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Le document traite de divers personnages historiques et de leurs contributions, notamment Constantin Acropolite et Georges Acropolite, ainsi que des sectes mystiques russes comme celle d'Acoulina Ivanova. Il aborde également l'importance des Acta Martyrum et Acta Sanctorum dans la littérature chrétienne, soulignant leur rôle dans la théologie et la documentation des martyrs et saints. Enfin, il mentionne les types d'actes authentiques et leur valeur historique.

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Le document traite de divers personnages historiques et de leurs contributions, notamment Constantin Acropolite et Georges Acropolite, ainsi que des sectes mystiques russes comme celle d'Acoulina Ivanova. Il aborde également l'importance des Acta Martyrum et Acta Sanctorum dans la littérature chrétienne, soulignant leur rôle dans la théologie et la documentation des martyrs et saints. Enfin, il mentionne les types d'actes authentiques et leur valeur historique.

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319 ACOSTA — ACTA MARTYRUM


in-4°, Rome 1590; in-8°, Lyon 1592; Salamanque, Ve- théologien et orateur, il composa, outre le trait.'' déjà
nise; inséré dans Migne, Cursus Scripturœ sacra.', t. II. mentionné sur le Saint-Esprit, plusieurs ouvrages de
De Backer et Sommervogel, Bibl. de laG' de Jésus, Bruxelles, polémique contre les latins, divers écrits de rhétorique
1800 et 1897, t. I, col. 31-38; t. VIII, col. 1568-1569. ou de théologie, un panégyrique de saint Georges, un
C. Sommervogel. éloge funèbre de Jean Ducas. On lui doit aussi plu-
sieurs œuvres en vers, entre autres un prologue aux
ACOULINA IVANOVA, paysanne russe, qui ap-
partenait àla secte mystique des Klilisty, où elle fut lettres qu'il publia de son impérial disciple Théodore
proclamée mère de Dieu. Elle reconnut le soldat eunuque Lascaris. Mais il n'est pas l'auteur des scolies de
Kondrate Sélivanoff pour son fils et pour messie. Elle saint
ment. Grégoire de Nazianze, qu'on lui attribue générale-
l'aiila à fonder la secte des Skoptsy (eunuques), qui se
répandit dans le bas peuple parmi les ignorants. Séliva- Les Annales ou la Xpovtxr, o-uyyP01?'1') ^e Georges Acro-
polite ont été reproduites par Migne, P. G., t. CXL, col.
null' persuada aussi à ses crédules sectateurs que sa pré- 970-1220. Presque tous les autres ouvrages sont encore
tendue mère Acoulina n'était autre que l'impératrice manuscrits. Une édition complète est en préparation
Elisabeth et que lui-même était Pierre III. Acoulina
mourut vers 1830. chez l'éditeur Teubner à Leipzig.
Gehring. Die Sekten der russischen Kirche, in-8*, Leipzig, K. Krumbacher, Gesehichte der byzantinischen Literatur,
1898, p. 155. 2' édlt., Munich, 1897, p. 286-288, et A. Ehrhard, ibid., p. 94.
N. TOLSTOY. E. Marin.
1. ACROPOLITE Constantin. Constantin Acro-
polite (KtovoravTïvo; ô 'Axpo7toXt-cr,?), fils de Georges ACTA MARTYRUM, ACTA SANCTORUM
Acropolite (voir l'article suivant), remplit plusieurs (Actes des Martyrs et des Saints). — I. Observations
charges importantes à la capitale et à la cour de Byzance : préliminaires. II. Église grecque. III. Église orientale.
il avait encore les fonctions de grand logothète en 1321. IV. Église latine.
Ses écrits sont plutôt d'un homme d'Eglise que d'un Dans la littérature chrétienne de toutes les Églises,
homme d'État. Ils comprennent des homélies, des lettres, les nombreux récits qui décrivent les tourments des
des poésies religieuses, plusieurs traités théologiques martyrs ou qui célèbrent les vertus des saints, occupent
contre les latins, dont Constantin fut toujours un adver- une place considérable. Au point de vue théologique,
saire étroit et acharné; mais son activité littéraire se
ces documents ont une importance qui, aujourd'hui,
déploya principalement à réunir des documents hagio- n'échappe plus à personne. Ils sont, en effet, à travers
graphiques età écrire des vies de saints, ce qui lui les âges, les irrécusables témoins du dogme, de sa per-
valut le surnom de « nouveau Métaphraste ». De plus de manence comme de son évolution ; ils renseignent sur
vingt-quatre qu'il composa, quatre seulement ont été la liturgie et ses rites, sur l'emploi des Livres saints, sur
imprimées : la vie des saints martyrs Démétrios de Thes- la morale, sur le droit canonique ; en un mot, ils
salonique et Barbaros de Bulgarie, celle de saint Jean peuvent être mis en œuvre pour élucider la plupart des
Damascène et celle de sainte ïhéodosie, martyrisée pour questions vitales étudiées par les théologiens. Nous allons
les images (720) sous Léon l'Isaurien. Les deux dernières signaler, dans les diverses Églises de l'Orient, de la
ont été reproduites dans Migne, P. G., t. cxl, respective- Grèce et du monde latin, les principales collections
ment col. 812-885 et 888-930, et dans les Actasanctorum, d'Actes des martyrs et des saints, en laissant toutefois
au 0 et au 29 mai. On lui doit eneore un panégyrique de côté les martyrologes, les ménologes,les synaxaires,
de Constantin Ier, qu'il place au nombre des plus grands et d'autres documents plutôt liturgiques qu'historiques.
rois et des plus grands saints. Ces documents feront l'objet d'un article spécial. Voir
Martyrologe.
A. Ehrhard, dans Krumbacher, Gcschichte der byzantinischen
I. Observations préliminaires. — Avant de faire
Literatur, 2' ('dit., Munich, 1897, p. 204-205; Byzantinische
Zeitschrift, 1892, p. 361-365, 621-622. connaître les grands recueils hagiographiques, il ne
E. Marin.
sera point superflu d'indiquer sommairement les carac-
2. ACROPOLITEGeorges. Georges Acropolite (rewp- rum. tères assez différents des diverses sortes d'Acta sanclo-
Yio;
à la ôcour
'Axpoito)iTï);), ni'' à grecs
des empereurs Constantinople en les
à Nicée par 1217,maîtres
élevé
t. actes authentiques. — 1° Actes dressés par des
les plus renommés, Théodore Hexaptérygos et Nicéphore notaires publics. — Il y a d'abord les relations de mar-
Blemmydès, il devient en 1244 grand logothète. L'empe- tyres dressées par les notaires publics, procès-verbaux
reur Jean III Ducas le charge, en 1246, de l'éducation de judiciaires conservés dans les archives. Cl. S. Augus-
son tils Théodore II Lascaris. Celui-ci, devenu empereur, tin, Contra Cresconium , III, 70, P. L., t. xliii, col. 5i0.
le nomme généralissime dans la guerre contre Michel Seules, ces pièces méritent, à proprement parler, le nom
d'Épire (1257). Mais Georges Acropolite es! fait prisonnier; ofliciel, qu'elles portent du reste, d'Acta ou de Gesta
sa captivité dure jusqu'en 1260; il l'occupe en écrivant sanctorum. De cetle catégorie, les Acta proconsidaria
sur la procession du Saint-Esprit deux traités qui sont de saint Cyprien sont le type le plus parfait. Faut-il
peut-être, par l'élévation des pensées et des considéra- ajouter qu'il n'est guère parvenu jusqu'à nous de docu-
tions morales (la question des divergences doctrinales ments de cette nature, du moins dans leur forme origi-
mise à part) les meilleurs et les plus caractéristiques nale'.' Ily a encore, se rattachant à ce genre de pièces,
de ses ouvrages. L'empereur Michel VIII Paléologue les Actes des martyrs de Scilli et ceux du sénateur Apol-
emploie ses talents diplomatiques à des négociations lonios; toutefois, pour les premiers, la pièce originale,
civiles ou religieuses, il le délègue en 1274 au concile de en latin, es! perdue; on ne possède que deux recen-
sions latines secondaires et une version grecque qui
Lyon. Au nom de l'empereur, Acropolite y souscrivit à doit èlre assez voisine du texte primitif. Du martyre
l'union des Églises qu'il avait jusque-là combattue. Il mou-
i-i 1 1 en août 1282, laissant la réputation d'un grand homme d'Apollonios, on n'a plus qu'un texte grec et une recen-
d'État et d'un illustre savant. Historien, il a écrit des sion arménienne. Le fond semble reproduire assez, fidè-
A finales — XpovrxY) o-vy'ipacp'ri — depxiis la prise de Cons- lemenl
une fortel'interrogatoire
altération. ofliciel, mais on constate déjà
tantinople par les latins jusqu'à la restauration de
l'empire byzantin (1204-4261) : c'est une œuvre sobre, 2° Autres actes authentiques. — Une seconde espèce
sérieuse et digne de foi, même quand l'auteur parait d'Actes est constituée par les Passions dues à la plume
oublier sa promesse de ne rien écrire « sous l'inspira- de rédacteurs chrétiens. Quelques-unes de ces Passions
tion de la baine ou de la bienveillance, de la jalousie OU ou dictes, ou bien ontété faites d'après des pièces authen-
de I amour ». Annales, c. i, P. G.,t. cxl, col. 976. Comme tiques émanées des greffes païens, ou bien ont été écrites

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