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Programme 5ème

Le document présente les programmes scolaires pour la classe de 5ème à Madagascar, établis par le Ministère de l'Éducation Nationale à partir de l'année scolaire 1997-1998. Il décrit les objectifs généraux de l'enseignement, les compétences attendues des élèves à la fin de leur scolarité, ainsi que les matières et le volume horaire associé. Ce réexamen des programmes vise à améliorer la qualité de l'éducation en tenant compte des réalités culturelles et sociales du pays.

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Programme 5ème

Le document présente les programmes scolaires pour la classe de 5ème à Madagascar, établis par le Ministère de l'Éducation Nationale à partir de l'année scolaire 1997-1998. Il décrit les objectifs généraux de l'enseignement, les compétences attendues des élèves à la fin de leur scolarité, ainsi que les matières et le volume horaire associé. Ce réexamen des programmes vise à améliorer la qualité de l'éducation en tenant compte des réalités culturelles et sociales du pays.

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1

REPOBLIKAN’I MADAGASIKARA
Tanindrazana-Fahafahana-Fandrosana

MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE


UNITE D’ETUDE ET DE RECHERCHE PEDAGOGIQUE

UERP

PROGRAMMES SCOLAIRES

Classe de 5ème

À partir de l’Année Scolaire 1997-1998


2

PROGRAMMES SCOLAIRES

Classe de 5ème

À partir de l’Année Scolaire 1997-1998

MINISTERE DE L’EDUCATIONE REPOBLIKAN’I MADAGASIKARA


NATIONALE Tanindrazana-Fahafahana-Fandrosana
--------------- -----------------------------

ARRETE N° 5238/97-MINSEB
fixant les programmes scolaires des classes
de dixième, cinquième et premières A-C-D

LE MINISTRE DE L’EDUCATION NATION NATIONALE


3

Vu la Constitution du 18 Septembre 1992 ;


Vu la Loi n°97-128 du 21 février 1997 portant nomination du Premier Ministre, Chef
du Gouvernement ;
Vu la Loi n°97-129 du 27 février 1997 portant nomination des membres du
Gouvernement
Vu le Décret n° 97/ 210 du 20 Mars 1997 portant fixation des Attributions du Ministre
de
l’Éducation Nationale ainsi que l’organisation générale de son ministère ;
Vu la loi ’arrêté n° 94-95/MEN du 7 juin 1995 fixant les programmes scolaires des
Lycées, des Collèges d’Enseignement Général de Madagascar et des Écoles
Primaires de Madagascar.

ARRETE :
Article premier :-Les programmes d’enseignement des classes de dixième,
cinquième et première, sont fixés et seront appliqués à compter de l’année 1997-
1998 suivant
les dispositions portées en annexe du présent Arrêté.
Article 2 : - Toutes dispositions contraires à celles mentionnées dans le présent
arrêté sont et demeurent abrogées.
Article3 :- Le Secrétaire général du Ministère de l’Éducation Nationale, le Directeur
de l’Enseignement Primaire, le Directeur de l’Enseignement Secondaire et les
Directeurs Provinciaux de l’Éducation Nationale sont chargés, chacun en ce qui le
concerne, de l’exécution du présent Arrêté qui sera enregistré et publié partout où
besoin sera.

Antananarivo, le 23 février 1996

Le Ministre de l’Éducation Nationale


Fulgence FANONY

Introduction générale
Amélioration qualitative de l’enseignement, changements fondamentaux d’orientation
politiques et économiques de la nation, ouverture sur les innovations en matière
4

pédagogique…autant de raisons majeures qui ont dicté la recontextualisation des


programmes scolaires. Le Ministre de l’Éducation Nationale, par le biais de l’Unité
d’Étude et Recherche Pédagogique, s’est donné comme tâche le réexamen, voire la
refonte de ces derniers.
Pour ce faire, la procédure habituelle en la matière a été respectée : réflexion sur les
textes actuellement en vigueur, enquêtes et entretiens auprès des professeurs des
collèges et Lycées de différentes localités répartis sur l’ensemble du territoire
national, consultation auprès des enseignants et chercheurs d’Universités, d’Écoles
Normales Supérieures et des Instituts Spécialisés, desCadres de la Direction de
l’Enseignement Secondaire et de Projets à caractère pédagogique.
Les présents programmes sont donc le résultat d’un processus qui a débuté en1993.
Ils ne constituent qu’une étape dans l’élaboration de la version définitivedes curricula
des lycées et collèges. Car ceux des classes de 5 ème et 1ère ne seront mises à la
disposition des écoles qu’à la rentrée 1997, ceux de 4 ème et Terminales en 1998 et
ceux de 3ème en 1999.
Certaines approches pourraient paraître inhabituelles aux yeux de beaucoup.
Ainsi, l’enseignement de la Géographie, matière considérée dorénavant comme
science au même titre que la Biologie ou la Chimie, sera désormais dissocié de celui
de l’Histoire ; l’Éducation Civique redevenue discipline à part entière, dispose d’un
volume horaire plus conséquent ; enfin et surtout, la formulation des différents
thèmes a été pensée dans le triple souci d’harmoniser l’enseignement
Dans toutes les écoles, de faciliter l’acquisition par l’apprenant des compétences
minimales correspondant à chaque niveau, et de rechercher une plus grande rigueur
pédagogique. Le professeur trouvera outre les finalités et les objectifs généraux de
l’éducation, les objectifs de la matière pour chaque classe ainsi que la liste des
contenus à enseigner.
Par ailleurs, pour la plupart des matières, l’ordre des thèmes n’est ni impératif ni
contraignant : le professeur a tout loisir de le modifier en fonction des réalités de sa
classe, l’essentiel étant qu’il réussisse à atteindre les objectifs.

Finalités générales de l’enseignement


L’enseignement dispensé dans les collèges et Lycées malgaches doit avant tout
viser la formation d’un type d’individu autonome et responsable, imbu des valeurs
culturelles et spirituelles de son pays, notamment le « Fihavananana garant de
l’unité nationale » (Préambule de la Constitution), autant que des valeurs
démocratiques. L’identification de soi, autre axe de l’éducation, doit déboucher sur
l’épanouissement physique, intellectuel et moral. Formé à la liberté de choix, le futur
citoyen sera amené à participer à la vie culturelle de la communauté, au progrès
scientifique et aux bienfaits qui en résultent, promouvoir et protéger le patrimoine
culturel national, accéder à la production artistique et littéraire et être apte à
contribuer au développement économique et social de Madagascar.

Objectifs généraux de l’enseignement


5

 Développer chez l’élève un esprit de rigueur et d’objectivité de manière à le


rendre apte à s‘ouvrir et à agir sur le monde concret, complexe et diversifié.
 Assurer l’acquisition des connaissances sur lesquelles s’appuiera en
permanence le développement progressif des aptitudes et des capacités
intellectuelles
 Permettre à l’élève d’appréhender le caractère universel des connaissances
scientifiques et littéraires en partant des réalités malgaches.
 Favoriser la créativité et l’esprit d’initiative de l’élève afin de lui permettre
de s’épanouir et de participer au développement du pays.
 Développer chez l’élève l’esprit d’analyse et l’esprit critique afin de le rendre
apte à raisonner, refusant l’esprit de système et le dogmatisme, à avoir le
souci de la nuance et le sens du cas particulier.
 Développer la personnalité et la capacité d’expression et de communication.
 Donner à l’élève les moyens intellectuels et moraux d’agir sur son
environnement afin de promouvoir et de protéger celui-ci.

Comment lire ces programmes ?


Un bon enseignant doit avoir lu la Constitution et la Loi n° 94-033 du 13 mars 1995
portant Orientation Générale du Système d’Éducation et de Formation à
Madagascar. Il doit s’informer sur les finalités générales de l’éducation telles qu’elles
apparaissent à travers ces textes fondamentaux. Car il s’agit, avant tout acte
d’enseignement, de savoir pourquoi et comment le Malgache compte éduquer
et former ses enfants.
Le professeur doit ensuite s’imprégner :
- des objectifs généraux de l’enseignement ;
- des objectifs de la matière qu’il enseigne,
- des objectifs de la matière pour la classe qui le concerne.
Ces objectifs ont été formulés dans le but de baliser son parcours. Car la
préparation d’une leçon ressemble à la préparation d’un voyage : on ne peut
choisir ce que l’on va mettre dans la valise que si on connaît d’avance la destination
et ses réalités. Ces objectifs serviront par la suite lors des évaluations mensuelles,
trimestrielles et annuelles, l’évaluation se faisant toujours en fonction des objectifs.
A chaque objectif correspond des intitulés résumant la somme de
connaissances à transmettre. Le professeur doit veiller à ce que les savoirs, savoir-
être et savoir faire qu’il enseigne correspondent aux objectifs visés. Il doit en tout
temps observer la cohérence entre Objectifs, Processus d’Apprentissage et
Évaluation. Des indications pédagogiques, des notes de références ou des
recommandations figurent dans la colonne Observations. Ces indications s’avèrent
souvent utiles pour éclaircir certains points.
Ceci étant, l’enseignant peut dès lors procéder à la préparation de ses leçons
compte-tenu des réalités de sa classe et de la région où il sert.

Profil de sortie du Collège


6

A la sotie du Collège, l’élève doit être capable de (d’) :


 Utiliser divers moyens ou méthodes d’observation et d’interprétation des
phénomènes naturels et physiques ;
 Mener un raisonnement logique ;
 Comprendre l’évolution des phénomènes sociaux, politiques, et les rouages
fondamentaux de l’économie ;
 Comprendre et apprécier la culture malgache et ses valeurs ;
 Utiliser correctement le malgache dans les différentes situations de la vie
quotidienne ;
 Communiquer en français et utiliser correctement cette langue dans les
différentes situations d’enseignement/apprentissage ;
 Communiquer en anglais oralement et par écrit ;
 Se comporter en citoyen responsable connaissant ses devoirs et ses droits
fondamentaux ;
 Faire preuve d’esprit critique et de tolérance ;
 Faire preuve de créativité et utiliser d’une manière efficace les
connaissances acquises selon le milieu dans lequel il évolue ;
 Situer sa région dans le contexte national en termes de réalités
socio-économiques et culturelles, et appréhender les réalités internationales ;
 Créer et gérer de petites entreprises
--------------------------------------------------------------------------------------------------------
--------Endrikyny mpianatra nahavita ny Sekoly
Ambaratonga faharoa (SAR)
Ny mpianatra nahavita ny Sekoly Ambaratonga fahaRoa (SAR) dia tokony ho
Afaka:
 mampiasa ireo fitaovana sy fomba fandinihana ny filazana ireo tranga
voajanahary isan-karazany sy ny toe-javatra fizika;
 mampiasa rijan-kevitra lojika;
 mahatakatra ny fivoaran’ny zava-mitranga ara-piaraha-monina,
ara-politika, ary ny firafitra fototry ny toe-karena;
 mahatakatra sy manaja ny kolontsaina Malagasy sy ny soatoavina raketiny;
 mampiasa ny teny Malagasy araka ny fitsipika mifehy azy eo amin’ny
sehatra isan-karazany misy eo amin’ny fiainana;
 mampita hevitra amin’ny teny frantsay ary afaka mampiasa azy
ara-pitsipika eo amin’ny sehatry ny fampitana fanovozan-pahalalana;
 mampita hevitra am-bava sy an-tsoratra amin’ny teny anglisy;
 mitondra tena toy ny olom-pirenena tompon’andraikitra, sady
mahafantatra ny adidiny no mahalala ny zo fototra ananany ;
 maneho fahaizana mandanjalanja sy toetra tia fandeferana;
 maneho fihetsika tia karokaroka sy mamoron-javatra, ary mampiasa
amim-pahombiazana ny fahalalana azony avy amin’ny tontolo iainany;
 mametraka ny faritra misy azy na amin’ny lafiny sosialy sy toe-karena, na
amin’ny lafiny kolontsaina eo anivon’ny firenena, ary mahafantatra ny
7

zava-misy any ivelany;


 manangana sy mitantana orinasa madinika.
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------
--------

Tableau des horaires

6è 5è 4è 3è
Disciplines
P CL TD P CL TD P CL TD P CL TD
Malagasy 4 4 - 4 4 - 4 4 - 4 4 -
Français 5 3 1 5 3 1 5 3 1 5 3 1
Anglais 3 3 - 3 3 - 3 3 - 3 3 -
Education Civique 2 2 - 2 2 - 2 2 - 2 2 -
Histoire 2 2 - 2 2 - 2 2 - 2 2 -
Géographie 2 2 - 2 2 - 2 2 - 2 2 -
Mathématiques 4 4 - 4 4 - 4 4 - 5 5 -
Sciences Physiques 2 2 - 2 2 - 4 4 - 4 4 -
Sciences Naturelles 3 3 - 3 3 - 3 3 - 3 3 -
E.P.S. 2 2 - 2 2 - 2 2 - 2 2 -
Total 29 27 01 29 27 01 31 29 01 32 30 01

P=Professeur CL: Classe(Cours) TD: Travaux Dirigés


8

FRANCAIS

Français

Objectifs de la matière
Une langue est à la fois objet d’étude, instrument de communication, moyen
d’accès au savoir et à la culture, moyen de formation.
Aussi son enseignement /apprentissage doivent-ils amener l’élève à :
 Communiquer efficacement à l’oral et à l’écrit
 Développer ses compétences langagières ;
 Se familiariser aux types de discours,
 Se servir de la langue à des fins diverses.

Objectifs de l’enseignement du français dans les Collèges

Sur la base des acquis du primaire, l’élève doit être capable, à la fin de ses
études au Collège, de :
9

 Comprendre un énoncé oral ou écrit, produit français, liés à différents


contextes et situations de la vie familiale, de la classe, de l’école et de la vie
quotidienne ;
 Produire un énoncé oral, ou un texte écrit, en français, liés à différents
contextes et situations de la vie familiale, de la classe, de l’école et de la vie
quotidienne ;
 Réfléchir sur le fonctionnement de la langue
 Identifier et analyser différents types oraux et écrits ;
 Accéder à une lecture consciente de textes variés lui permettant d’enrichir
et d’élargir sa culture
 Suivre l’enseignement d’autres disciplines en français ;

Objectifs de l’enseignement du français en classe de 5ème

A la fin de la classe de 5ème, l’élève doit être capable de communiquer, à l’oral


comme à l’écrit, dans des situations liées à la vie quotidienne, en utilisant à bon
escient les acquis des classe de 6ème de 5ème.
Au terme des deux premières années de collège, l’essentiel est que l’élève arrive à
une maîtrise orale et écrite de la langue lui permettant :
De pratiquer une lecture autonome de textes variés ;
De produire des énoncés personnels à l’oral comme à l’écrit.
Volume horaire
4 heures par semaine

Contenu
- Programmes scolaires, classe de sixième, à partir de l’année
1996-1997, MINESEB/CRESED/UERP

Décrire
Objectif général :
L’élève doit être capable de donner des informations de la manière la plus
exacte et la plus neutre possible, par un développement oral et écrit concret.
Celui-ci portera sur un objet, une plante, un paysage, un être animé (du
monde animal ou humain) dans des contextes et situations liés à sa vie et
son expérience quotidiennes. Au terme des deux premières années du
collège, en tenant compte du fonctionnement de la langue et de diverses
situations de communication qui lui sont familières

Objectifs opérationnels Contenus Activités possibles


L’élève doit être capable de (d’) :
 Se situer dans l’espace ▼Lexique ▼Compréhension orale
En plus du réinvestissement des
 Situer quelque chose,
outils linguistiques acquis en 6è  Discrimination-
*lexique relatif à la lecture :- reconnaissance
quelqu’un par rapport à images (premier, second, et
l’endroit où l’on se trouve arrière plan…)-de cartes (points
cardinaux, outils de localisation)  Portrait à cinq touches, jeu
10

 Situer des objets les uns par *lexique relatif : -aux plantes-aux de devinette (identification
rapport aux autres animaux-aux paysages d’une personne, d’un objet
à partir d’une description)
 Lire un plan, une carte ▼Grammaire (rappel)

 Organiser une description : en  Les déterminants :


dégageant les caractéristiques définis/indéfinis, ▼ Expression orale
possessifs, démonstratifs
 L’expansion du groupe  À partir de mimes
 Organiser une description en
nominal :  À partir d’images, photos
dégageant les caractéristiques
principales de ce qu’il veut - Adjectif qualificatif,
décrire, c’est-à-dire complément de nom,
d’énumérer les éléments proposition subordonnée
significatifs et dresser la liste relative, apposition
exacte et précise des plus - Les organisateurs spatio-
temporels : ▼ Compréhension écrite
importants
- L’expression de
 Lecture d’extraits
comparaison
comportant des portraits,
- Les compléments
des descriptions de
circonstanciels de lieu
paysages, d’objets…
▼Conjugaison (rappel)
 Lecture de cartes, de
plans, de légendes
 Les verbes d’état au
présent, à l’imparfait
Raconter
Objectif général :
L’élève doit être capable, tant à l’oral qu’à l’écrit, de rapporter une
succession de faits réels ou imaginaires, une situation passée ou le discours
d’autrui, par une relation fidèle et claire dans les contextes et situations liés à
sa vie et son expérience quotidiennes. Au terme des deux premières années
du collège, en tenant compte du fonctionnement de la langue et de diverses
situations de communication qui lui sont familières

Objectifs opérationnels Contenus Activités possibles


L’élève doit être capable de ▼Lexique ▼Compréhension orale
(d’) :
 (se) situer dans le  Réinvestissements des acquis  Écouter des récits oraux à
temps : lexicaux de ‘(se) situer dans le partir de bandes dessinées
temps et dans l’espace  Écouter de dialogues :
 Reconstituer une suite savoir-faire n°4 de la classe de
d’événements dans le 6è
temps en respectant la  Les verbes introducteurs de
chronologie dialogue (dire, rappeler, ▼ Expression orale
ajouté, souligné,…)
 La situation initiale (autrefois, il  Produire un récit à
 Raconter une histoire à
y a fort longtemps, il était une  Partir d’une bande dessinée
l’oral et/ou à l’écrit
fois,…)  Jeux de rôles et autres
 L’événement principal (un jour, dramatisations
11

 Rédiger un conte ou une un bon matin,…)  Faire parler les personnages


histoire en utilisant le  La situation finale (depuis, à d’un récit
schéma narratif partir de ce jour-là, ainsi…)  Imaginer la partie manquante
 Les articulateurs logiques : en d’un conte résumé une
effet, car, portant, mais, c’est histoire
 Enrichir par un dialogue pourquoi, or, donc, si…
 L’usage de la ponctuation ▼ Compréhension écrite
spécifique au dialogue
 Classement des moments du
▼Grammaire (rappel) récit
 Reconstitution de l’ordre réel
 La situation initiale (autrefois, il des actions d’un récit
y a fort longtemps, il était une  lecture
fois,…)
▼ Expression écrite

 écrire une histoire, un conte


▼Conjugaison à partir d’un canevas
 produire un récit à partir d’un
 Le passé récent fil conducteur
 Le futur proche  remettre dans l’ordre les
 Les temps simples de étapes d’un récit, d’un conte
l’indicatif (présent, imparfait,  imaginer les parties
passé simple et le passé manquantes d’un récit, d’un
composé) conte
 imaginer et (rédiger un conte
▼Distinction entre le code en faisant parler les
oral et le code écrit personnages
 préciser les valeurs des
temps du conte :
 Exemples à l’oral (lexique,
présent/passé composé ;
syntaxe, temps)
imparfait/ passé simple ;
 Exemples à l’écrit (lexique,
présent/passé composé ;
syntaxe, temps) Le passé
imparfait/ passé composé
récent
 retrouver l’ordre des actions /
étapes d’un conte
 imaginer les parties
manquantes d’un compte
 rédiger un conte à partir d’un
canevas
 imaginer et rédiger un conte
12

Exprimer une sensation, un sentiment


Objectif général :
L’élève doit être capable d’exprimer, à l’oral comme à l’écrit, des
sensations, des sentiments divers dans des contextes et situations liés à
sa vie et à son expérience quotidiennes.
Au terme des deux premières années du collège, en tenant compte du
fonctionnement de la langue et de diverses situations de communication
qui lui sont familières,

Objectifs opérationnels Contenus Activités possibles


L’élève doit être capable de ▼Lexique ▼Compréhension orale
(d’) :
 identifier des  les noms désignant des sensations  identification,
sensations (couleur, odeur, chaleur, douleur discrimination, expression :
 identifier et exprimer physique…) ou nomment des - du sentiment ou de la
des sensations sentiments (joie, plaisir, bonheur, sensation
haine, colère, peur,…) - par la mimique, la
 les adjectifs qualifiant les sensations gestuelle, l’intonation, la
(fade, amer, aigre, doux, chaud, mise en scène
puant,…), les sentiments (profond,
intense, mauvais…)
 les verbes de perception, de ▼ Expression orale
sensation, (voir, entendre, toucher,
 jeux de rôles, dramatisation
(se) sentir…) ou de sentiments
à partir de situations
(aimer, admirer, adorer, détester,
présentées par une image,
haïr, regretter, décevoir…)
une suite d’images ou par
 les familles de mots et les
une bande dessinée
changements de classe grammaticale
13

(aimer→amour→amoureux) ▼ Compréhension écrite


▼Grammaire  lecture de texte portant sur
l’expression d’une
 l’adjectif qualificatif (comparatif, sensation et/ou d’un
superlatif) sentiment
 les types de phrases :
(réinvestissement des acquis de la ▼ Expression écrite
classe de 6è)
 le type exclamatif  rédaction de textes
 point d’exclamation et intonation expressifs simples selon le
 interjection des modèles d’écrits
▼Conjugaison
différents :
- lettres
 le présent du subjonctif après des - cartes postales
verbes de sentiment comme regretter - horoscopes
ou aimer

Expliquer
Objectif général :
L’élève doit être capable de faire comprendre ou de faire
connaître en détail, par un développement oral et écrit clair, un
phénomène simple ou une tâche à accomplir dans des ontextes
et situations liés à sa vie et son expérience quotidiennes.
Au terme des deux premières années du collège, en tenant
compte du fonctionnement de la langue et de diverses
situations de communication qui lui sont familières

Objectifs opérationnels Contenus Activités possibles


L’élève doit être capable de ▼Lexique ▼Compréhension orale
(d’) :
 dénommer les  Réinvestissement des  Expliquer les raisons
différentes parties d’un acquis de la classe de essentielles pour
objet complexe ou d’un 6è (d’abord, ensuite, lesquelles un fait ou une
mécanisme et d’en enfin…) action se produit
expliquer le
fonctionnement  Les marqueurs : ▼ Expression orale
d’explication (c’est-à-  Expliquer la
 Comprendre et dire, cela signifie, cela manipulation d’un
expliquer les différentes veut dire que, en appareil, un itinéraire à
étapes d’un fait, le d’autres termes, suivre…
déroulement d’une autrement dit,…)  Expliquer un projet de
expérience, d’un d’illustration (par vacances, d’avenir
phénomène, d’un projet exemple, ainsi…)  Expliquer le
déroulement d’une
 Les verbes comme : expérience simple
servir à, destiner à,  Reformuler des
utiliser à,…) consignes, un mot, une
▼Grammaire expression, une phrase,
14

* les adjectifs possessifs et un passage pour rendre


démonstratifs (rappel) plus clair l’explication
*l’expression du but (pour, pour ▼ Compréhension écrite
que, afin de, afin que, en vue
de…)
 Lecture des notices,
schémas, index, tables
*l’expression de la cause (car, des matières, articles de
parce que,…) dictionnaire/
d’encyclopédie, extraits
* l’expression de la
conséquence (donc, par de cours de physique/
conséquent, c’est pourquoi…) mathématiques
* l’addition et l’alternative (et,
ou,..) ▼ Expression écrite
 Rédiger un texte
explicatif simple à partir
d’un schéma, d’un
document visuel

Prescrire
Objectif général :
L’élève doit être capable à l’oral comme à l’écrit de
comprendre, d’exécuter et de formuler des consignes de
manière à agir et à faire agir dans des contextes et situations
liés à sa vie et à son expérience quotidiennes.
Au terme des deux premières années du collège, en tenant
compte du fonctionnement de la langue et de diverses
situations de communication qui lui sont familières

Objectifs opérationnels Contenus Activités possibles


L’élève doit être capable de (d’) : ▼Lexique ▼Compréhension orale
 dénommer les différentes
parties d’un objet  Les verbes comme :  Écouter des consignes et
complexe ou d’un ordonner, défendre, les exécuter
mécanisme et d’en interdire, mettre en garde,  Faire un dessin, un
expliquer le conseiller, recommander, schéma, une figure
fonctionnement devoir, prescrire, veiller à,…  Écouter des consignes
 Mode d’emploi, notice, pour faire un exercice
 Comprendre et expliquer règlement, recette, fiche
d’utilisation,… ▼ Expression orale
les différentes étapes d’un
fait, le déroulement d’une  Donner des consignes
▼Grammaire
expérience, d’un pour faire exécuter une
phénomène, d’un projet tâche, une expérience
 La nominalisation
 La phrase nominale simple,…
 L’expression de but  Reformuler des consignes
 L’expression de temps,
 L’infinitif négatif ▼ Compréhension écrite
 La forme impersonnelle
 Le gérondif  Lecture des notices,
règlement, mode d’emploi,
15

d’appareil, consignes,
▼Conjugaison d’exercices, de recettes…
 Lecture de panneaux de
 L’impératif code de la route
 L’infinitif
 Le futur simple ▼ Expression écrite
 Le conditionnel présent
 Le subjonctif après ‘’il faut  Inventer une recette, un
que’’ règlement
 Les verbes : pouvoir,  Inventer des panneaux et
devoir, falloir donner leur signification
 Confection des panneaux
 Reformuler des consignes

Instructions
Privilégier les pratiques et le travail de groupes
Un des principes fondamentaux de l’apprentissage d’une langue est la participation
EFFECTIVE de l’élève à des pratiques répétées, variées, signifiantes, c’est-
à-dire propres à développer ses habilitées langagières.
Ces pratiques sont à faire individuellement ou en groupes réduits selon la nature
de l’activité et de la tâche

A propos du fonctionnement de la langue


L’étude du fonctionnement de la langue concerne celle du lexique et des structures
lexicales, celle de la grammaire et de la morphosyntaxe, celle de la phonétique,
et donc de la prosodie, celle de l’orthographe, celle de la conjugaison…
En conjugaison, on s’attachera à la connaissance parfaite des verbes ETRE et
AVOIR, ainsi qu’à celle d’usage fréquent, notamment ceux employés
comme auxiliaires : aller, devoir, falloir, savoir, pouvoir, faire, prendre, venir,
voir,…
Cependant, la conjugaison, le vocabulaire, la grammaire, etc…doivent être
enseignés,
non pour eux-mêmes, mais au service des compétences communicatives(ou
savoir-faire communicatifs) visées.
Ainsi, l’enseignement de la grammaire de préférence fonctionnel, c’est-à-dire
que les éléments à faire acquérir sont à choisir en fonction de leur pertinence et
de leur utilité immédiate par rapport au(x) savoir-faire à maîtriser. Le « cours »
de grammaire exhaustifs, étalés sur une, voire sur deux, sont à éviter, du
moins en classe de 6ème .De toutes les façons, beaucoup de savoirs linguistiques
sont communs à plusieurs savoir-faire communicatifs, ce qui permettra au professeur
d’en aborder la plupart des aspects, pendant l’année scolaire.

Orientations pédagogiques
Le programme proposé est marqué par son option pour une pédagogie centrée sur
l’apprenant. Aussi, le contenu des apprentissages, la démarche pédagogique à
mettre en œuvre, les activités à mener, les supports et autres auxiliaires à utiliser
se préoccupent-ils avant tout de l’atteint par l’élève des objectifs fixés.
16

Les Objectifs
Généraux
Pour l’enseignement du français, ils indiquent vers quoi doivent tendre toutes les
activités de classe.

Terminaux
Ils représentent les comportements observables et mesurables dont l’élève devra
faire
montre au terme des apprentissages.

Intermédiaires
Ce sont les étapes à franchir pour arriver aux objectifs terminaux. Dans ce
programme, ils consistent pour l’élève à réviser et/ou à acquérir, mais surtout à
manier à bon escient, d’une manière correcte, efficace et effective les savoirs et
autres outils linguistiques qui sous-entendent les compétences communicatives
visées.

Le contenu des apprentissages

Cinq savoir-faire communicatifs


Partant de l’incapacité des élèves à communiquer, le présent programme
a choisi à la fois comme point de départ et comme points d’arrivée CINQ
SAVOIR-FAIRE COMMUNICATIFS(ou COMPETENCES COMMUNICATIVES).
Vu sous cet angle, c’est donc un programme innové. L’analyse des besoins
langagiers de l’élève de 5è justifie également ce choix.
La limitation à six le nombre de compétences communicatives à faire maîtriser
en 6è répond au souci d’éviter une surcharge du programme.

Savoirs appropriés
La maîtrise d’un savoir-faire communicatif est conditionné par la révision/l’acquisition/
le maniement des savoirs (ou outils ou connaissances) linguistiques y afférents.
C’est pourquoi, pour chaque savoir –faire, la liste des savoirs à
revoir/acquérir/manier
par l’élève a été établie. Cependant, cette liste n’est ni fermée ni exhaustive.
Le professeur pourra faire travailler l’apprenant sur d’autres outils qu’il considère
comme nécessaires à telle ou telle compétence communicative, en veillant toutefois
à ne pas trop alourdir le programme.

N.B.
Il est à noter que ces savoir-faire sont aborder en 6ème et renforcés en 5ème, 4ème. Le
professeur en graduera l’enseignement /apprentissage de la façon suivante :
 En classe de 6ème : initiation et début de pratiques
 En classe de 5ème : approfondissement/renforcement et pratiques
 En classe de 4ème : suite du renforcement et pratiques intensives.
Les documents liés à ce savoir-faire doivent être susceptibles de provoquer la
curiosité
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des élèves et les amener à réagir spontanément ou au moins sous l’initiation du


professeur. Les textes partiellement dialogués sont conseillé[Link] mêmes savoir-faire
‘’exprimer une sensation ou un sentiment’’, «’’expliquer’’ ‘’prescrire’’, sont traités à
plusieurs niveaux (5è, 4è, 3è) et sont subdivisés en une série d’objectifs
opérationnelles de difficultés progressives.
Tous les savoir-faire doivent être travaillés au terme de l’année
Rappel de quelques notions
La maîtrise de cinq savoir-faire communicatifs retenus au programme constitue
l’objectif terminal de la classe. La maîtrise ainsi entendue suppose essentiellement
l’aptitude de l’élève à COMPRENDRE et à PRODUIRE, compte tenu du
fonctionnement de la langue et de la situation de communication, sur la base des
acquis du primaire et de la 6è.

Les quatre aptitudes


Le développement des aptitudes à comprendre et à produire repose sur celui des
Capacités à ECOUTER/ PARLER/, à LIRE / ECRIRE ;
Le tableau suivant fait apparaître que :
 Écouter et parler relèvent de l’oral ;
 Lire et écrire sont du domaine de l’écrit.
Par ailleurs,
 Écouter et lire sont liés à comprendre,
 Parler et écrire, à produire.
comprendre Produire
ORAL écouter parler
ECRIT lire écrire

En somme, il s’agit de développer ces quatre capacités, à l’oral et à l’écrit

Priorité à l’oral
Le contenu des apprentissages en classe de 6ème, repose sur des savoir-faire
communicatifs oraux. Aussi l’enseignant mettra-t-il d’avantages l’accent sur les
activités orales, lorsqu’il organisera son enseignement.
Cependant, donner la priorité à l’oral ne signifie nullement sacrifier l’écrit, dans
la mesure où, en définitive, l’oral et l’écrit sont complémentaires, et compte-tenu
surtout du fait que, généralement, l’oral débouche sur l’écrit.
Des pistes d’activités sont proposées plus loin, donnant à l’enseignent une idée de
la proportion à accorder à l’oral et à l’écrit pendant les classes de français.

Démarche pédagogique
La maîtrise part l’élève des six savoir-faire communicatifs retenus au programme
constitue l’objectif terminal de la classe.
Il est évident que l’atteinte de cet objectif se fera d’une manière progressive tout
tout au long de l’année scolaire. Cette progression concerne aussi bien chaque
savoir-faire que l’ensemble des savoir-faire.

Progression pour la maîtrise d’un savoir-faire


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D’entrée de jeu, il faut signaler que :


 L’ordre des étapes ci-dessous n’est pas contraignant ; l’enseignant peut, au
besoin, le modifier ;
 La liste des étapes et des activités est ouverte, c’est-à-dire que le professeur
peut donner à l’élève d’autres activités à faire, pourvu qu’elles ne le
surchargent pas et contribuent effectivement à l’aider à maîtriser le
savoir-faire
 L’apprentissage aux fins de maîtrise de chaque savoir-faire correspond à une
unité didactique ; celle-ci est constituée d’une série d’activités
complémentaires
et convergentes. Les étapes et les activités ci-après sont proposées à titre
indicatif et conçues pour être applicables aux six savoir-faire du programme
moyennant quelques adaptations.

Étape 1 : Mise en situation


Elle consistera à demander à l’élève d’observer un document quelconque quant à
la nature, (photo, image, dessin, croquis, schéma, texte, objet,…) mais
nécessairement
lié au savoir-faire visé quant « au sujet ».
Le document choisi doit être susceptible de provoquer la curiosité de l’élève et
l’amener à s’exprimer spontanément de préférence, ou sous l’incitation du
professeur,
à la rigueur. Cette étape a un double objectif :
 sensibiliser l’élève à la situation de communication du document choisi
 en dégager le savoir-faire communicatif visé.

Étape 2 : Réalisation
La présente étape est une phase d’apprentissage et non d’évaluation. Au cours de
Cette phase, l’élève est mis en activités qui doivent, toutes, tendre vers l’objectif
Terminal, en l’occurrence le savoir-faire communicatif identifié à la fin de l’étape 1.
Aussi, le rôle du professeur consistera –t-il à aider l’élève à réussir ces activités.
Cette aide se traduira par des rappels de notions déjà vues, par des explications,
à des fins d’acquisitions par l’élève de notions nouvelles, par des interrogations,
surtout, par des exercices systématiques, par des tâches, par des stimulations et
autres dramatisations et jeux de rôles.
En conséquence, l’étape comporte un certain nombre des sous-étapes, présentées
ci-après selon une progression indicative.

Sous-étape 2.1.révision /Acquisition/Maniement d’outils linguistiques


Il s’agit des outils linguistiques appropriés au savoir-faire communicatif ciblé(Cf.
leur énumération dans la colonne, CNTNUS du PROGRAMME.)
L’ensemble de ces outils, comme il est dit dans le présent document constitue ce
qu’on appelle le fonctionnement de la langue.
Pour observation et pour leur étude, il est recommandé au professeur de
choisir comme point de départ un (ou deux) texte(s) de dialogue(s) entièrement ou
partiellement ou mieux, si les moyens le lui permettent un(ou deux) dialogue(s)
enregistré(s) sur cassette. Les raisons de cette recommandation sont:
 primo : le texte dialogué (ou le dialogue enregistré) montre une langue en
fonctionnement, ce qui n’est pas le cas si on part de phrases isolées.
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 Secundo : le fait de partir d’un texte dialogué(ou d’un dialogue) fournit au


professeur
une occasion pour procéder à des exercices à objectif de compréhension.
 Tertio : l’objectif de l’unité étant à caractère communicatif, il apparaît tout à
fait logique, sinon indispensable, de se baser dès le départ sur un exemple
« authentique » où le savoir-faire visé est mis en œuvre. Cet exemple peut
ultérieurement, servir de « dialogue-référence » à l’élève lors d’autres activités
Surtout de production.
Ceci étant, il est rappelé au professeur que la sous-étape 2.1. a pour objet la
Révision/l’acquisition et surtout le maniement de savoir-faire linguistiques qui sous-
Entendent le savoir-faire communicatif à maîtriser. Aussi, y verra-t-on :
 Une ou deux… séances consacrées à l’étude lexicale,
 une ou deux…séances de grammaire et/ou de morphosyntaxe
 une ou deux…séances de conjugaison,
 une ou deux…séances d’orthographe d’usage et grammaticale,
 une ou deux…séances de phonétique (et de prosodie).
Outre la présentation et les éventuelles explications théoriques des savoirs à
étudier, chaque séance devra surtout prévoir un grand nombre d’exercices
systématiques de formes variées (à trou, substitution, transformation, QCM, ludiques,
etc...) destinés à permettre à l’élève l’appropriation des notions révisées et acquises
puis, ultérieurement, le réinvestissement de celles-ci lors des pratiques du savoir
communicatif visé.

Sous-étape [Link] du SAVOIR-FAIRE visé


C’est pendant cette sous-étape que l’élève devra se servir des outils acquis au
Terme de l’étape 2.1. En effet, il aura notamment à s’exercer à des productions.
Selon le niveau des apprenants, on peut :
 reprendre le texte de départ pour leur permettre de s’en inspirer, ou
 leur demander de rechercher directement, sans repasser par l’exemple du
texte, des situations de communication mettant en œuvre le savoir-faire visé ;
ce travail de recherche peut se faire en petits groupes, lesquels auront aussi à
déterminer éventuellement les micro-actes de paroles des situations trouvées,
ainsi que les énoncés appropriés, ou
 leur demander, sans s’inspirer du texte de départ ni préparer mentalement ou
à l’écrit ; d’improviser deux/plusieurs dialogues possibles mettant en œuvre le
savoir-faire communicatif ciblé.
Quelle que soit la procédure adoptée, il faut retenir qu’il s’agit dans cette
sous-étape de:
 construire au moins deux, ou mieux, plusieurs dialogues où le savoir-faire
communicatif visé est mis en œuvre.
 Réinvestir dans cette tâche de construction les acquis de 2.1.
 Dramatiser(ou de jouer ou de stimuler) le(s) dialogue(s) construit(s) par le(s)
groupe(s). Les consignes des tâches à faire devront donc être clairement
formulées.
N.B. la tâche : c’est ce que l’élève doit faire dans d’une pratique d’apprentissage.
Chaque fois que l’enseignant propose une activité, les élèves se voient
assignés une (ou deux) tâche(s) individuelle(s) ou en petits groupes.

Exemples :
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 1. Activité de compréhension d’un dialogue ; les élèves doivent écouter(ou


lire) attentivement le dialogue avec comme tâche principale le relevé des
mots, expressions et autres formules qui se rapportent à « prendre contact »
(si le dialogue porte sur la prise de contact).
 2. .Activité de production d’un dialogue, tâche : choisir une situation de
communication sur « situer dans l’espace » ; en définir les composantes
Principales ; imaginer le dialogue y afférent, fait de 10 répliques.

Étape 3 : Évaluation de l’autonomie de production


Théoriquement, au terme de l’étape 2, la plupart des élèves maîtrisent le savoir-
faire communicatif ciblé. Cela signifie que chacun est apte à comprendre et à
produire de façon autonome les énoncés appropriés aux micro-actes de parole
relatifs aux savoir-faire, en tenant compte de la situation de communication et du
fonctionnement de la langue.
Néanmoins, il s’avère nécessaire d’évaluer le degré de cette maîtrise au niveau
individuel. A cet effet, le professeur doit prévoir un dispositif d’évaluation. Les
exemples suivants lui sont propres à titre indicatif :
 Donner aux apprenants un dialogue, sans aucune indication : leur demander
individuellement, à l’oral ou de préférence à l’écrit d’ :
 en identifier la situation de communication et de ses composantes,
 en dégager le (principal) savoir-faire communicatif mis en œuvre.
 Donner aux apprenants d’une part les composantes de la situation de
communication ainsi que le (principal) savoir-faire communicatif et, d’autre
part, les répliques du récepteur, leur demander, individuellement, à l’oral ou
de préférence à l’écrit, de trouver ce que l’émetteur a dit, compte tenu des
éléments donnés.
 Même test et mêmes éléments donnés, sauf que cette fois-ci au lieu de
trouver
ce qu’a dit l’émetteur, les apprenants doivent proposer les répliques du
récepteur.
 Leur demander de bâtir un dialogue de 10 à 15 répliques, après avoir choisi
préalablement un savoir-faire communicatif parmi ceux déjà étudiés, défini la
situation de communication et ses principales composantes (un temps de
préparation limité peut être accordé à l’élève)
 Leur demander d’improviser, deux par deux, un dialogue où ils mettent en
œuvre un savoir-faire communicatif déjà étudié, en tenant compte de la
situation de communication et de ses composantes, ainsi que du
fonctionnement de la langue.
Pour conclure cette partie sur la démarche pédagogique, il faut rappeler que
l’exercice et
le développement de l’aptitude à COMPRENDRE précèdent celui à PRODUIRE. A
la sous-étape 2.1., le texte servant de corpus de départ permet déjà au professeur
de procéder à des exercices à objectifs de compréhension orale (ECOUTE par les
apprenants du texte lu par l’enseignant ou du dialogue sur K7) et de compréhension
écrite (lecture silencieuse du même texte ou d’un son du type QUOI ? QUI ? OU ?
QUAND ? POURQUOI ? COMMENT ? ETC…dont les réponses équivaudraient aux
principales composantes de la situation de communication. Pour la compréhension
détaillée (de l’écrit), l’enseignant pourrait demander aux élèves de REPERER les
mots/structures lexicales, les structures grammaticales/morphosyntaxiques et autres
faits (de conjugaison, d’orthographe,…) relatifs au fonctionnement de la langue.
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Activités possibles se rapportant à l’exploitation du texte


Pour la pratique

 Pratique de compréhension
Les habilités visées sont ECOUTER et LIRE
Pour toutes les pratiques, les tâches à faire réaliser tourneront autour de
Identification /repérage/relevé de traits propres au texte.
 Discours descriptif
-Écouter / Lire un discours descriptif
-Relever les procédés utilisés par l’auteur pour caractériser l’objet/ la
personne décrits ;
-Les mots / groupes de mots de caractérisation physique, morale ;
-La personnification des objets décrits ;
- Faire identifier quelles parties des lieux ou quels traits de personnage sont
décrits

 Pratique de production
A partir d’un texte descriptif, demander aux élèves d’écrire, ou inventer une
annonce ; un avis de recherche (à caractère descriptif)
 Discours narratif
Inviter les élèves à :
 Raconter : une aventure qu’ils ont déjà vécue, un fait dont ils ont été témoins
 Imaginer / écrire un récit d’aventure.

Activités applicables aux cinq savoir-faire


Les activités suivantes sont proposées à titre indicatif et conçues pour être
applicables aux six savoir-faire, il appartient à l’enseignant de les étoffer en fonction
du ou des niveaux de ses élèves

Pour la compréhension auditive


 Écouter la lecture expressive (ou l’enregistrement sur K7)d’un texte dialogué
et répondre aux questions QUOI ? QUI ? QUAND ? OU ? etc. pour la
compréhension globale, et à des questions plus pointues sur d’autres
éléments de la situation de communication pour la compréhension détaillée.
 Écouter les consignes lues les unes après les autres pour la réalisation d’une
tâche donnée(dessiner un objet quelconque mais familier à l’apprenant,
l’itinéraire à suivre pour se rendre d’un lieu à l’autre, lacer ses chaussures,
enfiler un pantalon /une chemise/une robe/etc. et exécuter au fur et à mesure
de la lecture de chaque consigne.
 Écouter la lecture d’un texte ou une série de phrases se prêtant à des
expressions gestuelles et mimer.
 Écouter la lecture d’un texte (ou K7) d’un dialogue et en identifier :
 l’émetteur et le récepteur
 l’intention communicative de l’émetteur ou le savoir-faire communicatif mis en
ouvre
 les rapports émetteur/ récepteur
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 le registre de langue en donnant des exemples de mots/structures propres au


registre utilisé.
 Écouter un dialogue et en indiquer le savoir-faire communicatif dominant en
précisant quelques éléments et/ou structures lexicaux, grammaticaux,
syntaxiques spécifiques
 Écouter un dialogue et représenter par des flèches le schéma intonatif des
répliques.
- Etc.
N.B. les activités ci-dessus sont à faire oralement.

Pour la compréhension écrite


 Les mêmes activités ci-dessus mais :
 au lieu d’écouter, l’apprenant doit lire silencieusement le texte ou en suivre
silencieusement et attentivement la lecture expressive faite par le professeur
 u lieu de les faire oralement, il aura à les traiter à l’écrit.
 Le QCM
 Les questions fermées auxquelles l’apprenant doit répondre par vrai/ faux, par
oui/non
 Les exercices de repérage de mots/structures-clés dans un texte.

Pout la révision/ l’acquisition/ le maniement des savoirs relatifs au
fonctionnement de la langue
 Activités
 Exercices à trou
 QCM
 Vrai ou Faux
 Oui ou Non
 Appariement
 Substitution
 Transformation
Aux activités proposées ci-dessus on peut ajouter pour :
 Les savoirs lexicaux : l’antonymie, la synonymie, mots croisés, mots fléchés,
etc ; éventuellement la dérivation et la composition…
 La phonétique : les exercices classiques d’entraînement et de correction
phonétiques, les transcriptions des mots en alphabet phonétique, les jeux
(exemple : un chasseur sachant chasser va à la chasse sans son chien,…)
 L’orthographe d’usage : la paronyme (exemple : la collusion= la
collusion…),l’homophonie(exemple : un seau/ un sot), les mots composés…)
Pour la pratique et pour la production
 Le passage de pratique à la production autonome se fera progressivement.
C’est la tâche qui sera le principal moyen de ce passage. La tâche est ce qui
l’élève doit faire dans une pratique d’apprentissage, les apprenants se voient
assignés une tâche.

Voici quelques exemples de tâches présentés dans un ordre progressif applicable à


chaque savoir-faire communicatif :
 Mémoriser et dramatiser le dialogue étudié en classe ([Link]-étape 2.1.)
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 S’inspirer du dialogue étudié en classe pour en construire un autre, après avoir


choisi la situation de communication et défini les principales composantes de
celles-ci.
 Jouer le dialogue ainsi produit(en le lisant ou après en avoir mémorisé les
répliques)
 Sans se référer au dialogue étudié en classe, en imaginer un en tenant compte
de la situation de communication préalablement définie, du fonctionnement de la
langue

Remarque :
Jusque là, toutes les préparations se font en petits groupes et éventuellement à
l’écrit. Seule la partie « jeu de rôle » est orale.
L’enseignant a préparé sur des demi-feuilles des situations de communication, où il
aura défini l’intention de l’émetteur, les relations émetteur/récepteur… Il demande à
un « couple » d’apprenants de :
 Tirer au sort une demi-feuille ;
 Présenter, sans préparation, un dialogue en tenant compte des éléments
donnés
N.B./ il est évident que plus la pratique est variée et répétée, plus les résultats au
niveau des apprenants seront meilleurs. Il est donc inutile de rappeler à l’enseignant
et aux apprenants l’importance de cette pratique qui est la principale condition de la
maîtrise du savoir-faire visé.

Supports
Pour chaque savoir-faire, il faudra au moins un support comme (objet, photo, image,
dessin, croquis, schéma, texte…) supports visuels et/ou audio-visuels.
 Le support choisi d’être susceptible de provoquer la curiosité de l’élève et
l’amener à s’exprimer spontanément ou au moins sous l’incitation du
professeur
 Les textes servent à la fois de supports et de références (modèles)
notamment au moment de la pratique et de la production.
 Le texte dialogué est conseillé pou les élèves de la classe de 6ème
 Le manuel IPAM offre toute une gamme de supports variés permettant
d’aborder les objectifs opérationnels et de réaliser les activités. Toutefois le
professeur est libre de choisir tout autre auxiliaire didactique d’un niveau de
langue accessible à l’élève de 6èmè.

Évaluation
Évaluation des compétences liées à la compréhension
De l’oral
 Audition d’un texte enregistré ou lu ou dramatisé
 identification du(ou des) savoir –faire mis en œuvre dans le texte
 identification et prise en note des principaux outils utilisés et correspondant
au(x) savoir-faire identifié(s)
 questions à choix multiples : position de quatre savoir-faire dont les trois non
présentés et un présent dans le texte entendu et cochage/soulignement de ce
dernier.
 VRAI ou FAUX
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 OUI ou NON
 Audition de la nature ou de l’enregistrement d’une notice d’emploi d’un
appareil photographique ou d’une recette de cuisine :
 identification de savoir-faire mis en œuvre
 exécution correcte des indications de la notice.
 Audition de la lecture ou de l’enregistrement d’un dialogue :
 identification du savoir-faire
 réaction verbale ou gestuelle
De l’écrit
 Les mêmes tests mais au lieu de faire écouter, faire LIRE les supports
 L’enseignant peut prévoir une grille de lecture que l’élève aura à remplir.

Évaluation des compétences liées à la production


Orale et écrite
 Évaluer dans quelle mesure l’élève st capable d’appliquer dans ses
productions, par automatisme ou par raisonnement, les outils révisés et/ou
acquis.
 Analyser les productions de l’élève et évaluer dans quelle mesure :
 Les répliques sont cohérentes les unes par rapport aux autres
 Les énoncés sont adaptés au savoir-faire mis en œuvre et à la situation de
communication ;
 Le niveau de langue à la situation de communication, compte tenu des
composantes de celle-ci ;
 Les énoncés sont corrects au plan de :
 La propriété des mots et expressions employées
 Le fonctionnement de la langue (grammaire et syntaxe)(cf. Premier point orale
et écrite)
 L’orthographe d’usage grammaticale ;
 La conjugaison…
Particularité des productions orales
 Évaluer
 L’intonation
 La prononciation/ l’articulation…
Pour conclure, il faut noter que bon nombre des activités proposées peuvent servir
d’instruments d’évaluation.
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