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Introduction À La Mécanique Des Fluides: Z y X M

La mécanique des fluides étudie le mouvement des liquides et des gaz en les considérant comme des milieux continus, avec des propriétés physiques définies à chaque point. Les équations fondamentales de la mécanique des fluides reposent sur les principes de conservation de la masse, des quantités de mouvement et de l'énergie. La viscosité, la compressibilité et la déformabilité sont des caractéristiques clés des fluides, influençant leur comportement sous différentes conditions de pression et de température.

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Introduction À La Mécanique Des Fluides: Z y X M

La mécanique des fluides étudie le mouvement des liquides et des gaz en les considérant comme des milieux continus, avec des propriétés physiques définies à chaque point. Les équations fondamentales de la mécanique des fluides reposent sur les principes de conservation de la masse, des quantités de mouvement et de l'énergie. La viscosité, la compressibilité et la déformabilité sont des caractéristiques clés des fluides, influençant leur comportement sous différentes conditions de pression et de température.

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I-Introduction à la Mécanique des Fluides

L’étude du mouvement des liquides et des gaz constitue la


mécanique des fluides. Les phénomènes envisagés en mécanique des
fluides ayant un caractère macroscopique, un fluide y sera assimilé à
un milieu continu, c’est à dire qu’en chaque point M x, y, z  de ce fluide
et à chaque instant t , on peut définir un certain nombre de propriétés
physiques : la pression p , la masse volumique  , la température

absolue T et le vecteur vitesse V u,v,w , comme fonctions continues des
variables x, y, z, t .
La description mathématique de l’état de ce fluide se fait à l’aide
de ces fonctions. Pour pouvoir déterminer ces fonctions, il faudrait
trouver les équations fondamentales qui régissent le mouvement de
notre fluide. Ces équations fondamentales sont obtenues à partir de
l’équation d’état et des trois principes suivants :
- Le principe de conservation de la masse,
- Le principe de conservation des quantités de mouvements,
- Le principe de conservation de l’énergie.
Nous reviendrons sur ces principes de conservation et la déduction
des équations fondamentales dans les chapitres ultérieurs. Pour
l’instant, considérons quelques généralités sur les fluides.
I.1- Déformabilité :
Généralement, un système matériel est soit déplacé en bloc, soit
déformé. Un déplacement en bloc ou global affecte l’ensemble de ce
système matériel sans modifier les distances mutuelles des éléments qui
le constituent, alors qu’une déformation implique un déplacement
relatif des différentes parties du système considéré entraînant une
variation de leurs distances mutuelles. Les fluides sont déformables, ils
prennent la forme de leurs contenants, alors que les solides se
déplacent, généralement, en bloc.
I.2- Compressibilité :
Les liquides ont un volume déterminé. On dit qu’ils sont
pratiquement incompressibles, tandis que les gaz occupent le volume
qui est mis à leur disposition. On dit qu’ils sont expansibles. De faibles
forces suffisent à modifier leur volume. On dit que les gaz sont
compressibles.
I.3- Viscosité :
L’application d’une force implique une déformation notable sur
un système fluide. Cependant, la vitesse de cette déformation
dépend du fluide considéré et donc d’une caractéristique du fluide
qu’on appelle la vitesse. On appelle fluide parfait, un fluide qui se

-1-
déformerait aussi vite que le permet l’inertie. L’action de la viscosité est
donc retardatrice.
Pour mieux comprendre cette notion de viscosité, considérons
un fluide dans un récipient. Isolons un élément de surface ds . Quand le
fluide est au repos, la force par unité de surface qui s’exerce sur cet
élément ds est perpendiculaire à cet élément et est connue sous le
nom de pression statique. Cette pression est indépendante de
l’orientation de l’élément ds .
Quand le fluide est en mouvement, la force par unité de surface qui
s’exerce sur ds :
i- reste perpendiculaire à ds si le fluide est parfait.
ii- n’est plus perpendiculaire à ds si le fluide est visqueux. A la
pression p vient s’ajouter une autre qui elle dépend de
l’orientation de l’élément ds . Cette force est due à la
viscosité du fluide. On conclue donc que la viscosité est une
caractéristique qui n’entre en jeu que quand le fluide se met
en mouvement.
I-4- Coefficient de Viscosité :
Les forces de viscosité sont mises en évidence par l’expérience
de Couette. Soient deux cylindres circulaires coaxiaux, de rayons peu
différents, dont l’espace intermédiaire est rempli de fluide.

On applique un mouvement de rotation au cylindre extérieur et


on s’aperçoit que le cylindre intérieur a tendance à tourner dans le
même sens. Le mouvement qu’on a imprimé au cylindre extérieur a

-2-
été transmis au cylindre intérieur. On dit alors qu’il y a eu transfert de
quantité de mouvement. Ce transfert a été fait par l’intermédiaire du
fluide séparant les deux cylindres. Sur le cylindre intérieur doit donc
s’exercer une force F qui est tangente en chaque point de sa surface
latérale. Couette a étudié expérimentalement les variations de cette
force en fonction des caractéristiques de l’expérience. Il a déduit la
relation suivante :
F  . S .V
e
où S est la surface latérale du cylindre intérieur, V la vitesse linéaire du
cylindre extérieur, e la distance séparant les deux cylindres et  un
coefficient qui ne dépend que de la nature du fluide considéré. Ce
coefficient  est appelé coefficient de viscosité dynamique
(coefficient de frottement interne). Pour caractériser et mesurer ce
coefficient  , on applique un couple de torsion C , au cylindre
intérieur, de manière à immobiliser ce dernier. On aura donc
compensé l’effet de la force F et on a donc égalité entre le couple
C et le moment de la force F par rapport à l’axe de rotation. On écrit
alors :
C  F .ri   . S .V .ri /e
d’où on tire :
C.e
 .
S .V .ri
Cette dernière relation va nous permettre de calculer  . Il reste
maintenant à déterminer l’unité de mesure de ce coefficient. Pour ce
faire, nous allons faire une petite analyse dimensionnelle en utilisant
cette dernière relation. Si on considère l’équation aux dimensions de
cette égalité on aura :
   SC.V. e.r 
i

avec :
C M .L 2.T 2 ; e L ; S  L2 ; V  L.T 1 et r  L .
i

On aura donc pour   :


  M . L 1 .T 1 .
Dans le système C.G.S. (Centimètre . Gramme . Seconde) cette unité
de la viscosité dynamique  est appelée la Poise PO . Alors que dans  
le système international (S.I.) elle est connue sous le nom de Poiseuille
Pl  ou encore le Pascal x seconde (Pa.s) . C’est cette dernière
appellation qui est la plus utilisée. On a :

-3-
1 Pa.s 1Pl 10 PO .
On définit aussi la viscosité cinématique par la relation :



avec  la masse volumique du fluide considéré. L’équation aux
dimensions donne pour la dimension de  :
  L 2 .T 1 .
Dans le système C.G.S. cette unité de la viscosité dynamique  est
appelée le Stokes (St) et on a 1 St 1cm2 / s . Dans le S.I. cette unité est
connue sous le nom de MyriaStokes MaSt ou le m / s . C’est cette
2

dernière appellation qui est la plus utilisée. On a :


1MaSt 1m2 / s 104 St .
Le domaine de variation de la viscosité dynamique est très
étendu ( il varie de 0 , pour l’ He à une température  2K , à l’infini pour
un solide qui s’est solidifié).

Le tableau ci-dessous résume toutes les données relatives aux


unités de la viscosité :
Variable Dimension C.G.S. S.I.
 1
M . L .T 1
  
1 Poise P [Link] .s
O
1 1
1 Poiseuille Pl 1 Pa.s 10 Poise


 2
L .T 1
1StokesSt1cm2 / s 1MyriaStokes MaSt1m2 / s 104 Stokes

Exemple : La viscosité de l’eau à 20 C est sensiblement


2
1cPo (centiPoise) = 10 Po .
Viscosités de quelques fluides à 20 C (en cPo ) :
Air : 0.018 ; Essence : 0.6 ; Mercure : 1.6 ; Huiles de graissages : 10 à
1200 ( les plus courantes de 10 à 40 ) ; Glycérine : 870.
[Link] de la pression :
a-gaz : La théorie cinétique des gaz permet d’expliquer l’existence de
la viscosité, on aboutit à la relation suivante :
  0.499  c 
 : masse volumique ; c : vitesse moyenne du gaz ;  : libre parcours
moyen. Un gaz parfait est visqueux, mais son coefficient de viscosité est
indépendant de la pression. Pour un gaz réel  varie avec la pression.
b-liquides : Le coefficient  augmente avec la pression suivant une loi
pratiquement exponentielle :

-4-
p  po
 p 
a
po

(po)
où (po) est la viscosité calculée à une pression de référence po ( par
exemple la pression atmosphérique). Pour toutes les huiles de minérales
on a : a 1.003 . Pour des huiles de graissages  double si la pression
passe de 1 à 300 kgf /cm2 (300 bar) .  est multiplié par 10 si la pression de
1 à 1000 bar . Cette remarque est importante car dans les turbo-
machines la pression peut atteindre plusieurs centaines de bar.
[Link] de la température
a-gaz :  est à peu près  T . Un anglais, Sutherland, a établi en
1893 la formule suivante, à l’aide de la théorie cinétique des gaz,
 c
T . 1  
  To 

o  c
To . 1  
 T
où c est un coefficient qui dépend de la nature du gaz. Pour l’air on a
c120 . T est la température absolue.
b-liquides :  décroît si la température augmente, la loi de variation est
très complexe. La meilleure formule empirique est la loi de Walther :
m
Log (  )  To 
  ,
Log ( o )  T 
m est un coefficient qui dépend de la nature du liquide. Cette formule
est très utile pour les liquides visqueux présentant une grande variation
de  avec T (exemple les huiles de graissages).

Les variations de  avec T sont souvent très importantes. Pour


l’eau, par exemple,  passe de 1cPo à une valeur presque double
quand la température passe de 20 C à 0C .
t (C) 0 10 20 50 100 150 200
 (cPo) 1.83 1.33 1.03 0.56 0.28 0.18 0.14

Pour les huiles de graissages, la connaissance de la valeur du


coefficient de viscosité est d’importance primordiale, et il est
indispensable de connaître aussi les variations de cette viscosité avec
T . Une viscosité très faible entraîne une grande consommation d’huile
ou bien une usure excessive à température élevée. Alors qu’une
viscosité trop forte peut provoquer des démarrages difficiles à basse
température.

-5-
De no jours, on fabrique de plus en plus d’huiles à indice de
viscosité variable (huile multigrade) qui se comportent comme des
huiles très faibles à basse température et des huiles très fortes (épaisses)
à haute température.
[Link] de l’écoulement et mécanismes de transfert :
Dans l’expérience de Couette, quand on fait tourner le cylindre
extérieur et qu’on immobilise le cylindre intérieur, la question que l’on
se pose est : Comment le fluide, se trouvant entre les deux cylindres, se
déplace-t-il ?
Le principe d’adhérence stipule que toute particule, d’un fluide
visqueux, qui est en contact direct avec une paroi solide doit y
adhérer, c’est à dire avoir la même vitesse que la paroi solide.
L’ensemble des particules qui sont en contact direct avec une paroi
solide constitue ce qu’on appelle une couche fluide. Donc, la couche
fluide en contact direct avec le cylindre extérieur se déplace avec la
même vitesse que ce cylindre. Alors que la couche fluide en contact
direct avec le cylindre intérieur est fixe. Le reste des particules fluides
qui se trouvent coincées entre les deux couches fluides citées ci-
dessus, est aussi structuré en couches fluides. La forme de ces couches
fluides, dans le cas de l’expérience de Couette, est cylindrique. Ces
enveloppes cylindriques sont coaxiales et tournent chacune avec une
vitesse angulaire différente. Ces vitesses angulaires varient de 0 , pour
la couche fluide la plus interne, et va en croissant jusqu’à la vitesse
angulaire du cylindre extérieur, pour la couche fluide la plus externe.
Cette structure ordonnée du fluide est appelée structure laminaire
(écoulement laminaire). Elle est caractérisée par le fait qu’il n’y a pas
d’échange macroscopique de particules entre les différentes couches
fluides. Toutefois, il est à noter que cette structure ne subsiste que si les
vitesses mises en jeu ne sont pas assez grandes. Un critère, beaucoup
plus rigoureux, de maintien de cette structure sera donné plus tard.

Il existe des forces de surfaces (forces de frottements) qui


s’exercent par et sur les couches fluides. Ces forces sont orientées de
telle manière que l’action d’une couche fluide, se déplaçant avec
une certaine vitesse, sur une autre couche fluide, se déplaçant moins
vite, est accélératrice, alors que dans le cas contraire elle est
retardatrice. Ces forces mises en jeu sont des forces tangentielles aux
couches fluides. Elles apparaissent à cause de la différence des
vitesses qui existent entre les couches fluides. C’est ainsi qu’on explique
le phénomène de transfert de quantité de mouvement.

-6-
Série d’exercices N°2

Exercice N°1 :
- En partant des relations suivantes :
C. e 
  et  
S .V . ri 
donner    et   .
- Donner les unités de  et  dans le système international (S.I) et
dans le système C.G.S. Quelle sont les relations de passage d’un
système à un autre pour les deux grandeurs ?

Exercice N°2 :
Un écoulement laminaire dans une conduite circulaire, de rayon R , obéit à
la loi de vitesse suivante :
p
u  r   B.  R 2  r 2 

Où  est la viscosité dynamique et p est la différence de pression entre
l’entrée et la sortie du tube. Quelle doit être la dimension de B pour que la
relation soit dimensionnellement correcte.

Exercice N°3 :
La différence de pression, p , entre l’entrée et la sortie d’une artère
partiellement bloquée est donnée par la formule :
V S 
p  K1  K 2  0  1  V 2
D  S1 
où V est la vitesse moyenne de déplacement du sang dans l’artère,  la
viscosité dynamique du sang,  la masse volumique du sang, D le diamètre
de l’artère, S0 la surface de la section totale de l’artère et S1 et la surface de
la section non bloquée. Déterminer les dimensions de K 1 et K 2 .
Exercice N°4 :
Le débit volumique Q v d’un écoulement laminaire dans une conduite
circulaire, de rayon R , obéit à la loi de vitesse suivante :
P 4
Q v  K . R
L
où  est la viscosité dynamique et P est la différence de pression
entre l’entrée et la sortie du tube et L la longueur du tube.
1- Donner les dimensions de Qv , P , L ,  et R
2- Quelle doit être la dimension de K pour que la relation soit
dimensionnellement correcte.

Exercice N°5 :

Un liquide s’écoule à partir d’un orifice d’un réservoir de grandes


dimensions. Le débit volumique de cet écoulement est donné par la relation :
Q  A s 2gh
v

Où A est une constante, s est la section de l’orifice, g l’accélération de la


pesanteur et h la hauteur de liquide dans le réservoir.

1- Donner les dimensions de Q v , s, g et h .


2- En déduire la dimension de A

Exercice N°6 :

La perte d’énergie subie par un fluide en mouvement, due à sa


viscosité, dans une conduite de diamètre D et de longueur L est donnée par
la formule suivante :
L V2
H  
D 2g
où H est la perte d’énergie par unité de poids, g l’accélération de la
pesanteur, V la vitesse moyenne de l’écoulement et  est un coefficient de
frottement qui dépend entre autres de la nature de l’écoulement.
1- Donner les dimensions de H , L, D,V , g .

2- En déduire alors la dimension de  .

Exercice N°7 :

La hauteur de fluide qui monte à l’intérieur d’un tube de rayon R est


donnée par la relation suivante :

2 cos 
h
 gR
où  est la masse volumique, g l’accélération de la pesanteur et  la
tension superficielle.
h,  , g et R

1- Donner les dimensions de h,  , g et R .


2- En déduire la dimension de  et son unité dans le système SI

Exercice N°8 :

On considère l’écoulement permanent d’un liquide, dans une conduite, de


longueur  et de rayon R . Soit  p la contrainte du fluide sur la paroi
interne de la conduite, on a alors la relation suivante :
P R
p  k
 2
où P est la différence de pression entre l’entrée et la sortie de la conduite.
1- Donner les dimensions de  p , P,  et R
2- Quelle est la dimension de k ?
Corrigé des exercices de la série N°2

Exercice N°1 :
C.e  C.e  C .e
1-        
S .V .ri  S .V .ri   S .V . ri 
 
Par ailleurs on a :

C   ML2T 2 ; e  L ;  S   L2 ; V   LT 1 et ri   L

C .e ML2T 2 L
On aura donc :     2 1  ML1T 1
 S .V . ri  L LT L

  ML1T 1
et        L2T 1 .
   ML3

2-
Système International Système C.G.S.

Le Poiseuille (Pl)
 ou le La Poise (Po)

Le Pascal x Seconde (Pa.s)

Le MyriaStokes (MaSt) Le Stokes (St)

 ou le ou le

m2 / s cm2 / s

1 Pa.s  1P  10 Po et 1 MaSt  1m2 / s  104 St 104 cm2 / s

Exercice N°2 :
On a : u   LT 1 ;  p  M L1T 2 ;     M L1T 1 et  R    r   L .
On aura alors :
 p  M L1T 2 2 T 2
u    B  . 
  
 2

R  r   LT   B .
2
 1

M L1T 1
L 1   B . 2 L 
T
 B   L1
Exercice N°3 :
V S 
 K 2  0  1  V 2   p    K1 
  V   K  S0  1  V 2
p  K1  2       
D  S1   D  S1  
Ce qui donne :
  V 
 p    K1  et 
 S
p    K  

 1    V 
2

 D
0
2
 S 1 
 p  ML1T 2 ;     ML T ; V   LT
1 1 1
;

 S 0  
 D  L ;   1    1 et     ML3 .
 S1  
On aura alors :
  V  ML1T 1  LT 1
 p    K1   ML T 1 2
  K1    K1  ML1T 2
 D L
ML1T 2
 K1   1
ML1T 2
 S 0 
 p   K2    1    V   ML1T 2   K 2  1 ML3  L2 T 2   K 2   ML1T 2
2

 S1  
ML1T 2
 K2   1 2  1 .
ML T
Et donc K1 et K 2 sont sans dimensions.
Exercice N°4 :

Q v   L3T 1 ,  P  ML1T 2 ,  L  L ,     ML1T 1 . et  R  L


 P  R
4
P 4  P 4 
Q v  K . R  Q v    K . R   K 
L  L     L
Q v     L  L3T 1ML1T 1 L ML3T 2
 
K    1
 P  R  ML1T 2 L4 ML3T 2
4

Donc K ne possède de dimensions.


Exercice N°5 :
1- Dimensions de Q , s, g et h . v

Variables
Q v s g h
Dimensions
M 0 0 0 0
L 3 2 1 1
T -1 0 -2 0

2- Dimension de A
1 1 Q v 
Q v    A  s g 2 h  2   
Q v  A s 2gh    A   1 1

 s g  h 
2 2
Q v  L3T 1
 
A  1 1
 A  1 1 1
 s g  h  1
2 2 2
2 2 LLT L
A est donc sans dimensions

Exercice N°6 :

1- Dimensions de H , L, D,V , g .
Variables g
H L D V
Dimensions
M 0 0 0 0 0
L 1 1 1 1 1
T 0 0 0 -1 -2

2- Dimension de 
L  V   H D g 
2
L V2
H     H        
D 2g D   g  L V 
2

 H D g  L  L  LT 2
       1
L V  L  L2T 2
2

 est donc sans dimensions

Exercice N°7 :

Dimensions de h,  , g et R .
Variables  g
h R
Dimensions
M 0 1 0 0
L 1 -3 1 1
T 0 0 -2 0

1- Dimension de 
2 cos 
h     h   g R      L  ML3  LT 2  L  MT 2
 gR
    M  LT 2   L  L2
Son unité dans le système SI est kg / s 2  J / m 2

Exercice N°8 :

Dimensions de  p , P,  et R .
Variables
p P  R
Dimensions
M 1 1 0 0
L -1 -1 1 1
T -2 -2 0 0

1- Dimension de k
P R  p    ML1T 2L
p  k  k    k   1
 2  P R  ML1T 2L

k est sans dimension


Série d’Exercices sur l’analyse vectorielle

Exercice N°1 :
un écoulement de fluide est défini dans un repère R Oxyz par le champ des
vitesses suivants :

u  x 2  y 2  z 2

V v  xy  yz  z 2
 2
 w  3xz  z  4
 2

- Calculer la divergence du vecteur V .

- Calculer le rotationnel de V .
Exercice N°2:
          
Soient les deux vecteurs u  2 i  j  2 k , v  3 i  4 k et . w  i  5 j  3 k
    2
1- Calculer 3u  2v  4 w et u  v
  
2- Calculer u , v et u .v

3- En déduire alors la valeur de l’angle, en degré (arrondi à l’unité), que fait u

avec v .
 
4- Trouver la composante de w suivant la direction de u
 
5- Trouver la composante de w suivant la direction de v .
Exercice N°3:
      
Soient les deux vecteurs u  2 i  j  2 k et v  4 i  3 k .
 
1- Calculer les modules de u et v

2- Calculer la valeur du produit scalaire u .v

3- En déduire alors la valeur de l’angle, en degré (arrondi à l’unité), que fait u

avec v .
 
4- Trouver un vecteur unitaire qui soit perpendiculaire à u et v .
Exercice N°4 :
On considère un milieu fluide en mouvement stationnaire, défini dans un
repère ROxyz par le champ des vitesses suivant :

 ay
u   x 2  y 2

  ax
V  v 
 x  y2
2

 w 0


où a est un paramètre non nul.

1- Calculer la divergence de V

2- Calculer le rotationnel de V
Exercice N°5 :
On considère un écoulement défini par
 20y
u
  x 2  y2
V
v  20x
 x 2  y2

où (x, y ) sont les coordonnées Cartésiennes du point d’observation.
- Donner l’expression du vecteur vitesse sur l’axe des x .
- Donner l’expression du vecteur vitesse sur l’axe des y .
Quel angle fait le vecteur vitesse, calculé aux points  x, y   5,0 ;  0,5 et 5,5)  , et
l’axe des x ?
Exercice N°6 :
On considère les vecteurs et la fonction suivants :
       
A  2yz i - x2 y j  xz 2 k , B  x2 i + yz j  xy k et   x, y, z   2 x2 yz 3
Calculer :
          
a-  A .  ; b- A . ; c-  B .  A ; d-  A     ; e- A  
Exercice N°7 :
On considère les vecteurs suivants :
          
u  2i  j  2k ; v  3i  4k et w  i  5 j + 3k .
Calculer :
    2
1- 3u  2v  4 w et u  v
    
2- u , v et u .v . En déduire la mesure, en degrés, de l’angle que font u et v .
  
3- La composante de w suivant la direction de u et suivant la direction de v .
  
4- Le volume engendré par les trois vecteurs u , v et w
Exercice N°8 :
On considère les vecteurs suivants :
A = 2i + j + k , B = i - 2 j +2k et C = 3i - 4 j +2k .
Trouver la projection de A  C suivant la direction de B .
1- Trouver un vecteur unitaire perpendiculaire à :
A = 3i - 2 j +4k et B = i + j - 2k .
2- Soient   x, y, z   x 2 yz 3 et A = xz i - y 2 j + 2x 2 y k . Calculer :
 
grad  , div A et rot A .
Exercice N°9 : (6 points)
           
1- Soient les vecteurs A  2i  j  k , B  i  j  2k et C  2i  j  k . Déterminer un
vecteur unitaire parallèle à la résultante de ces trois vecteurs
     
2- Déterminer le volume engendré par les vecteurs A  3i  j , B  j  2k et
   
C  i  5 j  4k
   
3- Trouver un vecteur unitaire perpendiculaire aux vecteurs A  3i  2 j  4k et
   
B  i  j  2k
Corrigé des Exercices

Exercice N°1 :

1- Calcul de la divergence du vecteur V
 u v w
divV     2 x  x  z  3x  z  0 . Le fluide est donc incompressible.
x y z

2- Calcul du rotationnel de V .
  
i j k
     w v    w u    v u  
rotV     i    j    k
x y z  y z   x z   x y 
u v w
     
  0  y  2 z  i   3z  2 z  j   y  2 y  k    y  2 z  i  5 z j  y k
Exercice N°2 :
    2
1- Calcul de 3u  2v  4 w et u  v
       
  
    
3u  2v  4 w  3 2 i  j  2 k  2 3 i  4 k  4 i  5 j  3 k 
       
 6i  3 j  6k  6i  8k  4i  20 j  12k
  
 8i  17 j  26k
 2     2   2
u  v  2 i  j  2 k  3 i  4 k  i  j  2k

  1   1   2   11 4  6


2 2 2

    
2- Calcul de u , v , u .v et 
u, v 

u   2    1   2   4 1 4  9  3
2 2 2


v   3   4   9  16  25  5
2 2

    

  
u .v  2 i  j  2 k . 3 i  4 k   2    3   1   0    2    4 

 6  0  8  14

       u .v 14 14
u .v  u . v .cos  u , v   cos  u , v        0.933333
u . v 3  5 15
  
14 

u , v   ar cos    21
 15 
 
3- Composante de w suivant la direction de u :

u .w  2  . 1   1 .  5    2  .  3 2  5  6 1
wu     
u 3 3 3
 
4- Composante de w suivant la direction de v :

v .w  3 . 1   0  .  5    4  .  3 3  12
wv      3
v 5 3
Exercice N°3 :

u  22   1  22  9  3
2


v  42   3  25  5
2


u .v  2  4   1  0  2   3  8  6  2

       u .v 2 2
On a : u .v  u . v .cos  u , v   cos  u , v      
u . v 3  5 15
 2
On aura donc   arc cos    82 
 15 
 
Le résultat du produit vectoriel de u par v est un vecteur qui sera perpendiculaire
  
à u et v . Soit w ce vecteur. On aura donc
  
i j k
     
w  u  v  2 1 2    1   3  0  2  i   2   3  4  2  j   2  0  4   1  k
40 3
  
 3i  14 j  4k

Ce vecteur w n’est , toutefois pas, unitaire. Pour le rendre unitaire, on doit le
diviser par son module.

w  32  142  42  221
3  14  4 
Le vecteur recherché est donc : i j k
221 221 221
Exercice N°5 :

- Expression du vecteur vitesse sur l’axe des x


 20  0
  u 0
 x 2  02
V  x ,0  
v  20x   20x
 x 2  02 x

- Expression du vecteur vitesse sur l’axe des y


 20  y 20y
u 
  0 y
2 2 y
V  0, y  
 v  20  0  0
 02  y 2

- angle que fait le vecteur vitesse avec l’axe des x
  20y
V .i  u  1  v  0  u 
x 2  y2
       
V . i  V . i .cos(V , i )  u 2  v 2  1  cos(V , i )

400y 2 400x 2    
   1  cos(V , i )  20  cos(V ,i )
x 2  y2 x 2  y2
  20y     y
V .i   20  cos(V , i )  cos(V , i ) 
x 2  y2 x 2  y2
    
 x , y   5,0   cos(V , i )  0  (V , i ) 
2
   
 x , y    0,5   cos(V , i )  1  (V , i )  0
  1 2   
 x , y   5,5   cos(V , i )    (V , i ) 
2 2 4
Exercice N°6 :
         
  
A .    2 yz i - x 2 y j  xz 2 k  . i x + j y  k z  
a-  
    
  2 yz - x 2 y  xz 2
x y 
z 
 2 x 2 yz 3   2 xyz 3  4 yz - x 3  3x 2 z 

             
 
A .  2 yz i - x 2 y j  xz 2 k .  i + j  k   2 x 2 yz 3  
b-  x y z  
 2     
 
 2 yz i - x y j  xz 2 k . 4 xyz 3i + 2 x 2 z 3 j  6 x 2 yz 2 k  2 xyz 3  4 yz - x 3  3x 2 z  
                
 B .  A =  x 
i + yz j  xy k . i + j  k   2 yz i - x 2 y j  xz 2 k
2
 
  x y z  
       
c-   x 2 + yz  xy  2 yz i - x 2 y j  xz 2 k
 x y z 
 
  
 2 y  z 2  xy  i  x 2 y  2 x  z  j  x 2  z 2  2 yz  k

  
i j k
 
 A     2 yz -x 2 y xz 2 
  
x y z
             
d-     x 2 y  xz 2  i   2 yz  xz 2  j +  2 yz + x 2 y  k   2 x yz 
2 3

  z y   z x   y x  
  
 2 x3 z 2  3xy 2  z 3  i  4 x 2 yz 3  3 y  z 2  j  4 x 2 yz 3  z + xy  k

  
i j k
  
A    2 yz 2
-x y xz 2   6 x 4 y 2 z 2  2 x 3 z 5  i
4 xyz 3 2 x 2 z 3 6 x 2 yz 2
 
+  4 x 2 yz 5  12 x 2 y 2 z 3  j   4 x 2 yz 4  4 x 3 y 2 z 3  k

Exercice N°7 :
       
  
    
3u  2v  4w  3 2i  j  2k  2 3i  4k  4 i  5 j + 3k 
  
 8i + 17 j  26k
 2
u  v   2  3   1   2  4   1  1  4  6
2 2 2


u  22   1   2   4  1  4  9  3
2 2


v  32   4   9  16  25  5
2

    

  
u.v  2i  j  2k . 3i  4k  6  8  14

       u.v 14
u.v  u . v .cos  u , v   cos  u , v       0.93
u . v 3 5
 
 u , v   arc cos  0.93  21,56
  
La composante de w suivant la direction de u et suivant la direction de v .
   
    2i  j  2k  2  5  6 1
  u

wu  w.   i  5 j + 3k . 
   
u  3  3 3
  
    3i  4k  3  12
  v

wv  w.   i  5 j + 3k .     
9
v  5  5 5
  
Le volume engendré par les trois vecteurs u , v et w
  
Volume  u .  v  w 
  
i j k
    
v  w  3 0 4  20i - 13 j  15k
1 5 3
     
  
 
Volume  u .  v  w   2i  j  2k . 20i  13 j  15k 
 40  13  30  3
Exercice N°8 :
B i - 2 j + 2k
 A  C  .   5 i - 3 j + 3k  .
B i - 2 j + 2k
1-
 5i - 3 j + 3k  i - 2 j + 2k   1 5  1+ -3  -2 + 3  2  17
       3
12  22  22 3

i j k
2- C = A  B = 3 2 4   4  4  i -  6  4  j +  3  2  k = 10 j + 5k
1 1 2

C 10 j + 5k 10 j + 5k 10 j + 5k 2 j + k
   
C 10 j + 5k 100  25 5 5 5
 2 xyz 3 
     
3- grad   i + j + k = 2xyz 3i + x 2 z 3 j +3x 2 yz 2 k =  x 2 z 3 
x y z  3x 2 yz 2 
 

  xz     y    2x y 
2 2

div A =    z  2y  0  z  2y
x y z
i j k
 2x2 
     
rot A =   2 x  0  i -  4 xy  x  j +  0  0  k = 2 x i - x  4 y  1 j =   x  4 y  1 
2 2

x y z  
 0 
xz -y 2 2x 2 y

Exercice N°9 :
1- Calculons la résultante de ces trois vecteurs :
               
S  A  B  C  2i  j  k  i  j  2k  2i  j  k  5i  j  4k
Un vecteur unitaire parallèle à cette résultante s’écrit :
      
 S 5i  j  4k 5i  j  4k
u   
S 25  1  16 42
2- Le volume engendré par ses trois vecteurs est donné par la valeur
  
absolue du produit mixte suivant : A. B  C  
  
i j k
       
B  C  0 1 2  1 4  2  5  i   0  4  1 2  j   0  5  11 k  6 i  2 j  k
1 5 4
       
   
A. B  C   3i  j  . 6 i  2 j  k  18  2  20  20
1- Trouver un vecteur unitaire perpendiculaire aux vecteurs
       
A  3i  2 j  4k et B  i  j  2k
Un vecteur unitaire perpendiculaire aux vecteurs est donné
 
 A B
par n   
A B
  
i j k
      
A  B  3 2 4   4  4  i   6  4  j   3  2  k  10 j  5k
1 1 2

   
 A  B 10 j  5k
n   
A B 5 5
Série d’exercices N°3

Exercice 1 :
La viscosité d’un fluide est mesurée à l’aide d’un viscosimètre de Couette.
Les deux cylindres sont concentriques et ont une hauteur h  75 cm . Le jeu
périphérique est e  0.12 cm . Le cylindre intérieur est tourné avec une vitesse
angulaire   200 tr / min . Le moment nécessaire pour maintenir fixe le
cylindre extérieur est C  0.8 N . m . Déterminer la viscosité du fluide.

Exercice 2 :
Une plaque plane et mince de 20 cm  20 cm est tirée avec une vitesse
V 1m / s à travers une épaisseur de fluide h  3.6 mm qui est comprise entre
deux autres plaques planes parallèles. La plaque inférieure se déplace dans
le sens inverse de la plaque mince et avec une vitesse V '  0.3 m / s alors que
la plaque supérieure est fixe. On supposera que la vitesse varie de manière
linéaire dans les deux zones de fluide.

- Tracer le profil de vitesse dans les deux zones


- Trouver l’endroit où la vitesse du fluide est nulle
- Quelle doit-être la force avec laquelle on doit tirer la plaque mince ?
Exercice 3 :
1°) En partant des relations :
C .e 
 et 
S .V .ri 

Donner   et   .
2°) Donner les unités de  et  dans le système international et dans le
système C.G.S. Quelle sont les relations de passage d’un système à un autre
pour les deux grandeurs.

Exercice 4 :
On considère l’expérience de Couette avec les caractéristiques
suivantes :
h1m ; e1mm ; ri  10cm .
On met un fluide A dans l’espace intermédiaire et on
fait tourner le cylindre extérieur avec une vitesse de
rotation A  10tr / min . Pour maintenir le cylindre
intérieur fixe, il faut lui appliquer un couple de torsion
CA 6.58x103 N.m . Donner l’expression de la viscosité,
 A , du fluide A en fonction de C A , h , A , ri , e .
Calculer  A (en cPo ).

On remplace le fluide A par un fluide B . Le moment appliqué est


3
alors CB 3.95x10 N.m . Donner l’expression de B en fonction de  A , CA et CB .

Calculer B .

Le fluide B est maintenant remplacé par un fluide C dont la viscosité


dynamique est C 1.6cPo (Hg à 20 C ). Quelle doit être la vitesse de rotation

(en tr / min ) du cylindre extérieur si le moment appliqué au cylindre intérieur


est le même que dans le cas du fluide A .
Exercice 5 :
Deux plaques planes sont disposées parallèlement à une troisième plaque
plane fixe et qui se trouve en dessous des deux autres plaques (voir figure ci-
dessous).

La plaque plane supérieure, qui se déplace avec une vitesse V , est située
à une distance b au dessus de la plaque fixe. La deuxième plaque plane est
située à une distance c b  0  c 1 au dessus de la plaque fixe. Elle se déplace

avec une vitesse V1 . Le fluide qui se trouve entre les deux plaques

supérieures a une viscosité égale à 2 . Le deuxième fluide, qui se trouve

entre la plaque fixe et la plaque qui se dépalce avec la vitesse V1 , a une

viscosité égale à  . On admettra que les profils de vitesse sont linéaires dans
les deux fluides. On supposera aussi que les contraintes qui agissent de part
et d’autre de la plaque qui se déplace avec la vitesse V1 sont égales.

1- Trouver l’expression du profil de vitesse dans le fluide supérieur


2- Trouver l’expression du profil de vitesse dans le fluide inférieur
V1
3- Trouver la relation qui lie le rapport en fonction de c
V
Exercice 6 :
Un fluide de Newton s’écoule entre deux plaques parallèles, voir figure, les
deux plaques se déplacent dans des directions opposées. Le gradient de
pression est nulle suivant x . En faisant un bilan de forces sur un élément de
volume trouver l’expression du profil des vitesses entre les deux plaque. On
supposera le régime laminaire.
Exercice 7 :
Une plaque plane et mince de 20 cm  20 cm est tirée avec une vitesse
V 1 1 m / s à travers une épaisseur de fluide h  3.6 mm qui est comprise entre

deux autres plaques planes parallèles. La plaque inférieure se déplace dans


le sens inverse de la plaque mince et avec une vitesse V 2  0.3 m / s alors que

la plaque supérieure est fixe. On supposera que la vitesse varie de manière


linéaire dans les deux zones de fluide. La viscosité dynamique du fluide est
  0.027 Pa.s .

- Tracer le profil de vitesse dans les deux zones


- Trouver l’endroit où la vitesse du fluide est nulle
- Quelle doit-être la force F avec laquelle on doit tirer la plaque mince ?

Exercice 8 :
Une plaque mince, de surface S , est séparée de deux plaques fixes
par deux fluides ayant des viscosités dynamiques 1 et  2
respectivement (voir figure).
-
La plaque mince se trouve à une distance h1 de la plaque supérieure et

à une distance h2 de la plaque inférieure. En supposant que la

distribution de la vitesse dans les deux fluides est linéaire, trouver


l’expression de la force F avec laquelle on doit tirer la plaque mince
pour la faire déplacer à une vitesse constante V . Existe-il une relation
nécessaire entre les deux viscosités 1 et  2 ?

Exercice 9 :
Une couche de fluide, de viscosité dynamique  , d’épaisseur h
s’écoule le long d’un plan incliné. On admet que le profil de vitesse dans la
couche fluide s’écrit :
u y  y y2
2  2
U h h

En admettant que le fluide est incompressible et Newtonien, calculer la


contrainte du fluide sur la plan incliné et au niveau de la surface libre
y  h  . On donne : U  2 m.s 1 ,   1cPo et h  0.1m

Exercice 10 :
Le plan y  0 est incliné d’un angle  par rapport à l’horizontale. Un
fluide Newtonien, incompressible et de viscosité dynamique  occupe la
région 0  y  h , où h est l’épaisseur du fluide. Ce fluide s’écoule sous
l’action de la gravité. L’axe des x est dirigé suivant la pente et est orienté
positivement vers le bas et l’axe des y est orienté perpendiculairement à
l’axe des x (voir schéma).

Le plan y  0 se déplace avec la vitesse  U (U  0) . On notera la vitesse u  y 

et on supposera qu’il n y a pas de gradient de pression.


1- En faisant un bilan sur un élément de volume de fluide montrer que
d
   .[Link]( )
dy
où  ( y) est la contrainte de cisaillement à une distance y du plan incliné.

2- La surface y  h est une surface libre (c'est-à-dire   h   0 ).Donner les

conditions aux limites sur la vitesse.


3- Donner la distribution des vitesses dans le fluide.
4- Déterminer la valeur de la contrainte  sur le plan y  0 .
5- Déterminer la position de la couche de fluide qui est immobile (fixe).
Corrigé des exercices de la série N°3

Exercice 3 :

C.e  C.e  C .e


      
S .V .ri  S .V .ri   S .V . ri 
 
Par ailleurs on a :
C   ML2T 2 ; e  L ;  S   L2 ; V   LT 1 et ri   L
C .e ML2T 2 L
On aura donc :     2 1  ML1T 1
 S .V . ri  L LT L
  ML1T 1
et        L2T 1 .
   ML3

1-
Système International Système C.G.S.
Le Poiseuille (Pl) ou le
 La poise (Po)
Le Pascal x Seconde (Pa.s)
Le MyriaStokes (MaSt) ou le Le Stokes (St) ou le

m2 / s cm2 / s

1 Pa.s  1P  10 Po et 1 MaSt  1m2 / s  104 St 104 cm2 / s

Exercice 4 :
- Expression de la viscosité  A

CA e CA e CA e CA e
A    
SVri 2 ri h  A re ri 2 h A ri  ri  e  2 h Ari3
2

CA e 6.58 103 103 6.58  60 104


A     0,001Pa.s =0.01Po =1cPo
2 h A ri3 2 1 2  10 103  2 
2

60

- Expression de  B

CA e
Pour le fluide A on :  A 
2 h A ri3

CB e
Pour le fluide B on :  B 
2 hB ri3

Mais on a :  A  B . Ce qui donne par division des deux relations :


CA e
 A 2 h A ri3 CA e 2 hB ri3 C A C
     B   A B
B CB e 2 h A ri 3
CB e CB CA
2 hB ri3

CB 3.95 103
B   A  1  0.6 cPo
CA 6.58 103

Expression de C

CA e
Pour le fluide A on :  A 
2 h A ri3

CC e
Pour le fluide C on : C 
2 hC ri3

Mais on a : C A  CC . Ce qui donne par division des deux relations :

CA e
 A 2 h A ri3 CA e 2 hC ri3 C 
     C   A A
C CC e 2 h A ri 3
CC e A C
2 hC ri3

A 1
C   A 10   6.25 tr / min
C 1.6

Exercice 5 :

Expression du profil de vitesse dans le fluide supérieur

Profil linéaire on a donc : u2  y   Ay  B avec u2  cb  V1 et u2 b  V

Ce qui conduit à l’expression suivante :


V1  V cV  V1
u2 y   y
c  1 b c 1

- Expression du profil de vitesse dans le fluide inférieur

Profil linéaire on a donc : u1  y   Cy  D avec u1  0   0 et u1  cb  V1

Ce qui conduit à l’expression suivante :


V1
u1 y   y
cb
V1
- Relation qui lie le rapport en fonction de c
V
Calculons la contrainte sur la face supérieure de la plaque se
déplaçant avec la vitesse V1 . On a :

du2 V V
 2  2  2 1 .
dy c  1 b
Calculons aussi la contrainte sur la face supérieure de la plaque se
déplaçant avec la vitesse V1 . On a :

du1 V
1     1 .
dy cb

Comme on doit avoir  1   2 . On aura alors :

V1 V V V V V
  2 1  1 2 1  V1 c  1  2 V1  V  c
cb c  1 b c c  1
V1c  V1  2V1c  2Vc   V1  V1c  2Vc V1 1  c   2Vc

V1 2c

V 1 c

Exercice 6 :
Faisons un bilan des forces sur le volume élémentaire ci-dessous :

On aura alors :
  y   dx  dz    y  dy   dx  dz  0

  y     y  dy  dx  dz  0
On fait un développement de Taylor de   y  dy  autour de y . On aura :
 

  d
   
 y   y  dy

  dx  dz  0   dy  dx  dz  0

  dy
d volumede l ' élément
  y   dy

 dy 

d
On tire alors que : 0
dy
du
Le fluide étant Newtonien on a :   y    .
dy

 du 
d  
d 2u
Ce qui donne alors : 
dy 
0   2 0  u  y   Ay  B
dy dy

Avec les conditions aux limites suivantes : u  0   U 2 et u  b   U1

L’utilisation de ces conditions aux limites donne :


u  0   A  0  B  U 2  B   U 2

U1  U 2
u  b   A  b  B  U1  A 
b

U1  U 2
Ce qui conduit alors à : u  y   y U2
b

Exercice 7 :
Tracer le profil de vitesse dans les deux zones

us  y   ay  b et u  y   cy  d avec les conditions aux limites

suivantes :
us  0  0 et us  h1   V1 ; u  h1   V1 et u  h1  h2   V2

A partir de ces conditions on obtient :


V1 1
us  y   y y  1000 y
h1 0.001

V1  V2 (h  h )V  V h
u  y    y  1 2 1 2 1  500 y  1.5
h2 h2

- La vitesse sera nulle dans la partie inférieure. On doit donc avoir :

V1  V2 (h  h )V  V h V1
u  y    y  1 2 1 2 1  0  y0  h1  h2  3 mm
h2 h2 V1  V2

dus du
- On doit avoir F  f1  f 2 , avec f1   S et f 2   S . Ce qui
dy y  h1
dy y  h1

V1 V V
donne alors : f1   S et f 2   S 1 2 . Ce qui conduit alors à :
h1 h2

V1 V  V2 h  h2 V1  hV
F  f1  f 2   S S 1  S 1 1 2
 1.62103 N
h1 h2 h2

Exercice 8 :
Le profil étant linéaire dans la partie supérieure, la force qui s’exerce sur la
face supérieure de la plaque insérée s’écrit :
V
F1  1S
h1

Le profil étant linéaire dans la partie inférieure, la force qui s’exerce sur la
face inférieure de la plaque insérée s’écrit :
V
F2   2 S
h2

La force totale s’écrit donc :

V V   
F  F1  F2  1S  2 S   1  2  SV
h1 h2  h1 h2 

Il n’existe aucune relation nécessaire entre 1 et  2 .


Exercice 9 :
Le fluide est Newtonien et incompressible, on a donc
du  2 2y  2 U
   U   2   h  y 
dy h h  h2

2 Uh 2 U 2  103  2 N
 0  2
   0.04 2
h h 0.1 m

2 U
 h   h  h   0
h2
Exercice 10 :
1- bilan sur un élément de volume de fluide donne

  y   dx  b    y  dy   dx  b   g sin   dx  dy  b  0

   y     y  dy    dx  b   g sin   dx  dy  b  0

 d 
   y   dy dy    y    dx  b   g sin   dx  dy  b  0
 
d
dy  dx  b   g sin   dx  dy  b  0
dy
d
  g sin   0
dy
d
   .[Link]( )
dy
2- les conditions aux limites sur la vitesse
u  0  U et u ' h  0

3- distribution des vitesses dans le fluide.


du d  du  d 2u
On a   y           .[Link]( )   2    .[Link]( )
dy dy  dy  dy
d 2u  g sin( )  g sin( ) 2
  u  y   y  Ay  B
dy 2
 2
 g sin( ) 2
u  y   y  Ay  B
2
u  0   B  U
 g sin( )  g sin( )
u 'h   h A0 A h
 
 g sin( ) 2  g sin( )
u  y   y  hy  U
2 

4- la valeur de la contrainte  sur le plan y  0 .

du   g sin( ) 
  0    h    g sin( )h
dy   
5- position de la couche de fluide qui est immobile (fixe).
 g sin( ) 2  g sin( )
y  hy  U  0
2 
2
  g sin( )   g sin( )
   h  4 U
   2

 2U  
y  h 1  1  
  g sin( )h2 

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