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Notes Relations INTRA

Le document traite des relations interpersonnelles et de leur impact sur le développement psychologique, en mettant l'accent sur les styles d'attachement et la mentalisation. Il décrit également les effets des traumatismes, notamment les traumatismes relationnels précoces, et les lois de protection de l'enfance au Québec. Enfin, il aborde divers troubles neurodéveloppementaux et de la personnalité, ainsi que les conséquences de la maltraitance sur le développement de l'enfant.

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Notes Relations INTRA

Le document traite des relations interpersonnelles et de leur impact sur le développement psychologique, en mettant l'accent sur les styles d'attachement et la mentalisation. Il décrit également les effets des traumatismes, notamment les traumatismes relationnels précoces, et les lois de protection de l'enfance au Québec. Enfin, il aborde divers troubles neurodéveloppementaux et de la personnalité, ainsi que les conséquences de la maltraitance sur le développement de l'enfant.

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Notes Relations Interpersonnelles INTRA

Relation : Espace affectif et cognitif qui permet une interaction entre nous et l’autre.
Caractérisée par sa nature et son cadre, le style de communication, le niveau de proximité, la
représentation de soi, de l’autre et du lien à l’autre et par l’investissement dans le lien.
Le sentiment de sécurité est l’un des piliers les plus importants d’une relation.

Attachement (Bowlby) : Qualité de la relation qui s’établit entre un parent et son enfant.

Modèle Interne Opérant (MIO) : Schéma de ce à quoi peuvent ressembler les relations, qui
s’établit selon les interactions répétées entre le parent et son enfant. Ce schéma met en place
la vision que l’enfant entretiendra de lui-même et des autres.

Accordage affectif : Ajustement, réciprocité, coordination émotionnelle entre parent et


enfant. *Un manque d’accordage affectif trop fréquent sans réparation cause les types
d’attachement insécure.

Constance affective : Capacité à continuer de porter un lien d’attachement envers ses figures
d’attachement (et futures relations) même en moment de conflits.

4 styles d’attachement

1. Attachement sécure
Attitudes parentales Impact sur l’enfant Impact à l’âge adulte
Bonne Autonomie Stabilité
régulation Référence Engageme
émotionnelle à l’adulte nt
Bonne Affects Confiance
sensibilité à principalement Dévoileme
l’enfant positifs et nt
Bon accordage constants Émotions
affectif Comporte favorables au
Distance saine ment calme lien

2. Attachement ambivalent → préoccupé


Attitudes parentales Impact sur l’enfant Impact à l’âge adulte
Mauvaise Manque Dépendanc
régulation d’autonomie e affective
émotionnelle Dépendance Besoin
Faible à l’adulte excessif
sensibilité à Anxiété, d’approbation
l’enfant colère, Jalousie
Distance irritabilité Possessivit
variable Agitation é
3. Attachement évitant → détaché
Attitudes parentales Impact sur l’enfant Impact à l’âge adulte
Mauvaise Grande Autonomie
régulation autonomie (en défensive
émotionnelle apparence) Isolement
Faible Absence de Attitude
sensibilité à référence à d’indifférence
l’enfant l’adulte Méfiance
Grande Tristesse,
distance solitude

4. Attachement désorganisé → craintif

Attitudes parentales Impact sur l’enfant Impact à l’âge adulte


Très Faible Comporte
mauvaise autonomie ments
régulation Référence à incohérents,
émotionnelle l’adulte absente instabilité
Aucune Rage, peur, Impulsivit
sensibilité à humiliation é
l’enfant Comportemen Potentiel
Réponses t désorganisé, agressif
inadéquates violent,
Accordage

Mentalisation : Capacité mentale imaginative qui permet de se représenter et de comprendre


nos états internes (pensées, désirs, peurs, intentions) et ceux des autres. Permet d’accéder à
des relations intimes, stables et satisfaisantes. Le développement de cette capacité dépend de
la qualité de l’attachement et de la capacité du parent à mentaliser et à communiquer à
l’enfant une pensée mentalisée. Le développement de la mentalisation se déroule de façon
non-linéaire (selon des stades qui suivent la maturation cérébrale et affective).

4 stades de développement de la mentalisation :

1. Mode téléologique
Début de l’attribution causale : l’enfant interprète les actions des autres à partir des
résultats concrets, observables. Sans considération pour les états mentaux de l’autre.
- À partir de 9 mois

2. Mode équivalence psychique


Début de l'intentionnalité : l’enfant comprend que des intentions peuvent mener aux
comportements. Ne fait toutefois pas de distinction entre ses états internes et ceux des
autres. De plus, l’enfant considère que son ressenti est la réalité et est incapable de
considérer d’autres explications (aucune flexibilité mentale). Ceci mène à des erreurs
d’interprétation, un envahissement émotionnel et des comportements qui peuvent
affecter les relations.
- À partir de 2 ans

3. Mode “comme si”


Début des représentations et de la symbolisation : l’enfant développe une pensée
abstraite et réussit à distinguer la réalité interne et externe. Souvent exprimée à travers
le jeu (espace transitionnel), qui permet de reproduire à l’extérieur une réalité interne
avec une distance de l’affect.
- À partir de 5-6 ans

4. Mode réflexif
Mode final, qui résulte de l’intégration des modes équivalence psychique et “comme
si”. L’enfant est en mesure de distinguer sa réalité interne de sa réalité externe, ainsi
que ses états internes de ceux des autres.

À l’âge adulte, la fonction réflexive permet de mettre en lien ses émotions, pensées et
comportements pour une compréhension entière et cohérente de sa personne et des
autres : se représenter de façon réaliste les états internes des autres, se contenir
émotionnellement, réguler son comportement et son estime personnelle, intégrer des
réalités antagonistes ou des états contradictoires et s’affirmer.

Relations d’objet intériorisés : Représentations mentales inconscientes (de soi, de l'autre et


de la relation) basées sur des expériences relationnelles répétées.

Les capacités de mentalisation permettent de tenir une perspective adaptée à la réalité en


dépit des relations d’objets intériorisées.

Événement traumatique : Événement dans lequel une personne est confrontée à la mort, à
la peur intense de mourir, ou dans lequel son intégrité physique est menacée. Peut être
relationnel ou non. Ex : désastres naturels, accident mortel.

*L’impact du trauma ne survient pas forcément tout de suite après l'événement… Il survient
quand la victime réalise que ce qu’elle a vécu était une atteinte à sa personne.

Trauma relationnel précoce : Évènements de maltraitance survenus pendant les premières


phases développementales de l’enfant.

Loi sur la Protection de la Jeunesse (LPJ) : Loi qui accorde aux enfants le statut de
citoyens et le droit à la protection.
* Au Québec, les droits des enfants sont reconnus par l’État depuis 1979.
DPJ : Instance qui intervient lorsque la sécurité et/ou le développement de l’enfant sont
compromis. La LPJ reconnaît 3 situations de compromission :

1. Abandon : Se décharger de la responsabilité d’un enfant, entre sa naissance et sa


majorité. Inclut les cas de décès du parent si aucun autre adulte n’a été désigné pour
assurer la charge.

2. Abus : Commission d’un acte dommageable pour le développement. 3 types :

Abus physique Atteinte directe ou - Brutalité, décharge affective du parent


indirecte à l’intégrité - Force excessive / mesures punitives
physique. démesurées

Abus psychologique Comportement ou - Menaces (représailles, abandon, etc)


propos qui peut atteindre - Dénigrement, humiliation, rabaissement -
l’image de soi, Minimisation du ressenti
l’équilibre émotionnel et - Contrôle excessif
le bien-être. - Rejet affectif
- Chantage, manipulation
- Conflit de loyauté, aliénation parentale
- Exposition à la violence conjugale

Abus sexuel Tout acte à caractère - Attouchements et pénétration


sexuel, avec ou sans - Exposition visuelle à des contacts sexuels
contact physique. (directs, photos, vidéos)
- Exploitation sexuelle: incitation,
prostitution, photos, etc.

3. Négligence : Omission d’un acte bénéfique au bon développement. 4 types :

Physique - Manque de vêtements, de nourriture, d’hygiène


- Milieu de vie inadéquat

De santé - Malnutrition sévère


- Maladies physiques ou mentales non traitées / refus de soins
- Mauvais usage de médicaments

Éducative - Manque ou absence de stimulation


- Routine instable
- Scolarisation limitée

Émotionnelle - Absence de démonstrations affectives, d’amour et de préoccupation


- Absence de réciprocité dans l’interaction
- Désengagement affectif
- Ignorer la détresse de l’enfant / absence de réconfort après un stress important

Facteurs aggravants et protecteurs : Facteurs qui, en interaction, alourdissent ou


amoindrissent les conséquences laissées par les traumas.
- Âge de la victime
- Fréquence
- Durée
- Auteur de l’évènement traumatique
- Présence ou absence de support
- Prédispositions et caractéristiques innées / biologiques / personnelles de l’enfant

Causes possibles de la maltraitance :

- Volonté de faire du mal par plaisir Il faut trouver un


- Maladie mentale équilibre entre :
- Abus de substances
- Pauvreté 1. La 2. La
reconnaissance reconnaissance
de la gravité des d’un contexte
faits et leurs
Impacts de la maltraitance :

Physiques Physiologiques Psychologiques

- Surpoids, obésité - Perception sensorielle ; - TSPT


- Haute pression chaleur, douleur, satiété - Troubles d’attachement
- Caries - Processus cognitifs ; - Troubles du comportement
- Troubles digestifs attention, mémoire, - Agressivité
- Douleurs à la poitrine traitement de l’information - Dépression
- Maladies chroniques - Régulation émotionnelle ; - Anxiété, phobies
- Blessures physiques réactivité au stress, - Problèmes sociaux ou
externes et internes impulsivité, anxiété, relationnels
- Cancer réactions émotionnelles - Prise de risques
- Infanticide démesurées, auto et - Automutilation
hétéroagressivité - Abus de substances

Résilience : Bonne adaptation en dépit de facteurs compromettant le développement.


Favorisée par :
- Caractéristiques personnelles : intelligence, talents, tempérament facile
- Relation chaleureuse avec le parent encadrant
- Soutien social extérieur (adultes/pairs)
- Ressources et occasions dans la communauté

Trouble du spectre de l’autisme (TSA)


Trouble neurodéveloppemental.
- Altération des capacités de communication : langage non développé ; absence de
communication gestuelle ; absence de jeu symbolique (« comme si »)
- Altération des interactions sociales : absence de contact visuel ; absence d’expressions
faciales, absence d’expressions de plaisir et de tentatives de partager des intérêts
- Comportements et intérêts restreints, répétitifs, stéréotypés ; maniérismes moteurs ;
investissement d’objets spécifiques ; intolérance aux changements de routine
- Sensibilités sensorielles ; restrictions alimentaires

Dx différentiel : surdité, psychose précoce, dysphasie grave, carences affectives graves,


dépression. *En bas âge, le diagnostic est difficile à poser

Trouble du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH)


Trouble neurodéveloppemental.
- Inattention : difficultés dans l’attention aux détails ; difficultés dans l’attention
soutenue ; difficulté dans l’organisation et l’accomplissement de tâches et travaux ;
pertes d’objets / oubli de tâches importantes
- Hyperactivité et impulsivité: difficulté à rester en place ; parle beaucoup ; répond aux
questions avant la fin de la question ; difficulté à attendre son tour

Dx différentiel : Opposition, altération du fonctionnement cérébral en contexte traumatique

Trouble oppositionnel avec provocation (TOP)


Trouble des impulsions et des conduites.
- Humeur colérique / irritable
- Comportements provocateurs : contestation des personnes en position d’autorité,
opposition active aux règles
- Esprit vindicatif

Trouble des conduites


Trouble des impulsions et des conduites.
- Agressions envers des personnes ou des animaux : actes de cruauté ; agressions à
caractère sexuel ; menaces, intimidation, agressions armées
- Destruction de biens matériels
- Fraudes, vols, mensonges (mensonge doit être utilitaire et pas compensatoire)
- Transgressions graves des règles : fugues ou absentéisme scolaire avant 13 ans

Spécificateurs :
- Âge d’apparition (à l’enfance = avant 10 ans; à l’adolescence = après 10 ans)
- Émotions prosociales limitées

Progression fréquente
Trouble Troubl Trouble
d’oppositi e des de la
on avec personn

Syndrome de stress post-traumatique (SSPT)

A. Exposition à la mort, à des blessures graves, ou à la violence sexuelle, effectives ou


potentielles, d'une (ou plusieurs) des façons suivantes :
- Vivre directement l'événement traumatique.
- Être témoin, en personne, de l'événement vécu par d'autres.
- Apprendre que l'événement traumatique a été vécu par un membre de la famille
proche ou un ami proche. *En cas de décès ou de danger de décès d'un membre de la
famille ou d'un ami, l'événement doit avoir été violent ou accidentel.
- Vivre une exposition répétée ou extrême aux détails pénibles de l'événement
traumatique. *Ne s'applique pas à l'exposition par le biais des médias électroniques,
de films ou de photos, à moins que cette exposition soit liée au travail.

B. Symptômes envahissants : cauchemars, reviviscences, pensées intrusives. Le moindre


indice rappelant l'événement engendre une forte détresse psychologique ou réaction physique.

C. Symptômes d’évitement : évitement de tout ce qui rappelle et concerne l'événement


traumatique.

D. Altération négative des cognitions et de l’humeur : engourdissement émotionnel, perte


d’intérêt pour les activités, sentiment d'indifférence vis-à-vis d’autrui, blâme sur soi et sur
autrui, pensées et émotions négatives, altération des capacités mnésiques (difficulté à se
remémorer les détails de l’évènement traumatique).

E. Altération de l’éveil et de la réactivité : hypervigilance, sursauts, perturbation du sommeil


et de la capacité de concentration, comportements autodestructeurs.

Spécificateurs :
- Avec symptômes dissociatifs
- Avec expression retardée (plus de 6 mois après)

Trauma complexe

A. Exposition prolongée à des événements de nature terrifiante ou horrifiante dans lesquels


l’échappatoire est limité ou impossible

B. Les critères du SSPT sont remplis (réactivité, évitement, reviviscences, émotions)


C. Difficultés de régulation émotionnelle ; perception de soi altérée négativement ; difficultés
à se sentir proche des autres et maintenir des relations
Potentiels indicateurs de la présence d’un trauma complexe:
- Multiplicité des diagnostics comorbides
- Changements dans les diagnostics / difficulté à statuer
- Inefficacité de la médication
- Inefficacité des psychothérapies qui n’adoptent pas une approche sensible au
traumatisme

Troubles de la personnalité

A. Modalité de l'expérience vécue et des conduites qui dévie notablement de ce qui est
attendu dans la culture de l'individu et se manifeste dans au moins 2 des domaines suivants :
- la cognition
- l'affectivité (diversité, intensité, labilité et adéquation de la réponse émotionnelle)
- le fonctionnement interpersonnel
- le contrôle des impulsions

B. Ces modalités durables sont rigides et envahissent des situations personnelles et sociales
très diverses.

C. Ce mode durable entraîne une souffrance cliniquement significative ou une altération du


fonctionnement social, professionnel ou dans d'autres domaines importants.

D. Ce mode est stable et prolongé et ses premières manifestations sont décelables au plus tard
à l'adolescence ou au début de l'âge adulte.

E. Ce tableau n'est pas mieux expliqué par les manifestations ou les conséquences d'un autre
trouble mental.

F. Ce mode durable n'est pas dû aux effets physiologiques directs d'une substance (p. ex.,
drogue) ou d'une affection médicale générale.

Similitudes entre les TP et le trauma développemental :


- Historique de traumas relationnels chroniques dans l’enfance (abus, négligence,
abandon)
- Symptomatologie
- Comorbidités ou errance diagnostique

10 TP spécifiques répertoriés dans le DSM :


A B C
Psychotique Émotionnelle / Anxieuse
théâtrale
Paran Évit
oïaque Antis ante
Schiz ociale Dép
oïde Narci endante
*Les TP sont grandement stigmatisés et considérés comme difficiles à traiter.

Considérations cliniques pour le travail clinique en contexte de troubles relationnels


- Maintien du cadre
- Tolérance aux mouvements de progression et régression
- Régulation de la distance / proximité
- Régulation émotionnelle / du contre-transfert

Approches thérapeutiques :
- Thérapie Basée sur la Mentalisation (TBM)
- Thérapie des schémas
- Thérapie Dialectique Comportementale (DBT)
- Thérapie centrée sur le transfert
- Thérapie relationnelle intersubjective
- Thérapie d’acceptation et d’engagement (ACT)

Soins sensibles au traumatisme : Attitude à intégrer à l’intervention (plus qu’une modalité


de traitement). Vise à éviter la re-traumatisation. Basé sur une relation authentique et
sécuritaire, la cohérence, la collaboration et l’adaptation du cadre.

Comportements prosociaux Comportements antisociaux

Toute action volontaire (l’individu agit de Tout comportement qui transgresse les
sa propre initiative) définie par la société règles sociales et/ou porte atteinte
comme étant bénéfique à autrui ou à un (physique, psychologique ou matérielle) à
autrui.
groupe. Bienfaiteur → bénéficiaire.
*un comportement prosocial est rarement *Ne s’inscrivent pas forcément dans un TP
reconnu comme prosocial de façon
universelle, il s’agit d’un jugement fait par
une société.

3 grandes catégories de comportements prosociaux:


Aide: contribuer au mieux-être d’autrui
Altruisme: aider sans attendre/rechercher de bénéfice personnel
Coopération: aider un groupe dans un but commun
Trouble de la personnalité antisociale
A. Violation des règles depuis l’âge de 15 ans (au moins 3/7 critères) :
1. Incapacité à se conformer aux normes sociales (délits)
2. Mensonges répétés, utilisation de pseudonymes, manipulation des autres pour un
profit personnel ou par plaisir
3. Impulsivité, défaut de planification
4. Irritabilité, agressivité (combats physiques répétés)
5. Imprudence, manque de considération pour sa propre sécurité ou celle d’autrui
6. Irresponsabilité (par rapport au travail, aux obligations financières)
7. Manque de remords, indifférence
B. Âge minimal de 18 ans
C. Manifestation de troubles des conduites avant l’âge de 15 ans
D. L’apparition du comportement antisocial n’est pas exclusivement consécutif à un épisode
maniaque ou schizophrénique

Échelle de psychopathie (PCL-R)

Loquacité et charme superficiel Superficialité


Sentiments superficiels
Comportement irresponsable
Incapacité d’assumer ses responsabilités Immaturité
Incapacité à planifier à long terme de façon réaliste
Surestimation de soi
Besoin de stimulation, tendance à l’ennui Comportements antisociaux
Mensonge pathologique
Manipulation, duperie Déficit d’émotions
Tendance au parasitisme sociales
Faible contrôle de soi
Manque d’empathie et insensibilité
Absence de remords et de culpabilité
Début à
Faible maîtrise de soi
Comportement l’enfance/adolescence
Impulsivité
Promiscuité sexuelle criminel
Apparition précoce de problèmes de comportement
Délinquance juvénile
Violation de la liberté conditionnelle
Diversité des délits

Amygdale : Impliquée dans la


reconnaissance et le traitement des
émotions, et l’apprentissage.
Trajectoire développementale

Génétique (profil antisocial)


Gènes : Forme faible du gène MAOA (*s’exprime si maltraitance)
Activité physiologique : normale au repos, mais plus faible que la
normale en contexte de stress ; rythme cardiaque plus lent, conductance
électrodermale plus faible.

Caractéristiques Attitudes parentales


individuelles Maltraitance
Tempérament Comportement social
Capacités des parents
intellectuelles Réaction aux
Capacités comportements

Développement

Développement socio-affectif

Développement socio-affectif Profil prosocial Profil antisocial

Intégration des normes Intégration de normes prosociales Normes prosociales non intégrées
sociales Intégration de normes antisociales

Socialisation Habiletés sociales Manque d’habiletés sociales


Acceptation par les pairs Rejet par les pairs
Association aux pairs antisociaux

Évolution des Aptitudes cognitives Limites cognitives


caractéristiques personnelles Affects positifs Affects négatifs
Personnalité antisociale

Considérations cliniques pour le travail avec individus antisociaux


- Risque actuel de violence et/ou de récidive
- Profil spécifique du client (configuration de critères diagnostiques, comorbidités,
analyse fonctionnelle du comportement)
- Environnement du client et du thérapeute (sécurité, surveillance, maintien des
comportements agressifs)
- Médication (efficacité, stabilité)
- Consommation
- Ressources personnelles du client et du thérapeute
Évaluation psychologique : Évaluation qui sert à poser un diagnostic psychologique (pour
l’accès aux traitements et services), à comprendre le fonctionnement du patient (pour orienter
le traitement) et à évaluer la dangerosité (risque suicidaire ou de récidive).

Une évaluation complète se fait en plusieurs rencontres et comprend une évaluation du


fonctionnement intellectuel, une évaluation du fonctionnement cognitif / neuropsychologique,
une évaluation psycho-affective et psycho-sociale et un bilan médical au besoin.

Formulation des hypothèses cliniques en incluant toutes les données d’analyse :


- Observations (en entrevue, ou dans des situations standardisées)
- Entrevues
- Tests, épreuves projectives
- Informations obtenues par des tiers
*Il est crucial de détenir une bonne connaissance du développement normal et de la
psychopathologie (pour dx différentiel).

2 types d’évaluation sont reconnues par l’OPQ :

1. Évaluation des troubles mentaux


2. Évaluation du fonctionnement psychologique et mental (éval psycho-affective)
Évaluation des affects, aptitudes, attitudes, cognitions, goûts, intérêts, motivations,
ressources, etc. en vue d’établir un portrait de la personne, de faire des
recommandations ou de déterminer un plan d’intervention.

*La partie psycho-affective de l’évaluation permet de comprendre en profondeur le


fonctionnement d’un individu, sa personnalité et ce qui sous-tend ses comportements. Elle
permet souvent de nuancer le diagnostic et d’aller au-delà des perceptions de surface. Elle se
fait par l’évaluation de la qualité du fonctionnement mental, dont les :
1. Processus cognitifs et affectifs
- Capacité de régulation, d’attention, d’apprentissage
- Capacité de variabilité affective, de communication, et de compréhension
- Capacité de mentalisation et fonction réflexive
2. Défenses et stratégies d’adaptation
- Capacité de régulation et de contrôle des impulsions
- Capacités du fonctionnement défensif
- Capacité d’adaptation, de résilience, et force de l’individu
3. Conscience de soi / auto-critique
- Capacités d’auto-observation
- Capacité à construire et utiliser des standards internes et des idéaux
- Capacité à faire du sens et à définir des buts
4. Identité et relations
- Capacité de régulation de l’estime de soi et qualité de l’expérience interne
- Capacité de différenciation

Capacité à
distinguer…
SoiVSAutres /
Non-soi
Rêve /

Temporalité : passé VS
présent VS futur
- Intégration identitaire

Morcelée
Clivée (dichotomique ; bon /
Complète et complexe ; intégration de contradictions,

- Capacité relationnelle et d’intimité


● Qualité des relations entretenues (profondeur, stabilité)
● Qualité des relations d’objet intériorisées
● Capacité de régulation de la distance-proximité
● Expériences sexuelles (fantasmes, connaissance des désirs, etc)
*Ces différents éléments relationnels permettent l’accès à l’intimité, la
réciprocité (demander et recevoir) et la durabilité des relations, qui sont vécues
comme satisfaisantes et contribuent au bien-être.

Relations d’objets intériorisées (ROI) : Représentations mentales inconscientes basées


sur des expériences relationnelles répétées.

Des situations dans la vie actuelle (adulte) peuvent réactiver les ROI. Dans ce cas, l’autre
n’est plus vécu complètement selon sa subjectivité réelle, mais selon l’objet qu’il incarne…
Représe
Cela a le potentiel Représe qui ne sont
de susciter des réactions émotionnelles et comportementales
pas en lien avec l’autre tel qu’il existe dans la réalité.
Représentations de
*Ceci survient particulièrement en contexte thérapeutique, où le thérapeute est une figure
d’autorité et de soins, qui peut être représenté comme une figure parentale.
L’évaluation nécessite de mettre en lien une grande quantité d’informations. Certains aspects
des sphères de fonctionnement sont inconscients. L’évaluateur doit donc détenir une
formation approfondie afin de savoir choisir un outil d’évaluation, l’administrer, interpréter le
matériel, en tirer des conclusions valides et présenter ces informations aux patients.
Épreuves projectives : Tests standardisés et validés scientifiquement. Dans ces tests, il faut
éviter au maximum d’orienter la réponse du patient pour que leurs réponses soient réellement
des représentations de leur fonctionnement interne et inconscient. Ex :
- Épreuves thématiques : CAT et TAT
- Test de Rorschach
- Dessins (libres, de la personne, de la famille, dessin collectif)
- Jeu (jeu libre, histoires à compléter)
Observations : Attention (pendant l’entrevue ou dans des situations standardisées) portée
aux aspects du fonctionnement comme la qualité de l’interaction (avec l’évaluateur ou avec
chacun des parents), l’investissement de l’espace et des objets, la posture et le regard, les
réactions lors de l’arrivée et du départ et la régulation émotionnelle.
Questionnaires ou tests de performance : Outils standardisés, généralement conçus pour
évaluer un aspect très spécifique du fonctionnement, comme l’attachement, le déficit
attentionnel, l’intelligence, les traumas infantiles, la psychopathologie, l’impulsivité, etc.
Le choix des questionnaires et tests à utiliser se fait en fonction du motif / de la demande
d’évaluation et en fonction des propriétés psychométriques des instruments. On peut aussi
choisir d’utiliser un questionnaire pour aller valider ou infirmer des hypothèses établies en
cours de route via les autres outils d’évaluation
Évaluation thérapeutique : Une évaluation en elle-même peut être thérapeutique / une
technique d’intervention car il s’agit d’une exploration du vécu subjectif du patient qui peut
mener à une co-construction de sens entourant les résultats des tests.

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