Travaux dirigés de gestion de la trésorerie
1 - Définir : Trésorerie bancaire, gestion de la trésorerie, appel d'offre, prise en
pension, avance en pénalités
2 - Quelles sont les techniques de comblement du déficit global et du déficit
d'agence dans un établissement de micro finance ?
3 - Quels sont les objectifs de la gestion des risques du taux d'intérêt ?
4 - Présenter les raisons de la gestion de la trésorerie
5 - Expliquer succintement la gestion du solde global de la trésorerie.
6 - Comment évaluer la situation de la trésorerie d'un agence d'établissement de
micro finance ?
7 - Après avoir défini le cap, donnez ses avantages et ses caractéristiques
8 - Quelles sont les raisons positives de la gestion de la trésorerie ?
9 - Quelles sont les raisons négativesde la gestion de la trésorerie ?
10 - Quelles sont les opérations qui ont une incidence sur la trésorerie ?
11 - Quels sont les taux de référence ?
Correction :
1 - Définitions
- La trésorerie bancaire se réfère à la liquidité de la banque,
c'est-à-dire aux ressources immédiatement disponibles de la
banque, correspondant aux soldes des dépôts bancaires non
encore transformés en crédit.
- La gestion de la trésorerie consiste à la surveillance de sa
trésorerie nette
- Les appels d’offres sont des offres de liquidités offertes par
la Banque Centrale de sa propre initiative.
- Les Prises en pension sont des offres de liquidités offertes
aux banques qui ont des valeurs mobilisables et qui veulent
les mobiliser auprès de la Banque Centrale. La question
fondamentale est de savoir les titres que la banque présente à
la mobilisation en gage de l’argent qu’elle veut emprunter.
- la pénalité est appliqué lorsque la banque veut emprunter de
l’argent à la Banque Centrale alors qu’elle n’a rien à
financer.
2-
LE COMBLEMENT DU DÉFICIT GLOBAL ET DES DÉFICITS
D’AGENCES
Dans le où la trésorerie globale est déficitaire, le
trésorier recherche le financement du déficit global et couvre
les déficits des agences.
La recherche du financement du déficit global
De même que pour les banques classiques, si le trésorier
constate à un moment que les emplois sont supérieurs au
ressources, et que, le solde de la somme de tous ses comptes
détenus dans les banques commerciales ainsi que la situation
de son coffre, sont insuffisants pour faire face à ses besoins
et aux besoins exprimés par les autres agences, alors, sa
trésorerie est dite déficitaire. Et lui faut combler le
déficit
Assurer le comblement des déficits revient donc à obtenir
des lignes de financement en empruntant généralement auprès
des banques commerciales.
Remarque :
Donc pour les EMF, la banque joue le rôle de la Banque
Centrale en matière de prêt d’argent pour combler les déficits
périodiques.
Pour assurer le comblement des déficits, les EMF
empruntent non pas sur le marché monétaire, mais auprès des
banques commerciales. Les montants empruntés dépendent du
déficit à combler.
Le comblement des déficits d’agences
Aux ressources empruntées sur le marché bancaire, le
trésorier va ajouter les prélèvements d’excédents des agences
excédentaires.
A partir de la somme globale obtenue, il va couvrir les
déficits des agences à besoin de trésorerie.
3-
On distingue deux objectifs distincts:
Garantir un taux pour une position future d’emprunt ou de
placement, comprise entre quelques jours et plusieurs
années;
Modifier la nature d’un emprunt ou d’un placement, passer
d’un emprunt ou placement à taux fixe à un emprunt ou
placement à taux variable ou vice versa.
Son approche diffère de la gestion du risque de change.
Cette différence d’approcher appelle plusieurs constats.
L’entreprise industrielle ou commerciale appréhende moins
facilement le risque de taux que le risque de change. Le
taux auquel elle place ou emprunte est en effet sans
rapport direct avec son taux de marge commercial. Les
enjeux de la gestion du risque de change sont quant à eux
facilement discernables. Nous l’avons vu, la couverture
permet de figer un cours de change pour garantir un taux
de marge entre des ventes et des achats libellés dans des
devises différentes. En fonction de l’importance des
courants d’affaires avec l’étranger et de la volatilité
des devises concernées, la couverture du risque de change
est indispensable.
Une entreprise appréhende moins facilement le risque de
taux que ne le fait un établissement de crédit.
L’approche de la gestion du risque de taux pour un
établissement de crédit est semblable à celle de la
gestion du risque de change pour une entreprise
industrielle et commerciale. Il s’agit également de
garantir une marge commerciale entre des ressources à
taux variable et des emplois à taux fixe ou vice versa,
ou entre des emplois et des ressources indexés sur des
taux variables différents. Ainsi, une banque prêtant à
taux fixe et se finançant à taux variable va couvrir sa
position d’emprunt pour se prémunir contre la hausse des
taux. Cette situation d’adossement ne se retrouve pas
pour une entreprise industrielle ou commerciale. Le
rendement des actifs industriels n’est pas en effet
directement au coût des ressources comme c’est le cas
pour des actifs financiers.
Le plus souvent, les entreprises couvrent leur position
de change systématiquement, sans tenir compte de leurs
anticipations sur l’évolution des cours de change. Nous
l’avons vu, le cours des devises évolue de façon
imprévisible et soudaine. A l’inverse, les entreprises
couvrent davantage leur position en fonction de leurs
anticipations, donc de façon non systématique, même si
les taux d’intérêts peuvent évoluer de façon tout aussi
rapide.
4-
LES RAISONS DE LA GESTION DE LA TRÉSORERIE BANCAIRE
La trésorerie doit être gérée pour des raisons tant
positives que négatives.
3.1. Des raisons positives
La banque est une entreprise qui, comme toute entreprise,
recherche du profit grâce à de multiples opérations
caractéristiques de son activité.
En conséquence, il lui faut toujours disposer de la
trésorerie et même la rentabiliser.
3.2. Des raisons négatives
Bien que l’exécution des opérations de banque, grâce à sa
trésorerie, lui procure des profits, elle comporte néanmoins,
en particulier, le risque d’immobilisation et en général le
risque de pertes
Tous ces risques peuvent conduire à la mort de la banque avec
ses conséquences tous azimuts.
Le risque d’immobilisation
Le Phénomène
Illustrons ce phénomène particulier à la banque, par un
exemple.
Supposons qu’au 1er Févier 2011, un client A a obtenu
Nordish Bank un crédit de 500 millions de francs remboursable
au 1er Août de la même année.
Supposons que si la banque a fait ce prêt c’est parce
qu’elle venait de recevoir de son client B un dépôt à terme
remboursable au 1er Octobre 2011.
Supposons qu’au 1er Août, le client n’est pas en mesure de
rembourser les 500 millions.
Supposons qu’au 15 Septembre, il ne le soit pas toujours.
Au fur et à mesure que la date du 1 er Octobre arrive, la
Nordish Bank court un risque de n’être pas en mesure de
rembourser la totalité du dépôt à terme de son client B.
Supposons que bien que A ne soit pas en train de
rembourser son emprunt auprès de la banque, il n’est pourtant
pas insolvable (par exemple, que cela est dû à un retard de
ses encaissements).
Parce que le client n est pas insolvable mais a
seulement un retard dans la remboursement de son emprunt,
l’argent que la banque aprête est immobilise entre ses mains.
Cette immobilisation de l’argent chez son client, lui
fiat courir le risque d’être dans l’incapacité de rembourser
les liquidités déposées chez elle.
Un tel risque s’appelle risque d’immobilisation ; C’est
donc le risque que l’argent prêté ne soit pas remboursé à
temps pour permettre à la banque de faire face à des retraits.
Donc quand il se produit Il a une grave incidence sur la
trésorerie de la banque
Conséquences du phénomène.
Supposons que le 1er Octobre, la banque puise sur les
dépôts d’autres clients pour rembourser son client B.
Supposons que comme A, de nombreux clients ne remboursent
pas à temps leurs prêts, sans être pourtant pas insolvables.
Il vient un moment où l’accumulation des risques
d’immobilisation fait que la Nordish Bank n’est pas en mesure
de rembourser les dépôts de ses clients.
A ce moment là, elle sera en difficultés de trésorerie ;
ce qui va créer un effet de panique chez ses clients, avec
pour conséquence, la ruée de ses clients à ses guichets.
Et c’est la faillite et donc la mort de la banque
Le risque de perte d’argent c'est-à-dire des dépôts ou
des fonds propres
La banque exécute un très grand nombre d’opérations ;
chacune d’elle comporte au moins un risque de perte d’argent
c'est-à-dire des dépôts fait par le client ou des fonds
propres appartenant à la banque et chaque perte contribue à la
diminution de la trésorerie de la banque.
5 - Cette gestion varie selon qu’il s’agit du solde nul, du
solde excédentaire, ou du solde déficitaire.
Cas du solde global nul
Si le solde global de la trésorerie est nul, cela eut
dire que la trésorerie de la banque s’ajute ; autrement dit,
que la somme des excédents des différentes entités comptables
compensent la somme des déficits et donc, il y a un équilibre
de la trésorerie.
Dans ce cas, la gestion de la trésorerie consiste pour le
trésorier, à prélever les excédents des entités excédentaires
pour couvrir les déficits des unités déficitaires.
Le solde global excédentaire
Ici, le but de la gestion de la trésorerie va être
d’éviter des enquêtes oisives afin de rentabiliser les
liquidités de l’entreprise.
Pour cela, l’excédent de la trésorerie est placé soit sur
marché monétaire local, soit sur le marché monétaire
international.
Le placement sur le marché monétaire local
Sur ce marché, l’excédent est placé soit auprès de la
BEAC, soit sur le marché interbancaire.
Placement auprès de la BEAC
Au niveau 1 de ses deux compartiments, la BEAC peut
proposer aux banques des placements mieux rémunérées si le
marché interbancaire est globalement excédentaire.
Elle leur propose alors des dépôts spéciaux.
Placement sur le marché interbancaire
Sur ce marché, les banques échangent entre elles,
directement, des liquidités aux conditions librement
négociées.
Ainsi, une banque qui a des excédents peut les placer sur
le marché interbancaire.
Le placement sur le marché monétaire international
Pour nous, ce marché est d’abord le marché monétaire de
Pari c'est-à-dire en fait, celui du marché commun européen.
Sur ce marché, c’est surtout sur le marché interbancaire
qu’une banque peut placer ses excédents.
Les placements se font avec les données de EONIA dont la
valeur est de 3,25% avec une marge fluctueuse ne pouvant pas
dépasser 0,5%.
Donc, si le compte d’une banque camerounaise chez son
correspondant Parisien est créditeur, il s’agit de discuter
avec lui dans une fourchette de 3,25% à 2,75%.
Ainsi, le taux d’intérêt créditeur est de :
Minimum : EONIA – 0,50% = 2,75%
Maximum : EONIA = 3,25%
La formule d’intérêt créditeur est la suivante :
k x i x n / 360 avec :
k = capital
i = taux d’intérêt
n = nombre de jour
Exemple : soit un placement de 500 000 d’euro à un jour
Intérêt = 500 000 x 2,75 x 1 = 38,194 euro
36000
Si c’est une banque Camerounaise qui a fait ce placement,
cette somme lui rapporte :
38,194 x 655, 957 = 25 053 FCFA
le solde global déficitaire
Il y a différents types de déficits et donc différents types
de gestion de déficit, mais c’est surtout de la gestion du
déficit périodique que s’intéresse le trésorier
6 - Tous les jours, le gestionnaire prend connaissance de l’état
de caisse de toutes les agences, ainsi que de celle de la
direction générale.
En fonction de ses entrées et sorties, chaque chef
d’agence fait l’état de ses besoins en trésorerie.
La prévision des entrées
Parmi les prévisions des entrées ou encaissement, il faut
distinguer les flux certains et les flux aléatoires.
Les flux certains
Les dépôts : exemple : un client peut informer le chef
d’agence du versement d’une somme importante qu’il fera
le lendemain
Les tontines : les adhérents d’une tontine font des
versements dans l’agence directement dans le compte du
bénéficiaire de la tontine et la veille des jours de
tontine, le chef d’agence sait exactement, à l’avance, la
somme qu’il aura dans ses caisses au titre des tontines
Les augmentations de capital: l’agence peut être informée
d’une prochaine souscription au capital par un client ou
un tiers d’un montant exact de parts
Le remboursement à l’échéance de bons du trésor: les
dates d’échéance de ces bons en compte courant sont
connues par le trésorier.
Les flux aléatoires
Les dépôts: un certain nombre de dépôt sont fait par le
public dont le trésorier ignore le montant
Les services transfert: le gestionnaire fait des
prévisions en fonction des informations reçues des
services du transfert ;
Etc….
La prise en compte de tous ces éléments permet au
gestionnaire de l’agence de connaitre le montant exact des
prévisions des entrées.
La prévision des sorties
Il faut distinguer également ici, les flux de
décaissement certain et les flux de décaissement aléatoires.
Les flux de décaissement certains
Les retraits : le gestionnaire peut être informé à
l’avance, par un client que celui-ci fera un retrait d’un
montant élevé
Les tontines : le chef d’agence connait exactement les
jours des tontines et ces dernières comportent, pour la
plupart, des décaissements de gros montant.
Remboursement à l’échéance des bons de caisse: le
gestionnaire connait l’échéance des différents bonds de
caisse souscrits par les clients. Il prévoit alors les
sorties de fonds en tenant compte de ces échéances.
Les flux de décaissement aléatoires
Les retraits: il s’agit des décaissements susceptibles
d’être effectués par les clients. On peut aussi
s’attendre aux décaissements de montant élevés à la
veille des fêtes.
Le service transferts: de même que pour les entrées, le
gestionnaire fait aussi des prévisions en fonction des
informations reçues du service des transferts.
Etc…
7-
Le cap
C’est l’option par laquelle le vendeur (généralement une
banque) garantit à l’acheteur un taux d’emprunt maximum pour
une période et un montant convenus et moyennant le paiement
d’une prime. A chaque échéance, la banque compare le taux de
référence CT défini au contrat (T4M, Euribor…) au taux garanti
(plafond). Lorsque le taux de référence dépasse le taux
plafond, elle verse à l’acheteur la différence d’intérêt
calculée sur le montant notionnel. Dans le cas inverse, rien
ne se passe. A l’inverse des options de change, la banque
n’attend pas que l’acheteur manifeste sa décision d’exerce. A
la fin de chaque période de référence, elle calcule
automatiquement la garantie qu’elle doit éventuellement et
verse celle-ci à l’acheteur. La période de référence est
normalement calquée sur le terme du taux de référence choisi.
Elle est mensuelle si le taux de référence est de T4M,
trimestrielle si le taux de référence est le Euribor 3 mois.
Le cap ayant le plus souvent une durée supérieure à l’année,
il s’analyse en réalité comme étant une succession d’option.
Ainsi, un cap 5 ans sur le T4M constitue une série de 60
options (une succession de 12 options par an pendant 5 ans).
Le cap constitue uniquement une garantie de taux. Il ne
débouche que sur le paiement de la garantie et non sur la mise
à disposition de fonds empruntés.
L’objectif du cap est de procurer une garantie d’un taux
maximum à l’entreprise endettée à taux variable. Il est adapté
pour les entreprises renouvelant fréquemment un encours
d’emprunt à CT ou étant endettées à LMT à taux variable. Il
présent la particularité essentielle de l’option : il permet
de se prémunir contre une hausse des taux d’intérêt tout en
laissant la possibilité de bénéficier de façon illimitée d’une
baisse des taux.
Ses principales caractéristiques sont les suivantes :
la date de commencement et la date d’échéance du contrat:
la durée du cap est habituellement comprise entre 1 et 10
ans ;
l’identification des parties : l’acheteur et le vendeur;
le montant couvert, dénommé notionnel car il n’ya pas de
transfert de capitaux. Pour que la couverture soit
parfaite, il faut que le notionnel soit identique au
capital emprunté. S’agissant d’un emprunt à LMT
amortissable, il est possible de réaliser un cap dont le
notionnel sera amorti à un rythme identique à celui de
l’emprunt ;
le taux variable : c’est la référence de taux choisie,
habituellement T4M, Euribor, TAM ;
le taux garanti : pour un floor, c’est le taux plafond
qui est garanti à l’acheteur. C’est un taux fixe. Lorsque
le taux variable sur la période d’application dépasse le
taux plafond, le vendeur verse la garantie à l’acheteur.
La prime est exprimée en pourcentage du montant couvert.
Le taux de prime de l’option de taux dépend des mêmes facteurs
que l’option de changer :
du taux d’exercice choisi par l’acheteur. Plus le taux
garanti choisi est bas, plus la prime est élevée car
l’option a plus de change d’être exercée. En pratique, le
taux garanti proposé par la banque sera toujours
supérieur au niveau du taux de référence au jour de la
conclusion du cap ;
de la volatilité estimée par la banque du taux d’intérêt
sur la période à venir ;
de la durée de l’opération.
La prime peut être payée à différentes dates :
au début de chaque période de référence. La prime est
alors dite précomptée ;
à la fin de chaque période de référence. La prime est
dite postcomptée, son paiement se compensant alors avec
celui de la différence d’intérêt ;
en une seule fois dès la signature du contrat. S’agissant
d’options d’une durée supérieure à l’année, l’acheteur
aura intérêt à négocier l’actualisation de cette prime.
Le versement de la garantie par la banque est réalisé
selon la périodicité propre au taux de référence : mensuelle
si le taux choisi est le T4M, trimestrielle s’il s’agit du
Euribor 3 mois, annuelle si la période de référence est le
TAM.
Le cap est également cessible avant son échéance.
8 - La banque est une entreprise qui, comme toute entreprise,
recherche du profit grâce à de multiples opérations
caractéristiques de son activité.
9 - comme raison négative il y'a le risque d’immobilisation et en
général le risque de pertes
Tous ces risques peuvent conduire à la mort de la banque avec
ses conséquences tous azimuts.
10 - Parmi les entrées, il faut noter :
Les soldes créditeurs de compensation ;
les augmentations de capital ou émission d’obligation par
la banque ;
les cessions de devises-clientèles sur le marché des
changes ;
le reflux des billets en début de semaine ou de mois, le
remboursement à l’échéance de bon de Trésor en comptes
courants ou des titres divers détenus par la banque pour
sa clientèle, etc….
Parmi les sorties, il y a :
les soldes de débiteurs de compensation ;
les souscriptions de titres divers ou les prises de
participation par la banque ou par sa clientèle ;
les remboursements à l’échéance de titre émis par la
banque ;
les achats des devises pour le compte de la banque ou de
la clientèle ;
les sorties de billets en fin de semaine ou en fin de mois ;
11 - taux de référence
le PIBOR : Paris Interbank Offered Rate
Le T4M : Taux Moyen Mensuel du Marche Monétaire
Le TAM : Taux Annuel Monétaire
Le TME : Taux Moyen d’Emprunt de l’Etat