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Cours RSE ISCAM 2025-2026

Le document traite de la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) et du développement durable, en mettant l'accent sur les normes internationales et les réalités locales à Madagascar. Il souligne l'importance d'une approche stratégique et intégrée de la RSE, en utilisant des cadres comme les Objectifs de Développement Durable (ODD) et la norme ISO 26000. Enfin, il aborde les piliers du développement durable et les enjeux liés à l'injustice climatique et au greenwashing.

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Cours RSE ISCAM 2025-2026

Le document traite de la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) et du développement durable, en mettant l'accent sur les normes internationales et les réalités locales à Madagascar. Il souligne l'importance d'une approche stratégique et intégrée de la RSE, en utilisant des cadres comme les Objectifs de Développement Durable (ODD) et la norme ISO 26000. Enfin, il aborde les piliers du développement durable et les enjeux liés à l'injustice climatique et au greenwashing.

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RSE ET

DÉVELOPPEMENT
DURABLE
M. RAKOLOLAHY Etalimbola
ISCAM
M1-2025
PLAN
I - Notions
II - La RSE à Madagascar : entre normes internationales et réalités locales
1 - ODD et NORME ISO 26000 : boussole et lignes directrices
2 - SNRSE et décret MECIE : cadre institutionnel et réglementaire
III - La RSE : une stratégie, pas une succession d’actions
1- Pourquoi entamer une démarche RSE ?
2- Mettre en place une stratégie RSE
3- Le cadre logique : principal allié dans la gestion de projet
4- Le rapport de durabilité : traduire les engagements en résultats mesurables
I - NOTIONS
1- Quels sont les piliers fondamentaux du
développement durable ?
a) Éducation, environnement, santé
b) Environnement, économique, social
c) Écologique, social, technologique
d) Économique, culturel, politique

Réponse :
b) Environnement, économique, social.
Le développement durable repose sur trois piliers interconnectés.
• Environnemental : Protéger les ressources naturelles et la biodiversité.
• Économique : Promouvoir une croissance inclusive et équitable.
• Social : Garantir le bien-être, la justice sociale et les droits humains.
2- Que signifie les concepts « viable,
vivable, équitable » dans le cadre du DD ?
a) Ils définissent des normes techniques pour les infrastructures durables
b) Ce sont des indicateurs de performance pour évaluer l’engagement dans le
DD
c) Ils correspondent aux interactions entre les 3 piliers
d) Ils désignent les conditions minimales pour atteindre les objectifs de DD

Réponse :
c) Ils correspondent aux interactions entre les 3 piliers.
3- Quel 4ème pilier peut être ajouté au
concept traditionnel du DD ?
a) Pilier politique
b) Pilier culturel
c) Pilier technologique
d) Aucun (il n’y a que 3 piliers)

Réponse :
b) Pilier culturel.
Le pilier culturel met en avant l’importance des identités,
des traditions, et de la diversité dans la construction d’un
développement durable respectueux des populations.
4- Quelle est la définition la plus connue
du DD ?
a) Développement économique qui maximise les profits
b) Croissance économique continue tout en respectant
l’environnement
c) Progrès technologique visant à réduire les émissions de carbone
d) Développement répondant aux besoins du présent sans
compromettre le futur

Réponse :
d) Développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la
capacité des générations futures à répondre aux leurs.
Cette définition repose sur le principe d’équité intergénérationnelle, un
fondement clé du développement durable.
5- Quelle est la principale raison de l’accord de
Paris sur le climat signé en 2015 ?
a) Limiter le réchauffement climatique à 2°C
b) Protéger la biodiversité mondiale
c) Renforcer les lois environnementales entre les pays
d) Développer des énergies alternatives

Réponse :
a) Limiter le réchauffement climatique à 2°C.
L’accord de Paris fixe un objectif de limitation du réchauffement climatique, avec
un idéal de 1,5°C, pour éviter des impacts irréversibles sur la planète.
6- Quelle organisation a établi les 17 Objectifs de
Développement Durable (ODD) ?
a) Banque mondiale
b) ONU
c) Greenpeace
d) FMI

Réponse :
b) ONU.
Les Objectifs de Développement Durable (ODD) ont été adoptés en 2015 par
l’Organisation des Nations unies (ONU) pour guider les pays vers un monde plus
juste, inclusif et respectueux de l’environnement d’ici 2030.
7- Quel concept relie l’impact écologique des
humains à la capacité de la Terre à se
régénérer
a) Empreinte écologique
b) Neutralité carbone
c) RSE
d) Biodiversité

Réponse :
a) Empreinte écologique.
L’empreinte écologique mesure la pression exercée par les activités humaines sur
les ressources de la Terre par rapport à sa biocapacité.
8- Qu’appelle-t-on le jour du dépassement
?
a) Le jour où la population mondiale atteint 8 milliards
b) Le jour où les émissions mondiales de CO₂ sont nulles
c) Le jour où l’ONU publiera de nouveaux ODD
d) Le jour où les ressources naturelles de la Terre pour l’année sont
épuisées

Réponse :
d) Le jour où les ressources naturelles de la Terre pour l’année sont épuisées.
Le jour du dépassement correspond à la date à laquelle l’humanité a consommé l’ensemble
des ressources naturelles que la planète peut régénérer en un an. À partir de ce jour, nous
vivons au-dessus de nos moyens écologiques, en puisant dans les stocks naturels (forêts,
sols, océans) au lieu de nous contenter de leurs intérêts. Plus cette date arrive tôt dans
l’année, plus notre mode de vie exerce une pression insoutenable sur la Terre.
9- Qu’appelle-t-on l’injustice climatique ?
a) Le fait que le climat ne soit pas le même partout sur Terre
b) Le non-respect des accords internationaux sur le climat
c) Le déséquilibre entre pollueurs et victimes du changement
climatique
d) L’inégalité d’accès aux énergies renouvelables

Réponse :
c) Le déséquilibre entre pollueurs et victimes du changement climatique.
L’injustice climatique désigne le paradoxe selon lequel les pays les plus pauvres, souvent les
moins pollueurs, subissent les effets les plus graves du changement climatique (sécheresses,
inondations, insécurité alimentaire), tandis que les pays riches, historiquement responsables
des émissions, disposent des moyens d’y faire face.
10- Que signifie l’acronyme RSE ?
a) Responsabilité Solidaire des Entreprises
b) Responsabilité Sociale des États
c) Responsabilité Sociale et Économique
d) Responsabilité Sociétale des Entreprises

Réponse :
d) Responsabilité Sociétale des Entreprises.
Sociétal est un adjectif moderne qui est apparu en français au XXᵉ siècle pour
différencier ce qui concerne :
• Sociétal : Les enjeux globaux touchant le fonctionnement de la société dans
son ensemble (problèmes éthiques, culturels, politiques, etc.).
• Social : Les relations humaines et les conditions de vie des individus ou des
groupes, souvent dans une perspective économique ou sociale (inégalités,
droits, travail, etc.).
11- Qu’est ce que la RSE ?
a) Politique gouvernementale pour réduire les inégalités
b) Application du DD par les entreprises
c) Norme environnementale obligatoire pour les entreprises
d) Programme de certification environnementale

Réponse :
b) L'application du développement durable par les entreprises.
La RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises) est la déclinaison pratique du
développement durable dans les activités des entreprises, prenant en compte
leurs impacts économiques, sociaux et environnementaux.
12- Que sont les organismes ISO, AFNOR
?
a) Organismes qui publient les résultats financiers d’entreprises
b) Organismes se consacrant à la réalisation des ODD
c) Organismes qui créent et publient des normes
nationales/internationales
d) Organismes spécialisés dans la RSE
Réponse :
c) Organismes qui créent et publient des normes nationales/internationales.

• ISO (Organisation Internationale de Normalisation) : C’est un réseau mondial basé à Genève qui élabore des
normes internationales pour harmoniser les pratiques dans divers secteurs (qualité, sécurité, environnement,
etc.).
• AFNOR (Association Française de Normalisation) : C’est l’organisme officiel en France chargé de la
normalisation nationale et de la représentation française auprès de l’ISO.
Ces organismes garantissent des standards reconnus mondialement pour améliorer la qualité, la sécurité, et la
durabilité des produits, services ou processus.
13- Quelle norme internationale sert de guide
aux entreprises pour mettre en œuvre la RSE ?
a) ISO 14001
b) GRI
c) ISO 26000
d) ODD

Réponse :
c) ISO 26000.
L’ISO 26000 offre des lignes directrices pour intégrer la RSE dans la stratégie et les
opérations des entreprises.
14- Que signifie le terme « greenwashing »
dans le contexte de la RSE ?
a) Développer des produits exclusivement écologiques
b) Communiquer à tort sur ses pratiques respectueuses de
l’environnement
c) Investir massivement dans les technologies vertes
d) Compenser ses émissions carbones

Réponse :
b) Communiquer à tort sur ses pratiques respectueuses de l’environnement.
Le greenwashing désigne une stratégie de communication trompeuse qui donne
une image écologique à des pratiques qui ne le sont pas réellement.
15- Le concept d’« économie circulaire »
s’oppose principalement à :
a) L’économie verte
b) L’économie collaborative
c) L’économie sociale
d) L’économie linéaire

Réponse :
d) L’économie linéaire.

L’économie circulaire vise à réduire le gaspillage en réutilisant, réparant et


recyclant les ressources, tout en favorisant les fournisseurs et acteurs locaux pour
limiter les transports et renforcer l’économie du territoire. Elle s’oppose à
l’économie linéaire, fondée sur le modèle « produire – consommer – jeter ».
16- Quelle affirmation décrit le mieux la
portée globale de la RSE ?
a) Elle concerne essentiellement la protection de l’environnement

b) Elle se limite à la conformité légale des entreprises durables


c) Elle englobe les responsabilités internes et externes de l’entreprise
d) Elle s’applique surtout aux grandes entreprises

Réponse :
c) Elle englobe les responsabilités internes et externes de l’entreprise.
La RSE agit sur deux sphères : interne (culture, management, bien-être) et externe
(impacts sociétaux et environnementaux)
17- Quelle action illustre une démarche
RSE « interne » ?
a) L’entreprise soutient une ONG environnementale
b) L’entreprise installe un programme de télétravail pour ses employés
c) L’entreprise plante des arbres dans la communauté locale
d) L’entreprise publie un rapport RSE annuel

Réponse :
b) L’entreprise installe un programme de télétravail pour ses employés.
Mettre en place un programme de télétravail est une action RSE interne car elle
vise le bien-être et l’épanouissement des employés.
18- Quelle action illustre une démarche
RSE « externe » ?
a) Financer une campagne locale de sensibilisation au tri des déchets
b) Réduire la consommation d’énergie dans les locaux de l’entreprise
c) Offrir un prime bien-être aux salariés
d) Organiser un atelier interne sur l’éthique professionnelle

Réponse :
a) Financer une campagne locale de sensibilisation au tri des déchets
Une campagne de sensibilisation agit sur la collectivité et l’environnement hors de
l’entreprise : c’est une action RSE externe.
19- Qu’est-ce qui ferait basculer cette action
dans le greenwashing pour l'entreprise?
a) Si elle n'a pas de politique interne de gestion des déchets
b) Si elle collabore avec la commune
c) Si elle sensibilise aussi ses salariés au tri sélectif
d) Si elle publie les résultats mesurables de la campagne

Réponse :
b) Si elle n'a pas de politique interne de gestion des déchets.
l’action devient du greenwashing quand l’entreprise se met en avant sans
cohérence interne ni preuve d’engagement réel. La communication dépasse alors
les faits.
20- Que signifie l’acronyme QVT ?
a) Qualité et valorisation du travail
b) Quantité de valeur travail
c) Qualification et vérification du travail
d) Qualité de vie au travail

Réponse :
d) Qualité de vie au travail.
La QVT englobe l’ensemble des actions visant à améliorer les conditions de
travail, le bien-être des employés et leur engagement dans l’entreprise.
21- La QVT s’inscrit dans une démarche
RSE lorsqu’elle vise avant tout à :
a) Offrir des avantages matériels pour fidéliser les salariés
b) Répondre à une obligation légale de santé et sécurité
c) Créer un environnement de travail épanouissant
d) Accroître la productivité

Réponse :
b) Créer un environnement de travail épanouissant.
La QVT dépasse le simple confort au travail : elle vise à associer bien-être,
engagement et sens dans une logique participative. Intégrée à la RSE, elle
renforce la cohésion, la motivation et la performance durable.
22- Que signifie l’acronyme ESG, souvent
utilisé dans le domaine de la RSE ?
a) Éthique, Sécurité, Gestion
b) Économie, Solidarité, Globalisation
c) Énergie, Société, Gestion
d) Environnement, Social, Gouvernance

Réponse :
d) Environnement, Social, Gouvernance.
L’ESG désigne les trois grands critères utilisés pour évaluer la performance durable
d’une entreprise : son impact environnemental, son engagement social et la
qualité de sa gouvernance.
II - LA RSE À MADAGASCAR :
ENTRE NORMES
INTERNATIONALES ET
RÉALITÉS LOCALES
1 - ODD ET NORME ISO 26000 : BOUSSOLE ET LIGNES
DIRECTRICES

HTTPS://[Link]/SUSTAINABLEDEVELOPMENT/FR/OBJECTIFS-DE-DEVELOPPEMENT-DURABLE/
HTTPS://[Link]/FR/[Link]
HTTPS://[Link]/FILES/LIVE/SITES/ISOORG/FILES/STORE/FR/PUB100259_FR.PDF
2 – SNRSE ET DÉCRET MECIE : CADRE INSTITUTIONNEL
ET RÈGLEMENTAIRE

HTTPS://[Link]/WP-CONTENT/UPLOADS/2025/02/[Link]

HTTPS://[Link]/WP-CONTENT/UPLOADS/2025/02/[Link]
III - LA RSE : UNE STRATÉGIE, PAS
UNE SUCCESSION D’ACTIONS
Sortir du réflexe « actions ponctuelles »
La RSE, ce n’est pas une série d’initiatives isolées, décidées du
jour au lendemain pour se donner bonne conscience ou soigner
son image. C’est une stratégie cohérente et durable, pensée,
planifiée et intégrée à tous les niveaux de l’organisation, tant
en interne qu’en externe.

Entrer dans une démarche globale et structurée


Un établissement engagé en RSE :
• S’inscrit dans une logique de développement durable
(économique, social, environnemental, et parfois culturel) ;
• S’appuie sur les ODD et des normes reconnues, comme l’ISO
26000, qui sert de boussole stratégique pour :
❖ définir les objectifs ;
❖ orienter les actions ;
❖ suivre et évaluer les résultats ;

• Rend ses engagements visibles et crédibles à travers une


politique écrite, publique et mesurable.
1 - POURQUOI ENTAMER UNE
DÉMARCHE RSE ?
Amélioration des relations avec les parties prenantes Législation et conformité Accès au financement

Investir dans des actions à court terme Prioriser la communication Créer des produits plus rentables

Promouvoir une économie exclusivement circulaire Augmenter les performances économiques en


réduisant les coûts

Renforcer son avantage concurrentiel Concentration des investissements sur le marketing

Stimuler l'innovation
Améliorer l’image de marque et la réputation Rentabilité à long terme

Optimisation des coûts en délocalisant


Gestion des risques Attirer et retenir les talents
Multiplier les partenariats sans besoin d’évaluer leur
impact social Amélioration de la qualité des produits/services

Adopter des pratiques pour limiter uniquement les Engager des actions ponctuelles pour améliorer
impacts financiers des crises temporairement son image
Pourquoi entamer une démarche RSE ?

Améliorer l’image Renforcer son Améliorer la


de marque et la avantage qualité des
réputation concurrentiel produits/services

Améliorer les
Gestion des Législation et
relations avec les
risques conformité
parties prenantes

Rentabilité à long Stimuler Accès au


terme l'innovation financement

Attirer et retenir
les talents
• Adopter une démarche RSE permet de construire une
image positive auprès du public, des clients et des
partenaires.
• Les entreprises responsables sont perçues comme plus
transparentes, éthiques et engagées, ce qui peut
fidéliser les consommateurs et attirer de nouveaux
clients.
• Une bonne réputation peut également réduire les
1. Image de marque crises médiatiques en cas de problème et générer une
relation de confiance avec l’ensemble des parties
et réputation prenantes.
• Mauvaises réponses :
• La RSE garantit automatiquement une augmentation
des ventes à court terme.
• Les entreprises engagées en RSE n’ont plus besoin de
campagnes de communication.
• Adopter la RSE permet de ne plus répondre aux
critiques des médias ou du public.
• Dans un marché de plus en plus compétitif, la RSE peut
devenir un facteur clé de différenciation.
• Les consommateurs privilégient aujourd’hui des
marques engagées dans des pratiques durables et
responsables.
• En se distinguant par une démarche éthique, sociale ou
environnementale, une entreprise peut se positionner
2. Avantage favorablement par rapport à ses concurrents.
concurrentiel • Mauvaises réponses :
• La RSE élimine complètement les concurrents du
marché.
• Seules les grandes entreprises peuvent tirer profit de la
RSE.
• La RSE ne joue aucun rôle dans la prise de décision des
consommateurs.
• L’intégration des principes de RSE pousse à améliorer
les processus de conception et de production afin de
respecter des normes plus strictes.
• Les produits ou services sont souvent mieux pensés,
durables et adaptés aux attentes croissantes des
consommateurs.
3. Amélioration de • Cela contribue également à une meilleure satisfaction
client et à une réduction des retours ou réclamations.
la qualité des
• Mauvaises réponses :
produits/services
• La qualité des produits est uniquement déterminée par
le prix des matières premières.
• Adopter la RSE entraîne systématiquement une hausse
des défauts produits.
• Les produits respectant la RSE sont souvent rejetés par
les consommateurs.
• Une démarche RSE permet d’anticiper et de réduire les
risques liés à des aspects sociaux, environnementaux et
de gouvernance.
• En adoptant des pratiques responsables, l’entreprise
est mieux préparée aux crises potentielles.
• La mise en place de politiques RSE peut aider à assurer
la conformité légale, évitant ainsi des amendes ou des
4. Gestion des sanctions.
risques • Mauvaises réponses :
• La RSE supprime complètement tous les risques d’une
entreprise.
• Les risques environnementaux ne concernent que les
petites entreprises.
• Les risques de réputation sont sans impact financier
pour une entreprise.
• La législation en matière de RSE évolue rapidement,
imposant de nouvelles exigences aux entreprises.
• En anticipant ces régulations, une entreprise peut
mieux s’y préparer et éviter des coûts importants.
• Adopter une démarche proactive permet de gagner en
crédibilité auprès des autorités.
5. Législation et • Mauvaises réponses :
conformité • La RSE permet d’éviter de respecter les régulations en
vigueur.
• Les régulations RSE ne concernent que les pays
développés.
• Une entreprise n’aura vraiment jamais aucune
obligation légale en matière de RSE.
• La RSE permet d’établir un dialogue constructif avec
des parties prenantes variées.
• Elle favorise leur engagement, leur satisfaction et leur
soutien dans la durée.
• Les entreprises peuvent répondre aux attentes des
parties prenantes (conditions de travail, impact
6. Amélioration des environnemental).
relations avec les • Mauvaises réponses :
parties prenantes • La RSE encourage l’isolement de l’entreprise vis-à-vis
de ses partenaires.
• Seules les relations avec les clients sont concernées par
la RSE.
• Les parties prenantes n’ont aucun impact sur les
décisions de l’entreprise.
• Les actions RSE permettent de réaliser des économies
substantielles grâce à l’amélioration de l’efficacité
énergétique.
• Elles contribuent à améliorer la performance
opérationnelle en réduisant les coûts.
• Une entreprise engagée en RSE renforce sa stabilité
7. Rentabilité à long financière sur le long terme.
terme • Mauvaises réponses :
• La RSE entraîne toujours une perte financière pour les
entreprises.
• Les actions RSE ne concernent pas l’optimisation des
ressources.
• Les économies liées à la RSE sont uniquement
symboliques.
• La RSE encourage les entreprises à innover pour
trouver des solutions durables.
• Elle peut inciter à la création de nouveaux produits ou
services écoresponsables.
• L’innovation RSE peut ouvrir de nouveaux marchés et
favoriser la compétitivité.
8. Innovation • Mauvaises réponses :
• La RSE freine l’innovation en imposant des contraintes
inutiles.
• L’innovation liée à la RSE est souvent inefficace sur le
marché.
• Les entreprises responsables n’ont pas besoin
d’innover.
• Les investisseurs et institutions financières privilégient
les entreprises respectant des critères ESG.
• Les entreprises engagées dans la RSE peuvent
bénéficier de financements durables comme les prêts
verts.
• Cela permet d’attirer des fonds d’investissement
9. Accès au responsables.
financement • Mauvaises réponses :
• La RSE exclut les entreprises des programmes de
financement.
• Les critères ESG n’intéressent pas les investisseurs.
• Les entreprises responsables ont un accès plus limité
aux financements.
• Les employés sont attirés par des entreprises dont les
valeurs sont alignées sur la responsabilité sociale.
• Une démarche RSE favorise un environnement de
travail motivant et inclusif.
• Elle renforce l’engagement et la fidélisation des
10. Attraction et collaborateurs.
rétention des • Mauvaises réponses :
talents • La RSE n’a aucun impact sur la motivation des
employés.
• Les jeunes générations ne prennent pas en compte la
responsabilité des entreprises.
• Les entreprises RSE sont moins attractives pour les
talents.
2 – METTRE EN PLACE UNE STRATEGIE
RSE
Les différentes étapes de la démarche RSE

A mettre dans l’ordre :


• Mise en œuvre des actions RSE
• Communication et transparence
• Définition des objectifs RSE
• Analyse de la situation actuelle
• Engagement/validation de la direction
• Suivi et évaluation
• Création d'un plan d'action RSE
• Amélioration continue
• Formation et sensibilisation sur les actions à mettre en place
• Formation et sensibilisation à la RSE
Analyse de la situation Formation et Définition des objectifs
actuelle sensibilisation à la RSE RSE

Formation et
Création d'un plan
d'action RSE
Engagement/validation
de la direction
sensibilisation sur les
actions à mettre en
place
Les différentes
étapes de la
Mise en œuvre des Communication et
Suivi et évaluation
démarche RSE
actions RSE transparence

Amélioration
continue
Chaque étape de la démarche RSE a 4 actions (sauf la première étape qui en a 5). Trouvez les actions
correspondantes pour chaque étape :

• Benchmark • Sensibilisation continue • Cartographie des parties prenantes


• Campagnes internes • Nomination d’un responsable RSE • Planification des ressources
• Fixation des délais • Intégration dans les processus • Rapport RSE
• Signature d’une charte RSE • Démonstration de la rentabilité • Analyse des résultats
• Comparaison avec les objectifs initiaux • Mise à jour du plan RSE • Présentation du plan
• Formation des dirigeants • Audit interne • Définition de valeurs communes
• Lancement progressif • Organisation de sessions interactives • Suivi opérationnel
• Inclusion des innovations • Identification des axes prioritaires • Priorisation des actions
• Définition des indicateurs de suivi (KPIs) • Valorisation des réussites • Identification des risques et opportunités
• Collaboration externe • Élaboration de fiches actions • Canaux variés
• Intégration des parties prenantes • Analyse réglementaire • Création de guides pratiques
• Mise en place de groupes de travail • Communication interne • Formations ciblées
• Feedback des parties prenantes • Mise en place d’indicateurs • Alignement stratégique
• Label ou certification • Rapport d’évaluation
1. Analyse de la situation actuelle

• Audit interne : Analyser les pratiques actuelles, les processus opérationnels, les normes en vigueur
et l’impact des activités de l’entreprise sur l’environnement et la société.
• Cartographie des parties prenantes : Identifier les parties prenantes clés (clients, employés,
fournisseurs, collectivités, ONG, etc.) et leurs attentes.
• Identification des risques et opportunités : Repérer les risques liés au non-respect des normes
sociales et environnementales, mais aussi les opportunités de marché ou d’innovation.
• Benchmark : Étudier les initiatives similaires dans le secteur pour s'inspirer des meilleures
pratiques.
• Analyse réglementaire : Vérifier la conformité aux lois et régulations en matière de développement
durable et de RSE.
2. Formation et sensibilisation à la RSE

• Formation des dirigeants : Expliquer l'importance stratégique de la RSE et ses impacts sur la
performance globale.
• Organisation de sessions interactives : Sensibiliser les employés à travers des ateliers, des études
de cas, ou des exemples concrets.
• Campagnes internes : Utiliser des affichages, des newsletters ou des vidéos pour promouvoir la
RSE et motiver l'engagement.
• Définition de valeurs communes : Impliquer les collaborateurs dans l’élaboration des valeurs clés
de l’entreprise en lien avec la RSE.
3. Définition des objectifs RSE

• Alignement stratégique : Définir des objectifs qui répondent aux priorités stratégiques de
l’entreprise tout en contribuant aux Objectifs de Développement Durable (ODD).
• Identification des axes prioritaires : Environnement (réduction des émissions de CO₂, gestion des
déchets), social (conditions de travail, diversité), gouvernance (éthique, transparence).
• Définition des indicateurs de suivi (KPIs) : Exemples : taux de recyclage, réduction des
consommations énergétiques, satisfaction des employés.
• Fixation des délais : Établir des échéances à court, moyen et long terme.
4. Création d’un plan d’action RSE

• Élaboration de fiches actions : Détailler chaque action prévue (objectifs, budget, ressources
nécessaires, indicateurs de suivi).
• Priorisation des actions : Hiérarchiser les initiatives selon leur faisabilité et leur impact.
• Planification des ressources : Identifier les ressources humaines, financières et techniques
nécessaires.
• Intégration des parties prenantes : Associer les parties prenantes internes et externes dans la mise
en œuvre des actions (par exemple, co-construire des solutions avec les fournisseurs).
5. Engagement/validation de la
direction

• Présentation du plan : Préparer un document clair et structuré à présenter à la direction pour


validation.
• Démonstration de la rentabilité : Mettre en avant les bénéfices attendus (économiques, sociaux,
environnementaux, réputation).
• Signature d’une charte RSE : Faire approuver une charte ou une politique RSE par la direction pour
formaliser l’engagement.
• Nomination d’un responsable RSE : Désigner une personne ou une équipe dédiée à la
coordination et au suivi de la démarche.
6. Formation et sensibilisation sur les
actions à mettre en place

• Formation ciblée : Former les collaborateurs directement impliqués dans les actions RSE sur des
compétences spécifiques (par exemple, gestion des déchets, économie circulaire, diversité).
• Création de guides pratiques : Rédiger des manuels ou des fiches techniques pour aider à la mise
en œuvre des actions.
• Mise en place de groupes de travail : Constituer des équipes interdisciplinaires pour piloter des
actions spécifiques.
• Sensibilisation continue : Organiser des campagnes régulières pour maintenir la motivation et
renforcer la compréhension des enjeux à travers des exemples concrets ou des retours
d’expérience.
7. Mise en œuvre des actions RSE

• Lancement progressif : Démarrer les actions par des projets pilotes avant une généralisation.
• Suivi opérationnel : Organiser des réunions régulières pour évaluer l’avancement et résoudre les
problèmes.
• Collaboration externe : Travailler avec des partenaires (ONG, collectivités, experts) pour maximiser
l’impact des actions.
• Intégration dans les processus : Adapter les politiques internes pour garantir la durabilité des
changements.
8. Communication et transparence

• Rapports RSE : Publier un rapport annuel détaillant les initiatives et les résultats obtenus.
• Canaux variés : Utiliser les réseaux sociaux, le site internet et les médias traditionnels pour
informer le public.
• Label ou certification : Obtenir une certification reconnue (par exemple, ISO 26000, B Corp) pour
valoriser les engagements.
• Communication interne : Organiser des événements pour maintenir l’engagement des employés.
9. Suivi et évaluation

• Mise en place d’indicateurs : Mesurer régulièrement les résultats avec des outils de suivi adaptés
(tableaux de bord, audits).
• Feedback des parties prenantes : Collecter les retours des employés, clients et partenaires pour
évaluer l’efficacité des actions.
• Comparaison avec les objectifs initiaux : Analyser les écarts et identifier les raisons des succès ou
des échecs.
• Rapport d’évaluation : Élaborer un rapport détaillé pour documenter les leçons apprises, les
ajustements nécessaires et les impacts observés, en vue de partager ces informations avec toutes
les parties concernées.
10. Amélioration continue

• Analyse des résultats : Effectuer des audits réguliers pour identifier de nouvelles pistes
d'amélioration.
• Inclusion des innovations : Intégrer les nouvelles technologies et méthodologies pour renforcer
l’efficacité des initiatives.
• Mise à jour du plan RSE : Adapter les objectifs et les actions en fonction des évolutions internes et
externes.
• Valorisation des réussites : Mettre en avant les succès pour encourager l’adhésion et motiver les
équipes.
3 – LE CADRE LOGIQUE :
PRINCIPAL ALLIÉ DANS LA GESTION
DE PROJET
Niveau Description
Contribution à long terme au
Objectif global développement durable de
l’entreprise et du territoire
Ce que la politique RSE
Un outil de gestion de projet Objectif spécifique (RSE) cherche à changer dans
stratégique utilisé pour concevoir, l’organisation
planifier, suivre et évaluer la
cohérence et la faisabilité d'un Résultats attendus Effets concrets mesurables
projet en particulier dans le
domaine de la coopération au Actions à mettre en œuvre
développement. Activités clés
pour atteindre les résultats
Mesures
Indicateurs (IOV)
quantitatives/qualitatives
Sources de vérification Preuves et documents de suivi
Facteurs externes qui peuvent
Hypothèses / risques
influencer les résultats
Indicateurs d'impact :
❖Les indicateurs d'impact mesurent les changements fondamentaux et durables résultant d'une intervention. Ils capturent les
effets à long terme sur les bénéficiaires ou sur la situation globale visée par le projet ;
❖Ces indicateurs sont souvent les plus difficiles à mesurer et exigent souvent des évaluations à long terme pour être pleinement
compris ;
❖Les indicateurs d'impact peuvent inclure des résultats socio-économiques, des changements comportementaux, des
transformations institutionnelles, etc. ;
❖L'objectif global est généralement associé aux indicateurs d'impact, car il reflète les changements à long terme visés par le projet
ou le programme.

Indicateurs de résultat :
❖Les indicateurs de résultat mesurent les changements attendus ou obtenus à la suite d'une intervention spécifique. Ils sont
Points importants souvent associés à des objectifs intermédiaires ou à des résultats à court ou moyen terme ;
❖Ces indicateurs sont utilisés pour évaluer la performance et l'efficacité d'un projet ou d'une activité dans l'atteinte de ses objectifs
sur les IOV spécifiques ;
❖Les indicateurs de résultat sont généralement plus faciles à mesurer que les indicateurs d'impact car ils sont plus immédiats et
concrets ;
❖Les objectifs spécifiques sont souvent associés aux indicateurs de résultat, car ils représentent les résultats intermédiaires
nécessaires pour atteindre l'objectif global.

Indicateurs de réalisation :
❖Les indicateurs de réalisation mesurent la mise en œuvre effective des activités planifiées dans le cadre d'un projet ou d'un
programme ;
❖Ils évaluent dans quelle mesure les activités prévues ont été réalisées conformément au plan initial, en termes de qualité, de
quantité, de coût, etc. ;
❖Les indicateurs de réalisation fournissent des informations sur la performance opérationnelle et la gestion des ressources ;
❖Les activités sont évaluées à l'aide d'indicateurs de réalisation, car ils mesurent la mise en œuvre effective des actions prévues.

•Indicateur de réalisation (a-t-on FAIT ?) → Action


•Indicateur de résultat (a-t-on OBTENU le changement ?) → Objectif Spécifique
•Indicateur d'impact (a-t-on contribué à la FINALITÉ globale ?) → Objectif Global
4 – LE RAPPORT DE DURABILITÉ :
TRADUIRE LES ENGAGEMENTS EN
RÉSULTATS MESURABLES
1. Présentation ❖ Identité de l’organisation (nom, activité, taille,
générale de localisation) ;
l’organisation ❖ Mission et valeurs ;
Poser le décor avant ❖ Parties prenantes principales ;
d’entrer dans la stratégie ❖ Périmètre du rapport (année, activités concernées).
de durabilité
2. Vision et engagements en matière de durabilité
Stratégie et cohérence globale

❖ Vision de durabilité à moyen et long terme ;


❖ Principes et engagements (en lien avec les ODD, normes, politiques internes) ;
❖ Priorités stratégiques retenues.
3. Analyse des enjeux de durabilité
Justification des choix
❖ Identification des enjeux économiques, sociaux et environnementaux (des données,
statistiques) ;
❖ Analyse de matérialité simplifiée (quels enjeux sont prioritaires et pourquoi) ;
❖ Risques et opportunités liés à ces enjeux.
4. Objectifs de durabilité
Mesurabilité de la stratégie

Pour chaque pilier (économique, social, environnemental) :


❖ objectif global ;
❖ objectifs spécifiques (SMART).

Exemple de structure par objectif :


❖ intitulé de l’objectif ;
❖ lien avec les enjeux identifiés ;
❖ horizon temporel.
5. Indicateurs de performance (KPI)
Cœur du rapport : mesurer plutôt que déclarer

Pour chaque objectif spécifique :


❖ indicateurs de résultats (impact obtenu) ;
❖ indicateurs de réalisation (niveau d’exécution des actions) ;
❖ valeur de référence (si disponible) ;
❖ cible à atteindre ;
❖ source de vérification.
6. Plan d’actions
De la stratégie à l’opérationnel

Pour chaque objectif spécifique :


❖ actions prévues ;
❖ responsables de mise en œuvre ;
❖ calendrier ;
❖ ressources mobilisées ;
❖ implication des parties prenantes.
❖ Etat d’avancement des actions ;
7. Résultats, suivi ❖ Comparaison entre résultats attendus et résultats obtenus ;
et évaluation ❖ Difficultés rencontrées ;
❖ Ajustements envisagés.
8. Perspectives et axes d’amélioration
Ajustement stratégique

❖ Enseignements tirés de l’exercice ;


❖ Pistes d’amélioration ;
❖ Nouveaux objectifs envisagés ;
❖ Vision pour le prochain cycle de reporting.

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