéique et en tête de mur de 2
• calcul automatique des coefficients de poussée au choix suivant les méthodes de Coulomb-Poncelet, Caquot-
Kérisel et Rankine ;
• calcul des pressions sur les écrans suivant les méthodes de Krey, Sprangler & Gerber ou Boussinesq ;
• prise en compte de la butée des terres en aval avec bêche et paramétrage de la part de butée mobilisée ;
• calcul des coefficients de poussée en zone sismique suivant la méthode de Mononobe – Okabe.
Les critères de stabilité externe (stabilité au glissement, stabilité au renversement et vérification de la capacité portante
du sol) sont menés au choix suivant l'Eurocode 7 (via sa norme d’application nationale NF P94-261) ou l’ancienne cadre
Les critères de stabilité interne (calcul des armatures et contraintes béton dans le parement et la fondation) sont menés
suivant l’Eurocode 2 ou les règles BAEL (en cohérence avec le règlement retenu pour le calcul de la stabilité externe).
Le calcul des poussées (calcul des coefficients de poussé/butée, définition des écrans de calcul, répartition des pressions
le long des écrans), intègrent les préconisations du SETRA ainsi que la littérature traitant du sujet (tables de Caquot-Kérisel,
Le calcul des poussées dynamiques (séisme) s’appuie sur la théorie de Mononobe-Okabe, avec le paramétrage défini dans
le PS92 ou l’EC8.
Des macros VBA ont été développées pour faciliter l’utilisation de la feuille :
• gestionnaire de données permettant l'enregistrement de plusieurs cas d'étude sur le même fichier ;
• plan automatique de coffrage / ferraillage sur la base des données obtenues en calcul.
1.2.3 Limites
• terrains multicouches ;
2. Manuel utilisateur
Définition des
hypothèses
Vérification de la
stabilité externe
Calcul des
armatures
• pour le parement : hauteur ( HP), épaisseur en tête (eP), fruit avant (fav) et arrière (far) ;
• pour la fondation : débord de semelle côté aval, ou patin (dav), débord de semelle côté amont, ou talon (dar),
Commentaires
• les fruits avant et arrière permettent d'optimiser le calcul de résistance du voile (le voile s'épaississant à mesure
que les sollicitations augmentent). Le fruit avant a également un aspect "psychologique", les murs ayant toujours
tendance à s'incliner dans le sens du basculement (sans que cela traduise pour a utant un problème structurel). La
mise en place de fruits devient intéressante pour des hauteurs supérieures à 3m. Le fruit arrière peut pr endre une
valeur négative.
• largeur de semelle : elle conditionne la stabilité externe du mur. On peut influer sur deux paramètres : le patin
(partie avant) ou le talon (face arrière). Le talon arrière est avantageux par rapport au patin avant pour la stabilité
externe (on fixe généralement un patin "de principe" de l'ordre de 0.1m, permettant le calage des banches et on
ajuste le talon). Exception : en cas de sol de qualité médiocre, il convient d'augmenter sur le talon avant pour
2.2.2 Charges
Il est possible de saisir deux charges réparties, calculées selon la méthode de Krey. On peut définir le type de charge ( G ou
Q), l’intensité de la charge, la cote de départ par rapport au-dessus du mur (xi) et la cote de fin (xf). Les deux charges
peuvent se chevaucher.
On peut définir au choix une charge linéique L1 (type poids d'un mur paral lèle) ou une charge ponctuelle P1 (type roue de
camion), calculée selon la méthode définie en hypothèse (Krey ou Sprangler&Gerber).
Enfin on peut définir deux torseurs 2D ( V, H, M) en tête de mur, suivant deux cas de charge : G ou Q. Les conventions de
signe sont les suivantes : pour une valeur positive, V est dirigé vers le bas, H et M dans le sens du basculement.
2.2.3 Séisme
Selon le règlement de calcul choisi, on définit les hypothèses définissant l’action sismique :
• Règlement PS92 :
• Règlement EC8 :
Les coefficients de poussée sismiques sont calculés aut omatiquement, selon la méthode de Mononobe-Okabe.
3
• les poids volumiques du parement ( M) et de la semelle ( S). Par défaut, on fixe M et S à 2.40T/m ;
• les enrobages du parement ( eM) et de la semelle (eS), fixées par défaut à 3cm et 5cm ;
• les résistances caractéristiques du béton (fc) et des armatures (fe), fixées respectivement à 25 et 500 MPa par
défaut ;
en règlement Eurocode : limitation de l’ouverture de fissures wk à 0.4, 0.3, 0.2mm, ou sans limitati on.
A B
HR
He
On définit ici :
• les caractéristiques du remblai (terrain "amont") : hauteur ( HR), inclinaison du talus ( ), section horizontale ( A) et
inclinée de l’angle ω ( B), le poids volumique du remblai ( ), l’angle de talus naturel et angle de frottement sol /
parement ( )
• les caractéristiques du sol d'assise : contrainte de sol ELS ( ELS) et angle de frottement sol / semelle ( S) ;
• les caractéristiques du terrain aval , permettant de paramétrer la butée : part mobilisée ( K'p/Kp), fiche du mur (D),
arase active ( zi), poids volumique ( ) et angle de talus naturel ( ) ;
• les hauteurs de nappe (He1 / He2) amont et aval pour le calcul des poussées hydrostatique et hydrodynamique
• la méthode de calcul des coef ficients de poussée : Caquot-Kérisel, Coulomb Poncelet ou Rankine ;
• le modèle de calcul des contraintes sur écran : méthode de Krey ou méthode de Sprangler & Gerber ;
• la prise en compte ou non de la minoration de la contrainte en cas de charge inclinée . Le coefficient i δ est défini
dans le fascicule 62 et le DTU13.12 et permet de déduire la contrainte limite sous charge inclinée à partir de la
contrainte verticale définie dans le ra pport géotechnique, suivant deux catégories de sols (cohérents et frottants).
Le schéma interactif permet de visualiser rapidement les hypothèses principales (talus incliné, charges, nappe, séisme,
butée…).
Chargement réparti
Chargement
en tête de mur
Géométrie du mur
Chargement ponctuel
Séisme
Terrain aval
Nappe
Terrain pris en
Ce groupe de macros permet l’ouverture, l’enregistrement, l a mise à jour ou l’impression de cas d’études enregistrés.
a b c d e
a. Ajouter un enregistrement
b. Ouvrir un enregistrement
Nota : par défaut, le menu affiche le cas ouvert. Vous avez la possibilité de renommer cet enregistrement en modifiant
Cette macro permet d’importer des cas enregistrés dans un autre fichier de type CALSTEN en version 9.4.
f g h
Ce bouton permet de réinitialiser la feuille avec les paramètres par défaut, en fonction des options cochées :
• Dimensions et ferraillage ;
g. Calcul auto
Cette macro permet d’effectuer un dimensionnement automatique du mur. Les cellules à ajuster doivent être vidées
h. Options de calcul
Ces paramètres sont situés hors de la zone imprimable, à droite du menu "Hypothèses". Sauf cas particulier, il n'est pas
recommandé de les modifier. En cas de doute, la macro "Reset" réinitialise tous les paramètres sur leurs valeurs courantes.
o Rapport du poids saturé sur poids sec sec (par défaut : 1.00) ;
o Taux d’encastrement spécifique De/B (pour le calcul de la minoration de contrainte en sol frottant).
o Prise en compte ou non de la portion stabilisatrice des charges sur talus (portion située dans l’emprise
du débord de semelle) ;
o Cohésion non drainée pour le cal cul du glissement en présence d’une nappe ;
o Classe d’acier EC2 (par défaut, cla sse A en zone non sismique et B en zone sismique) ;
i
j
i. Mode d’affichage
Cette case à cocher permet l’affichage du détail des calculs dans la page de dimensionnement.
k. Imprimer la fiche
Cette macro permet d’imprimer la synthèse des calculs sur une feuille A4.
l. Copier la fiche
Cette commande permet de copier la synthèse des calculs dans le presse-papiers. Pour une incorporation « propre » sur
m. Manuel utilisateur
Les poussées des terres et surcharges génère un effort horizo ntal de glissement à la base du mur. Pour satisfaire l ’équilibre,
cette action doit être équilibrée par le frottement sous fondation et/ou l’effort de butée frontale du terrain aval.
Le calcul du basculement n’est pas règlementaire car englobé par le critère de surface comprimée (vu plus loin). Elle permet
La vérification est faite sous combinaisons ELU fondamentales (statique) et ELU accidentelles (sismique). CALSTEN retient
La vérification du poinçonnement est effectuée sous combinaisons ELS, ELUF et ELUA. On définit une contrainte « de
• en combinaisons ELS, la contrainte de référence doit être inférieure à la contrainte de service définie en
hypothèse σELS ;
• en combinaisons ELUF, la contrainte maximale est fixée à 1.5 fois la contrainte σELS ;
La surface comprimée est calculée en combinaisons ELS et ELU (fondamentales ou accidentelles). Suivant le règlement
• Sous combinaisons ELU : 1
ou 10%
• Sous combinaisons ELS caractéristiques : 1
ou 50%.
Un premier graphique permet de visualiser le diagramme des poussées sur l’écran I (action définie par l’utilisateur :
Un deuxième graphique permet de visualiser les diagrammes de contrainte sous semelle sous combinaison ELS, ELU et
ELUA.
Dans un premier temps l’utilisateur doit renseigner l’armature pratique à mettre en œuvre :
• Cote limite de l’armature d’ancrage (à partir de laquelle l’armature du mur prend le relais) ;
Vérification de la Vérification de la
On souhaite réaliser un mur de soutènement pour obtenir un dénivelé global de terrain de 3m.
Terrain actuel
On considère une réhausse de 20cm par rapport au terrain, soit une hauteur effective 3.20 .
Le projet étant destiné à un particulier, on considère une surcharge sur remblai 0.15 /².
Pour le dimensionnement du mur, on peut utiliser dans un premier temps la macro de prédimensionnement : vider les 5
Enfin, on clique sur le bouton « dessin » et le mur est dessiné automatiquement en coffrage / armatures avec la
nomenclature d’aciers.
Pour garder une trace du calcul, on peut enregistrer le cas d’étude (bouton « enregistrer ») et/ou imprimer la note de
3. Manuel technique
E
c
r
a
n
(
E I)
c
r
a
n
FP
(
II
)
α
E
c
r
a
FB
n
II
PP
I
FFR
RS SP
On définit dans un premier temps l ’écran de calcul où sont calculées et appliquées les poussées et butées :
• l’écran (I) se situe à l’amont du mur, à l’arrière de la fondation. On l’utilise pour le calcul de la poussée dans
• l’écran (II) suit la face arrière du parement. On l’utilise pour le calcul des sollicitations dans le cadre de la
stabilité interne ;
• l’écran (III) se situe à l’aval du mur. On l’utilise pour le calcul de la butée dans le cadre de la stabilité
externe.
Le remblai génère une force de poussée ( FP), inclinée d’un angle α par rapport à l’écran, incluant : la poussée du remblai
et de la surcharge sur remblai (statique et sismique) et la poussée hydrostatique (nappe).
Pour s’opposer à cette instabilité, on intègre le poids propre ( PP) du mur et du remblai situés devant l’écran (permettant
de mobiliser le frottement au niveau du sol d’assise), une éventuelle butée frontale à l’aval du mur (FB) et la réaction du
Ces charges sont regroupées en cas de charges, qui sont ensuite pondérées par des coefficients définis par l es règlements
• Cas [G0] : actions permanentes dites « fav orables » : poids propre des éléments (mur, remblai…), butée des terres
et charge G en tête de mur.
• Cas [G1] : actions permanentes défavorables : poussée des terres (statique et dynamique).
• Cas [Q] : poussées (statique et dynamique) de la surcharge et à la charge Q en tête de mur.
• Cas [E] : poussée de l’eau (hydrostatique et hydrodynamique).
• La méthode de Coulomb-Poncelet
+ ω
– +
α
+
β
–
²
Coulomb a établi l’expression suivante :
.
..
La poussée se traduit par une charge triangulaire inclinée d’un angle α par rapport à l’écran de calcul.
²
. . . ²
En notant Ht la hauteur du terrain et γ sa masse volumique, on a : .
.
Cette charge est appliquée au tiers de la hauteur de parement.
Nota : on peut trouver dans la littérature le terme intégré directement dans le coefficient de poussée. Le résultat ne
²
sera pas faux mais perdra en rigueur : ce terme n’influe que sur le triangle de poussée et pas sur le coefficient proprement
dit. Par ailleurs, on ne sera plus cohérent avec les autres méthodes de calcul (comme les tables de Caquot – Kérisel).
Caquot, Kérisel et Absi ont déterminé les coefficients de poussée et butée sous forme de tables qui font aujourd’hui
référence en la matière.
Un recours direct aux tables peut s’avérer fastidieux (et très complexe à automatiser sur un logiciel).
Il est possible de calculer avec une très bonne précision les coefficients de Caquot à partir des coefficients de Coulomb
On a : . ,
² ²
.2 .1 0.9² 0.1 . 10.3
2²
Puis :
et
.
• Méthode de Rankine
Cette méthode se distingue des méthodes de Coulomb et Caquot-Kérisel, qui imposent a p riori un coefficient de frottement
Rankine, en 1856 a abordé le problème différemment en examinant des plans de rupture para llèles.
Cette méthode n’est valable que si l’inclinaison β de l’écran sur la verticale est supérieure à η.
L’angle η est défini de la façon suivante :
et .
Les contraintes normale n et tangente t, pour un terrain de poids volumique unité et à une distance unité de l’angle
.
. 1.2
.
..2
⎩
Ainsi, l’inclinaison de la résultante sur l’écran est imposée par le calcul et non par l’état du frottement écran-sol :
.2
1.2
D’où le coefficient de poussée : √ ² ² .
Pour 0, on trouve : 1 . 2 et .2.
Cas 1
Poussée due
au talus plat
Poussée due au
talus incliné
Cas 2
Poussée due au
talus incliné
Poussée due
au talus plat
Nous avons constaté que les formules dérivées de Boussinesq donnent en général des contraintes très faibles ceci dû au
fait que l’obstacle généré par le mur n’est pas pris en compte. Seule la méthode de Krey a donc été retenue.
Le coefficient de poussée due à une surcharge répartie diffère légèrement du coefficient de poussée active du poids des
terres.
α0
+ −
+ ω
− +
+ α
Si 0 , on a :
.
Si 0 , on pose , et : .
Dans le cas général d’une surcharge partielle, la répartition sur les écrans se calcule de la façon suivante :
Kaq.Q Kaq.Q
π/4−ϕ/2
Diagramme simplifié
π/4−ϕ/2 Diagramme
(CALSTEN)
théorique
Le diagramme a été simplifié dans la feuille de calcul : la zone triangulaire est englobée par la partie constante.
Le calcul de la poussée due à une surcharge linéique peut s’effectuer de deux fa çons :
• la méthode de Krey ;
Ici, on ne calcule pas de coefficient de poussée comme pour le calcul de la poussée du remblai ou d’une charge répartie.
Les poussées ne tiennent donc pas rigoureusement compte de l’angle d ’inclinaison du talus.
Q
a
2
1
4 2
Q (P)
ϕ
4
1
4 2
a C
La pression maximale par ml vaut alors :
1 , avec : Si ,
Si , 1
La pression maximale par ml vaut alors : , avec :
et ʹ 1.1
Les deux règlements se basent sur la théorie de Mononobe – Okabe, qui consiste à généraliser la théorie de Coulomb en
.
On pose , qui correspondent à des « taux » d’accélération (ramenés à l’accélération de la pesanteur).
.
Les coefficients C1 et C2 dépendent du règlement de calcul (PS92 ou EC8) employé. L’accélération verticale doit être
considérée ascendante ou descendante (correspondant aux cas G1d+ et G1d- définis dans la feuille de calcul).
On en déduit l’inclinaison des accélérations combinées de la pesanteur et du séisme : .
Le frottement sol/écran n’est pas pris en compte dans le calcul de la poussée sismique.
Le coefficient de poussée vaut : si
.
...
. si
En notant Ht la hauteur du terrain et γ sa masse volumique, la poussée totale (statique + dynamique) s’écrit :
. 1 . . , de composantes horizontales et verticales .
.
A noter que l’on peut trouver dans la littérature une autre méthode proposant d’appliquer la part dynamique seule à 0.6H
..
Les coefficients sont définis de la façon suivante : , où :
0.3
• aN est l'accélération nominale (voir la note au paragraphe 3.3) ;
• τ est le coefficient topographique (voir 5.2.4) à l'aplomb du mur avant établissement du soutènement ;
• K est un coefficient compris ent re 1 et 1,2 suivant qu'il s'agit de poussée active ou de poussée de terre au repos.
Les coefficients sont définis de la façon suivante : , où :
0.5
•
α est le rapport de la valeur de calcul de l'accélération du sol pour sol de classe A :
;
Dans CALSTEN, nous avons considéré 1.0 pour les murs en béton armé et 1.5 pour les murs poids.
Cette partie présente les diagrammes de poussée r ésultant d’une nappe aquifère.
Autant que possible, la poussée de l’eau doit être évitée par des dispositifs simples et peu onéreux, préférables à la prise
hR
. . ℎ
hE
. . ℎ
′ . ℎ
hR
1 . . ℎ
hE
7
1 , . ℎ . ℎ . ℎ . . ℎ .
′
8
On pose .
ʹ
.
Les coefficients de poussée dynamique sont ensuite calculés suivant la formule de Mononobe-Okabe avec les nouveaux
• le bloc de terre participant à la stabilité du mur est imperméable (compte tenu de la difficulté à garantir la qualité
On note : He1 la cote de la nappe amont (prise par rapport à l’arase inférieure de la semelle) ;
He1
He2
. .
L’expérimentation a montré que la poussée active correspond à un état d’équilibre entre le sol et le mur qui requiert un
déplacement du mur, de l’ordre de H/1000. Il est considéré que ce déplacement, compte tenu de sa faible valeur ne nuit
pas à la pérennité de l’ouvrage et est généralement atteint en phase initiale, lors du remblaiement.
En cas de blocage complet, dans le cas par exemple d’un mur d’infrastructure pour sous-sol, ou d’une semelle reliée au
rocher par scellements, les poussées sont plus importantes et il doit être pris en compte la poussée au repos K0.
La formule la plus utilisée est celle de Jaky (1944) : 1 , qui est en fait une simplification de l’expression
théorique 1 .
L’expérimentation montre qu’elle semble des résultats à peu près valables dans le cas de sols normalement consolidés.
Compte tenu de l’expression simple du coefficient K0 (0.50 dans 99% des cas), le calcul automatique n’a pas été
L’effet de silo se manifeste lorsque l e mur se situe à proximité d’un parement rigide (mur existant, paroi rocheuse), ce qui
3.3.1 Principe
E
c
r
a
n
E (
I)
c
r
a
n
II
E
c
r
a
n
(
I
II
)
FB
α
. .
′
De même que pour la poussée, le diagramme est de forme triangulaire. Il nécessite le calcul d’un coefficient de butée K’p
dont la valeur varie généralement entre 1 et 5.
La prise en compte de la butée doit être examinée avec attention. En effet, la mobilisation de la butée induit un
déplacement du mur non négligeable (de l’ordre de H/100). Il convient donc de vérifier que ce déplacement n’est pas
Concrètement, cela consiste à limiter le coeffici ent de butée effectif K’p à une fraction du coefficient maximal : ʹ . .
Des valeurs de C comprises entre 1/3 et 1/ 2 sont couramment employées.
Par ailleurs, le diagramme des pressions doit être neutralisé jusqu’à une certaine profondeur (notée « arase active » sur la
feuille de calcul) :
• la cote hors gel en deçà de laquelle des mouvements / gonflements du sol sont possibles ;
C’est pourquoi la butée est souvent associée à la mise en place d’une bêche garantissant un terrain mobilisable.
Terrain mobilisable
²
Le coefficient Kp vaut alors :
.
.
• méthode de Caquot et Kérisel : le nombre de paramètres étant limité à 2, une interpolation est possible à partir
du tableau suivant :
On définit les coefficients kh et kv, puis on calcule les deux angles .
Le coefficient de butée s’écrit alors : .
.
.
• Butée du terrain : la modification du poids volumique du terrain et du coefficient de butée dynamique, calculé
suivant [Link] à partir des nouveaux angles : .
ʹ
;
• Butée hydraulique : composée d’une but ée hydrostatique et d’une butée hydrodynamique de sens opposé.
1 . . ℎ
hR
hE
7
. . ℎ .
8
L’eurocode 7 via sa norme d’application nationale NF P94-261 introduit la butée dans la vérification au glissement, avec la
définition d’un coefficient de sécurité : ; ; et ; 1.40.
;
Nous avons choisi de ne pas intégrer ce coefficient, d’une part pou r rester cohérents par rapport aux a utres règlements (la
part de butée étant ajustée de façon manuelle) et d’autre part compte tenu du fait que la butée est toujours prise non
pondérée, alors que la poussée est pondérée par 1.35 (bien que ces actions puissent être considérées de même na ture).
Cet aspect doit donc être soumis au cas par cas aux géotechniciens ou bureaux de contrôle éventuels. Une limitation
forfaitaire à 33% ou 50% de l a butée maximale est couramment employée en négligeant les couches de terrain impropres
L’article 10.2.3 limite la valeur de K’p à 1.00 en situation sismique. Le frottement sol/écran ne doit pas être pri s en compte.
L’article 5.3.2 de l’Eurocode 8 partie 5 limite la butée « jusqu'à 30 % de la résistance découlant de la mobilisation de la
butée passive totale des terres ». Des applications numériques montrent que l’application de cette règle à la butée
sismique donne des valeurs trop défavorables, parfois même inférieures au coefficient de poussée ! Nous avons donc
considéré que la butée passive totale des terres correspond à la butée statique.
On fait une distinction entre les combinaisons définies dans les règlements "traditionnels français" (BAEL, PS92, NF P06-
Combinaisons fondamentales
Elles sont de la forme : 1.35 ∑1.3
Combinaisons accidentelles
Elles sont de la forme : Ψ ∑ , avec :
• FA valeur nominale de l'action accidentelle
Combinaisons rares
La norme NF P06-001 définit les valeurs suivantes pour les charges d'exploitation :
Dans notre cas, seul le coefficient ψ1 est utilisé, pour définir la pondération de la charge Q en situation sismique.
• EQU : Perte d'équilibre statique de la structure ou d'une partie quelconque de celle-ci, considérée comme un
corps rigide, lorsque des variations mineures de la valeur ou de la distribution spatiale d'actions d'une source
unique sont significatives et les résistances des matériaux de construction ou du sol ne sont généralement pas
dominantes ;
• STR : Défaillance interne ou déformation excessive de la structure ou d'éléments structuraux, y compris semelles,
pieux, murs de soubassement, etc., lorsque la résistance des matériaux de construction de la structure domine ;
• GEO : Défaillance ou déformation excessive du sol, lorsque les résistances du sol ou de la roche sont significatives
pour la résistance ;
Les combinaisons FAT et EQU ne sont pas étudiées pour des ouvrages de type mur de soutènement.
Elles sont définies dans le tableau A.1.2(B) « Valeurs de calcul d'actions (STR/GEO) » :
L'Eurocode fait une distinction entre les charges accidentelles et les charges sismiques, au niveau des coefficients
d'accompagnement.
• combinaisons fréquentes
• combinaisons quasi-permanentes
Dans notre cas, seul le coefficient ψ2 est utilisé, pour définir la pondération de la charge Q en situation sismique.
3.4.3 Synthèse
[ELS] [G0] + [G1] + [Q] + [E] [ELS] [G0] + [G1] + [Q] + [E]
[ELUF] [G0] + 1.35[G1] + 1.5[Q] + 1.18[E] [EQU] [G0] + 1.35[G1] + 1.5[Q] + 1.2[E]
[ELUF] 1.35[G0] + 1.35[G1] + 1.5[Q] + 1.18[E] [STRF] 1.35[G0] + 1.35[G1] + 1.5[Q] + 1.2[E]
[ELUA] [G0D] + [G1D] + 0.75[QD] + [E] [STRA] [G0D] + [G1D] + 0.6[QD] + [E]
• les poussées sont calculées et appliquées sur l’écran I situé à l’amont du mur, à l’arrière de la fondation ;
• la butée est calculée et appliquée sur l’écran III, situé à l’aval du mur, à l’avant de la fondation.
E
c
r
a
n
(
I
)
FP
α
E
c
r
a
n
(
II
α I)
FB
Le poids propre du mur inclut donc la partie de remblai situé entre les deux écrans.
Le calcul des coefficients de poussée selon les méthodes de Coulomb et Caquot-Kérisel nécessitent de connaître la valeur
du frottement sol-écran α.
Excepté pour le cas des murs poids, la détermination de cet angle n’est pas immédiate. Il diffère généralement de l’angle
de frottement sol-parement α0 (qui lui dépend simplement de la nature du parement et de la forme du remblai).
CALSTEN utilise la méthode décrite dans le document Mur 73, reprise dans la norme NF P94-281, et explicitée ci-après.
On définit une droite (∆), issue du sommet du mur et formant un angle β avec la verticale, tel que et
.
(∆)
α
α0
b0
Cette droite coupe la base de la semelle à une cote L du parement. On désigne par b0 la cote de la semelle par rapport au
parement.
L’angle de frottement sol-parement α0 ne dépend que de la nature du parement et de la forme du talus, on considère
généralement ;2/3.
L’angle d’inclinaison des pressions sur l’écran fictif se calcule par la formule d’interpolation suivante :
• Si , ;
• Si , . 1 .
Le plan de glissement correspond à la sous face de la bêche ; il s’agit d’un plan horizontal.
Les termes de cohésion ne sont pas pris en compte, compte tenu de leur incertitude.
La vérification consiste alors à vérifier que l'inclinaison de la charge ELU reste à l'intérieur du cône de glissement :
, avec ϕ S : angle de frottement à l'interface sol / fondation.
A cette équation s'intègrent les efforts de butée éventuels et des coefficients de sécurité partiels relatifs aux règlements
de calcul.
• Eurocode 7 (NF P94-261) : ; ; , avec ; ; et ; 1.40.
;
La stabilité au basculement n'est imposée par aucun règlement. En effet, elle est redondante avec la condition de surface
comprimée minimale (un massif instable au basculement a une surface de contact avec le sol nulle).
Toutefois, elle permet de quantifier un coefficient de sécurité de nature « plus parlante » et que peut éventuellement
Point de basculement
Dans ce schéma,
Le calcul est mené sur l’arête avant de la fondation, sur l’arase inférieure, pour les combinaisons ELU.
Suivant Fascicule 62
On doit vérifier pour chaque combinaison d'actions que le sol d'assise n'est pas poinçonné par la fondation.
Cette condition s’écrit :
é
ʹ ʹ . ʹ .
Le coefficient γq prend les valeurs suivantes : 3.00 aux ELS et 2.00 aux ELU fondamentaux.
Les règles PS92 (§[Link]) indiquent la valeur 1.50 sous combinaisons sismiques.
Généralement, la donnée d’entrée, fournie par le rapport géotechnique, est la contrainte de sol ELS. La condition de non-
• sous combinaisons ELU fondamentales .
é
La contrainte de référence se calcule suivant une répartiti on linéaire, de forme trapézoïdale ou triangulai re selon la valeur
de l’excentricité obtenue :
V V
M M
pm
pM pM
On pose
(excentricité). On définit σréf comme une contrainte de calcul de référence.
• Si , la répartition est trapézoïdale et on a : é
1 3 ;
• Si , la répartition est triangulaire et on a :
.
.
é
Le Fascicule 62 et l’Eurocode 7 (NF P94-261) imposent de minorer la contrainte de référence dans le cas où la charge
On pose . Le coefficient i est défini de la façon suivante :
• Cas de sol cohérents (argiles, limons, craies, marnes et roches) : 1 ;
• Cas des sols frottants (sables et graves) : 1 1 1 ;0 . .
La hauteur d'encastrement équivalente De nécessite le calcul préalable de la pression limite nette équivalente ple* ou de
On a alors : ∗ ∗ ou .
d est en général pris égal à 0 sauf s'il existe des terrains de caractéristiques très médiocres en surface dont on désire faire
abstraction.
La détermination du paramètre De n’est donc pas i mmédiate. On considère par défaut que De correspond à la fiche du mur
(D).
Le graphique ci-dessous représente l’allure des courbes iδ suivant différentes valeurs du paramètre De/B.
1.2
0.8
CAS De/B=0.75
CAS De/B=0.50
CAS De/B=0
SOL COHERENT
0.4
0.2
0 5 10 15 20 25 30 35 40 45 50 55 60 65 70 75 80 85 90
En toute rigueur, les règles définissant le coefficient iδ s’appliquent uniquement aux fondations superficielles.
L’expérience montre que ce coefficient surdimensionne notablement la semelle dans le cas des murs de soutènement.
Les valeurs de iδ étant malgré tout confirmées par l’expérience, la méthodologie va consister à abaisser le coefficient de
Les récents travaux du SETRA montrent que le coefficient γq peut se calculer suivant l’expression suivante : .
. 1 ,
avec γqV coefficient de sécurité pour une charge verticale (valeurs conformes au F62) ;
Les valeurs ELUA ont été extrapolées à partir des coefficients ELS (coefficient ½).
En partant de la contrainte de service σELS fournie par l’étude géotechnique, la condition de non-poinçonnement s’écrit
.
alors :
é
. .
.
On note B la largeur de semelle et
. La NF P94-261 impose les critères suiv ants :
• Sous combinaisons ELU : 1
• Sous combinaisons ELS caractéristiques : 1
• Sous combinaisons ELS fréquentes et quasi-permanentes : 1
Sachant que la surface comprimée s’écrit 3 , on constate que les conditions imposées par la NF P94-261 sont
équivalentes à celles du Fascicule 62.
La condition de non-décompression du sol sous combinaisons ELS fréquentes est très pénalisa nte dans le cas d’un mur de
Au même titre que le calcul du coefficient iδ, une « dérogation » est accordée : la surface comprimée minimale est de 75%.
3.6.1 Hypothèses
E
c
r
a
n
(
FP
II
)
α0
Les pressions sont calculées le long de l ’écran, conformément aux règles décrites en §3.2 et §3.3.
Calcul du parement
Le parement est calculé en flexion composée : à partir des pressions appliquées, on calcule sur toute la hauteur le torseur
sollicitant ,
On calcule alors la section en flexion composée selon le type de fissuration pris en hypothèse.
Semelle
M3 = M1 – M2
M1
M2 M3
x
–M2
Le moment côté patin (avant) de la semelle M2 se calcule à partir de la réaction du sol en considérant le patin encastré.
Le moment côté talon (arrière) décroit linéairement à partir d’une valeur M3 = M1 – M2.
Les sections d’armatures dans la semelle sont ensuite déterminées par un calcul en flexion simple, selon le type de
Le béton se caractérise par sa résistance à la compression à l’âge de 28 jours : fc28, variant de 25 à 40 MPa dans les cas
courants.
La loi de comportement du béton suit la courbe dite « parabole rectangle » illustrée ci-dessous :
.
On définit une résistance de calcul .
.
Le coefficient θ permet de caractériser la durée d’application du chargement : θ =1 lorsque cette durée est supérieure à
24 h, θ = 0,9 lorsque cette durée est comprise entre 1 h et 24 h, et à 0,85 lorsqu'elle est inférieure à 1 h. Dans notre cas :
θ =1.
La coefficient γb correspond à l’incertitude d’atteinte de la résistance lors de la mise en œuvre sur chantier. On a 1.50
pour les combinaisons fondamentales et 1.15 pour les combinaisons accidentelles.
Les armatures se caractérisent par leur limite élastique garantie fe, généralement égale à 500MPa.
On définit une résistance de calcul
.
Les diagrammes possibles résultent des déformations limites fixées pour les matériaux, d'où les trois domaines de la figure
On considère une section rectangulaire b x h. On définit la hauteur utile d : distance du centre d’inertie des armatures à la
0.8yu
yu
Mu
d
h
As
feu
En posant
, l’équation (2) s’écrit : 0.810.4, soit 1.251 1 2 .
En injectant (1) dans (2), on obtient . .. , avec 1 0.4 .
CALSTEN considère la loi parabole – rectangle qui donne des résultats plus favorables.
On calcule successivement
, 1.21 12.06 , 10.416 et enfin ..
.
Pour s’assurer du bon dimensionnement de la zone comprimée, la valeur du moment réduit µbu doit rester en dessous
d’une certaine limité. Mr Perchat a tabulé ces limites, en fonction des caractéristiques acier, béton et de la nature du
chargement.
Mu
Vu
feu Mu/A
Vu
On a : / . On recalcule ensuite les coefficients a et b comme pour le cas de la flexion simple.
/
La section d’armatures vaut alors : ..
.
Etat limite d’ouverture des fissures en fissuration préjudiciable (Art A.4.5,33 du BAEL)
La contrainte limite de traction des armatures est donnée par la relation suivante :
, ; 0.5 ;110. , avec :
• fe limite d'élasticité des aciers utilisés, exprimée en MPa ;
• η coefficient numérique, dit coefficient de fissura tion, qui vaut 1,0 pour les ronds li sses y compris les treillis soudés
formés de fils tréfilés lisses et 1,6 pour les armatures à haute adhérence, sauf l e cas des fils de diamètre inférieur
Etat limite d’ouverture des fissures en fissuration très préjudiciable (Art A.4.5,34 du BAEL)
On calcule les contraintes à partir d’une fraction M1 des sollicitations totales. La loi de comportement est représentée sur
le schéma ci-dessous.
b
σb
y1
d
h
As
σs
On définit un coefficient d’équivalence permettant de traduire la compatibilité des déformations entre acier et béton tout
en respectant leurs modules d’Young respectifs. Ce coefficient d’équivalence n est pris égal à 15.
L’équilibre de la section s’écrit : 0, soit
0.
La reprise du moment de flexion s’écrit . . .
2
Sachant y1, on déduit la section d’armatures et la contrainte béton .
.
Ainsi cette équation se résout analytiquement par la méthode de Cardan et évite ainsi de lancer une routine de calcul.
On considère le torseur , , calculé suivant les combinaisons ELS. En l’absence d’ouvrages traitant de la flexion aux
états limites de service, nous avons adopté la méthodologie suivante :
• Calcul du moment au centre de gravité des armatures / ;
• Calcul de la hauteur y1, conformément à la méthode de la flexion simple en considérant le moment / ;
/
• La section d’armatures est donnée par ;
.
/
• La contrainte béton est donnée par .
Par analogie aux règles BAEL, on définit la résistance de calcul en compression
.
Les lois de comportement sont identiques aux règles BAEL (rectangulaire simplifié ou parabole rectangle).
Les armatures sont caractérisées par leur limite élastique fyk (généralement 500MPa).
On définit la contrainte de calcul
, avec 1.15 en situation durables transitoires et 1.00 en situations
accidentelles.
A la différence des règles BAEL, la loi de comportement suit une courbe bilinéaire, traduisant le caractère ductil e de l’acier.
• Classe A : ductilité normale (treillis soudés formés de fils tréfilés formés à froid) ;
• Classe C : très haute ductilité (aciers réservés à des usages spéciaux ; constructions parasismiques.
A noter que l’Eurocode 8 (Art 5.3.2) interdit l’emploi d’aciers de classe A pour les éléments principaux en zone sismique.
La méthode est analogue au BAEL : on calcule le moment réduit
.
La hauteur de l’axe neutre vaut
1.201 12.06 et le bras de levier 1 0.416 .
.
On calcule l’allongement de l’acier tendu :
. Cet allongement est limité à l’allongement avec
0.9 .
La contrainte de traction dans les aciers vaut : 1
On en déduit la section d’armatures :
.
Armatures minimales
Lorsque la maîtrise de la fissuration est requise, une quantité minimale d’armatures adhérentes est nécessaire pour obtenir
La section minimale ,des armatures est donnée par : , . . . , .
Avec Act aire du béton tendu juste avant formation de la première fissure (section homogène),
k coefficient égale à 1 pour les âmes de hauteur h ≤ 300 mm ou les membrures de largeur au plus égale à 300
mm et 0,65 pour les âmes de hauteur h ≥ 800 mm ou les membrures de largeur au moins égale à 800 mm,avec
kc coefficient tenant compte de la distribution des contraintes dans la section juste avant fissuration et
En flexion simple et composée, on a : 0.41 1
∗
σc contrainte moyenne du béton (σc > 0 en compression) :
ℎ∗ ℎ;1
k1 coefficient tenant compte des effets de NEd sur la distribution des contraintes :
1 si N Ed = 0 (flexion simple),
A la différence du BAEL qui limite la contrainte de traction dans les armatures, les règles Eurocodes imposent de s’assurer
que l’ouverture maximale calculée (wk) des fissures n’excède pas une li mite (wmax) fonction de la nature et de la destination
En l’absence d’exigences spécifiques (étanchéité à l’eau par exemple), les valeurs recommandées de w max adoptées par
l’Annexe Nationale pour les différentes cla sses d’exposition sont sous la combinaison quasi permanente des charges :
,
,
0.6
L’ouverture de fissures s’écrit , et
,
0.425 ∅,
⎩, 3.4
avec : contrainte des armatures tendues, calculée en supposant la section fissurée ;
, : aire de béton entourant l’armature sur la hauteur ℎ, 2.5ℎ ; ℎ 1⁄3 ; ℎ⁄2 ;
kt : coefficient tenant compte de la durée du chargement : 0.40 (chargement de longue durée) ou
0.60 (chargement de courte durée). On consi dère ici 0.40.
c : enrobage des armatures longitudinales. Pour des enrobages c supérieurs à 25 mm, le coefficient 3,4
k1 : coefficient fonction des propriétés d’adhérence des barres (0,8 pour les barres HA) ;
k2 : coefficient tenant compte de la distribution des contraintes (k2 = 0,5 en flexion simple).
• Fascicule 62 - Titre V : Règles Techniques de conception et de calcul des fondations des ouvrages de génie civil
• DTU 13.12 (DTU P11-711) : Calcul des fondations superficielles (Mars 1988) ;
• Règles BAEL 91 révisées 99 (DTU P18-702) : Règles techniques de conception et de calcul des ouvrages et
constructions en béton armé suivant la méthode des états limites (Février 2000) ;
• Norme NF P06-001 : Bases de calcul des constructions - Charges d'exploitation des bât iments (Juin 1986) ;
• Norme NF P06-004 : Charges permanentes et charges d'exploitat ion dues aux forces de pesanteur (Mai 1977) ;
• Règles PS92 (NF P06-013) : Règles de construction parasismique - R ègles PS applicables aux bâtiments, dites Règles
PS 92 (Juin 2005) ;
• Eurocode 0 (NF EN 1990) : Eurocodes str ucturaux - Bases de calcul des structures (Mars 2003) ;
• Eurocode 1 (NF EN 1991) : Eurocodes str ucturaux - Actions sur les st ructures ;
• NF P94-281 (juin 2013) : Justification des ouvrages géotechniques - Normes d'application nationale de l'Eurocode
7 - Fondations superficielles
• Eurocode 8 (NF EN 1998) : Calcul des structures pour leur résistance aux séismes (Septembre 2005) - Partie 1 :
• Eurocode 8 (NF EN 1998) : Calcul des structures pour leur résistance aux séismes (Septembre 2005) - Partie 5 :
• Techniques de l'Ingénieur (C2314) : Béton Armé - Règles BAE L - Ossatures et éléments courant s des structures ;
• Henry Thonier - Conception et calcul des structures de bâtiment - Tome 5 (Presses de l'ENPC).
• V01 (03/04/2008) :
o Première mouture ;
• V02 (05/08/2008) :
• V03 (13/10/2008) :
o Infobulles saisie ;
o Dessin du mur ;
o Séisme ;
• V04 (12/12/2008) :
• V5.1 (13/05/2009) :
• V5.2 (09/06/2009) :
• V5.3 (01/01/2010) :
• V6.1 (15/04/2011) :
o Refonte de l'interface ;
• V7.1 (04/01/2012) :
o Gestionnaire de fichiers ;
o Calcul des coefficients de poussée au choix suivant Coulom-Poncelet, Caquot-Kérisel ou Rankine (GSTA) ;
o Calcul des coefficients de poussée spécifiques aux surcharges sur remblai (QSTA) ;
o Optimisation de la macro prédim (on ne se met plus en limite de résistance du béton => économie sur les aciers et
le coût global) ;
• V7.2 (27/01/2012) :
o Prise en compte du poids volumique des terres déjaugé pour le calcul de la pression hydrostatique (par défaut
1,10T/m3) ;
• V7.3 (30/03/2012) :
o Conversion xlsx ;
• V7.4 (31/05/2012) :
o Sismique : Prise en compte des décrets d'application (ex : séisme non pris en compte pour CI=II et zone 2) ;
o Calcul des armatures : prise en compte de V et calcul en flexion composée => généralisation de la feuille pour les
• V7.5 (04/07/2012) :
o Redéfinition des abscisses (xi, xf, x, A et B) : prises par rapport au début du talus (et non à l'arête du mur) ;
• V7.6 (23/01/2013) :
o Mise à jour des combinaisons EC (1.20 pour l'eau et 0.60 pour Q en sismique) ;
o Calcul des coefficients de poussée / butée modifiés en présence de la nappe (selon EC8-5) + vérif % DUS ;
o Ajout de la poussée hydrodynamique en EC8-5 et généralisé aux autres règlements ("Westergaard") + vérif % DUS ;
o Calcul des armatures : sollicitations en lien avec les CB définies (et plus "1.35G+1.5Q") ;
o Calcul butée selon immergé ou non (simplification : le coefficient de butée est le même tout le long du parement) ;
• V8.1 26/04/2013
o Corrigé calcul de la contrainte béton (EV110 à EV210) : le moment pris en compte est M/A et pas M ;
o Corrigé calcul des moments (poids propre et charge en tête) dans le cas des murs poids ;
o Calcul de la contrainte d'écrasement dans le parement dans le cas d'un mur poids ;
o Murs poids inclinés (gabions) : la contrainte en basculement arrière n'est pas vérifiée si le mur appuie sur le remblai
en CB : [G0] ;
o Si la SC=100%, la combinaison affichée est la plus défavorable (et pas la première rencontrée) ;
o Eurocodes : corrigé les CB pour le calcul des armatures (STR et pas EQU) ;
o Bug : abscisses de calcul des contraintes sous semelles (hasard "malheureux" aboutissant à une /0 pour le cas test
N°5) ;
o Ajout du schéma du mur (format timbre poste) et réduit partie supérieure pour le calcul des contraintes ;
o Correction de la répartition des aciers avant / arrière (la combinaison à retenir est celle qui maximise la contrainte
de sol "gauche") ;
o Correction calcul G1D sur écran II (bras de levier à h/2 et non h/3) ;
o Corrigé calcul de la contrainte béton en fonction de la section maxi (et pas seulement ELS) ;
o Ajout d'un taux d'encastrement suggéré pour la minoration de charge inclinée pour sol frottant (De/B). Initialement
(V7,6), De/B=0 ;
o Ajout des (1+sv) pour la butée sismique, choix de la butée en fonction du signe du séisme vertical (et pas le min) ;
• V8.2 (10/06/2013) :
o Macros commentées ;
• V8.3 (17/11/2013) :
o Macro pour petits bugs lors du changement de règlement (actualisation des menus déroulants) ;
o Correction calcul armatures ELUA : prise en compte de fba (et non fbu) dans le calcul de mla (défavorable) ;
o Calcul du glissement suivant EC7 : ajout d'un coefficient partiel 1,10 (selon tableau A5 de l'EC7) ;
• V8.4 (01/03/2014) :
o Correction cellules pour l'enregistrement d'un nouveau cas d'étude et section intermédiaire de parement ;
o EC7 (NF P94-261) : calcul du glissement Eurocode (avec conditions non drainées) ;
o Intégration des préconisations du setra pour compenser coefficient id trop pénalisant pour les murs de
soutènement ;
o Abandon des combinaisons EQU : la pondération G à 0,9 peut être faite manuellement dans les paramètres avancés ;
• V8.5 (16/08/2014) :
o Interface : réorganisation des résultats, résultats sismiques invisibles en calcul non sismique, validation : "tick" ou
croix ;
• V8.6 14/05/2015
o Interface : réorganisation des macros dans le ruban (gestionnnaire / calcul / documents / support) ;
o Dessin : suppression de la mention "fils porteurs verticaux" dans le cas d'emploi de treillis symétriques (PAF10 et
ST15C) ;
o Calcul : angle de frottement sol/parement par défaut égal à la valeur préconisée dans Mur 73 (formule) ;
o Calcul : correction facteur (1+sinw) pour le calcul des poussées de charges concentrées avec talus incliné ;
o Calcul : option prise en compte de la part Q stabilisante comprise entre le parement et l'écran ;
• V8.6-1 (26/06/2015) :
• V8.6-2 (01/07/2015) :
• V8.6-3 (19/02/2017) :
• V8.6-4 (29/09/2017) :
• V8.6-4 (03/01/2018) :
• V9.1 (18/07/2020) :
o Calcul : refonte complète (attention à la validité des résultats pour cette version) ;
o Dessin : le ferraillage étant défini dans le calcul, la fenêtre de dialogue n'est plus nécessaire ;
• V9.1-1 (26/08/2020) :
• V9.2 (23/03/2021) :
o Ajout des données générales sur plan de ferraillage (béton, aciers et ratio) ;
• V9.3 (17/09/2021) :
• V9.3-1 (08/03/2022) :
• V9.3-2 (14/03/2022) :
• V9.4 (22/01/2023)
o Interface : le choix entre un mur BA et mur poids est imposé par l’utilisateur
o Interface : la nappe est prise en c ompte à partir d’une hauteur Z>0 (initialement on devait être sous la bêche) ;
o Calcul : coefficient sismique EC8 : 1.5 pour un mur poids et 1.0 pour un mur BA ou sol saturé
o Calcul : la poussée sismique du remblai est appliquée à 2/3 suivant la NF P94-281 (on reste à 1/2 suivant
PS92) ;