LFSVT3
ECUEF 521:
Immunologie et Immunotechnologie
Anticorp
LFSVT3 2
Immunité Innée
L’immunité innée est une première ligne de défense qui agit d'abord seule
puis se prolonge pendant toute la réaction immunitaire. La réaction
inflammatoire aiguë en est un mécanisme essentiel. Lorsque les
mécanismes de l’immunité innée ne suffisent pas, les cellules
présentatrices de l’Ag vont permettre de déclencher l’immunité adaptative.
Immunité Innée et immunité adaptative 3
La réponse immunitaire innée ne conduit à la mise en place d’aucune réponse mémoire, par contre elle
est indispensable pour l’activation de la réponse immune adaptative.
Elle est commune à tous les animaux alors que l’immunité adaptative ne concerne que les vertébrés.
Barrières naturelles de l’organisme 4
Protègent le milieu intérieur de l’organisme des agressions de son environnement.
Ce sont la peau et les muqueuses.
1. La peau
C’est un épithélium imperméable qui enveloppe
la surface externe de l’organisme.
Barrière mécanique empêchant l’entrée des bactéries,
des virus et de certains parasites.
À sa surface, certaines bactéries inoffensives
constituent une barrière biologique.
certaines glandes, associées à la peau, sécrètent des
substances acides, comme la sueur, qui ont une
fonction antiseptique.
Ces substances constituent une barrière chimique
Immunité Innée 5
2. Les muqueuses
Formées de cellules épithéliales qui tapissent l’intérieur des organes en contact
avec des substance provenant du milieu extérieur.
Elles Tapissent les poumons (en contact avec l'air), le tube digestif (en contact
avec les aliments), les appareils urinaires et génitaux (en contact avec un
partenaire).
Forment aussi une barrière mécanique étanche.
Sécrètent un mucus permettant d’englober
les agents infectieux et de les éliminer.
Les cils vibratiles présents à leur surface
facilitent leur élimination.
Passage des barrières naturelles 6
Les voies de contamination
Lors d’une contamination, l’agent infectieux arrive à franchir
une des barrières naturelles.
Il existe plusieurs voies de contamination :
• la voie aérienne: inhalation de particules
contenant des agents infectieux
• la voie digestive: ingestion d’aliments
contaminés listériose, leishmaniose, cholera
Passage des barrières naturelles 7
Les voies de contamination
• la voie sexuelle: Infections sexuellement transmissibles (IST)
• la voie cutanée, lors d’une plaie ou d’une égratignure ou brulure.
Déclenchement de la réponse immune innée 8
L'immunité innée ne nécessite pas d'apprentissage préalable, est
génétiquement héritée et est présente dès la naissance.
Elle est déclenchée très rapidement en cas d’intrusions de micro-
organismes (pathogènes ou non), de présences de cellules cancéreuses
ou de lésion des tissus.
Mise en place d’une réponse immunitaire innée 9
Lorsqu’un agent infectieux arrive à franchir une barrière naturelle, une première
ligne de défense de l’organisme se met en place contre la contamination.
Les étapes d’une réponse immunitaire innée 10
1 : Lésion cutanée permettant le passage de la barrière naturelle.
2 : Contamination conduisant à la pénétration des micro-organismes
qui vont débuter leur multiplication cellulaire.
3 : Dilatation locale des capillaires sanguins et diffusion du
plasma sanguin dans les tissus avoisinants. gonflement de la plaie
et à sa rougeur (érythème et œdème). Les terminaisons nerveuses
présentes sont stimulées et envoient un signal de douleur au cerveau.
4 : Diapédèse. Les phagocytes circulant dans les vaisseaux sanguins
traversent leur paroi et viennent au contact des micro-organismes.
5 : Phagocytose. Les macrophages sont activés et fixent les
microbes grâce à des récepteurs et les internalisent. Ils vont ensuite
les digérer.
Les étapes d’une réponse immunitaire innée 11
La spécificité de la réponse immunitaire innée 12
La réponse immunitaire innée est induite immédiatement après la reconnaissance du
pathogène.
Les récepteurs impliqués dans cette reconnaissance :
• sont exprimés à la surface de différentes types de cellules: les macrophages, les
cellules dendritiques, les mastocytes...
• sont codés par des gènes simples ne subissant aucun réarrangement génique.
• reconnaissent des structures moléculaires conservées exprimés de façon
répétée à la surface des pathogènes et pas à la surface des cellules du soi.
Les récepteurs de la réponse immunitaire innée 13
Les récepteurs impliqués dans la réponse immunitaire
innée sont des PRR :
• Les récepteurs « éboueurs » à large spectre (scavenger
receptors)
• Les lectines
• Les récepteurs de la famille NOD
• Les récepteurs de la famille Toll
Les récepteurs de la réponse immunitaire innée 14
Exemples de PRR:
Les récepteurs « éboueurs » à large spectre
(scavenger receptors)
• Les lectines
• Les récepteurs de la famille NOD
• Les récepteurs de la famille Toll (TLR)
Les composants microbiens reconnus ou PAMP 15
Motifs moléculaires associés aux pathogènes
(PAMP: Pathogen-Associated Molecular Pattern)
Il y a environ 103 structures différentes pouvant être reconnues par le système immunitaire inné.
Elles présentent des caractéristiques communes :
• Elles ne sont produites que par les micro-organismes et pas par les cellules du soi ;
• Elles ne varient pas entre les micro-organismes d’une même famille ;
• Elles sont essentielles à la survie des micro-organismes.
Exemples de réaction inflammatoires/Réponses innées 16
Quel que soit le facteur qui la déclenche, la réaction inflammatoire se traduit toujours
par 4 symptômes : douleur, rougeur, gonflement et chaleur au niveau de la zone
infectée.
Au sein des tissus, certaines cellules se déplacent en permanence afin de détecter les
pathogènes. Ce sont les cellules sentinelles.
La réaction inflammatoire correspond à l’immunité innée 17
La phagocytose 18
• Sur le site de l’inflammation, les macrophages issus de la différenciation des monocytes
et les granulocytes vont alors éliminer les agents infectieux en les phagocytant.
• Le phagocyte entoure l’agent infectieux grâce à des extensions de la membrane appelés
pseudopodes puis l'ingère par endocytose dans son cytoplasme dans une vacuole de
digestion. Après digestion, les reste du micro-organisme sont rejetés par exocytose.
La phagocytose 18
Conclusion 19
Si l’infection se poursuit, la digestion devient partielle et un reste
antigénique non digéré migre vers la membrane on l’appelle peptide
antigénique. Il vient s’associer à des molécules déjà présentes sur le
macrophage, les molécules du CMH (complexe majeur d’Histocompatibilité
= molécule du SOI).
Lorsque les mécanismes de l’immunité innée ne suffisent pas à éliminer un
agent infectieux, les macrophages et aussi les cellules dendritiques
deviennent alors des cellules présentatrices de l’antigène (CPA).
Les CPA migrent vers un ganglion lymphatique permettra d’initier la
deuxième phase de la réponse immunitaire : la réponse adaptative