Om 2 Autoadjoints Orth
Om 2 Autoadjoints Orth
8 décembre 2013
Dans ce chapitre nous introduisons les notions d’adjoint d’un endomorphisme d’un espace
euclidien, d’endomorphisme symétrique et orthogonal. Le résultat fondamental concerne la
diagonalisation des endomorphismes auto-adjoints (et des matrices réelles symétriques) ;
nous revenons aussi sur le groupe orthogonal (révisions du cours de sup).
5 Exercices 22
∗
[Link]
1
6 Corrigés 26
– L’application
T : M ∈ Mn (K) →t M ∈ Mn (K)
est un automorphisme involutif (en effet t (t A) = A);
– Pour (A, B) ∈ Mn (K)2 , t (AB) = t B t A;
– Pour A ∈ Mn (K), rg(A) = rg(t A), det(A) = det(t A);
– T est une symétrie orthogonale pour le produit scalaire de Mn (R) < A|B >= T race(A t B);
2
– rg(u) = rg(u∗ );
– (u∗ )∗ = u;
– (u ◦ v)∗ = v ∗ ◦ u∗ ;
Enfin, l’application u ∈ L(E) → u∗ ∈ L(E) est un automorphisme de L(E).
Ker(u ◦ u∗ ) = Ker(u∗ ).
Ainsi u∗ (y) est orthogonal à V, ce qui prouve que ⊥ V est stable par u∗ .
Proposition 5 matrices
– u est auto-adjoint ssi il existe une BON dans laquelle sa matrice est symétrique ;
– u est auto-adjoint ssi dans toute BON de E sa matrice est symétrique ;
– u est un endomorphisme orthogonal ssi il existe une BON dans laquelle sa matrice est
orthogonale ;
3
– u est endomorphisme orthogonal ssi dans toute BON de E sa matrice est orthogonale ;
4
2 Réduction des endomorphismes symétriques
2.1 Préliminaires
Le but de cette section est de montrer que les endomorphismes symétriques réels sont dia-
gonalisables sur R dans une base orthonormée. On précise au préalable quelques résultats
généraux qui nous seront utiles.
λ < x|y >=< u(x)|y >=< x|u(y) >= µ < x|y >,
(a) Souvenir ?
Que dire dire < Y |X > et < X|Y >? De < λX|Y >, de < X|λY >?
Comment exprime-t-on < AX|Y >, < X|AY >?
(b) Montrer en utilisant ce produit scalaire que toute valeur propre de A, considérée
comme matrice de Mn (R) ⊂ Mn (C), est réelle.
2. Justifier que si λ et µ sont des valeurs propres distinctes de A, les sous-espaces
propres correspondants sont orthogonaux.
3. On se propose de montrer par récurrence sur n ≥ 2 que tout endomorphisme
symétrique u ∈ Sn (R) est diagonalisable en une base orthonormée (et donc que toute
matrice symétrique réelle est diagonalisable et qu’il existe une matrice orthogonale,
P ∈ On (R), telle que t P A P soit diagonale).
(a) Prouver le résultat pour n = 2.
(b) Démontrer par récurrence sur N que tout endomorphisme symétrique de RN
est diagonalisable.
Indication : penser au théorème 4...
5
Théorème 9 Soit A ∈ Sn (R),
– ses valeurs propres sont réelles ;
– A est diagonalisable ;
– il existe une matrice orthogonale, P ∈ On (R), telle que t P A P soit diagonale (on dit
alors que A est orthogonalement semblable à une matrice diagonale).
2.3 Exercices
Exercice 5
2 1 1
Soit a un réel, M =
1 a 1 , et u l’endomorphisme canoniquement associé à M.
1 1 2
1. M est elle diagonalisable ? En donner un vecteur propre aux coefficients parti-
culièrement simples ;
2. Diagonaliser M lorsque a = 2; Préciser une matrice de passage orthogonale ;
3. On suppose a 6= 2; donner une base orthonormée dans laquelle la matrice de u est
de la forme
1 0 0
0 − − −
.
| S |
0 − − −
Exercice 6 matrices remarquables
1. Donner un exemple de matrice à coefficients complexes, symétrique et non diagona-
lisable.
cos θ − sin θ
2. Les matrices de rotations , les matrices antisymétriques réelles de
sin θ cos θ
taille 2 sont elles diagonalisables ?
3. Et les matrices complexes vérifiant t A = Ā?
Exercice 7 Pour les endomorphismes suivants, construire une BON de vecteurs propres :
1 2
1. g de matrice , dans une BON de R2 ;
2 3
4 8 16 32
8 16 32 64
2. f de matrice S = , dans une BON de E.
16 32 64 128
32 64 128 256
6
3. g de matrice A dans une BON (ei )i , avec
7/4 1/4 −1/4 1/4
1/4 7/4 1/4 −1/4
A= .
−1/4 1/4 7/4 1/4
1/4 −1/4 1/4 7/4
7
(c) Montrer que Ker(f p ) = Ker(f ) pour tout p ∈ N∗ .
(d) Montrer que E est la somme directe de Ker(f ) et de noyaux de la forme
Ker(f 2 + λ2 ). En déduire que f est diagonalisable dans Mn (C).
(e) En déduire que f est diagonalisable dans Mn (C).
f (x) = 0 ⇔ f ∗ ◦ f (x) = 0.
En déduire que tout endomorphisme nilpotent qui commute avec son adjoint est nul.
2. Montrer que tout projecteur p, qui commute avec son adjoint, est un projecteur
orthogonal ;
indication : introduire g = (IdE − p) ◦ p∗ .
3. On suppose que f et f ∗ commutent et que Sp(f ) ⊂ R, montrer que f est diagonali-
sable dans une base orthonormée.
voir corrigé en section 6
8
Exercice 12 approximation discrète au sens des moindres carrés
A la suite d’un relevé expérimental, on dispose de N données (xi , yi ) ∈ R2 et on recherche
une fonction f combinaison linéaire de d + 1 fonctions données (ui )0≤i≤d (ie : f (x) =
Pd t
i=0 ai ui (x)) telle que le vecteur F = [f (x1 ), f (x2 ), ..., f (xN )] réalise le minimum de
t
||Y − F || avec Y = |y1 , y2 , ..., yN ].
1. (a) Expliciter un sous-ev V de RN auquel appartient le vecteur
lorsque f est combinaison linéaire des (ui )i . Montrer que l’on peut l’écrire F
sous la forme F = U A où U est une matrice que l’on décrira avec soin, A =t
[a0 , a1 , ..., ad ]. Exprimer la dimension de V en fonction de la matrice U.
(b) Approximation polynomiale : on choisit pour les fonctions ui , ui (x) = xi . Quelle
est la matrice U dans ce cas ?
2. Justifier que l’existence d’un vecteur F0 qui réalise le minimum de ||Y − F || est
assurée quelque soit la norme || || choisie dans RN . Pour la suite du problème, on
choisit la norme euclidienne dans RN définie par
v
uN
uX
t 1/2
||X||2 = ( X.X) = t x2i
i=1
9
3 Formes bilinéaires symétriques et formes quadratiques
3.1 Généralités
Dans ce paragraphe, nous introduisons les notions de formes bilinéaires et quadratiques
sur des espaces vectoriels réels et par ailleurs quelconques.
(a) Montrer que Q(x) est de la forme tXM X et en déduire que Q(x) est homogène
du second degré en les coordonnées de x quelque soit la base choisie.
(b) Démontrer qu’il existe une forme bilinéaire symétrique φ telle que, pour tout
x ∈ E, Q(x) = φ(x, x) et que φ est une forme quadratique. Réciproque ?
(c) Montrer que l’on peut exprimer φ en fonction de Q sans passer par les coor-
données ou par une expression matricielle (raisonner sur φ(x + y, x + y)). En
déduire l’unicité de la forme bilinéaire symétrique φ telle que, pour tout x ∈ E,
Q(x) = φ(x, x).
(d) Existe-t-il des formes bilinéaires non symétriques telles que, pour tout x ∈ E,
Q(x) = ψ(x, x)?
10
Théorème 11 matrice associée à une forme quadratique
Soient φ une forme bilinéaire sur E de dimension n et (ei )i une base de E. Lorsque x est
un élément de E, on note X le vecteur de ses coordonnées dans cette base : X ∈ Rn ...
Ainsi :
– Il existe une matrice carrée M, et une seule, telle que
t
φ(x, y) = XM Y;
11
Théorème 14 représentation matricielle
Soit E euclidien de base orthonormée B = (bi ), et φ une forme bilinéaire symétrique sur
E. Si M est la matrice (symétrique) de l’endomorphisme u associé à φ, alors :
n X
X n
∀x ∈ E, ∀y ∈ E, φ(x, y) =t X M Y = mi,j xi yj ,
i=1 j=1
Remarques :
1. On observera que le changement de base pour la matrice d’une forme bilinéaire
(matrice de Gram) est donné par la formule M 0 =tP M P, alors que le changement
de base pour la matrice d’un endomorphisme u est M = P −1 M P. Le théorème qui
précède énonce que la matrice représentant l’endomorphisme auto-adjoint associé à φ
et la matrice de φ coı̈ncident dans une base orthonormée. La matrice de changement
de base entre deux BON vérifie tP = P −1 et les formules ne font qu’une.
2. Puisque M ∈ Sn (R), on a aussi
n
X X
φ(x, y) = mi,i x2i + 2 mi,j xi xj .
i=1 1≤i<j≤n
Remarque ce théorème est fondamental, il exprime que si < | > est un produit scalaire
et φ bilinéaire, il existe une base à la fois orthonormée pour < | > et ”orthogonale” pour
φ. Il jouera un rôle fondamental dans la réduction des coniques et des quadriques.
Attention : que peut on dire de < | > et φ lorsqu’il existe une base de E orthonormale
à la fois pour < | > et φ?
12
3.3 Formes bilinéaires positives et définies positives
Théorème 16
Soit E un espace euclidien, φ une forme bilinéaire symétrique sur E et u l’endomorphisme
auto-adjoint qui lui est associé.
Les propriétés suivantes sont équivalentes :
– φ est positive : c’est à dire ∀x ∈ E, φ(x, x) ≥ 0;
– u vérifie : ∀x ∈ E, < x|u(x) >≥ 0;
– Sp(u) ⊂ R+ .
On dit, dans ce cas que Φ est une forme positive et que u est un endomorphisme auto-
adjoint positif. On note S + (E) l’ensemble des endomorphismes autoadjoints positifs.
Théorème 17
Soit A une matrice symétrique à termes réels. Les propriétés suivantes sont équivalentes :
– ∀X ∈ Rn , t X A X ≥ 0;
– Sp(A) ∈ R+ .
On dit dans ce cas que A est une matrice positive et on note Sn (R)+ le sev des matrices
symétriques positives.
Exercice 15
On considère un espace vectoriel réel de dim finie E, de base (ei )i et φ une forme bilinéaire
sur E.
1. Soit G la matrice définie par les relations mi,j = φ(bi , bj ) (G est la matrice de Gram
de φ)), det(G)). Le déterminant de G dépend il de la base choisie ?
2. Calculer ce déterminant lorsque dim E =2. En déduire que si φ est positive elle
vérifie l’inégalité de Cauchy-Schwarz.
Si, de plus Q est non dégénérée (elle est alors définie positive et produit scalaire), il y a
égalité ssi x et y sont colinéaires.
13
dont le discriminant est négatif ou nul. Le cas d’égalité est obtenu lorsque le discriminant
est nul. Le polynôme admet alors une racine double lorsque la forme est non dégénérée
avec x + λy = 0, sinon x + λy appartient à l’ensemble des zéros de Q.
Théorème 19
Soit E un espace euclidien, φ une forme bilinéaire symétrique sur E et u l’endomorphisme
auto-adjoint qui lui est associé. Les propriétés suivantes sont équivalentes :
– φ est définie positive : c’est à dire ∀x ∈ E, φ(x, x) > 0
– ∀x ∈ E\{0}, < x|u(x) >> 0;
– Sp(u) ∈ R∗+ .
On dit dans ce cas que φ est une forme bilinéaire définie positive ou un produit scalaire.
Théorème 20
Soit A une matrice symétrique à termes réels. Les propriétés suivantes sont équivalentes :
– ∀X ∈ Rn \{0}, t X A X > 0;
– Sp(A) ∈ R∗+ .
On dit dans ce cas que A est une matrice définie positive et on note Sn (R)++ le sev des
matrices symétriques positives.
14
3.4 Exercices
Exercice 16 matrices t A A... Soit A ∈ Mn (R).
1. Montrer que t A A est une matrice symétrique positive ;
2. Donner une CNS pour que t A A soit une matrice symétrique définie positive ;
3. Encadrer les modules des valeurs propres de A à l’aide des valeurs propres de t A A;
1. Montrer que si f admet une matrice diagonale dans une base orthonormée, alors
f := x ∈ E → hu(x)|xihu−1 (x)|xi.
1. Déterminer le minimum de f sur la sphère unité. On pourra mettre en évidence deux
endomorphismes a et b tels que :
15
2. Soit A M at(n, R) une matrice symétrique définie positive. Montrer que pour tout
k, la matrice Ak = [Ai,j ]1≤i≤k,1≤j≤k est définie positive de déterminant strictement
positif.
3. Soit M M at(n, C) une matrice carrée d’ordre n à coefficients complexes.
Montrer que toute valeur propre de M appartient à la réunion des disques :
X
Di = z C/|z − Mi,i | ≤ |Mi,j |
j6=i
1. Calculer Φ(X n , X m )
pour n et m entiers naturels ;
2. Montrer que la restriction de Φ à R1 [X] est un produit scalaire, préciser la matrice
de la forme quadratique associée dans la base canonique.
3. Etudier la restriction à R2 [X]. Préciser la matrice de la forme quadratique associée
dans la base canonique, ainsi que sa signature.
4. Pour quelles valeurs de n la restriction de Φ à Rn [X] est elle un produit scalaire ?
fichier Ex2002 [Link] ;
Exercice 21 Le but est de prouver qu’un produit de matrices symétriques positives est
diagonalisable.
On note Sn+ (R) l’ensemble des matrices symétriques positives d’ordre n.
1. Soit U = [ui,j ] ∈ Sn+ (R), montrer que ses termes diagonaux sont positifs.
Montrer que si ui,i = 0, alors pour tout indice j, ui,j = 0 (évaluer une forme qua-
dratique en αei + ej ).
2. Soit U une matrice symétrique positive de la forme :
A C
tC B
où les blocs A, B, C sont respectivement dans Mp (R), Mq (R), Mp,q (R).
On suppose que A est de rang p. Montrer que la matrice
A C
U0 =
O O
est diagonalisable (calculer P (U 0 ) lorsque P est un polynôme).
Que faire lorsque le rang de A est inférieur à p?
16
3. Soient U et V deux matrices symétriques positives, montrer que le produit U V est
semblable à un produit de la forme
D Op,q X Y
Oq,p Oq,q tY Z
et en déduire que U V est diagonalisable.
Voir corrigé en section 6
Exercice 22
A = [ai,j ] désigne une matrice symétrique de valeurs propres λ1 ≥ λ2 ≥ ... ≥ λn .
1. Soit (xi )i la base canonique de Rn et (yi )i une base orthonormée de vecteurs propres
associés aux λi . Exprimer ak,k en fonction des produits scalaires < xk |yj > et des
valeurs propres.
2. En déduire que a1,1 ≤ λ1 , a1,1 + a2,2 ≤ λ1 + λ2 , ... et généraliser.
3. Montrer que si A est symétrique et positive,
p
!1/p p
Y 1X
ak,k ≤ λk ,
p
k=1 k=1
17
4 Endomorphismes orthogonaux en dimension 2 ou 3
On reprend ici les résultats déjà établis en première année.
u∗ u = u u∗ = ide .
Remarque : la définition n’est pas celle du cours de première année mais ce qui suit
remet les pendules à l’heure.
18
Illustration : Penser, par exemple, aux matrices :
cos(θ) − sin(θ) 0 0
" # 1 0 0
cos(θ) − sin(θ) sin(θ) cos(θ) 0 0
, 0 cos(θ) − sin(θ) , .
sin(θ) cos(θ) 0 0 cos(φ) − sin(φ)
0 sin(θ) cos(θ)
0 0 sin(φ) cos(φ)
Exercice 23
Soit u un endomorphisme orthogonal de matrice M dans une BON B, de E.
1. Montrer que si F est stable par u, alors ⊥ F est stable par u.
2. Montrer que
Exercice 24
On considère sur L(E) ou sur Mn (R) des normes quelconques.
Montrer que O(E) et On (R) sont des compacts dans les espaces normés L(E) et Mn (R).
19
Théorème 25 Un endomorphisme de E est une symétrie orthogonale ssi
f = f ∗ = f −1
ce qui signifie que f est à la fois un endomorphisme symétrique et un endomorphisme
orthogonal.
• La matrice d’une rotation est inchangée par changement de BON directe le paramètre
θ change de signe avec un changement de BON indirecte.
• La matrice d’une réflexion change avec la BON, le paramètre θ est le demi-angle entre
e1 et l’axe de la réflexion ;
• O2+ (R) est commutatif (cela devient faux si n ≥ 3).
20
4.4 Rotations 3D
Si r est une rotation, alors,
dans une BOND (u, v, w) pour laquelle w ∈ E1 = Inv(r) sa
cos θ − sin θ 0
matrice est de la forme sin θ cos θ 0 .
0 0 1
Comment calculer la matrice d’une rotation vectorielle ? si f est une rotation déterminée
par ses éléments géométriques, pour calculer sa matrice dans une BOND donnée, on
peut
– écrire la matrice de f dans une base adaptée (voir ci-dessus) et faire un changement
de base ;
– ou bien, mettre en œuvre la formule
→−
u
f (x) = projD (x) + cos(θ)(x − projD x) + sin(θ) ∧x
||→
−
u ||
21
5 Exercices
Exercice 25 Soit E un espace vectoriel euclidien, u et v des endomorphismes autoad-
joints de E, on suppose de plus que u est défini positif.
1. Montrer qu’il existe un endomorphisme w et un seul tel que :
u o w + w o u = v.
Que peut on dire de w ?
2. Déterminer w lorsque u, v ont pour matrices respectives :
4 1 1 0 0 −1
A= 1 4 −1 , B = 0 0 1 .
1 −1 4 −1 1 3
Exercice 26 Soit r l’endomorphisme de l’espace euclidien de dim 3 de matrice
2/3 −2/3 −1/3
R= 1/3 2/3 −2/3 .
−
→ −
→
Rot(D, →
−
u , θ)(→
−
x ) = (1 − cos(θ)) < →
−
x |→
−
u > ||−
→
u
u ||2
+ cos(θ)→
− u V→
x + sin(θ) ||−
→
u ||
−
x
(5.1)
V
ou encore, en notant Ω(u) l’endomorphisme défini par Ω(u) : v → u v,
−
→
Rot(D, →
−
u
u , θ) = projD + cos(θ)(1 − projD ) + sin(θ)Ω ||−
→
u ||
(5.2)
22
2. A l’aide de cette expression d’une rotation, démontrer que l’application
est continue et surjective. En déduire que O+ (E) est compact dans L(E).
Voir aussi la section (5) pour une application des ces formules.
W tW
tW W
1. Montrer que Q = (I3 + A)−1 (I3 − A), est toujours définie, orthogonale et qu’elle
n’admet pas -1 pour valeur propre. Donner une caractérisation géométrique des
endomorphismes associés à A et à Q dans la base canonique.
2. On suppose à l’inverse, que Q est une matrice orthogonale de taille 3 dont -1 n’est
pas valeur propre. Construire un vecteur V et une matrice A tels que
23
Exercice 31 pseudo inverse d’une application linéaire — (??)—
(1) g ◦ f ◦ g = g et f ◦ g ◦ f = f.
(b) Expliciter une base de F = R5 , (bj )1≤j≤5 qui soit orthonormée et adaptée à la
décomposition F = Im(f ) ⊕⊥ Im(f ).
(c) Donner la matrice A de f dans ces bases.
(d) Donner la matrice B de g dans ces bases puis dans les bases canoniques.
3. Vérifier que :
(a) f ◦ g ◦ f = f ;
(b) g ◦ f ◦ g = g;
(c) f ◦ g est un endomorphisme autoadjoint de F ;
(d) g ◦ f est un endomorphisme autoadjoint de E.
24
Exercice 32 ENSAM PT 2001 (MAPLE)
L’espace euclidien est rapporté à une base orthonormée B = (i, j, k).
1. Donner la matrice de la rotation d’axe D = vect(2i − j + k) et d’angle π/6 dans
cette base.
2. Dans E affine rapporté à R = (O, B), donner une expression de la rotation d’axe
passant par A(1,1,1) de vecteur directeur u = (2i − j + k) et d’angle π/6.
25
6 Corrigés
Correction de l’exercice 10
– [(d) ⇒ (b)] supposons que pour tout x ∈ Im(u∗ ) = Ker(u)⊥ , on ait < u(x)|u(x) >=<
x|x > .
En prenant x = u∗ (t), et y = u∗ (s), et en développant ||x + y||2 , on montre que
< u(x)|u(y) >=< x|y >, d’où :
Ainsi,
(u ◦ u∗ )2 (t) = u ◦ u∗ (t)...
3. L’inclusion Ker(u)⊥ ⊂ {x ∈ E; < u(x)|u(x) >=< x|x >} est une conséquence de
ce qui précède.
Soit x ∈ E, on peut écrire que x = x1 + x2 avec x1 ∈ Ker(u)⊥ et x2 ∈ Ker(u). Il
vient
||x||2 = ||x1 ||2 + ||x2 ||2
||u(x)||2 = ||u(x1 )||2 = ||x1 ||2 .
Ainsi, si < u(x)|u(x) >=< x|x >, on a x2 = 0.
26
Correction de l’exercice 11
1. ⇒: évident ;
⇐: si f ∗ f (x) = 0, alors < x|f ∗ f (x) >=< f (x)|f (x) >= 0... Si N est nilpotent et
vérifie N N ∗ = N ∗ N, alors N N ∗ est auto-adjoint et (N N ∗ )p = N p N ∗p = 0. Comme
N N ∗ est auto-adjoint et nilpotent, il est nul et on en déduit que N = 0.
Remarque 1 : un endomorphisme nilpotent et auto-adjoint est nul car diagonali-
sable, on peut aussi observer que si N est nilpotent d’ordre p = 2q+r, et auto-adjoint,
on a
N 2q+r = N 2q+2 = (N ◦ N ∗ )q+1 = 0
d’où N q+1 = 0. On en déduit q + 1 ≥ p = 2q + r.
De q + r ≤ 1, on déduit
– que q = 0, r = 1 auquel cas p = 1, et N = 0,
– ou que q = 1, r = 0, auquel cas N 2 = N N ∗ = 0 d’où encore N = 0.
Remarque 2 : une idée de candidat :f ∗ ◦ f p (x) = 0 entraı̂ne
f ◦ f ∗ ◦ f p−1 (x) = 0,
g ◦ g ∗ = (IdE − p) ◦ p∗ ◦ p(IdE − p∗ ) = 0,
donc g = 0 et p∗ = p ◦ p∗ = p.
3. On suppose que f et f ∗ commutent. Par Cayley-Hamilton et le lemme des noyaux
M M
E= Ker(f − λ)nλ = Fλ .
Chaque sev Fλ est stable par f et f ∗ (noyau d’un polynôme en f qui commute avec
f et f ∗ ). Les restrictions de f − λ et f ∗ − λ à Fλ sont des endomorphismes nilpotents
et qui commutent, ils sont nuls. Ainsi
Fλ = ker(f − λ).
f = ⊕λpλ
27
Correction exercice 12
Approximation discrète au sens des moindres carrés
1. Généralités
(a) Si f est combinaison linéaire des d + 1 fonctions (ui )0≤i≤d , il existe (ai )i ∈ Kd+1
tel que f (x) = di=0 ai ui (x) et alors
P
Pd
f (x1 ) i=0 ai ui (x1 ) d ui (x1 )
F = ... = .. X ..
= ai . .
.
Pd i=0
f (xN ) i=0 ai ui (xN )
ui (xN )
ui (x1 )
Ainsi le vecteur F est combinaison linéaire des d + 1 vecteurs ... . Nous
ui (xN )
noterons V le sous-espace de K N engendré par ces d + 1 vecteurs. On
peut exprimer matriciellement :
u0 (x1 ) u1 (x1 ) . . . ud (x1 )
u0 (x2 ) u1 (x2 ) . . . ud (x2 ) a0
a1
F = UA = .
. .
. .
. ..
. . . .
ad
u0 (xN ) u1 (xN ) . . . ud (xN )
1 x1 . . . xd1
u0 (x1 ) u1 (x1 ) . . . ud (x1 ) d
u0 (x2 ) u1 (x2 ) . . . ud (x2 ) 1 x2 . . . x2
U = . = .
. .
. .
.
... .. ..
. . .
. .
u0 (xN ) u1 (xN ) . . . ud (xN ) d
1 xN . . . x N
28
(a) Numérotons :
i. J(A) est un minimum de J sur RN ;
ii. pour tout B ∈ F, pour tout ε ∈ R, J(A) ≤ J(A + εB);
iii. pour tout B ∈ F, < U A − Y |U B >= 0.
(1) ⇒ (2) est immédiat.
(2) ⇒ (3) : la fonction de la variable réelle ε → J(A + εB) = ||U (A + εB) − Y ||22
s’exprime :
J(A + εB) = ||U (A + εB) − Y ||22 = ||U B||2 ε2 + 2ε < U B|U A − Y > +J(A).
Si pour tout ε, J(A) ≤ J(A + εB), on a aussi pour tout ε > 0,
||U B||2 ε + 2 < U B|U A − Y >≥ 0.
Cela impose (par exemple en passant à la limite) < U B|U A − Y >≥ 0.
De la même façon, si ε < 0,
||U B||2 ε + 2 < U B|U A − Y >≤ 0,
ce qui impose < U B|U A − Y >≤ 0.
(3) ⇒ (1) : on suppose que pour tout B ∈ KN , < U B|U A − Y >= 0. On a
alors pour X ∈ Kd+1 quelconque
J(X) = J(A+(X−A)) = ||U (X−A)||2 +2 < U (X−A)|U A−Y > +J(A) ≥ J(A).
29
Correction de l’exercice 21
Λ t ΩC
t
Ω O A C Ω O
=
O O O Iq O O O Iq
P (X) − P (0)
où Q(X) = .
X
P annule U” ssi
– P (0) = a0 = 0.
– P (Λ) = 0p
Soit Q le polynôme minimal de Λ, il est scindé à racines simples non nulles et
P (X) = XQ(X) qui est aussi un polynôme à racines simples est annulateur de U’...
Si, maintenant A est de rang inférieur à p,
3. Il existe une matrice Ω telle que t ΩU Ω = diag(λ1 , ..., λp , 0, ..., 0).
Alors
t t t D Op,q X Y DX DY
ΩU V Ω = ( ΩU Ω)( ΩV Ω) = =
Oq,p Oq,q t Y Z O O
On introduit
p p R O
∆ = diag( λ1 , ..., λp , 1, ..., 1) = .
O Iq
t RXR RY RXR RY
La matrice ∆V ∆ = t est symétrique positive, et est
YR Z O O
DX DY RXR RY
diagonalisable. Par ailleurs, =∆ ∆−1 .
O O O O
30
Correction exercice 22
1. Si A ∈ Sn (R), elle admet une BON de vp dans laquelle
n
X
xi = < xi |yk > yk .
k=1
On a ensuite :
p
( n )
X X
2
a1,1 + ... + ap,p = < xi |yk > λk (6.1)
i=1 k=1
p X
X p n
X
= < xi |yk >2 λk + < xi |yk >2 λk (6.2)
i=1 k=1 k=p+1
p
X p
X p
X n
X
≤ λk < xi |yk >2 +λp+1 < xi |yk >2 (6.3)
k=1 i=1 i=1 k=p+1
Pn Pp
Remplaçons k=p+1 < xi |yk >2 par 1 − k=1 < xi |yk >2 , ce qui donne
p
X p
X
(λk − λp+1 ) < xi |yk >2 +pλp+1 (6.4)
k=1 i=1
31
Correction de l’exercice 23
Soit u un endomorphisme orthogonal de matrice M dans une BON B, de E.
1. Soit F stable par u. Considérons y ∈⊥ F.
Pour tout x ∈ F, < u(x)|y >= 0 puisque u(x) ∈ F. Or,
Cela prouve que u−1 (⊥ F ) ⊂⊥ F. Il y a donc égalité car u−1 est une bijection et
conserve la dimension.
On en déduit que ⊥ F est aussi stable par u : en effet, si y ∈⊥ F, il existe x ∈⊥ F tel
que y = u−1 (x) ∈⊥ F et ainsi, u(y) = x ∈⊥ F.
2. Soit u orthogonal.
Observons tout d’abord que SpR (u) ⊂ {−1, 1}. En effet, si x est vp associé à λ,
n’est autre que F ⊕⊥F = E. Les trois espaces qui y figurent sont stables par u
Remarque : Par ailleurs le pc de u étant de degré 3, il admet une racine réelle au
moins qui est 1 ou -1..
3. En introduisant le produit scalaire canonique de Cn montrer que les valeurs propres
de M sont ±1 ou de la forme e±iθ .
4. Soit Z = X + iY ∈ Cn un vecteur propre de M, associé à λ = α + iβ ( réels). On a
M X = (αX − βY ) ∈ vect(X, Y ) ∈ Rn
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Index
adjoint pseudo inverse, 24
d’un endomorphisme, 7, 8
image, noyau, 3 rotation, 23
exponentielle, 23
définie positive
matrice symétrique, 13 S + (E), 13
diagonalisation symétrique
matrices réelles symétriques, 5 matrice, 13
endomorphisme théorème
antisymétrique, 7 diagonalisation
nilpotent normal, 8 des endomorphismes symétriques, 5
normal, 8
orthogonal, 23
positif, 13
exponentielle
de matrice antisymétrique, 23
forme
bilinéaire symétrique, 10
quadratique, 10
forme bilinéaire
positive, 13
Gram
matrice de, 12
groupe
orthogonal, 19
spécial orthogonal, 19
matrice
antisymétrique, 7, 23
symétrique, 13
symétriques, positives
produit, 16
moindres carrés, 9
polarisation, 11
polynôme
annulateur, 7
positive
matrice symétrique, 13
projecteur
normal, 8
orthogonal, 8
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