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Ceial Soudage de L'aluminium Par Friction Malaxage (FSW)

Le soudage par friction malaxage (FSW) est un procédé innovant permettant de souder des métaux, notamment l'aluminium, sans fusion, en utilisant un outil rotatif pour générer chaleur et pression. Ce procédé présente de nombreux avantages, tels que l'absence de porosité et de distorsion, ainsi qu'une meilleure résistance mécanique des assemblages. Bien que le FSW soit très efficace, il nécessite des paramètres de soudage précis et un équipement adapté pour garantir la qualité des soudures.

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Ceial Soudage de L'aluminium Par Friction Malaxage (FSW)

Le soudage par friction malaxage (FSW) est un procédé innovant permettant de souder des métaux, notamment l'aluminium, sans fusion, en utilisant un outil rotatif pour générer chaleur et pression. Ce procédé présente de nombreux avantages, tels que l'absence de porosité et de distorsion, ainsi qu'une meilleure résistance mécanique des assemblages. Bien que le FSW soit très efficace, il nécessite des paramètres de soudage précis et un équipement adapté pour garantir la qualité des soudures.

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Soudage de l’aluminium

par friction malaxage


Maurice Duval (FSW)

11 janvier 2018
SOUDAGE DE L’ALUMINIUM PAR FRICTION MALAXAGE (FSW)
Auteur : Maurice Duval

1. Introduction
Le soudage des métaux par friction consiste à produire une forte pression et un
frottement intense entre deux surfaces à assembler. L’élévation de température
produite par la friction entraine un ramollissement du métal qui, par la pression,
est partiellement chassé du joint en brisant et entrainant la fine couche d’oxyde
présente sur les surfaces. Ce sont la haute température et l’expulsion des
oxydes qui garantissent ce soudage sans fusion [13]. Les conditions requises
sont similaires au soudage du fer par forgeage, déjà connu il y a 4000 ans, où le
bris des oxydes entre les surfaces assure un contact intime métal-métal qui se
soude [15], dans ce cas vers 1000°C. C’est ce même mécanisme qui assure la
cohésion du métal dans le procédé de soudage par friction malaxage (Friction
Stir Welding, FSW) où on utilise un outil rotatif qui produit la friction et malaxe le
métal tout en pulvérisant les films d’oxydes dans l’interface à assembler.

Le soudage par friction malaxage repose sur une invention dont le premier
brevet a été déposé en 1991 par The Welding Institute (TWI). Cette technologie
(voir brevet US 5,460,317) s’appuie aujourd’hui sur de nombreuses années de
recherche. C’est l’utilisation de l’outil rotatif non consommable qui confère toute
sa flexibilité au procédé, en particulier pour l’aluminium.

2. Principe du procédé
La figure 1 montre un joint bout à bout à réaliser entre 2 plaques d’aluminium.
Les deux parties de l’assemblage doivent être accolées et bien retenues
(système de bridage) sur un support afin de contrer les forces générées par
l’outil rotatif. Cet outil de forme cylindrique possède un épaulement qui par
frottement sur les plaques génère la chaleur et confine en la comprimant la zone
à souder. Il est prolongé par un pion dont la longueur est adaptée à l’épaisseur
des plaques afin de plonger dans métal jusqu’au plus près du support pour une
soudure « pleine pénétration ». La géométrie du pion, en général de forme
tronconique, a pour rôle de malaxer efficacement le
métal dans le joint (morcellement et bonne répartition des oxydes de surface
dans la zone soudée) en générant un minimum d’effort à l’avance de l’outil. On
démarre le soudage à la vitesse d’avance lorsque l’épaulement en rotation
contre la surface a permis, en quelques secondes, d’atteindre la température
optimale de soudage. Elle se situe normalement entre 80% et 90% de la
température de fusion du métal à souder. À cette température le métal reste
solide, mais se déforme facilement. On comprend donc qu’un outil en acier
rapide (high speed steel) qui conserve sa dureté jusque vers 900°C offre une
excellente résistance en soudage par friction malaxage des alliages
d’aluminium dont la température de fusion ne dépasse pas 660°C. La vitesse
d’avance optimale, influencée par plusieurs paramètres dont la vitesse de
rotation et la géométrie de l’outil, est obtenue par des essais de qualification sur
les composantes à assembler. Cette vitesse peut atteindre plusieurs dizaines de
centimètres par minutes dépendamment des paramètres d’opération optimaux
pour le joint à souder.

Figure 1. Schéma montrant les principales composantes de l’outillage en soudage par friction
malaxage (FSW)

La soudure obtenue par friction malaxage est réalisée, avec l’outil en rotation
(entre 400 et 1200 rpm), en quatre phases distinctes dont chacune a un rôle
précis. La figure 2 illustre ces quatre phases, soit :
1. Phase de plongée : le pion de l’outil en rotation pénètre dans le joint
jusqu’à ce que l’épaulement exerce la force de compression requise pour
générer la chaleur.
2. Phase d’attente ou de stabilisation : elle correspond au temps requis
pour que le frottement produit par l’épaulement chauffe le joint à la
température requise.
3. Phase d’avance ou de soudage proprement dit : l’outil décolle à vitesse
constante le long du joint en exerçant une pression constante sur la
surface.
4. Phase de retrait de l’outil : l’outil arrête d’avancer et se retire de la
surface.
Figure 2. Illustration des phases de soudage [1]

La figure 3 montre les variations de la force axiale et du couple appliqué sur


l’outil au cours de ces phases en fonction de temps. Les valeurs précises de la
force et du couple dépendent de la géométrie de l’outil, de celle du joint à
souder, des alliages et des paramètres de soudage.

Figure 3. Variations de la force axiale et du couple durant les phases de soudage [1]
Par rapport à l’usinage, les forces et les couples sont relativement élevés. Bien
que comparativement à l’usinage les vitesses de rotation soient faibles (< 5 000
rpm), le couple peut atteindre 150 Nm. La force axiale (aussi appelée force de
forgeage) requise pour produire la chaleur par frottement peut atteindre 25 kN.
La force longitudinale qui s’oppose à l’avance de l’outil peut atteindre quant à elle
plusieurs kN. À titre d’exemple, les forces maximales en jeu pour le soudage
d’une plaque de 6.35 mm (1/4 pouce) en 6061-T6 sont de 20 kN pour la force
axiale, 5 kN pour la force longitudinale et 0.5 kN pour la force transverse tandis
que le couple peut atteindre 150 newton-mètre. Ces valeurs, typiques pour le
6061-T6, vont varier en plus ou en moins selon la dureté de l’alliage.

Le trou produit dans la phase de plongée se déplace avec le mouvement


d’avance du pion ; la matière en arrière du pion étant remplacée par celle en
avant grâce au malaxage du métal. Ce trou produit par le pion est cependant
laissé dans le joint lors du retrait de l’outil (figure 4). Pour l’éliminer de la pièce à
assembler, on peut prévoir sur l’assemblage une longueur excédentaire ou une
pièce rapportée au bout du joint qui devra ensuite être coupé. On fait de même
pour éliminer le défaut qui sera produit si on démarre le soudage au début du
joint.

Figure 4. Échantillon de plaque de 12.7 mm (1/2 pouce) soudée en une seule passe

L’épaulement en frottant sur la surface pour générer l’échauffement du métal


produit également une légère dépression avec des stries et des bavures
périphériques le long de la ligne de contact. Le développement des outils a
conduit à diverses géométries de surface pour l’épaulement qui ont pour objectif
de minimiser ces défauts de surface au niveau du joint.
On peut voir à la figure 5 diverses configurations d’assemblages que l’on peut
souder par friction malaxage. Ces configurations doivent avoir des géométries
qui permettent d’assurer un support suffisant pour les forces en jeu et une
surface adéquate pour le contact avec l’épaulement de l’outil.

Figure 5. Configurations d’assemblage montrant le positionnement de l’outil et les forces de


maintien des pièces [1]
Le soudage par friction malaxage présente des avantages indéniables pour le
soudage de l’aluminium en ce qui a trait à la distorsion comparativement
au soudage par fusion d’avantage affecté par le retrait au refroidissement du
cordon de soudage. De plus, ce procédé fonctionne très bien pour des nuances
d’alliage d’aluminium difficilement soudables comme les alliages
corroyés des séries 2000 et 7000 et certains alliages de fonderie. Il s’agit d’un
procédé fiable et répétitif lorsque les paramètres d’opération sont bien qualifiés.
On peut souder de fortes épaisseurs sans métal d’apport en une seule passe. Le
tableau 1 présente les avantages par comparaison aux procédés de soudage par
fusion et les limitations du procédé.

Tableau 1 – Avantages et limitations du soudage par friction malaxage


(FSW) pour l’aluminium [1]

AVANTAGES COMPARATIFS

Absence de porosité et de soufflure

Absence de fissuration de solidification

Absence de projection

Absence de fumée

Aucun rayonnement UV émis

Aucun gaz de protection requis pour l’aluminium

Procédé silencieux

Distorsions et retraits réduits

Meilleures propriétés mécaniques des assemblages (tension, flexion, fatigue)

Absence d’arc électrique (équipement de protection réduit)

Possibilité de soudage dans différentes positions


AVANTAGES COMPARATIFS

Haute efficacité énergétique

Outil non consommable ayant une bonne durée de vie

Aucun métal d’apport et de flux requis

Procédé tolérant un jeu entre les pièces et une faible présence d’oxyde sur les faces à
joindre

Préparation avant soudage réduite

Possibilité de souder des pièces en aluminium ayant une épaisseur > 50 mm en une seule
opération

Possibilité de souder la plupart des alliages, des alliages dissimilaires et des alliages
d’aluminium avec d’autres métaux

Gain en productivité

Limitations

Limitations à des géométries plutôt simples, avec une surface relativement plane dans la
zone soudée

Utilisation requise d’un système de maintien des pièces

Présence nécessaire d’un support sous les pièces à souder (sauf si en utilise un outil à
double
épaulement)

Les départs et les fins de soudage présentent un défaut qui doit être géré

Encombrement de la tête de soudage qui peut limiter l’accès à certains endroits


3. Équipements
Le soudage en friction malaxage peut être réalisé avec divers types
d’équipement. On doit être en mesure de tenir l’outil dans un mandrin, d’assurer
la rotation à la vitesse requise, de produire une force axiale de frottement et de
confinement suffisante, de produire le mouvement de translation à la vitesse
requise le long du joint, de supporter et fixer solidement les éléments à souder.

La composante de base est la tête de soudage avec son mandrin pour tenir
l’outil et assurer sa rotation dans la plage des vitesses d’opération. Elle peut être
dotée de systèmes pour mieux contrôler le procédé (suivi, forces, couple, etc.).
La tête de soudage peut être installée sur deux types d’équipement dédiés au
soudage qui assurent les fonctions d’orientation de la tête et son déplacement,
soit le portique de soudage et le robot de soudage.

La figure 6 montre l’équipement de type portique du CSFM-UQAC ayant les


caractéristiques suivantes : Épaisseur maximale de 15 mm soudable en une
seule opération pour l’alliage 6061-T6; Longueur soudable de 18 m;
Largeur soudable de 3.5 m; Dégagement en hauteur de 1m; Vitesse maximale
possible 6 m/min; Précision de position moins de 0.16 mm.

Figure 6. Équipement de soudage conçu pour le FSW [voir 12 pour informations]


La figure 7 montre un robot doté d’un système d’asservissement en position
développé par le CNRC pour compenser le manque de rigidité d’un robot pour le
soudage en friction malaxage, ce qui augmente la précision de positionnement et
de trajectoire de l’outil. L’entreprise Soudure J.M. Tremblay de Saint-Anicet offre
un service de soudage par friction malaxage avec ce type d’équipement.

Figure 7. Robot asservi pour le FSW doté de sa tête de soudage [19]

Il est possible dans certains cas d’utiliser des fraiseuses universelles à


commande numérique pour piloter l’outil de soudage. Si on dispose d’une
fraiseuse et qu’on veut l’utiliser pour cet usage, il faut s’assurer que les forces de
soudage ne dépassent pas la capacité de l’équipement qui n’est pas au départ
conçu pour ce travail. Des développements ont été faits au Québec sur les outils
pour rendre la technologie fonctionnelle à partir d’une fraiseuse [20].

De nombreuses techniques de fixation peuvent être utilisées pour fixer les


pièces. Les forces à contrer vont dépendre en bonne partie des épaisseurs à
souder et les systèmes de fixation doivent être le plus versatiles possible pour
s’adapter aux dimensions des pièces et à la géométrie des soudures. Le
système de bridage illustré à la figure 1 doit résister aux forces qui tendent à
écarter et déplacer les pièces à assembler. On peut voir à la figure 4 l’importance
de ces forces capables de déformer le métal à l’avant du pion et causer une
déchirure du joint à l’arrière. Bien que l’épaulement de l’outil exerce une force
axiale pour garder le joint en appui sur le support, c’est le système de bridage qui
doit assurer cette fonction. Ce type de bridage peut être semblable à celui utilisé
en usinage comme on peut voir à la figure 9. Pour des soudages répétitifs des
systèmes automatisés de bridage pneumatique ou hydraulique vont diminuer le
temps d’opération donc le coût pour la fixation des pièces. Pour cette raison
dans le soudage d’une pièce produite en série, il est généralement requis de
développer un système spécifique de fixation pour la pièce comme pour la
production de jantes combinant deux technologies (Cobapress et fluotournage)
avec un assemblage par friction malaxage [21].

Figure 8. Bridage mécanique de base [1]

De nombreuses variantes de ce procédé de soudage ont été développées ou


sont en développement. Aussi on retrouve une diversité d’équipements
spécialisés pour réaliser des soudures répondant à des besoins spécifiques :
soudure par point; soudure simultanée sur 2 faces; soudure avec épaulement
stationnaire; soudure avec métal d’apport; fabrication additive [1].

4. Défauts rencontrés dans les soudures


On observe plusieurs types de défauts propres au soudage par friction
malaxage. Ces défauts sont dimensionnels ou parfois internes dû à une
mauvaise répartition du métal et des oxydes présents à la surface du joint. Le
FSW engendre aussi des distorsions et des contraintes résiduelles, mais à un
niveau nettement moindre que le soudage par fusion.

Les défauts rencontrés ont des causes multiples essentiellement reliées à de


mauvais paramètres de soudage tel que : Mauvaises vitesses d’avance et de
rotation; Mauvais choix d’outil; Force axiale mal ajustée ou contrôlée; Pièces mal
retenues. On peut voir à la figure 9a la microstructure d’un joint soudé où on
distingue les différentes zones : Malaxée (ZM); Affectée thermo-mécaniquement
(ZATM); Affectée thermiquement (ZAT); Métal de base (MB). C’est dans la ZM
qu’on peut retrouver des alignements d’oxydes préjudiciables aux propriétés
mécaniques. La figure 9b montre la position des différents types de défauts en
friction malaxage. Cependant lorsque les paramètres de soudage préalablement
qualifiés sont bien contrôlés le procédé est très fiable et répétitif, ces défauts ne
vont donc pas apparaître.

Figure 9. a) Vue en coupe de la microstructure d’un joint soudé

Figure 9. b) Schéma montrant la position des défauts en soudage FSW en soudure bout à bout.
[1]
Les normes ISO 25 239 et AWS D17.3/D17.3M (2010) définissent les directives
et exigences en soudage par friction malaxage pour les alliages d’aluminium. La
dernière concerne les applications aérospatiales. Les éléments clés à contrôler
pour assurer la qualité d’un assemblage sont les dispositifs qui concernent la
fixation de l’assemblage, la propreté du joint (pas de contaminant à part l’oxyde
naturel), les outils de soudage et les paramètres de soudage (vitesse de rotation,
force axiale, vitesse d’avance).

Les méthodes d’inspection (visuelle, liquide pénétrant, ultrasons, rayons X,


courant de Foucault) développées pour l’inspection des joints en soudage par
fusion, sont adaptables pour le soudage en friction malaxage.

5. Soudage des alliages d’aluminium


La composition chimique d’un alliage et son état métallurgique obtenu par
traitement thermique et/ou déformation à froid lui confère ses propriétés
mécaniques. Cet état métallurgique est altéré par l’élévation de la température
dans la zone soudée. Il en résulte une diminution locale des propriétés du métal
de base dans la zone soudée (la zone affectée thermiquement, la ZAT). Le
soudage par friction malaxage étant réalisé à des températures plus basses que
celles produites en soudage par fusion (MIG, TIG), les propriétés du métal dans
la ZAT sont moins affectées. Lorsqu’on soumet un joint soudé à un essai de
traction la déformation se concentre dans cette zone et la résistance en traction
est toujours inférieure à celle du métal de base, sauf pour l’état recuit –O où les
propriétés sont déjà minimales. Les données présentées au tableau 2 montrent
que la perte de résistance en traction est nettement moindre en soudage par
friction malaxage (FSW) qu’en soudage par fusion. Le coefficient de soudure
correspond au degré de maintien des propriétés dans la ZAT.

Tableau 2 - Résistance en traction d’alliages assemblés par FSW et


soudage au MIG [6, 22]

Alliage Résistance en Résistance en Coefficient Résistance


d’aluminium - traction, métal traction, FSW de soudure, en traction,
épaisseur de base (MPa) (MPa) FSW (%) MIG (MPa)

1100-H16 110 102 93 80

2014-T651 479-483 326-338 68-70 290


6 mm

2024-T351 483-493 410-434 83-90 290


5 mm
Alliage Résistance en Résistance en Coefficient Résistance
d’aluminium - traction, métal traction, FSW de soudure, en traction,
épaisseur de base (MPa) (MPa) FSW (%) MIG (MPa)

2219-T87 475.8 310.3 65 283

2195-T8 593 406.8 69 -

5083-O 285-298 217-344 67-79 296


6 à 15 mm

6061-T6 319-324 217-252 67-79 207


5 mm

7050-T7451 545-558 427-441 77-81 -


6.4mm

7075-T7351 472.3 455.1 96 -

7075-T651 622 468 75 275


6.4mm

6065-T78 332 247 74 -


6 mm

5005-H14 158 118 75 -


3 mm

7020-T6 385 325 84 -


5 mm

6063-T5 216 155 72 117


4 mm

2024-T3 478 425-441 89-90 -


4 mm

7475-T76 - 465 92 -
Alliage Résistance en Résistance en Coefficient Résistance
d’aluminium - traction, métal traction, FSW de soudure, en traction,
épaisseur de base (MPa) (MPa) FSW (%) MIG (MPa)

6013-T6 394-398 295-322 75-81 -


4 mm

6013-T4 320 323 94 -


4 mm

2519-T87 480 379 79 -


25.4mm

Les problèmes rencontrés (soufflures, fissuration) en soudage par fusion pour le


soudage des alliages de fonderie sont complètement évités en FSW. De plus la
zone soudée montre, par l’effet du malaxage, des propriétés améliorées par
rapport au métal de base.

Le soudage entre deux alliages d’aluminium différents ne présente normalement


pas de difficulté. Le tableau 3 montre les propriétés mécaniques de plaques de
2.5 mm d’épaisseur en 2024-T6 et 7075-T6 soudées par FSW par comparaison
aux propriétés des alliages de base. Dans ce type d’assemblage, la rupture se
produit dans la ZAT du côté de l’alliage le moins résistant.

Tableau 3 : Propriétés mécaniques d’une soudure réalisée entre les


alliages d’aluminium 2024 et 7075, comparées à celle des matériaux de
base [2]

Alliage Limite d’élasticité Résistance à la Élongation à la


d'aluminium (MPa) traction (MPa) rupture (%)

2024 380 490 17

7075 503 572 11

Assemblage pas 325 424 6


FSW 2024-7075
6. Exemples d’applications industrielles du
procédé
Le soudage par friction malaxage a été identifié rapidement comme une
technique avantageuse pour le soudage de l’aluminium. Le tableau 4 présente
par ordre chronologique les premières percées importantes dans l’assemblage
par friction malaxage de l’aluminium.

Tableau 4 : Applications majeures du FSW [3]

Année Application Entreprise, pays

1995 Échangeur de chaleur à Marine Aluminium, Norvège


paroi creuse*

1996 Construction navale Marine Aluminium, Norvège


commerciale*

1998 Fusée Delta II Boeing, États-Unis

1999 Construction navale SAPA, Suède


commerciale*

2000 Composantes SAPA, Suède


automobiles*

2000 Boîtier de système General Tool, États-Unis


laser

2001 Boîtier de moteur* Hydro Aluminium (auparavant Marine


Aluminium), Norvège

2001 Composantes Showa, Japon


automobiles*

2001 Structure de train* Hitachi, Japon


Année Application Entreprise, pays

2002 Composantes Tower Automotive, États-Unis


automobiles*

2003 Structure d’avion Eclipse, États-Unis

2003 Construction navale Advanced Joining Technologies, États-


commerciale* Unis

2004 Réservoir externe pour Lockheed Martin, États-Unis


navette spatiale

2004 Panneau alimentaire RIFTEC, Allemagne

*Applications pour lesquelles des profilés extrudés sont soudés.

La combinaison de ce procédé d’assemblage avec le potentiel de l’aluminium


pour la production d’extrusion offre un avantage important dans la conception de
produits. On retrouve l’assemblage par friction malaxage dans tous les secteurs
de l’industrie : naval, aéronautique et aérospatiale, ferroviaire, automobile.

Centre de soudage par friction-malaxage


Université du Québec à Chicoutimi
555, boulevard de l’Université
Chicoutimi (Québec) G7H 2B1
418 545-5011, poste 5308
cee-uqac@[Link]

Soudures J. M. Tremblay Inc.


1303, 132e Rue
Saint-Anicet (Québec) J0S 1M0
450 264-5690
Références

 [1] Le soudage par friction malaxage : principes et applications, Lyne St-Georges,


éd. : Les Presses de l’aluminium, Chicoutimi, Québec (2015).
 [2] Cavaliere, P., Nobile, R., Panella, F. W., & Squillace, A. (2006). Mechanical and
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 [3] Colligan, K.J, (2007). Friction Stir Welding for ship construction – Enables
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Corporation, p.1-6.
 [4] Colwell, K.C. (2013). Tow Metals Enter, One leaves: the miracle of friction stir
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 [8] Lim, S., Kim, S., Lee, C. G., & Kim, S. (2004). Tensile behavior of friction-stir-
welded A356-T6/Al 6061-T651 bi-alloy plate. Metallurgical and Materials
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0555). SAE Technical Paper.
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 [12] FSW au CFSM-
UQAC [Link]
 [13] Soudage par friction [Link]
 [14] FSW au CRIQ [Link]
 [15] Bienvenu Y., Assemblage par diffusion (soudage ou brasage), Techniques de
l’ingénieur (2010)
 [16] Sandra Zimmer-Chevret, Claude Guyomard, Laurent Langlois, R´egis Bigot,
Patrick Martin. FSW : UN PROCEDE DE SOUDAGE POUR LES ALLIAGES
D’ALUMINIUM DE FONDERIE. 11 ième Colloque National AIP PRIMECA La
Plagne, Apr 2009, France. 10p., 2009. [Link]
01073753/document
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 [18] [Link]
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2014. [Link]
personnel/professeurs/fiche/show/guillot-michel/
 [21] Procédé Cobawheels, [Link]
welding [Link]
fiV4hR-vtZmW2SIxgZW&index=1
 [22] Welding, Keiser Aluminum, Second Edition

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